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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 21:12
Le camp de Langensalza

Ce camp est connu pour l’assassinat de 15 soldats sur ordre d’un certain capitaine Koch qui ordonna de supprimer 9 Français, 3 Belges, 2 Iialiens et 1 Russe, le 27 novembre 1918, soit 16 jours après l’armistice. (Source : illustration du 25/01/1919)

Le camp de Langensalza compte 12.000 prisonniers dont 6.000 Russes.

Logés sous des tentes, à raison de 400 par tente, couchés sur la paille, avec deux couvertures par homme, les conditions de vie sont plus que difficiles.

La nourriture était identique à celle d’Erfürt ….. Aussi détestable !

Ecoutons le récit de Paul LEBEL sur sa détention dans ce camp :

« On couchait sous la tente et on ne mangeait qu’une espèce de ‘ratatouille’ de choux et de betteraves.

Là, on ne travaillait pas. Il faisait froid : il pleuvait tout le temps et la terre était si molle que quand on mettait le pied dehors on pouvait plus se ‘ravoir.

A Langensalza il y en a beaucoup qui sont tombés malades. De chez nous, Paul DENIS est mort là-bas. On l’a mis en bière et enterré ; on a dit une messe ; nous sommes tous allés le conduire jusqu’au trou.

A Langensalza, les soldats qui nous gardaient n’étaient pas trop sévères. Ils ne voulaient pas se mettre mal avec nous parce qu’ils faisaient du commerce malgré la défense : ils nous procuraient du tabac, du chocolat qu’ils achetaient en ville et nous revendaient un bon prix.

Ce qui nous faisait marronner, c’est qu’on ne savait pas ce qui passait en France. ça a duré comme ça jusqu’au 15 janvier 1915 où quelques soldats, faits prisonniers à Soissons, sont arrivés à cette époque au camp et nous ont raconté tout ce qu’ils savaient.

De temps en temps on nous donnait une carte pour écrire chez nous et on nous distribuait des lettres et des mandats que les parents nous envoyaient ».

Monsieur LERICHE, fatigué par le régime du camp, meurt d’épuisement. C’est un compagnon de misère de Villemareuil qui avisera à son retour de captivité, fin avril 1915, la famille de son décès.

Paul Lebel, plus heureux, a profité des dispositions prises pour le rapatriement des prisonniers hors d’état de porter les armes.

Le 25 janvier 1915, un officier lui annonce son départ pour le lendemain. Il est conduit à Cassel, il y restera 4 jours et partira le 30 janvier pour rejoindre Rastatt ou il retrouve Favre, le petit René et Lacour.

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Published by Pierre
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