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Mardi 5 juillet 2011 2 05 /07 /Juil /2011 21:56

Meaux et Nogent sur Seine unies par l’Histoire. Henri IV aimait retrouver sa maîtresse Gabrielle d’Estrées à Meaux et à… Nogent-sur- Seine, dans un pavillon en pans de bois au bord de l’eau, au carrefour d’un chemin de halage et de la route de Villenauxe aujourd’hui appelé « pavillon Henri IV »

Nogent (2)

Au petit déjeuner du lait pour grandir

Après le pain en 2008, le vin en 2009, la ville de Nogent -sur-Seine met à l’honneur cette année la gastronomie et les produits du terroir. Ainsi du 2 juillet au 18 septembre une exposition sur le thème « Du lait au fromage » a lieu au Pavillon Henri IV.

Le syndicat du Chaource est partenaire de cette exposition, mais la ville de Nogent a voulu associer à cette heureuse initiative la Confrérie du Brie de Meaux, lequel est en limite du périmètre d’A.O.P, ainsi que nos confrères du Brie de Melun. C’est  avec plaisir que la Confrérie participe à cette exposition avec des affiches, une collection de couvercles de boites à Brie, une pelle à Brie, un DVD, un Diaporama,  etc…

Nogent (3)

Pattes, cruches, pots, barattes, moules, marqus à beurre, faiselle et clayettes

Ayant pu voir cette exposition en avant première, le voyage vaut le détour! De la traite à la fabrication du beurre et du fromage, différentes vitrines et mises en scènes évoquent les pratiques agricoles anciennes.

Nogent (4)

Presse ambulante pour le pressurage à domiciles (Franche-Comté (Fin XIXe.)

Samedi 3 et dimanche 4 septembre 2011, la Confrérie du Brie de Meaux sera présente au Pavillon Henri IV pour une dégustation de Brie.

Nogent (1)

Pavillon Henri IV de Nogent sur Seine

Ce Pavillon Henri IV est devenu incontournable du patrimoine nogentais. Selon différentes études, sa construction en pans de bois se situerait au milieu du XVIème siècle et…  il  abrita donc les amours du Vert Galant et de la belle Gabrielle.

Sa grange et ses magasins accolés au bâtiment principal ont longtemps servi à stocker des marchandises (céréales, foin, vin et bois) en attente d’être transportées sur la Seine.

Il  est entretenu depuis son rachat  en 2000 par la ville de Nogent sur Seine qui y accueille désormais des expositions temporaires. 

Par Pierre - Publié dans : Le Brie de Meaux - Communauté : histoire de
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Mardi 28 juin 2011 2 28 /06 /Juin /2011 21:16

l’occasion de la manifestation « Ferme de la Brie » les 21 et 22 mai à Montereau, Yves Jégo, député de Seine et Marne et maire de la vile a exposé son projet de créer une association ayant pour but de développer un label « Fromages de la Brie ».

Yves Jégo

Confréries du Brie de Montereau, de Meaux, Yves Jégo et confrérie du brie de Melun

Pourquoi ? Tout simplement pour protéger les savoir-faire et valoriser la filière lait de notre département. Selon les dernières études, 93% des consommateurs veulent connaitre l’origine des produits qu’ils achètent.

Cette marque-label « Fromages de la Brie »  fondée sur un cahier des charges rigoureux, permettra une mise en valeur commerciale des productions fromagères de notre région, répondant ainsi aux attentes des consommateurs.

Une réunion eut lieu en mairie le 21 mai 2011 où producteurs de lait, professionnels de la  consommation,  la confrérie des Compagnons du Brie de Meaux, celle du Brie de Melun, ont pu échanger et étudier le projet de cette association.

Si les 2 fromages AOC/AOP, Brie de Meaux et de Melun sont très connus, néanmoins il existe beaucoup d’autres fromages.

Au XIXe siècle, chaque ville ayant un marché disposait de son propre brie : Brie-Comte-Robert, Coulommiers, Meaux, Melun, Nangis, Provins, etc… Et chaque fromage avait son format.

Produ Brie

En  Seine et Marne il reste :  3 Producteurs-affineurs Brie de Meaux et Melun (AOC/AOP):

-          SA Pré-Forêt, produit à Fontenay-Trésigny et SA Rouzaire affine à Tournan-en-Brie (même société)

-          Saint Faron à Meaux produit du Brie de Melun et affine également du Brie de Meaux

-      Fromagère de la Brie, Saint Siméon

 

 2 Producteurs et affineurs de Brie fermier

-          Compagnie fermière B&E de Rothschild à Favières, produit et affine du Meaux et Melun

-          Fromagerie fermière de Juchy, produit et affine du brie de Melun

2 Affineurs :

-          Ets Loiseau à Achères-la-forêt affine du Brie de Meaux et du Brie de Melun.

-          Ets Ganot affine uniquement Brie de Melun.

Hors du département 77 et dans la zone AOP de production de lait pour le Brie de Meaux, nous trouvons 4 fabricants-affineurs :- Est Besnier-Raival, fromagerie Dongé, fromagerie Renard-Gillard et la fromagerie 'Les courtenay' et un affineur Ets Gratiot.

Par Pierre - Publié dans : Le Brie de Meaux - Communauté : histoire de
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Vendredi 24 juin 2011 5 24 /06 /Juin /2011 21:53

Vendredi 24 juin1791, retour de Varennes

Les vingt-cinq gardes nationaux meldois que la municipalité avait dû faire partir le 22 juin pour se joindre à l’escorte ramenant la famille royale sont heureux à la pensée d’être chez eux ce soir. Le cortège entourant la berline progresse lentement sous un soleil de plomb.

Vers vingt heures, c’est l’arrivée à Meaux, beaucoup de badauds se pressent sur les côtés de la route toute droite qui mène au faubourg Saint Nicolas où l’accueil est ricaneur et même injurieux. C’est la bousculade, l’escorte est disloquée.

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Ce n’est qu’à la nuit tombante, par les rues étroites de la vieille ville, dans le bruit et les insultes, que la famille royale atteint la place Saint –Etienne et le parvis de la cathédrale.

La voiture entre dans la cour de l’évêché et s’arrête devant la tour carré du palais épiscopal jadis occupé par Bossuet. Partout se pressent des curieux et des gardes nationaux. Certains Meldois regardent ce spectacle insolite en se penchant aux lucarnes des toitures ; d’autres, plus hardis, grimpent aux faites des cheminées ou s’agrippent aux sculptures de la cathédrale.

La famille royale monte, à la lueur des torches, jusqu’aux appartements préparés hâtivement à son intention. Pour atteindre leurs chambres, les voyageurs harassés doivent traverser sur la droite, dans la moitié de sa longueur, la grande salle capitulaire, encombrée de militaires, de municipaux et de curieux qui avaient réussi à se glisser jusque-là.

Pendant que la famille royale se repose, on organise tant bien que mal les logements ; des bourgeois prêtent des lits et des couchages. Pour le matériel de table, une partie de la vaisselle et du linge est emprunté au maître de poste, Petit.

Mais pourquoi l’évêque de Meaux ne peut-il pas recevoir comme il se doit ces hôtes inattendus ? Car « l’évêque » actuel, Mg Thuin, est pauvre. Né à Montereau en 1731, ancien curé de Dontilly, élu évêque constitutionnel de Meaux le 28 février 1791, sacré le 27 mars 1791(il fit son entrée solennelle à Meaux le 3 avril), Mg Thuin n’occupe dans le palais épiscopal qu’une chambre modestement meublée.

L’évêque « réfractaire » est Mgr Camille-Apollinaire de Polignac, né à Paris en 1745, nommé évêque de Meaux le 28 février 1779 et aumônier de la reine en 1780. Il refusa la constitution civile du clergé, protesta contre l’élection de Mgr Thuin, subit la mise en demeure de l’administration du district de Meaux le 29 décembre 1790 et dut s’exiler au début 1791. Mgr de Polignac avait fait entreposer son mobilier au couvent des ursulines, proche de l’évêché.

On en utilise une partie pour meubler à la hâte les chambres mises à la disposition de la famille royale. Il est maintenant 20 heures, on annonce le souper commandé à Levallois, le meilleur cuisinier de la ville. Le roi souffre de la chaleur et, contrairement à son habitude, soupe légèrement. Des ordres sont donnés afin que la ville soit illuminée, non pour insulter à l’infortune, mais afin de rendre plus difficile toute insurrection populaire qui serait plus facile à la faveur de l’obscurité.

Bien qu’à cette heure les portes de la ville soient fermées, des curieux arrivent sans cesse de la campagne et campent dans les fossés au pied des vieux remparts. Le bruit sourd fait par cette foule est tel qu’il parvient jusqu’aux appartements occupés par la famille royale.

Pétion prend à part le roi et lui offre de faire évader les trois gardes du corps Valory, Malden et Moustier en les déguisant en gardes nationaux. Malgré tout, la reine désire que les gardes du corps conservent leur livrée. « Le roi doit rentrer à Paris avec sa famille est ses gens comme i en sortie » dit-elle.

Samedi 25 juin 1791

Réveil à cinq heures. Le roi trouve son linge si sale qu’il demande une chemise à un huissier. Petit déjeuner : un plat  d’œufs, crème, sucre et pain.

louis XVI

Louis XVI

Au moment où la famille royale quitte l’évêché, Mgr Thuin veut se justifier de l’avoir si mal reçue en disant qu’il occupe son siège depuis trop peu de temps pour être pourvu de toutes les choses nécessaires. Le roi lui répond : « Quand on n’est pas chez soi, on est dispensé de s’excuser. »

A six heures, c’est le départ par une chaleur de 22°. Dans la cour de l’évêché, un détachement de la garde nationale parisienne à cheval entoure la berline.

Quelques instants plus tard on ouvre les grandes portes de fer donnant sur le parvis de la cathédrale. Le cortège se heurte à une cohue énorme où il faut bien cependant se frayer un passage. On tourne à droite en descendant la rue Saint-Rémy au bas de laquelle on passe la porte Saint-Rémy franchie en sens inverse mardi dernier par les fugitifs avec espoir et non appréhension comme aujourd’hui. Le convoi progresse lentement ; vers 10 h il est simplement à Claye, vers midi à Villeparisis.

A 15 h, à Pantin, a lieu une courte halte où l’on rencontre M. de La Fayette qui attendait là avec son état-major. A l’arrivée, le cortège contourne Paris le long du mur d’enceinte, entre par la porte de la Conférence et descend les Champs-Elysées où des gardes nationaux présentent les armes crosse en l’air. « Quiconque applaudira le roi sera bâtonné, quiconque l’insultera sera pendu. » cet ordre est suivi ainsi que la consigne « pas un cri et les têtes couvertes ».

La portière de la berline s’ouvre, le roi sort tranquillement, puis se dirige vers le château. Les Parisiens ne disent rien. Mais à la vue de la reine, il y a quelques cris hostiles « A bas l’Autrichienne ! »

Par contre, le peuple s’attendrit à la vue du dauphin et de sa sœur que l’on applaudit : « Voilà l’espérance, le soutien des Français. »

Il est dix-neuf  heures, ce samedi 25 juin 1791, les portes du château des Tuileries sont fermées, des gardes sont placés jusque dans les chambres.

(Source : des tuileries à Varennes A. Cordier -le drame de l’été 1791-G. Lenotre)

 

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Jeudi 23 juin 2011 4 23 /06 /Juin /2011 23:37

Il y a tout  juste 220 ans, le vendredi 24 juin 1791, Louis XVI, passa la nuit à Meaux.

Cité Episcopale

Les pièces des archives de Meaux établissent avec toute certitude que, conformément à la tradition locale conservée dans plusieurs familles, c’est bien à Meaux et à l’évêché que  Louis XVI a passé cette nuit du 24 juin, la dernière du retour de Varennes. Les personnes qui accompagnaient Louis XVI et que la mémoire appelle « sa suite », étaient dans l’ordre du voyage :

Dans la première voiture,  la berline royale avec le Roi, la Reine Marie-Antoinette, Mme Elisabeth, sœur de Louis XVI,  Madame Royale, fille du roi (depuis  duchesse d’Angoulême),  le Dauphin (Louis XVII), deux  commissaires de l’Assemblée  Nationale,  Barnave et Pétion, envoyés au devant du roi et de sa famille royale.

Sur le siège, trois gardes du corps vêtus en courrier et qui avaient  servi de courrier dans la première partie du voyage en allant vers Varennes : Messieurs  Valory, de Moustier et Malden.  

Dans la seconde voiture : Latour-Maubourg, autre commissaire de l’Assemblée Nationale et Madame Tourzel, Gouvernante des Enfants de France. 

Dans le cabriolet, la femme de chambre de Mme Royale et celle du Dauphin, l’adjudant général de la garde nationale de Paris, Dumas, adjoint par l’Assemblée Nationale à ses commissaires pour exécuter meurs ordres, et commandant à cheval les escortes.

Voici le menu du souper et le prix  servi par Levallois à Louis XVI et à sa famille le soir de cette journée :

Les potages                                                      6 livres

Les côtelettes de veau glacé                            4 livres

Les poulets gras à la tartare                             5 livres

La matelote d’anguilles                                   4 livres

Les maquereaux à la maitre d’hôtel                3 livres

Les poulets rôtis et pigeons de volière            3  livres 2 sols

Les lapereaux                                                  3 livres

Les 2 salades                                                   2 livres

Les artichauts a la sauce                                 1 livre 10 sols

Les artichauts frits                                          3 livres

Les 2 plats de petits pois                                 3 livres

Les 2 crèmes à l’anglaise                               4 livres

Les 2 assiettées de petits gâteaux d’abricots  3 livres

Les 4 jattes de fraises                                      4 livres

Les desserts

Les 4 assiettées de sucre                                  4 livres

Les 2 assiettées de cerises                              12 sous

Les assiettées de biscuits et macarons             2 livres 8 sols

Pain pour plusieurs tables                                4 livres

Pour le déjeuner, crème et sucre                      3 livres

2 assiettées de beure                                         1 livre  4sols

1 plat d’œufs                                                     1 livre  4 sols

Pour petits pains mollets                                   1 livre

Pour linge et couvert                                         6 livres

Plus payer pour le commissionnaire qui a été, la nuit, chercher la crème pour le déjeuner de la reine : 3 livres.  Soit un total de 76 livres 10 sols.

(Archives municipales de Meaux)

 

 

 

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Par Pierre - Publié dans : histoire
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Samedi 18 juin 2011 6 18 /06 /Juin /2011 18:38

Elle est sauvée !! 

Oh, ce n’est pas la Vénus de Milo, c’est toutefois le souvenir du travail des tailleurs de pierres, celui du sculpteur, celui de la foi des hommes du XIVe siècle.

Cette statue d’Évêque, taillée dans le calcaire, haute de 1,30 m sur son socle de 0,30 m est le plus ancien témoignage sculpté de St Arnoul (sans D, ni T), premier patron de l’église de Varreddes.

Statue

Le Père  Henri Dubois, curé de Varreddes, chercheur infatigable, nous a laissé le monument considérable de ses écrits, manuscrits et imprimés, dont les recherches sur St Arnoul. C’est en partie grâce à cette statue  qu’il put identifier le Saint patron de la paroisse. 

La mitre est de hauteur moyenne. Le visage est imberbe. Exposé depuis longtemps aux intempéries, nez et mains n’existent plus. Elle porte l’ample chasuble du moyen-âge, retroussée en larges plis sur les avant-bras. Le bas de l’aube et les pieds n’ont jamais été sculptés et sont restés dans leur épannelage. La tradition locale veut qu’elle ait orné jadis le pignon ouest de l’église démoli en 1878 et remplacé par le pignon actuel. Mais jugée trop fruste pour trouver place sur le pignon neuf, elle a été reléguée dans le jardin du presbytère.

Le jardin venant d’être vendu, les paroissiens craignaient qu’elle soit transformée en gravats destinés à combler les ornières des chemins ruraux, comme cela a déjà eu lieu dans d’autres communes.

Heureusement avant que les engins ne rasent le terrain, elle a put être sauvée de la destruction et Transférée dans l’église paroissiale.

Le père Dubois écrivait : si elle a  perdu en beauté d’origine, elle garde aux yeux des Varreddois valeur de souvenir, et mérite d’être conservée. Son vœu a été exaucé.

Né à Lille en 1872, ordonné prêtre en 1899, curé de Montgé, puis de Varreddes et Germigny de 1920à 1963, le père Dubois, s’était attiré, dès son installation, la sympathie et le respect de ses paroissiens. Homme de caractère et d’une dignité exemplaire, il cachait une bonté sans limites, autant que sa modestie extrême, un immense savoir. Tour à tour historien, archéologue, traducteur de textes anciens, c’était aussi un latiniste très consulté qui connaissait par cœur ses auteurs et s’exprimait toujours dans un style remarquablement clair et précis.

Par Pierre - Publié dans : Varreddes - Communauté : histoire de
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