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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 21:46
 

 

cahiersAcceuil du calendrier en France

Selon Francesco Maiello, un quart seulement ‘des livres de raison’ tenu vers 1582 note l'introduction
du calendrier grégorien.

Les livres de raison étaient des journaux personnels, habituellement tenus par le Chef de Famille) contenant aussi bien des informations économiques (comptabilité de ménage ou d'artisan) que des renseignements sur la vie quotidienne (événements familiaux, transcriptions d'almanachs, etc).

F. Maiello en déduit que notre système actuel d'orientation dans le temps par année, mois et quantième de mois, (par date), était loin d'être entré dans les mœurs.

La citation précise d'un jour (expl : 24 Août 1572) était rare, on utilisait plus souvent les fêtes religieuses (Saint Barthélemy pour prendre le même exemple) pour se repérer.

Dans les campagnes françaises, les paysans se repéraient dans le temps grâce aux phénomènes saisonniers mais aussi aux fêtes, et en particulier celles ces "saints" écrit F.Maiello.

Pour preuve les dictons toujours d’actualité: "A la sainte Luce, les jours croissent du saut d'une puce". Choix pas si hasardeux : avant la réforme, la sainte Luce était au 23 décembre, juste après le solstice. Mais, après la réforme, avec dix jours de moins, la sainte Luce se trouva avancée au 13 décembre, période où les jours décroissent encore.

 

En 1588, Etienne Tabourot des Accords tenta de remplacer ce dicton par "Le soleil, la veille de Noël s'esquive"…. peine perdue.

Il n'en restait pas moins vrai que le nouveau calendrier touchait aussi à ce qui n'était pas une mesure quantitative du temps. Sans parler de l'échéance du règlement des fermages et autres traites.

 

A part quelques initiés, la majorité de la population française fut prise de court par cette réforme qui s'appliqua assez brusquement. De l'ordonnance royale du 2 novembre à la suppression des dix jours de décembre, il ne se passa pas beaucoup de temps.

 

Selon J. Delatour le nouveau calendrier fut reçu de manière différente selon, d'une part, le niveau d'instruction et, d'autre part, la religion.

Dans le domaine des contrats, tout se passa relativement bien. Le parlement de Paris avait bien insisté sur le fait que les termes ne seraient pas raccourcis de dix jours. De leur côté, les tribunaux royaux veillèrent à ce que cette règle fut strictement respectée.

 

Les plus instruits, eux, accueillirent assez favorablement le nouveau calendrier en ne manquant pas, au passage, de "blâmer l'obscurantisme populaire" comme l'écrit J. Delatour.

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Published by Pierre - dans Calendrier
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