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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 22:19
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  • Le sort des femmes

 Quelques femmes des otages avaient été entrainées avec leurs maris dans la cour de la maison LERICHE. Malmenées, elles sont ensuite rassemblées dans une des pièces de cette maison.

Baïonnette au canon, des soldats pénètrent dans la maison, poussent les femmes dehors, les alignent le long d’un mur, puis les font rentrer sous les injures et les menaces.

Menaces qu’elles ne peuvent comprendre. L’un d’eux, frappant avec la crosse de son fusil leur fait signe de s’agenouiller.

Représentez-vous cette chambre mal éclairée où se trouvent six femmes terrorisées, au visage éperdu et trempé de larmes: mesdames LERICHE (67 ans) ; BARTHELEMY (77 ans) ; Veuve PIETTE (67 ans) ; LACOUR (57 ans) ; JOURDAINE (66 ans) et Mélanie LIEVIN (55 ans).

L’une d’elle, la plus âgée, dit aux autres : « Nous allons mourir, faites votre contrition si vous le pouvez ».

Toute la nuit les Allemands tiendront les femmes enfermées et à 10 heures du matin, devant l’avancée des troupes alliées, les soldats fuient … les femmes retrouvent leur liberté.

Leur supplice est terminé, elles quittent leur prison… Mais les hommes ne sont plus dans la cour…

Ils ont été emmenés comme otages.

 

  •  Libération de Varreddes

 Pendant ce temps sur le plateau de Barcy, la bataille fait rage jusqu’au mercredi 9 septembre.

Mercredi vers midi les troupes françaises arrivent. Les soldats allemands fuient Varreddes, une colonne sur Etrépilly par la route de Soissons en faisant au passage sauter le pont de la Maladrerie, sur le canal.

Une autre colonne regagne la route de Lizy-sur-Ourcq par Germigny l’Evêque et détruit une arche du pont sur la Marne à l’entrée du village.

Les troupes françaises arrivant à Varreddes trouvent plusieurs centaines de blessés dans les ambulances. Les majors prodiguent des soins jusqu’à leur évacuation sur Paris.

Evacuation qui durera du vendredi 11 au dimanche 13 septembre 1914, à l’aide de 70 automobiles.

Sur les morts du 47e régiment d’infanterie prussienne, on découvre des baïonnettes dont le dos est taillé en dents de scie, instruments de supplice de non combat, prohibés par la convention de la Haye de 1899.

Au pied d’une meule de foin, un violon allemand. La terre piétinée montre qu’on y a dansé, fêtant peut être, par avance, l’entrée dans Paris, mais le bal fut sans doute troublé, puisque le musicien, dans sa fuite a oublié son instrument.

Varreddes est maintenant délivré ; la lutte a été âpre, mais le calvaire des otages commence…

 

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Published by Pierre - dans Varreddes
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commentaires

Reynaerts 19/12/2015 16:19

Bonjour, pourriez-vous donner vos sources ? Merci

Pierre 19/12/2015 17:24

bulletins paroissiaux, rapport d'enquête de 1915, document Lebel, etc...
Que cherchez vous?