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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 22:04

Mairie G

L'entrée de l'école aujourd'hui

L’enseignement primaire était alors un service public dévolu à la charge de l’Eglise et effectivement assuré par Elle.

C’est grâce aux recherches du Père Henri Dubois, curé de Varreddes dès 1920 à 1963, que nous connaissons ce qu’était l’enseignement primaire avant 1790. Laissons parler le Père Dubois :

Une tradition Varreddoise existe qui veut que l’école du village ait « été fondée par les Evêques de Meaux, lesquels l’entretenaient ». Elle est consignée dans la monographie de Camille Grésy, instituteur : « On n’a pas de date précise sur la fondation de l’école des garçons. Il parait qu’au moyen âge elle était tenue par un ecclésiastique… » ; « La maison avait été donnée à la fabrique par l’Evêque de Meaux, seigneur de Varreddes. ». Cela n’est pas surprenant, puisque Varreddes était alors la plus populeuse des quatre paroisses dites Filles de l’Evêché». Mais la charte de fondation est depuis longtemps perdue.

L'école mixte

L’école mixte, en principe, ne devait pas exister. « Nous ordonnons aux paroisses ou cela se pourra il y ait deux Ecoles séparées, l’une pour les garçons, l’autre pour les filles, quelques jeunes qu’elles soient point enseignées aux Ecoles des hommes, ni les garçons en celles des femmes, pour obvier aux désordres qui en pourroient arriver. »

Le pasteur « prendra garde soigneusement que les petites filles ne soient instruites en la même Ecole que les garçons, mais qu’en tant que faire se pourra, il y ait quelue honneste femme ou fille prenne soin de leur instruction. »

A défaut de local spécial pour les filles et en dépit des prohibitions épiscopales, l’école, à Varreddes, a-t-elle reçu garçons et filles dans la même classe jusqu’en 1682 ? Ce n’est pas impossible. Les femmes d’instituteur devaient peut-être aider leur mari en enseignant aux fillettes les matières de leur compétence.

Il serait d’ailleurs bien étrange que les Seigneurs-Evêques de Meaux n’aient rien tenté pour l’éducation des jeunes Varreddoises avant Bossuet, étant donné le grand nombre d’enfants que comptait Varreddes (400 feux).

Le local de l’école

Au cœur du vieux Varreddes, l’école formait le complément des locaux indispensables à la vie paroissiale : de l’Eglise où le maître était fréquemment appelé pour ses fonctions de clerc, du cimetière qui lui était contigu, du presbytère d’où le curé exerçait sur l’enseignement un contrôle à lui dévolu par la législation d’alors, du vicariat, du notariat, ensemble que les anciens appelaient aussi justement que plaisamment le quartier latin.

Le maître d’école.

A l’époque, La fonction était prestigieuse et Varreddes n’a jamais manqué de maître d’école. La charge était en grande estime à cause des difficultés d’admission et de la collaboration prêtée an clergé paroissial, que des honneurs reçus au chœur par le titulaire.

Défense était faite « à tout clerc paroissial, et à tout maître et maîtresse d’école de s’ingérer de vouloir enseigner la jeunesse de l’un ou l »autre sexe sans s’être premièrement présentez à l’Evêque diocésain ou a ses grands vicaires pour être examinez sue leur Foy, religion, vie, mœurs, sciences et connoissance en la doctrine chrestienne. »(Statuts de Dominique Séguier, 1654), ordonnances du Cardinal de Bissy, 1724, Duplessis II p. 620).

Le curé inspectait l’école. « Il (le pasteur) ira visiter les écoles pour voir si le Maistre se rend assidu à enseigner les enfants. S’il leur apprend la Doctrine Chrestienne, et si les écoliers profitent ; pourquoi il les interrogera et les animera à bien apprendre par des petits presents d’Images ou Agnus, qu’il fera des petits presents d’Images ou Agnus, qu’il fera à ceux qui répondent le mieux. » (Dominique Séguier, 1654, Duplessis II p.580)

L’enseignement du catéchisme était au premier plan.

« Qu’ils (curés et vicaires) le fassent apprendre par le Maître d’Ecole aux enfants.» (Jean de Belleau, 1628 ; Duplessis II, p 570.)

Au chœur, les maîtres prenaient place au lutrin. « Pour ce qui est des places du chœur, le Maître d’Ecole et les deux chanteurs seront au Lutrin avec les enfants portans la surplis. » (d° Diplessis II, p 619.)

Comme on peut le constater, il n’est point surprenant que les paroissiens témoignaient déférence au maître d’école, qui était en quelque sorte l’alter égo du pasteur.

A Varreddes, les habitants lui disaient : « Monsieur le Maître. » (Tradition citée)

L’école des filles

Dominique de Ligny, Evêque de Meaux de 1659 à 1681, avait l’intention d’établir deux filles de la Charité en la paroisse de Varreddes qu'il aurait le soin d’instruire, tant à lire et écrire, en l’école chrétienne et au travail dans une école particulière, les jeunes filles de ladite paroisse et celles de Germigny. Testament daté du 2 janvier 1680. L’évêque décède le 27 avril 1681. Bossuet installé à Meaux depuis une dizaine de mois, désireux d’utiliser le legs de son prédécesseur, met à exécution le projet d’école de fille pour Varreddes le 27 novembre 1682, et en règle les détails devant Jean Leger, notaire à Meaux.

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Published by Pierre - dans Varreddes
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