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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 22:18

Dès le XIIIe siècle, Varreddes eut un Hôtel-Dieu auquel Gilles de Cuisy, chevalier, faisait au mois d’octobre 1238 un legs de 20 sols.

Cet établissement, desservi à l’origine par des religieux, eut ensuite des religieuses mais sous la direction (au moins financière) d’un administrateur, lequel avait fini au XVIIe siècle par s’emparer des deux tiers du revenu de la maison.

Bossuet remplaça l’administrateur et exigea que tous les fonds fussent appliqués au soulagement des pauvres, et dès l’année suivante, il établit là deux sœurs de charité pour soigner les pauvres malades de Varreddes et Germigny-l’Evêque ; enfin il unit son ancienne chapelle à la cure de Germigny.

L’administrateur Dominique Petit fut donc remplacé par Charles Juger, prêtre du diocèse de Lisieux, en juin 1691.Toutefois Dom Duplessis dit que le titre d’administrateur fut supprimé le 29 juin 1691 (l’ordonnance de Bossuet relative à cette suppression existerait aux archives de la mairie !!).  Charles Juger n’ayant sans doute pas accepté la fonction à laquelle il venait d’être nommé le 16 du même mois.

 

Un hospice s’est maintenu jusqu’au début du XXe siècle, ayant trois religieuses chargées des soins des malades et de faire l’école aux filles.

Une nouvelle chapelle y a été établie, dont la bénédiction eut lieu le 21 juillet 1861.

 

A la révolution, les biens possédés par l’Evêque à Varreddes, ainsi que la ferme du chapitre, ont été adjugés nationalement.

Les terres de cette ferme ont été morcelées vers 1825 ; une quinzaine d’années plus tard, celle de la ferme de l’hospice furent vendues à leur tour.

 

Par tradition orale, on sait que cet établissement de charité était une ferme située Grande Route de Meaux à la Ferté-Milon (actuellement rue Victor Clairet (coté village) à l’endroit où commence le sentier dit du ‘Costeret’.

On le sait encore d’une façon plus concrète par des documents écrits, en particulier par un procès-verbal de mesurage dressé en 1815, par Pierre Manche, arpenteur (arch. comm).

 

L’ensemble du plan donne à entendre qu’avant la création de la route de Meaux à la Ferté-Milon et du sentier du Cotteret, toutes ces pièces n’en faisaient vraisemblablement qu’une.

Plan:

 

hotel-Dieu      1)      Porte charretière et pour piétons (sur grande rue).

2)      La cour.

3)      A gauche, le verger.

4)      Entre-cour et verger, un mur démoli vers 1925, mais dont les fondations sont encore visibles.

5)      Le puits (encore existant)

6)      Les bâtiments

7)      Au fond de la cour, la porte du potager.

8)      Le potager (derrière les bâtiments)

9)      Le sentier du Cotteret

10)  La pièce à chanvre (n° du procès-verbal)

11)  De l’autre coté du chemin du Cotteret, une pièce à chanvre (n° 3 du procès-verbal)

12)  De l’autre coté de la rue, la pièce n°4 du procès-verbal)

 

La tradition a retenu de la fondation de l’hôtel-Dieu qu’elle fut un geste de bienfaisance épiscopale.

Le proverbe en honneur au moyen-âge se vérifie bien dans notre village : il fait bon vivre sous la crosse.

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Published by Pierre - dans Varreddes
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