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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 20:28

Autel Vierge

 Autel de la Vierge -église de Varreddes-

Faut-il voir une corrélation entre la fête du St nom de Marie et la fondation de la Confrérie du Rosaire de Varreddes ?

Pour cela, revenons deux ans en arrière, lorsque le 12 septembre 1683, les troupes polonaises commandées par Jean III Sobieski, roi de Pologne et les troupes impériales, commandées par Charles V de Lorraine, vainquirent à Vienne (Autriche), l’armée turque commandée par Kara Mustapha.

C’est la victoire d’un prince catholique sur les ennemis du ‘Non Chrétien’.

Pour commémorer l’événement, le pape Innocent XI, institua la liturgie du Saint Nom de Marie.

C’est à cette époque qu’une recrudescence de dévotion mariale dans les villages catholiques d’Europe voit le jour : la fête du Rosaire. Varreddes n’y échappe pas.

C’est à Jean Caboulet, curé, que paraît devoir devenir l’honneur de la fondation effectuée le 2 octobre 1685.

Deux rentes à affectation libre existaient depuis quatre à six ans : celle de l’Evêque Dominique de Ligny décédé le 27 avril 1861 et celle de Nicolas Cleret fondée depuis le 5 février 1679.

Monsieur le curé les fit affecter à la confrérie naissante. D’autres générosités ne tardèrent pas à les suivre, et la jeune association entra de suite en voie de prospérité.

A Varreddes, jusqu’à l’aube de la révolution cette fête du Rosaire était solennisée à l’égal des grandes fêtes de l’année liturgique, les archives du lutrin en fournissant l’irrécusable témoignage : prime et tierce avant la grand’messe, sexte après ; None avant  vêpres, Complies après. Quelle foi chez nos aïeux que ne rebutaient ni la longueur des offices, ni l’inconfort des rudes et étroits sièges de chêne !

1790, c’est la révolution, avec la suspension totale du culte catholique de juin 1794 à juillet 1796, mais dès 1790 à 1801, l’obscurité enveloppe la confrérie.

L’entrée en vigueur du Concordat (1801) rendit à la Confrérie sinon la jouissance de ses rentes, au moins quelque chose de son ancienne splendeur.

En 1827, la Confrérie se réorganise, elle est ouverte à tous : hommes, femmes, jeunes gens, enfants ; on entre à tous âges. Le curé réorganisateur entre lui-même en 1827, à l’âge de 35 ans.

Les officières sont choisies parmi les jeunes filles de la paroisse (présidente, sous-présidente, trésorière, sous-officières), elles forment le conseil de la Confrérie.

L’œuvre se développe jusqu’en 1865, puis tombe en sommeil.

Nous retrouvons en 1878 un nouveau règlement, qui sera modifié en 1891 accentuant encore l’identification avec la Congrégation d’Enfants de Marie, et perdant peut-être un peu de vue l’objectif originel, savoir l’enrôlement des hommes, jeunes gens et femmes mariées aussi bien que des jeunes filles.

La Confrérie continue d’être mise à contribution pour les œuvres paroissiales et les acquisitions faites à l’Eglise.

Le XXe siècle arrive, et les soucis nés des lois persécutrices de l’époque sont la cause vraisemblable du silence qui entoure la Confrérie à partir de 1904.

1914. Le père Fossin, curé du village est enlevé par les allemands, le presbytère est pillé, la caisse du Rosaire disparait.

La confrérie se retrouve en sommeil jusqu’à l’arrivée  d’un nouveau curé en avril 1911, mais celui-ci tombe malade, la confrérie subit un arrêt de six mois.

Un nouvel essai de reconstitution est tenté en décembre 1920.

A la période de ferveur, succède l’inévitable lassitude et à partir de décembre 1928, c’est un long sommeil qui commence.

Ainsi naissent, prospèrent et tombent les meilleures institutions.

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Published by Pierre - dans Varreddes
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