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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 18:42

 

Définition du comput :

Calcul déterminant le calendrier des fêtes mobiles pour les usages ecclésiastiques en particulier pour déterminer la date de Pâques.

Ceux qui se livrent à ces calculs sont des computistes.

 

Le comput comprend :

·         La lettre dominicale (calendrier julien et grégorien)

·         Le cycle solaire

·         Le nombre d’or (calendrier julien)

·         Les Epactes (calendrier grégorien)

·         L’indiction (inutilisée)

 

En résumé, la date de Pâques se détermine :

  • Dans le calendrier julien au moyen de la lettre dominicale et du nombre d’or.
  • Dans le calendrier grégorien, au moyen de la lettre dominicale et de l’épacte.

 

Le  comput julien

 

Le comput julien ne s’occupe pas des années bissextiles (le jour bissextile redouble le 24 février et l’on n’en tient pas compte), prend 19 années communes et y répartit 235 lunaisons (115 mois de 29 j et 120 mois de 30 j).

 

Il y aura donc dans cette règle 3 éléments :

 

·         Le dimanche ; pas de difficulté, il suffit de compter jusqu’à 7.

·         Le 21 mars, qui au IVème siècle était censé être la date moyenne de l’équinoxe de printemps (on comptait sur la précision du calendrier julien pour maintenir cette correspondance ad vitam  aeternam).

·         Le 14ème jour de la lune.

 

A l’époque du concile de Nicée on connaissait le cycle de Méton (astronome athénien du Vème siècle avant l’ère chrétienne) ; Méton avait constaté en l’an 432 avant notre ère qu’il y avait exactement 235 lunaisons en 19 années solaires. De ce fait, les phases de lune doivent revenir aux mêmes dates tous les 19 ans.

Partant de ce principe il suffit de dresser une table des dates moyennes des 235 nouvelles lunes au cours d’une période de 19 ans, pour ensuite connaître à l’avance la date de toutes les nouvelles lunes pour l’éternité.

Seulement voilà, le cycle de Méton n’est pas exactement de 19 ans, le calendrier julien pas assez précis d’où ce glissement de l’équinoxe vernal et des phases de la lune (constaté durant plusieurs siècles – tout le moyen âge-).

 Il fallait faire quelque chose.., d’où le prélude de la réforme grégorienne.

 

On attribue les calculs (table pascale de 95 ans) qui aboutirent aux lunes juliennes du comput au   moine Denys le Petit.

Conforme à ce comput ou les années étaient numérotées d’après ce qu’il croyait être la date de naissance du Christ, c’est ce qui a institué l’ère chrétienne en 532 (ou dionysienne, ou vulgaire).

 

Pour info :

Le cycle de Méton donne 1 j d’écart pour 3 siècles. La lune vraie étant en avance d’un jour sur celle du calendrier, les calculs du VIème s. ne sont pas exacts, le désaccord ne cessa d’aller en augmentant ; au XVème s., il atteignait 3j.. Malgré cette erreur, ce tableau fut employé (et la date de Pâques faussée), jusqu’en 1582, où le pape Grégoire XIII fit retoucher en même temps que le calendrier solaire, le calendrier lunaire remplaçant le nombre d’or par les épactes.

 

 

Le  Comput grégorien  (épacte dans la réforme grégorienne)

 

Le but du comput ecclésiastique est de respecter le cahier de charges imposé par le concile de Nicée de 325, trouver la date de la pleine lune qui suit l’équinoxe de printemps, (20 mars)

 

Grégoire XIII a ramené la lune ecclésiastique en accord avec la lune vraie par addition de 3 unités à l’épacte. Ensuite, il à retranché 10 à l’épacte, en raison de la suppression des 10 jours d’octobre.

Pour maintenir l’accord avec la lune vraie, on applique depuis 1582 les règles suivantes :

1.       A chaque année séculaire non bissextile (réforme grégorienne), on retranche 1 jour à l’épacte (cette opération s’appelle métempose ou équation solaire)

2.       On corrige l’erreur du cycle de Méton, en ajoutant tous les 300 ans, quand arrive une année séculaire, une unité à l’épacte (proemptose ou équation lunaire)

 

La première proemptose  fut opérée en 1800, la seconde sera en 2100, … si Pâques  n’est pas fixée d’ici là.

Les sauts de l’épacte grégorienne conduisent à modifier la définition de l’épacte de manière à ce qu’elle reste valable dans tous les cas.

(Les tables du comput grégorien ont été dressées (dit-on) par le Jésuite Clavius (astronome), qui prit la plus grande part à la réforme de 1582, comme conseiller du pape.

Clavius a reconnu que l’Eglise aurait eu le droit, en 1582, d’ôter à Pâques sa mobilité et de la fixer à une date fixe. L’occasion en fut perdue et le calendrier ecclésiastique est retourné à ses complications au grand dam du clergé et des laïcs).

 

Nouvelle définition :

L’épacte grégorienne est l’âge de la lune au premier janvier diminué d’une unité.

 

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Published by Pierre - dans Calendrier
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