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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 21:06

Les réquisitions ont pesé lourdement sur les Français et les Varreddois entre 1790 et 1800. La guerre contre l’étranger en faisait une nécessité.

Homme houe

L'homme à la Houe (J.F Millet (1860-1862)

Les hommes qui avaient pris le pouvoir les appliquaient sans faiblir jusqu’aux villages perdus au fond des lointains départements.

Ils ne pouvaient ignorer les ressources agricoles de la Brie, trop proche de Paris. Varreddes va donc subir dix pénibles années.

Les réquisitions s’entremêlaient et souvent même se superposaient à deux ou trois jours de distance.

En  parcourant le livre de greffe, une impression se dégage ; celle du malaise profond qui oppressait les villageois de cette rude époque.

Les réquisitions de différentes natures ne se catégorisaient pas, mais pour une meilleure compréhension du récit je les ai catégorisées, cela sera  plus simple.

 Recensement des grains :

L’homme des champs, aime par-dessus tout sa tranquillité, et voit d’un mauvais œil toute intrusion dans ses affaires personnelles, en l’occurrence les visites de commissaires en vue de recenser les grains

Les commissaires ont beau être connus de chacun et invoquer les liens qui doivent rattacher les Varreddois ‘aux frères de la commune de Paris et de la Ferté-sur-Marne’ on ne trouve pas toujours de quoi compléter le contingent.

Ainsi le 1er septembre 1793, de l’an II de la République, le maire, les officiers municipaux et conseil général sont obligés, suite à la séance du 27 août, de réquisitionner deux commissaires pour recenser les grains existants dans la dite commune.

Le 2 Frimaire 1793, un commissaire et nommé par le directoire du district de Meaux pour faire le recensement des grains, fourrages et paille de la commune. Il lui sera adjoint quatre commissaires ‘pour lui aider dans son opération, pour aller assister avec lui de maison en maison.’

Le 6 Messidor de l’an III (24 juin 1794), le conseil général, le Comité général perquisitionne chez tous les citoyens de la commune.

Quelques mois après, le 7 Germinal an II (27 mars 1795), 7 commissaires avec 7 adjoints, sont chargés d’opérer à Varreddes le recensement des grains.

Le 23 Germinal an III, un agent national de la commune, demande une indemnité en faveur de la commune, ‘attendu que la commune est très considérable’… Et le représentant du peuple déclare que le cinquième des grains existant à Varreddes doit être versé entre les mains de la municipalité pour être reversé –en moitié- à la commune de Paris.

Et le 30 Germinal an III (19 avril 1795), nouvel ordre de recensement des grains et farines, pour faire la répartition des vivres à chaque habitant de la commune pour l’espace de deux mois et en vue de pourvoir aux besoins ‘de nos frères de la commune de Paris et de la Ferté-sur-Marne dont la réquisition a été assigné par le Citoyen Cornu, commissaire à cet effet’

Un mois plus tard, le 10 Prairial an III (29 mai 1795), c’est le recensement des farines, grains battus et à battre par le citoyen Bouton, marchand à Meaux, accompagné de Duval, maire et de Grapin , officier. Quantités trouvées :

-          199 quintaux 37 livres de farine,

-          43 quintaux 30 livres de blé en grains,

-          22 quintaux 10 livres de seigle,

-          6 quintaux d’orge,

-          180 quintaux 55 livres d’avoine.

A cela s’ajoute une étroite surveillance sur la circulation du blé. Ainsi Adam fils, du moulin de Varreddes, se voit un jour confisquer treize sacs (sur cent dix), qui sont conduits à la mairie pour n’avoir pu exhiber la lettre de voiture qui, réglementairement, aurait dû accompagner le convoi par bateau. Le procès verbal peint bien les mœurs de l’époque.

L’achat de blé chez les particuliers est également étroitement surveillé.

24 septiers pris à Varreddes le 29 juillet 1793 par Manteau boulanger à Meaux, pour l’approvisionnement de Paris.

Cette réquisition donne lieu à un procès verbal mais dix jours après, le district s’en mêle et veut empêcher la livraison parce que le marché a été conclu sans son ordre formel.

On profite de la leçon, dès ce jour, les demandes d’autorisation se multiplient…

(Source: bulletin paroissiaux)

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Published by Pierre - dans Varreddes
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