Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Pierre
  • Le blog de Pierre
  • : Du romain au grégorien, parcourez l'histoire des calendriers. Le brie de Meaux et la Confrérie. Varreddes mon village.
  • Contact

Visiteurs

Rechercher

Catégories

14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 20:37

Soldat-de-la-republique.jpg

Soldat de la République

 Depuis le Moyen Age, différentes formes de service militaire obligatoire (ban, milice, etc..) existaient en France.

La Révolution a marqué un véritable changement dans le service militaire.

Cela a commencé le 21 janvier 1791 par le décret organisant la première levée de volontaires, et c’est la victoire de la bataille de Walmy, le 20 septembre 1792, qui marquera le mythe fondateur des volontaires.

L’exécution de Louis XVI, le 21 janvier 1793, a ameuté l’Europe contre la France. La Convention, débordée, ordonne par la loi du 24 février 1793, la levée de 300.000 volontaires et décide qu’une partie des officiers seront élus par les soldats.

Le 13 mars, la municipalité de Varreddes reçoit le décret « qui détermine le mode de recrutement pour la défense de la patrie » et décide que dès le lendemain « sera ouvert un registre pendant trois jours durant en la maison du greffier… »

Le 19mars 1793, « Maire et officiers municipaux ont faits assemblée touts les citoients garçons pour remplir le contingent pour la défense de la patrie ». Trente-deux garçons âgés de 18 à 40 ans sont notés sur le registre. Sur les 32 sept déclarent ne pas savoir signé proportion minime, tout à l’honneur des maitres d’école qui dispensaient l’instruction publique avant 1790.

Le citoyen Cornu, curé du village, en considération du caractère « citoyen garçon » doit « »être compris dans le contingent… », La décision est ratifiée par la municipalité.

Certains se dérobent, ainsi ils reçoivent (les municipaux), le 21 mars, « la déposition a eux faitte par les volontaires au sujet d’un garçon porte-banne qui depuits quatre ans sans en sortir pour aller à son pays de Savoie, qui se nome Jean Glisse, qui ne s’est point présenté à l’assemblé des garçons pour convenir du mode avec tous les autres, comme il est dit par la loy ». (p.11)

Trois semaines après, le 9 avril, les officiers municipaux reçoivent « du Receveur du District de Meaux la somme de dix sept cent treize livres dix sols et quatre cent soixante douze livres le treize avril qui fait en tout celle de deux mil cent quatre vingt cinq livres pour en faire la distribution au volontaire pour plusieur effet quil prennent chez eux et que le district leur rembourse au prix fixé… » Suit la liste des objets : un chapeau ou un bonnet =7 L ; un col, un habit, une veste, une culotte = 12 L ; une paire de bas = 4 L. 10 s ; une paire de soulier = 10 L ; une paire de gastre pour une chemise = 6 L, pour un sac de paux = 10 L ; un pantalon = 9 L.

Chaque volontaire reçoit donc une certaine somme en fonction de son ‘barda’, cela va de 52 L à 79 L.

Il y ceux qui veulent se faire exempter :

24 avril 1793… « Le procureur de la commune quil a exposé quil ne failloit aucune infirmité, que sil y avoit quelqu’un infirme après le tirage fini quil seroit obligez de fournir un homme et payer lamende qui sera fixé par la municipalité.

« Ainsi set présenté le citoient Jean-Louis Cornu, curé de laditte commune qui a déclaré quil avoit la veu très courte, quil ne pouvait pas distingué une personne a six (pas) de luy.

« Et après s’est présenté Jean Pierre Toussaint Hatrail qui a déclaré quil est sourd et a la veu extrement courte, que son père est obligé  de le raconduire de ses travaux a quatre heure après midy, quil ne voit pas clair.

« Après sest présenté Josephe (arraché) charpentier qui a déclaré quil avait une tache (sur) loeille, qui a dit ne pas voir claire.

« et sest présenté Jean Baptiste Sombret quil nest point libre de ses mains, quil est comme paralizé, et cepandant âgé de vingt huit ans.

« et aussi sest présenté François Ménil qui a déclaré quil avoit les fièvre depuis quatre ans et en très mauvaisse état.

« et touts dune taille en état de porter les armes sauf a leur infirmité.

« et après ce Recrutement finy sest trouvé Jean Nicolas Miotte n’avoit rien déclaré de son infirmité qui a été declaré par le seruchien du district à la suite du contiget, et en consécance, il doit fournyr un homme… (Livre de Greffe, pp 21-22)

Les volontaires de 1793, sont auréolés de gloire, mais à Varreddes comme ailleurs, les volontaires sont parfois des volontaires des résignés que frappe ‘la loi du sort’ :

« Lan mil sept cent quatre vingt treize seconde de la republique une et indivisible le Deux Septembre Nous maires et officiers Municipaux ont assemblée les garçon de notre commune pour satisfaires au Decret de la convention National du 22 juillet 1793 que nous avonts publiée par trois fois au son de la cloche et étant assemblée au lieu ordinaires des séances ordinaires de la municipalité. Les citoyent on prit leur mode qui est tiré au sort et sest trouvé que le sort et tombé a la personne de Jean Nicolas françois depaix et jean Nicolas Denis et on signé ».

 Les enfants partent, mais la République pense aux parents…

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Pierre - dans histoire
commenter cet article

commentaires