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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 20:48

Etait-on malheureux à Varreddes à la veille de la Révolution ?

Pendant les années qui précèdent immédiatement 1789, le chroniqueur varreddois n’a pas une seule plainte contre le régime politique de l’époque.

  Briarde

Il parle toujours respectueusement de la personne du Roi.

Par tradition séculaire, on entoure les Bourbons de vénération, même aux heures où la vie devient plus dure pour le peuple : « 1744… Grande guerre contre la France et lempire, et beaucoup d’impositions.. le monde estoit bien poursuit… attendu que louis quinze notre bon Roy et Souverain monarque a été obligé en 145 d’aller luy mesme en campagne avec tout sa maison pour soutenir et défendre sa couronne contre la reine d’hongrie… »

Quand il s’agira de vouer à l’exécration la mémoire de Louis Capet, le greffier inscrira bien au registre l’énoncé des décrets de la Convention Nationale, mais aucune imprécation ne s’élèvera contre la famille royale.

En dépit de la «loyb (21 nivôse an II) portant que l’anniversaire  de la juste punition du dernier roi des français serai célébré le 2 pluviôse (21 janvier), par toutes les communes de la République » (livre de greffe, p. 287), le 21 janvier 1794 passera inaperçu à Varreddes : aucune délibération du Conseil communal à ce sujet.

Le mécontentement, en 1789, existe pourtant. Mais il tient à tout autre chose qu’a la politique. L’hiver 1788-1789 a été extrêmement dur.

Des pluies incessantes en octobre et novembre ont gêné les semailles.

Quinze jours de forte gelée, du 1erau 15 novembre 1788 et après trois jours de dégel, deux mois ininterrompus de grand froid ont empêché les campagnards d’aller aux champs où « l’on ne pouvait durer » (du  18 novembre au 15 janvier).

Le froid a été plus vif qu’en 1709, et de nouveau la gelée a repris un mois complet, du 15 février au 15 mars.

Le printemps n’est venu que fin avril, éclairant un désastre : vin « du sy bons vin !! » gelé dans les tonneaux, dont les bondons sautaient au plafond ; vignes, arbres, noyers et pommiers perdus ; pain et vin renchéris, en dépit de la conservation du grain sous la neige… et une crue de la Marne le 6 mai.

C’est dans ces circonstances (peu encourageantes) que s’ouvre l’ère révolutionnaire.

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Published by Pierre - dans Varreddes
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