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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 19:45

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Carte Comte de brie

Au XIVe siècle, les affranchissements continuaient. Ainsi le 10 février 1353, Thibaut de Brie (et sa femme) d’une famille venue là une quarantaine d’années auparavant, délaisse des héritages à l’église et au Chapitre de Meaux pour s’affranchir.

Ce Thibaut (ou peut-être son père) avait eu, dès 1314, des démêlés avec le seigneur-évêque au sujet de l’obligation des corvées, à laquelle il refusait de se soumettre.

En novembre 1314 un arrêt du Parlement était intervenu, et le juge local avait fait emprisonner ce débiteur récalcitrant.

Plus tard, Thibaut de Brie, devenu monnayeur, souleva d’autres difficultés à l’évêque Jean de Meulant (1334-1351) ; il l’accusa même d’avoir fait tuer deux hommes à Varreddes et donné l’ordre d’en pendre deux autres qui étaient innocents.

Comme les prétendues victimes se portaient à merveille, nous dit l’abbé Lebeuf (journal de Verdun. 1753), Thibaut fut convaincu de calomnie et condamné à :

-          40 livres d’amende envers le roi,

-          Faire amende honorable à l’évêque et présenter l’offrande du jour de la Trinité deux torches de cire, plus deux images d’argent du poids de six marcs, représentant un évêque et un homme à genoux devant lui ; ces deux statues durent rester à l’église.

Lors de la guerre de cent ans, le pays s’étant appauvri et dépeuplé, le seigneur (pour son profit) exerçait à l’occasion le droit de confiscation, et… L’occasion était fréquente.

On en trouve des exemples sous l’évêque Pierre Fresnel, et c’est  encore à propos d’une confiscation d’héritage qu’intervint, le 2 juillet 1391, une transaction avec Jacques de Flanchaucourt, écuyer.

Les évènements cependant réduisaient aussi les revenus de prélat à Varreddes.

D’après les fragments d’un compte du temporel (revenu des biens appartenant à l’église) de l’évêché, dressé une trentaine d’année plus tard, au cours de l’occupation anglaise (1425-1426), on constate la ruine de l’hôtel-Dieu et four Bannier du village, il est annoté « à l’occasion de la guerre, pauvreté et diminution du peuple ».

Il y est question de la grange (ferme), du colombier, des terre, dîmes et corvées de chevaux, amis le chapitre des recettes porte : néant.

Quelques parcelles, quelques dîmes (impôt égal au dixième des récoltes et des produits de l’élevage, versé à l’Eglise jusqu’à la Révolution française.) et champarts (impôt dû au seigneur, payé en nature,  proportionnel à la récolte, oscillant entre 1/12 et 1/6ème. Il était prélevé après la dîme due au clergé.)  seulement sont affermés, et rapportent 13 à 14 minots de grains (minot : ancienne mesure de capacité pour les matières sèches (céréales, grains, sel, etc ..) et équivalant à la moitié d’une mine 3 boisseaux, soit environ 38 dm3. La valeur du minot variait suivant les lieux et la nature des marchandises. Le minot de Paris contenait ‘un pied cube’, 34,3 dm3 (peu plus de 39 litres)).

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Published by Pierre - dans Varreddes
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