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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 22:16

Moulin Varreddes

                                                                                                        Photo: carte postale collection privée P. Moreau

Au XVIIIe siècle, les fermes de l’évêque et du chapitre qui constituaient cent ans auparavant une culture de 150 arpents, avaient pris de l’importance.

La première s’étendait sur près de 200 arpents(1), la seconde sur 165 m environ.

Les documents du temps montrent les laboureurs souvent victimes des intempéries et des dégâts du gibier.

Ainsi le 4 juillet 1739, un orage de grêle ravagea la contrée, ruinant les fermiers de Germigny et de Varreddes, auxquels il fallut accorder des modérations de loyers équivalentes à la moitié de ce qu’ils devaient.

Dès avant 1789, quelques-uns des privilèges du temps passé tombaient en désuétude. Les anciennes corvées s’étaient transformées ; le droit de posséder un colombier, jadis réservé au seigneur, n’avait plus guère d’importance qu’en raison du tort causé aux récoltes par les pigeons.

En 1766, on n'admettait pas précisément que chacun construisit un pigeonnier à son gré, mais on était arrivé aux concessions : un jugement du bailli de l’évêché ne défend d’établir de colombier à Varreddes qu’aux habitants n’ayant pas 50 arpents de terre à exploiter.

Le juge se réfère à l’art.70 de la coutume de Paris pour enjoindre à ceux qui ne peuvent justifier d’un droit ancien, ou qui ne possèdent pas 50 arpents sur le territoire, de détruire leurs pigeons et de fermer leurs colombiers avant le 15 février 1767.

A ce moment le délabrement de nombre de vieux manoirs contrastaient avec l’aisance des demeures de paysans. Les nouvelles maisons seigneuriales, moitié fermes, moitié châteaux, n’avaient plus d’autres tours que celle du pigeonnier ; presque partout, le colombier à pied cessait d’être considéré comme un signe de féodalité.

 

(1)L'arpent est une mesure de longueur.

Étymologiquement, c'est la distance de portée d'une flèche. En France, un arpent valait 10 perches d'arpent soit 220 pieds du Roi, égale 71,46 m ; « l'arpent des arpenteurs ».

Localement, on pouvait aussi utiliser un arpent de 10 perches ordinaires soit 200 pieds du Roi, égale 64,97 mètres.

Par adjonction du mot « carré », l'arpent pouvait aussi signifier une unité de mesure de superficie. En France, l'arpent (carré), autrement dit l'acre, mesurait toujours 100 perches carrées, quelle que soit la longueur de la perche utilisée.

Les arpenteurs utilisèrent généralement la perche de 22 pieds du Roi, dite « des eaux et des forêts » ; d'où l'acre français valant  5 107,2 mètres carrés.

Localement, on pouvait aussi utiliser la « perche ordinaire » de 20 pieds du Roi, avec un acre (ou arpent carré) de 40 000 pieds du Roi carrés égale  4 220,8 m carrés.

 

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Published by Pierre - dans Varreddes
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