Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de Pierre
  • Le blog de Pierre
  • : Du romain au grégorien, parcourez l'histoire des calendriers. Le brie de Meaux et la Confrérie. Varreddes mon village.
  • Contact

Visiteurs

Rechercher

Catégories

23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 21:09

Nous avons parlé des visites à domicile. Voici deux histoires qui montrent bien l’ambiance de l’époque

Liberté

E. Delacroix 'La liberté guidant le peuple' musée du Louvre

Le meunier Thiou

An II,  6 prairial (25 mai 1794).

Hostain, délégué dans le district de Meaux pour les subsistances de Paris, requiert à Varreddes, deux commissaires pour l’accompagner dans la visite du moulin. (Loi du 25 brumaire, relative aux moutures).

Accompagné de Yves Butel et Claude Chef, officiers municipaux,  il se rend chez le sieur Thiou, meunier.

Thiou n’a pas exécuté les dispositions de la Loi, quoique averti ‘fraternellement’ depuis quelques jours de la rigueur que l’intérest de la chose publique exigoit être employée contre les infrateurs.

Hostain requiert les officiers municipaux de sceller tous bluteaux, sacs, tamis… de lui infliger les peines encourues… de rendre compte, sous 3 jours, aux agents nationaux à Meaux, des mesures prises… de garder copie du procès-verbal.

Les scellés sont posés sur les trois bluteaux qui sont transportés « dans une maison qu’ils ont en la commune proche la ci-devant église » (sans doute l’école des garçons de l’époque).

On arrête Thiou, qui ne sera pas puni selon la Loi, parce qu’il était absent lors de la visite faite par Hostain.

 

La citoyenne Sécy

15 floréal, an II (4 mai 1794)

La citoyenne Gabrielle Eléonore Sécy munie d’un laissez-passer de la commune de Meaux transporte son domicile à Varreddes, à condition de se présenter tous les jours devant la municipalité de Varreddes. (Loi des 27 et 28 germinal).

La nouvelle arrivée est infirme et ne peut se déplacer tous les jours. La municipalité fait donc la visite domiciliaire :

25 mai 1794.

Ce jourdhuy six prairial lan 2d de la Republique  française une et Indivisible nous Maire et officiers Municipaux de la commune de Varreddes nous ayant transporté chez la cityonne Secy domiciliéz en notre commune depuis le quinze floréal Reçu dans notre commune dapres larretté du conseil General de la commune de Meaux parce que la cityonne Secy etant infirme quelle ne peu pas se transporté tous les jours devant nous nayant trouvé chez elle aucune chose contraire a La Republique. Nous a déclaré ni savoir Ecrire ny recevoir aucune lettre contraire a la republique, faite et arrté Le jour et an que dessus.

Signé Duval (maire), Grapin (officier), Claude Chef (officier), Jean Mesnil (officier), Moreau (officier), Fayot greffier).

Elle comparait devant la municipalité le 30 prairial (18 juin), ainsi que le 15 messidor, an II (3 juillet). Enfin, le 9 thermidor, an III, on délivre un certificat de bonne vie et mœurs et résidence depuis le 16 floréal, an II, à la citoyenne Sécy et sa femme de chambre, domiciliée, chez le citoyen Plateau, notaire public, devant aller à Paris. (27 juillet 1793).

A cette époque de terreur, il fallait faire attention à tout, était suspendue sur toutes les têtes suspectes au Régime aboli, la menace de devoir subir l’émigration était bien de nature à faire courber l’échine

Il n’y a aucune commisération pour l’émigré. Ainsi le 8 ventôse, an II (26 février 1794), en vue de la vente à l’encan, on reconnait et on inventorie le patrimoine devenu national du citoyen Augers. Jean-Charles Bonnet et Nicolas Messant arpenteur géomètre de Lizy, délégués par le district à la reconnaissance des biens d’émigrés à vendre, visitent une pièce, sis à Varreddes, dépendant du ci-devant Augers, de Monthyon.

Mais le caractère bien trempé des Varreddois était toujours présent…

Partager cet article

Repost 0
Published by Pierre - dans Varreddes
commenter cet article

commentaires