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17 mars 2020 2 17 /03 /mars /2020 16:04
La Peste d'Asdod, Nicolas Poussin. Vers 1630, Paris, musée du Louvre

De locale, une épidémie peut se transformer en pandémie, avec une portée intercontinentale ou mondiale. 

Ce que nous vivons aujourd’hui avec le Coronavirus n’est pas la première épidémie mortelle … ni la dernière. 

Retour sur les terribles épidémies que le monde a connu depuis des millénaires : la peste noire, la peste de Marseille, la variole, la syphilis, la grippe espagnole, etc… et les découvertes des chercheurs pour remédier à ces fléaux.

  1. De l’Antiquité au XVIIe siècle : la peste

Le plus grand fléau : la peste

La plus ancienne et la plus effroyable des pandémies demeure la peste.

La première épidémie, rapportée par l'historien Thucydide, est la « peste d’Athènes » qui a ravagé la Grèce de 430 à 426 av. J.-C. et aurait causé la mort de dizaines de milliers de personnes, dont Périclès, reste un mystère pour les scientifiques qui continuent d’en chercher la cause. 

 

Chaque année ou presque, elle a fait son lot de victimes dans la population de l'empire, 

A partir de 767, au temps de Charlemagne, les chroniques occidentales en ont perdu la trace... mais elle est restée endémique en Orient, en Inde et en Chine.

 

Après plusieurs siècles d'absence, la peste bubonique fait sa réapparition en 1320 en Mongolie.

En 1344, les Mongols assiègent la ville de Caffa (aujourd'hui Féodossia, en Crimée), envoient des cadavres contaminés par-dessus les murailles. Des marins génois fuyant la ville emportent avec eux le terrible bacille et le 1er novembre 1347, les responsables du port de Marseille acceptent un bateau génois dont ils savent pourtant qu'il est porteur de la peste. Ils déclenchent ce faisant une catastrophe à l'échelle du continent...

Un mois plus tard, la peste atteint la Corse et Aix-en-Provence. 

En janvier 1348, elle est à Arles et en Avignon où, en six semaines, elle fait onze mille morts. 

En avril, la voilà en Auvergne, à Toulouse et Montauban. 

En juin à Lyon, en juillet à Bordeaux et dans le Poitou. 

Le 20 août 1348, on la signale à Paris. En décembre, elle atteint Metz...

Durant les premiers mois, le fléau progresse à une moyenne de 75 km par jour.

La « Grande Peste » ou « Peste noire » va ainsi tuer en quelques mois jusqu'à 40% de la population de certaines régions, ressurgissant par épisodes ici ou là. 

En quatre ans, 25 à 40 millions d'Européens vont en mourir.

 

La Chine n’est pas épargnée. La dynastie des Yuan, (fondée par les Mongols), disparaît en 1368, peu avant que meure son dernier empereur, Toghon Teghur, non de la peste mais de la dysenterie. 

Les itinéraires commerciaux reliant l'Europe au reste du monde deviennent les grand-routes mortelles de la transmission de la peste noire. 

 

À la Renaissance, les recherches scientifiques ont permis de mieux cerner les causes des épidémies. 

Jérôme Fracastor (Italien) suggère une contagion de la peste d'homme à homme ou d'animal à homme (et non par voie aérienne comme on le croyait).

En 1478, il fut décidé en Catalogne d'isoler les villes et les régions contaminées (technique dite de la « ligne »). Malgré de réels succès de cette technique, la peste fit son retour en Europe et de tua encore quelques centaines de milliers de personnes en 1575 puis en 1630 à Venise, et dans plusieurs villes françaises entre 1628-1631 de Toulouse à Dijon.

 

En 1656, pendant 6 mois l'épidémie fait rage à un rythme incontrôlable à Naples, certains jours très chauds, elle emporte dix à quinze mille personnes. La ville va perdre la moitié de sa population.

 

En France, en 1662, Un corps de médecins est spécialement chargé de détecter l'épidémie et l'armée se doit d'isoler avec rigueur les zones contaminées, Colberintroduit la technique de la « ligne ».

C'est un succès et l'on n'entend bientôt plus parler de foyers d'infection. 

 

Au fil des années, la vigilance se relâche et c'est ainsi que va survenir en 1720 ‘le drame de Marseille’, dernière manifestation du fléau en Europe.

 

A suivre… Le retour de la peste à Marseille

(source : Hérodote – Charlotte Chaulin)

 

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7 mars 2020 6 07 /03 /mars /2020 10:01

 

Décoration de Noël (Crédit photo: Tout en Photo. Thierry Labonne)

Un certain 4 mars 1900…

 

Inauguration de l'Hôtel de Ville

Le 4 mars 1900, le maire de Meaux, Léon Barbier, inaugurait devant une foule de Meldois, le nouvel Hôtel de Ville, en faisant l’éloge de ce bâtiment…

« … Le monument qui se dresse devant vous… est dû… à l’un de nos concitoyens, M. Boudinaud, qui a merveilleusement tiré parti des moyens dont il disposait… L’architecte a mis dans son œuvre tout son talent, tout son cœur de Meldois, aussi bien pour faire grand que construire avec économie… rien ne fut négligé, ni pour les services, ni pour le monument architectural ; et ces belle colonnes ioniques, cette façade majestueuse d’un beau style français, cet élégant campanile dont la flèche hardie s’élance comme pour porter toujours plus haut les libertés communales, forment un ensemble harmonieux qui fait de ce monument l’un des plus imposant de notre chère région briarde, où il affirmera avec majesté le triomphe de la liberté et du progrès républicain. »

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26 février 2020 3 26 /02 /février /2020 17:57

27 février 1814 : Le boulet Russe

Pendant la campagne de France, le 27 février 1814 se déroule le premier combat de Meaux.

Alors que les troupes prussiennes avancent vers Paris par la Ferté-sous-Jouarre, l’armée russe, elle, avance par Saint-Jean-les-Deux-Jumeaux vers Trilport.

N’ayant pas réussi à franchir la Marne à cet endroit, les Russes se portent donc le 27 février 1814 au sud de Meaux et prennent position sur les hauteurs de Cornillon.

L’entrée de la ville (pont de Cornillon) donne lieu à une résistance acharnée au cours de laquelle se distingue, un enfant de Meaux, vétéran de l’armée d’Espagne, Charles-Aimé Lupette.

Les Russes installent alors leur artillerie sur une éminence qui était occupée par un moulin à vent et de cette position bombardent le quartier du marché.

Les boulets russes pleuvent sur la ville.

L’un deux sont encore visible aujourd’hui, fixé dans le mur d’une maison de la place du marché.

 

La Campagne de France

La Campagne de France est la fin de la guerre liée à la Sixième Coalition (fin décembre 1813 à avril 1814).

 

Les forces anglaises, portugaises et espagnoles (composées de 70 000 soldats environ) ont déjà franchi la frontière par le Sud à l’automne 1813.

Trois armées coalisées envahissent le territoire français par le Nord 

L’armée de Bohême, conduite par le prince Schwarzenberg, la plus prestigieuse et la plus nombreuse avec 200 000 hommes.

La seconde armée dite de Silésie Dirigée par le maréchal Blücher compte 96 000 combattants.
La troisième armée, dite armée du Nord, dirigée par Bernadotte, (devenu prince héritier de Suède) compte plus de 180 000 hommes, mais seuls 40 000 franchiront la frontière.

 

Napoléon ne peut compter que sur 186 000 hommes, tout au plus 240 000 en incluant les régiments de la garde nationale et nombre de soldats français sont inexpérimentés et très jeunes : ce sont les Marie-Louise.

 

Environ 2,5 millions de soldats ont combattu au cours de ce conflit (incluant la campagne de Russie) et les pertes humaines s'élèvent à au moins 2 millions d'hommes (disparus, blessés, ou morts). 

On inclut dans ce décompte les batailles de Smolensk, la Moskova, Lützen, Dresde et celle de Leipzig.

 

Malgré plusieurs victoires et après l'entrée des troupes prussiennes et russes dans Paris, l'empereur abdique le 6 avril 1814 et part en exil à l'île d'Elbe.

 

 

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11 février 2020 2 11 /02 /février /2020 17:02

11 février 1990: Libération de Nelson Mandela

 

Sous la pression internationale, le président sud-africain Frederik de Klerk, libère après 27 ans de captivité, Nelson Mandela (72 ans).

Rien ne prédisposait cet homme à devenir une icône noire et un jour président de l’Afrique du Sud.

Né le 18 juillet 1918 dans le village de Mvezo, près d'Eastern Cape, il grandit avec les bergers.

À la mort de son père, son cousin, un roi xhosa l’adopte, discernant son potentiel il le pousse vers les études.

Il entre à l'université de droit de Fort Hare*, (réservée aux Noirs), institution britannique en pays xhosa, au Transkei, à l'Est de la province du Cap d’où il est expulsé en 1941 pour avoir conduit une grève. 

La même année, il rompt avec sa famille et son père adoptif afin échapper à un mariage coutumier.

Réfugié à Johannesbourg, il achève ses études de droit en accomplissant de petits boulots.

Mandela, logeant chez Walter Sisulu (métis), qui fait partie de l'African National Congress (ANC) - parti à vocation multiraciale qui plaide pour l'égalité des droits -,  il se lie d'amitié avec Oliver Tambo et fonde avec lui, en 1944, la Ligue de la Jeunesse de l'ANC (Young League) dont il devient le président et rejoint le Congrès National Africain (African National Congress, ANC) pour lutter contre l'apartheid et la domination blanche dans son pays.

Il se marie en 1944 avec Evelyn Mase, avec qui il aura quatre enfants.

En 1948, avec l’arrivée au pouvoir du Parti national et le gouvernement de Daniel Malan et Hendrik Verwoerd qui instaure un apartheid rigide, la Ligue de la Jeunesse de l'ANC s'engage de toutes ses forces contre le gouvernement.

Nelson Mandela, président de la Ligue de la Jeunesse de l'ANC, entre dans une vie de clandestin et perd son cabinet d’avocat et son mariage.

Arrêté une première fois en 1952, il est condamné à neuf mois de prison pour non-respect des lois de l'apartheid.

Il se remarie en 1958 avec Winnie Madikizela, avec qui il aura deux enfants. Sa prestance, son intelligence lui valent à compter de ce moment une grande popularité.

Après la tragédie de Sharpeville, le 21mars 1960 (répression policière ayant fait 69 morts parmi les manifestants noirs)et l'interdiction de l'ANC, Nelson Mandela convainc les militants de renoncer à la non-violence et fonde la branche armée du parti : Le Fer de lance de la Nation (MK, Umkhonto) avec mission de mener des sabotages contre les cibles administratives et policières

11 janvier 1962 : Mandela quitte l'Afrique du Sud pour l’Éthiopie (Addis-Abéba).

C'est le début d'une tournée triomphale dans les pays nouvellement indépendants du continent, à commencer par le Maroc.

Au retour de cette tournée, en août 1962, il est arrêté et condamné à cinq ans de prison pour incitation à la grève…. et déplacement illégal !

Le 11 juillet 1963, la police fait une descente dans une ferme du village de Rivonia, au nord de Johannesburg et découvre le rôle éminent de Mandela dans les sabotages de 1961. Pour cela il est rejugé à Pretoria, le 9 octobre 1963.

 À l'issue de ce « procès de Rivonia », il est condamné à vie pour trahison et incarcéré à Robben Island, une île au large du Cap, 

Mandela, s'est forgé en prison un caractère peu commun, alliant détermination, refus de tout compromis et modération à l'égard de ses ennemis, il s'acquiert une réputation internationale de vieux sage (nouveau Gandhi), devenant dans les années 1980 une icône pour la jeunesse occidentale.

Frederik de Klerk, président sud-africain, acculé à la négociation par la mobilisation internationale contre l’apartheid, rend la liberté à Nelson Mandela après 27 ans de captivité.

Une nouvelle vie commence pour Nelson.

Avec le président Frederik de Klerk, qui a eu la clairvoyance de le libérer et d'engager des négociations avec l'ANC, il reçoit à Oslo, le Prix Nobel de la paix en novembre 1993.

 

A son investiture à la présidence de la République le 10 mai 1994, la plupart des dirigeants de la planète se sont déplacés pour ce moment de grâce qui scelle la réconciliation des Sud-Africains après un siècle de ségrégation raciale.

Il forme un gouvernement multiracial et réalise son rêve d'une Afrique du Sud « arc-en-ciel

 

Mandela, que l'on surnomme affectueusement « Madiba », vaincu par l’âge, délègue la gestion des affaires à son vice-président Thabo Mbeki en 1996 et quitte la présidence de l'ANC l'année suivante.

Le 14 juin 1999 enfin, il abandonne la présidence. 

Il se séparer de Winnie et noue une idylle avec la veuve de Samora Machel, ancien président du Mozambique, Graça, et l'épouse le jour de ses 80 ans. 

Nelson Mandela meurt le 5 décembre 2013, à 95 ans.

Universellement reconnu comme l'une des plus fortes personnalités de la fin du XXe siècle. 

Son parcourt peut-être résumé par l’aphorisme : « I never lose. I either win or I learn » (« Je ne perds jamais. Sois-je gagne, soit j'apprends »).

 

*De nombreux leaders africains comme Mandela, mais aussi Kenneth Kaunda (Zambie) et Robert Mugabe (Zimbabwe) sont sortis de l'université de droit de Fort Hare

 

 

 

 

 

 

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5 février 2020 3 05 /02 /février /2020 16:49

 

Un ami, m’a fait parvenir le texte de l’article d’Olivier Babeau : ‘Retrouver le sens du travail’ paru dans les échos en décembre 2019.

Au moment où dans l’hémicyclique nos députés croulent sous une pluie d’amendements, voici un texte à partager et diffuser sans modération.

Bonne lecture.

 

Le débat sur le financement des retraites part d’un postulat considéré comme une évidence : nous cherchons tous à minimiser notre temps de d’activité.

La résistance opposée à l’allongement de la durée des carrières pose un problème plus profond que celui de la         simple équation budgétaire.

Elle témoigne de la crise du travail.

Lors de la création du système actuel par répartition en 1945, l’âge minimal pour bénéficier d’une retraite était 65 ans. C’était à l’époque à peu près l’âge moyen de décès des ouvriers.

Depuis cette époque, la population a gagné treize ans d’existence.

La retraite était conçue comme un filet de sécurité pour ceux qui avaient la chance de vivre longtemps ; elle est devenue l’espoir d’un nouveau départ, presque la vraie vie à laquelle on rêve de s’éveiller le plus tôt possible.

De la même façon que l’entreprise est plus souvent présentée en France comme un lieu de souffrance et d’exploitation, la vie active est décrite comme une épreuve.

Le mot travail ne vient-il pas d’ailleurs de « tripalium », un engin de tortionnaire ?

On se souvient de la fameuse publicité pour le Loto ou l’heureux gagnant s’empresse d’aller narguer son employeur (« Au revoir président ») et de démissionner. 

C’est oublié une autre réalité : certains emplois peuvent être vécus comme d’authentiques réalisations de soi. C’est le cas des artistes ou des professions intellectuelles par exemple.

Pour eux, l’idée de retraite n’a pas vraiment de sens car leur métier est plus un mode d’existence qu’un travail à proprement parler.

Bien sûr, il existe de très nombreux métiers objectivement pénibles, et beaucoup n’apportent que peu de satisfactions en eux-mêmes. 

Un sondage de Kantar TNS pour Randstad montrait que 18% des actifs français disent occuper un emploi dont ils ne perçoivent ni le sens ni l’utilité. La rareté des tâches où l’on se réalise ne devrait pas empêcher d’en faire des objectifs idéaux. Une attitude que nous ne transmettons pas assez à l’école.

Alors que toutes les années d’études sont centrées sur le plaisir de cultiver son esprit on présente trop souvent le passage à l’activité professionnelle comme un inéluctable renoncement à ce plaisir.

Partir de cette idée, c’est condamner les gens à compter leurs trimestres en attendant la quille.

Une logique d’autant plus triste qu’à la vacuité du travail répond logiquement celle du temps libre.

Dans « Se distraire à en mourir », Neil Postman stigmatisait la société du divertissement et son principal outil : la télévision. Les adultes sont désormais sommés d’occuper leurs loisirs, comme des enfants ; à « s’amuser ».

Dans « Coming apart », Charles Murray montre que la chute du temps d’activité d’une partie de la population américaine depuis les années 1960 s’est accompagnée d’un bond du temps hebdomadaire passé devant la télévision.

Un constat que l’on pourrait répliquer en France en se demandant ce que nous avons réellement fait des 4 heures hebdomadaires en plus données par les 35 heures…

L’Homo festivus, moqué par Philippe Muray, est le visage que prend cette société où l’infantilisation des loisirs est le pendant logique d’un travail de plus en plus subit.

Le divertissement stérile dont parlait Pascal ù l’o, refuse soi-même n’est au fond que l’écho de ces emplois où l’on n’est jamais soi-même. Bien loin de s’opposer, les réhabilitations de l’un et de l’autre doivent aller de pair. 

Les Grecs n’opposaient pas réellement travail et loisir, mais plutôt l’activité aliénante et le « skhole », le loisir studieux.

A mes étudiants qui sont sur le point d’achever leur cursus universitaire pour rentrer dans la vie active, je me permets de donner ce conseil : « Vous aurez réussi votre vie professionnelle si votre métier vous fait redouter la retraite ».

S’il est opportun de refonder notre système de retraite, il est plus encore de retrouver le sens du travail.

 

*Olivier BABEAU est président de l’institut Sapiens.

L’Institut Sapiens est la première Think-Tceh française qui vise à replacer l’humain au cœur du numérique.

Pour en savoir plus : www.institutsapiens.fr

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25 janvier 2020 6 25 /01 /janvier /2020 18:33

26-27 janvier 1910 : Crue de la Marne et inondation de Meaux.

Vers la fin du mois de janvier 1910, la Marne quitte son lit et retrouve partiellement son ancien cours qui passait jadis au pied des collines de Crégy.

La rivière submerge ainsi les parties basses de la ville, c’est-à-dire une bonne partie du faubourg Saint-Nicolas et la partie nord de la plaine de Saint-Faron et rue de Chaâge.

L’historien de Meaux, Georges Gassies qui a été témoin de ces inondations écrit à ce sujet : ‘La terrible inondation qui vient de désoler notre ville datera dans les fastes sinistres de l’Histoire.

De mémoire d’homme, jamais la Marne n’avait à ce point dépassé des berges, jamais elle n’avait commis l’indécence de sortir de son lit pour pénétrer dans le logis des habitants’.

En effet, la crue de 1910 atteint la côte historique de 7,75 m au-dessus du niveau habituel.

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20 janvier 2020 1 20 /01 /janvier /2020 06:58
Le guide rouge 2020

Redouté pour certains, espoir d’être étoilé pour d’autres, attendu par les gastronomes, le guide rouge 2020 sort le 27 janvier avec les nouveaux étoilés et les déclassés.

Après Bernard Loiseau en 2003, Marc Veyrat en 2019, c’est autour de Paul Bocuse de perdre une étoile cette année.

Depuis plusieurs années, beaucoup de chefs ont décidé de ne plus être inscrit dans le ‘guide Michelin’ : trop de contraintes, de pression, une opacité sur l’attribution où le retrait des étoiles.

Quatre inspecteurs Michelin, dans l'anonymat total, sillonnent la France pour déguster entrées, plats et desserts dans divers établissements et ce plusieurs fois au cours de l’année.

Les critères de jugement : la qualité intrinsèque des matières premières (viande, les légumes), la personnalité culinaire du chef, la maîtrise des cuissons et saveurs, le rapport qualité/prix et la régularité de la qualité tout au long de l'année. 

 

Retour sur l'histoire du Guide Michelin.

Inventeurs du pneumatique démontable pour bicyclettes, puis pour automobiles, André Michelin, ingénieur centralien et Édouard, artiste-peintre forment un parfait tandem.

Un jour de 1894, Edouard voit un empilement de pneus évoquant la forme d'un homme cela lui donne l’idée de créer une mascotte publicitaire faite d'un tas de pneus : personnage surmonté de la phrase d’Horace « Nunc est bibendum » (« C'est maintenant qu'il faut boire »), Bibendum est né.

Pour l'Exposition universelle de 1900 à Paris, les frères créèrent le « Guide Michelin »afin d’aider les voyageurs dans leurs déplacements en donnant des renseignements pratiques ainsi qu'une liste d'hôtels et de restaurants.

Tiré à 35 000 exemplaires pour sa première édition (1900) , il est offert avec l'achat de pneumatiques. 

C’est un succès. Mis à jour chaque année, il déjà redouté par les hôteliers et restaurateurs. Si un hôtel baisse en qualité, il est tout bonnement rayé du guide l'année suivante. 

Voulant le garantit de l’indépendance et sa qualité de jugement dans leur ‘guide rouge’ les frères Michelin font en 1908, disparaissent les publicités suite à une annonce humoristique des créateurs : « Tout comme la femme de César, Bibendum ne doit pas être soupçonné. »

La légende raconte qu’André Michelin vit un jour dans un garage, une pile de ses guides servant à caler un essieu. « L'homme ne respecte que ce qu'il paye », il décide donc que le guide devient payant (7 francs). 

La naissance de l'étoile, récompensant les meilleures tables est créée en 1926 :

  • Une étoile indique « une bonne table dans la localité »
  • Deux une « cuisine excellente, valant le détour » et 
  • Trois étoiles « une des meilleures tables de France, vaut le voyage ».

Parmi les établissements qui « méritent un détour » : Le Commerce de M. Lameloise à Chagny, La Côte d'Or d'Alexandre Dumaine à Saulieu ainsi que L'Hôtel de la Poste à Avallon... 

Ce n’est qu’en 1933 qu’est décernée le Graal des restaurateurs, la récompense suprême : les trois étoiles. 

A Paris : le Café de Paris et l'illustre Foyot, rue de Tournon, Larue, Carton (sole à la crème), la Tour d'Argent (canard au sang), La Pérouse (bouillabaisse).

En province : le restaurant de la mère Brazier à Lyon est auréolé des trois étoiles. 

Eugénie Brazier (38 ans) qui pour formera Paul Bocuse, lequel recevra ses trois étoiles au même âge, en 1965.

Juste avant sa suspension pendant la deuxième guerre mondiale, seize enseignes possèdent les prestigieuses trois étoiles.

En 1946, c’est deux cent trente restaurants qui reçoivent la célèbre étoile, quatre cent cinquante l'année suivante et en 1951, sept grandes maisons obtiennent les ‘trois étoiles’ (Point à Vienne, Bise à Talloires, Dumaine à Saulieu…) Le guide rouge est devenu la bible des gastronomes. 

L'anti-Michelin 

Le guide Michelin ne fait l’unanimité, Edmond Saillant (1872-1956), écrivain et gastronome, se pose en rival des guides Michelin.

Parcourant la France au volant de sa Bugatti à la recherche de trésors culinaires, Edmond Saillant, prend le pseudonyme Curnonsky pour impressionner la clientèle des palaces (principalement russe), 

En 1927 il s'autoproclame « prince des gastronomes », en héritier de Brillat-Savarin et fonde en 1928 avec quelques amis l'Académie des gastronomes sur le modèle de l'Académie française. (elle est toujours en activité)..  

Les inspecteurs du Michelin se contentaient de signaler les bonnes adresses, Curnonsky et Rouff (un ami journaliste) se laissaient aller dans leurs commentaires autour des plats qu'ils dégustaient...

La concurrence

Christian Millau, journaliste au quotidien Paris-Presse, critique la froideur du guide Michelin :

« Les trois étoiles, c'était le temple de la cuisine bourgeoise avec le maître d'hôtel à l'entrée, un sommelier compassé et des spécialités savantes servies dans des plats d'argent ».

Avec son collègue de bureau Henri Gaultils se posent la question : pourquoi un civet de lièvre serait-il moins bon sur la table en bois d'une petite auberge que sur la nappe blanche damassée d'un grand restaurant parisien ? ».

S'inscrivant clairement en concurrence avec le guide Michelin ils créent la rubrique « Les oubliés du Michelin » dans laquelle ils donnent des étoiles aux restaurants qui le mériteraient. 

Ils dévoilent leurs bonnes adresses en expliquant les raisons de leurs préférences, en faisant part de leurs émotions, de leurs coups de cœur.

Leur premier ‘Guide de Paris ‘est publié chez Julliard en 1962 : Le Gault et Millau devient un incontournable et en 1969 après la disparition de Paris-Presse, ils lancent alors leur propre magazine.

Proposant des adresses qui privilégie une cuisine allégée en calories, (surfant sur la vague de rejet de la société de consommation de Mai 68), la première édition, se vend à quarante-cinq mille exemplaires. 

Pour se distinguer des étoiles, ils attribuent des toques, allant d'une toque pour les bonnes tables à 5 pour les tables exceptionnelles.

 

(Sources : Saga du guide Michelin – Hérodote : Charlotte Chaulin)

 

 

 

 

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4 janvier 2020 6 04 /01 /janvier /2020 17:42

La station Europe 1, anciennement Europe N°1, a choisie de ne plus diffuser ses programmes sur les Grandes Ondes (GO- 182 KHz).

Si l’origine de la station qui prend le nom d’Europe n°1 sur une idée de Louis Merlin remonte en 1945, lorsque le financier Charles Mischelson veut poursuivre ses investissements dans le secteur de la communication, il faudra attendre le 1er janvier 1955, pour sa première émission expérimentale.

Retour sur l’histoire.

En 1945, le gouvernement français instaure un monopole d’État de la radiodiffusion et de la télévision à travers la Radiodiffusion française (ce qui interdit tout émetteur de radiodiffusion privé à s’installer sur le territoire).

Les français ont toutefois la possibilité d’écouter trois stations de radio privées à l’étranger (Radio-Andorre, RMC, Radio-Luxembourg qui deviendra RTL).

Après la Seconde Guerre mondiale, la région de la Sarre est placée sous tutelle de la France et considérée comme protectorat (Suite aux accords de Luxembourg d’octobre 1965, la Sarre sera rattachée à la République fédérale d’Allemagne le 1er janvier 1957).

Le choix d’implantation de l’émetteur de la nouvelle station radion se porte donc vers le plateau du Felsberg (Sarrelouis), intéressant par ses caractéristiques techniques : 367m d’altitude et très prêt de la frontière française.

A 6h 30, le 1er janvier 1955, Micheline Francey par un ‘Bonjour l’Europe’’ diffuse une chanson de Gilbert Bécaud. 

Perturbant d’autres émetteurs, notamment le radiophare de l’aéroport de Genève, 30 minutes plus tard l’émission est interrompue,  

Pendant quelques jours Europe n°1, change plusieurs fois de fréquence, brouillant d’autres stations européennes (de Suède, de Norvège et du Danemark notamment).

Le 8 janvier 1955, Radio Luxembourg, bien qu’elle n’ait aucune autorisation officielle pour diffuser ses programmes, proteste vigoureusement. 

A malheur est bon, les nombreux articles de journaux consacrés à cet événement, font une publicité à Europe n°1, station quasi inaudible et sans ressources.

La station fait appel au soutien financier de ses auditeurs qui en huit jours lui font parvenir 19 millions de francs, sauvant ainsi sa disparition.

Il faudra attendre le 3 avril 1955, pour qu’Europe n°1, reprenne l’ancienne fréquence (185 KHz) de la station ‘Deutschlandsender’ de la RDA, orientée vers l’est, en se fixant sur 182 KHz (1647m GO), l’Allemagne de l’Est ayant accepté cette fréquence à condition d’en diriger son rayonnement uniquement vers la France.

Les studios localisés à Paris sont reliés par câbles spécial des PTT vers l’émetteur situé en Sarre (aujourd’hui la liaison s’établie par satellite mais aussi par une ligne spécialisée).

Son antenne directionnelle, orientée approximativement vers Bordeaux est composée de 2 pylônes (280 et 282 mètres de haut), d’une puissance de 2000 Kilowatts, mais réduite à 1500 figure parmi les plus puissants émetteurs européens.

Le 31 décembre 2019 à minuit l’émetteur Grandes Ondes d’Europe 1 a arrêté définitivement d’émettre.

L’approche environnementale à également motivé cette décision de quitter les GO, en évitant les fortes consommations d’énergie.

Europe 1,  a toujours fait preuve d’innovation dans sa manière de penser et de concevoir l’écoute de ses programmes (exemple en 1968 où le gouvernement insatisfait de la couverture médiatique des événements de mai, envisage une coupure de la liaison entre les studios et l’émetteur).

(Source: Merci à mon ami F1BKH)

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31 décembre 2019 2 31 /12 /décembre /2019 17:20
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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 17:30
Alambic (Guy Pontarlier)

On nous a parlé de ‘La clause du grand-père’, maintenant c’est de l’âge pivot, de l’âge de l’équilibre…  Peut-être qu’un jour on nous parlera du déséquilibre des montants des retraites par rapport au cout de la vie !!

Quant à la «’Clause du grand-père’ J’ai toujours pensé que c’était sortie tout droit d’un cerveau d’énarque … et bien non, elle est d’origine est américaine.

 

 Au lendemain du conflit qui a déchiré les États-Unis : la guerre de Sécession (1861-1865), le droit de vote est accordé à tous, y compris aux esclaves noirs américains nouvellement émancipés.

Toutefois sept États du Sud s’y opposent et imposent des restrictions (pour exclure les Noirs du droit de vote). 

Dans ces états il fallait savoir lire et écrire ou posséder une surface minimale de terre, pour avoir le droit de voter. Conditions quasi impossibles à remplir pour d’anciens esclaves, mais cette disposition posait également problème à certains Blancs, qui ne savaient ni lire ni écrire et n’étaient pas propriétaire de terre. 

Afin d’éviter d’exclure du droit de vote ces électeurs blancs ne remplissant pas les nouveaux critères, une mesure dérogatoire a été instaurée :

Pouvaient voter les personnes dont le père, ou le grand-père, possédaient le droit de vote avant la fin de la guerre de Sécession. 

Cette clause a, un demi-siècle plus tard, été déclarée anticonstitutionnelle.

Voilà pour l’origine de cette clause, que les français ont utilisé pour la première fois dans les années 1950.

 

Le droit français appelle ça la « clause d’antériorité », c’est plus sympa que la ‘clause du grand-père’ : 

Les conditions de l’ancienne loi s’appliquent à celles et ceux qui en bénéficiaient. 

Ainsi, les travailleurs déjà en place au moment du vote de la loi peuvent continuer de bénéficier des avantages dont ils jouissent, les effets de la nouvelle loi ne s’appliquant qu’aux nouveaux embauchés.

En France cette clause a été utilisée pour en finir avec les bouilleurs de cru (manque à gagner sur les taxes et pour lutter contre l’alcoolisme).

Les paysans récoltants de fruits (prunes, raisins, pommes, poires…) avaient sous l’Ancien Régime le droit de distiller leur récolte exclusivement pour leur consommation familiale. Aboli sous la Révolution, ce droit a été rétabli par Napoléon Ier.

Transmissible aux héritiers, (au début du XXe siècle il y avait trois millions d’exploitants), ces derniers pouvaient avec un alambic, produire de l’eau-de-vie dans la limite de mille degrés d’alcool (environ 10 litres d’alcool pur) avec exemption des taxes.

Ils pouvaient également faire appel aux services d’un « distillateur ambulant ».

 

Des sous, des sous !

Lors de sa séance du 10 juillet 1953, le Conseil de la République (Sénat), estime que ce privilège fiscal (exemption des taxes), représente pour les finances de l’État un manque à gagner de 20 milliards de francs.

Il faut donc récupérer cet argent. Le lendemain 11 juillet le gouvernement de Joseph Laniel relève considérablement les droits sur l’alcool, limite la qualité de bouilleur de cru aux personnes pour laquelle l’agriculture était l’activité principale tout en laissant subsister des droits acquis (sans aucune limitation de durée) au profit de tous ceux qui avaient pu bénéficier de la qualité de bouilleur de cru au cours des trois campagnes antérieures. 

 

Dans le cadre de la lutte contre l’alcoolisme Pierre Mendès France président du Conseil publie le 13 novembre 1954 un décret limitant l’exonération fiscale à la récolte de 1954-1955 pour les récoltants dont l’agriculture n’était pas l’activité principale.

Première étape concrète dans la disparition progressive des bouilleurs de cru. 

 

Par ce décret, près d’un million de bénéficiaires vont disparaitre à la fin de l’année 1955., ce qui déclenche l’hostilité du milieu rural.

Il faut donc calmer le jeu, des instructions sont envoyées aux services départementaux pour que l’application du décret Mendès France soit faite « avec le maximum de compréhension »

« Le maximum de compréhension » fut tellement bien respectée que ledit décret ne fut jamais appliqué, étant prorogé très régulièrement, sans pour autant régler la question. 

Mais la question était loin d’être réglée. Périodiquement, elle revint à l’ordre du jour du Parlement pendant plusieurs décennies au cours desquelles s’affrontèrent partisans et adversaires des bouilleurs de cru.

Périodiquement, est pendant plusieurs décennies s’affrontèrent au Parlement partisans et adversaires des bouilleurs de cru.

 

 « Les régimes spéciaux » font déjà l’objet de comparaisons !

La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), souligne en 1959

 « On ne peut empêcher les producteurs agricoles de bénéficier d’une partie de leur récolte comme les ouvriers de la S.N.C.F. ou de l'Électricité de France ont droit à des tarifs spéciaux pour leurs voyages ou leur consommation de courant »

Sous la présidence du général de Gaulle, le gouvernement de Michel Debré dans le cadre de la lutte contre l’alcoolisme, programme l’extinction des bouilleurs de cru à terme avec l’ordonnance du 30 août 1960 :

Que « l’allocation en franchise du code des impôts est supprimée. Toutefois, les personnes physiques qui pouvaient prétendre à cette allocation pendant la campagne 1959-1960 sont maintenues à titre personnel, sans pouvoir le transmettre à d’autres personnes que leur conjoint survivant. » … Fini le privilège de « la goutte » !

 

Et voilà la « clause du grand-père » !

Dans les exploitations agricoles où cohabitent plusieurs générations, on va pendant plusieurs décennies continuer de distiller de l’eau de vie « à l’œil » en faisant valoir le privilège détenu par le grand-père, autrement dit la « clause du grand-père »

En 1978, trente députés du RPR (Rassemblement pour la République) relancent la polémique : 

« Dans quelques années, si les dispositions de l'ordonnance du 30 août 1960 sont maintenues, on parlera des bouilleurs de cru au passé. » 

Ils demandent le rétablissement de « cet usage très ancien reconnu à nos campagnes », rappelant que depuis 1960, « seuls les exploitants, et ensuite leurs veuves, disposaient de la faculté de faire procéder, en franchise de droits, à la distillation d'une partie de leur production viticole, cidricole, fruitière et de gentiane ».

Bien que les défenseurs des bouilleurs de cru fassent valoir « qu’en Grèce, au Portugal, en Espagne, les bouilleurs de cru ne supportent aucune taxe ; en Allemagne, les bouilleurs artisanaux ont droit à un rabais de 21,5% sur la taxe officielle », la bataille va se poursuivre pendant une trentaine d’années… Sans résultat. 

 En 1995, le nombre des bouilleurs français titulaires du privilège (distillation non taxée de 10 litres d'alcool pur) est tombé à quatre cent mille (les propriétaires de vergers gardent la liberté de distiller leur récolte mais à condition de payer de lourdes taxes dissuasives), ils étaient deux millions et demi au début des années 1950, 

En 2002, il a été décidé de supprimer complètement l’exemption à la fin 2007, avant qu'une prolongation, votée en 2007, reporte l'échéance au 31 décembre 2012. 

Fin 2011 les parlementaires ont obtenu, dans le cadre de la loi de Finances pour 2012, de prolonger à vie le statut des bouilleurs de cru dits « privilégiés » (les bénéficiaires des 10 litres détaxés). 

Cette décision n’a guère suscité de remous chez les bouilleurs de crus concernés (environ 70 000) et vu leur âge (80 ans en moyenne), l’extinction naturelle de cette population à brève échéance d’autant que les enjeux financiers de cette exonération est devenu dérisoire. 

Cette « clause du grand-père » se sera finalement étalée sur près de 70 ans.

 

Conclusion

Comme on le constate avec les bouilleurs de cru, la « clause du grand-père » a pour but d’éteindre une protestation immédiate ou de calmer les inquiétudes et incertitudes, mais n’empêche pas de nourrir des contestations persistantes au fil du temps.

La « clause du grand-père » n’a pas été appliquée qu’aux bouilleurs de cru.

Ce dispositif a été mis en place chez France Télécom, (plus de recrutement de fonctionnaires à partir de 1996), ainsi qu’à La Poste depuis 2002.

En juin 2018, suite à la réforme ferroviaire les nouvelles embauches à partir du 1er janvier 2020 ne se feront plus sous le statut de cheminot, tandis que les agents en place garderont leur statut et leurs droits.

Source : Hérodote (JP Bedeï)

 

 

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