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  • : Du romain au grégorien, parcourez l'histoire des calendriers. Le brie de Meaux et la Confrérie. Varreddes mon village.
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3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 17:37

    Chauconin 1

Pour la deuxième année, dans le cadre des journées du patrimoine que le Spip (Service pénitentiaire d’insertion et de probation),’Irène Muscari, coordinatrice culturelle a invité jeudi 15 septembre, l’Ambassade Régionale des Confréries des Produits du terroir-Goût-Gastronomique d’Ile-de-France, représentée par les Confréries du Brie de Melun et du Brie de Meaux.

Michel, Président de la Confrérie du Brie de Melun et Pierre Grand Ambassadeur du Brie de Meaux, ont présenté leur Confrérie et le rôle important qu’elles représentent pour la défense des produits du terroir et des fromages au lait cru.

Louis, Président de l’Ambassade Régionale des Confréries des Produits du terroir-Goût-Gastronomique d’Ile-de-France mit l’accent sur la qualité de produits confectionnés par les professionnels de la région.       Chauconin 2

La soixantaine de détenus n’ont pas boudé leur plaisir des dégustations proposées : jus de pommes, jus de poire, sablés briards aux pommes, au caramel, sucre d’orge et chocolats au coquelicot, le tout fabriqué par des artisans d’Ile de France.

Le fromage ne fut pas oublié, il fut l’occasion d’un parcours gustatif, du plus doux le triple crème au plus fort le Brie de Melun en passant par le coulommiers et le Brie de Meaux.

Ces fromages furent dégustés nature, puis accompagnés de figues, poires et grains de raisin.

Le patrimoine ce n’est pas que l’architecture, la littérature ou la musique, c’est également la cuisine et nos produits du terroir.

Chauconin 3

 

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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 14:40

Fanfare

A midi, comme le veut la tradition, samedi 17 septembre 2011, sous les cris ‘O’ zapft is !!’ (Le tonneau percé), le maire de Munich a percé le premier tonneau de bière. Trinquant avec son adversaire politique, il a ainsi lancé  la 178ème édition de la fête de la bière.

Dès les premières lueurs du jour et jusqu’au 3 octobre, les  6 millions de visiteurs attendus à ‘l’Oktoberfest’ (‘Fêtes d’octobre’) vont ingurgiter environ  7 millions de ‘Mass’ (nom bavarois de la chope de bière- 1 litre) pour 9,20 euros l’unité. D’accord, il faut se l’accorder, bien souvent la chope arrive avec 1/4  de bière en moins, perdue au cours du transport jusqu’à la table !!! Il en reste tout de même assez pour se désaltérer !!

A ce prix là, serveurs et serveuses sont en costumes traditionnels bavarois ; culotte de peau et chemise à carreaux rouge et blanc pour les hommes ; les femmes portent le Dimdl’, la robe traditionnelle des paysannes des Alpes, adaptée à la mode actuelle avec notamment un beau décolleté (très) plongeant (pas toutes!!!). Gageons qu’elles ne seront pas quittées des yeux et très entourées  durant toute la fête!

Costume

Cette fête est un rendez-vous incontournable pour toutes les célébrités (artistiques et politiques), elles viennent boire une bière et se faire photographier avec ou sans costume traditionnel, ‘l’Oktoberfest’ est le lieu où il faut être (Der ort wo man sein muβ !!)

La première fête de la bière eu lieu le 12 octobre 1810, jour où le prince héritier, futur Louis 1er, fêtait ses noces avec la princesse Thérèse de Saxe-Hildurghausen, où étaient  également invités les citoyens de Munich.

Les festivités furent célébrées comme une fête pour toute la Bavière, elles se terminèrent par une course de chevaux,  en présence de la famille royale.

La fête se déroulait sur le pré qui à l’époque se trouvait encore aux portes de la ville. Depuis, il porte le nom de ‘Theresienwiese’, (le pré de ‘Thérèse), en l’honneur de la mariée.

Il fut décidé de renouveler la course l’année suivante, ainsi naquit la tradition des ‘Fêtes d’octobre’. Elle fut par la suite avancée en septembre, mois où la météo est plus clémente en Bavière.

En 1811, s’ajouta à la course la 1ere fête agricole sous forme d’une exposition spécialisée, confirmant  l’importance de l’agriculture bavaroise.

La course de chevaux n’existe plus, mais la ‘fête agricole centrale’ a encore lieu tous les 3 ans, sur la partie sud de la ‘Theresienwiese’.

Au début les visiteurs pouvaient se procurer de la bière dans des petites baraques. A partir de 1896  les premières grandes tentes installées par des aubergistes sous l’égide des brasseries apparurent.

Cette fête se déroulant encore sur le ‘Pré de Thérèse’, on parle tout simplement de la ‘Wies’n’ (en bavarois).

 ‘Willkommen auf der Wiesn’ indique les panneaux publicitaires dans la ville  (‘Soyez les bienvenus à la Fête de la bière)

La fête de la bière à Munich est la fête de tous les excès, mais ça, c’est une autre histoire… Zum Woh (A votre santé) …

Et plus que 2 jours pour en profiter !!

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 20:11

Lors de son séjour à Meaux au retour de Varennes, Marie-Antoinette n’était pas en terre inconnue. Neuf ans auparavant elle avait reçu un accueil burlesque dans notre cité.

Mx 1738

Plan de Meaux en 1738. (Monvoisin,Musée se Meaux)

La scène commence le premier septembre 1782, lorsque le sieur Petit, maître de la poste aux chevaux reçoit l’ordre de tenir des chevaux prêts dans la journée du 5 septembre pour le carrosse de la reine Marie-Antoinette.

Imaginez l’émoi des maires et échevins de la ville qui se demandent s’ils doivent rendre les honneurs municipaux à sa Majesté, honneurs ne pouvant être rendus qu’en vertu d’ordres supérieurs qui n’ont point été donnés.

Nos édiles décident donc de les rendre… sans les rendre, c’est-à-dire que l’on se prépare à les rendre au cas où cela plairait à la reine.

Le passage de la reine étant prévu pour la fin de soirée, ordre est donné à tous les habitants du début de la rue St Rémi jusqu’à la fin du faubourg St Nicolas, ayant fenêtre sur rue d’illuminer les dites fenêtres de 19h jusqu’après le passage du carrosse royal.

Maire, échevins, Mademoiselle Godard (fille d’un officier municipal), chargée de dire un compliment et de remettre un bouquet à la reine se rendent à la porte Saint-Nicolas. Rien n’est oublié, les clefs de la ville, nouées d’une faveur rose sont posées sur un coussin de velours rouge brodé d’or, lui-même placé sur un plateau d’argent.

Il n’est que 14h 30 et la reine ne doit passer qu’en fin de journée !!! L’attente est longue, petit à petit les rangs s’éclaircissent, tout à coup les gardes de la reine arrivent, mais avant que chacun ait regagné sa place, le carrosse royal a franchi la porte. La reine fait arrêter le convoi. Le maire, sa harangue en main, les échevins avec les clefs, Mademoiselle Godard avec son bouquet et son compliment à lire s’avancent mais ne peuvent approcher du carrosse.

Excédée, la reine ordonne au cocher de reprendre son chemin. Les officiels, accompagnés de Mlle Godard s’élancent derrière le cortège, et tant bien que mal arrivent tout de même au relais de poste. Voyant un attelage de huit chevaux, ils se disposent à rendre hommage à l’illustre personnage  mais ce n’est pas le bon carrosse, l’officier qui l’occupe leur indique, non sans rire sous cape, celui de la souveraine. Voila notre cortège reparti vers le  bon carrosse cette fois-ci.

Dans la précipitation, nos édiles se présentent à la portière gauche, mais la reine est à droite. Ils font le tour du véhicule, pendant que la reine qui les avait vus aller sur la gauche, change de place. A droite nos meldois ne voient personne, la reine qui, penchée à l‘autre portière constate, étonnée, la disparition du comité d’accueil. Se retournant, elle aperçoit la petite troupe. Le maire saisit son discours pour le prononcer, mais la reine, ne lui laisse pas le temps de commencer, déclarant qu’elle est pressée et ne peut rien entendre.

Notre maire la supplie de porter attention à son discours. Marie-Antoinette accepte et pose la main sur les clefs de la ville qui lui étaient présentées.

Le carrosse commence à s’ébranler lorsque poussée au premier rang, Mlle Godard essaie de dire les deux couplets de son compliment… mais pas une parole ne peut sortir de sa gorge. Elle tend tout de même son bouquet à la reine, mais celle-ci, commence en avoir assez et refuse ce présent, prétextant que les fleurs et leur odeur lui portent à la tête.

Enfin le cortège part, maire, échevins, principaux officiers de la milice bourgeoise suivit de Mlle Godard avec son bouquet dans la main, regagnent la maison commune, y rapportant les clefs.

« En mémoire de la reine et comme monument des bontés et de l’accueil dont elle a bien honorer le corps de ville » nos édiles accrochent la couronne qui surmontait le bouquet au « plancher de l’hôtel commun » entre deux lustres. Quant au bouquet (un tantinet défraichi), il est remis à Mlle Godard « en signe de reconnaissance » d’en avoir été la présentatrice.

Et c’est ainsi que Marie-Antoinette reçut en l’an de grâce 1782, l’hommage burlesque de ses fidèles sujets dans sa bonne ville de Meaux.

Gageons qu’aujourd’hui, avec notre sens de l’organisation, une telle scène ne pourrait plus se reproduire lors de la réception d’un haut personnage de la République…

Source : Arch. Comm.

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 21:16

Du 2 juillet au 18 septembre, a lieu au Pavillon Henri IV, l’exposition « Du lait au fromage », organisée par la Ville de Nogent sur Seine, en collaboration avec l’association Art Populaire sans frontière et le musée du fromage de Chaource.

Dans le cadre de cette exposition thématique, les 3 et 4 septembre, une dégustation de fromage a été organisée par les Confréries du Brie de Melun et les Compagnons du Brie de Meaux.

Photo de famille

Photo de famile avec le maire de Nogent

De nombreux Nogentais sont  venus déguster une lichette de Brie de Meaux et de ‘M’lun’ après avoir admiré les différentes vitrines et mises en scène de la traite à la fabrication du beurre et du fromage évoquant ces pratiques agricoles anciennes.

En fin de journée sur le parvis du Pavillon Henri IV, un chapitre exceptionnel permis l’intronisation de deux conseillers municipaux.

éloge Melun

L'éloge de la future Ambassadrice

Renée, conseillère municipale, adjoint au maire pour les sports, présidente de l’association ‘fleurissement  de la ville’ et fromagère fut intronisée Ambassadrice du Brie de Melun.

éloge Mx

L'éloge du futur chevalier

Ludovic, attaché culturel de la ville de Nogent sur Seine, amateur de fromages au lait cru, chevalier du Saulte-bouchon Champenois ce qui tombe bien car le Champagne se déguste très agréablement avec un Brie de Meaux à été accueilli dans notre Confrérie du Brie de Meaux avec le grade de Chevalier.

Nvx chevalier

Le nouveau Chevalier du Brie de Meaux

Au cours de cette exposition une animation eu lieu les 6 et 7 août, avec la  Chèvrerie de Nesle-la Repote, et à l’occasion des journées du Patrimoine le 17 septembre après-midi c’est le Syndicat de défense du fromage de Chaource qui fera connaître et déguster ce fromage ‘entre Champagne et Bourgogne’.

Le Chaource

Connu depuis le XIVème siècle, il a acquis sa notoriété au cours du XIXème siècle. Devenu AOC le 19 août 1970 (Décret du 29 décembre 1986), AOP depuis le 21 juin 1996, ce fromage était déjà apprécié  par Marguerite de Bourgogne qui l’exigeait à sa table…

Chaource

Fromage au lait de vache entier à pâte molle et à croûte fleurie, tient son nom du village de Chaource dans l’Aube.

L’aire de production formée par un triangle aux confins de l’Aube et de l’Yonne, dont le centre est Chaource intègre dans ses limites, Sens, Tonnerre et Troyes.

Quatre entreprises collectent annuellement auprès des 85 exploitations les 20 millions de litres de lait nécessaire pour fabriquer les 2.500 tonnes (dont 15% au lait cru) de Chaource.

La fabrication est effectuée par 3 producteurs fermiers, un artisan, trois industriels et deux fromagers-affineurs.

Obtenu par la coagulation à dominante lactique, d’une durée minimum de douze heures, le caillé est versé dans des moules percés permettant un égouttage spontané et lent.

Leur fabrication nécessite de deux à quatre litres de lait selon la taille du moule : petit format pour un fromage de 250 grammes minimum, un grand moule pour un fromage de 450 grammes minimum.

Démoulé au bout de trois jours, le Chaource est ensuite salé (au sel sec),  séché et affiné pendant une période d’au moins quatorze jours.

Pendant l’affinage, il va se revêtir progressivement d’une croûte blanchâtre (due au Penicillium candidum), riche et régulière à légère pigmentation rougeâtre.

Sa pâte devient onctueuse, souple sans mollesse et dégage une légère odeur de champignons et de crème.

A ce stade il doit contenir au minimum 40% de matière sèche et au moins 50% de matière grasse.

Voici notre fromage prêt à être dégusté accompagné (avec modération) d’un des vins régionaux, Rosé des Riceys ou  Chablis.

On comprend pourquoi Philippe le Bel, de passage à Chaource se l’ai fait présenter !

Source: Syndicat de défense du fromage de Chaource

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 20:17

tchiot

On connaît les produits AOC/AOP, les fromages fermiers, industriels, etc … mais il existe également des produits artisanaux.

Ces produits, confectionnés, élaborés, fabriqués par des passionnés méritent d’être connus, c’est la raison de cette nouvelle rubrique dans le blog : Nos Régions ont du talent, classée dans la catégorie ‘Région’.

 

Dans le coin des fromages au lait cru, il était perdu au milieu des Maroilles, Boulettes d’Avesnes , entre Langres et Pont-l’Evêque.

Son Tyrosème (étiquette)  attira ma curiosité : ‘T’CHIOT BILOUTE’.

Pas de doute c’est un fromage du Nord, le film ‘les Ch’tis’ est passé par là... Pas si sur, car Alexandre Gravez, dans sa ferme  ‘du Pont des Loups’ à Saint Aubin 59440, confectionne des fromages depuis 1991.

Ce petit  fromage rond de 170 grammes, 29% de MG, enrobé de chapelure lui donne la couleur brique  de la région.

Affiné à la bière  ce fromage fermier, plein de saveur et de douceur est un délice pour le palais.

Accompagné d’une bière blonde de la région (avec modération), ce T’CHIOT BILOUTE’ est à consommer (sans modération) tellement il est bon.

‘Sors le de l’frigo 2 heures avant de l’met dans t’bouc c’est toudis meilleur’.

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 21:52

Mairie GC’est en 1112 qu’apparaît pour la première forme écrite du village : Varedæ.

En 1771 on compte 25 feux et en 1787 : 339 feux (1 feu équivaut à 4 à 5 personnes)

En 1789, Varreddes fait partie de l’élection et de la généralité de Paris tout en suivant la coutume de Meaux.

L’église paroissiale sous l’invocation de St Arnoul appartient au diocèse de Meaux.

En 1828, le village compte 1300 habitants.

L’hospice fondé en 1238 pour le secours des pauvres à domicile est encore desservi par des sœurs de la charité que Bossuet avait fait installer en 1692. Ces sœurs tiennent également une école de filles.

A cette époque, le territoire de la commune est en terres labourables et en vignes, la plupart des Varreddois cultivent le chanvre.

En 1876 la commune de 800 ha, compte 340 maisons et 1028 habitants.

En 1900 la cité a un bureau de poste avec télégramme, elle dépend de la perception de Penchard. Varreddes compte 918 âmes pour 288 électeurs. Il n’y a pas de ferme dans le village, car c’est un pays de petite culture qui compte 12.000 parcelles sur une étendue de 800 ha. Chaque cultivateur possède, un, deux ou trois chevaux.

En 1930, notre village compte 742 habitants dont 233 électeurs, 12 abonnés au téléphone et 8 cultivateurs.

Les ‘ravetons’savent s’amuser : de 1806 à 1900, tous les 20 janvier, les archers fêtent St Sébastien, leur St patron.

Varreddes ayant  quelques vignes, jusqu’en 1840, le 22 janvier on fêtait la St Vincent, le St patron des vignerons. Les vignerons accrochaient des raisins à la statue du saint.

Les feux de la St Jean ont été allumés jusqu’en 1900.

La fête communale avait lieu tous les ans à l’Ascension, mais il est noté dans l’annuaire de Seine et Marne de 1890, que deux fêtes patronales : St Arnoul le 18 juillet  et l’Ascension.

Le 1er mai, on plante au milieu du village un arbre (un mai), décoré d’une couronne de fleur, autour duquel toute la population vient danser.

Un privilège pour les ‘Ravetons’, à la fête du village voisin, Etrépilly, ils avaient pratiquement l’exclusivité de faire danser les filles du pays.

Le mardi gras était une  fête très importante à l’époque, où tous les jeunes et moins  jeunes se retrouvaient masqués.

Les masques empruntaient un âne et sa voiture sur laquelle ils faisaient des crêpes. Derrière la voiture se formait un cortège au son d’un charivari de tambours, clochettes, grelots, instruments de musique, casseroles et couvercles de lessiveuses. Cet escorte se rendait à Meaux et tout au long du chemin, surtout aux carrefours, les déguisés offraient leurs crêpes et faisaient danser les femmes.

Malgré ces réjouissances, les Ravetons respectaient le plus scrupuleusement possible l’ordonnance royale du 6 novembre 1720, qui interdisait le port d’armes et de bâtons aux travestis, de même il était interdit le port du masque après la chute du jour.

Cette ordonnance était toujours en application en 1836.

Il était également interdit pour les personnes travesties d’insulter les passants, de s’introduire de force dans les maisons ou chez les commerçants et … les autres personnes déguisées.

Un arrêté préfectoral de 1853 interdit la circulation sur la voie publique de tout individu masqué ou travesti le mercredi des cendres après 8h du matin, ainsi que de promener ce jour des mannequins avant de les bruler.

Sources: archives munic. bibliothèque munic.

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 22:13

biere

Photo abbaye Mont des Cats

 Si, le brie de Meaux, Onctueux, Crémeux, Savoureux est délicieux avec un Givry,  vigoureux, Joyeux, Capiteux, en tartine briarde accompagné de la première bière trappiste de France, c’est un régal.

Et oui, le 9 juin dernier, les frères trappistes de l’abbaye du Mont des Cats, dans le Nord (59), ont présenté la première bière trappiste Française.

Pour les moines de cette abbaye, la fabrication de la bière n’est pas une nouveauté. Depuis 1848, ils brassaient pour leur consommation une bière brune forte et savoureuse. Au cours de la première guerre mondiale, en 1918, suite à un bombardement ils durent arrêter le brassage.

Cocorico pour cette première trappiste Française ?... Pas tout à fait tout de même. Car si elle répond bien aux critères des bières trappistes :

-           brassée à l'intérieur des murs d’une abbaye trappiste.

-           brassée et commercialisée par les moines trappistes ou sous leur contrôle.

-          Une partie des bénéfices affectés à la subsistance des moines et à l’entretien du site de l’abbaye ; le reste versé à des œuvres caritatives de la communauté monastique.

Cette trappiste, huitième du nom, et qui porte le nom de l’abbaye est brassée chez leurs confrères de Scourmont à Chimay, juste derrière la frontière avec la Flandre occidentale. Ce qui fait dire à nos amis Belges, une fois, que cette bière n’est pas une bière trappiste mais une bière d’abbaye.

De couleur ambrée et titrant 7,6% c’est une bière originale, sèche et très désaltérante.

Jef Van den Steen, zythologue (l'œnologue version bière), auteur de deux livres sur les moines et leur bière, la décrit ainsi: « Au nez, il y a du jambon de Bayonne, puis suit une touche de caramel et très vite, le houblon arrive… Verdict : C'est une bière trappiste comme il n'y en avait pas avant ».

Elle n’a pas encore reçue l’appellation « Authentic Trappist Product » de l’Association Internationale Trappiste (AIT).

Alors, bière trappiste où bière d’abbaye ? Peut importe, elle est délicieuse, et puis… Dieu reconnaitra les siens !

TrappistA ce jour, de part le monde seul Sept bières trappistes portent le logo « Authentic Trappist Product » :

Six  Belge : Achel, Chimay,  Orval, Rochefort, Westvleteren et Westmalle, une  Hollandaise : la Trappe.

L’attribution de ce label requiert un examen préalable des conditions de production, de commercialisation, de communication et de bonne gestion par des auditeurs de l’Association Internationale Trappiste (AIT).

Il est attribué pour une durée de cinq ans, et renouvelable pour une même durée après un nouvel examen de la part de l’AIT.

Quant aux frères de l’abbaye de Mont des Cats, ils produisent  également deux fromages : ‘le Mont des Cats’, fromage  à pâte pressée non cuite (genre Port-Salut) appelé également  ‘la Boule du Cats’ et le ‘Flamay’, fromage à pâte mi-cuite.

Jusqu’en janvier 2010, il y avait une boulangerie fabriquant un pain-gâteau de petite taille : le ‘craquelin’, un pain brioché aux perles de sucre délicatement réparties à l’intérieur de sa pâte, spécialité de la région Belgique-Nord de la France. Ce pain-gâteau se déclinait en plusieurs  présentations.

Site de l’abbaye : www.abbaye-montdescats.com .

  

Tartine briarde :

Ingrédients  (pour 1 personne) :

1 tranche de pain de campagne, 100g de Brie avec sa croûte, Un demi-oignon râpé, 5 à 10cl de bière ou de cidre.

Malaxer le fromage de Brie avec l’oignon râpé et mouillé au cidre.

Etaler la pâte sur la tranche de pain de campagne légèrement grillée.

Après avoir saupoudré  d’un peu de noix muscade râpée, mettre la tranche au four jusqu’à ce que le fromage cloque.

Variante :

Ouvrez une baguette de pain de tradition en deux, étaler une lichette de brie, recouvrez la lichette de lardons, puis passez au four environ 4 à 5 minutes.tartine brie

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 16:06

Le brie de Meaux, 2ème fromage AOC à pâte molle le plus vendu en 2010, avec une production de 6 475 tonnes.

Cave ComtéCave d'affinage de Comté (Fort St Antoine 25)

L’INAO (Institue National de l’Origine et de la Qualité) et le CNAOL (Conseil National des Appellations d’Origine Laitières), ont publier les chiffes clés 2010 des produits laitiers AOC, 6 pages de lectures fortes instructives :

57% des ménages  français déclarent consommer des produits AOC, avec 39%, les fromages arrivent en tête, juste devant les vins (38%)

En 2010, les volumes commercialisés des produits laitiers AOC s’élevaient à 222 991 tonnes (+1,6%) ; 186 473 tonnes pour les fromages AOC  (- 0,5%); 32 428 tonnes pour les beurres AOC  (+ 15,1%) et 4010 tonnes pour la crème AOC (+ 3%).

73% des volumes sont au lait cru, 8 % sont des fabrications fermières réalisées par environ 1350 producteurs fermiers.

Petit rappel :

49 produits laitiers sont reconnus AOC en France. 46 fromages dont 29 sont fabriqués avec du lait de vache, 14 avec du lait de chèvres et 3 avec celui des brebis.

2 beurres (Charentes-Poitou et Isigny) ; une crème (Isigny).

Le brie de Meaux se porte bien avec une production de 6 475 tonnes.

Quelques chiffres  intéressant sur les volumes commercialisés en AOC  en 2010:

Dans ce document il est employé en permanence le terme AOC et non AOP, les auteurs ont fait le choix (heureux) de prendre en compte les AOC qui n’ont pas encore été enregistrées en AOP.

Fromages AOC au lait de vache : 158 459 tonnes

Pâte molle : 36 274 t (Munster 7 403 t, Brie de Meaux 6 475 t)

Pâte Pressée Cuite : 56 089 t (Comté 47 670 t, Beaufort 4 800 t)

Pâte Pressée  Non Cuite : 53 205 t (Reblochon 15 133 t, Cantal 14 161 t, St Nectaire 13 072 t)

Pâte Persillée : 12 891 t (Bleu d’Auvergne 5 780 t, Fourme d’Ambert 5 332 t)

Fromages AOC au lait de chèvre : 6 333 tonnes

Sainte Maure de Touraine 1 320 t, Rocamadour 1 043 t

Fromages AOC au lait de brebis : 21 681 tonnes

Roquefort 17 819 t, Ossau-Iraty 3 337 t

Beurres AOC : 32 428 tonnes

Charentes-Poitou 27 678 t, Isigny 4 750 t

Crème AOC : 4 010 tonnes  (Isigny)

Un dessert sans fromage est une belle a qui il manque un œil (Brillat-Savarin ) : le paragraphe sur la perception du fromage par les Français est plein d’enseignements.

Les premières raisons d’achat d’un produit AOC avancées par les consommateurs sont l’origine géographique identifiée (55%), le goût plus prononcé (51%), le mode de fabrication artisanal (43%), la sécurité (39%) et le rôle positif sur le maintien des petites exploitations (33%) sont aussi avancés (Credoc CAF, 2010)

En résumé, les fromages AOC présentent des atouts essentiels : ancrage territorial et régional, valeur « plaisir » pour le consommateur, convivialité, perception d’authenticité et de naturalité, un produit de qualité, et… Sans la participation de l’odorat, il n’y a point de dégustation complète. Brillat-Savarin

Si vous souhaitez lire l’article complet:

http://www.inao.gouv.fr/repository/editeur/pdf/produits_laituiers/Stat_AOC_2010.pdf

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 21:00

champ de chanvre

 Champ de chanvre route de Lizy

 Au XIXe siècle, beaucoup d'habitants de Varreddes cultivent le chanvre. Ils devaient d’ailleurs le cultiver bien avant puisque le chanvre était déjà connu des Gaulois. Ils le nomment ‘reburnos’, qui serait à l’origine du mot  burnou : vêtement souple.

En Brie,  chanvre était du genre féminin : la chanvre.

Début mai, à la houe le paysan trace un sillon. La terre plombée par le fer de la houe présente une surface unie sur laquelle les graines tombent toutes à une égale profondeur.

Il ‘lève’ rapidement début juin. Les premières pousses, surnommées ‘menottes’ (elles ont l’allure de petites mains), sortent de terre.

Avec peu d’entretien, trois mois plus tard le chanvre atteint de trois à cinq mètres de haut.

Chanvre (3)

Les pieds sont de sexes séparés (plante dioïque), d'où le nom de canna bis.

Les pieds mâles, matures avant les pieds femelles, produisent des nuages de pollen qui fécondent les pieds femelles qui produiront des graines : le chènevis.

Deuxième quinzaine d’août, la récolte peut commencer lorsque la couleur des tiges devient  jaunâtre.   Les tiges femelles étaient tirées.

Une fois coupé, trié de ses graines, le chanvre était lié par des brins de seigle ou de roseaux torsadés pour former des "poignées".

Mais avant de pouvoir être tissé, le chanvre doit subir toute une préparation.

La première est le ‘rouisssage’. Une fois les poignées réalisées, couchées sur du seigle et chargées de pierres, le paysan  les met dans l’eau d’un ru ou d’une marre pour que les fibres se détachent. Après quelques jours, le chanvre est retiré de l’eau et mis en ‘tourettes’, puis disposé sur le sol pour le séchage, ce qui lui permet de devenir léger comme la paille.

La seconde est le ‘broyage’ : on le broye sous la « braie » et on le peigne au ‘seran’ qui sépare ce qui peut être filé au rouet et l'étoupe qui ne pourra pas l’être.

Nouée en poupées blondes (queue de chanvre),  la filasse ira garnir les quenouilles des fileuses, qui, au ‘touron’,  vont tresser des fils réguliers que les tisserands croiseront en une toile (presque) inusable.

Au XVIIIe siècle, ce travail préliminaire du chanvre était effectué à la main par les agriculteurs durant les veillées. C’était avant tout les femmes qui filaient.

Il faut différencier cette production familiale de l'activité des tisserands. La filasse livrée permettait la réalisation de draps, torchons, vêtements, cordage de marine,…

Bon nombre d'entre eux recevaient le fil d'un marchand-lissier qui récupérait ensuite la toile de chanvre pour la vendre en France et à l'étranger, ramenant en échange épices ou produits divers.

Aujourd’hui toutes ses opérations sont mécanisées.

Rien n’est perdu dans le chanvre, il donne ses fibres (issue de la partie périphérique de la tige) pour faire des étoffes, ses graines (le chènevis) pour l’huile, pour nourrir les oiseaux ou amorces pour la pêche, et ses sommités florales pour le hachich (résine issue du chanvre femelle).

Chanvre (2)

La tige centrale, dépourvue de son écorce (la chènevotte) sert à la fabrication de litières absorbantes pour animaux et également comme matériau isolant en construction. Au potager, séchée et concassée, elle constitue un ‘mulch’ qui bloque les limaces.

Au XXe siècle, la culture du chanvre fut délaissée, mais depuis deux, trois ans des essais de culture  reprennent.

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 21:02

Lorsque Louis XVI, le soir du 24 juin 1791, entre par la grand-cour pavée de l’évêché de Meaux, en franchissant la double porte à grille, place de la cathédrale, a-t-il eu le temps d’admirer la splendeur du lieu ?

Cet ensemble, posterie, cathédrale, palais épiscopal avec son jardin, vieux chapitre forme la magnifique Cité épiscopale de Meaux, cœur de la vieille ville.

Sur la gauche, les bâtiments du XVIIème siècle  de l’ancienne posterie ou conciergerie abri des carrosses d’autrefois.

Le Palais Episcopal

Rampe

Rampe d'accès Palais episcopal coté sud

Face à la grille, la façade sud de l’ancien Palais épiscopal, s’ouvre sur cette cour, et curiosité architecturale, il n’y a pas d’escalier dans ce bâtiment, c’est une pente en briques qui relie les  étages. Construite sous Guillaume Briçonnet (évêque de Meaux de 1516-1528), elle permettait aux mulets chargés de blé et de la dîme de monter jusqu’au grenier.

Cité Episcopale

Façade Nord palais épiscopale vue du jardin Bossuet

La façade nord de ce palais s’ouvre sur le jardin des évêques. Au rez-de-chaussée de ce bâtiment,  deux grandes salles voutées du XIIème siècle sont dissimulées par la façade, exécutée  sous l’épiscopat de Dominique Seguier (1639-1659) et prolongée par une petite aile du XVIème  à parements de briques et arcades.

Le jardin des évêques, appelé aujourd’hui jardin Bossuet. Entre la cathédrale et vestiges des remparts gallo-romains, ce jardin composé de quatre parterres bordés de buis est entouré d’un mail de tilleuls, lui donnant la forme d’une mitre épiscopale.

Le bord du rempart est longé par une allée d’ifs formant un tunnel frais et obscur.

Jardin Bossuet

Jardin Bossuet vue de la tour de la cathédrale

Au fond du jardin, un escalier mème à un petit jardin situé au dessus des remparts. Dans ce jardin se trouve  une maisonnette, appelée aujourd’hui pavillon Bossuet,  construite par l’évêque Dominique de Ligny.

Cabinet Bossuet

Pavillon Bossuet au dessus des remparts

Elle servit de refuge à ‘ Bossuet’ qui pouvait s’isoler, méditer et écrire.

Le Vieux Chapitre

Dans la cour, au fond à droite se trouve le Vieux chapitre, symbole du pouvoir qu’exerçait l’autorité ecclésiastique sur la ville au Moyen-âge.

Vieux Chapitre

Vieux Chapitre

Flanquée de quatre tours, cette forteresse, élevée sur quatre niveaux, avait avant tout pour vocation d’accueillir l’ensemble du chapitre cathédral, réunion d’ecclésiastiques qui en plus des missions liées aux offices religieux, suivait le conseil de l’évêque de Meaux et avait un certain pouvoir de gestion dans la cité.

La grande salle de réunion est accessible par un escalier extérieur couvert datant du XVème siècle. Au rez-de-chaussée accessible par une grande porte située sous l’escalier, elle servait de grange aux dimes et redevances d’impôts en nature, relevés par le chapitre.

Passerelle

Passerelle

C’est à l’occasion de sa restauration entre 1930 et 1935, que fut réalisée une passerelle couverte en bois reliant le vieux chapitre à la cathédrale.

La cathédrale

Cath vue jardin

La Cathédrale vue depuis le dessus des remparts

La construction de la Cathédrale gothique commence en 1175, 13 ans après Notre Dame de Paris et la Basilique Saint Denis et se prolonge jusqu’au début du XVI siècle. Les retards dans sa construction sont dus à la Guerre de Cent ans et à ses conséquences.

Maitre Gauthier de Varinfroy qui travaillait sur le chantier de la cathédrale d’Évreux, se voit confier par l'Evêque Pierre de Cuisy, la réalisation du chœur de la cathédrale.

De style gothique rayonnant, il fut érigé entre 1253 et 1278.

Ce contrat, conservé dans les archives, mentionne un salaire de 10 livres par an. (1 livre = 20 sous, et 1 sou = 12 deniers)

Contrat du maître d'œuvre Gauthier de Varinfroy pour la cathédrale de Meaux (1253)

L'évêque, le doyen et le chapitre de Meaux adressent à tous ceux qui liront cette lettre une salutation dans le Seigneur. Nous annonçons que nous avons confié au maître Gautier de Varinfroy du diocèse de Meaux l'exécution de l'œuvre du chantier de notre église sous les conditions suivantes : il doit recevoir dix livres chaque année, aussi longtemps que nous-mêmes, nos successeurs et ledit chapitre le laisseront travailler sur le dit chantier. S'il devait advenir qu'il tombât longuement et continuellement malade au point de ne plus pouvoir travailler, il ne doit pas recevoir lesdites dix livres. Il doit aussi recevoir trois sous par jour de travail sur le chantier, ou lorsqu'il est envoyé pour des services rendus au chantier ; de même, il ne pourra accepter aucun travail en dehors du diocèse sans notre permission. De plus, il recevra le bois du chantier inutilisable pour ce dernier ; il n'aura pas le droit de se rendre sur le chantier d'Evreux ou sur un autre chantier en dehors de Meaux ou d'y rester plus de deux mois sans la permission du chapitre de Meaux. Il sera tenu d'habiter dans la ville de Meaux et il a juré qu'il travaillera fidèlement sur le chantier ci-dessus nommé et restera fidèle au chantier.

Établi en l'année de Notre Seigneur 1253, au mois d'octobre

(Cité par Peter Kurmann dans Les Bâtisseurs de cathédrales gothiques, exposition et catalogue sous la direction de Roland Recht, Strasbourg, 1989.)

 Gauthier, tout à l'honneur de cette tâche, associe son fils Rémy à ses activités,  afin qu’il apprenne les métiers du bâtiment. Son père l’envoie à la carrière de Meaux. Rémy participe aux travaux d'extraction avec les saisonniers, assure l'intendance et doit garantir la régularité de l'approvisionnement du chantier en pierres. L’évêque lui verse une petite rente annuelle afin qu'il subvienne à ses besoins et puisse remplir ses obligations de service.

Avec cette longue période, tous les styles gothiques, depuis les origines jusqu’au flamboyant sont représentés.

Nous aurons l’occasion de détailler cette magnifique basilique cathédrale Saint Etienne où l’Aigle de Meaux, Jacques Bénigne Bossuet repose dans le chœur de la Cathédrale.

 

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