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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 14:28

 

L’inauguration de la gare de Meaux eu lieu officiellement le 2 septembre 1849 par Louis-Napoléon Bonaparte.

Dès le mois de mars 1839, la Municipalité de Meaux est sollicitée pour donner son avis sur les projets de tracé de la ligne de chemin de fer, Paris – Strasbourg.

L’arrivée du train devant améliorer les relations avec Paris, les autorités municipales font tout pour obtenir un tracé avantageux permettant aux trains de faire halte à Meaux.

Le choix du tracé de la ligne passant par Meaux est décidé le 23 juillet 1844 et le 20 mai 1849, la première Stephenson s’arrête à Meaux.

Le 1erjuillet 1849, un premier train tracté par la locomotive no 55 « Ville de Meaux » circule pour vérifier la ligne ; l'ouverture au service de la gare de Meaux par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Strasbourg a lieu le 5 juillet  lors de la mise en service commerciale de la section de ligne allant de la gare de Paris-Est à la gare de Meaux (elle intègrera ensuite le réseau de la compagnie des chemins de fer de l'Est).

La section de Meaux à Épernay est mise en service le 21 août 1893 et l'inauguration de la gare de prévue initialement avant cette ouverture est finalement repoussée au 2 septembre 1849 lors de l’inauguration officielle de la ligne Paris-Meaux-Epernay. 

Comme toutes les  gares de la ligne, elle est construite par l'État, mais pour accélérer les travaux (et faire quelques économies), un bâtiment provisoire en bois et construit pour les voyageurs.

A 8 h 30 le 2 septembre 1849, Louis-Napoléon Bonaparte embarque gare de Paris-Est à destination d’Epernay pour l’inauguration officielle.

Toutes les gares sont pavoisées et regroupent un nombreux public sur les quais, seuls quelques arrêts sont prévus avant Épernay, dont un en gare de Meaux. 

Une foule nombreuse attend l'arrivée du train présidentiel ainsi que les autorités locales  M. Paulze d'Ivoy, (sous-préfet,) M. Damoreau, (maire de la ville), sont présentent sur le quai pour accueillir le premier président de la République Française

 Une salve de 21 coups de canons est tirée par la garde nationale pendant que le cortège quitte la gare pour la cathédrale Saint-Étienne où Le prince président est accueilli par Monseigneur Auguste Allou, évêque de Meaux. 

Après la messe, le cortège retourne en gare. Une seconde salve de 21 coups de canon est tirée par l'artillerie… Le train peut repartir en direction d’Epernay !!

 

Le 28 novembre 1890, est inauguré la nouvelle gare voyageurs de style néo-classique.

Le chemin de fer bouleverse les habitudes, en quelques années le trafic passager cesse sur les voies fluviales et celui des marchandises décline considérablement.

 

Entre fin 1910 et 1938, la gare de Meaux a été desservie par le Tramway de Meaux à Dammartin (à voie métrique),  quand aux trains de marchandises ils disposaient de deux gares distinctes : Meaux-Localpour le trafic local de la ligne et  Meaux-Transitpour le transbordement vers les wagons à voie normale. 

 

Jusqu'en début de l'année 1958, la section Meaux-Local - Saint-Soupplets a fonctionné comme embranchement de la Sucrerie de Meaux-Villenoy.

 

Depuis la nationalisation,  Meaux est une gare SNCF desservie aujourd’hui par les trains du réseau Transilien Paris-Est (ligne P).

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17 août 2019 6 17 /08 /août /2019 15:59

15 aout 1944, le  débarquement de Provence

Troisième débarquement après ceux de Sicile et de Normandie, le Débarquement de Provence, le 15 août 1944 où 400 000 soldats y ont pris part est moins connu que le D-Day en Normandie. 

Ce débarquement revêt pourtant une importance stratégique et symbolique pour la France.

Le débarquement de Provence a été évoqué une première fois à la conférence de Casablanca (14-24 janvier 1943), par les chefs alliés Rooseveltet Churchill.

Winston Churchill était contre ce débarquement, plaidant pour un débarquement dans les Balkans afin d’ arriver à Berlin avant les Soviétiques... Mais le président américain avait imposé son choix de deux débarquements simultanés en France, en Normandie (l'opération Overlord)et en Provence l’opération Anvil (enclume en anglais),)… faute de moyens, il été décalé de quelques semaines.

Churchill s'oppose notamment à de Gaulle, qui menace de retirer les divisions françaises du front italien. Les objectifs étaient de libérer Toulon, Marseille puis de remonter le Rhône jusqu'à effectuer la jonction avec les forces de l'opération Overlord débarquées en Normandie.

En choisissant de rebaptiser l'opération Anvil-Dragoon, (en anglais dragooned !) le Premier ministre Anglais a voulu signifier qu'on l'a contraint, à cette opération 

L'opération Dragoon incluait un atterrissage de planeurs (opération Dove) et un faux débarquement dans le Nord de l'Italie (opération Span).

Pour les armées alliées le but d’Anvil-Dragoon et de prendre l'Allemagne en tenaille. 

Dragoon, co-dirigée par les Américains par le général Alexander Patch ( VIIe Arme américaine) et les Français par le général de Lattre de Tassigny , avec pour objectif de libérer les ports de Toulon (Var) et de Marseille (Bouches-du-Rhône), cruciaux pour organiser le ravitaillement des troupes et la reconquête totale de l'Hexagone. 

Le 14 août au soir, Radio Londres diffuse 12 messages codés pour la Résistance annonçant l'imminence du déploiement, dont les plus connus : « Nancy a le torticolis », « Gaby va se coucher dans l’herbe », « le chasseur est affalé ». Les résistants font sauter les vies de communication pour éviter tout repli de l’occupant.

Minuit passé, les premières bombes sont lâchées et des milliers de soldats sont parachutés dans l'arrière-pays varois, tandis que le reste des forces accostent entre Toulon et Cannes (Alpes-Maritimes). 

L’assaut naval à lieu sur les côtes varoises entre Toulon et Cannes, mobilisant 1370 navires pour le débarquement, 880 navires anglo-américains, 34 français et 115000 hommes.

Fréjus (Var) tombe le 16 août, Draguignan (Var) dans la foulée. Il faudra une petite semaine pour récupérer Toulon aux Allemands, tout comme Marseille, avant que les forces alliées ne remontent en suivant la Rhône pour finalement retrouver les régiments d'Overlord en Bourgogne.

L'assaut a été si rapide que les Allemands ont eu à peine le temps de réagir et le 19 août ils reçoivent l'ordre de se replier, (à l'exception des garnisons de Toulon et Marseille qui ont ordre de résister coûte que coûte).

Les Français peuvent se féliciter d'avoir atteint leurs objectifs 13 jours après le débarquement (le commandement allié avait planifié 40 jours !).

Dès le lendemain, le 29 août, le général de Monsabert, catholique fervent, fait célébrer un Te Deumdevant la basilique de Notre-Dame de la Garde et salue la Viergeen ces termes : « C'est elle qui a tout fait ! ».

Quant à De Lattre, il télégraphie au général de Gaulle un message plus prosaïque : « Aujourd'hui J+13, dans le secteur de mon armée, il ne reste plus un Allemand autre que mort ou captif. »

De Lattre, avec son armée va poursuivre sa marche triomphale vers le Rhin. 

Rebaptisée 1ère Armée françaisele 1er septembre 1944, elle va au fil de son avancée accueillir dans ses rangs des combattants FFI et doubler ses effectifs jusqu'à atteindre 400 000 hommes.

 Grâce à cette participation de l'armée française à la libération du continent, le général de Lattre ratifiera au nom de son pays la capitulation de l'Allemagne, le 8 mai 1945, à Berlin.

Dans le même temps, les soldats indigènes vont pour la plupart rentrer chez eux. L'Armée d'Afriquesera dès lors oubliée...

Ce débarquement revêt une importance pour la France, car elle a été très largement partie prenante. En juin, seuls 177 hommes du commando Kieffer avaient foulé les plages de Normandie. 

Sur les quelque 400 000 soldats participant à l'offensive provençale, environ 250 000 sont sous les couleurs de la France, dont une grande partie d'Algériens, Marocains, Tunisiens, ou Sénégalais.

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5 août 2019 1 05 /08 /août /2019 14:44

Il faut la trouver… On découvre la Chapelle St Jacques, frairie* détachée, de la paroisse de Sarzeau sur la route Trevenaste – La Pointe St Jacques.

Le bâtiment se rapproche du néo-roman et l’on peut lire sur le fronton ouest surmonté d’un clocheton à arcade, 1742.

Ste Anne, protectrice de la Bretagne

A l’extérieur, à droite du portail, une statue de sainte Anne, protectrice des bretons, avec à sa base des inscriptions en latin : « Potius mori quam foedari », devise d’Anne de Bretagne (Plutôt mourir que la souillure).

A gauche du portail, sur la pelouse : une pierre tombale avec les inscriptions Martianne Ynizano Bernugat décédée en 1727. Elle était la tante de l’écrivain Alain René Lesage.

Deux indices montrent l’empreinte des templiers : A  l’arrière, un chevet de forme orthogonale surmonté d’un d’une croix tréflée.

Le portail est ouvert… Une impression de sérénité nous imprègne en entrant dans cette chapelle, dédiée à l’apôtre Jacques le Majeur.

Derrière l’autel, un magnifique triptyque à faux volets (il ne se referme pas), signé du peintre Gouézou (1821-1880), d’origine briochine, est daté de 1861.

Au centre le Christ ressuscité, s’élève dans une lumière divine. Ceci serait partiellement copié de la Transfiguration de Raphaël, tandis qu’au sol, les soldats réveillés sont issus d’un tableau de Hans von Aachen, peintre du XVIe siècle.

Sur le panneau de gauche, une Vierge à l’enfant et sur le panneau de droite l’Archange St Michel, Chevalier avec son étendard, terrassant le dragon, avec une inscription en latin de St Jean sur la partie centrale : « Je suis la résurrection et la vie, qui croit en moi vivra éternellement ».

En hauteur au dessus des portes de la sacristie, deux statues, qui pourraient être à gauche l’Archange St Raphaël, à droite St Pierre ?

Classique dans la région, on remarque 3 ex-voto :

Un grand voilier de 1930.

Un trois-mâts carrés, bateau de commerce, offert en 1900

Un langoustier offert par une famille de Trévenaste.

Deux vitraux, éclairent le chœur:

Coté nord, il représente l’apparition de la Vierge Marie à Ste Bernadette.

Coté sud, il représente St Vincent Ferrier, moine dominicain de l’ordre des Prieurs, né en 12350 près de Valence (Espagne) et décédé en 1419 à Vannes où il repose dans la cathédrale.

Au sol, parmi les pavés de couleur masqués par les bancs, de curieux motifs noirs (l’obscurité) et blancs (la lumière), symbolique des templiers.

Si vous passez par-là, franchissez le seuil de cette chapelle et laissez-vous pénétrer par l’atmosphère de mystère et aussi de recueillement...

Sources : documents dans la chapelle et de Claude Ansel.

 

*Frairie : subdivision de paroisse, apparue au Moyen Âge, et qui a survécu jusqu’à la Révolution. Les frairies n’existant que par endroits dans le Royaume de France, mais étaient très fréquents dans le Duché de Bretagne.

 

 

 

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25 juillet 2019 4 25 /07 /juillet /2019 17:33
Panneau d'accueil

Superbe ballade dans Vannes à la découverte des jardins éphémères.

C’est la 5e édition  que Vannes, 1ère ville en France à proposer ces jardins, offre une  flânerie végétale dans le cœur historique de la ville.

Outillage et Plantes

De juin à novembre 27 sites comme lieu d’expressionun message en faveur de la biodiversité et de l’importance de la nature en ville.

Parmi les 27 sites, c’est cour Château Gaillard que je découvre le ‘jardin antidote’

Cette petite parcelle de terre fournit un élément d’équilibre et d’harmonie entre l’homme et la nature.

Elle nourrit autant qu’elle se nourrit d’une main de jardinier respectueuse et ancestrale.
 

Angélique

L’œuvre vu par les créateurs :

Au départ, l’envie de parler d’un jardin que chacun de nous connaît ou s’imagine : celui de notre grand mère.
Un jardin simple et ordonné, potager fleuri, fournissant de savoureux fruits et légumes au fil des saisons, mais aussi les aromates qui relèveront les plats et marqueront durablement notre mémoire gustative.
 Puis, en creusant cette piste, il nous a semblé évident que ce jardin « rural » abordait d’autres facettes, tout aussi essentielles : 

Sureau noir

 - La question de la biodiversité, si l’on s’inspire de tous les remèdes et astuces que nos aïeux se transmettaient pour garder leurs potagers en bonne santé de façon naturelle, sans engrais ni pesticides chimiques (association de plantes « utiles », bouillies d’orties, engrais des animaux, paillage contre les mauvaises herbes, etc)

 - En cela, leur connaissance des plantes : celles qui soulagent et qui soignent, celles aux vertus relaxantes ou digestives, celles qui éloignent les parasites ou au contraire attirent et nourrissent insectes « utiles » à la terre et à la pollinisation.

Brunelle

- Ces pistes nous ont amené à élargir le jardin de nos grand-mères au JARDIN ANTIDOTE à beaucoup de maux de notre époque.

- antidote à la morosité, jardiner serait bon pour le moral

- antidote aux maux du corps, avec les recettes de grand mère pour se soigner de façon naturelle et douce.

Digitale; Menthe fraiche; Oeilet d'Inde; Pavot


- antidote à l’appauvrissement du paysage agricole et urbain, en abritant des espaces diversifiés, dans lesquels toute la chaîne animale et végétale trouve sa place.

- antidote à l’extinction des abeilles mais également à tous les insectes nécessaires à la vie de nos prairies : pollinisateurs, insectes nourriciers, fertiliseurs.

- et plus largement, antidote à la pollution de l’air et au réchauffement climatique, puisque les plantes captent le CO2 !

 Autant de bénéfices qui nous font réfléchir et observer différemment nos jardins…

Pissenlit

 LES VÉGÉTAUX

•    Odorantes : pois de senteur, rose, lavande, œillet, chèvrefeuille.

•    Rustiques et ornementales : marguerite, arum, rose trémière.

•    Pollinifères : bleuet, cosmos, Julienne des Dames, Coque Lourde.

•    « Utiles » : capucine, souci.

•    Aromatiques : thym, ail, persil, basilic, menthe, estragon, cerfeuil.

•    Médicinales : verveine, millepertuis, camomille, marjolaine, valériane, mauve, digitale.

•    Culinaires : angélique (confiserie), pissenlit (salade).

LES MATÉRIAUX

Matériaux: Canisses en bambou et paille, osier, toile de coton

Canisses en bambou et paille.

Bordure du carré potager en osier tressé. 

Tentures originales illustrées à la main sur toile de coton.

 

Une balade végétale au cœur de la ville à la découverte de jardins contemporains, classiques, modernes ou décalés, concept repris aujourd’hui par d’autres villes. 

Sources : Ville de Vannes

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16 juillet 2019 2 16 /07 /juillet /2019 14:27
Ecusson de la mission Apollo XI

 

20 Juillet 1969, 15 h 17 min 42 s, « Houston, ici la base de la Tranquillité... L’Aigle a atterri »,  c'est ainsi que Neil Armstrong annonce que le module Lunaire(LEM) vient d'alunir.

Environ six heures plus tard à 21 h 56 min 15 s, heure américaine (3h 56 min 15 s, heure française, l’astronaute américain pose son pied gauche le sol lunaire et déclame la phrase qui fait le tour du monde : « C'est un petit pas pour l'homme, un bond de géant pour l'humanité. ».

Niel Armstrong Michael Collins Buz Aldrin

L’envol

Nous sommes le 16 juillet 1969, vers 5 h 30 du matin.  Neil Armstrong, Michael Collins et Buzz Aldrin, l'équipage d'Apollo 11 s'installe dans le module de commande, installé au dessus de Saturn V, un monstre  de 111 m de haut, pesant 2900 t au décollage avec ses 95 moteurs, partagés entre les 3 étages, avaleront 3,6 millions de litres de carburant.

Il a fallu pas moins de 56 wagons réservoirs de carburant pour satisfaire ses besoins au décollage. Les trois étages de la fusée ont été remplis par 107 camions d’Oxygène liquide et par 27 camions de kérosène raffiné. Au total la fusée aura brûlé 81 000 litres de carburant  et 13 200 litres d’oxygène en 2 minutes 30 secondes

9h32 (heure locale), dans un bruit assourdissant de plus de 136 db (le public est à 6km de la tour de lancement et reçoit tout de même 126 db dans les oreilles).

Tout tremble, la terre comme les astronautes et en 12 secondes le lanceur quitte la tour de lancement, arrosée par 190 000 litres d’eau à la minute.

La puissance atteinte par la fusée est de 150 millions de chevaux, les moteurs développant une de 3400 tonnes et propulsent la fusée à travers l’atmosphère.

La flamme engendrée par les moteurs est de 50 mètres (5 fois la longueur de la fusée).

Au bout de 2 minutes et 12 secondes à environ 62 km d’altitude, le 1erétage de la fusée est éjectée (il retombe dans l’eau).

Le moteur S2, propulse le lanceur à 24 000 km/h, l’emmenant à 185 km d’altitude où le 2èmeétage est à son tour séparé du lanceur et rejoint la Terre.

Le vaisseau est hors de l’atmosphère, les astronautes sont dans l’espace.

La mise à feu du 3èmeétage propulse la fusée à la vitesse de 5,8 km/s, puis après 2 ou 3 orbites permettant à l’équipage de vérifier certains paramètres, le moteur J2 est rallumé, la fusée atteint ainsi environ 40 200 km/h (11,2 km à la seconde) (Concorde : 658m/s !!).

La fusée et son équipage se dirigent droit sur la lune, moins de 3 heures après le décollage.

Le 19 Juillet, "Apollo XI" avec son équipage  est satellisé autour de la Lune. Les astronautes en profitent  pour effectuer une vérification approfondie de toutes les installations techniques.

Le 20 Juillet, séparation du module d'exploration lunaire (LEM) "Eagle"  du module de commande (CSM), emportant Armstrong et Aldrin vers leur objectif, la Lune, Collins restant seul aux commandes d' Apollo XI en orbite autour de la Lune, en attendant le retour de ses coéquipiers.

Le LEM

L’alunissage :

A 1300 m au-dessus de la Lune, un voyant jaune s’allume, une alarme se fait entendre : l’ordinateur de  bord signale qu’il est surchargé, Houston confirme la poursuite de la mission.

A 100 m, Neil Armstrong, signal que ‘l’alarme 12-0-1’ (toujours dépassement des capacités de l’ordinateur), Steve Bales depuis le salle de commandement de Houston, donne le feu vert pour continuer.

Le LEM à 400 m au-dessus de la surface lunaire, entre en phase finale automatique de l’alunissage. Les deux astronautes observant le sol par les hublots, s’aperçoivent qu’ils ne sont pas au dessus de l’endroit prévu pour se poser.

L’endroit est particulièrement austère, des rochers, des cratères… et plus que 90 secondes de carburant. 

Houston  leur indique qu’il leur reste 60 secondes de carburant, passé ce délai ils devront se séparer de la partie inférieure du LEM et remonter en orbite lunaire afin de rejoindre le module de commande.

Armstrong s'empare du contrôleur manuel, aperçoit un champ de pierres plus espacées, et avec un sang-froid inouï, malgré qu’un voyant orange lui indique qu’il est sur la réserve, il continue à descendre très lentement, car il est trop tard pour annuler la mission : le temps de séparer les deux étages du LEM, il se seront écrasés au sol.

La lumière bleue temps attendue s’allume sur le tableau de bord,  Buzz Aldrin peut enfin confirmer le contact d’un pied du LEM avec le sol lunaire : ‘Contact light !’… Ouf !, car  selon des calculs effectués ultérieurement, il ne restait plus que 12 secondes de carburant. 

La caméra fixée sur une jambe du LEM, permet à 600 millions de personnes de suivre cet événement historique en direct à la télévision (seuls les Chinois et les Russes ne l'ont pas retransmis). 

Le 1er pas de l'homme sur la Lune

Pendant que Michael Collins, dans le module de commande Apollo, à 100 km d'altitude tournicote en orbite autour de la Lune, Aldrin  foule la surface de l'astre gris  quelques instants après Niel Armstrong :   « C'est beau, beau, beau... Une magnifique désolation », lâche-t-il, subjugué. 

Pas le temps de contempler le paysage lunaire, Armstrong et Aldrin sont sur le sol de la Lune pour travailler. 

Pendant les 151 minutes qu’ils seront sur la Lune il faut installer un sismomètre, positionner un réflecteur laser pour calculer avec précision la distance Terre-Lune, mettre en place un système de collecte des particules portées par les vents solaires…

Le LEM sur la Lune

Et planter la bannière étoilée maintenue déployée grâce à un cadre en fil métallique (il ne flotte pas car il n'y a pas d'air), sans oublier les 21 kg d'échantillons de roches lunaires à rapporter (380 kg au cours des 6 missions lunaires américaines).

 

Le retour

21 juillet, à 12 h 11 min 13 s, heure américaine, l'Aigle quitte la surface lunaire laissant derrière lui un drapeau US en nylon ainsi qu'une plaque d'acier  inaltérable sur laquelle de futurs "touristes lunaires" pourront lire : "C'est ici que des êtres humains de la planète Terre posèrent pour la première fois le pied sur la Lune, en 1969 après J-C. Nous sommes venus en paix pour toute l'Humanité. Neil A. Armstrong, astronaute, Edwin E. Aldrin, astronaute, Michael Collins, astronaute, Richard Nixon, Président des Etats-Unis d'Amérique". 

Le LEM rejoint le module de commande en orbite à 16 h 35 (La partie basse du module lunaire qui a servi à poser l'engin est restée sur la lune). 

Les trois astronautes, peuvent une dernière fois admirer un clair de Terre rappelant à l'humanité entière que la Planète bleue est bien minuscule dans le cosmos. Et aussi bien fragile...

Retour à la maison, mais avant il va falloir quitter l’espace et traverser l’atmosphère pour retrouver la Terre. Et ce n’est pas gagné car la marge d’erreur de l’angle d’entrer dans l’atmosphère n’est que de 2°.

Si l’angle est trop direct, le vaisseau se désintègre.

Si l’angle est trop aigu, le vaisseau rebondi sur l’atmosphère et repart dans l’espace.

Ouf !!! les ingénieurs ont bien calculés, le vaisseau traverse l’atmosphère à la vitesse de 40 000 km/h, l’échauffement extérieur sur le Module de Commande  atteint plus de 3000° pour une température d’environ 30° dans la capsule.

La capsule au retour

24 juillet 1969 : 11 h 51, dans l’océan Atlantique à quelques kilomètres d'Hawaii, l’équipage est récupéré par la marine américaine.

Par peur d'éventuels germes dangereux rapportés de la Lune, les 3 hommes portent une combinaison biologique grise et rouge, ils vont passer une quinzaine de jours en quarantaine dans un caisson spécial.

Le 12 août 1969, ils sortent enfin de leur caisson, et sont accueillis  comme des héros dans les villes américaines.

L'objectif de Jonh Kennedy ‘un Américain sur la Lune avant la fin de la décennie’ est atteint, malheureusement assassiné à Dallas en novembre 1963, il  n’assistera pas à ce triomphe spatial.

 

Source (une partie) : À la Conquête de la Lune, par Jacques Villain, éd. Larousse.

 

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12 juillet 2019 5 12 /07 /juillet /2019 09:52

 

Wernher Von Braun devant le moteur de la fusée Saturn V

Afin de pouvoir emmener un équipage sur la Lune, la NASA, développe la fusée Saturn. 

L'agence spatiale américaine Nasa a été fondée en 1958 pour fédérer les efforts de recherche spatiale américains. Wernher Von Braun directeur du centre de vol spatial Marshall de l'agence (HuntsvilleAlabama), prend en charge la conception de la fusée géante Saturn V.

Défi sans précédent sur le plan technique et de l'organisation : mettre au point une fusée dont la grandeur fait apparaître des problèmes jamais rencontrés, ainsi que 2 nouveaux moteurs aussi bien par leur puissance  (F1), que par leur technologie (J-2), sans compter la date fixée par le président Kennedy pour le premier alunissage.

Bref, la NASA n’a que 8 ans pour développer ce lanceur.

Pour développer, tester et lancer la fusée Saturn V, la NASA crée de nouvelles installations adaptées à la dimension du projet :

  • Le Centre de vol spatial Marshall, situé près de Huntsville dans l'Alabama. Il emploiera jusqu'à 20 000 personnes.
  • Le Centre spatial Kennedy (KSC), situé sur l'île Meritt en Floride, site d'où sont lancées les fusées du programme Apollo. Le centre effectue la qualification de la fusée assemblée, contrôle les opérations sur la fusée jusqu'à son décollage. Il employait en 1965 environ 20 000 personnes. Au cœur du centre spatial, le complexe de lancement comporte 2 aires de lancement et un immense bâtiment d'assemblage, le VAB (haut de 140 mètres), dans lequel plusieurs fusées Saturn V peuvent être préparées en parallèle. 

Jusqu'en 2011, le complexe sera utilisé pour lancer la navette spatiale américaine.

 

Caractéristiques principales de Saturn V

La fusée est composée de 3 étages (S-IC, lS-II et S-IVB) et 11 moteurs fusées.

Tuyères 1er étage Saturn V

Le 1erétage (S-IC) estconstruit par la société Boeingau centre d’assemblage Michoud, (Nouvelle-Orléans) où plus tard seront construits les réservoirs externes de la navette spatiale

Le premier étage, 40 mètres de haut, 10 mètres de diamètre pèse 2 300 tonnes, la presque totalité du poids du S-IC provient du carburant (2 000 tonnes au décollage). 

Les 5 moteurs fusées (F-1) ayant une poussée de 3 500 tonnes propulsent la fusée pendant environ les 65 premiers kilomètres de décollage, consomment 15 tonnes de carburant par seconde.

2ème étage de Saturn V

Le deuxième étage (S-II)construit par North American Aviationen Californie, utilise de l’oxygène et de l’hydrogène liquides. 

Composé de 5 moteurs-fusée J-2,  excepté le moteur central, ils sont inclinables pour naviguer dans l'espace. Ils présentent une disposition des moteurs similaires au premier étage. 

25 mètres de haut, 10 m de diamètre pour 480 900 kg, le deuxième étage fait avancer Saturn V dans les hautes couches de l’atmosphère

 

3ème étage de Saturn V

 (S-IVB), troisième étageest fabriqué par la société Douglas Aircraften Californie.

Cet étage est utilisé deux fois au cours d’une mission lunaire :

  • une première fois pour la mise en orbite après la séparation du deuxième étage, 
  • une seconde fois pour la manœuvre de l’injection dit "translunaire ". 

Le troisième étage, 17,5 m de haut, 6,5 m de diamètre pour un poids de 120 tonnes est équipé d’un   moteur-fusée J-2.

Au total Saturn V pèse 3 038 tonnes, mesure 110,6 mètres de haut. 

Son premier vol eut lieu le 9 novembre 1967et a été utilisé sans aucun échec entre 1967 (Apollo 4) et 1973 (Skylab 1).

Les misions accomplies avec Saturn V

Ecussons des missions Apollo

Missions sans équipage

  • Apollo 4 (9 novembre 1967), premier essai en vol de la fusée Saturn V. C’est un succès complet.
  • Apollo 6 (4 avril 1968) est une répétition plus complète d'Apollo 4. 
Module de service

Missions avec un équipage

  • Apollo 1(27 janvier 1967)

Mission : Vol d’essai, contrôle du vaisseau Apollo

Ce vaisseau n’a pas volé, l’équipage est décédé dans le vaisseau pendant un exercice de compte à rebours, suite à un incendie. Il est populairement appel » Apollo 1.

Equipage : Ed White – Gus Grissom – Roger Chaffe.

  • Apollo 7 (11-12 octobre 1968- 147h – 163 orbites)

Mission : Apollo 7 fut la première mission habitée du programme Apollo et la première mission à diffuser des images pour la télévision.

Equipage : Wally Schirra – Don – Eisele – Water Cunningham.

  • Apollo 8(21-27 décembre 1968). 

             La mission Apollo 8 est le second vol habité à quitter l’orbite terrestre. 

Equipage : Franck Borman – James Lovell – William Ander.

  • Apollo 9(3-13 mars 1969- 10j - 241 h). 

                  Premier essai en vol avec les équipements prévus pour une mission lunaire : fusée Saturn V, module lunaire et le vaisseau Apollo. 

             Equipage : James McDivitt – Russel Schweickart – David Scott.

  • Apollo 10(18-26 mai 1969 – 192 h)). 

             La NASA envisage que cette mission soit celle du premier alunissage. 

                  Les Soviétiques n'ayant pas l'air d'avancer dans leur programme ‘habité sur la Lune’, la NASA décide d'une dernière mission de test des vaisseaux.

Equipage : Gene German – Tom Stafford – John Young.


Missions habitées sur la Lune

  • Apollo 11(16-24 juillet 1969 – 8 jours – 195h 18 mn)

Le 20 juillet 1969, les astronautes Neil Armstrong et Buzz Aldrin, après leur alunissage dans la mer de la Tranquillité deviennent les premiers hommes à marcher sur la Lune.

Equipage :Neil Armstrong - Buzz Aldrin – Mike Collins (resté dans le module de commande)

  • Apollo 12(14–24 novembre 1969 – 10 jours – 244h 36 mn)

30 secondes après son décollage, la fusée Saturn V est frappée par la foudre. Le module lunaire fait un alunissage dans l'Océan des Tempêtes à environ 200 mètres de la sonde spatiale Surveyor 3.

Equipage : Charles Conrad – Alen Bean – Richard Gordon.

  • Apollo 13(11-17  avril 1970 – 142h 54 mn)

Mission interrompue à la suite de l'explosion d'un réservoir d'oxygène liquide durant le passage de la Terre à la Lune. La trajectoire de transit Terre-Lune avait été calculée pour qu’en absence de manœuvre, le CSM puisse revenir vers la Terre après avoir fait le tour de la Lune. L’équipage a donc pu revenir sur terre.

Equipage : Jim Lovell – Jack Swigert – Fred Heise.

  • Apollo 14(31 janvier - 9 février 1971 – 9 jours – 216h 1mn).

L'équipage n'arrive pas à amarrer le module CSM au module lunaire après 5 tentatives, Apollo 14 atterrit dans la région accidentée de Fra Mauro (objectif initial d'Apollo 13).

Equipage : Alan Shepard – Stuart Roosa – Edgar Mitchell.

  • Apollo 15(26 juillet -  août 1971 – 12 jours – 295h 11 mn)

Première mission à emporter un module lunaire. L’optimisation du lanceur Saturn V,  à permis d’augmenter la charge embarquée et d'allonger le séjour sur la Lune de 35 heures à 67 heures.

                  Equipage : Dave Scott – Jim Irwin – Al worden.

 

  • Apollo 16(16- 7 avril 1972 – 11 jours – 265h 51mn)

Première mission à se poser sur les hauts plateaux lunaires.

                  Equipage : John Young – Charlie Duke – Tom Mtingly.

  • Apollo 17(7-19 décembre 1972 – 12 j – 301h 52mn)

Dernière mission sur la Lune. L'astronaute Eugene Cerman et son compagnon Harrison Schmitt, un géologue civil américain, (seul astronaute scientifique du programme Apollo à avoir volé), sont les derniers hommes à avoir marché sur la Lune.

Equipage : Eugene Cerman – Harrison Schmitt – Ron Evans.

Au total, 12 hommes ont marché sur la Lune… et tant pis pour les irréductibles qui ne croient pas que Neil Armstrong et Buzz Aldrin ont marché sur la Lune.

(Sources et photos: Site Nasa- voyages.fr- Wikipedia)

 

 

 

 

 

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6 juillet 2019 6 06 /07 /juillet /2019 18:19

Dans quelques jours, 17 ans après Tintin (On a marché sur la lune - original en 1952 et 1èrepublication en 1954), on fêtera les 50 ans des premiers pas de l’homme sur la lune.

Pour en arriver jusque là il aura fallu relever de nombreux défis.

L’odyssée de l’espace commence en Allemagne pendant la 2èmeguerre mondiale avec les fusées V1 et V2 et après la fin du conflit avec la guerre froide entre les USA et l’URSS. La conquête de l’espace devient un enjeu politique.

Le 4 octobre 1957 les russes envoient le 1ersatellite artificiel autour de la Terre : ‘Spoutnik’ et ils récidivent le 12 avril 1961 avec le 1ervol orbital habité.

Youri Gagarine est le 1erêtre humain à être satellisé.

Les américains n’apprécient pas la plaisanterie… disons le, ils sont vexés.

John Kennedy

John Kennedy le 25 mai 1961 annonce devant le Congrès le lancement du programme Apollo, devant amener des astronautes américains sur la lune avant la fin de la décennie. 

Il décide donc de conquérir la lune… Et pour cela le président mettra le paquet : Il débloque d’énormes crédits, Les fonds donnés à la NASA vont passer de 500 millions de dollars (en 1960), à 5,2 milliards de dollars (en 1965) sur douze ans, près de 30 milliards de dollars (120 milliards de dollars d'aujourd'hui) seront investis dans cette aventure.

En réalité, c'est à partir de 1957, que la conquête de la lune commence. Alors que Spoutnik n'a pas encore été lancé, Wernher von Braunqui développe pour le compte de l'armée propose d'utiliser le lanceur Jupiter-C, variante plus puissante du V2. 
Le président Eisenhower, (principal acteur du débarquement des forces alliées de 1945), refuse catégoriquement que le concepteur des sinistres V2 puisse être associé au programme civil spatial des USA… Mais 
Spoutnik et Youri Gagarine vont lui faire changer d’avis, d’autant plus que l'Amérique subit un bel échec  lors de la première tentative de satellisation.

Eisenhower est contraint de revenir sur sa décision et Werner von Braun devient un héros national, le 31 janvier 1958, après le lancement réussi du premier satellite américain : Explorer 1.  

Le programme Mercury (1961-1963)  va permettre à l'Amérique de redresser la tête : 

Le 5 mai 1961, Alan Shepard s'envole à bord d’une fusée Mercury-Redstone 3, pour un premier vol suborbital (3 semaines après le vol de Youri Gagarine).

Fusée Mercury-Redstone3

Le 20 février 1962, John Glenn devient, à bord de Mercury-Atlas 6, le premier américain à être satellisé autour de la terre… L’honneur est sauvé.

Pendant ce temps là, les Russes ne restent pas inactifs. Ils semblent bien avec le vol de la première femme  cosmonaute Valentina Terechkova 16 juin 1963) et la première sortie dans l'espace d'Alexis Leonov (18 mars 1965), être les mieux placés pour atteindre la lune avant les USA. 

Mais, l'Amérique, grâce au programme Gemini (1965-1968), progresse.  

Fusée Gemini

Le  23 mars 1965, Gemini 3, premier vol habité du nouveau programme, s'envole avec à bord, Gus Grissom et John Young. 

Ces nouvelles capsules spatiales, possèdent d'appréciables capacités de pilotage préfigurent les prochaines capsules du projet Apollo.  

Les dix vols habités Gemini permettent à l'Amérique de maîtriser toutes les techniques indispensables à un alunissage. 

L'Amérique a comblé son retard, la course vers la lune s'intensifie avec le programme APOLLO (1968-1972).

Dès 1959, les études sont lancées à l'agence spatiale américaine, sur la manière de poser un engin habité sur la Lune. Trois scénarios principaux se dégagent :

  • L'envoi direct d'un vaisseau sur la Lune (Direct Ascent) : une fusée de forte puissance envoie le vaisseau complet ; celui-ci atterrit sur la Lune, puis en décolle avant de retourner sur la Terre.
  • Le rendez-vous orbital autour de la Terre (EOR pour "Earth-Orbit Rendez-vous") : pour limiter les risques, les composants du vaisseau sont envoyés en orbite terrestre par plusieurs fusées moins puissantes.

Les différents éléments seront assemblés en orbite, en utilisant une station spatiale comme base. Le déroulement du vol du vaisseau, par la suite, est similaire à celui du premier scénario.

  • Le rendez-vous en orbite lunaire (LOR pour "Lunar Orbital Rendez-vous") : une seule fusée, mais le vaisseau spatial comporte deux sous-ensembles qui se séparent une fois que l'orbite lunaire est atteinte.

Un module dit " lunaire " se pose sur la Lune avec 2 des 3 astronautes et en redécolle pour ramener les astronautes jusqu'au module dit " de commande ", resté en orbite autour de la Lune, qui prend en charge le retour des astronautes vers la Terre. 

Cette solution permet d'économiser du poids par rapport aux deux autres scénarios, et permet de concevoir un vaisseau destiné à sa mission lunaire.

Le 7 novembre 1962, les responsables de la NASA, font le choix du 2èmescénario : le LOR qui a l’avantage du gain sur le poids à placer en orbite

 

La route de la lune est ouverte… mais pour emmener le matériel et les astronautes il faut une fusée puissance, très puissance.

Pour ce faire, la NASA va développer dans les années 60, une super fusée : Saturn V.

Nous en parlerons dans le prochain article.

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28 juin 2019 5 28 /06 /juin /2019 17:22
Mire 819 Lignes

Le journal télévisé, le plus vieux programme encore diffusé à la télévision française fête cette année ses 70 ans.

La grand-messe, comme il était coutume de le désigner, a pourtant débuté dans l'anonymat le plus complet. 

Avant de parler de la naissance du journal télévisé, petit retour en arrière sur les débuts de la télévision.

En 1880, Maurice Leblanc ose les principes de la télévision telle que nous la connassons encore aujourd’hui.

En 1884, Paul Nipkow (ingénieur allemand), avec son disque présente le premier système de balayage rapide.

L’invention du tube cathodique en 1887 par Karl Ferdinand Braun sera déterminante dans le développement des téléviseurs. 

Le 26 janvier 1926, l’écossais John Logie Baird, effectue à Londres la première transmission publique de télévision en direct (télévision à système mécanique sans tube cathodique, baptisé Télévisor).

Mais c’est l’américain d’origine  russe Vladimir Zworykin qui la même année, présente son kinescope où l’écran du tube cathodique devient  le fameux ‘petit écran’ … de télévision.

Dès 1936, La télévision anglaise (BBC) présente un journal télévisé.

Il faut attendre 1940 pour que la NBC (National Broadcasting Company) aux USA diffuse son tout premier bulletin d'information à l'écran.

En France en revanche, l'avenir de la télévision est jugé trop incertain pour se lancer dans l'aventure du journal télévisé. 

En France

14 avril 1931 : René Barthélemy réalise la première transmission d'une image (définition 30 lignes) de Montrouge à Malakoff et l’année suivante un programme expérimental en noir et blanc (définition : 60 lignes) d'une heure par semaine, « Paris Télévision »est mis en place.

Henri de France (futur inventeur du procédé SECAM –télévision couleur) fonde la Compagnie générale de télévision (CGT) fin  1931. (Un de mes meilleurs formateurs professionnels avec Paul Duru).

Le 26 avril 1935, a lieu depuis le studio du 103 rue de Grenelle, la première émission officielle française de télévision : une séquence de 20 minutes durant laquelle la comédienne Béatrice Bretty déclame un texte relatant sa récente tournée en Italie. 

Radio-PTT Vision, 1ère chaîne de télévision régulière française, est née.

La tour Eiffel sert d’antenne émettrice avec une puissance de 10 kW à partir de novembre 1935.

Pendant la guerre la télévision française passe sous le commandement des allemands qui créent la chaîne Fernsehsender Paris (à partir du 7 mai 1943 elle diffuse des émissions pour distraire les soldats du Reich dans les hôpitaux).

Après la Libération, le 23 mars 1945 est créé la Radiodiffusion française (RTF).

P. Dumayet - J. Sallebert - P. Sabbagh - G. De Caunes - P. Tchernia

Des débuts difficiles : En 1949, Vital Gayman, directeur du journal parlé de Paris-Inter à la RTF, décide la création d'un journal télévisé.

Il confie le projet à Pierre Sabbagh, à lui de constituer une équipe. 

A cette époque la radio est toute puissante, peu de journalistes de la radio sont disposés à perdre leur audience  et leur notoriété pour tenter l'aventure télévisuelle. Il en est de même des journalistes de la presse écrite qui méprisent la télévision, vue, après la radio, comme une nouvelle concurrente.

Pierre Sabbagh rencontre donc quelques difficultés pour constituer son équipe mais trois hommes de radio acceptent de relever le défi : 

Jacques Sallebert, reporter à la radio, 

Georges de Caunes, ancien présentateur de Paris-Actualitéssur Paris-Inter et 

Pierre Dumayet, journaliste littéraire intègre à l'équipe Pierre Tchernia, jeune diplômé de l'Institut des Hautes Études Cinématographiques (IDHEC).

Les premiers sujets se font de façon archaïque, il n'y a pas de présentateur, les sujets sont annoncés à l'aide d'un carton filmé en direct.

Le premier journal télévisé : Le premier journal télévisé est diffusé le 29 juin 1949 à 21 heures pendant 15 minutes, pour environ 3000 téléspectateurs (soit moins de 1% des foyers ; 24000 postes sont recensés en 1952, 683200 en 1975) et une redevance sur les récepteurs (postes) de télévision est fixée !!. 

Pour Pierre Sabbagh, il n'y a que deux façons de rendre le journal attractif : une voix et un commentaire capables de capter l'attention du téléspectateur des images spectaculaires.

C'est donc dans une montgolfière, que Pierre Sabbagh et Michel Wakhevitchferont le tout premier reportage du journal télévisé.

Peu après le décollage la nacelle perd de l'altitude, heurte une ligne à haute tension, le ballon s’écrase dans un champ et s'enflamme. L'équipe parvient tout de même à tout mettre dans la boite… L’événement restera dans les annales ! 

Dès novembre 1949, le journal télévisé du soir est rediffusé dans une version raccourcie le lendemain à 12 h 30. Avec la mise en service de l'émetteur 819 lignes de la tour Eiffel le 15 novembre, le journal télévisé passe à quatre éditions par jour. Comme il est impossible d'enregistrer une émission en direct, chaque édition du midi et du soir réalisée pour l'émetteur 441 lignes doit être refaite également en direct pour l'émetteur 819 lignes. 

En 1951, le journal télévisé du soir est déplacé à 20 h 30,  le service des reportages de la télévision est doté d'un car de reportage permettant d'établir les premiers directs en extérieur.

En 1957, l’horaire du journal est fixé à 20h et commence toujours par ‘Mesdames, messieursbonsoir’ phrase qui n’a pratiquement pas changé depuis le début.

La RTF devient l’ORTF en 1964.

 

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18 juin 2019 2 18 /06 /juin /2019 16:56

Au matin du 6 juin 1919, son corps est découvert sans vie, les pots de médicaments vides ne laissent aucun doute. Son biographe, le Dr Jean-Jacques Schneider avance une hypothèse :

Nicole se savait atteinte d’un cancer incurable, après avoir assisté tant et tant de mourants pendant la Grande Guerre, elle aurait préféré, en médecin, abréger ses propres souffrances.

Qui est cette Nicole ?

Nicole Girard-Manginfut la seule femme médecin-major de l’armée française engagée dans la Première Guerre Mondiale. 

Portrait d’une femme exceptionnelle.

Elle nait à Paris le 11 octobre 1878.

En 1896, à 18 ans, elle obtint une licence en sciences naturelles et commence des études de médecine. Admise à l’externat des hôpitaux de Paris en 1899,  elle interrompt ses études pour se marier avec André Girard et travailler avec son mari à l’exploitation du champagne.

En 1903, après son divorce  elle reprend ses études de médecine et présente en 1906 sa thèse sur les poisons cancéreux.

Remarqué sur la prophylaxie antituberculeuse, elle devint une référence dans son domaine, la tuberculose et les maladies pulmonaires.

En 1914 à 36 ans, le Dr Nicole Girard-Mangin, prend la direction du Dispensaire anti-tuberculeux du Professeur Robin à l’hôpital Baujon, tout en enseignant à la Sorbonne.

1914, la Grande Guerre éclate. 

Nicole Girard-Mangin figurant sur des listes comme médecin de l’Assistance publique et comme membre du Comité de Secours aux blessés militaires, les autorités militaires lui envoient un ordre de mobilisation, sans remarquer le prénom « Nicole » derrière le titre de Docteur. 

C’est donc par erreur que Nicole fut mobilisée et envoyé à Bourbonne-les-Bains.

L’accueil et tout son parcours de médecin militaire ne fut pas un long fleuve tranquille aux cotés de ses collègues, la misogynie jouant à fond.

Elle écrit à sa famille : « … Arrivée à Bourbonne-les-Bains, le médecin chef me reçoit avec ahurissement et méfiance : “ Une femme ! On m’envoie une femme et on m’annonce un homme! ” », « … « J’avais demandé le renfort d’un médecin auxiliaire, pas d’une midinette ».

« … Je présente mes diplômes de médecine : « Vous m’en voyez désolée, mais je suis affectée dans votre établissement et je me sens parfaitement apte à remplir les fonctions qui m’incombent. »

« … Partout, j’étais accueillie comme vous savez. Puis, après quelque temps, nous apprenions à nous connaître. On me faisait des excuses, on admettait que j’étais capable de quelque chose ».

L’armée française ne possédant pas d’uniformes pour les femmes médecin militaire, on lui en un créer un sur le modèle britannique. 

Elle écrit : « Il est fort probable que peu d’années, que dis-je, peu de mois après notre victoire, j’aurai un sourire amusé pour mon accoutrement singulier. (…) Ce sera du reste injuste et ridicule.

Je dois à ma casquette d’avoir gardé une coiffure correcte, même en dormant sur des brancards; d’avoir tenu des heures sur un siège étroit sans gêner le conducteur. 

Je dois à mes multiples poches d’avoir toujours possédé les objets de première nécessité, un couteau, un gobelet, un peigne, de la ficelle, un briquet, une lampe électrique, du sucre et du chocolat. (…)

Enfin, je dois à mes caducées et mes brisques le prestige qu’il m’a fallu parfois auprès des ignorants et des sots »

Mobilisée dans la région de Verdun durant l’hiver 1914-1915, le médecin lui interdit l’entrée des salles puis l’affecte dans des baraquements bombardés.

Elle y reste pendant toute « l’épopée de Verdun », soignant les non-transportables et les 168  typhiques. Lors d’une évacuation, au volant d’une ambulance elle est blessée au visage.

Malgré ses nombreux heurts avec l'administration militaire, (lorsqu’elle réalise à qui elle a affaire, l’armée prétend la rémunérer comme une simple infirmière).

Ses compétences, son efficacité, lui valent, en décembre 1916 d’être nommée médecin-capitaine.

Dans un courrier à sa famille elle note :

Mon ordre était rédigé en ces termes : « Le docteur Girard Mangin sera affecté en qualité de médecin traitant et recevra les allocations en argent et en nature d’une infirmière titulaire mobilisée à la région de Verdun ».

A la même date on lui confie la direction de l’hôpital-école Edith Cavell à Paris, (Edith Cavell était une infirmière belge fusillée par les Allemands. (On en reparlera en octobre). 

Après la guerre

À la fin de la guerre elle poursuit son travail au sein de l’hôpital-école Edith Cavell. 

Investie au sein du mouvement féministe L’Union des femmes françaises, elle donne des conférences sur le rôle des femmes pendant la guerre, assiste également aux réunions de la Croix-Rouge consacrées à la lutte contre la tuberculose, et joue un rôle actif dans la création de la Ligue nationale contre le cancer.

En juin 1919, à l’âge de 41 ans, elle est retrouvée morte à son domicile à Paris. 

Nicole Girard-Mangin repose au cimetière du Père-Lachaise, sans avoir reçu la moindre citation ni décoration.

Reconnaissance

Il faudra attendre un siècle pour qu’enfin la reconnaissance arrive.

En mars 2015, la Poste lui consacre un timbre et en septembre 2018  la Ville de Paris une allée : L'allée Nicole Girard-Mangin (située sur le terre-plein central du boulevard de Ménilmontant, en face du passage de la Folie-Regnault et se termine au numéro 67 du boulevard de Ménilmontant).

En 2019, deux écoles de la fonction publique choisissent le nom Nicole Girard-Mangin comme nom de promotion: 

La promotion 2018-2019 des IRA de Metz et la 58e promotion des élèves fonctionnaires directrices et directeurs d'hôpital de l'École des hautes études en santé publique (EHESP) eu égard à son rôle primordial pour la santé et la cause des femmes.

Qu’aurait-il fallu qu’elle fasse de plus pour que son nom soit attribué à une rue ?

 

 

 

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13 juin 2019 4 13 /06 /juin /2019 15:11

Au soir du 6 juin 1944, tous les objectifs fixés par l'état-major, n'ont pas été atteints (en particulier la prise de Caen, confiée à Montgomery, mais les Alliés ont finalement réussi à établir cinq têtes de pont sur une centaine de kilomètres le long du littoral normand.

L’implantation est solide, ils peuvent mettre en place toute la logistique indispensable pour une offensive de longue haleine.

Préparé pendant deux ans le débarquement de Normandie a donné lieu à une mobilisation industrielle et technologique sans précédent :

Hobarts

Les navires de transport de troupes n’étant pas conçus pour accoster sur les plages, il a été prévu de débarquer les soldats à marée basse grâce à des 'barges d'assaut' spéciales.

Ces «Higgins Boats» construites à La Nouvelle-Orléans par l'industriel Andrew Jackson Higgins, s'ouvrant à l'avant  libéreraient 36 hommes de troupe en tout juste 19 secondes !!

Il a fallu également concevoir des tanks amphibies avec hélices et enveloppe étanche.

Ces «Hobart's Funnies» du général Hobart, ont permis aux soldats d'ouvrir le passage sur les plages d'Utah, Gold, Junoet Sword. 

Malheureusement à Omaha, sous l'effet des vagues, 27 des 29 chars amphibies ont coulé et leur absence a mis en difficulté le débarquement.

Pour  faire suivre le matériel et le ravitaillement indispensables à la poursuite de l'offensive, une fois les têtes de pont assurées, Winston Churchill a imaginé avec l'amiral Mountbatten un port artificiel.

C'est ainsi qu'en face du village d’Arromanches-les-Bains, près de Gold, plusieurs dizaines de vieux navires surnommés 'gooseberries' (indésirablesen français) ont été coulés dès le 6 juin pour constituer une digue de fortune. 

Plus au large, des radeaux métalliques appelés ‘bombardons’ ont constitué des brise-lames flottants.

Dans les jours suivants, la digue a été renforcée par des caissons en béton de 7 000 tonnes, les « Mulberry Harbours ».

Ces caissons préfabriqués sur les bords de la Tamise, puis remorqués jusqu'en Normandie pour être mis en eau et coulés devant la plage, pouvaient atteindre 65 mètres de long !

Pour l'accostage des navires à l'intérieur du port artificiel ainsi créé, on aménagea des pontons flottants avec des flotteurs coulissants le long de piliers ancrés au fond de l'eau (Ce principe innovant a été repris plus tard par les compagnies pétrolières pour l'aménagement des plates-formes offshore).

Les pontons étaient reliés à la plage par des passerelles métalliques posées sur des barges, permettant aux Alliés de débarquer en 10 jours 557 000 hommes, 81 000 véhicules et 186 000 tonnes de matériels divers.

La Résistance française en sabotant plusieurs centaines de voies ferrées, bloquant l'arrivée de renforts allemands fut d’une aide précieuse. Ainsi à la fin juillet, pas moins de 1 500 000 hommes ont débarqué.

À la fin août, deux millions d'hommes, 438 000 véhicules et trois millions de tonnes de matériels avaient déjà débarqué sur le sol français.

Général Bradley

Dès le 7 juin, les Américains du général Bradley font leur jonction à Isigny, entre Utah et Omaha. 

Du fait de l’échec des troupes peu motivées de Montgomery qui n’arrivent pas à prendre Caen dans la journée (il s'y était engagé), les Alliés vont piétiner pendant plusieurs jours sur une tête de pont profonde d'à peine une dizaine de kilomètres.

Montgomery, n’est vraiment pas à la hauteur (et ce n’est pas fini !!), il se laisse surprendre par une contre-offensive des blindés allemands du colonel Meyer.

Sans véritable nécessité stratégique, l’aviation Allié pilonne les villes de la région  pour désorganiser les communications ennemies. Bombardements  causant 14 000 victimes dans la population civile, dont 2 500 dans les premières heures du débarquement.

La 1ère armée américaine du général Bradley se lance vers Cherbourg et entre le 26 juin dans la ville en ruines mais n'en tireront aucun profit, le port ayant été rendu inutilisable par les Allemands.

Montgomery, piétine toujours devant Caen, et se résout en désespoir de cause à faire une nouvelle fois appel à l'aviation, qui le 6 juillet 1944, où Caen est littéralement pulvérisée par deux mille tonnes de bombes. Cela ne sert pas les Britanniques, leurs blindés étant bloqués par les gravats ! 

La population Caennaise  est meurtrie et les soldats allemands, ayant subi très peu de pertes, vont résister jusqu'à la fin juillet.

Avec l’échec de la prise de la capitale normande les Alliés désespèrent de sortir de la presqu'île du Cotentin.

 

La guerre des haies

Les Américains vont donc débloquer la situation à partir de Cherbourg en engageant à la fin juillet une offensive vers la Bretagne : C'est l'opération Cobra.

Ils doivent briser la résistance de Saint-Lô et surtout affronter les difficultés du bocage normand avec ses hauts talus, ses haies épaisses et ses chemins creux, qui freinent la progression des blindés et privent les hommes de toute visibilité. 

Général Patton

Le général George Patton, libéré de son rôle d'épouvantail dans l'opération Fortitude, prend la tête de la 3e Armée. Ses chars  ouvrent une brèche dans le front à Avranches, le 31 juillet.

Les Ve et VIIe Armées blindées allemandes (venues de la vallée de la Seine), sur ordre de Hitler tentent un ultime sursaut contre Mortain, (au sud de la Manche,) enfoncer un coin entre la 1ère et la 3e Armée américaine, mais elles se font piéger dans la « poche » de Falaise.

Les combats, sont meurtriers, parfois au corps à corps, mettent aux prises les Allemands et les Polonais de la 1ère division blindée du général Maczeck. 

Les allemands perdent plus de six mille hommes, (tués au combat ou par les bombardements aériens), et laissent 50 000 prisonniers aux Alliés. Les Alliés perdent 1 500 hommes. 

Au terme de la bataille, le 21 août 1944 le gros des troupes allemandes, soit cent mille hommes, arrivent néanmoins à s'en sortir et refluer vers l'Allemagne.

La « guerre des haies » aura duré près de huit semaines.

La Normandie est complètement libérée le 12 septembre 1944 avec la prise du Havre.

 

La libération de la France

Rattachée à la IIIe armée américaine du général Patton, la 2eDB (division blindée) du général Leclerc quitte son camp d'entraînement au Maroc en avril 1944 pour rejoindre l'Angleterre et, sur les instances du général de Gaulle, il débarque en Normandie le 1er août.

Le 25 août, Leclerc avec l'entrée des chars de la 2e DB, libère Paris.

Il faudra encore un mois pour que la plus grande partie de la France soit libérée (certaines poches de résistance ne se rendront qu'après la capitulation de l'Allemagne).

 

Sur le front  de l'ouest, c’est la guerre…. des chefs 

Montgomery souhaite en finir avant Noël 1944 et préconise une attaque frontale sur la Ruhr le cœur industriel de l'Allemagne.

Eisenhower l'Américain que l’on soupçonne de vouloir empêcher les Britanniques de s'attribuer l'honneur de la victoire afin de faciliter la réélection du président Roosevelt(novembre 1944) est partisan d'une progression sur un front plus large. 

Le dimanche 17 septembre, Montgomery tente de mettre son plan en œuvre en lançant une offensive aéroportée sur le pont d'Arnhem (Hollande), dernier pont sur le Rhin avant la Ruhr.

Les Allemands, ayant été prévenus de cette opération ont contre-attaqué avec succès. C'est un échec sanglant, sur les 11 000 hommes engagés seulement 3 000 rescapés !! (C’est en souvenir de ce drame, que les paras britanniques portent un ruban noir à l'arrière de leur béret).

Suite à ce désastre, malgré la popularité (surfaite) de « Monty », depuis sa victoire d' El-Alamein son limogeage est souhaité, mais il n’en sera rien.

Général Rundstedt

Finalement en décembre, Anglais et Américains se rallient à l'idée d'une percée dans les Ardennes, où le général allemand Gerd von Rundstedt a lancé une contre-offensive de la dernière chanceoù plus de 75 0000 hommes sont engagés des deux côtés. 

Il faudra encore cinq mois de combats avant que l'Allemagne ne capitule. 

 

Sur le front de l'Est… on avance.

Les Soviétiques en début 1944, franchissent le Dniepr, envahissent la Roumanie et la Bulgarie. 

Staline profitant du répit apporté par le débarquement lance l'opération ‘Bagration,’ (nom d'un général russe des guerres napoléoniennes), le 22 juin, (date du 3ème anniversaire de l'invasion de l'URSS) une puissante offensive contre la Wehrmacht.

Avec l'appui des partisans qui sabotent les communications ennemies, les Soviétiques progressent avec rapidité et pénètrent à l'intérieur de l'Allemagne historique...

8 mai 1945, capitulation de l’Allemagne, fin du nazisme,  c’est l’heure de la reconstruction de l’Europe.

 

À l'autre bout de l'Eurasie, le Japon, quant à lui, résistera jusqu'à la capitulation du 2 septembre 1945. (à suivre)

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