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  • : Du romain au grégorien, parcourez l'histoire des calendriers. Le brie de Meaux et la Confrérie. Varreddes mon village.
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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 20:37

En ce dimanche 3 juillet de l’an de grâce deux mille onze, tous les amis du roi du fromage, prince des desserts, s’étaient donné rendez-vous sur le parvis de la cathédrale St Etienne de Meaux pour fêter les 20 ans de la Confrérie du Brie de Meaux.        Rassemblement

Lors de grand-messe, la vingtaine de confréries en costume, venues de France et de Belgique, ont tour à tour déposé leurs offrandes au pied de l’autel.       offrandes

Les offrandes des Confréries

Après la cérémonie religieuse, comme tous les ans, a eu lieu le traditionnel défilé dans les rues du centre ville.       Coteaux Briards

           Au 1er plan la confrérie des Coteaux Briards, puis les Compagnons du Haricot de Soissons

Avant la dégustation publique du brie et du Givry, tant attendue par les Meldois, il a été procédé aux intronisations de nouveaux chevaliers dont l’invitée d’honneur la comédienne Fabienne Thibeault.       Fabienne

Fabienne a apprécié la lichette de brie ‘crémeux, onctueux, savoureux’ et le verre de Givry  ‘vigoureux, joyeux, capiteux’.     Nx Chevaliers

Les nouveaux chevaliers      Camembert

Confréries des chevalires du Camembert  Beaux-Arts.JPG

Beaux Arts de Marche en Famenne  Fromage comtois

Confrérie des fromages Comtois  Sucre d'orge

Confrérie du Sucre d'Orge des Religieuses de moret sur loing  Echansons et Melun

Conseil des Echansons de France et Confrérie du Brie de melun  Pinot Meunier

Confrérie du Pinot-Meunier

 

 

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 20:34

A l’occasion du 20ème anniversaire, les commerçants du centre ville se sont associés aux festivités en participant à un concours de vitrines sur le thème ‘Meaux honore son Brie’.La fromager

Avec les élus municipaux, Muriel Hericher, service culturel, Jérôme Tisserand, service économique et cinq confrères, nous avons déambulé dans les rues pour noter les vitrines des participants, selon quatre critères : Le rapport avec le brie, le rapport avec le commerce, l’harmonie esthétique et la créativité.

Jury

Le jury en pleine action!

1erprix : La quincaillerie du faubourg

Quincaillerie 1

Quincaillerie 2

2èmeprix : La librairie ‘le monde d’Arthur’,Monde Artur 1

Monde Artur 2

3èmeprix : Le restaurant Les Délices d’Ana ; Etats d’Ame (prêt à porter féminin) ; espace créatif (loisirs créatifs-travaux manuels) et Mag Ma (restauration rapide):

Delices d'Ana 1

Delices d'Ana 2

Etat d'Ames:

Etat d'Ame 1

Etat d'Ame 2

Espace Créatif:

Creatif 1Creatif 2

 Mag Ma:

Mag Ma

Prix spécial du jury : Pharmacie du faubourg.

Pharm Nicolas 1

Pharm Nicolas 2

Ces prix ont été annoncés le dimanche 3 juillet sur le parvis de la cathédrale après les intronisations.

Une réception en l’honneur des 31 commerçants ayant participé au concours aura lieu début septembre au cours de laquelle le député-maire de Meaux Jean-François Copé, remettra les prix aux lauréats.

Cette première est un encouragement, souhaitons que l’on pérennisera cette manifestation ‘Meaux honore son Brie’.

Quelque autres vitrines qui n’ont pas démérité !

Pressing 2

optic Lecoq

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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 20:56

Meaux et Nogent sur Seine unies par l’Histoire. Henri IV aimait retrouver sa maîtresse Gabrielle d’Estrées à Meaux et à… Nogent-sur- Seine, dans un pavillon en pans de bois au bord de l’eau, au carrefour d’un chemin de halage et de la route de Villenauxe aujourd’hui appelé « pavillon Henri IV »

Nogent (2)

Au petit déjeuner du lait pour grandir

Après le pain en 2008, le vin en 2009, la ville de Nogent -sur-Seine met à l’honneur cette année la gastronomie et les produits du terroir. Ainsi du 2 juillet au 18 septembre une exposition sur le thème « Du lait au fromage » a lieu au Pavillon Henri IV.

Le syndicat du Chaource est partenaire de cette exposition, mais la ville de Nogent a voulu associer à cette heureuse initiative la Confrérie du Brie de Meaux, lequel est en limite du périmètre d’A.O.P, ainsi que nos confrères du Brie de Melun. C’est  avec plaisir que la Confrérie participe à cette exposition avec des affiches, une collection de couvercles de boites à Brie, une pelle à Brie, un DVD, un Diaporama,  etc…

Nogent (3)

Pattes, cruches, pots, barattes, moules, marqus à beurre, faiselle et clayettes

Ayant pu voir cette exposition en avant première, le voyage vaut le détour! De la traite à la fabrication du beurre et du fromage, différentes vitrines et mises en scènes évoquent les pratiques agricoles anciennes.

Nogent (4)

Presse ambulante pour le pressurage à domiciles (Franche-Comté (Fin XIXe.)

Samedi 3 et dimanche 4 septembre 2011, la Confrérie du Brie de Meaux sera présente au Pavillon Henri IV pour une dégustation de Brie.

Nogent (1)

Pavillon Henri IV de Nogent sur Seine

Ce Pavillon Henri IV est devenu incontournable du patrimoine nogentais. Selon différentes études, sa construction en pans de bois se situerait au milieu du XVIème siècle et…  il  abrita donc les amours du Vert Galant et de la belle Gabrielle.

Sa grange et ses magasins accolés au bâtiment principal ont longtemps servi à stocker des marchandises (céréales, foin, vin et bois) en attente d’être transportées sur la Seine.

Il  est entretenu depuis son rachat  en 2000 par la ville de Nogent sur Seine qui y accueille désormais des expositions temporaires. 

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 20:16

l’occasion de la manifestation « Ferme de la Brie » les 21 et 22 mai à Montereau, Yves Jégo, député de Seine et Marne et maire de la vile a exposé son projet de créer une association ayant pour but de développer un label « Fromages de la Brie ».

Yves Jégo

Confréries du Brie de Montereau, de Meaux, Yves Jégo et confrérie du brie de Melun

Pourquoi ? Tout simplement pour protéger les savoir-faire et valoriser la filière lait de notre département. Selon les dernières études, 93% des consommateurs veulent connaitre l’origine des produits qu’ils achètent.

Cette marque-label « Fromages de la Brie »  fondée sur un cahier des charges rigoureux, permettra une mise en valeur commerciale des productions fromagères de notre région, répondant ainsi aux attentes des consommateurs.

Une réunion eut lieu en mairie le 21 mai 2011 où producteurs de lait, professionnels de la  consommation,  la confrérie des Compagnons du Brie de Meaux, celle du Brie de Melun, ont pu échanger et étudier le projet de cette association.

Si les 2 fromages AOC/AOP, Brie de Meaux et de Melun sont très connus, néanmoins il existe beaucoup d’autres fromages.

Au XIXe siècle, chaque ville ayant un marché disposait de son propre brie : Brie-Comte-Robert, Coulommiers, Meaux, Melun, Nangis, Provins, etc… Et chaque fromage avait son format.

Produ Brie

En  Seine et Marne il reste :  3 Producteurs-affineurs Brie de Meaux et Melun (AOC/AOP):

-          SA Pré-Forêt, produit à Fontenay-Trésigny et SA Rouzaire affine à Tournan-en-Brie (même société)

-          Saint Faron à Meaux produit du Brie de Melun et affine également du Brie de Meaux

-      Fromagère de la Brie, Saint Siméon

 

 2 Producteurs et affineurs de Brie fermier

-          Compagnie fermière B&E de Rothschild à Favières, produit et affine du Meaux et Melun

-          Fromagerie fermière de Juchy, produit et affine du brie de Melun

2 Affineurs :

-          Ets Loiseau à Achères-la-forêt affine du Brie de Meaux et du Brie de Melun.

-          Ets Ganot affine uniquement Brie de Melun.

Hors du département 77 et dans la zone AOP de production de lait pour le Brie de Meaux, nous trouvons 4 fabricants-affineurs :- Est Besnier-Raival, fromagerie Dongé, fromagerie Renard-Gillard et la fromagerie 'Les courtenay' et un affineur Ets Gratiot.

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 20:53

Vendredi 24 juin1791, retour de Varennes

Les vingt-cinq gardes nationaux meldois que la municipalité avait dû faire partir le 22 juin pour se joindre à l’escorte ramenant la famille royale sont heureux à la pensée d’être chez eux ce soir. Le cortège entourant la berline progresse lentement sous un soleil de plomb.

Vers vingt heures, c’est l’arrivée à Meaux, beaucoup de badauds se pressent sur les côtés de la route toute droite qui mène au faubourg Saint Nicolas où l’accueil est ricaneur et même injurieux. C’est la bousculade, l’escorte est disloquée.

    plan-Mx-1-.jpg

 

Ce n’est qu’à la nuit tombante, par les rues étroites de la vieille ville, dans le bruit et les insultes, que la famille royale atteint la place Saint –Etienne et le parvis de la cathédrale.

La voiture entre dans la cour de l’évêché et s’arrête devant la tour carré du palais épiscopal jadis occupé par Bossuet. Partout se pressent des curieux et des gardes nationaux. Certains Meldois regardent ce spectacle insolite en se penchant aux lucarnes des toitures ; d’autres, plus hardis, grimpent aux faites des cheminées ou s’agrippent aux sculptures de la cathédrale.

La famille royale monte, à la lueur des torches, jusqu’aux appartements préparés hâtivement à son intention. Pour atteindre leurs chambres, les voyageurs harassés doivent traverser sur la droite, dans la moitié de sa longueur, la grande salle capitulaire, encombrée de militaires, de municipaux et de curieux qui avaient réussi à se glisser jusque-là.

Pendant que la famille royale se repose, on organise tant bien que mal les logements ; des bourgeois prêtent des lits et des couchages. Pour le matériel de table, une partie de la vaisselle et du linge est emprunté au maître de poste, Petit.

Mais pourquoi l’évêque de Meaux ne peut-il pas recevoir comme il se doit ces hôtes inattendus ? Car « l’évêque » actuel, Mg Thuin, est pauvre. Né à Montereau en 1731, ancien curé de Dontilly, élu évêque constitutionnel de Meaux le 28 février 1791, sacré le 27 mars 1791(il fit son entrée solennelle à Meaux le 3 avril), Mg Thuin n’occupe dans le palais épiscopal qu’une chambre modestement meublée.

L’évêque « réfractaire » est Mgr Camille-Apollinaire de Polignac, né à Paris en 1745, nommé évêque de Meaux le 28 février 1779 et aumônier de la reine en 1780. Il refusa la constitution civile du clergé, protesta contre l’élection de Mgr Thuin, subit la mise en demeure de l’administration du district de Meaux le 29 décembre 1790 et dut s’exiler au début 1791. Mgr de Polignac avait fait entreposer son mobilier au couvent des ursulines, proche de l’évêché.

On en utilise une partie pour meubler à la hâte les chambres mises à la disposition de la famille royale. Il est maintenant 20 heures, on annonce le souper commandé à Levallois, le meilleur cuisinier de la ville. Le roi souffre de la chaleur et, contrairement à son habitude, soupe légèrement. Des ordres sont donnés afin que la ville soit illuminée, non pour insulter à l’infortune, mais afin de rendre plus difficile toute insurrection populaire qui serait plus facile à la faveur de l’obscurité.

Bien qu’à cette heure les portes de la ville soient fermées, des curieux arrivent sans cesse de la campagne et campent dans les fossés au pied des vieux remparts. Le bruit sourd fait par cette foule est tel qu’il parvient jusqu’aux appartements occupés par la famille royale.

Pétion prend à part le roi et lui offre de faire évader les trois gardes du corps Valory, Malden et Moustier en les déguisant en gardes nationaux. Malgré tout, la reine désire que les gardes du corps conservent leur livrée. « Le roi doit rentrer à Paris avec sa famille est ses gens comme i en sortie » dit-elle.

Samedi 25 juin 1791

Réveil à cinq heures. Le roi trouve son linge si sale qu’il demande une chemise à un huissier. Petit déjeuner : un plat  d’œufs, crème, sucre et pain.

louis XVI

Louis XVI

Au moment où la famille royale quitte l’évêché, Mgr Thuin veut se justifier de l’avoir si mal reçue en disant qu’il occupe son siège depuis trop peu de temps pour être pourvu de toutes les choses nécessaires. Le roi lui répond : « Quand on n’est pas chez soi, on est dispensé de s’excuser. »

A six heures, c’est le départ par une chaleur de 22°. Dans la cour de l’évêché, un détachement de la garde nationale parisienne à cheval entoure la berline.

Quelques instants plus tard on ouvre les grandes portes de fer donnant sur le parvis de la cathédrale. Le cortège se heurte à une cohue énorme où il faut bien cependant se frayer un passage. On tourne à droite en descendant la rue Saint-Rémy au bas de laquelle on passe la porte Saint-Rémy franchie en sens inverse mardi dernier par les fugitifs avec espoir et non appréhension comme aujourd’hui. Le convoi progresse lentement ; vers 10 h il est simplement à Claye, vers midi à Villeparisis.

A 15 h, à Pantin, a lieu une courte halte où l’on rencontre M. de La Fayette qui attendait là avec son état-major. A l’arrivée, le cortège contourne Paris le long du mur d’enceinte, entre par la porte de la Conférence et descend les Champs-Elysées où des gardes nationaux présentent les armes crosse en l’air. « Quiconque applaudira le roi sera bâtonné, quiconque l’insultera sera pendu. » cet ordre est suivi ainsi que la consigne « pas un cri et les têtes couvertes ».

La portière de la berline s’ouvre, le roi sort tranquillement, puis se dirige vers le château. Les Parisiens ne disent rien. Mais à la vue de la reine, il y a quelques cris hostiles « A bas l’Autrichienne ! »

Par contre, le peuple s’attendrit à la vue du dauphin et de sa sœur que l’on applaudit : « Voilà l’espérance, le soutien des Français. »

Il est dix-neuf  heures, ce samedi 25 juin 1791, les portes du château des Tuileries sont fermées, des gardes sont placés jusque dans les chambres.

(Source : des tuileries à Varennes A. Cordier -le drame de l’été 1791-G. Lenotre)

 

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 22:37

Il y a tout  juste 220 ans, le vendredi 24 juin 1791, Louis XVI, passa la nuit à Meaux.

Cité Episcopale

Les pièces des archives de Meaux établissent avec toute certitude que, conformément à la tradition locale conservée dans plusieurs familles, c’est bien à Meaux et à l’évêché que  Louis XVI a passé cette nuit du 24 juin, la dernière du retour de Varennes. Les personnes qui accompagnaient Louis XVI et que la mémoire appelle « sa suite », étaient dans l’ordre du voyage :

Dans la première voiture,  la berline royale avec le Roi, la Reine Marie-Antoinette, Mme Elisabeth, sœur de Louis XVI,  Madame Royale, fille du roi (depuis  duchesse d’Angoulême),  le Dauphin (Louis XVII), deux  commissaires de l’Assemblée  Nationale,  Barnave et Pétion, envoyés au devant du roi et de sa famille royale.

Sur le siège, trois gardes du corps vêtus en courrier et qui avaient  servi de courrier dans la première partie du voyage en allant vers Varennes : Messieurs  Valory, de Moustier et Malden.  

Dans la seconde voiture : Latour-Maubourg, autre commissaire de l’Assemblée Nationale et Madame Tourzel, Gouvernante des Enfants de France. 

Dans le cabriolet, la femme de chambre de Mme Royale et celle du Dauphin, l’adjudant général de la garde nationale de Paris, Dumas, adjoint par l’Assemblée Nationale à ses commissaires pour exécuter meurs ordres, et commandant à cheval les escortes.

Voici le menu du souper et le prix  servi par Levallois à Louis XVI et à sa famille le soir de cette journée :

Les potages                                                      6 livres

Les côtelettes de veau glacé                            4 livres

Les poulets gras à la tartare                             5 livres

La matelote d’anguilles                                   4 livres

Les maquereaux à la maitre d’hôtel                3 livres

Les poulets rôtis et pigeons de volière            3  livres 2 sols

Les lapereaux                                                  3 livres

Les 2 salades                                                   2 livres

Les artichauts a la sauce                                 1 livre 10 sols

Les artichauts frits                                          3 livres

Les 2 plats de petits pois                                 3 livres

Les 2 crèmes à l’anglaise                               4 livres

Les 2 assiettées de petits gâteaux d’abricots  3 livres

Les 4 jattes de fraises                                      4 livres

Les desserts

Les 4 assiettées de sucre                                  4 livres

Les 2 assiettées de cerises                              12 sous

Les assiettées de biscuits et macarons             2 livres 8 sols

Pain pour plusieurs tables                                4 livres

Pour le déjeuner, crème et sucre                      3 livres

2 assiettées de beure                                         1 livre  4sols

1 plat d’œufs                                                     1 livre  4 sols

Pour petits pains mollets                                   1 livre

Pour linge et couvert                                         6 livres

Plus payer pour le commissionnaire qui a été, la nuit, chercher la crème pour le déjeuner de la reine : 3 livres.  Soit un total de 76 livres 10 sols.

(Archives municipales de Meaux)

 

 

 

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 17:38

Elle est sauvée !! 

Oh, ce n’est pas la Vénus de Milo, c’est toutefois le souvenir du travail des tailleurs de pierres, celui du sculpteur, celui de la foi des hommes du XIVe siècle.

Cette statue d’Évêque, taillée dans le calcaire, haute de 1,30 m sur son socle de 0,30 m est le plus ancien témoignage sculpté de St Arnoul (sans D, ni T), premier patron de l’église de Varreddes.

Statue

Le Père  Henri Dubois, curé de Varreddes, chercheur infatigable, nous a laissé le monument considérable de ses écrits, manuscrits et imprimés, dont les recherches sur St Arnoul. C’est en partie grâce à cette statue  qu’il put identifier le Saint patron de la paroisse. 

La mitre est de hauteur moyenne. Le visage est imberbe. Exposé depuis longtemps aux intempéries, nez et mains n’existent plus. Elle porte l’ample chasuble du moyen-âge, retroussée en larges plis sur les avant-bras. Le bas de l’aube et les pieds n’ont jamais été sculptés et sont restés dans leur épannelage. La tradition locale veut qu’elle ait orné jadis le pignon ouest de l’église démoli en 1878 et remplacé par le pignon actuel. Mais jugée trop fruste pour trouver place sur le pignon neuf, elle a été reléguée dans le jardin du presbytère.

Le jardin venant d’être vendu, les paroissiens craignaient qu’elle soit transformée en gravats destinés à combler les ornières des chemins ruraux, comme cela a déjà eu lieu dans d’autres communes.

Heureusement avant que les engins ne rasent le terrain, elle a put être sauvée de la destruction et Transférée dans l’église paroissiale.

Le père Dubois écrivait : si elle a  perdu en beauté d’origine, elle garde aux yeux des Varreddois valeur de souvenir, et mérite d’être conservée. Son vœu a été exaucé.

Né à Lille en 1872, ordonné prêtre en 1899, curé de Montgé, puis de Varreddes et Germigny de 1920à 1963, le père Dubois, s’était attiré, dès son installation, la sympathie et le respect de ses paroissiens. Homme de caractère et d’une dignité exemplaire, il cachait une bonté sans limites, autant que sa modestie extrême, un immense savoir. Tour à tour historien, archéologue, traducteur de textes anciens, c’était aussi un latiniste très consulté qui connaissait par cœur ses auteurs et s’exprimait toujours dans un style remarquablement clair et précis.

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 17:02

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20 ans, ça se fête!

20 ans, c’est le bel âge de la Confrérie des Compagnons du Brie de Meaux.

Une Confrérie se doit d’être l’Ambassadeur de sa région, alors…

Depuis 20 ans, elle met en valeur ‘Le Brie de Meaux A.O.P.’ élaboré selon les recettes traditionnelles.

Depuis 20 ans, elle participe à la promotion de notre célèbre :

« Roi de fromages, Prince des desserts »

Depuis 20 ans, les compagnons participent au salon de l’agriculture sur le stand Ile de France, aux foires, manifestations, salons locaux et régionaux, pour faire connaître et apprécier notre Brie de Meaux.

Depuis 20 ans, la Confrérie se déplace régulièrement à HEILIGENHAUS (Allemagne) et BASILDON (Angleterre), villes jumelées avec Meaux, en Italie au festival ‘quart fromage’ d’Aoste.

Aujourd’hui, élus, services officiels, ministres et même la Présidence de la République font honneur au Brie de Meaux, lors des réceptions.

Quand on aime le Brie, on a toujours 20 ans!!

  affiche braderie 2011

Les 2 et 3 juillet 2011, en même temps que la braderie annuelle nous fêterons cet anniversaire avec  Fabienne Thibeault  Invitée d’honneur et différentes confréries régionales :

Confrérie du brie de Meaux, Confrérie du Brie de Melun, Confrérie du Munster, Confrérie du Maroilles, Confrérie de Neufchâtel, Confrérie des fromagers Comtois,  Confrérie du Brie de Montereau, pour les confréries fromagères.

Confrérie des Echansons de Galliac, Confrérie du Cep Henri IV, Confrérie des Goustes Cidre,

Confrérie de la Mirabel le de Lorraine, Confrérie des Chevaliers de la pomme, Confrérie de la Bergamote et du macaron de Nancy, Confrérie du Sucre d’Orge de Moret sur Loing , Confrérie des Haricots blancs de Soissons, etc, etc…

Au programme des festivités :

Samedi 2 juillet:

A partir de 14 h, dégustation et vente des produits des Confréries autour de la Cathédrale.

Animations pour enfants

Dimanche 3 juillet :

9h30-18h dégustation et vente des produits dans les chalets.

De 9h30 à 12h Concours QUIZ ouvert à tous. 10 quarts de Brie de Meaux à gagner et 30 livres ‘Le Brie’

10h 30 Grand messe des Confréries en la Cathédrale St Etienne

11h 30 Défilé des Confréries en tenue.

12h 00 Intronisation des nouveaux chevaliers. Parvis de la cathédrale.

12h 30 Dégustation publique de ‘Brie de Meaux’ et de ‘Givry’

  confbriemeaux

 La confrérie des compagnons du brie de Meaux

 Créée en 1991, à l’initiative de la ville de Meaux, la Confrérie des Compagnons du Brie de Meaux est animée par un Grand Conseil de l’Ordre, composé de membres éminents: paysans, fromageux, affineux, marchands, amoureux du terroir briard et de son fromage presque deux fois millénaire.

Elle a pour but de mettre en valeur le ‘Brie de Meaux A.O.P’, élaboré selon les recettes traditionnelles.

De faire connaître partout les us et coutumes ainsi que les traditions de la brie Laitière.

De promouvoir ainsi le patrimoine meldois dans toute sa diversité.

Chaque année se tient le Grand Chapitre Solennel sur le parvis de la Cathédrale Saint Etienne de Meaux à l’issue de la grand-messe des Confréries.

C’est l’instant de l’intronisation de hautes personnalités distinguées par le Conseil de l’Ordre.

 

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 21:56

Cervia 2011 (3)

Voiture de boulanger vers 1900

Nourriture principale dans les siècles passés, le pain avait depuis quelques décennies perdu en qualité, en goût.

Sur environ 400 boulangers de Seine et Marne, cette année, 73 boulangers ont participé au onzième trophée de la ‘meilleure baguette de tradition’ ou du pain courant. Le jury devait noter les baguettes sur cinq critères :

  • L’aspect (le cou de lame),
  • la cuisson, 
  • Le goût, 
  • La mie (alvéolage) et l’odeur.

C’est toujours un moment de ‘haute tension’ pour le jury composé d’experts en la matière de désigner le vainqueur. La meilleure baguette de Seine et Marne 2011, fut attribuée à Monsieur Régis Giérin, boulanger à Meaux.

La Seine et Marne est reconnue pour ses blés, fleuron de la gastronomie Française avec ses Bries de Meaux et de Melun, sa moutarde de Meaux, elle peut aujourd’hui ajouter son pain.

Cervia 2011 (1)

Après toutes ces émotions,  jury, concurrents et spectateurs se sont retrouvés autour d’un cocktail organisé par les membres de l’Ambassade Régionale des Confréries des produits du Terroir, du Goût, de la Gastronomie d’Ile-de-France. Buffet composé comme il se doit d’une lichette de brie de Meaux, de ‘M’lun ‘et d’un tranche de bon pain !!

Le pain.

Les plus anciennes représentations de pain datent du IIIème millénaire avant J.C. Elles ont été retrouvées en Egypte, mais c’est de Sumer que date le plus ancien texte connu sur le pain sans levain.

Le métier de boulanger sera développé par les Grecs, qui déjà confectionnent plus de 70 pains !!

On attribut l’invention du pain avec levain aux Egyptiens. Comme beaucoup d’inventions culinaires, elle se fit par hasard.

Cervia 2011 (2)

Musée du syndicat de la boulangerie

Imaginons la scène : Cela se passe en Egypte au milieu du désert, la brave épouse fait sa pâte composée d’eau, de lait, de farine d’orge et de millet. Dérangée dans son travail, elle oublie la pâte, elle se ‘gâte’, les temps sont durs, il ne faut rien perdre alors notre ménagère cuit cette pâte et découvre ainsi le pain avec levain. Histoire ou légende ? Peut importe le bon pain est de retour !

Cervia 2011 (4)

Musée du syndicat de la boulangerie

 Histoire  du syndicat de la boulangerie (reprodution de la plaque)

Syndicat Patronal de la Boulangerie et de la Boulangerie-Pâtisserie de Paris et la seine, fondé par arrêté des Consuls le 19 Vendémiaire an X (110octobre 1801).

La Corporation des Talmeliers

Les premiers boulangers remontent au règne de charlemagne. Jusqu’au XIIe siècle, la cuisson du Pain reste pratiquement l’apanage des Seigneurs Féodaux.

L’affranchissement des villes fait apparaître les Talmeliers qui, sous le règne de saint Louis, figurent à Paris en tête du Livre des Métiers qui constitue la pièce d’origine de l’existence de la Corporation.

Les statuts de 1270 contenant 61 articles ont régi la Profession pendant 450 ans jusqu’en 1719, date à partir de laquelle les boulangeries des faubourgs sont réunies à celles de Paris et échappent à la Tutelle du Grand Panetier Royal.

Le nouveau statut de 1719 comportant 49 articles, est complété en 1757 en 57 articles.

En 1776, TURGOT fait signer à Louis XVI un édit supprimant les Jurandes et Communautés mais l’Edit est rapporté et c’est seulement le 14 juin 1792 que le régime de la Corporation fut abrogé par l’Assemblée Nationale.

Le Syndicat de la Boulangerie de Paris

Le 19 vendémiaire an X soit dix ans après l’abolition du Régime Corporatif de l’Ancien Régime, un arrêt des Consuls obligeait les boulangers de Paris à former un Syndicat, innovation sans précédent qui sera à l’origine du syndicalisme et dont les statuts furent appliqués jusqu’en 1863.

Les statuts actuels remontent à 1885, mais c’est seulement en 1913 que la Boulangerie de la Banlieue Parisienne ne prit place au sein de l’organisation.

Le Siège Social

Après avoir eu son siège social rue Neuve Saint-Laurent, jusqu’en 1824, puis 22 rue des Prêtres Saint-Paul (rue Charlemagne) jusqu’en 1827, ensuite 10 rue des Jardins Saint-Paul (act. Rue Saint Paul), c’est en 1845 que le syndicat s’installe au 7 quai d’Anjou.

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 15:36

Etiquette Guy

Comme l’aigle royal domine la vallée, Armand GUY espérait avec ses boissons dominer le marché régional.

Tu prendras bien un ‘Pont’ avec nous… d’accord mais un ‘Ponsec’.

Il y a bien longtemps que je n’avais bu cet apéritif anisé typiquement Franc-Comtois. Cette fraicheur, ce parfum très marqué de l’anis, me rappela des souvenirs d’enfance et la visite de la distillerie Guy de Pontarlier (25).

Le ‘Pont’, plus exactement le ‘Pontarlier’, devrait être plus connu et apparaitre plus souvent dans les étals au côté des pastis, car ce breuvage est bien un apéritif anisé. Revenons au début du XXe siècle.

En 1915, l’absinthe est interdite, c’est une catastrophe pour les 22 distilleries Pontissaliennes  qui ferment une à une. Parmi elles, l’entreprise Armand Guy, distille en plus de l’absinthe, une liqueur aux bourgeons de sapin aux vertus médicinales, lui permettant ainsi de survivre jusqu’en 1921, année où les distillateurs sont autorisés à distiller des apéritifs anisés.

Pour avoir le droit de s’appeler apéritif anisé, la boisson doit se troubler avec dix fois son volume d’eau.

C’est alors que le fils du fondateur  reprend la recette de base de l’absinthe fabriquée par son père, supprime cette plante et invente ainsi, le ‘Pontarlier-Anis’.

Le ‘Pont’, comme disent les Francs-Comtois, apéritif  inimitable se distingue du pastis que l’on connait par son absence de réglisse et de badiane, il est « sans bois ».

Si l’absinthe provenait du terroir, les graines d’anis-vert, proviennent de la région d’Alicante, dans le sud de l’Espagne.

Ces graines vont infuser pendant une journée entière dans de l’alcool de betteraves à 96° et de l’eau. Cet alcoolat est distillé dans des alambics en cuivre, puis assemblé d’alcool et de plantes et mis à macération une semaine.

Alambic

Alambics

Le ‘Pont’ est presque prêt, enfin presque… car il faut le filtrer, assembler cette distillation et la macération en y ajoutant du sucre pour le ‘Pontsec’, le Pont à l’ancienne restant nature.

Il ne reste plus qu’à le servir avec une bonne rasade d’eau et quelques glaçons.

Un ‘Pont’, c’est tout !

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Published by Pierre - dans Régions
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