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6 juin 2019 4 06 /06 /juin /2019 15:28

A l'aube du 6 juin 1944, `L’opération aéronavale ‘Overlord’ (Suzerain en français – Reine de toutes les batailles) la plus gigantesque de l'Histoire, attendue depuis plus d'une année par les Européens qui luttaient contre l'occupation nazie commence.

Remarquable tant par les qualités humaines des participants que par les prouesses d'organisation logistique, d'innovation technique et industrielle.

Staline-Roosevelt-Churchill

Les trois chefs d'État alliés Staline, Churchill et Roosevelt se rencontrent à Téhéran, du 28 novembre au 1er décembre 1943pour discuter des modalités du débarquement de Normandie. L'Allemagne est désormais la cible principale.

Dès la fin 1943, le débarquement est préparé dans le plus grand secret en Angleterre.

3 500 000 hommes venus de tous les pays alliés et des pays occupés sont entraînés intensivement en prévision du Jour J (« D Day » en anglais) dans l’Angleterre devenu un immense camp retranché avec partout des camps militaires, des aéroports de fortune...

Dwight Eisenhower, dit « Ike »

Le commandement de cette opération revient au général Dwight Eisenhower, dit « Ike », un Texan de 54 ans, (un des adjoints du général américain George Marshall, (qui avait été pressenti pour diriger le débarquement, mais le président Roosevelt préféra le garder à ses côtés). 

« Ike », a été préféré au généralGeorge Patton, jugé trop impulsif.

Averti du débarquement par des messages codés de la radio anglaise (la BBC), les réseaux de résistance s'activent à l'intérieur des terres.

Parmi les messages codés, deux vers de Verlaine, diffusés sur les ondes en deux temps ; le premier quelques jours avant le jour J (D-Dayen anglais), le second quelques heures avant :

« Les sanglots longs des violons de l'automne
Blessent mon cœur d'une langueur  monotone ».

La préparation du débarquement a été jusqu'à la dernière minute pleine d'aléas.

Le 27 avril 1944, de jeunes Américains à l'entraînement sur la plage de Slapton Sands, au sud de l'Angleterre sont attaqués par des vedettes allemandes venues de Cherbourg, 120 sont tués par les Allemands... mais 300 par des tirs amis !

Début juin, en raison de la tempête qui sévit sur la Manche, le général Eisenhower doit reporter le débarquement du 4 au 6 juin.

Le 5 juin, à 4h15, informé par le colonel James Stagg, responsable de son service météo, d'une accalmie de 36 heures au-dessus de la Manche. Eisenhower décide d'engager sans délai l'opération Overlordtout en rédigeant un communiqué pour le cas où l'opération échouerait.

Eisenhower est soucieux, l’opération aéronavale ‘Overlord’, va t’elle réussir ?

Homme d’honneur, il écrit une lettre au cas où le débarquement échouerait:

« Notre débarquement dans la région de Cherbourg et du Havre ne nous ayant pas permis de nous implanter durablement en territoire hostile, j’ai dû prendre la décision d’ordonner la retraite des troupes engagées. Ma décision d’attaquer à cet endroit et à ce moment précis était soutenue par les meilleurs renseignements possibles. Les troupes, l’aviation et la marine ont fait tout ce que la bravoure et le sens du devoir leur permettaient d’accomplir. Je suis la seule et unique personne qui puisse être blâmée ou incriminée pour cette tentative malheureuse. 

J’en assume seul la responsabilité. (Dwight D. Einsenhower)».

Le débarquementcommence dans la nuit du 5 au 6 juin par une immense opération aéroportée.

Les Alliés larguent d'abord de faux parachutistes, (des mannequins gonflables qui crépitent et explosent en touchant le sol, ayant pour effet d'affoler les troupes allemandes et de les disperser dans l'arrière-pays).

Vers minuit, trois cents ‘pathfinders’ (éclaireurs) sont parachutés sur la presqu'île du Cotentin derrière les marais du littoral. Ils balisent les terrains d'atterrissage destinés aux planeurs qui les suivent.

23 500 parachutistes de trois divisions aéroportées (2395 avions et 867 planeurs) sont lâchés derrière les lignes allemandes. 

Jour J :

A 5h30, les avions alliés et une demi-douzaine de cuirassés bombardent les fortifications des plages et des falaises. 

Une heure plus tard débute l'opération amphibie sous les ordres de l'amiral britannique Bertram Ramsay.

Cinq divisions (deux américaines, deux britanniques et une canadienne) commencent à débarquer sur autant de plages aux noms codés :

Utahet Omaha (troupes américaines), la plus à l’ouest Gold (troupes britanniques), Juno (troupes canadiennes) et Sword (troupes britanniques et détachement français) la plus à l’est.

A l'aube de ce 6 juin 1944, sur un front de 35 kilomètres une armada de 4266 navires de transport, 722 navires de guerre et 130 000 hommes, Britanniques, Étasuniens ou Canadiens pour la plupart, s'approche des côtes normandes, protégé par plus de 10 000 avions.

Les troupes, sous le commandement du général Dwight Eisenhower, sont constituées en majorité de soldats anglo-canadiens et ce sont eux qui vont assurer la réussite de l'opération. 

Les hommes progressent sur les plages sous le feu des Allemands qui tirent du haut des blockhaus, ces derniers étant eux-mêmes pilonnés par les cuirassés alliés depuis le large.

La résistance de la Wehrmachtest rude, en particulier sur les falaises d'Omaha Beach.

Le débarquement sur les plages :

Utah Beach:

A l'est de Sainte-Mère-Église, la défense d'Utahest assurée par un lieutenant de 23 ans, Arthur Jahnke, qui a sous ses ordres 75 hommes, (de jeunes gens polonais ou baltes enrôlés de force).

Le soir du 6 juin, 23 000 hommes ont pu débarquer avec leur barda de 34 kilos sur la plage au prix de 200 victimes. Le plus dur a été la traversée des marais dans l'arrière-pays.

Pointe du Hoc:

Entre Utahet Omaha, un commando de 225 hommes du 2e bataillon de Rangers, sous les ordres du lieutenant-colonel James E. Rudder, escalade avec grappins, échelles et cordes la pointe du Hoc, une falaise de quarante mètres de haut afin de détruire à titre préventif une batterie de cinq canons de longue portée.

Montant à l'assaut bien après le lever du jour, du fait d'un retard de quarante minutes sur le planning, le commando supporte le feu ennemi ne pouvant bénéficier de l'effet de surprise.

Deux jours plus tard, après avoir repoussé une contre-attaque allemande, le commando ne comptera plus que 90 hommes en état de combattre.

Omaha Beach:

Les bombardiers devant frapper préventivement les défenses allemandes ont craint de toucher les barges qui se dirigeaient vers la côte, ont largué leurs bombes trop loin à l'intérieur des terres et manqué leurs objectifs.

Les Alliés éprouvent donc les plus grandes difficultés sur la plage Omaha.

Les soldats de la première vague sont fauchés par la mitraille dans les barges de débarquement ou sur la plage. Les survivants piétinent plusieurs heures sur le sable. Les opérations de débarquement sont interrompues et le repli est même un instant envisagé par le général Bradley, au risque de compromettre toute l'opération Overlord !

Le général Norman Cota (51 ans) et le colonel George A. Taylor (45 ans), débarqués à 8h15 rassemblent leurs hommes en défiant le feu ennemi et l'on prête George A. Taylor les mots suivants : « Il y a deux sortes d'hommes sur cette plage : ceux qui sont morts et ceux qui vont mourir. Foutons le camp d'ici ». Avec les soldats du génie, ils finissent par ouvrir une brèche dans les défenses et pénétrer dans l'arrière-pays.

Au large les destroyersprotègent la flotte de débarquement, en dirigeant leurs canons vers les casemates allemandes. 

Vers midi, la plage Omahaest enfin pacifiée. Norman Cota et George A. Taylor ont réussi, mais les pertes sont lourdes : 30% du total des pertes du 6 juin. 

Gold Beach:

Les 25.000 Britanniques de la première vague d'assaut débarquent sur cette plage sans rencontrer trop de résistance.

Se dirigeant vers l'intérieur des terres, ils sont acclamés par les villageois.

Juno Beach :

13 000 Canadiens débarquent sur la plage Junoavec quelques dizaines de minutes de retard.

Retard fatal : la marée qui commence à remonter recouvre les pièges et les mines enfouis dans le sable. Plusieurs barges sont touchées. Les hommes arrivent à débarquer et traverser la plage. Se dirigeant vers l'intérieur, ils se heurtent à une division de Panzerque le général von Runstedt a pu enfin mettre en service, avec l'agrément de Hitler.

Sword Beach :

Dès 7h30 la plage Swordest dégagée par les Britanniques et c’est au son de la cornemuse, que la brigade du commandant écossais Lord Lovat se dirige vers le pont de Bénouville, sur l'Orne (Pegasus Bridge).

Pont stratégique pour faciliter la pénétration des troupes vers l'intérieur du pays, Il avait été neutralisé, dans la nuit, par un groupe de parachutistes de la 6st British Airborne

Philippe Kieffer

N’oublions pas parmi les troupes qui ont débarqué à Swordles 177 fusiliers-marins des ‘Forces Françaises Libres ‘ commandé le capitaine de corvette Philippe Kieffer, qui s'illustre par la prise du casino de Riva-Bella, à Ouistreham, transformé par les Allemands en forteresse.

Un lourd bilan 

Au soir du 6 juin, 135 000 hommes ont déjà réussi à poser le pied sur le sol français et réussi à établir cinq têtes de pont sur une centaine de kilomètres du littoral normand.

Ils n'ont pas atteint tous les objectifs fixés, mais leur implantation est solide, ils peuvent mettre en place toute la logistique indispensable à une offensive de longue haleine.

Les Américains déplorent 3 400 tués et disparus, les Britanniques 3 000, les Canadiens 335 et les Allemands 4 000 à 9 000. 

30% des pertes alliées se sont produites sur la plage Omaha (852 tués ; 2176 blessés ; 1692 disparus).

Du fait du bombardement des villes normandes par l'aviation alliée, 2 500 à 3 000 civils français sont  morts dans cette seule journée.

Mais au total, les pertes des Alliés s'avèrent beaucoup moins importantes que le général Eisenhower ne le craignait.

En définitive la chance a souri aux Alliés, ils n'ont eu à affronter que deux avions de chasse allemands.

A part une contre-attaque au petit matin sur Sainte-Mère-Église, les redoutables Panzers (chars d'assaut allemands),  sont inexplicablement restés en réserve à l'intérieur des terres.

Overlord, la bataille la mieux connue de la Seconde Guerre mondiale du fait de sa puissance technologique... et grâce à Hollywood, par le film ‘Le jour le plus long’, hâta sans conteste de plusieurs mois la capitulation de l'ennemi commun.

Mais le véritable tournant de la guerre fut les batailles d'El-Alamein, Stalingradet Koursk, beaucoup plus meurtrières que le Débarquement lui-même.

Après elles, la chute du nazisme ne fut plus qu’une question de temps.

Les cimetières blancs des falaises témoignent encore aujourd'hui du prix de ces actions héroïques de cette jeunesse (moyenne d’âge de 23 ans) qui donna leur vie loin de chez eux pour la liberté de l’Europe et la démocratie.

Un peuple qui oubli son passé est appelé à le revivre.

 Wiston Churchill

Pour info : Le Président Roosevelt refusa toujours de reconnaître la légitimité de la France Libre, préférant maintenir une ambassade auprès de Pétain et du régime de Vichy jusqu’en novembre 1942, puis usant des manœuvres les plus tortueuses pour tenter d’écarter Charles de Gaulle du pouvoir et installer, à sa place, des dirigeants plus malléables.

Ainsi, en août 1944, soit plus de deux mois après le débarquement de Normandie, le Président Roosevelt espérait encore installer au pouvoir à Paris Édouard Herriot – homme politique radical de la IIIe République et Pierre Laval (la figure la plus honnie de la Collaboration), avec lequel il avait d’ailleurs des liens de parenté par allianceCe projet scandaleux, minutieusement décrit par de Gaulle dans ses Mémoires de guerre, avait été ourdi par une étroite concertation entre le chef de la CIA Allen Dulles, l’ambassadeur d’Hitler à Paris Otto Abetz et le dauphin de Pétain.

 

Bientôt je vous parlerez d’un  6 juin… 1919

 

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18 mai 2019 6 18 /05 /mai /2019 16:32

Belle balade sur le chemin des anciens ‘marais salants de Lasné’. 

La récolte du sel ayant totalement disparue du golfe du Morbihan dans les années 60, ces marais salants créés artificiellement au XVIIème siècle ont été réhabilités en 2003 et sont devenu un lieu de découverte de la nature et de séjour pour de nombreux oiseaux migrateurs.

Au cours de la promenade on aperçoit l’ile de Tascon reliée à la terre par un radier (chaussée submersible) d’environ 400 mètres de long permettant d’y accéder 2 heures avant et après la marée basse.

Marie Lefranc, l’enfant du pays, dans son roman ‘Enfance marine’décrivant son enfance dans la presqu’île de Rhuys, parle de L’île de Tascon, pays de ses grands-parents :

… « C’est de la race de ces hommes, de ces femmes que je suis issue » (extrait d’Enfance marine-1959)

C’est sur l’ile de Tascon ‘si petite que les cartes n’en font pas mention’ que naquit Louis le père de Marie Lefranc, le 1erfévrier 1849. Louis, ce fils de pêcheur, vint au monde quelques semaines après la mort de son père noyé au cours d’une tempête’ tout ce qui restait du disparu était la maisonnette de pierre avec, dans la huche, le pain d’une journée, encerclée dans son clos, son bout de vigne et son lopin de terre pour nourrir la veuve et ses trois enfants.

En 1849 ‘Prozat’ devint paroisse, prit le nom de Saint Armel et établi en commune en 1858.

A cette époque, la population se composait de cultivateurs, de vignerons, de paludiers, de douaniers et d’artisans. Certains exerçaient 2 à 3 métiers. Le sel et le ramassage du goémon représentent une part importante de l’activité locale.

Le goémon permet de fertiliser la terre, le ba’hun, est recherché en particulier pour garnir les matelas.

A 7 ans le petit Louis fut placé hors de l’ile comme berger… Pas question d’école !

Un vieil homme paralysé lui apprit à lire à la lueur de la chandelle. Fort courageux, ‘il avait droit chaque année, à une paire de sabots, un pantalon de toile, un chapeau au ruban de velours’.

Ses 10 ans échus, il fut prêt à se mettre à ce métier de pêcheur. ‘Les pêcheurs de cet îlot perdu ne comptaient pour rien les crevasses de leurs mains, la cuisson de leur peau sous le soleil ou le gel’.

Jeune homme, ‘il commença à faire la traversée le dimanche pour aller au village de Saint Armel, le matin à la grand messe, l’après midi pour aller au jeu de boules. Le curé lui donna des leçons de calcul et lui fit faire des dictées’.

A 22 ans, il entra dans les douanes. Cette année-là, il se rendit au pèlerinage de Saint Anne d’Auray, il se trouva assis près d’une jeune fille aux yeux bleus ‘au retour, ils s’étaient promis’ « l’enfance était terminée ».

Aujourd’hui, l’île de Tascon compte 7 habitants à l’année.

Au retour, en passant par Saint Armel, dégustation du ‘Gochtial’, un pain brioché ayant la forme d’une miche ronde et galbée, sa croûte brune et brillante protège une mie dense et onctueuse.

Né au XIXème siècle dans une boulangerie du Hézo, ce mi-pain mi-brioche, le gochtial ou ‘gwestall’ , signifiant ‘pain-gâteau’ est une spécialité de Saint Armel. Inutile de chercher la recette, elle est tenue secrète.

Au siècle dernier le gochtial était vendu à l’occasion de la Saint Vincent (22 janvier), aujourd’hui pour le bien des papilles on le trouve toute l’année.

 

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13 mai 2019 1 13 /05 /mai /2019 06:07
La Belle Poule

Quelle belle surprise faites par les enfants qui nous ont offert  la maquette de la ‘Belle poule’.

La Belle Poule :

Cette goélette à hunier, appelée aussi ‘goélette paimpolaise’, la réplique des goélettes de Paimpol qui pêchaient la morue au large de l'Islande, également appelé "goélette islandaise’ est avec sa sœur jumelle ‘l’Etoile’ ces voiliers-écoles constituant aujourd’hui de véritables ambassadeurs de la Marine nationale. 

Construite en chêne, doublée cuivre en1932 à Fécamp, (Seine-Maritime), la Belle-Poule à été mise en service le 20 juillet 1932, L'Étoile  le 20 novembre de la même année. 

Initialement prévues avec un double hunier, les goélettes seront finalement gréées avec un seul hunier à rouleau

En juin 1940, la Belle Poule et l'Etoile rejoignent les Forces Françaises Navales Libres en Angleterre. En novembre 1940, alors qu'elles rejoignent Portsmouth, les deux goélettes sont bombardées par l'aviation allemande, sans être touchées.

10 janvier 1941, deux bombes incendiaires qui visaient le cuirassé Courbet tombent sur le pont de la Belle Poule. Grièvement blessé, le commandant Blonsard parvient tout de même à sauver le voilier. 

Les deux goélettes sont mises en réserve le 13 mai 1944 à West-Hartlepool en Ecosse.

En septembre 1945, la Belle Poule et l'Etoile rentrent à Brest. 

Derniers bâtiments à avoir fait partie des Forces Navales Françaises Libres, elles arborent au beaupré le pavillon à croix de Lorraine.

En 1975 d'importants travaux de rénovation sont réalisés, elles reçoivent toutes deux un nouveau moteur Baudoin de 0,2 MW (285 ch)

Basées à Brest, la ‘Belle Poule’ comme ‘l’Etoile’ sont aujourd’hui des navires écoles de la Marine Françaiseservant à l'entraînement des futurs chefs du quart passerelle de la Marine nationale.

Outre leur mission principale de formation elles participent souvent aux rassemblements de gréementstraditionnels, notamment à l'Armada de Rouenen 1989, 1994, 1999 (a cette occasion, un timbre a été émis), 2003 et 2013.

En 2018 elle participa à la tall ship regatta  (course internationale de voilier école) où elle  termine second derrière l’arawak.

A l'occasion du 75e anniversaire du Débarquement de Normandie (D-Day),la ‘Liberty Tall Ships 2019’sera accueillie lors de ‘l'Armada de Rouen 2019’ (du 6 au 13 juin), ‘L’étoile’,sœurjumelle de la ‘Belle Poule’ prendra le départ de cette course (en catégorie B) reliant Rouen (départ 6 juin) au port de Scheveningen  (arrivée 20 juin) à La Haye (Pays-Bas).

Bâtiments ayant porté le même nom :

Héritière d'une tradition de frégates de la Marine royale puis Nationale, son nom serait issu d'un bateau corsaire célèbre sous François Ier, la Belle Paule.

La première fut une frégate de 26 canons, armée en 1765 à Bordeaux, elle participa au premier combat de la guerre d'indépendance des États-Unis,

La deuxième portait 40 canons, construite à Nantes entre 1801 et 1802, elle est capturée par les Anglais en 1806, débaptisée pour servir dans la Home Fleet.

La troisième (60 canons) lancée en 1834, ramena les cendres de l'Empereurde Sainte-Hélèneen 1840.

Caractéristiques :

Gréement : Goélette paimpolaise à huniers

Chantier naval : Chantier naval de Normandie Fécamp

Armateur : Ecole navale Lanvéoc- Poulmic

Port d’attache : Brest

Longueur : 37,50 mètres ; (coque : 25,3 m)

Maitre-bau : 7,20 m ; tirant d’eau : 3,60 m

Hauteur du grand mât : 21,6 m

Déplacement : 225 – 275 tonnes

Voilure : 424 m2 (9+3 voiles) : clin foc, grand foc, petit foc, trinquettemisainehunier, voile d'étaigrand-voile, flèche, auxquelles s'ajoutent fortune, voile de cape et foc ballon)

Vitesse maximale sous voiles : 11,5 nœuds par grand vent

Equipage :

1 officier, 5 officiers-mariniers ; 10 quartiers maitres et matelots et 20 élèves.

Équipements/Armements :

1 moteur diesel  Baudoin : 0,2 MW (285 ch)

1radar de navigation, système de transmissions par satellite.

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6 mai 2019 1 06 /05 /mai /2019 15:25

Le 5 mai anniversaire des 130 ans d’une tour qui devait durer… 20 ans : la tour Eiffel.

C’est à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1889, date qui marquait le centenaire de la Révolution française qu’un grand concours est lancé dans le Journal officiel.

L'objet du concours : « étudier la possibilité d’élever sur le Champ-de-Mars une tour de fer, à base carrée, de 125 mètres de côté et de 100 pieds de hauteur (300 mètres). 

Parmi les 107 projets présentés, c’est celui de Gustave Eiffel, qui est retenu. 

Les deux principaux ingénieurs, de l'entreprise Eiffel Émile Nouguier et Maurice Koechlin, ont l'idée en juin 1884 d'une tour très haute, conçue comme un grand pylône formé de quatre poutres en treillis écartées à la base et se rejoignant au sommet, liées entre elles par des poutres métalliques disposées à intervalles réguliers.

Pour rendre le projet plus acceptable par l'opinion publique, les ingénieurs  demandent à l'architecte Stephen Sauvestre de mettre en forme le projet.

L'entreprise Eiffel maîtrise parfaitement le mode de construction métallique des rivets posés à chaud : L’assemblage est d'abord réalisé sur place par des boulons provisoires, puis remplacé au fur et à mesure par des rivets posés à chaud.

En se refroidissant, les rivets se contractent, assurant le serrage des pièces les unes avec les autres. 

Il faut une équipe de quatre hommes pour poser un rivet le premier le chauffe, le second le tient en place afin que le troisième forme la tête, pour que le quatrième achève l'écrasement à coups de masse.

Avant même la fin de sa construction, la Tour est critiquée par le monde des lettres et des arts : « …"ce squelette de beffroi"(Paul Verlaine);… 

…"cette haute et maigre pyramide d'échelles de fer, squelette disgracieux et géant, dont la base semble faite pour porter un formidable monument de Cyclopes, et qui avorte en un ridicule et mince profil de cheminée d'usine" (Maupassant) .

Construite en 2 ans, 2 mois et 5 jours (28 janvier 1887-31 mars 1889), cettemerveille de précision fut pour l’époque une prouesse technique reconnue par tous les chroniqueurs.

Face au succès populaire que rencontre  la ‘Tour’, les polémiques s'éteignent d'elles-mêmes.

Cette construction hors norme mérite quelques chiffres :

Il n'a fallu que cinq mois pour construire les fondations et vingt et un mois pour réaliser le montage de la partie métallique de la Tour.

Les piles reposent sur des fondations en béton installées à quelques mètres sous le niveau du sol sur une couche de gravier compact. Chaque arête métallique dispose de son propre massif, lié aux autres par des murs. Les 4 piliers forment un carré de 125 m de coté.

Côté Seine, on a employé des caissons métalliques étanches, où l'injection d'air comprimé permettait aux ouvriers de travailler sous le niveau de l'eau.

La Tour montée à l’aide d’échafaudage en bois et de petites grues à vapeur fixées sur la tour elle-même, des ‘boites à sables’et des vérins hydrauliques (remplacés après usage par des cales fixes), permettent de régler la position de la charpente métallique au millimètre près.

En janvier 1887,  le premier étage est achevé le 1er avril 1888, le deuxième le 14 août1888.

Le montage s’achève définitivement avec le sommet, le 31 mars 1889 où Gustave Eiffel sera décoré de la Légion d'Honneur sur l'étroite plate-forme du sommet.

Pour construire ‘la Dame de fer’,  5 300 dessins d’atelier  seront nécessaire, 50 ingénieurs et 150 ouvriers dans l’usine de Levallois-Perret et entre 150 et 300 sur le chantier.

Coté ‘ferraille’: Chacune des 18 038 pièces métalliques, sont dessinées et calculées avant d'être tracées au dixième de millimètre.

2 500 000 rivets (1/3 seulement ont été directement posés sur le site et un poids total de 10 100 tonnes.

7300 tonnes de fer, 60 tonnes de peinture !!

Tour par elle même :

Hauteur initiale : 312 m ; hauteur actuelle : 324 m 

1erétage : 57 m, 445m2

eétage : 115m, 1430m2;

3eétage : 276m, 250 m2

Symbole de la France, vitrine de Paris, c’est le monument le plus visité au monde.

Elle devait durer 20 ans, elle fut sauvée grâce aux expériences scientifiques et les premières transmissions radios, puis de télécommunication, les premières émissions de radio publique en 1925 et de télévision noir et blanc, puis couleur jusqu’à la TNT d’aujourd’hui.

La Tour n’est pas la seule réalisation de cet ingénieur passionné, véritable génie qu’était Gustave Eiffel.

Je vous en parlerai dans le prochain article.

Source : Site de la Tour Effeil

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1 mai 2019 3 01 /05 /mai /2019 16:19

 

 

 

 

 

 

 

 

Joyeux 1er mai

à mes lecteurs .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Protégé par deux feuilles, parfois trois, ses fleurs en forme de petites clochettes disposées le long d’une hampe unique, toutes tournées du même côté, le muguet est plus que jamais la fleur emblématiquedu 1er mai

Offrir du muguetce jour-là, c’est souhaiter beaucoup de bonheur… et si le brin comporte 13 clochettes, c ‘est du bonheur pour toute l’année! 

La légende grecque veut que le muguet fût créé par Apollon, afin d’offrir à ses neuf nymphes aux pieds nus un tapis doux et parfumé sur lequel marcher.

La chrétienté dit que Saint Léonard, ermite réfugié en forêt dût se battre contre un dragon. Sorti vainqueur on dit que les gouttes de sang qu’il versa au cours de la bataille donnèrent naissance à des pieds de muguet. 

Le brin de muguet a souvent été associé à Marie, les larmes versées au pied de la Croix par la Vierge auraient donné naissance aux fleurs de muguet en forme de clochettes blanches.

Au Moyen Age, mai était le mois des « accordailles » (mariages)  et la tradition voulait que l’on accroche un bouquet de muguet à la porte de la bien-aimée, la blancheur des fleurs symbolisant la pureté.

A la Renaissance, dans les campagnes françaises, il était de coutume de s’offrir du muguet pour chasser les difficultés de l’hiver.

La légende veut qu'en 1560, Charles IX et sa mère Catherine de Médicis visitant le Dauphiné, le chevalier Louis de Girard de Maisonforte offre au jeune roi, en guise de porte bonheur, un brin de muguet cueilli dans son jardin à Saint-Paul-Trois-Châteaux.

Le roi, à partir de 1651 à chaque printemps offre un brin de muguet aux dames de la cour en disant : « Qu'il en soit fait ainsi chaque année ». La coutume d’offrir un brin de muguet le 1ermai  s’étend rapidement à travers tout le pays.

Une autre version veut qu'en 1560, Catherine de Médicis charge le chevalier de Saint-Paul-Trois-Châteaux, d’une mission secrète auprès des Borghèse, riche famille italienne.

Ce dernier en guise de réussite de sa mission, offre au roi à la cour de Fontainebleau un bouquet de muguet trouvé dans les bois.

A la Révolution dès 1793, Fabre d’Églantine dans le calendrier républicain propose une fête du Travail : « jour du travail » le 3e jour des sans-culottide (le « tridi »), mais associe le muguet au « jour républicain », le 26 avril (7e jour du mois de floréal) et non le 1ermai, rompant ainsi avec la tradition royale.

Le 1ermai 1895 le chansonnier Félix Mayol, (auteur de « Viens poupoule »), arrivant  à Paris, se voit offrir un bouquet de muguet par son amie parisienne Jenny Cook. Le soir de sa première, il porte à sa jaquette un brin de muguet. Le concert fut un tel succès qu’il décide de conserver ce porte-bonheur, le brin de muguet devenant son objet fétiche.

La tradition de pouvoir vendre le muguet sur la voie publique remonte à Claude-François de Payan, ami de Robespierre.

Avec l'avènement des congés payésen 1936, la vente du muguet par les particuliers et les associations sur la voie publique est officiellement tolérée le 1ermai,en respectant toutefois les autres obligations légales (vente de muguet du jardin ou des bois et non pas de muguet acheté). 

En 1941 sous l’Occupation, le maréchal Pétain déclara le 1er mai « Fête du Travail et de la concorde sociale »afin de rallier les ouvriers au gouvernement de Vichy. Le jour devient férié, chômé et payé. L'églantine rouge, associée à la gauche, est remplacée par le muguet.

Depuis 1982, le muguet est la fleur nationale de la Finlande. Les noces de muguet symbolisent 13 années de mariage.

En l’honneur de Félix Mayol, figure toulonnaise, le RTC, club de rugby de la ville, a intégré le muguet dans son emblème.

À la Belle Époque, les grands couturiers français offrent le 1ermai un brin de muguet à leurs petites mains et à leurs clientes. Christian Dior en fait l’emblème de sa Maison de couture et un parfum : Diorissimo de Dior.

Le muguet fleur sans aucune connotation amoureusepeut s’offrir  sans modération !!

Joyeux premier mai…

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20 avril 2019 6 20 /04 /avril /2019 17:43

Lundi 15 avril 2019, vers 18h La cathédrale Notre-Dame de Paris subit l'épreuve du feu.

Cet événement restera gravé dans nos mémoires.

Ce n'est pas pour rien que le point zéro des routes de France se situe devant son portail, mariages, actions de grâce, hommages, sacres ou encore funérailles…

La cathédrale Notre-Dame de Paris a survécu à huit siècles d’histoires, un grand nombre de guerres,  de révolutions, mais elle est toujours restée debout.

Quelque soit nos convictions laïques ou religieuses, Notre Dame est le symbole de la France et de la chrétienté.

Avec sa flèche, restaurée par Viollet-le-Duc au XIXème siècle, le cœur de la France bat à l’unisson decet emblématique monument visité chaque année par 14 millions de touristes.

Huit siècles d’histoire :

Sa construction :

Sa construction, de 1163 à 1245 (et au-delà), intervient à un moment charnière de l’histoire de Paris et du royaume de France...

Avec la fin de l'anarchie féodale, et l’avènement du souverain Philippe Auguste qui n’a de cesse de renforcer et développer sa capitale, il n’en faut pas plus pour qu’il lance la plus incroyable des constructions : la plus grande cathédrale dans le style gothique.

Pour lancer un tel chantier il faut un visionnaire : Maurice de Sully accède, en 1160, à la tête de l’un des plus puissants diocèses de France. Il y demeurera jusqu'à sa mort, en 1196.

Lorsqu’il prend en charge le diocèse de Paris, il existe déjà une cathédrale romane sur l’île de la Cité : Sainte-Marie, qu’il fait démolir, car l’évêque de Paris se doit d’afficher son pouvoir, face aux puissantes abbayes parisiennes de Saint-Victor, Sainte-Geneviève et surtout Saint-Germain-des-Prés.

1162, sans doute le démarrage du chantier d pour les fondations et c’est le 24 mars 1163 que Maurice de Sully pose la première pierre de Notre-Dame de Paris, avec selon les historiens le pape Alexandre III  de à Paris.

Le plan initial est réalisé par Ricardus, maître maçon et le chantier qui va durer 80 ans est financé par l'évêque, les chanoines, le roi lui-même et les fidèles. 

1177, Le chœur est achevé ,

1182, le maître-autel est consacré  par le légat du pape, sous le règne de Philippe Auguste .

1245, le gros œuvre de la cathédrale est achevé.

Des quatre successeurs de Sully, nous ne connaissons que Jean de Chelles, dont le nom est gravé dans le soubassement du transept sud : « Maître Jean de Chelles a commencé ce travail le 2 des ides du mois de février 1258 ».

Les grandes heures de Notre-Dame de Paris

De saint Louis à de Gaulle, la cathédrale Notre-Dame de Paris a servi de théâtre à tous les grands moments de l'Histoire nationale. 

19 août 1239, Saint Louis (Louis IX) accueille à Notre-Dame la couronne d'épines qu'aurait porté le Christ lors de sa Passion.Précieuse relique pour les  chrétiens.

10 avril 1302, Philippe Le Bel, en conflit avec le pape Boniface VIII réunit sous les voûtes de Notre -Dame de Parisles trois ordres : C’est les premiers états généraux de l'Histoire de France. 

Il demande à chaque ordre de reconnaître sa suprématie sur le pape en ce qui concerne le temporel de l'Église de France (la gestion de ses biens matériels), et en profite pour demander à chacun un effort financier afin de soutenir la guerre à venir contre les Flamands...

1789 : La cathédrale connaît sous la Révolution française une période mouvementée. Une partie de son trésor disparaît, le mobilier et les tableaux sont détruits ou dispersés.

Les plus grands dommages ont lieu sur la galerie supérieure : Les 28 statues des rois de Judée de la façade occidentale sont détruites par les révolutionnaires qui y voient une représentation des rois de France (dans un premier temps on enlève leur couronne).

Le procureur Chaumette écrit en 1793 : « Sans doute qu’on n’oubliera pas de décapiter, tout au moins, tous ces rois de pierre qui surchargent le portail de l’église métropolitaine ». 

Ainsi dépouillée, la cathédrale devient selon la volonté des révolutionnaires le temple de la Raison. Puis, quand ce culte disparaît, elle sert d’entrepôt des vins de la République !

Après avoir pâti de la Révolution, Notre-Dame est délaissée, elle ne sera rendue au culte catholique romain que le 18 avril 1802.

2 décembre 1804 (11 Frimaire An XIII selon le calendrier républicain), Napoléon Bonaparte est sacré empereur des Français dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, en présence du pape Pie VII.

Beaucoup de Français se plient à ce surprenant archaïsme, voyant là  le moyen d'empêcher le retour de l'ancienne dynastie des Capétiens.

1832 : Notre-Dame retrouve une seconde vie en 1832, grâce au roman de Victor Hugo : Notre-Dame de Paris.

… « Tous les yeux s’étaient levés vers le haut de l’église. Ce qu’ils voyaient était extraordinaire. Sur le sommet de la galerie la plus élevée, plus haut que la rosace centrale, il y avait une grande flamme qui montait entre les deux clochers avec des tourbillons d’étincelles, une grande flamme désordonnée et furieuse dont le vent emportait par moments un lambeau dans la fumée ». (Victor Hugo)

1871 : Le 18 mars 1871, une émeute éclate à Paris,  c’est le début de ‘la commune de Paris’. Maîtres malgré eux de la capitale, les révolutionnaires et militants socialistes et ouvriers vont offrir à la bourgeoisie républicaine l’occasion de se débarrasser une fois pour toutes de la «question sociale ».

‘La commune de Paris’ décide de faire enlever les 28 statues : on leur met la corde au cou et elles sont précipitées sur le parvis où elles se fracassent »

Les pierres sont récupérées pour les chantiers, mais un enseignant arrive à récupérer les têtes  et les enterre dans son jardin où elles seront découvertes en 1977, lors de travaux dans la cour de cet hôtel particulier !

1886 :La conversion de Paul Claudel (1886-1955)

"En un instant mon cœur fut touché et je crus !"(Paul Claudel)

Paul Claudel se converti à 18 ans, aux vêpres de Noel, le 25 décembre1886, alors qu’il se tenait près de la statue de la Vierge du second pilier à l’entrée du cœur à coté de la sacristie. 

… “Je suis né le 6 août 1868… Ma famille était indifférente et, après notre arrivée à Paris, devint… étrangère aux choses de la Foi…

Tel était le malheureux enfant qui, le 25 décembre 1886, se rendit à Notre-Dame de Paris pour y suivre les offices de Noël… Les enfants de la maîtrise… étaient en train de chanter ce que je sus plus tard être le Magnificat. J'étais… debout dans la foule, près du second pilier… Et c'est alors que se produisit l'événement qui domine toute ma vie.”

1944 :Paris libérée des troupes d'occupation allemande le 25 août 1944, dès le lendemain, le 26 août,  le général de Gaulle, chef de la France Libre, descend en triomphe les Champs-Élysées, suivi du général Leclerc et de ses fidèles de la première heure. 

Acclamé par les Parisiens, il arrive à la Concorde est gagne la cathédrale Notre-Dame de Parisun Te Deum pour fêter la victoire. 

De Gaulle refuse la présence du cardinal-archevêque Emmanuel Suhard, jugé trop proche de Pétain et du gouvernement de Vichy...  Au moment où il entre dans l'édifice, des coups de feu retentissent autour de la cathédrale, imperturbable, De Gaulle  n'y prête pas attention et avance dans la nef. 

Les orgues reprennent à pleins tubes la Marseillaise

La cérémonie ne dure qu'une quinzaine de minutes et les invités chantent un Magnificat.

1944-2019

A chaque moment important au  niveau national ou international où il fallut que les hommes soient réunis pour un hommage, Notre Dame était là…

Aujourd’hui, Notre Dame est blessée mais elle est debout.

Miracle ? Sûrement pas.

Le travail des pompiers, les sauveteurs des arts, et de tous les participants l’ont provisoirement sauvée.

Mais que dire de la croix centrale qui est resté intacte, de la Vierge auprès duquel Paul Claudel c’est converti,  non touché par le feu et le coq du dessus de la flèche retrouvé au milieu des cendres… 

Peut-être un signe en ce moment de Pâques où l’humanité à bien besoin de retrouver certaines valeurs perdues !

 

© Photos: Vierge (Jacques Lesage)

 

 

 

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12 avril 2019 5 12 /04 /avril /2019 17:55

Pour la première fois au monde, ce 12 avril 1961, un homme quitte le plancher des vaches pour naviguer dans l’espace.

Le cosmonaute soviétique Youri Gagarine (27 ans) accomplit le tour de la Terre en 108 minutes.

Quatre ans après le lancement d'un premier satellite, les Soviétiques présentent cet exploit comme la preuve de la supériorité de leur système politique.

Es-ce bien un exploit totalement soviétique ?

Petit tour en arrière.

Nous sommes en 1945, c’est la défaite allemande. Les Russes raflent une partie des savants allemands qui travaillaient sur les fusées V2de Hitler et sont entrés bon gré mal gré au service des vainqueurs (Certains savants allemands avaient réussi à se rendre aux alliés, puis rejoindre les Etats-Unis et ont participé au programme des fusées Apollo)

Les plans des missiles allemands sont retraités un ingénieur russe de génie, rescapé du Goulaggrâce à une intervention en 1940 de l’avionneur Andreï Tupolev. 

Cet ingénieur, Sergueï Korolev, va concevoir avec son équipe le lanceur qui va mettre en orbite Spoutnikainsi que les fusées Vostokdes programmes habités.

En pleine guerre froide, le 4 octobre 1957, l'URSS met en orbite le premier satellite artificiel de l'histoire : Spoutnik 1(mot russe signifiant «compagnon de voyage»).

L'engin, d'un diamètre de 60 cm et d'un poids de 83,6 kilos, est mis en orbite par une fusée à une altitude de 900 km. 

Il accomplit une révolution de la Terre en 96 minutes. Son «bip-bip»reste gravé dans la mémoire de tous.

Le 3 novembre suivant, les Soviétiques lance dans l'espace Spoutnik 2avec Laïka,une chienne qui meurt au cours du voyage, mais le fait ne sera révélé que 40 ans plus tard !.

Avec le  lancement de ces 2 satellites les États-Unis prennent conscience qu'ils ne sont plus à l'abri d'une attaque par des missiles nucléaires.

C'est ainsi que Spoutnik  déclenche la course à l'espace.

Donc nous sommes le 12 avril, Youri Gagarine, sur la base spatiale de Baïkonour, dans les steppes du Kazakhstan est installé dans un  module en aluminium : une sphère de 2,3 mètres de diamètre, avec un volume habitable de 1,6 m3 !!

Son module est mis en orbite à 327 km d'altitude par la fusée Vostok 1 (Vostoksignifie Orient en russe), inspiré des principes appliqués par les savants nazis, quinze ans plus tôt, aux premiers missiles balistiques, les V2.

Pendant son vol, Iouri Gagarine (on écrit aussi Youri Gagarine) n'a rien à faire dans son habitacle si non de laisser les techniciens de la base de Baïkonour guider son vaisseau.

Il n'en frôle pas moins la mort à plusieurs reprises (son module dirigé par erreur vers une orbite trop longue, il a été retenu grâce au bon fonctionnement du rétrofreinage de secours).

Pour le retour sur terre, quelque part en Sibérie, Gagarine s'éjecte quelques minutes avant l'atterrissage et c'est en parachute, à 7 000 mètres d'altitude, qu'il termine son périple.

La propagande bien servie par Iouri Gagarine, séduit tout un chacun par son sourire et sa bouille à la « tintin » (il se rapproche du héros de bande dessinée par sa petite taille : 1,59 mètre).

Cet exploit titille les américains, et le président John Kennedy relève le défi et, le 25 mai 1961, dans un discours retentissant, promet qu'un Américainmarcherait sur la lune avant la fin de la décennie. C'est le début de la course à l'espace (course pacifique).

Trois semaines après le vol de Gagarine, le 5 mai 1961, Alan Shepard sera le premier Américain à s'élever dans l'espace. Il ne fera qu'un vol suborbital (il ne tourne pas autour de la Terre comme le Soviétique). 

Le 20 février 1962, John Glenn est mis en orbite pendant cinq heures à bord de Friendship-7.

Les Soviétiques reprennent l'initiative en envoyant Valentina Terechkova, la première femme dans l'espace le 16 juin 1963.

Le 18 mars 1965, Alexei Leonov effectue la première sortie dans l'espace à bord de la capsule Voshkhod-2.

Les Américains gagnent enfin la course avec le programme Apollo qui permettra de se poser un homme sur la lune, le 21 juillet 1969. (Nous en reparlerons le 21 juillet….)

Youri Gagarine ne pourra pas assister ‘au petit pas pour l’ homme, mais un bon de géant pour l’humanité’de Neil Armstrong, il trouve la mort dans un accident d'avion, au cours d'une mission d'entraînement, le 27 mars 1968, à 34 ans.

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10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 17:10

Vue sur le chevet de l'église 

Mardi matin, avec le groupe ‘La Maison Forte*’, nous avons visité l’Eglise Abbatiale de St Gildas de Rhuys.

Au regard sur le chevet de l’église, caractérisé par l’imposante toiture en «’éteignoir’, on comprend de suite que les moines ont cherché une solution équilibrée entre les nécessités liturgiques et l’esthétique de l’architecture.

Quinze siècles d’histoire que nous allons découvrir grâce à l’érudition de notre guide.

pierre de Loire représentant le combat qui a opposé le duc Geoffroy II à un chevalier français.

Selon la tradition, le monastère de Rhuys est fondé à la demande du comte de Vannes au milieu du VIème siècle.

En 536 sur les fondements d’un ancien castrum aménagé à l’initiative de Jules César, St Gildas construit  un oratoire. 

Les Vikings envahissant la Bretagne en 919, les moines quittent St Gildas avec les reliques et objets du culte.

Il faudra attendre 89 ans pour que le moine Felix, sur demande du Duc de Bretagne entreprenne en 1008 la construction de l’abbaye qui sera consacrée par Judicaël, évêque de Vannes en 1032.

Au XIIème siècle, l’autorité civile rogne peu à peu les privilèges du monastère.

Il faut donc aux moines un abbé qui puisse lui tenir tête. Dans ce but en 1125, l’éminent théologien Abélard est élu abbé de St Gildas, qui  loin de réussir dans cette entreprise, quittera Rhuys en 1132, après 7 ans d’abbatiat.

Par le traité d’union de la Bretagne et de la France en 1532, l’abbaye devient Abbaye Royale.

Au XVIIèmesiècle, les ‘Mauristes’ (congrégation de St Maur), prennent en charge la rénovation du monastère où en cours de restauration, le clocher est détruit par la foudre.

A la Révolution en 1789, l’abbatiale devient « bien nationale ». Elle retrouvera sa fonction originale 13 ans plus tard, après le Concordat en 1802. La vielle église ayant été démolie, l’abbatiale devient église paroissiale.

Prosper Mérimée visite la Bretagne en 1834, il fait classer l’église abbatiale et en 1840 elle sera classée monument historique par le Roi Louis Philippe.

Au cours de la visite nous contemplons les trésors de l’art romain.

Le chœur avec ses voûtes en cul-de-four ou en berceau, ses piliers cruciformes surmontés de chapiteaux ouvrés.

Le déambulatoire véritable nécropole accueille sur ses murs les pierres tombales d’abbés, d’enfants de Bretagne et celle d’un Chevalier.

Dans le bras nord du transept, deux enfeus, dans sa partie sud, un retable classé.

Beaucoup d’autres éléments ont retenu notre attention, en particulier les restes d’une fresque du XIIème siècle, le tombeau de St Goustan, patron de la paroisse, une vierge à l’enfant portant les stigmates d’une tentative de destruction sous la Terreur.

Cerise sur le gâteau, nous avons accès au trésor, un des plus ancien et des plus important de Bretagne.

Ce trésor se compose de nombreuses pièces d’art sacré s’échelonnant du XIVe au XIXème siècle. Ces œuvres comportent sept reliquaires dont quatre dits morphologiques contenant entre autres, des reliques de St Gildas.

Vitrine du trésor de l'abbaye 

Nous apprenons que ce trésor a pu nous parvenir grâce au Vicaire Jean Le Duin, (prêtre réfractaire) qui cacha ce trésor inestimable au péril de sa vie pendant la Révolution et le restitua en novembre 1802, lors de sa nomination comme Recteur de la nouvelle paroisse.

Parchemin 

Pendant plus de dix siècles, l’abbatiale n’a pas eu d’orgue, mais grâce à l’association des Amis de l’Abbatiale, un orgue à deux claviers et un pédalier de 24 jeux réels de facture hollandaise datant du XIXème siècle a été installé dans le transept Nord en 2010.

Orgue de l'abbatiale  (crédit photo 'les amis de l'abbatiale de St Gildas')

…« Symbole impressionnant de la foi profonde qui anima ses bâtisseurs, l’ancienne abbatiale de Saint Gildas est un monument chargé d’histoire dans un pays chargé d’histoire : Rhuys… » (Roger Champeau , 1984)

Comme il a raison !

 

*L'Association ‘La Maison Forte et le Patrimoine de Rhuys’ a pour objet la recherche, la protection et la mise en valeur du patrimoine historique et archéologique ainsi que celles des personnes célèbres en raison de leur lien avec la Presqu'ile de Rhuys. (Loi 1901- reconnue d'intérêt général).

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6 avril 2019 6 06 /04 /avril /2019 11:16

Dans la nuit du 30 au 31 mars, nous sommes passé de l’heure d’hiver à l’heure d’été. (article du 30 mars)

La France au cours de son histoire à régulièrement changé d’heure.

 

Dans l'Antiquité, lorsque la Gaule est devenue une province romaine et vivant sous l'influence de Rome, les heures, (quand elles sont employées), étaient des heures temporaires.

(L’heure temporaireest une heure ancienne égale au douzième de l'intervalle de temps compris entre le lever et le coucher du Soleil, quelle que soit la saison.)

 

Dans la période médiévale, l'Église met en place des heures temporaires simplifiées et grossières : les heures canoniales.

(Dans le catholicisme,les heures canoniales sont des offices liturgiques qui sont consacrés à la prière).

 

Au XVIIe siècle avec l'apparition de l'horloge mécanique, les heures temporaires sont progressivement remplacées par les heures équinoxiales ou égales, données par le cadran solaire classique qui sert de référence pour l'horloge. 

 (L’heureéquinoxialeou heure légale est une heure ancienne correspondant à la vingt-quatrième partie du jour solaire apparent (dans la définition moderne, c’est le temps qui s’écoule entre deux passages consécutifs du Soleil au méridien supérieur d'un lieu; c'est l'heure donnée par les cadrans solaires classiques).

Le temps ainsi compté, implicitement, devient le temps civil  (Le temps universel(UT)est le temps civil du méridien de Greenwich qui est le méridien central du fuseau horaire 0 autrement dit le méridien origine).

 

Au début du XVIIIème  siècle, le temps du cadran solaire et celui de l'horloge vont se différencier : le cadran solaire donnant le temps vrai (Le temps solaire ou temps vraiest une mesure du temps basée sur le soleil vrai, tel que donné par un cadran solaire. 

En particulier, le midi solaire correspond à l'instant de la journée où le Soleil passe dans le demi-plan méridien), l'horloge le temps moyen (Le temps solaire moyen est basé sur le soleil moyen, défini comme un objet qui, tout au long de l'année, se déplacerait sur l'équateur à une vitesse constante, telle que la durée du jour solaire moyen soit de 24 heures exactement).

 

1891 : L’heure légale en France

La loi du 14 mars 1891, en vigueur jusqu’en 1978, fixe l'heure légale en France métropolitaine et en Algérie à l'heure du temps moyen de Paris.        

Au XIXe siècle (1891), avec l'essor du chemin de feret l'impossibilité de régler les horaires des trains sur des heures locales variant d'un point géographique à un autre, le besoin d'unifier l'heure sur tout le territoire devient nécessaire.

Pour la régularité des trains, les chemins de fer prennent l'heure d'origine des réseaux français, c'est-à-dire celle de Paris. 

Pour favoriser les voyageurs non ponctuels, on décide que l'heure du chemin de fer serait en retard de cinq minutes sur l'heure de Paris. (À Rennes, par exemple, jusqu’en 1880, l'horloge de l'hôtel de ville indique l'heure locale et celle de Paris à l'aide de deux aiguilles des minutes : l'une dorée - heure locale, c'est-à-dire l'heure solaire vraie, l'autre noire 

 

1911 : L’heure de Greenwich

Le 9 mars 1911, la Franceadopte l'heure du méridien de Greenwich (GMT), ainsi que le découpage de la journée en 24 heures au lieu de deux fois 12 heures (usage recommandé en octobre 1884 à la Conférence internationale de Washington).

 

1916 : L'heure de la guerre 

Pendant la Première Guerre mondiale, les territoires français occupés sont à l’heure allemande et ceux en zone libre  sont à l’heure française. 

 

1916: Heures d'hiver et d'été

Le 9 juin 1916 dans son unique article la loi légalise l’heure d’été. Le lendemain,10juin1916, son décret d'application dispose que « dans la nuit du 14 au 15 juin, à vingt-trois heures, l'heure légale sera avancée de soixante minutes ».

 

1923 : Aménagement du changement d’heure

La loi du 24mai 1923 aménage le changement d'heure saisonnier. Désormais la France métropolitaine vit à l'heure moyenne de Greenwich avancée d'une heure l'été, en coordination avec les nations alliées voisines. 

Nous sommes à l’heure d’été (GMT+1), entre mars et octobre  et le reste de l'année la France est à l’heure d’hiver (GMT).

 

1940 : Retour à l'heure allemande

L’Allemagne nazie occupe la France en mai 1940 (nous sommes  à l’heure d’été (GMT+1).

A Berlin, il est une heure plus tard et les Allemands ne comptent pas bouleverser leurs habitudes: On avance donc les aiguilles d’une heure (de GMT+1 à GMT+2), pour passer à l’heure d’été allemande (outre-Rhin, on change aussi d'heure deux fois par an).

La France se retrouve donc «à l'heure allemande», expression qui rentrera dans le langage courant

Au fur et à mesure que l'armée d'occupation avance, les horloges, elles, sont avancées d'une heure. 

 

1944 : L'heure de l'Europe continentale

Lorsque les troupes alliées occidentales débarquent en juin 1944, leurs montres réglées sur la double heure d'été britannique (GMT+2) tout comme les forces d'occupation qui sont à l'heure d'été d'Europe centrale.

Le 2 octobre 1944 la zone occupée passe à l'heure d'hiver (GMT+1), suivie le 8 octobre par la partie du territoire libérée que dirige le Gouvernement provisoire de la République française. 

Le 2avril 1945, l'ensemble des alliés occidentaux repassent à l'heure d'été (GMT+2).

Après la Libération, le Gouvernement provisoire décrète le 14 août 1945 le retour à l'heure d'hiver (GMT+1) à partir du 16 septembre, et l'abandon du changement d'heure saisonnier pour 1946. 

Il prévoit également le rétablissement de l'heure GMT pour le 18 novembre mais, le 5novembre1945, il revient sur cette dernière décision. Pourquoi, mystère !!

 

1976 : L'heure du choc pétrolier

À la suite du premier choc pétrolier, le gouvernement compte réduire la facture énergétique en rétablissant l'heure d’été et l’heure d’hiver.

Le décret du 19 septembre 1975 rétablit le changement saisonnier de l'heure. 

Son application est fixée pour la période du 28 mars au 28 septembre 1976.

La mesure est présentée comme provisoire… Mais elle est toujours en vigueur au XXIe siècle.

 

Résumons

  • De 1940 à 1945, la France vivait entièrement à l'heure allemande; 
  • De 1945 à 1976, elle était à l'heure allemande l'hiver, mais pas l'été. 
  • Depuis 1976, nous sommes à nouveau entièrement à l'heure allemande, été comme hiver.

 

1996 : Harmonisation européenne

En 1996, la période de l'heure d'été est harmonisée dans toute l'Union européennepar la directive 2000/84/EC, qui reporte la fin de la période de l'heure d'été au dernier dimanche d'octobre.

 

XXIe siècle : Remise en cause

En aout 2018, la Commission européenne lance une consultation publique pour recueillir l'avis des citoyens de l'Union européenne sur le maintien de l'alternance entre l'heure d'été et l'heure d'hiver (dite « normale »).

Les États membres qui souhaitent revenir de façon permanente à l'heure d'hiver auront la possibilité de procéder à un dernier changement d'heure saisonnier le dimanche 27 octobre 2019. 

En France, du 4 février au 3 mars 2019, les Français pouvaient voter sur le site de l'Assemblée nationale en faveur :

  • Du maintien ou de l'abrogation de l'heure d'été et
  • Exprimer leurs préférences pour : 
    • L'heure méridienne (UTC±00:00),
    • L'heure d'hiver actuelle (UTC+01:00) ou 
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1 avril 2019 1 01 /04 /avril /2019 07:05

La France compte plus de dix mille points de vente de kébab et la profession recrute chaque année plus mille professionnels.

Rejoignez le seul lycée Kébab qui vous propose une formation vous garantissant un emploi en fin d’études.

Fort d’une équipe pédagogique compétente et disponible elle accompagne les élèves dans une volonté de les rendre autonomes et cultivés.

Les élèves apprennent l’excellence dans l’art du kébab avec cours théorique et stage en entreprise.

Au programme :

  • Histoire du kébab du Moyen Âge (1431) à nos jours
  • Préparation des kébab dont le fameux ‘Döner Kébab’
  • Les kébabs au mouton, veau, poulet, dinde, porc, etc..
  • La posture verticale
  • Les sauces d’accompagnements : samouraï, cocktail, tahina, mayonnaise, barbecue, andalouse etc..
  • Fabrication du pain levé et dürüm pour les kébab ‘pitta kebab et durum kebab.
  • Fabrication des Adana kebab, Alanya kebab, Iskender kebab, Chiche-kebab, Urfa kebab, etc..

Durée des études : 3 mois

Modalité d’inscription :

  • Les candidatures sont retenues sur étude de leur dossier et la motivation des futurs élèves
  • Le dossier doit être accompagné d’une lettre de motivation

Condition

  • Savoir lire, écrire le français avec ou sans faute
  • Avoir des notions de mathématiques (addition et soustraction), la connaissance des 4 opérateurs et un plus 
  • Etre bilingue : français en priorité mais connaître l’arabe, le turc et où une langue orientale sont un plus.

Le lycée kébab étant de taille humaine avec une seule salle d’étude de 20 élèves, les dossiers pour l’année scolaire 2019-2020 seront étudiés par ordre d’arriver le jour de l’inscription :

 

 Lundi 1eravril 2019

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