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12 janvier 2019 6 12 /01 /janvier /2019 17:50
Symboles mathématiques

La plupart des gens aiment les maths.

L’ennui, c’est qu’ils ne le savent pas… Ainsi commence le livre de Mickaël Launay, lu avec passion. 

Nous employons à longueur de temps certainement sans (trop) connaître leurs origines : les signes des quatre opérations de base.

 

Les savants anciens n’avaient pas de langage spécifique pour écrire les  mathématiques.

Les symboles pour les quatre opérations élémentaires (+ ; - ; ÷ ; x), ne furent inventés qu’à la Renaissance.

Pendant cinq millénaires, des Mésopotamiens aux Arabes en passant par les Grecs, les Chinois et les Indiens, les formules mathématiques étaient écrites avec le vocabulaire des langues du pays du mathématicien.

 

Pour faire face à cette complexité, les mathématiciens musulmans dans les derniers siècles du Moyen Âge vont peu à peu simplifier ce langage, mais c’est en Europe entre le XVe et XVIe siècle que le mouvement va prendre toute son ampleur.

Dans un premier temps, de nouveaux mots spécifiques aux mathématiques apparaissent, ainsi le mathématicien gallois Robert Recorde propose au milieu du XVIe siècle une nomenclature de certaines puissances du nombre inconnu.

 

C’est l’Allemand Johannes Widmann vers 1460 qui est le premier à employer les signes ‘+’ et ‘-‘ pour désigner l’addition et la soustraction.

Début du XVIe siècle, l’Italien Tataglia est l’un des premiers à utiliser des parenthèses ‘( )’ dans des calculs.

L’Anglais Robert Recorde, en 1557 utilise pour la première fois le signe ‘=’ pour désigner l’égalité.

Le Néerlandais Rudolph Snellius en 1608, se sert d’une virgule pour séparer la partie entière et la partie décimale d’un nombre.

 

En 1621, l’Anglais Thomas Harriot introduit les signes ‘< > ; pour marquer l’infériorité ou la supériorité de deux nombres.

L’Anglais William Oughtred, en 1631, utilise la croix (x) pour noter la multiplication et devient en 1647 le premier à utiliser la lettre grecque pi (π) pour désigner le fameux rapport d’Archimède.

L’obèle (signe de la division ÷), fut employé pour la première fois en 1659, par l’Allemand Johann Rahn.

 

En 1525, l’Allemand Christoff Rudolff désigne la racine carré par le signe ‘√’ (sans la barre horizontale) auquel le français René Descartes rajoute une barre horizontale en 1647 : ()

Tout cela ne s’est pas fait de manière linaire et ordonnée, ainsi un siècle après l’introduction des signes +et – la communauté mathématique ne les avait pas toujours complétement adoptés et beaucoup de ces savants utilisaient encore les lettres Pet M, initiales des mots latins plus et minus, pour désigner l’addition et la soustraction. 

 

Dans son ouvrage l’Isagoge, le savant français François Viète (souvenez vous, l’adversaire du calendrier grégorien (article : les détracteurs du calendrier du 29/12/2009), lance un vaste programme de modernisation de l’algèbre en introduisant le calcul littéral avec des lettres de l’alphabet. Sa proposition est aussi simple que déroutante : nommer les inconnus des équations par des voyelles et les nombres connus par des consonnes.

Cette répartition des voyelles et consonnes sera abandonnée au profit d’une suggestion de René Descartes : les premières lettres de l’alphabet (a ; b ; c…) désigneront les quantités connues et les dernières (x ; y et z)seront les inconnus. 

 

C’est cette convention que nous utilisons encore aujourd’hui et la lettre « x » est devenue jusque dans le langage courant symbole d’inconnu et de mystère.

Et comme l’écrit si bien l’auteur « pas besoin de grand chose pour faire des mathématiques, il suffit d’un soupçon d’audace, d’une bonne dose de curiosité et d’un peu d’imagination … mais il faut aussi accepter lorsque l’on fait des sciences, plus on en sait sur un sujet, plus on mesure l’étendue de notre ignorance. »

Source : Le grand roman des maths de Mickaël Launay (Flammarion)

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4 janvier 2019 5 04 /01 /janvier /2019 15:44
Le mariage de Lanturlu (suite et fin)

… Verbalisons d’abord, reprenais l’autre d’un ton rageur.

Votre profession, Monsieur ? Chauffeur, n’est-ce-pas, chauffeur ?

  • C’est sans doute pour cela que vous brûlez le pavé ; mais on vous le fera payer… et ce que vous couchez dessus. »
  • Tragique, il ajouta, d’un geste solennel désignant mes victimes :
  • Tenez, voilà votre œuvre !... Sans compter qu’un peu plus j’étais écrabouillé… comme ces volatiles !
  • Soyez persuadé, monsieur le Maire, que j’aurais été désolé de causer le moindre mal au père de votre fille.
  • Alors, vous me faites des excuses ?
  • Vous me voyez marri, navré, anéanti, mais j’ai failli me ter et quant à des excuses…
  • Alors, c’est entendu, je dresse procèsverbal. D’abord, comment vous nommez-vous ?
  • Frédéric Lanturlu.
  • Vous dites ? Lanturlu ? Je tombe de haut. Vous avez bien dit Lanturlu ?... seriezvous le fils de Casimir ? ce brave Casimir qui me sauva la vie à Champigny, quand nous étions dans la mobile ?... Et vous alliez me tuer, dans votre automobile !
  • Les Lanturlu se suivent et ne se ressemblent pas, ricanaisje à demi-voix ; mais je me hâtais d’ajouter : Mon père s’appelle en effet, Casimir Lanturlu : est-ce que vous seriez par hasard, M. Célestin Mitonnet ?
  • Justement, et ma fille que voici se nomme Célestine.

Bon, je vois, ce que vous allez me répondre : qu’il y a réellement du céleste en elle. Fariboles, Monsieur ! laissons là ces fadaises ! Faites-nous savoir plutôt – mais là sérieusement – si votre père est riche.

  • Quatorze mille francs de rente.
  • Moi, j’en ai vingtdeux mille… Enfin ça peut aller. »

Là-dessus je me mis à causer avec Mlle Célestine, l’entretenant de mes sentiments, de notre avenir commun, de l’infini plaisir que j’aurais à lui faire parcourir en automobile – oh ! du 20 kilomètre à l’heure tout au plus, afin de pouvoir bavarder gentiment en admirant le paysage – les diverses parties de la contrée qu’elle habite, cette belle <brie où elle est née et que, naturellement, elle met à plus haut prix que le reste du monde.

« Nous aurons un chauffeur, lui disais-je ; nous le choisirons vieux et prudent, et nous lui recommanderons de monter les  côtes au pas tandis que grimperons à pied par les sentiers – ces jolis sentiers si étroits que des amoureux seuls peuvent y passer à deux -, histoire de marcher dans la verdure et de nous dégourdir les jambes en écoutant de plus près la  chanson des oiseaux.

  • Tiens, mais qu’estce je deviens, moi, s’exclama M. Mitonnet, dans ces combinaisons ?
  • Dame, vous devenez mon beaupère.
  • Mais je ne vous aurai pas plus tôt donné ma fille que moi, je ne l’aurai plus ! »

En vérité, je vous le dis, cet homme est profondément égoïste !... Pour le contenter je répartis d’un air aimable :

« Vous viendrez vivre auprès de nous. Vous y gagnerez un enfant de plus…, sans compter la suite.

  • Quelle suite ? demandat-il, pendant que sa fille, l’ange de mes rêves, se mettait à rougir.
  • Et en attendant, poursuivisje sans répondre, nous serons deux à vous aimer. »

Cette considération le calma.

« Je ne puis pourtant guère songer à quitter définitivement mes chers administrés.

  • Et bien, vous ne les quitterez que de temps à autre, histoire de passer une semaine avec nous.
  • Bonne idée ! Et le soir je ferai ma partie de piquet – chacun son dada, n’estce pas – avec votre cher père, mon ami lanturlu.
  • Comptez sur lui, beaupère. Et maintenant adieu. »

Mais la grande banlieue est très hospitalière : on me retint à déjeuner. Repas copieux, du reste brochet de Marne à la mayonnaise, lapin de garenne chasseur, pigeons rôtis, salade, fromage et fruits variés. Oh ! Ce fromage, un poème ! Mais je n’insiste pas. Le tout arrosé d’un joli vin de Lorraine et d’un sauterne goutte d’or. Au dessert, M. Mitonnet me demanda de chanter. On chante encore à la campagne. Je ne me fis point prier et roucoulai de mon mieux – sans que la couleur du vin de Lorraine y fût pour rien – Les roses de mon jardinet, mon obsession actuelle. Ma fiancée applaudit, et me sera la main.

Cependant il fallait songer à revenir. Grâce aux bons soins d’un forgeron habile, l’automobile Proutprout, Teufteuf et Cie – ne pas oublier la marque – se retrouvait en état et ne demandait plus qu’à repartir dare-dare, lorsque Mlle Mitonnet décida – quelle humiliation pour l’admirable véhicule ! - de le faire conduire tranquillement par un cheval de labour à la plus prochaine gare, bureau de la petite vitesse. Quant à moi, je prendrais, pour rentrer à Paris, le train omnibus 997 qui s’arrêt à la halte voisine, et qui me ramènerait lentement mais sûrement. Ce que fille désire, son fiancé doit vouloir.

Je n’avais plus qu’à m’incliner, et c’est ce que j’étais en train de faire lorsque l’ion annonça le fermier du pays qui venait réclamer prix de mes victimes.

Mais alors M. Mitonnet eut un joli mouvement :

« Laisse cela, me dit-il, je vous donne ma fille et je paierai les oies. »

Médéric Carot.

Source : La Brie qui rêve, contes et légendes (Presse du Village)

 

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26 décembre 2018 3 26 /12 /décembre /2018 10:46
Le mariage de Lanturlu

Joyeux noël à mes lecteurs.

 

Pour le soir de noël voici l’histoire du mariage de Lanturlu, conte de Médéric Carot, poète briard.

 

Et bien, c’est fait, dès demain les bans seront publiés… Mariage d’amour !... Vous n’en revenez pas ? Moi non plus, et pourtant… Mon Dieu oui, mesdames et messieurs, Frédéric Lanturlu, ce jeune très chic, expéditionnaire, s’il vous plaît, au ministère de l’Extérieur, poète intermittent, musicien d’occasion, et, par-dessus tout, amateur enragé d’automobilisme, Frédérique Lanturlu, l’enfant adoré de son père qui, n’ayant rien à lui refuser, ne lui refusera pas cela, Frédéric Lanturlu se marie, à sa grande satisfaction et l’ange de ses rêves.

 

La cause ? Il y a en a plusieurs. 

D’abord une valse danse, l’automne dernier, dans un salon ami, avec une jeune personne très distinguée, de la grande banlieue.

Détail insoupçonné en l’occurrence, cette grande banlieue. On se quitta sans s’être parlé, à part quelques mots de stricte impolitesse, –sans avoir osé même s’informer l’un de l’autre.

J’ignorais son nom, sa naissance…Toujours vrais, toujours neufs, voyez-vous, ces bons vieux opéras comiques. 

Mais le coup de foudre y était : il était en plein, le  coup de foudre, -et même en partie double… coup de foudre, soit bénit !

 

Et dire que son mon accident d’aujourd’hui, cette première cause aurait pu demeurer à l’état d’incident isolés !…

 

Automobile, soit béni ! Car enfin,  pensez-y mesdames et messieurs on aurait pu se connaître et l’on ne se connait pas…  et l’on s’ignorera jusqu’à la fin des siècles ! Si nous trouvez que c’est drôle !...

 

Oh ! L’ange de mes rêves ! Comme l’hiver fut long ! et comme, aux premiers jours du renouveau, m’assiégèrent les songeries !...

C’est ce qui fait que ce matin, dès l’aube, je mettais mis à chanter  - j’improvise facilement – une  romance dans laquelle – sans le chercher, la fois ! – je dépeignais mon état d’âme.

 

Les roses de mon jardinet

A la brise se sont ouvertes ;

Le pinson, le Rossignolet

Font leur nid sous les feuilles vertes.

On n’entend plus dans les buissons 

Que pépiements et que ramages ;

Que disent-ils dans leurs chansons

En lissant leurs jolis plumages ?

 

Ils disent que c’est le printemps.

Ils disent que la feuille de pousse.

Ils disent que la vie est douce

Aux gais amoureux de vingt ans.

 

Mon cœur aussi s’est réveillé

Avec les nids,  les fleurs nouvelles ;

L’hiver il avait sommeillé,

Mais il a retrouvé ses ailes.

 Je le sens palpiter en moi,

Chanter, bondir d’aise ;

D’où lui vient cet étrange émoi,

Et que faut-il pour qu’il s’apaise ?

 

Il faut que le printemps 

Ramènes quand la feuille pousse,

Ce qui fait que la vie est douce

Aux gais amoureux de vingt ans.

 

Lorsque que le cœur c’est animé

Parmi le renouveau des choses,

Il n’est plus las  d’avoir aimé

Il a senti s’ouvrir les roses

Et pareil, dans l’éclat du jour,

Au légers oiseaux qu’il adore

 Il s’élance encor vers l’amour,

 Au risque de souffrir encore.

 

Mais qu’importe ? 

C’est le printemps !

Célébrons la feuille qui pousse

Et trouve que la vie est douce 

Même quand on n’a plus vingt ans.

 

J’en étais là de mes couplets lorsqu’un toc toc,  j’entends frapper à ma porte, et  couplevent, l’aimable couplevent, le représentant bien de la maison Proutprout et Ciese précipite devant moi et me dit : « Voulez-vous faire du 120 à l’heure ? Système à essayer. Moi, je n’ai pas le temps aujourd’hui. La carrosserie ? Chef-d’œuvre d’élégance ; le moteur ? ah ! le moteur, mon cher, merveille de mécanique ! »

Et me voilà parti. Je fais du 120 à l’heure, voire du 150. 

C’est stupide, c’est idiot ; on ne voit rien, on ne respire plus, le paysage est supprimé, le vertige vous prend, la machine, elle aussi, s’emballe, et tout à coup, au milieu de cris et de vociférations, je me sens précipité à terre.

Instinctivement, dans dernier quart de seconde, j’ai tourné la manette, et le devant de ‘automobile est allé s’aplatir –presque doucement, ma fi !- sur un perron au bas duquel se tiens un  gros monsieur tout effrayé, et que domine, de sa silhouette gracieuse, une belle jeune fille aux cheveux blonds, toute effrayée aussi.

Quant à moi, si violente que m’ai parue la secousse, je suis demeuré debout. Tout d‘abord ahuri, je redresse la tête et me rends rapidement compte de la situation. Je suis au milieu d’un village. Narquois et bouche bée, des paysans m’entourent. Des victimes sont là, gisantes, sur la route. J’avais écrasé six oies, six magnifiques oies blanches, et failli écraser – à ce qu’il prétend, du moins – le très gros monsieur du perron qui vient d’aborder une charpe et qui – je m’en aperçois maintenant – est palmé, lui aussi. Un larghe ruban violet, là, à la boutonnière.

« Monsieur, je suis le maire de Béthisy-sous-Lagny, me dit cet important personnage, et je vous déclare procès-verbal.

  • Comment ! je manque de tuer, et …
  • Mais vous mettez par terre tout un régiment d’oies. Que diable ! il ne faut pas écraser ses semblables !
  • Vous dites, monsieur le Maire ?
  • Car enfin, par la même occasion, vous pourriez m’écraser, moi, tout aussi bien que ces oies !
  • Croyez que j’en aurais été désolé, monsieur le maire, pour les oies et pour vous.
  • Ah ! ça, vous vous moquer ?...
  • Monsieur le Maire, je paierai les oies.
  • Mais, mon Père, fit alors une douce voix –oh ! l’ange de mes rêves ! – tâchez donc de savoir si ce monsieur, par hasard, ne serait point blessé.
  • Merci, Mademoiselle, répondisje aussitôt, je n’ai pas une égratignure, et croyez que si j’étais blessé, l’intérêt que vous daignez me témoigner m’aurait guéri.
  • Monsieur !... fitelle en saluant toute confuse.
  • C’est que je ne vous ai pas oubliée, Mademoiselle, depuis que j’ai eu l’honneur de danser avec vous.
  • Ah ! oui, l’automne dernier. »

Cela fut soupiré plutôt que dit.

« Non, je ne vous ai pas oubliée, Mademoiselle, et plus d’une fois, dans mon sommeil.

 

J’ai revu, me causant des fièvres

Et des troubles délicieux,

Le fier incarnat de vos lèvres,

L’azur si tendre de vos yeux.

 

- Des vers ? Vous êtes poète, Monsieur ?... Croyez que, de mon coté aussi, je me suis souvenue. »

Cependant le maire de Bértisy s’impatientait.

« Tout cela est bel et bon, Monsieur, mais je vous dresse procès-verbal.

  • Et moi, j’ai l’honneur… je vous prie, monsieur le Maire… Enfin, je vous demande la main de Mademoiselle.
  • Je vous la refuse, Monsieur !
  • Mais moi, je vous l’accorde, fit résolument la jeune fille, je vous l’accorde, Monsieur,… si toutefois mon père, qui ne me refuse jamais rien, veux bien y consentir.
  • Verbalisons d’abord, reprenait l’autre d’un ton rageur…..

 

A suivre

Source : La Brie qui rêve, contes et légendes (Presse du Village)

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13 décembre 2018 4 13 /12 /décembre /2018 07:36
Naufragés dans les 50e hurlants (9 et fin)

Les voici sauvés… que sont-ils devenus ?...

 

Six marins reprirent la mer sur le ‘Jeanne Cordier’ : Gallène, Le Porh, Guillas, Le Dizès, Baucher, et le matelot lèger Ehanno y embarquèrent pour une campagne au Chili où ils firent escales en octobre 1905 et débarquèrent à Hambourg le 2 mai 1906.

 

Le fidèle François Le Ménach navigua jusqu’en 1921 et retrouva Le Tallec sur le Touraine’ et ‘l’Emilie Siegfried’.

La plupart des badennois de l’équipage finirent leurs jours à Baden.

 

Jean Jaouen le cuisinier disparu en mer le 19 avril 1908 à 80km des côtes d’Irlande alors qu’il était à bord du trois-mâts ‘Colonel de Villebois Mareil’.

‘Julian’, le chat du bord fut adopté par les demoiselles Mills. ‘J’ai bien regretté la pauvre bête : elle faisait partie de l’équipage’, avoua le capitaine au journal ‘Ouest Eclair’.

 

Désiré Varaine, devenu capitaine au long cours, fut pilote de la rivière de Saïgon, il est né le 13 juillet 1966 à Nice et enterré à Ploërmel

 

Le capitaine Raphaël le Tallec

Raphaël le Tallec, reconnu pour ses compétences, reçu des armateurs les commandements de trois beaux voiliers : ‘Touraine’, ‘Emilie Siegfried’et ‘Brenn’.

Ceux-ci chargeaient ‘du nickel’en Nouvelle-Calédonie qu’il connaissait bien.

 

Commandant le ‘Brenn’il échappa au chavirage en octobre 1911. Entre Madagascar les îles Crozet, couché jusqu’à être engagé, pavois sous l’eau, voiles emportées, barre à roue et appareil à gouverner détruits, le navire n’était plus manoeuvrable.

Pendant 70 heures, personne à bord ne put ni manger, ni dormir.

Un matelot de Baden, Jean-Marie Robert, âgé de 23 ans, fut emporté par dessus bord et perdu.

Le navire et son équipage s’en sortirent en rééquilibrant le chargement dans la soute.

Raphaël Le Tallec, mit son sac à terre définitivement en 1912 à Locmiquel en Baden auprès de sa deuxième épouse et de ses deux fils.

 

Mort pour la France

Raphaël Le Tallec :

C’est la Grande Guerre, non mobilisable, il s’engagea par solidarité avec les marins de

Locmiquel et par patriotisme.

Il souhaitait être incorporé dans l’aviation comme observateur en ballons captifs, ce poste étant proposé aux capitaines au long cours… hélas ! il avait dépassé l’âge requis. Alors ce grand marin fut nommé dans le 62èmerégiment d’infanterie.

En Champagne, il participe à la cruelle offensive de l’automne en septembre 1915 dans le secteur de Mesnil-les-Hurlus, Tahure.

Et c’est dans ces terres profondes, labourées par le fer et le feu que disparu Raphaël Le Tallec le 25 septembre 1915.

On n’a jamais retrouvé son corps, mais bizarrement le portefeuille du lieutenant Le Tallec, venant d’Allemagne en 1919… fut restitué à son épouse.

Le 17 mai 1920, par jugement, Raphaël Le Tallec fut reconnu ‘Mort pour la France’.

Nommé Chevalier de la légion d’honneur, il reçu la Croix de guerre avec palme, à titre posthume.

Vincent Le Quellec, lui fut tué dans la Somme le 12 juillet 1916

Georges Koun, renonça à sa carrière maritime en 1914. Engagé volontaire dans l’infanterie, il fut tué à l’ennemi le 26 juin 1916 à Fleury, devant Douaumont.

il reçu la Croix de guerre, à titre posthume et repose sans doute dans l’ossuaire de Fleury dans la Meuse.

 

Sources : Exposition Médiathèque Sarzeau (1/7-1/9/2018)

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3 décembre 2018 1 03 /12 /décembre /2018 15:01
Le vapeur 'Hinemoa' devant la pointe la 'Pointe de l'Anjou' le 8 mai 1905

Le vapeur 'Hinemoa' devant la pointe la 'Pointe de l'Anjou' le 8 mai 1905

Sauvetage :

La vie de ‘Robinson’ passa ainsi jusqu’au 7 mai 1905…

 

V’la le vapeur :

Le 7 mai, il pleuvait ; rassemblés dans la cabane, les marins, découragés, avaient perdu tout espoir d’être sauvés : ‘Quand donc viendra-t-il, ce vapeur ?

Le cuisinier était sur la côte, préparant lse quelques canards pour le repas du soir, nous entendîmes des cris : le vapeur, le vapeur !’.

Pris en charge, par le vapeur ‘Hinemoa’, nos naufragés choyés par les Néo-zélandais sur l’Île Auckland, les marins de ‘l’Anjou’rejoignirent la Nouvelle-Zélande en faisant escale aux îles Antipodes le 12 mai 1905.

A Port Chalmers et Dunedin, ils furent accueillis par une foule enthousiaste. La fanfare les accompagna jusqu’au vapeur ‘Waikare’qui les emmena à Sydney.

D’Australie, ils embarquèrent sur ‘l’Australian’jusqu’à Colombo (Ceylan) d’où, sur ‘l’Ernest Simon’ils rejoignirent Marseille par le canal de Suez.

‘Deux jours après, nous étions au pays natal et nous embrassions avec effusion parents et amis’.

Ainsi se termine le récit du novice Georges Koun.

 

Les voici sauvés… que sont-ils devenus ?...

Sources : Exposition Médiathèque Sarzeau (1/7-1/9/2018)

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29 novembre 2018 4 29 /11 /novembre /2018 07:13
Raveton

Précision sur les Ravetons

 

Retour sur le 14earticle des 73 de Varreddes, ‘ blason et ravetons’ du 23 novembre 2010.

Il y a quelques années, suite à cet article, j’ai reçu une précision fort intéressante de monsieur P. Raveton. 

 

Je cite : « Mme Morlet et son professeur Dauzat ont déduit sans recherche que l'étymologie de Raveton devait être "rave". 

En fait, les Ravetons sont Normands, plus précisément autour d'Argentan, vraisemblablement d'origine saxonne. 

La plus ancienne trace est de 1168, voire 1134, à l'occasion d'une donation à une abbaye normande. 


Raveton est composé de 2 termes, le 1er "rave" issu de hraefn qui en vieux norrois (danois) veut dire corbeau, en lien avec la religion des vikings, le second terme "ton" qui veut dire ferme,
maison, en bref le lieu de vie du corbeau.


Les documents prouvent leur existence en Normandie, comme dit plus haut, au XIIème siècle, époque à laquelle l'usage d'un patronyme a été étendu, mais d'après mes analyses, il est fort probable
que les Ravetons soient venus en Normandie beaucoup plus tôt. 

Non pas avec les vikings au IXème siècle, mais vraisemblablement au cours d'incursions anglo-saxonnes. 

Pourrait en témoigner le ruisseau le Raveton qui cerne le camp néolithique à Mérri dans l'Orne où les Ravetons ont été fieffés pendant des siècles. 

Subsistent toujours le château de Raveton à Montabard, ainsi que le manoir de Raveton à Saint Nicolas de Sommaire.

D'ailleurs les Raveton portent "d'azur à une fasce d'argent surmontée d'un léopard d'or" typiquement normand, qui date des Croisades. 


Nous le savons, les légendes ont la vie dure mais souvent ne reposent sur rien. »

Bien à vous et aux Varreddois, est-ce ainsi que l'on vous appelle ?


P. RAVETON

Un grand merci à ce lecteur pour ces précisions

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26 novembre 2018 1 26 /11 /novembre /2018 15:20
Port Chalmers en 1880 dans le fjord d'Otago

Port Chalmers en 1880 dans le fjord d'Otago

La vie des Robinsons :

Récit selon les reportages de journaux d’époque, les témoignages en italiquepermettent de reconstituer cette terrible épreuve.

 

Comme nous l’avons vu, le 17 février l’équipage se répartit en deux groupes et nos naufragés demeurèrent dans deux sites jusqu’à l’arrivée des sauveteurs.

`Mais en attendant, que fut la vie des robinsons…

 

Sur l’île les arbres rabougris de la forêt de ‘Rata’ fournissaient le bois de chauffage et de cuisson.

Ceux de la ‘cabane bambou’ réclamèrent leur indépendance et le partage des provisions : « Cela est impossible, je suis toujours votre chef, votre capitaine. Toutes les responsabilités retombent sur moi et je tiens à régler et à surveiller moi-même la consommation des quelques vivres qui nous restent » répliqua énergiquement le capitaine. Les rebelles durent s’incliner.

 

La maison :

 

‘L’intérieur de notre « maison » était garni de troncs d’arbres qui nous servaient de tabourets et même d’une étagère sur laquelle chacun ramassait ses ustensiles : une petite boite de conserve comme assiette et un coquillage auquel nous avions fixé un manche et dont nous nous servions en guise de cuillère’, rapporte le jeune Koun.

Sur le dos de la cuillère, certains naufragés ont sculpté en anglais ‘l’Anjou’ 5février 1905.

‘On cuisinait dans une vieille marmite suspendue à une branche’.

 

Vie sur l’île

En explorant l’île, ils découvrirent une ferme abandonnée par des éleveurs de moutons, les ovins sauvages étaient disséminés dans l’île. Après en avoir capturés et parqués dans ‘l’île Masquée’ en face du campement, les naufragés apprécièrent leur chair et leur peau pour se couvrir.

Au cours de leurs chasses, ils tuèrent des cormorans (le cormoran des Auckland n’est présent que sur les îles Auckland), ils étaient tendres et d’un goût exquis ; nous crûmes manger des canards sauvages’, apprécie le matelot X.

 

Par mauvais temps, confinés à l’intérieur de la maison, ils occupaient leurs temps à jouer avec des toupies qu’ils avaient confectionnées dans des morceaux de bois ou aux cartes fabriquées dans des morceaux de carton.

 

Les vivres viennent à manquer, ils se rendirent au dépôt de Fjord Norman à l’est, au cours d’une expédition lointaine et périlleuse.

Ils rapportèrent des caisses de biscuits qui leur blessèrent le dos sur ce pénible parcours.

Avant de quitter les lieux, ils inscrivirent sur des planches de la cabane leur position à Camp Cove.

Par manque de vivres, ils durent se rendre deux autres fois au dépôt de Fjord Norman.

 

Le temps passa ainsi jusqu’au 7 mai 1905…

Sources : Exposition Médiathèque Sarzeau (1/7-1/9/2018)

 

 

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16 novembre 2018 5 16 /11 /novembre /2018 10:44
A gauche le 'réfectoire'. A droite le capitaine Le Tallec; au centre le cuisinier Jaouen; à gauche, le lieutenant Varaine. Photo de 8 mai 1905 (coll. Le Tallec)

A gauche le 'réfectoire'. A droite le capitaine Le Tallec; au centre le cuisinier Jaouen; à gauche, le lieutenant Varaine. Photo de 8 mai 1905 (coll. Le Tallec)

Survivre

Récit selon les reportages de journaux d’époque, les témoignages en italiquepermettent de reconstituer cette terrible épreuve.

 

Ils durent souquer dur du Cap Bristow à la Passe Victoria contre courants et marées.

« Cette terre nous offrirait-elle une baie pour nous reposer de nos fatigues ?

Y trouverions-nous de l’eau pour apaiser notre soif et de quoi calmer notre faim ? », s’inquiète le jeune Koun.

 

Une arrivée douloureuse.

Enfin ! Tout le monde fut sauvé, les 22 hommes mouillés, affamés, épuisés… et le chat !

Autour du feu, une partie de l’équipage se rassemble et put absorber une soupe. Un canot n’ayant pu venir jusque là avait dérivé sur l’île Adams.

« Nous couchions sur l’herbe, en cercle, les pieds à dix centimètres du brasier, nous couvrant de notre mieux vec les couvertures que nous avions sauvées. 

Il fait un temps épouvantable, la pluie tombe avec violence, c’est la tempête dans toute son horreur, comme il fait froid ! 

Cette terre humide glaçait nos membres, et la brume, qui tombe en pluie fine, traverse nos effets », écrit le matelot X, et pendant la nuit, ils durent se défendre contre les attaques des veaux marins.

 

L’environnement.

Malgré un climat froid et humide, 27 jours de précipitations par mois en moyenne, la température excède rarement au-dessus de 15° et souffle à une moyenne de 60 km/heure avec des pointes violentes.

La flore est abondante, variée et une forêt dense, la ‘rata’ d’arbres rabougris, de ronces et broussailles entrelacées forment une haie presque infranchissable.

La faune, très riche, comporte de nombreux insectes, oiseaux, dont le fameux albatros et des mammifères marins en grand nombre.

 

L’espoir, après la misère

Le 6 février, ils découvrent sur l’ile d’Adams, une cabane contenant un canot et quelques biscuits.

Les 22 hommes s’y entassèrent pour la nuit. Emportés par la tempête, les deux canots se brisèrent sur les rochers.

Les premiers jours, nourris d’albatros, cormorans, veaux marins, moules… cuits dans un bidon grâce à quelques allumettes, ils souffrirent de dysenterie.

« Les jours suivants », dit le capitaine, « partis en expédition, nous découvrons un nouveau dépôt de vivres. Ce fut un grand bonheur d’y trouver des provisions : conserves, biscuits, thé, allumettes, couvertures… et des effets ».

Des cartes indiquaient les différents dépôts et le prochain passage du bateau sauveteur : ‘l’Hinemou’.

 

La cabane du dépôt de la pointe de ‘l’Anjou’

Sur les parois de la cabane des naufragés ont gravé leurs noms. On distingue ceux du ‘Compadre’ (1891) et à partir de ce 8 mai 1905 ceux de l’Anjou : Baron, Aoustin, Dizès, Lamour, Berrigaud le mousse.

Le 17 février l’équipage se répartit dans les deux sites. Ceux de la « cabane bambou’ devaient rejoindre l’autre par mer, car des broussailles couvraient l’espace : ‘on dut tailler un chemin par la suite’.

Nos naufragés demeurèrent dans ces deux sites jusqu’à l’arrivée des sauveteurs.

`Mais en attendant, ce fut la vie des robinsons…

Sources : Exposition Médiathèque Sarzeau (1/7-1/9/2018)

 

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6 novembre 2018 2 06 /11 /novembre /2018 18:00
Naufragés dans les 50e hurlants (5)

Le naufrage

 

Récit selon les reportages de journaux d’époque, témoignages en italiquedu capitaine et long récit du novice Georghes Koun à ‘Ouest-Eclair’–signant- ‘matelot X’ dans le journal- permettent de reconstituer cette terrible épreuve.

Le présage du novice :

Dimanche 22 janvier 1905, chargé de blé, ‘l’Anjou’ quittait Sydney pour l’Europe. Content de rentrer au pays, le novice Koun manifestait son inquiétude : ‘Il ne me plaisait ; () c’est, pour un marin, un présage de malheur d’appareiller un dimanche’.

Son présage se réalisa le 5 février, à 7h 40 du soir (à cette époque on ne disait pas 19h 40, les horaires de 13 à 24h, n’ont été employé qu’en 1912) l’Anjou’ s’écrasait sur les rochers sous la pointe Bristow de l’île Auckland. ’Un homme monta sur la dunette. La terre est devant nous. Nous sommes à la côte ! Cria-t-il’.

La cause du naufrage est du à une erreur de navigation : un brouillard qui empêchait de faire le point à midi, des courants et un compas ayant 22de variation, alors que le commandant pensait passer au nord des îles Auckland, il dirigea le navire en plein sur la côte sous le cap Bristow.

 

Par la ‘nuit imperméable’ dans ‘l’épouvantable tempête’, le capitaine Le Tallec ordonna à ses hommes de rester à bord malgré leur volonté de fuir en canots : Je défends de quitter le bord, et si quelqu’un veut fuir avec une embarcation, je fais feu sur lui et je le coule… Que feriez-vous avec une embarcation ? Vous iriez à une mort certaine, vous vous briseriez, par cette obscurité, sur les écueils qui nous entourent’.

 

Réfugié à l’arrière, sur la dunette, balayé par des lames glacées qui secouaient le navire en partie défoncé, prêt à sombrer, l’équipage attendit le jour.

‘Quelles souffrances physiques et morales n’avons-nous pas supportées pendant cette nuit ! J’en frissonne encore’ écrit le matelot X.

Au matin, ils abandonnèrent le navire qui disparut dans les vagues. Les hommes embarquèrent dans les canots. ‘J’ai partagé les provisions et distribué le monde dans les embarcations’ précise le capitaine.

En face d’eux, une falaise à pic de 500 m de haut, absolument inabordable dans cette mer démontée.

 

Le naufrage de ‘l’Anjou’ rappelle celui du ‘Général Grant’ se brisant sur cette côte ouest en 1866.

 

Les fatales îles Auckland

Sur la route de l’Australie vers l’Europe par le Cap Horn, dans les ‘50èmehurlants’, ces sept îles volcanique, montagneuse sont entourées de hautes falaises dominant leurs côtes ; elles furent le résultat de nombreux naufrages ; beaucoup de marins moururent par noyade ou par faim.

Après ces drames, le gouvernement néo-zélandais créa des dépôts de survie et des navires patrouillaient régulièrement pour réapprovisionner et sauver les naufragés.

 

Maintenant il fallait survivre…

Sources : Exposition Médiathèque Sarzeau (1/7-1/9/2018)

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28 octobre 2018 7 28 /10 /octobre /2018 16:44
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Le dernier voyage de l’Anjou

 

‘l’Anjou’ était un trois-mâts barque en acier construit en 1899 aux chantiers Dubigeon de Chantenay pour le compte de la Société de Navigation Raoul Guillon et Cie de Nantes.

C’est la ‘Grande Duchesse Olga’ qui servit de modèle à cette série de sept trois-mâts.

Un trois-mâts barque est un navire à trois mâts dont le mât de misaine (à l’avant) et le grand mât (au centre) sont gréés en voiles carrées.

Sur le mât d’artimon aurique (à l’arrière), une brigantine à corne et une flèche sont gréées.

Caractéristiques :

Longueur : 80,30 m

Largeur : 11,90 m

Creux : 6,86 m

Tirant d’eau : 6,20 m 

Jauge brute : 2068 tonneaux

Jauge nette : 1572 tonneaux

Voilure : 2560 m2

Les capitaines :

Pierre-Marie Le Creurer fut le premier capitaine de l’Anjou’ à l’issue de l’armement du navire en décembre 1899 (a Nantes)

Il fit deux voyages vers le Pacifique. Le second fut marqué par une mutinerie : il dut débarquer six marins à Cherbourg.

 

A 28 ans, Raphaël Le Tallec prit le commandement de ‘l’Anjou’, le 25 avril 1902, pour le 3èmevoyage du navire.

Une mutinerie ayant éclatée au début du voyage, il dut mettre plusieurs marins ‘aux fers’.

‘l’Anjou’ traversa trois fois le Pacifique entre l’Australie et la Californie avant de regagner l’Europe où il fut désarmé à Huill le 24 février 1904. Le voyage avait duré 22 mois !

Réarmé, le navire embarqua du charbon à Swansea et appareilla pour San Francisco qu’il atteignit le 20 décembre 1904 après avoir doublé le Cap Horn.

De là, il se rendit à Sydney où il arriva le 2 janvier 1905. Il y chargea du blé pour l’Angleterre et appareilla vers son funeste destin.

 

Au retour  du Pacifique ouest, les grands voiliers rentraient en Europe par le Cap Horn, profitant des vents d’ouest dominants et portant sous des latitudes allant des 400  à 570sud si violents qu’on les appelait  40ème‘rugissants’ ou ‘50ème‘hurlants’ et c’est au cours de ce  4èmeet dernier voyage que ‘l’Anjou’ termina sa course aux îles Auckland.

 

L’équipage pour ce voyage était composé de 26 marins, constitué en majorité de marins morbihannais et seulement 22 ont survécu au naufrage.

Douze d’entre eux étaient de Baden, une telle proportion permet de penser que le capitaine Le Tellec, échaudé par la mutinerie qu’il avait dû réprimer lors de son précédent voyage, décida de s’entourer de gens qu’il connaissait bien.

Sources : Exposition Médiathèque Sarzeau (1/7-1/9/2018)

 

 

 

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