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  • : Du romain au grégorien, parcourez l'histoire des calendriers. Le brie de Meaux et la Confrérie. Varreddes mon village.
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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 22:23

 les Promis 

Couple Briard fin XIXe

Noël approche, un peu de détente avec cette histoire amusante de sort a été rapportée par une Ravetonne de souche, à qui, la victime d’un ‘j’teux d’sorts’ l’avait racontée au début du siècle dernier.

Les faits se déroulent entre les villages de Varreddes et d’Etrepilly, aux alentours de 1860.

 A cette époque habitait dans la Petite-Rue un « rouquin » pas bien beau mais très gentil. Il avait pour sobriquet le curieux nom de Paraîné.

Ce Paraîné fréquentait une jeune fille d’Etrepilly. Seul obstacle à leur bonheur : le père du « rouquin » était contre cette union.

 L’usage voulait qu’on échangeât entre village les graines de carottes, pour éviter que les souches et les races s’appauvrissent.

Notons au passage que la culture de ces carottes était prépondérante dans l’économie du petit village de Varreddes… Elles ont, avec les navets, les radis noirs et autres raves (racines), contribué à donner leur nom aux habitants de ce village : les Ravetons.

 Ainsi donc, un beau jour, le père de Paraîné l’envoya à Etrepilly échanger des graines chez un sorcier …, espérant bien qui allait lui jeter un sort.

« J’écout’mo père, racontait Paraîné. Et j’va à Etrepilly »

En cours de route, il fit ce qu’il avait à faire avec sa bonne amie ; puis se rendit chez l’homme en question. Ils échangèrent les sacs de graine.

 A la nuit tombante, Paraîné redescendait la côte qui mène à Varreddes. Il marchait paisiblement, portant, en bon fils de paysans qu’il était, une culotte de gros velours, un « gilet noué », veste traditionnelle de coutil, et des sabots de grisard bourrés de paille, dont la route résonnait à chaque pas, lorsque :

« D’un coup, j’entends un bruit du ‘diab’ que feuraillait derrière mouè !

E’ j’’ me sont r’tourné, un tonnieau roulait derrière moè.

J’ m’è sont mis à courrir, el tonnieau courait.

J’ralentis, el tonnieau ralentit.

Pu que j’courrais, pu qu’el tonnieau courrait derrière moè. »

 Parvenu en bas de la côte, le « rouquin », de plus en plus effrayé, s’emmancha dans le premier chemin venu, celui de la Couture-l’Evêque, perpendiculaire à la route ; là où la pente s’estompe  puis disparaît.

« J’prends la coutre, el tonnieau filait toujours derrière moè.»

Le tonneau aux fesses,  Paraîné courrait, courrait de toutes ses jambes de vingt ans. Il traversa par les chemins la moitié du village pour arriver chez lui.

 Devant la porte de son  père, il frappa de toutes ses forces :

« Mô père, mô père, ouvrez moé (on disait vous à ses parents à l’époque), y’a l’tonnieau qu’è là derrière moé, y’a l’tonnieau qui court là derrière moè.»

Le père souleva puis tira le gros verrou qui fermait la porte « débascula[i] » le loquet et ouvrit.

Paraîné entra et il refermère la porte.

Pour sûr on lui avait jeté un sort.

Paraîné est mort à quatre-vingt ans, et qu’on sache, il n’est plus retourné à Etrepilly.

 Source : Bergers de Brie, Sorciers de Brie aux presses du Villages (1991), avec la collaboration de Marc Rousseau

 



[i] En raveton dans le texte

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 22:09

 Au XVIIe siècle la France était perpétuellement en guerre.

1638.jpg

Gravure anonyme 'telle dut être la prise de varreddes'

Les troupes des princes sillonnèrent la Brie à diverses reprises, et au mois de mars 1632, douze cents soldats du roi commandés par le sieur de Vaubecourt pillèrent Varreddes, maltraitèrent les habitants pour en tirer de l’argent.

Après trois jours de pillage, ils partirent en emmenant dix chevaux et quatre vaches.

Sous le ministère de Colbert, l’ingénieur Pierre-Paul Riquet, créateur du canal du Midi, eut pour mission d’entreprendre le creusement d’un canal destiné à conduire à Paris les eaux de la rivière d’Ourcq.

Pierre-Paul-Riquet.jpg

En 1676, avec son gendre Jacques de Mance, Riquet commençât les travaux entre Lizy et Meaux, mais à sa mort en 1682 (6 mois avant l'ouverture totale de son grand œuvre, le canal du Midi), les travaux furent abandonnés.

Le tracé de son canal de l'Ourcq était plus bas que l'actuel. Il conservait la majeure partie de la rivière déjà canalisée (de La Ferté-Milon à Lizy) et partait de Lizy pour rejoindre Paris du côté de l'actuelle place de la Nation.

On retrouve des traces de creusement du lit primitif entrepris par Riquet, sur les territoires de Congis, Varreddes et Poincy.

canal.jpg

Fragment carte de cassini ' en encadré, traces de creusement  du lit primitif'

Lors des travaux de ce premier canal de l’Ourcq, des cercueils de plomb furent retrouvés sur la voie blanche en 1677.

On connait ce détail par les manuscrits de Pierre Janvier, curé de St Thibaut à Meaux au XVIIe siècle. Envers de prosodie, il a composé une ‘Ode sur les grottes et fontaines de Germigny-l’Evesque sur la rivière de Marne’. La huitième strophe fait mention des travaux du canal de l’Ourcq à Varreddes :

            Mais à propos de ce beau lieu

            De Varreddes mis en risme (rime)

Où passe canal depuis peu

            D’Ourques, qui en fera un isthme

            Ainsi que la ville de Meaux

            Qui sont de fort jolis travaux

            Entrepris par Riquet et Manse

            Depuis Gesvres jusqu’à Paris

Qui frayent à forte dépense

Dont chacun sera surpris.

 En marge son auteur note : « Jeudi 4 février 1677, comme on fouillait à Varreddes, près la voye blanche, on y trouva quatre cercueils dans la terre, d’une belle grandeur.

« Il fallait qu’il y eut longtemps que cel fut en ce lieu, du temps peut estre des Romains, car il enterroient leurs morts proche les grands chemeins ainsy qu’il sè voit au Martyrologue Romains : via appia, via salaria, et a Varreddes : via alba, ou les anciens gaulois enterrés en ce lieu avant que Saint Sainctin, notre premier Evesque de Meaux, eut apporté la foi en ce pays ». (Biblio. Communale de Meaux, janvier, Tome VI, page 252)

 Y aurait-il eu jadis quelques agglomérations aux environ de la voie blanche ?

On le prétend au sujet du premier lieu situé sur la route de Varreddes à Barcy –villeperdue- aujourd’hui désert.

On dit aussi d’un autre endroit situé dans la « Grève » près de la Marne où la brèche, à peu de profondeur, des vestiges de fondations.

Il n’est pas impossible que la Voie Blache ait été habité il y a de longs siècles.

 Le canal de l’Ourcq ne sera réellement exécuté qu’au XIXe siècle d’après des plans nouveaux.

Pierre-Paul Riquet a été anobli Baron de Bonrepos par Louis XIV. Il était de la même famille d'origine italienne (les Arriguetti) que Mirabeau (Gabriel Honoré de Riquetti).

Nous reparlerons du canal de l’Ourcq prochainement.

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 21:28

Étiquette 1980 Noir Etiquette du brie de Provins dans les années 1980

Provins, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO à sa tour César, sa rose et… son brie fermier.

Si, comme pour tous les fromages de Brie, l’origine du brie provinois est mal connue, il est pourtant le brie dont il existe la première trace écrite.

Les « Casei Brienses » de Provino (ou de Proviniso) étaient déjà vendues sur les foires de la riche citée médiévale.

Nous sommes en 1217, Blanche de Navarre, veuve de Thibault III, et mère de Thibault IV dit « le Chansonnier » (qui donnera naissance à La Rose de Provins en y ramenant la rose de Damas à son retour de la VIème croisade en 1240), envoie une  cargaison de 200 « Casei » de Provino, vers le Roy Philippe Auguste, (probablement en remerciement de sa bienveillance et de son soutien dans le conflit qui l’opposait depuis le début du XIIIème siècle à Philippine de Champagne).

C’est Gervais, argentier ou banquier, receveur des foires de Provins, qui fit livrer ces 200 fromages. Des documents en latin médiéval nous renseignent sur les dépenses ‘extra curias’ (c'est-à-dire hors des lieux où les comtes de Champagne et de Brie tenaient leur cour : Expense comunes facte pro domina , extra curias. Expensia Compoto. « Gervasii , de Nundinis sancti Johannis et Nundinis sancti Aygulphi, anno XVII : pro dicentis Casei missis ad Ragem-1.XXII.S ».

extrait compte

Extrait de Comptes de 1217, concernant les dépenses de la Comtesse

de champagne pour 200 bries envoyés à Philippe Auguste. (B.N)

Avec la Renaissance et la disparition des foires de Provins, le rayonnement des bries provinois se restreint, puis au début du XIXe siècle, la mutation de la Brie Champenoise aux cultures sucrières et céréalières sonne le glas des bries du terroir.

Au début des années 80 , à l’initiative de Jean WEISSGERBER et avec le concours de Jean BRAURE, fromager à Provins, le Brie de Provins® est créé.

D’anciens moules sont retrouvés dans les vestiges de la laiterie de l’Abbaye de Jouy, un cahier des charges de fabrication est établi et c’est avec le concours d’Alain PEYREFITTE, alors maire de Provins, le 12 juillet 1981, que le Brie de Provins® fait une arrivée  sur les étales des grands fromagers et sur les tables françaises.

La fabrication du brie de Provins :

Le Brie de Provins est fabriqué exclusivement à partir du lait provenant du domaine des Trente arpents, entrant ainsi dans le cercle fermé des ‘fromages Fermiers’ définis par le décret fromage (1er juin 2007), comme « des fromages fabriqués sur le site même de production de lait, par un producteur ne transformant que le lait de son exploitation selon des méthodes traditionnelles ».

30 Arpents Vaches au pré

Vaches au prè fermes des Trente Arpents

Fromage à pâte molle, non cuite à croute fleurie, il est exclusivement fabriqué à partir de lait cru de vache. Après ajout de ferments lactiques et maturation, le lait coagule et subit un caillage final par ajout de présure naturelle d’origine animale.

(La présure est une enzyme « chymosine » obtenue en récupérant le suc gastrique dans le 4ème estomac « la caillette », de veaux, chevreaux ou agneaux non sevrés).

L’emploi d’additifs colorants  (Roucou) est exclu. Le Roucou est un colorant alimentaire ‘code européen E160b’.

15 à 17 litres de lait sont nécessaires pour la fabrication d’un brie de Provins, de 27 cm de diamètre d’une épaisseur de 4 cm pour un poids de 1,8 kg.

Le moulage est effectué manuellement avec une ‘pelle à Brie’.

L’égouttage se fait de façon naturelle, il est lent.

Le salage au sel sec est réalisé à un jour d’intervalle.

Ensuite le fromage posé sur un paillon, va passer 30 à 35 jours dans les hâloirs (cave d’affinage), afin d’éliminer le surplus d’humidité.

Pendant l’affinage, le fromage est retourné à la main tous les trois jours.

Selon la saison et l’affinage, la fine croûte et sa fleur blanche sont légèrement parsemées de pigments ou de stries blondes à auburn.

brie-de-provins

Le Brie dans sa boite

Sa pâte claire, souple et onctueuse avec une légère odeur de champignons.

Son goût et son bouquet fruité rappellent l’odeur des sous-bois du terroir provinois.

Fait au ¾  ou à cœur, le bouquet du lait, l’arôme, l’odeur de moisissure claire et raffinée sont alors à leurs apogées.

 Fort de son héritage moyenâgeux et du patrimoine agricole du Provinois, le Brie de Provins®  renoue avec une authentique fabrication artisanale un savoir faire ancestral, une production laitière dans la plus pure tradition paysanne briarde.

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 22:05

Le Brie fermier

Fermier

 Avec la révolution industrielle et la collecte du lait, le brie est fabriqué industriellement avec du lait en provenance de plusieurs producteurs.

Certaines fermes continuent à fabriquer du brie  uniquement avec leur propre production de lait. Ce brie est appelé ‘Brie fermier’.

Le brie fermier n’est pas brie A.O.P. Seul le ‘Brie de Meaux’ et le’ brie de Melun’, sont A.O.P.

Il n’existe à ce jour qu’un seul fabriquant de ‘Brie de Meaux fermier’ et ‘Brie de Melun fermier’.

Il est fabriqué dans la Ferme des Trente Arpents de Favières  appartenant à la compagnie fermière Benjamin et Edmond de Rothschild.

Cette ferme a vu le jour il y a plus de deux cents ans et vend de nouveau du brie de Meaux depuis 1995.

Installée sur 1.600 ha,  la ferme possède 150 vaches de race ‘prim’hosltein’ (race d’origine Hollandaise, très bonne laitière), qui produisent au total environ 3.000 litres de lait par jour.

C’est ainsi, que 100 tonnes de brie de Meaux sont produites par an et affinées sur place pendant six semaines minimum.

 

Brie Fermier 

La ferme produit également du brie de Melun (A.O.P), qui est affiné au minimum pendant 8 semaines.

Ces fromages A.O. P  sont fabriqués selon les méthodes traditionnelles, mais en utilisant les technologies modernes, notamment pour les températures et l’hygrométrie.

Hormis ces deux fromages A.O.P, la ferme des 30 Arpents, fabrique d’autres  fromages fermiers : brie de Favières (un brie de Meaux de la taille d’un brie de Melun),  brillat-savarin et tome fermière, sans oublier le beurre, la crème fraîche et depuis novembre 2010,  le Brie de Provins® .

 

Brie de Provins

 

Après un retour très remarqué début 2010, le Brie de Provins®  poursuit son développement en confiant sa fabrication et sa commercialisation à la Ferme des Trente Arpents.

Respectant son héritage moyenâgeux  et le patrimoine traditionnel du terroir de Brie, ce fromage d’un diamètre 27 à 28 cm, d’une épaisseur de 4 à 4,5 cm pour un poids de 1,8 à 2 kg.

Sa pâte claire, souple et onctueuse avec une légère odeur de champignons.

Son goût et son bouquet fruité rappel l’odeur des sous-bois du terroir provinois.

 

30arpents 

Dans un souci de limiter la sur-utilisation de papier, la promotion du Brie de Provins®  continuera de se faire via leur site internet : www.briedeprovins.com, et sera disponible chez les fromagers début 2011.

 

 

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 18:00

MOF.jpg 

Le 11 octobre dernier eurent lieu aux MIN (Rungis), les qualifications MOF 2011, fromager.

Vingt candidats âgés de 24 à 56 ans étaient en liste. Neuf iront en finale qui se déroulera en 2 temps :

Les épreuves pratiques (œuvre, découpe) se dérouleront au Salon de l’agriculture, en février.

Le thème de l’œuvre sera : ‘Paysages fromages d’ici et d’ailleurs’.

L’épreuve de dégustation et le grand oral auront lieu à Clermont-Ferrand le 16 mai 2011.

Meilleurs ouvriers de France, professionnels expérimentés, passionnés, 44 jurés répartis en 3 catégories : Juré de travail, de dégustation et de présentation.

Parmi les candidats, mon ami jurassien, qui a bien passé cette sélection puisqu’il se trouve en finale.

Finale qui s’annonce passionnante et … stress assuré !!

Grace à un Confrère du Brie de Meaux, je viens de prendre connaissance des épreuves de qualifications du MOF 2011.

Bravo au neuf finalistes et félicitations aux candidats qui ne pourront disputer la finale, car ils ne déméritent pas. Ils ne seront pas MOF 2011, mais c’est tout de même des sacrés professionnels, des passionnés du beau, du bon, de la perfection.

 janin.gif

Cinq épreuves ont été disputées :

1-      Evaluation gustative et présentation d’une sélection de fromages. Le candidat prépare une sélection de 5 fromages : 4 indiqués au début de l’épreuve, le 5éme au libre choix parmi les produits qu’il a apportés.

A l’oral il est interrogé sur son produit ‘coup de cœur’ et sur un produit déterminé par le jury.

Durée de l’épreuve 40 mn

2-      Gestion, découpe, pliage, emballage.

Six produits laitiers sont fournis au candidat avec leur prix d’achat. En 40 minute le candidat doit utiliser tous les produits, les couper sans balance de sorte que l’ensemble ait un prix de vente de 40 euros.

3-      Préparation fromagère.

Chaque candidat a 1 heure pour effectuer une préparation fromagère de son choix avec au moins 65% de produits laitiers.

4-      Réalisation d’un buffet.

En 2h 30 le candidat doit réaliser un buffet de fin de séminaire pour 50 à 60 personnes, composé de fromages français et européens représentatifs. Pour cela, il a 20 fromages apportés par ses soins, dont 12 libre choix et 8 AOP imposés. Dans sont buffet les fromages imposés sont à découper de façon créative.

5-      Epreuve écrite de connaissances.

Réponses à des questions ouvertes ou fermées de type QCM portant sur les thèmes :

Technologie fromagère. Culture, tradition et histoire des fromages. Connaissance de la filière (hygiène, vente, économie …). Durée 1h

A cela, ajouter une épreuve facultative d’anglais (¼ h) : conversation pour présenter une sélection de fromages fournie par l’organisation, et vous aurez compris que quelque soit le résultat final, le niveau élevé du concours, les non finalistes non pas démérités, bien au contraire.

Et cerise sur le gâteau, les candidats doivent apporter 30 sortes de fromages : 15 en libre choix et 15 AOP imposés, dont le Brie de Meaux.

Rendez-vous en février pour la suite…

 

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 21:11

Le blason de la commune

ecusson

L’écusson de Varreddes

 Dans les années 80, le Conseil Municipal souhaite que Varreddes se dote d’un écusson. Un concours est lancé au niveau des administrés.

Parmi les nombreux dessins, c’est celui d’un jeune adolescent qui est retenu :

Sur fond or, rappelant les couleurs d’automne, un ‘V’ majuscule rouge, avec sur la branche de gauche une ‘rave’ rappelant que les ravetons cultivaient des raves. Sur la branche droite du ‘V’ une grappe de raisin, rappelant que Varreddes exploitait des vignes.

Au dessus, sous le nom de la commune écrit en demi-cercle, la croix de guerre 14-18, décernée à la commune en hommage aux souffrances subites par les villageois au cours des combats de la bataille de l’Ourcq en septembre 1914.

Quant à la vague bleue entrelacée dans les branches du ‘V’, elle rappelle que notre bourgade est enveloppée de part et d’autre par le canal de l’Ourcq, faisant un boucle de l’est à l’ouest et la rivière Marne fermant cette boucle au sud.

Un blason réussi.  

 commune

 

Origine de Raveton

 De temps immémorial, chaque village avait plus ou moins une culture privilégiée (Chambry pour la carotte), Varreddes pour les raves.

Les gaulois cultivaient déjà ce légume (le plus gros), pour leur nourriture et celle de leurs bêtes, ce n’était donc pas nouveau à Varreddes au XVe siècle, d’où la légende d’un brave laboureur de Varreddes qui aurait offert une énorme rave au bon roi Henri IV, qui traversait alors le village. Depuis les villageois sont devenus Raveton.

 Une autre légende, selon l’Abbé Dubois, raconte qu’au  temps d’Henri IV, Sully organisait une fois par an, sur les marches de la cathédrale de Meaux le concours du plus beau légume de la région de Meaux, avec pour premier prix un cheval.

Chaque village devait présenter un seul légume.

A l’occasion de l’un de ces concours, les habitants de Varreddes ne s’étant pas mis d’accord sur le plus beau des légumes à présenter,  plusieurs Varreddois présentèrent leurs propres légumes.

Sully très en colère leur déclara : rave, raveton partez !

‘Ben, v’là aut’chose ! Tertous on est Ravetons,

Allez pas nous faire endêver, tas de bacailleux !!!’

Et en plus, ils ont parlé à eux, les Ravetons…

Depuis la tradition perdure, les habitants de Varreddes sont des Ravetons, même si officiellement ce sont des Varreddois !

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 18:43

soirée beaujolais 1

Le Beaujolais NouMeaux

Les commerces de bouche de la place Darnetal, des rues de la Cordonnerie, Darnetal et du Grand Cerf, on fêté le Beaujolais Nouveau en invitant les Meldois à venir dîner en plein air.

soiree-beaujolais-2.JPG

Rue de la Cordonnerie

Autour des tables dressées dans les rues, chacun pouvait déguster cochonailles, pâtes, huitres, moules, plats préparés, patisseries, etc... servis avec le Beaujolais Nouveau au verre (avec modération!!).

soiree-beaujolais-3.JPG

Le Comté était présent

La Confrérie du Brie de Meaux a participé à cette manifestation "Beaujolais NouMeaux", en proposant des assiettes de brie de.... Meaux!

soirée beaujolais 4

 Quelques Confrères

Dans une ambiance joyeuse et bon enfant, un orchestre passait de table en table.

Malgré une petite pluis fine et passagère, cette première fut une belle réussite.

Vivement le 3ème jeudi de novembre 2011!!

soiree-beaujolais-5.JPG

Des amateurs de Brie et du Beaujolais nouveau

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 17:17

briconnet.jpg  Guillaume Briçonnet

Lorsque le pays se trouva délivré de l’étranger, peut à peut il reprit vie, et c’est à ce moment là que se construisit une chaussée pavée de Varreddes à Meaux.

Les archives de l’époque indiquent la trace de deux fermes de l’Evêché  et du Chapitre comprenant ensemble 150 arpents et des fiefs particuliers qui ont existé dans la localité.

(Au Moyen Âge, un  fief était la terre (domaine) qu’un vassal tenait de son seigneur, en oàéchange duquel il devait accomplir les services et redevances dûs à celui-ci.)

Ces fiefs étaient au moins au nombre de sept,  dont certains étaient très anciens. Celui de Fontaine, par exemple, appartenait depuis longtemps aux religieuses de fontaine-les-Nonnes, de l’ordre de Frontevrault, fondé en 1124 dans la paroisse de Douy-la-ramée.

Au XVIème siècle il y avait :

Le fief de fontaine, s’étendant sur Chambry d’une part, sur Etrépilly de l’autre, ne consistait à Varreddes qu’en justice, censives (redevances dûes au seigneur du fief), dimes, avec en plus une rente de 7 livres à prendre sur la seigneurie principale.

Le fief de Brianval, relevant de l’évêché, avec un petit manoir dont les derniers bâtiments ont disparu de nos jours. Il a été possédé tour à tour au XVIIème siècle par la famille Cousinet, par des Yveteaux et Dupuis, puis par le couvent de Notre-Dame de Meaux.

Le fief d’Acquery, au chapitre de Meaux et relevant du fief du Jardin.

Le fief du Jardin, petit domaine avec maison manable en la rue du Four, relevant de l’Evêque et provenant de Jeanne de Chambly, qui vivait à la fin du XVème siècle.

Ce fief a appartenu à la famille de Hecques au commencement du siècle suivant ; en 1532, on le saisit sur jean de Hecques, écuyer, alors aux droits d’Emery de Hecques, qualifié seigneur de Varreddes (en partie) et du Chaudron (à Armentières), et de Margueritte de Boullard, sa femme.

Ce M. Emery était le fils de Jeanne de Chambly.

A l’adjudication sur saisie de 1532, le Chapitre de Meaux s’était rendu acquéreur de ce fief moyennant 1.400 livres, mais l’évêque Guillaume  Briçonnet en opéra le retrait féodal, puis le légua par testament au grand Hôtel-Dieu de Meaux. Jean de Buz (évêque de Meaux de 1535 à 1552) accorda l’amortissement des terres pour obtenir en échange l’abandon des droits seigneuriaux contestés sur Trilport et Brunoy.

Peu de temps avant la Révolution, l’Hôtel-Dieu cédait encore à l’évêché la directe du même fief, des cens, des lods (doit féodal : droit perçu par le seigneur lors d’un changement de propriétaire autre que l’héritage en ligne directe) et ventes, en échange de 6 arpents de bien-fonds à Varreddes.

Le fief de la Couture, de 50 arpents relevant de l’évêque a appartenu à la famille Du Moulin.

En 1629, il était passé pour moitié à Margueritte Dupuis, femme de Jean de Vaudetar, et pour l’autre moitié à Cousinet de Boisroger, maître des comptes.

statuts.jpg

Recueil d'ordonnances synodales comprenant 35 articles, prises

le 16 août 1691, à l'issue d'un des synodes présidés par Bossuet (Bibl. mun. Meaux)

En 1690, c’était (toujours divisée par moitié) la propriété de la veuve Pierre de la cour, née Elisabeth Cousinet, et de l’Hôtel-Dieu de Reims.

Le sixième fief était le fief de Regnault d’Acy, appartenant au Chapitre de la cathédrale.

Quant au fief-ferme de Chambry, rue de l’Estache ou de l’Echelle, ayant appartenu, au XVème siècle, à Jeanne de Chambly ; acquis en 1665, sur saisie, de la succession Lefranc, par l’Hôtel-Dieu de Meaux.

Le prix en fut payé au moyen d’un legs de M. de Bullion, abbé de St Faron.

En dehors de ces petits domaines particuliers, se trouvait un lot de terres recueillies par l’Evêché à titre d’épaves ou confiscations, et qu’on aliéna en 1569.

Pendant une certaine période, les baux en furent consentis par le chevalier d’Amboise, par sa veuve Margueritte Cousinet, puis par René de bailleul, seigneur du Tremblay, marié à la demoiselle Cousinet ; puis en 1635, la mense (revenu ecclésiastique affecté à un membre du clergé –depuis l’époque carolingienne) épiscopale rentra en possession de ces épaves

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 21:02

guynmer--12-.JPG Une bien jolie Antillaise

Les saveurs des Antilles et les fines herbes de notre jardin étaient, cette année, le thème de la semaine du goût dans les écoles de Meaux.

guynmer--10-.JPG

Les épices

C’est toujours une joie pour la Confrérie de faire découvrir le brie, sa fabrication et d’entendre chanter les enfants du ‘Val Fleury’ et de l’école Guynemer ‘Cadet Roussel’ à la ‘sauce de Brie’.

 

Val-Fleury--5-.JPG

Un brie en pâte à sel offert par les enfants du 'Val Fleury'

et le sourire du Président en remerciement

Guynmer--6-.JPG

Les enfants de l'école Guynemer

La semaine se termina par la visite au C.A.T de Villenoy, où l’accueil par la direction et François Grossin fut très chaleureuse. Puis, on envahi  le bureau du chef cuisinier, un compagnon de la confrérie afin d’admirer sa collection d’étiquettes de fromage de ‘brie’.CAT-Villenoy--3-.JPG

Quelques couvercles

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Et quelques tyrosèmes

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 19:57

17e concours - A la foire d’automne de Meaux, il n’y a pas que le concours du 'Brie de Meaux', toute la gastronomie est représentée, pour le plaisir des yeux et des papilles !

Cette année, c’était la 7ème édition du Concours Artistique National des métiers de bouche, et pour cette 7ème année, quoi de mieux que de célébrer le 7ème Art.

C’est le savoir faire, le métier et l’apprentissage qui ont été récompensés,  en présence de Jean-François Copé, député-maire de Meaux, Emile Jung (qui fut intronisé à notre Confrérie), président du jury et monsieur Jean-Pierre Cazenave-la-croust, sous-préfet de Meaux qui remis le prestigieux vase de la Manufacture de Sèvres offert par la présidence de la République à Jérémy Koller de Strasbourg, vainqueur du concours ‘boulangerie ouvrier’.

La presse, la télévision nous rabat les oreilles avec des reportages sur certains jeunes casseurs, voyous et autres énergumènes  alors qu’il y beaucoup d’autres jeunes, qui eux, avec leurs professeurs travaillent sans compter leurs heures, sans regarder leur montre, avec un seul but, se dépasser, mais ceux-là, on n’en parle pas, à quoi bon… ils travaillent !!

Inutile de paraphraser sur le talent et les chefs d’œuvres culinaires des cuisiniers, bouchers, charcutiers-traiteurs, boulangers et pâtissiers, les photographies ci-dessous n’appellent aucun commentaires, si non BRAVO, et merci pour vos talents, vos efforts et votre travail.

Jeune en formation catégorie Cuisne:

 

1er cuisine jf 1er prix

2e cuisine jf2e Prix

 

3e cuisine jf3e Prix

Jeune en formation Patisserie:

 

1er patisserie jf 1er Prix

2e patisserie jf2e Prix

 

3e patisserie jf3e Prix

Présentation de vitrine:

1er vitrine

1er Prix

2e vitrine

2e Prix

Ouvrier cuisine:

1er cuisine ouv

1er Prix

2e cuisine ouv

2ème Prix

Plat froid:

1er plad froid

 

1er Prix

3e charcuterie ouv

3e Prix Charcuterie

 

Ouvrier Patisserie:

2e patisserie ouv

 

2e Prix

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Published by Pierre - dans Le Brie de Meaux
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