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22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 06:26
(Ce n'est pas la bonne étiquette, ne l'ayant pas encore dans ma collection)

(Ce n'est pas la bonne étiquette, ne l'ayant pas encore dans ma collection)

C’est une bonne nouvelle pour les amateurs du brie de Meaux : le brie de Meaux est de nouveau produit à … Meaux. Nous le trouverons sur les étals dès le 1ernovembre.

Depuis 2003, la production du  brie de Meaux de la fromagerie St Faron était exportée vers la Meuse, département faisant partie de l’aire de production du Brie de Meaux AOP, comme définie par le décret du 18 aout 1980 relatif à l’Appellation d’Origine Contrôlée « Brie de Meaux », et paru au Journal Officiel du 30 aout 1980 (remplacé le 21 décembre 1986 par un nouveau décret ministériel).

Car pour faire du brie de Meaux, il faut du lait….  et beaucoup de lait, 25 litres par brie (15 pour celui de Melun). 

Aujourd’hui le ‘brie de Meaux’ à Meaux à toute sa signification indique Agnès Meilhac, directrice de la fromagerie St Faron.

En effet, St Faron fabriquait déjà du brie de Melun et affinait du brie de Meaux, aujourd’hui nous avons le volume de lait pour le ‘Brie de Meaux’.

Depuis milieu juillet, 400 bries sont produit chaque jour grâce au lait cru fourni par une quinzaine de producteurs locaux, comme le veut la tradition et le cahier des  charges.

Un des premiers fromages produit sur le site a été présenté samedi 13 octobre au 39econcours national du Brie de Meaux qui s’est déroulé dans les salons d’honneur de la mairie.

Une bonne nouvelle arrivant rarement seule, c’est avec un grand sourire qu’Agnès Meilhac au terme du concours reçut au nom de la fromagerie St Faron la médaille de bronze pour le brie de Meaux… et la médaille d’argent pour le brie de Meaux de la fromagerie Raival en Meuse.

`Bravo pour ce doublet.

*La médaille d’or fut attribuée à la fromagerie Dongé de Triconville.

 

Brie de Meaux ; brie de Melun,Deux cousins, qui comme tous les cousins ont des points communs et des différences:

 

Leurs points communs:

  •    A.O.C. depuis 1980
  •       Le lait cru: Les deux Bries sont AOC, au lait de vache.
          •       Le lait cru est transformé pour préserver la diversité de la flore bactérienne et ses arômes.
  •       La silhouette: Brie de Meaux et Brie de Melun se présentent sous la forme d'une galette de faible épaisseur.
  •       L'onctuosité: Fromages Gourmands, ces deux Bries deviennent crémeux en s'affinant.
  •       La croûte fleurie: Brie de Meaux et Brie de Melun appartiennent à la famille des fromages à patte molle et croûte fleurie.
  •        Une croûte fine, blanche, parsemée de taches ou stries rouges pour le Brie de Meaux. Recouverte d'un fin duvet blanc parsemé de stries ou de taches rouges ou brunes pour le Brie de Melun.
  •       Le savoir artisanal: Les deux fromages sont moulés manuellement, à la pelle pour le Brie de Meaux, à la louche pour le Brie de Melun.

  

Leurs Différences:

 

  •       La Taille: Le Brie de Meaux mesure 36 à 37 cm de diamètre pour un poids entre 2,5 et 3 kg, quant au Brie de Melun de taille plus petite de 27 à 28 cm il pèse entre 1,5 et 1,8 kg.
  •       La Flore: Le Brie de Melun présente une croûte plus marquée et plus colorée que son cousin le Brie de Meaux.
  •       La texture: Le Brie de Meaux à la  pâte luisante, plus souple que généralement celle du Brie de Melun, qui, lorsqu'il est jeune, présente de petites ouvertures de la taille d'une tête d'épingle.
  •       Le goût: Le Brie de Meaux distributeur des arômes subtils de crème, de beurre et de noisette. Le Brie de Melun se Distingue part des saveurs lactiques plus développées.

 

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16 octobre 2018 2 16 /10 /octobre /2018 14:31
Naufragés dans les 50e hurlants (3)

Le Capitaine Raphaël Le Tallec

 

Raphaël est né à Locmiquel en 1874, deuxième enfant des cinq enfants de Françoise Le Gouguec et du capitaine Ange-Marie-Barthélémy Le Tellec. Ses parents étaient tous deux d’une lignée de capitaines.

Il perdit son père lors de ses études à St François-Xavier à Vannes.

Enfant, Raphaël s’initia à la voile à Locmiquel et fit déjà preuve de courage en tentant de sauver un camarade alors que leur canot coulait.

A la fin de ses études, il embarqua de 1892 à 1894 comme second le trois-mâts barque ‘Francis-Marie’ de son cousin Joseph Lesquel.

Il reçut une médaille d’honneur de sauvetage en sauvant un enfant de la noyade, le 28 décembre 1983, dans le bassin de Paimpol.

De ses années de service dans la Marine nationale, 1 ou 3 ans ? (1894-1897 ?), seule certitude, il toucha Madagascar car il obtint une médaille commémorative.

A son retour, il prépare son brevet de lieutenant au long cours obtenu le 28 février 1899.

Brevet en poche, il embarque le 15 juin 1899 sur le trois-mâts ‘Emile Galline’, en tant que second capitaine. Voyage de Nantes à San Francisco sur ce coque en acier de 2 500 tonnes.

De retour au Havre le 1erseptembre 1900 le 26 septembre 1900 après ce voyage de 14 mois où il passa pour la première fois le Cap Horn.

Le 26 septembre 1900, sur ce navire commandé par le capitaine Tattevin, il partit du Havre à destination de la Nouvelle-Calédonie pour y charger du nickel.

Le parage des ces îles en raison des grands récifs coralliens, des courants violents les entourant et des cyclones imprévus étaient de véritables pièges pour les long-courriers. Ces îles furent dénommées ‘Le tombeau des grands voiliers’, ‘L’Emile Galline’ y échappa de peu.

A Thio, alors que le navire était chargé de nickel, il fut balayé le 24 janvier 1901 par un cyclone et s’échoua près de l’entrée de la rivière.

L’équipage fut sauvé, le navire déséchoué et réparé à Sydney. Avec six mois de retard et un voyage qui dura 16 mois,  il rentre au Havre le 21 janvier 1902. Ce fut la première fortune de mer de notre capitaine.

Sources : Exposition Médiathèque Sarzeau (1/7-1/9/2018)

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9 octobre 2018 2 09 /10 /octobre /2018 10:01
Naufragés dans les 50e hurlants (2)

Le Cap Horn et les Cap-Horniers

 

Un peu d’histoire :

Le cap Horn est le cap le plus austral de l’Amérique du Sud, au bout de la Terre de Feu au Chili.

Deux navires hollandais, armés par Isaac Lemaire, son fils Jacques et Guillaume Schouten, quittaient la Hollande en vue de découvrir une nouvelle route commerciale vers la ‘mer du sud’ (le Pacifique).

Le ‘Hoorn’ ayant brulé, seul le ‘Eendragh’ (‘Concorde’), doublait le 31 janvier 1616, un îlot rocheux à la pointe extrême de l’Amérique du Sud.

Ce cap, une falaise de haute de 425 mètres, située sur une île longue de 5 km et large de 2 km fut baptisé le ‘Horn’ du nom du port d’attache.

Un siècle auparavant, Magellan avait découvert un passage vers le Pacifique, passage qui porte son, mais celui-ci, peu praticable, était peu emprunté.

Le XVIIIème siècle vit l’afflux des grands voiliers au Cap Horn. Les baleiniers puis les navires marchands profitèrent de l’indépendance des colonies américaines dont l’Espagne monopolisait jusque là le commerce et du développement de la côte ouest des USA.

Terrifiant passage pour les marins cap-horniers :  le cap Horn a la particularité de se situer à une latitude de 56° sud,bien en-dessous de la latitude de 40° au-delà de laquelle les vents sont particulièrement violents (les fameux “Quarantièmes rugissants”)

Avec sa latitude, le cap Horn se situe entre les “cinquantièmes hurlants” et les “soixantièmes stridents” et les vents violents donnent lieu, à des vagues très fortes pouvant atteindre 30 mètres de haut.

Les vents soufflant avec fureur d’Ouest en Est (de 30 à 100 km/h), courant violents, énormes déferlantes, icebergs …les marins ont rebaptisé les latitudes : "quarantièmes rugissants", "cinquantièmes hurlants", "soixantièmes stridents". 

Jusqu'à l'ouverture du canal de Panama en 1914, le "cap dur", comme il est surnommé, est un passage obligé entre l'Atlantique et le Pacifique. 

Le ‘Cap dur’ engloutit de nombreux navires et pour ceux qui continuaient, c’était le chaos, la démence ! Il fallait louvoyer contre vents et courants secoués par les déferlantes.

Les avaries mettaient en danger le navire et les hommes.

Les marins, hagards de fatigue, étaient à la peine, montaient dans la mâture glissante, toujours mouillés même dans le poste d’équipage où l’eau ruisselait partout.

Les marins cap-horniers montaient aux vergues serrer des voiles gelées, les mains en sang. Pour celui qui tombait, c’était la mort assurée ; écrasé sur le pont ou noyé, proie des albatros.

Véritable "cimetière marin" : on estime que plus de 800 bateaux y ont disparu et 10 000 hommes ont péri dans ses eaux.

 

La poétesse Chilienne, Sara Vial a écrit un poème gravé sur la plaque de marbre exposée sur le chemin menant à la sculpture représentant un albatros.

« Je suis l’albatros qui t’attend
Au bout du monde.
Je suis l’âme en peine des marins morts
Qui ont doublé le cap Horn
Depuis toutes les mers du globe.
Mais tous n’ont pas péri
Dans les vagues déchaînées,
Aujourd’hui, ils volent sur mes ailes,
Pour l’éternité,
Dans une dernière étreinte
Des vents antarctiques. »

Ce mémorial (inaugurée le 5 décembre 1992) érigé à la pointe du Cap Horn, rend hommage aux marins cap horniers qui ont péri en tentant de braver les vents dominants situés sous 40° sud à savoir le quarantième rugissant. 

 

En 1949, le Pamir fut le dernier navire commercial à franchir le Horn. Désormais, seuls les navigateurs aguerris franchissent ce passage aussi exigeant que fascinant.

Sources : Exposition Médiathèque Sarzeau (1/7-1/9/2018)

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1 octobre 2018 1 01 /10 /octobre /2018 15:35
Trois-mâts Barque type 'Anjou'

Trois-mâts Barque type 'Anjou'

Du « 1 juillet au 1erseptembre, à l’espace culturel ‘l’Hermine ‘de Sarzeau c’est déroulée une exposition sur le naufrage en 1905 du Cap Hornier ‘l’Anjou’

Cette aventure humaine  est arrivée jusqu’à nous grâce aux différents témoignages des naufragés et de leurs sauveteurs.

Extraordinaire histoire de survie, relatée et documentée par Nelly Lesquel, une parente du Capitaine Raphaël le Tallec.

Découvrons cette histoire à travers 9 tableaux :

  • L ‘Anjou
  • Cap Horn et Cap-Horniers
  • Le trois mats ‘Anjou’
  • Le Capitaine Raphaël le Tallec
  • Le naufrage de l’Anjou
  • La survie de l’équipage
  • Sauvetage et retour au pays
  • Que sont-ils devenus ?

L’ANJOU

 

Ce trois mats en acier faisait partie de la série des 7 trois mats construits depuis 1898 aux chantiers Dubigeon de Chantenay (quartier de Nantes).

 

1ervoyage : parti de Nantes le 1erdécembre 1899 à destination de Cardiff, Hobart en Australie, Nagazaki et Yokohama au japon, San Francisco, il arriva finalement le 16 mars 1901 à Newcastle.

 

Pour son 2èmevoyage, il partit de Newcastle le 17 avril 1901 avec un chargement de charbon à destination de San Francisco.

En raison d’une mutinerie, il dut faire relâche à Cherbourg le 28 avril où 10 mutins furent débarqués. L’équipage de nouveau complété le navire reprit sa route pour San Francisco, Hobart en Australie, Queenstown en Irlande pour finir à Suffolk en Angleterre, le 6 mars 1902.

 

Le 3èe voyage, débute le 24 mars 1904 à Cherbourg, l’Anjou chargea du charbon et compléta l’équipage à Swansea, est partit pour San Francisco le 26 avril 1904, qu’il atteignit le 20 septembre 1904, après avoir doublé le Cap HORN.

 

De San Francisco il appareilla le 4 novembre 1904, pour aller prendre un chargement de blé à Sydney où il parvint le 2 janvier 1905. Il quitte Sydney le dimanche 22 janvier 1905, pour  Falmouth à ordres mais dans la soirée du 5 février 1905, fit naufrage sur l’île principale des Auckland.

 

Le 22 marins ont survécus mais ont du survivre sur une île déserte pendant 3 mois avant d’être sauvés par un vapeur… (à suivre)

 

Sources : Exposition Médiathèque Sarzeau (1/7-1/9/2018)
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17 septembre 2018 1 17 /09 /septembre /2018 17:11
Notre-Dame de la côte

Notre-Dame de la côte

Penvins, lieu fertile en miracles :

Le premier se situerait au Xème siècle, époque des invasions vikings. Une lagune, à l’emplacement de la baie actuelle de la Grée, abritait les vaisseaux des pirates.

Une énorme tempête, soulevée par la prière de St Gildas en barra l’entrée d’un banc de sable et en fit un étang, les bateaux y restèrent pourrir…

Le second au XVIIème siècle, fut l’œuvre de deux apparitions : un homme et une femme brandissant une quenouille, à l’attitude si résolue qu’ils épouvantèrent l’ennemi anglais de l’époque, prêt à débarquer. C’est en cet emplacement que s’élève aujourd’hui la chapelle Notre-Dame de la côte (Intron ‘Varia en aod’).

L’histoire de cette chapelle.

A Penvins il y a deux chapelles : celle du bourg construite en 1874 et celle de la Pointe de Penvins, ‘En Iniz’, reconstruite vers 1897 et leur histoire est intimement liée : la chapelle du bourg a été construite pour remplacer celle de la Pointe qui tombait en ruine et la dévotion populaire souhaitait une rénovation ou une nouvelle chapelle au même emplacement.

L’abbé Le Cosse, curé de Sarzeau, cherchait donc une solution lorsqu’un événement qui apparemment n’avait rien à voir avec Penvins, survint à Surzur.

Monsieur Hyppolyte Beauchesne de La Marinière décède et par testament imposait à ses héritiers la construction d’une chapelle à Cohanno, vieux manoir qu’il habitait dans cette commune, or l’héritier  Olivier de Langlais habitait La Cour-Penvins et de ce fait était paroissien du curé de Sarzeau.

Dilemme, l’un devait construire une chapelle à Sarzeau et l’autre une à Surzur. Les deux hommes s’entendirent, il n’y aurait qu’une chapelle,  l’essentiel du testament résidant à construire une chapelle, peu importe le lieu (la chapelle de Cohanno  ne fut jamais construite, bien qu’elle fut autorisée), C’est ainsi que vers 1897, surgit de terre une nouvelle chapelle de la pointe de Penvins… nouveau miracle de Notre-Dame de la Côte.

La démarche d’Olivier de Langlais est encouragée par Edwige de Francheville de Pélignac, son épouse, qui voit dans le succès au concours d’entrée à Saint Cyr, de leur fils Olivier, un signe du ciel. En 1943, l’occupant, la Wehrmacht, craint un débarquement des alliés et décide d’éliminer les constructions qui peuvent servir d’amer (point de repère pour la navigation ou le tir), la chapelle devait subir le même sort que le poste de douane et les villas du XIXème siècle.

La providence prit cette fois les traits de l’abbé Buquen, vicaire de Penvins, qui plaida auprès de la Wehrmacht en faveur du ‘monument historique’, célèbre dans la région… la chapelle fut épargnée.

La chapelle :

Sa disposition en croix grecque aux angles arrondis lui permet de mieux résister aux vents de la mer.

Un toit en forme de dôme au dessus du cœur surmonté d’une vierge tenant l’enfant Jésus bras ouvert face à la mer.

Elle se situerait sur l’emplacement d’un site gallo-romain sur lequel aurait été érigé un petit sanctuaire lui même précédé par un lieu de culte de l’âge de fer.

En arrivant de la chapelle nous découvrons au-dessus de la porte d’entrée un vitrail représentant l’abbé Le Cosse, maître d’œuvre des travaux et une cloche.

La Cloche :

Cette cloche avait disparue dans les années 1910. En 1989, par  hasard fut retrouvé dans un grenier d’Arradon, une cloche avec les inscriptions « 1803 et Pennevince » permettant d’affirmer qu’il s’agit de la dernière cloche de l’ancienne chapelle de la côte (XVIIème siècle), commandée et offerte après le Concordat de 1801.

Elle retrouva son emplacement définitif au moment de la commémoration du centenaire de la Chapelle en 1998.

L’intérieur

Nous découvrons un intérieur très lumineux avec des vitraux anciens et modernes, différentes statues.

Derrière l’autel, le vitrail central avec les blasons des familles de Langlais et Francheville ; une scène représente la vierge qui se promène sur le rivage de la mer avec une quenouille et des chaloupes pleines d’hommes armés semblent s’enfuir vers le large.

Signification de ce vitrail :

Au XVIIème siècle, les anglais entreprirent de débarquer dans l‘anse propice de la presqu’ile de Rhuys à Penvins. Ils s’apprêtaient à mettre pieds-à-terre quand, en dépit de leurs tentatives ils furent par trois fois repoussés par l’apparition d’une Dame accompagnée dit-on d’un homme.

Frappés par l’expression de son visage, l’autorité qu’émanait cette femme brandissant une quenouille, les anglais saisis de terreur s’enfuirent.

La Dame était la Vierge, l’homme, probablement St Gildas qui avait également été invoqué comme intercesseur (St Gildas ne figure pas sur le vitrail).

Les autres vitraux :

Ils ont été créés et réalisés en 1985 par J. Michel Balodi et Raymond Budet, des ateliers des vitraux Budet à St Brandin dans les Côtes d’Armor. Ils représentent le blé et la vigne, symbole du pain et du vin, sacrement de l’Eucharistie pour les uns, mais aussi une culture en presqu’ile à cette époque.

En effet, non loin du château de Suscinio se trouvait ‘Uniec vros’ (la Grande vigne).

Les autres vitraux représentent la pêche miraculeuse de l’Evangile avec une symbolique : Simon qui deviendra St Pierre pêcheur d’hommes à la suite du miracle accomplit par le Christ.

Les dévotions à cette chapelle :

Depuis la nuit des temps on y venait en pèlerinage, aujourd’hui la Chandeleur, le dimanche de Pentecôte et le 15 août continue d’y être célébrés. A ne pas manquer si vous passez dans la région

Bibliographie et sources : La Prsqu’ile de Rhuys A. Régent – A. Guillo A. Le Guen « Chrétiens Médias » - Annick du Cleuziou. Gaëtan de Langlais.

 

 

 

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9 septembre 2018 7 09 /09 /septembre /2018 16:49
Plan de Meaux XVIIIe.

Plan de Meaux XVIIIe.

8 septembre 1546 à Meaux

 

Le 8 septembre 1546, le prévôt de Meaux, accompagné du prévôt des maréchaux et de tous ses archers encadrent la maison d’Etienne Mangin, cardeur de laine dans le quartier du marché arec une soixantaine de huguenots. Leur Procès est instruit à Meaux et jugé à Paris.

Le 4 octobre e la même année, la cour rend contre eux un arrêt qui condamne quatorze d‘entre eux à être ‘’brulés tous vifs au grand Marché de Meaux, au lieu le pus commode et proche de la maison d’iceluy Mangin dans laquelle les  dits cas de crimes (d’hérésie) ont été commis auquel seront les dits Pierre Leclerc et Etienne Mangin tresnés sur claye, les autres ci-dessus nommés menés dans des tombereaux, u lieu desdites prisons royales dudit Meaux. et les livres trouvés en leur possession brûlés… Et néanmoins ladite chambre a ordonné qu’auparavant l’exécution desdits quatorze prisonniers, ils seront mis à la torture et question extraordinaire, pour par eux déclarer et enseigner lesdits fauteurs, alliés et complices, et autres personnes suspectes de leur et erreur.’’

 

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3 septembre 2018 1 03 /09 /septembre /2018 19:53
Brie de Meaux espagnol !!

Décidément on lira tout et n’importe quoi sur le roi des fromages, prince des desserts.

Il y a quelques semaines c’était haro sur les grands fabricants, je cite : Ils (les industriels) phagocytent

les fromages de France en rachetant les fromageries locales qui produisent de l’AOP… et redoutent que le traditionnel brie de Meaux au lait cru devienne un fromage pasteurisé !

Raisonnement bien léger infondés pour ne pas dire irresponsable.

Le cahier des charges de l’AOP du brie de Meaux est bien défini :

Le décret du 18 août 1980 relatif à l’appellation d’origine « Brie de Meaux », paru au Journal Officiel le 30 août 1980.

Il a été remplacé le 29 décembre 1986 par un nouveau décret interministériel :

L’appellation d’origine du « Brie de Meaux » est réservée aux fromages répondant aux dispositions de la législation en vigueur et aux usages locaux, loyaux et constants, tant en ce qui concerne la production et la fabrication du lait, que la fabrication et l’affinage des fromages.

Aujourd’hui ça continue avec un nouvel article dans la « La Marne » (édition du 22 août): Je cite : du brie de Meaux fabriqué en Espagne. Le journal indique que  c’est une fake news.

Rappelons les faits : un client achète une pointe de « Brie de Meaux », dans un monoprix parisien.. et quelle ne fut pas sa surprise en lisant sur l’étiquette : Brie de Meaux AOP fabriqué et affiné en Espagne.

Le service communication de Monoprix se fend d’une réponse laconique : « C’est une méprise liée à une erreur de codification ».

De qui se moque t’on ?

Non ce n’est pas une méprise, c’est une faute professionnelle inadmissible, c’est même une tromperie sur la marchandise.

Imaginez un instant si cela ce produisait chez un fromager traditionnel, le fromager de quartier. Il aurait eu de suite un contrôle du service de la concurrence et des fraudes sur le dos. Son étal, ses frigos auraient été inspectés, fouillés, ses factures décortiquées… mais pour la grande distribution… ce n’est qu’une méprise !!!

Cela est arrivé chez un ami fromager. Un matin à l’heure d’ouverture débarquent deux contrôleurs du service des fraudes et constatent que sur une étiquette d’un fromage de chèvre il manque la mention : « au lait de chèvre »… crime de lèse majesté … et évidemment rapport avec toutes conséquences qui s’en suivent.

Ce n’est pas pour demain que le « Brie de Meaux » sera fabriqué hors de sa zone et c’est tant mieux, l’INAO ; l’ODG, veillent et surveillent, la Confrérie des Compagnons du Brie de Meaux, continue  de faire connaître le fleuron des fromages.

Fromage, poire et pain c’est un repas de vilain.

Poire et pain avec brie, c’est un festin de seigneurie…   Selon un vieux diction briard.

 

Il est vrai que le décret sur l’AOP du « Brie de Meaux » étant la zone de production du lait, de la fabrication et de l’affinage sur l’est du département de Seine et Marne (Aube, Meuse entre-autre), mais pas jusqu’en Espagne !!

Pourquoi une zone aussi vaste ?

Lors de l’enquête préliminaire sur la reconnaissance en AOC du brie de Meaux à la fin des années 1970 on trouve des traces de fabrication d’un fromage similaire à celui de la Seine-et-Marne dès le XVIIIe siècle dans la Meuse (1720), et cette délocalisation fut accentuée avec le blocus de la France par les Anglais sous Napoléon III.  Il fallut alors compenser l’absence de sucre de nos Antilles… et l’on découvrit le pouvoir sucrant de la betterave, qui fut plantée largement en Brie, supprimant ainsi des zones de pâturages.

Dès 1853, des petites fromageries artisanales, certaines sont devenues de grands groupes (nous en reparlerons) ont commencé à s’implanter dans la Meuse, département très verdoyant.

Le décret du 18 août 1980 a bien failli reconnaître le « brie de Meaux et de Lorraine », à l’instar d’autres appellations multiples, mais les professionnels de la filière en ont finalement décidé autrement, soutenant que, depuis deux siècles, le terme « brie de Lorraine » n’avait jamais été utilisé… et ils avaient raison ! (Source : Fromages & Cie de Marie de METZ NOBLAT)

« Grands dieux ! Quelle aventure affreuse !

il paraît que le premier prix

de Brie est échu à la Meuse » disait un poète.

Plus de 60% des bries de Meaux sont produits en Meuse, mais le concours est sous l’égide de la confrérie des Compagnons du brie Meaux et se déroule bien à Meaux.

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25 août 2018 6 25 /08 /août /2018 17:20
Rose de Bossuet, de Provins

Dans la plupart des civilisations, la rose représente l’amour, la pureté et la passion.

La Seine et Marne n’échappe pas à la beauté et au parfum qui en ont fait la reine des fleurs : la rose de Bossuet ‘L’aigle de Meaux’ et la rose de Provins ‘rose de Damas’.

 

Rose de Provins :

La rose de Provins dont la légende veut que vers 1240, de retour de Jérusalem (la 6e croisade), Thibaut IV comte de Champagne et roi de Navarre ramena  cette rose rouge très parfumée,  la « rose de Damas », aujourd’hui appelée Rosa gallica , plus communément « rose de Provins » ou « rose des apothicaires ».

Blanche de Navarre, veuve de Thibaut III, mère de Thibaut IV (dit le chansonnier), envoya une cargaison de « Casei de Provino » au ‘Roy Philippe Auguste’, probablement en remerciement de sa bienveillance et de son soutien dans le conflit qu’il l’opposait debut du XIIIe siècle à Philippine de Champagne, femme d’Erard de Brienne, Seigneur de Romerupt pour « possession tranquille du comté de champagne »

Avec cette rose d'une excellente qualité, les roseraies de Provins furent célèbres et l'utilisation de la fleur fut extrêmement fréquente en médecine, dans les cérémonies religieuses et profanes ainsi qu’en cuisine.

Dès la fin du XVIIIe siècle, des roses rouges de toutes provenances finirent par concurrencer et ruiner le commerce de la vraie rose provinoise tombée en état de langueur peu avant la Révolution.

D'autres ont attribué l'importation de cette rose au Bon Roi René au XVe siècle.

Charles Cochet-Cochet (1866-1936), rosiériste, horticulteur, historien local distingué, contesta en 1933 la légende de la rose de Provins. Pour lui, le comte de Champagne n'a pas importé la fleur en France car cette « rose de Provins » est en réalité la rosa « gallica » qui est courante en France.

 

Rose de Bossuet « l’Aigle de Meaux »

Crée en 2004 par les roseraies Guillot sur une idée de Xavier de Taffin pour commémorer le tricentenaire de la mort de Bossuet ? Cette rose orne le jardin Bossuet dans le palais épiscopal de Meaux.

Il s’agit d’un hybride de thé mauve,(les rosiers thé, de provenance de Chine avec leurs pétales semblables à de la soie, aux couleurs très délicates),remontante, parfumée au feuillage brillant et haute de 60 à 80 cm.

Aquarelle de Jacqueline Farvacques

Aquarelle de Jacqueline Farvacques

Petite histoire de la rose

 

La rose dans l’Antiquité

Les Grecs et les Hébreux appréciaient déjà la rose, notamment pour les cérémonies nuptiales, et la cultivaient. Il a été  retrouvé dans des tombeaux égyptiens, des roses dans le but d’accompagner les morts vers l’éternité.

Les Romains, ont développé une véritable passion pour cette fleur: ses pétales jonchaient le sol et l’on en répandait sur les invités les jours de fête. 

Principalement cultivées en Egypte ainsi qu’en Perse (actuel Iran), les Romains les importèrent d’abord  avant de les cultiver en réchauffant les sols de culture à l’aide de canalisations d’eau chaude afin de forcer leur floraison.

Au XIIIe siècle, En France, on cultivait déjà la rose à Provins et Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, on comptait seulement une trentaine d’espèces de roses. A cette époque les hybridations étaient spontanées, c’est ainsi qu’au XVIIe siècle, une mutation de Rosa gallicafit naître les Rosa centifolia(« roses centfeuilles »), et une nouvelle mutation au XVIIIe siècle donna les « rosiers moussus ».

Au XIXe siècle, on hybrida à ‘tour de bras’ les roses galliques, de Damas et centfeuilles. 

Jacques-Louis Descemet, publia en 1803 un ouvrage où ilrecensa 80 rosiers, (rosiers botaniques et roses galliques et centfeuilles).

L’impératriceJoséphine de Beauharnais(entre 1803 et 1814), envoya des botanistes à travers le monde pour enrichir la collection de sa roseraie de la Malmaison (près de 600 variétés), 

Les premiers rosiers ayant la capacité de fleurir plusieurs fois par an (remontants) arrivèrent de Chine (Rosa chinensis). Cette introduction marqua un tournant dans la culture des rosiers :les anciennes variétés à floraison unique furent alors peu à peu délaissées.

Parmi ces rosiers chinois, on compte surtout les rosiers thé, leurs exigences climatiques, notamment leur besoin de chaleur, amenèrent sa culture à se développer autour du bassin méditerranéen.

La culture sous serre et le commerce de la fleur coupée se développa notamment grâce à l’arrivée du chemin de fer

La rose, fleur de légendes, fleur dans les lettres, dans les arts… nous en reparlerons prochainement.

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15 août 2018 3 15 /08 /août /2018 17:49
Le dernier FTP, nous a quitté

Dernier survivant du groupe Manouchian, l'ancien résistant Arsène Tchakarian s'est éteint samedi 4 août à l'âge de 101 ans

Né en 1916 dans l'Empire ottoman, aujourd’hui la Turquie, Arsène Tchakarian arrive en 1930 à Paris.

Apprenti tailleur, il croise le fer avec les ligues d'extrême droite qui tentent de prendre d'assaut l'Assemblée nationale en 1934.

Lorsque la guerre éclate en 1939, il est ‘pendant la drôle de guerre’ envoyé sur le front (il n'est pas encore français).

De retour à Paris, il entre en résistance. Son ami Missak Manouchian, journaliste dont il partage les origines arméniennes et l'engagement communiste, lui fournit les premiers tracts antinazis en 1942.

En 1943, après l'unification de la Résistance, naît le groupe Manouchian, (Commando des FTP : Francs Tireurs et Partisans-Main d’œuvre immigré de Paris), composé d'immigrés de tous bords (Italiens, Arméniens, juifs polonais...).

Les autorités allemandes, en fustigeant une "armée du crime" aux mains de l'étranger tenteront de discréditer dans la fameuse affiche rouge le groupe Manouchian.

Sous le nom de code "Charles", Arsène Tchakarian et ses compagnons multiplient les faits d'armes contre l'occupant nazi : déraillements, sabotages, assassinats. 

En quelques mois, ce groupe qui comptera au total une centaine d'hommes et de femmes, a réalisé plus de 100 actions (115) ‘coup de poing’ à Paris et dans sa région. 

Parmi ces actions ils abattent (28 septembre 1943), le général SS Julius Ritter, responsable du STO (service du travail obligatoire).

En février 1944, grâce à un policier il échappe de peu à la rafle qui décimera le groupe. 23 de ses membres  (dont une femme) seront arrêtés, jugés et exécutés. 

Exfiltré vers Bordeaux, il continuera à servir la Résistance jusqu'à la Libération.

Après-guerre, il reprend son activité de tailleur et sera (enfin) naturalisé français en 1958, promu à titre exceptionnel officier de la Légion d'honneur en 2012.

"Je suis un peu le dernier des Mohicans, comme on dit", confiait en 2011 ce vieux monsieur qui avait transformé son pavillon de Vitry-sur-Seine (94), en centre d'archives.

Infatigable, il faisait des conférences dans les collèges et lycées pour défendre la reconnaissance du génocide arménien et offrir son témoignage sur l'Occupation.

 

La lettre de Missak Manouchian à sa femme Mélinée a inspiré le poème ‘Strophes pour se souvenir’ de Louis Aragon, devenu la chanson ‘L’affiche rouge’ de Léo Ferré.

L’histoire du groupe Manouchian a inspiré le film ‘L’Armée du crime’ (2009) de Robert Guédiguian et le livre ‘Les commandos de l’Affiche rouge’, d’Arsène Tchakarian et Hélène Kossélian (édition du rocher).

 

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1 août 2018 3 01 /08 /août /2018 05:00
Juillet 1379 à Meaux

En juillet 1379, le bailli de Meaux, Gacé, est condamné à faire amende honorable auprès du chapitre cathédrale, sur le lieu même où il avait arrêté le bandit Maugarni.

Le bailli Gacé avait procédé à l’arrestation du bandit de grand chemin Maugarni, devant

La porte qui donnait accès à la cour du chapitre, dans le bas coté sud du cœur de la cathédrale.

Le chapitre cathédrale considérant que le bailli avait violé l’enceinte sacré de la cathédrale, porta plainte et obtient un arrêt du parlement condamnant le bailli à 500 livres d’amendes et ‘à faire conduire dans une charrette, au Marché de Meaux, une bûche, sur laquelle serait représentée la figure d’un homme ; là, la faire pendre puis dépendre, et ensuite la faire ramener à l’endroit où il avait pendre et justicier Maiugarni, et là enfin la restituer, l’embrasser et demander pardon, tête découverte à l’évêque et au chapitre’.

Depuis cette date, cette orte de la cathédrale est appelée porte Maugarni. 

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