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22 juillet 2018 7 22 /07 /juillet /2018 17:36
Quentin Roosevelt

Quentin Roosevelt

A 12 ans en vacances en France Quentin Roosevelt, sixième enfant de l’ex-Président des Etats-Unis passe ses vacances en France. À Reims, il assiste à un meeting aérien, passionné par les avions, il décide que plus tard il sera pilote.

Avril 1917, étudiant à Harvard et  lorsque les États-Unis entrent en guerre il écrit à ses parents son intention de s’engager dans l’armée pour de devenir pilote. Son père (il n’n’est plus Président depuis huit ans), approuve son choix.

Quentin entre à l’école d’aviation de Mineola, (État de New York) et poursuit à l’été 1917 sa formation en France (Romorantin (Loir-et-Cher), puis à Cazaux, près de Bordeaux). Après sa formation il est affecté à la 95e escadrille de la chasse américaine.

Le 14 juillet dans le secteur de Château-Thierry (Aisne) l’aviation allemande à ordre d’empêcher tout vol de reconnaissance pour ne pas laisser deviner les préparatifs d’une nouvelle offensive prévue le 15 (offensive baptisée « Friedensturm »).

 

Le matin du 14 juillet, un avion d’observation décolle de l’aérodrome d Saints, afin de prendre des photos derrière les lignes ennemies. Il escorté d’une formation de cinq Nieuport 28, dont celui du fils de Roosevelt.

Sept Fokkers allemands surgissent dans le ciel, et le combat commence. La météo est mauvaise, la visibilité pas bonne, alors le chef d’escadrille (lieutenant Edward Buford), décide de rompre le combat. Au retour sur la base il n’y a plus que 4 appareils, celui de Quentin Roosevelt est absent.

Deux jours plus tard une radio américaine intercepte un communiqué allemand et apprend la mort du fils de l’ancien président dans un duel aérien. 

 

Le journal Kölnische Zeitung donnera des précisions : « L’aviateur de l’escadron américain, Quentin Roosevelt, a trouvé la mort dans un duel aérien avec un pilote de chasse allemand, (sergent Greper). 

L’aviateur américain fut tué près du village de Chamery dans l’Aisne de deux balles dans la tête. Ses affaires personnelles ont été ramassées afin d’être envoyées à sa famille et enterré par les aviateurs allemands avec les honneurs militaires. »

 

Ce n’est que quelques jours plus tard, lors de la reprise du village par les alliés que les villageois  découvrent la tombe du pilote (une simple croix de bois ainsi que l’hélice brisée et les deux roues voilées de l’avion).

Le Président Theodore Roosevelt exprime le vœu que son fils reste enterré sur place : « Là où l’arbre tombe, il doit rester », dit-il. 

Six mois plus tard, le 6 janvier 1919, le 26e président des États-Unis expire, à l’âge de 60 ans.

 

En remerciement,  pour la population de Chamery qui entretiennent et fleurissent la tombe Madame Roosevelt financera la transformation de l’abreuvoir municipal en une fontaine publique en pierre sur laquelle est gravée une citation de son mari : « Only those are fit to live who are not afraid to die » (Seuls sont aptes à vivre, ceux qui n’ont pas peur de mourir).

Le 22 septembre 1955, les restes de Quentin Roosevelt ont été transférés au cimetière de Colleville-Saint-Laurent-sur-Mer (Calvados) où Il repose au côté de son frère Theodore Jr, dit Ted (il avait débarqué, le 6 juin, à Utah Beach avant de succomber à une crise cardiaque, le 12 juillet 1944 lors de la bataille de Normandie).

 

Une stèle indique l’emplacement où l’avion de Quentin Roosevelt s’est écrasé, se trouve à l’écart de la départementale 14 sur la commune de Chamery.

 

Pour la petite histoire :

La famille du Président Roosevelt prit une part importante lors des deux conflits mondiaux :

  • Theodore Jr, dit Ted  (1887-1944) ainé de la famille il avait été gazé dans le secteur de Soissons, le 19 juillet 1918,  blessé à la bataille de Château-Thierry (1918). Il reçoit la Distinguished Service Cross (États-Unis), la Silver Star et est introduit chevalier de la Légion d'honneur le 16 mars 1919 juste avant son retour aux États-Unis.
  • Kermit (1889-1943), engagé dans l’armée britannique en Mésopotamie, il rejoint la 1re division d’infanterie US (la fameuse Big Red One) et combat dans l’Argonne.
  • Ethel (1891-1977) servie comme infirmière en France, son mari Dick Derby (1881-1963) officiait comme chirurgien.
  • Archibald (1894-1979), capitaine il est grièvement blessé en France en 1918.

 

Le 4 août 1918, le Chicago Sunday Tribune publie une pleine page comparant la famille Roosevelt à celle du Kaiser Guillaume. La première s’illustre en première ligne tandis que les six fils de l’empereur se tiennent loin du front. La légende est éloquente : « La différence entre démocratie et autocratie. »

 

Chicago Sunday Tribune

Chicago Sunday Tribune

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15 juillet 2018 7 15 /07 /juillet /2018 15:30
Général Gouraud

Général Gouraud

Un certain 14 juillet… 

 

Il y a juste 100 ans, l’action d’un corps franc va avoir une influence décisive sur le cours de la guerre.

Fait peu connu, en tout cas dont on n’a guère parlé : un ‘coup de main historique’ exécuté par la 132eD.I. le 14 juillet 1918.

Dans une note en date du 18 janvier 1918, le GQG insiste sur l’intérêt à multiplier les interrogatoires de prisonniers : « les prisonniers constituent la meilleure source de renseignement. Il appartient à tous les échelons de commandement de stimuler, d’une façon particulière, l’initiative des chefs de corps ou de bataillon, pour qu’ils organisent des coups de main aussi nombreux que possible. » A quelques semaines des grandes offensives allemandes, l’action des corps francs est alors intégrée dans la manœuvre générale. 

L’offensive allemande contre la IVe armée, qui défend Reims, est certaine mais il est essentiel d’en connaître la date et l’heure.

Le 14 juillet 1918, Le général Huguenot, commandant la 132eDivision d’Infanterie, fait exécuter par sa division ‘un coup de main’ dans les lignes ennemies afin d’obtenir des renseignements précis sur l’attaque allemande attendue depuis plusieurs semaines.

Un  coup de main fabuleux :

L’opération est fixée relativement tôt (19h55) pour permettre l’exploitation rapide des renseignements recueillis.

La zone d’action choisie (un carré de 500 m sur 500 coupé de quatre tranchées allemandes ).

Le détachement d’assaut (commandé par le lieutenant Balestie) représente 174 fantassins, renforcé de 16 sapeurs pour les destructions, de trois équipes de lance-flammes et 8 brancardiers est fourni par le 366e RI à partir des groupes de grenadiers d’élite. L’appui d’artillerie comprend quatre batteries de 75 et le groupe de 155 mm de la division.

Les hommes sont en tenue légère sans aucune identification de noms, grades ou unités. L’armement est laissé à leur initiative, les ordres sont seulement de prendre dix grenades par homme et une grenade incendiaire par gradé.

L’opération de brèche dans les barbelés s’effectue par les sapeurs sous la protection de l’artillerie à l’aide de pétards et de cisailles.

La brèche effectuée, le détachement d’assaut se fractionne en cinq colonnes (chaque colonne a un itinéraire de tranchée à explorer),  alors qu’un sixième élément garde le point d’entrée. 

L’une de ces colonnes, celle des grenadiers (terme pour qualifier les soldats d’élite) du 4e bataillon est commandée par le sergent Darnand, futur chef de la Milice parvient à la tranchée Cubitus, (objectif extrême du coup de main), attaque l’abri et ramène 18 prisonniers sur un total de 27 et du matériel, notamment une carte du déploiement complet des mortiers de tranchées ( minenwerfers).

L’interrogatoire des prisonniers permit de savoir que l’attaque allemande était prévue pour la nuit du 14 au 15 juillet.  La préparation d'artillerie prévue pour durer de 3 à 4 heures devait commencer à 1 heure du matin.

Tous ces renseignements, transmis par  téléphone par le  général Hugenot en personne à 21h au général Gouraud, commandant la IVe armée, d’envoyer en toute connaissance de cause ses ordres définitifs : déclencher un puissant tir qui va frapper les Allemands sur leur ligne de départ.

En même temps, la première ligne française est évacuée et l’assaut ennemi va tomber dans le vide.

La dernière offensive allemande de la Première Guerre mondiale échoue ainsi grâce à un coup de main qualifié « d’historique » par le général Gouraud.

L’opération coûtera côté français 2 tués et quelques blessés,

Chaque homme ayant participé au coup de main reçoit 10 000 francs.

Ce même jour (14 juillet 1918), à quelques kilomètres, l’aviateur Quentin Roosevelt, fils du président américain, sera abattu. Nous en reparlerons prochainement.

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29 juin 2018 5 29 /06 /juin /2018 15:39
Petite Coccinelle

Les feuilles des rosiers étaient envahies de pucerons… le désespoir il fallait traiter à contre cœur.

Mes amies les coccinelles sont apparues et les rosiers ont repris vie… Merci petite coccinelle.

Appelée familièrement «la bête à bon Dieu», surnom tiré d’une légende remontant au Xe siècle :

 

L’histoire raconte qu’au Moyen-âge, un homme accusé d’un crime commis à Paris.
Condamné à mort pour ce meurtre cet homme, qui clamait son innocence, ne dut son salut qu’à la présence du petit insecte.

 

Le condamné devait avoir la tête tranchée.

Le jour de son exécution publique, une coccinelle se posa sur son cou...

Le bourreau enleva la coccinelle très délicatement et releva sa hache afin de trancher la tête du jeune homme.

Quelle ne fut pas alors sa surprise lorsqu’il constata que la coccinelle était de retour au même endroit.

Le bourreau eut beau insister, mais la coccinelle était obstinée, à tel point que le roi d’alors (Robert le Pieux)  intervint, considérant que l’événement était un miracle et que la coccinelle accomplissait là une mission divine.

Le roi Robert II (972-1031) décida donc de gracier l’homme.

 

Quelques jours plus tard, le vrai meurtrier fut retrouvé.

Les témoins persuadés que le Tout-Puissant avait envoyé la coccinelle pour sauver cet innocent, lui donnèrent le nom de « Bête à Bon Dieu ».

Dès lors les gens de Paris parlaient de la « bête du bon Dieu » et plus personne n’aurait écrasé ce petit insecte au risque de commettre un sacrilège.

Cette histoire s’est très vite répandue et la coccinelle fut dès lors considérée comme un porte-bonheur.

 

Aujourd’hui, la coccinelle est connue pour porter chance et… elle est la meilleure amie des jardiniers, des enfants chantant :

Coccinelle, demoiselle

Bête à Bon Dieu

Coccinelle, demoiselle

Vole jusqu’au cieux.

 

Petit point blanc, elle attend

Petit point rouge, elle bouge

Petit point noir…

Coccinelle, au revoir !

(Musique et chant : Julian Chaucveau)
 

 

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14 juin 2018 4 14 /06 /juin /2018 06:09
 9 juin 1358 à Meaux

Vers le 9 juin 1358: Massacre des 'Jacques' à Meaux

En 1358, le roi de France Jean le Bon est capturé par les Anglais lors de la bataille de Poitiers.

L'anarchie s'installe dans le pays. La bourgeoisie parisienne, dirigée par Etienne Marcel, se soulève contre les nobles. u même moment les paysans se révoltent.

Poussés au désespoir par l'excès de malheur, ils prennent les armes. Ces paysans portaient la jaquette, c'est pourquoi par dérision, on les appelait Jacques Bonhomme, sobriquet accompagné de railleries et insultes.

Un petit groupe de ces Jacques se joint aux partisans d'Etienne Marcel que dirigeait Jean Vaillant.

Ils se rendent à Meaux, où le maire, Jean Soulas, gagné à leur cause, leur ouvre les portes de le ville sur la rive droite. La noblesse parisienne qui s'était réfugiée à Meaux, est assiégée dans le quartier du Marché. Mais des renforts commandés par le Comte de Foix, Gaston Fébus, qui arrivent.

La Jacquerie est écrasée dans le sang et les bourgeois complices de la révolte sont punis.

Le maire Jean Soulas est pris et pendu.

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31 mai 2018 4 31 /05 /mai /2018 04:28
29  mai 1244 à Meaux

29 mai 1244 les religieuses Trinitaires prennent la direction de l’Hôtel-Dieu de Meaux.

L’ordre des Trinitaires est fondé par Saint Jean de Matha et Saint Félix de Valois en 1199.

La maison-mère se trouvait à Cerfroid, à une vingtaine de kilomètres au nord de Meaux.

Les Trinitaires se donnent comme mission d’œuvrer pour le rachat des captifs chrétiens tombés en servitude lors des croisades en Orient.

Mais très vite, ils diversifient leur action et s’affirment comme un véritable ordre hospitalier au service des pauvres et malades.

`La direction de l’Hôtel-Dieu de Meaux leur est confiée le 29 mai 1244 par l’évêque Pierre Cuisy.

En 1520, l’évêque Guillaume Briçonnet expulse les Trinitaires de l’Hôtel-Dieu en leur reprochant une mauvaise gestion.

Ces derniers fondent alors une maison dans le faubourg Saint Rémy (actuelle chaussée de Paris).

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21 mai 2018 1 21 /05 /mai /2018 06:11
Un Brie de Melun dans sa boite

Un Brie de Melun dans sa boite

Triste nouvelle…

Au cours de l’AG de la Confrérie du Brie de Melun, mon ami Jean-Michel, ancien Président de la Confrérie du Brie de Melun annonce que ‘La Ferme des 30 Arpents’ (Etablissements de Rothschild a arrêté la fabrication du brie fermier de Melun.

Malgré les gros efforts de promotion de nos confrères de la Confrérie des Chevaliers du Brie de Melun, ce fromage AOP connaît pour la première fois depuis de nombreuses années, une baisse de fabrication de 20 tonnes en 2017.

Au cours de cette année, 247 tonnes de brie de Melun ont été fabriquées, contre 267 tonnes en 2016.

C’est un coup dur pour ce beau et bon fromage, l’un des 2 seuls Bries AOP de la Seine et Marne et une mauvaise nouvelle pour la gastronomie française.

Si le Brie de Meaux fut déclaré ‘Roi des fromages, prince des desserts’ au cours du Congrès de Vienne en 1815, il n’en est pas moins vrai que le Brie de Melun est baptisé « le dessert des fromages ». 

La fontaine ne l’a t’il pas mis à l’honneur dans la fable ‘Le corbeau et le renard’, suite à son passage au château de Vaux-le-Comte’ ?

Un peu d’histoire sur ce brie qui se confond avec celui de Meaux.

C’est principalement entre la Seine et la Marne que sont nés nos célèbres fromages, fruits d’une petite région de 5000 km2. 

L’origine du brie est mal connue. Il se pourrait que le brie de Melun soit l’ancêtre de tous les bries.

St Aspais évangélisa Melun vers 550 où l’activité laitière et fromagère était bien vivante, la population tirant ses ressources du fleuve, de la forêt et de l’élevage.

Au début de Vèmesiècle, à l’occasion de son élection par les Meldes, Pharamond se fait apporter des cargaisons de fromages de Brie pour fêter sa victoire.

C’est toutefois celui de Meaux qui entrera le premier dans l’Histoire, grâce à Charlemagne qui en déguste vers 774 : « Je viens de découvrir l ‘un des mets les plus délicieux ». 

Dès 999, Robert II le Pieux (fils d’Hugues Capet) , roi de France qui régna 30 ans à Melun en consomme régulièrement. 

C’est lui qui à la fin du Xème siècle popularise ce fromage dont la ville de Melun a récemment fêté le millénaire.

En 1643, Condé qui prit la ville de Montereau et qui possédait le château de Vallery, fit amener des fromages de brie pour fêter sa victoire de Rocroi.

Ses Caractéristiques

Le Brie de Melun est un fromage au lait cru de vache. 

Sa croûte fine est recouverte d’un feutrage blanc (la fleur) parsemé de stries ou de taches rouges ou brunes, résultant d’un affinage bien conduit. 

14 litres de lait sont nécessaires pour faire un « M’lun ».

Il contient 45 % de matières grasses. De forme cylindrique de 27 cm de diamètre et de 3 cm d’épaisseur, pour un poids de 1,5 kilos environ.  Il est présenté nu sur paillon.

Le Brie de Melun, en 1980, rentre dans la célèbre famille des fromages d’appellation d’origine contrôlée (AOC), puis  devient (AOP)  Appellation d’Origine Protégée Européenne.

Sa fabrication & sa Dégustation

Le Brie de Melun est un fromage à égouttage lent, fabriqué par caillage avec de la présure et subissant une coagulation de 18 heures au moins. Le salage  est exclusivement fait au sel sec. 

Le moulage se fait manuellement à la louche. L’affinage dure quatre semaines au minimum.

Choisir son Brie de Melun

  • A l’oeil: la croûte fleurie blanche doit être parsemée de stries ou de taches rouges ou brunes ; sa pâte jaune d’or bien homogène.
  • Au toucher : sa pâte souple, élastique, doit être sans mollesse.
  • Au nez : forte odeur de terroir.
  • Au goût : Il dégage une saveur très fruitée avec du bouquet.

Déguster son Brie de Melun

Le Brie de Melun se savoure habituellement en fin de repas, il est également très apprécié au cours d’un repas composé exclusivement de fromage. 

Choisissez-le avec une pâte jaune paille, onctueuse et souple mais qui ne coule pas. Son odeur est toujours très prononcée. 

Préférez un fromage un peu moins épais, qui s’affine mieux et a donc –contrairement à ce que l’on peut croire – davantage de goût. Sachez enfin qu’un bon brie fermier s’égoutte longuement sur un tapis de jonc et laisse sur sa croûte de fines stries. C’est la marque de la qualité !

Ce brie, comme tous les bries, aime les vins rouges nerveux, à commencer par le Bourgogne, mais aussi les le Bordeaux. Mais encore, il aime les vins blancs vifs et généreux, il se marie parfaitement à un Vouvray, ou un Champagne !

Délicieux nature, tout juste accompagné de pain frais, il peut se décliner dans toutes sortes de préparations, de la sauce jusqu’au sorbet ! 

C’est  lui  ‘Le M’lun’ l’ingrédient principal de la recette originelle des bouchées à la reine (avec des moules, des crevettes, des champignons et du vin blanc), inventé par Marie Leczinska, lors de sa visite  à Montereau en 1725, en vue de sa rencontre avec son futur royal époux à Moret.

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11 mai 2018 5 11 /05 /mai /2018 05:07
St Mamers-Pancrace-Servais... mais St Urbain les tiens dans la main

St Mamers-Pancrace-Servais... mais St Urbain les tiens dans la main

Tous les jardiniers (ou presque tous !!), le disent : ’Avant St Servais point d’été, après St Servais, plus de gelée’.

Derrière ce dicton, se cache ‘ces gasteux de bourgeons’ : la période des St de Glaces les 11, 12 et 13 mai qui correspondait aux fêtes de St Mamers, St Pancrace et St Servais.

Cette courte période de gel qui survient au beau milieu du printemps touche implacablement la végétation… alors une seule solution pour les amateurs du jardinage… attendre pour repiquer que ces « Saint gesleurs, geleurs et gasteurs de bourgeons », comme l’écrivait Rabelais, soient passés.

Ce phénomène aurait une explication scientifique : la terre traverse annuellement une zone de poussière qui affaiblit les rayons du soleil sur notre planète et de ce fait amène ce froid impromptu.

Le temps des St de Glaces est également celui de la lune rousse, qui suit la lune pascale.

Pleine, elle est vue par les jardiniers « néfaste » : ‘En lune rousse, rien ne pousse’

En réalité, c’est pas sa couleur qui pose problème, c’est la clarté de la nuit : un ciel sans nuage où la lune est particulièrement visible, engendre plus souvent le gel car l’air se refroidit à la surface du sol.

Les croyances ont la peau dure, et ce n’est pas d’aujourd’hui : les romains tentaient de se prémunir de ces 3 jours néfastes en effectuant des rites protecteurs pour les blés et les vignobles à venir.

Au Moyen Âge, la croyance s’est christianisée et imposée dans les mentalités jusqu’à nos jours.

En 1960, l’église a apporté un changement du calendrier des saints : St Mamers est devenu St Estelle, la St Pancrace devient St Achille et la Ste Rolande… Mais le résultat météo, lui n’a pas changé !!!

Mamers, Pancrace, Servais sont les 3 saints de Glaces, mais…  St Urbain les tient dans sa main.

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16 avril 2018 1 16 /04 /avril /2018 00:10
La viticulture en Seine et Marne

L’arrêt royal de 1577  démarqua la carte viticole de la Seine et Marne.

Dans le but de protéger la qualité des vins de Paris, cet arrêt royal appelé règle des vingt lieues (environ 80 km) délimita une zone interdite à l’approvisionnement des cabaretiers et des marchands de vin parisien.

La culture se développa donc dans le nord du département : partie de la vallée de la Marne, au delà de La ferté sous Jouarre, les autres secteurs produisant du vin uniquement pour la consommation locale.

C’est ainsi que s’est développée une production de vin dans les vallées du Grand-Morin et du Petit-Morin, accessibles au trafic fluvial.

Jusqu’au 19e siècle, ces coteaux ont fourni des vins blanc de Brie (d’assez mauvaise qualité), des vins rouges et rosés consommés localement.

Les cépages provenaient d’Argenteuil, de Nogent-sur-Marne ou de Champagne. Le ‘Gouais’ était très répandu dans le nord du département.

A la fin du 19e siècle, la destruction du vignoble par le phylloxéra, le mildiou, des hivers très durs et la concurrence des vins du Midi, dans la Marne pour la fabrication du champagne.

Quand la vigne disparue, les vergers particulièrement de pommiers, se multiplièrent sur les coteaux des vallées de la Seine-et-Marne : Grand et Petit Morin, Marne, Yerres, Aubetin, Voulzie, Seine, Loing).

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6 avril 2018 5 06 /04 /avril /2018 04:53
Nouveau Président, nouvelle étiquette..

Après une cessation d’activité durant 4 années, la Confrérie des Coteaux Briards a élu au mois de mai un nouveau bureau.

Philippe JAULNEAU accompagné de son bureau et des confrères a mis les bouchées doubles pour redynamiser cette confrérie qui était en sommeil.

Toute la confrérie a pu effectuer la 1ère vendange le 16 septembre 2017 pour un millésime qui sera mis en bouteille cette année, et le 21 janvier 2018 ce fut la fête de la Saint-Vincent, avec messe des confréries, puis repas de gala à la Sucrerie où 17 Confréries étaient présentes dont la Confrérie du Brie de Meaux.

C’est un nouveau départ pour les Coteaux Briards avec la volonté de mieux faire connaître non seulement ses vins futurs, mais également « l’Art de Vivre à Française » et notamment l’accord vin-met-fromage.

La Confrérie a intégré COCORICO (Comité de Coordination d’Ile-de-France des Confréries) ainsi que adhérente au Conseil Français des Confréries.

La vigne demande de l‘investissement, mais cela est réalisé dans un état d ‘esprit convivial et fraternel.

Comme on le voit, à nouveau président, nouvel élan et même nouvelle étiquette pour les bouteilles.

Cette étiquette donne un sacré « coup de jeune » : une peinture sanguine dessinée par Jocelyne Michenaud une artiste talentueuse.

La Confrérie des Coteaux Briards a été créée en 1990 par Jean Chéron, un amoureux du vin qui voulait faire revivre les vignes qui avaient disparues lors des ravages dûs au phylloxéra début du XXe siècles.

Son objectif était de réaliser du vin blanc avec ses 300 pieds de vignes sur une parcelle appelée « Clos de Montapeine », située à la sortie de Coulommiers, en direction de Mauperthuis.

Jean Chéron, n’aura pas eu le temps de voir son œuvre continuer, il est décédé en janvier de cette année.

N’oublions pas qu’au XVIIe siècle, l’Ile de France était le plus gros producteur de vin … de France !.. Nous en reparlerons prochainement.

Ce n’était pas un vin de très bonne qualité, il se disait qu’il fallait être trois pour le boire : le buveur, celui qui le tenait et celui qui  versait le vin dans le gosier !!.  

 

Le Pdt Cheron

Le Pdt Cheron

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13 mars 2018 2 13 /03 /mars /2018 18:51
Histoire de @..

@ Contrairement à une croyance très répandue, n’est pas un symbole tout droit sorti des pays anglo-saxons.

 @ est une abréviation latine… et oui, elle fut employée dès le XVIIème siècle, et peut être avant, dans le latin dit ‘de chancellerie’, et cela dans toute l’Europe.

Cette abréviation correspond à la préposition latine ‘ad’, avec l’idée de direction, ‘vers’, à l’origine d’ailleurs de ‘à’ en français et de ‘at’ en anglais, exactement comme ‘&’ remplace ‘et’.

Par contre son appellation graphique et, elle… très française !

Ce sont les imprimeurs qui ont tout simplement désigné ce caractère par ses éléments descriptifs ‘a-rond bas (de casse), ‘bas de casse’ signifiant lettre minuscule où elle était rangée.

Ce terme est devenu une désignation typographique internationale, car ne l’oublions pas le français fut la langue de référence en Europe pendant au moins deux siècles, et les typographes étaient, par définition, des gens cultivés… culture  aujourd’hui  maltraitée’ par des ceux qui préfèrent l’orthographe inclusive.

Une fois sorti des chancelleries médiévales, l’@ resurgit en plein gothique au XIIe siècle. On le retrouve  dans les comptes des marchands florentins symbolisant une unité de poids ou de mesure, l’amphore, sous la forme d’un ‘a’ stylisé à la mode florentine.

Pendant les siècles suivants, il fut employé ça et là dans les écritures commerciales ou religieuses. Mais c’est aux Etats-Unis que son usage s’est vraiment répandu au XIXe siècle pour noter le prix unitaire des marchandises : « Deux chaises à 20 dollars pièces » se notait « 2 chairs @ $20 » et se lisait ‘two chairs at twenty dollars’. L’usage en resté pour les américains qui lisent toujours ‘at’.

C’est pour cet usage comptable que ce symbole a fait son apparition sur les claviers des machines à écrire dès 1885 et lors de l’apparition des claviers informatique quatre-vingt cinq ans plus tard, le signe avait quasiment perdu son sens.

En 1971, Ray Tomlison, l’inventeur du courrier électronique cherchait un séparateur dans une adresse mail de courriel qui soit absent de tous les alphabets traditionnels et eut le premier l’idée d’utiliser ce signe ne figurant dans aucun nom propre.

Plus généralement ‘@’ est utilisé pour relier un utilisateur « à » un domaine, d’où son nom anglais at mark (par exemple sur FTP).

Il semble logique de le lire : à ou chez, de même que les anglophones disent : at.

C’est pour cela que Ray Tomlinson l’a choisi pour indiquer la localisation des serveurs (ou boîtes aux lettres) de courrier électronique.

Les concepteurs d’Internet ont donc gardé ce signe qui continue à être utilisé dans les pays anglo-saxons pour indiquer une adresse destinataire.

Il connut alors la fortune que l’on sait en devenait le symbole d’Internet : arobase.

Source : La chronique du trèfle, bulletin de liaison des anciens de Grundig France.

 

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