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  • : Du romain au grégorien, parcourez l'histoire des calendriers. Le brie de Meaux et la Confrérie. Varreddes mon village.
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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 22:18

Dès le XIIIe siècle, Varreddes eut un Hôtel-Dieu auquel Gilles de Cuisy, chevalier, faisait au mois d’octobre 1238 un legs de 20 sols.

Cet établissement, desservi à l’origine par des religieux, eut ensuite des religieuses mais sous la direction (au moins financière) d’un administrateur, lequel avait fini au XVIIe siècle par s’emparer des deux tiers du revenu de la maison.

Bossuet remplaça l’administrateur et exigea que tous les fonds fussent appliqués au soulagement des pauvres, et dès l’année suivante, il établit là deux sœurs de charité pour soigner les pauvres malades de Varreddes et Germigny-l’Evêque ; enfin il unit son ancienne chapelle à la cure de Germigny.

L’administrateur Dominique Petit fut donc remplacé par Charles Juger, prêtre du diocèse de Lisieux, en juin 1691.Toutefois Dom Duplessis dit que le titre d’administrateur fut supprimé le 29 juin 1691 (l’ordonnance de Bossuet relative à cette suppression existerait aux archives de la mairie !!).  Charles Juger n’ayant sans doute pas accepté la fonction à laquelle il venait d’être nommé le 16 du même mois.

 

Un hospice s’est maintenu jusqu’au début du XXe siècle, ayant trois religieuses chargées des soins des malades et de faire l’école aux filles.

Une nouvelle chapelle y a été établie, dont la bénédiction eut lieu le 21 juillet 1861.

 

A la révolution, les biens possédés par l’Evêque à Varreddes, ainsi que la ferme du chapitre, ont été adjugés nationalement.

Les terres de cette ferme ont été morcelées vers 1825 ; une quinzaine d’années plus tard, celle de la ferme de l’hospice furent vendues à leur tour.

 

Par tradition orale, on sait que cet établissement de charité était une ferme située Grande Route de Meaux à la Ferté-Milon (actuellement rue Victor Clairet (coté village) à l’endroit où commence le sentier dit du ‘Costeret’.

On le sait encore d’une façon plus concrète par des documents écrits, en particulier par un procès-verbal de mesurage dressé en 1815, par Pierre Manche, arpenteur (arch. comm).

 

L’ensemble du plan donne à entendre qu’avant la création de la route de Meaux à la Ferté-Milon et du sentier du Cotteret, toutes ces pièces n’en faisaient vraisemblablement qu’une.

Plan:

 

hotel-Dieu      1)      Porte charretière et pour piétons (sur grande rue).

2)      La cour.

3)      A gauche, le verger.

4)      Entre-cour et verger, un mur démoli vers 1925, mais dont les fondations sont encore visibles.

5)      Le puits (encore existant)

6)      Les bâtiments

7)      Au fond de la cour, la porte du potager.

8)      Le potager (derrière les bâtiments)

9)      Le sentier du Cotteret

10)  La pièce à chanvre (n° du procès-verbal)

11)  De l’autre coté du chemin du Cotteret, une pièce à chanvre (n° 3 du procès-verbal)

12)  De l’autre coté de la rue, la pièce n°4 du procès-verbal)

 

La tradition a retenu de la fondation de l’hôtel-Dieu qu’elle fut un geste de bienfaisance épiscopale.

Le proverbe en honneur au moyen-âge se vérifie bien dans notre village : il fait bon vivre sous la crosse.

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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 20:37

Cadran solaire du Croisic

                         Le cadran solaire du Croisic 

St-Lyphard,

Le village aux 700 chaumières, au cœur du Parc Naturel Régional de Brière.

marais.jpg

Promenade en barque sur  le marais de la Brière,  qui ne semble jamais finir.

Ballade en calèche

Puis une balade en calèche où les traces du passé : moulins, croix, calvaires et dolmens.

 

Le moulin de la Fée

Un bien joli moulin, dont les pales tournent au gré du vent, non pas pour faire tourner les meules, amis pour faire de l’électricité.

Moulin de la fee

            Une jolie éolienne, qui elle ne défigure pas le paysage !!

 Le grand blockhaus de Batz sur Mer

Un vestige du mur de l’atlantique, entièrement rénové.  Le-Grand-blockhaus.JPG

Une belle page d’histoire ou l’on apprend ce que fut la ‘poche de St Nazaire’ et bien d’autre choses, comme par exemple, ce blockhaus a été pendant déguisé en maison d’habitation afin de ne pas être repérer par  l’aviation.

Le dolmen de Kerbourg

Cet ensemble mégalithique de deux dolmens, dont l’un est en ruine est classé monument historique

 Dolmem de Kerkebourg

Le dolmen de Kerbourg

 Les marais salants de Guérandes Paludier

et ses paludiers.

Le port de La Turballe

 Bateau-de-peche.JPG

Avec ses bateaux, les mouettes… et  la criée !

 Guide A bientôt mon gars...

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 20:00

Cath Meaux

  Cathédrale-Basilique St Etienne

Si Meaux a une si belle cathédrale, c’est grâce aux pierres des carrières de Varreddes.

Une charte de l’an 1263, transcrite dans le cartulaire de Meaux (bibl. municipale), de laquelle il résulte que Aleaume de Cuisy,  évêque, concède au chapitre de son église, le droit dans la carrière qu’il a achetée de Pierre de Varreddes, Fournier « A Petro de Veredes, fournario » et Héloïse sa femme, située au territoire de Varreddes, proche de la croix érigée par Pierre, de bonne mémoire, jadis évêque de Meaux.

Il y est dit que le Chapitre pourra en extraire les pierres nécessaires à l’œuvre de l’église de Meaux, c’est-à-dire à sa construction, jusqu’à son achèvement.

De son coté le chapitre s’engagera de payer annuellement une rente à la fabrique et de célébrer certains offices.

Cette charte est intéressante, en ce sens qu’elle prouve que la construction de la cathédrale commencée depuis un siècle environ et qui continua postérieurement à l’année 1623, était en pleine activité à cette époque.

D’un autre coté, savoir de façon certaine que les matériaux de cette cathédrale proviennent des carrières de Varreddes, ne peut faire que la fierté des Ravetons.

Détail Tour

Détail de la tour Nord

La cathédrale St Etienne de Meaux :

Construite sur le site d’une cathédrale romane, débuta  au XIIème siècle (environ 1180), pour s’achever qu’en 1540.  Il faut dire que la cité Meldoise a subit la guerre de cent ans et a été longtemps occupée par les Anglais.

Sa construction ayant duré plus de 350 ans, on y trouve un peu tous les styles  gothiques, mais les différents architectes qui se sont succédés ont réussi à maintenir une harmonie entre les différentes parties de l’édifice.

Elle est reconnue pour sa luminosité et la finesse de ses ornementations sculptées, la hauteur des voutes des collatéraux et la couleur des pierres de Varreddes.

Interieur Cath

La pureté de ses lignes

Sa longueur intérieure de 85 m est plus petite que Notre Dame de Paris, ainsi que la hauteur de la tour Nord de 68 m pour 69 celle de N.D. de Paris.

Sa hauteur sous voute de la nef est de 31 m.

La tour Nord fut achevée définitivement vers 1540.

façade sud

Façade Sud

Coté Sud, de l’autre coté de la grande rosace flamboyante du XVème. Siècle se trouve une tour en bois. A l’origine, cette tour provisoire avait été construite pour abriter les cloches de la cathédrale, mais le provisoire durant, elle est devenue définitive. Cette tour est nommée ‘la tour noire’ par les meldois.

Orgues

Le superbe orgue (restauré dans les années 1990) date de 1627 et fut construit par Valeran de Heman, un des plus grands facteurs d’orgue de l’époque.

JB.Bossuet

Jacques Bénigne Bossuet

A l’intérieur on peut admirer deux statuts de Bossuet, ‘l’Aigle le Meaux’, évêque de Meaux au XVème siècle, ainsi que sa pierre tombale avec l’épitaphe :

Ci-git, dans l’attente de la résurrection Jacques Bénigne Bossuet, évêque de Meaux, Comte consistorial, précepteur du Grand Dauphin et de la Grande Dauphine, aumônier du duc de Bourgogne, conservateur apostolique privilégié de l’université de Paris, supérieur au collège de Navarre, mort le 12 avril 1704. Il fit briller l’épiscopat pendant trente-cinq ans, dont vingt-deux à Meaux, par sa vertu et sa doctrine.

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 20:15

Entrée grande rue L'entrée de la grande rue

La grande rue

 La grande rue

Belle chaumière

 La belle chaumière 'Martine'

Centre Environnement

 Le Centre environnement

Une longère

Chaumière 'longère'

Le restaurant

Chaumière 'le restaurant'

Vieille charette

Vieille 'Charrette

Vieille faneuse

Faneuse

Le séducteur

Le 'Séducteur' et. ses deux compagnes

2 coqs

Les inséparables

faucheuse

'Faucheuse'

 

Guide 

 

 Surtout, hein, n'oublie pas de visiter les alentours!

 Bonne route et à bientôt.

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 16:50

Chaumière familiale La chaumière familiale

C’est dans cette chaumière, bâtie en 1742, que naquit l’aïeul de Daniel, Henri HOUGARD (1896-1970), dernier enfant de François Marie HOUGARD (1848-1899) et de Jeanne Marie PERREON (1855-1908). Plaque

 Ils sont les descendants d’une longue lignée de tisserands, cultivateurs de l’ouest du marais de Brière, alliés aux familles PHILIPPE, ANGER, AMISSE, LE BIHAN, HAUMONT, LOYER, MAHE, SAILLY, CHELET, EON, ALNO, LEGAL, YVIQUEL.HOUGARD = WGAR en breton signifiait ‘l’étranger’, mais ils se sont implantés dans cette région depuis le XVIe siècle et sans doute, descendants des Vikings arrivés ici au IXe siècle .Il y a d’ailleurs beaucoup de Hougard au Danemark.  Henri

 Henri HOUGARD, le parisien Henri HOUGARD, dernier d’une famille de huit enfants, est né dans cette maison en 1896.Après son certificat d’étude, il apprend le métier de menuisier .Pendant la première guerre mondiale il sert dans les zouaves. Démobilisé, il rejoint son frère à Paris, se fait embaucher comme ébéniste faubourg St Antoine. Seul son frère François resta toute sa vie à Kerhinet.  

Guide

 

Alors, pas belle la vie  à Kerhinet ? En quelques photographies découvrez  Kerhinet et ses alentours… (à suivre) 

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 20:28

Autel Vierge

 Autel de la Vierge -église de Varreddes-

Faut-il voir une corrélation entre la fête du St nom de Marie et la fondation de la Confrérie du Rosaire de Varreddes ?

Pour cela, revenons deux ans en arrière, lorsque le 12 septembre 1683, les troupes polonaises commandées par Jean III Sobieski, roi de Pologne et les troupes impériales, commandées par Charles V de Lorraine, vainquirent à Vienne (Autriche), l’armée turque commandée par Kara Mustapha.

C’est la victoire d’un prince catholique sur les ennemis du ‘Non Chrétien’.

Pour commémorer l’événement, le pape Innocent XI, institua la liturgie du Saint Nom de Marie.

C’est à cette époque qu’une recrudescence de dévotion mariale dans les villages catholiques d’Europe voit le jour : la fête du Rosaire. Varreddes n’y échappe pas.

C’est à Jean Caboulet, curé, que paraît devoir devenir l’honneur de la fondation effectuée le 2 octobre 1685.

Deux rentes à affectation libre existaient depuis quatre à six ans : celle de l’Evêque Dominique de Ligny décédé le 27 avril 1861 et celle de Nicolas Cleret fondée depuis le 5 février 1679.

Monsieur le curé les fit affecter à la confrérie naissante. D’autres générosités ne tardèrent pas à les suivre, et la jeune association entra de suite en voie de prospérité.

A Varreddes, jusqu’à l’aube de la révolution cette fête du Rosaire était solennisée à l’égal des grandes fêtes de l’année liturgique, les archives du lutrin en fournissant l’irrécusable témoignage : prime et tierce avant la grand’messe, sexte après ; None avant  vêpres, Complies après. Quelle foi chez nos aïeux que ne rebutaient ni la longueur des offices, ni l’inconfort des rudes et étroits sièges de chêne !

1790, c’est la révolution, avec la suspension totale du culte catholique de juin 1794 à juillet 1796, mais dès 1790 à 1801, l’obscurité enveloppe la confrérie.

L’entrée en vigueur du Concordat (1801) rendit à la Confrérie sinon la jouissance de ses rentes, au moins quelque chose de son ancienne splendeur.

En 1827, la Confrérie se réorganise, elle est ouverte à tous : hommes, femmes, jeunes gens, enfants ; on entre à tous âges. Le curé réorganisateur entre lui-même en 1827, à l’âge de 35 ans.

Les officières sont choisies parmi les jeunes filles de la paroisse (présidente, sous-présidente, trésorière, sous-officières), elles forment le conseil de la Confrérie.

L’œuvre se développe jusqu’en 1865, puis tombe en sommeil.

Nous retrouvons en 1878 un nouveau règlement, qui sera modifié en 1891 accentuant encore l’identification avec la Congrégation d’Enfants de Marie, et perdant peut-être un peu de vue l’objectif originel, savoir l’enrôlement des hommes, jeunes gens et femmes mariées aussi bien que des jeunes filles.

La Confrérie continue d’être mise à contribution pour les œuvres paroissiales et les acquisitions faites à l’Eglise.

Le XXe siècle arrive, et les soucis nés des lois persécutrices de l’époque sont la cause vraisemblable du silence qui entoure la Confrérie à partir de 1904.

1914. Le père Fossin, curé du village est enlevé par les allemands, le presbytère est pillé, la caisse du Rosaire disparait.

La confrérie se retrouve en sommeil jusqu’à l’arrivée  d’un nouveau curé en avril 1911, mais celui-ci tombe malade, la confrérie subit un arrêt de six mois.

Un nouvel essai de reconstitution est tenté en décembre 1920.

A la période de ferveur, succède l’inévitable lassitude et à partir de décembre 1928, c’est un long sommeil qui commence.

Ainsi naissent, prospèrent et tombent les meilleures institutions.

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 20:58

Dans le village tout le monde travaille la terre. Mais pour compléter leur revenu, nombreux sont ceux qui ont une autre activité.

 

Julien Bouilland, le tisserand

le tisserand

Julien Bouilland lui, est tisserand. En 1876 Kerhinet compte au moins cinq métiers à tisser pour 12 foyers. Le tissage, surtout développé dans les communes de St André-les-eaux et St Lyphard, est pratiqué l’hiver. Pour cela les habitants réservent une petite parcelle à la culture du lin, les toiles sont vendues sur la côte ou à Guérande.  

 

Pierre Legal, l’épicier 

 l'epicier

Juste avant 1850, Pierre Legal monte dans le village une épicerie qu’il tient jusqu’en 1896.

Son commerce est installé dans l’unique pièce de sa maison.

Désormais, les habitants de Kerhinet peuvent acheter sur place les produits qu’ils ne cultivent pas : le sucre, le sel, le café…

En revanche, ils se rendent aux foires de la Madeleine ou de st Lyphard pour vendre ou acheter leurs bêtes.  

                           Un autre perGuidesonnage important de la commune :

 ton copain  Daniel qui t’a fait connaître Kerhinet … Enfin, ses aïeux… (à suivre) 

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 21:31

3-bries.jpg

On parle souvent improprement du brie, terme générique pour désigner ces fromages circulaires à pâtes molles et croûte fleurie.

Comme nous l’avons vu dans la page précédente, les neuf ‘pays’ composant la Brie donne des bries différents.

Le lait (de vache) du terroir, le procédé de fabrication, le moulage, le temps d’affinage donnent à chacun un goût particulier.

Chaque brie à son diamètre, son épaisseur, sa couleur de croûte, son arome.

Souhaitons que ceux fabriqué au lait cru et qui ne sont pas encore A.O.C, (pardon A.O.P), le deviennent rapidement avant que leur nom tombe dans le domaine public, afin qu’ils ne subissent pas la mésaventure du camembert.

Brielogo1

Les Bries A.O.C./ A.O.P.

Brie de Meaux : A.O.C. depuis 1980. Ce fromage à pâte molle et à croute fleurie, d’un diamètre de 37 cm environ pour une épaisseur de 2,5 cm, et un poids moyen de 2,8 kg et le roi de bries.

Le caillé est moulé manuellement à l’aide d’une ‘pelle à brie’. Sa croûte doit être fine d’un blanc duveteux parsemé de taches rougeâtres.

Sa pâte jaune paille, doit être onctueuse, souple mais non coulante. Son affinage est d’environ quatre semaines.

A l’époque où chacun des fermiers fabriquaient son fromage de brie, le surplus de production était conservé. Son affinage étant supérieur à 8 mois il se dessèche, sa couleur évolue vers le marron foncé, sa texture devient particulièrement granuleuse et son goût est puissant en bouche : c’est le brie noir.

Ce brie noir est souvent utilisé en cuisine, on le trouve encore sur quelques marchés.

brie melun

Brie de Melun : A.O.C. depuis 1980. Comme le brie de Meaux, c’est un fromage à pâte molle de couleur jaune-or et à croute fleurie, d’un diamètre de 27 cm environ pour une épaisseur de 3 cm, et un poids moyen de 1,5 kg.

Il est plus salé que le brie de Meaux. Son affinage est de 4 semaines.

Il existe également un ‘vieux brie’ de Melun. Plus sec que le brie classique, de couleur brune et avec un fort goût de paille.

 

Brie en cours d’A.O.P.

Brie de Coulommiers : Et oui, le Coulommiers est bien un brie, il serait même le premier né des fromages de brie. Malheureusement pour lui, il n’est toujours pas protégé et on trouve de tout et n’importe quoi, comme coulommiers.

ATTENTION, ne pas confondre le coulommiers, fromage industriel de petite taille (14 cm environ de diamètre ; 500 g ) fabriqué au lait pasteurisé, avec le brie de Coulommiers au lait cru, à pâte molle et croûte fleurie, duveté de blanc et pigmentée de rouge, d’un poids moyen de 1,25 kg, pour un diamètre de 25 cm. Sa pâte est souple, non coulante, avec une odeur de sous-bois et un goût fruité.

Depuis plus d’un an, à l’initiative du Pays briard, de Marianne et le concours de Franck Riester, député-maire de Coulommiers, un dossier est déposé auprès de l’Institut national des origines et de la qualité, en vu l’obtention d’une A.O.P.

 

Les trois autres bries : Tout aussi méritant que les autres lorsqu’ils sont au lait cru, et qui mériteraient bien de faire l’objet d’une A.O.C.

Brie de Provins : C’est un brie de la région de Provins, à pâte molle et croûte fleurie.

De taille identique au brie de Melun (27 cm environ), avec une épaisseur de 4 cm pour un poids de 1,8 kg variant selon l’affinage.

Sa pâte homogène et de couleur différente selon la saison (blanche en hiver, jaune d’or en été), et présente des petites failles à cœur, souple et onctueuse avec une légère odeur de champignons.

Sa croûte et sa fleur blanche sont parsemées de pigments ou de stries blonds à auburn selon la saison et le temps d’affinage.

Son bouquet fruité, légèrement acidulé nous évoque une promenade dans les sous-bois Provinois, quand à son goût il est doux et agréable pour les palais sensibles.

Pour en savoir plus sur le brie de Provins cliquez ‘ici’.

 Brie de Montereau : De son vrai nom ‘Ville-Saint-Jacques’. Comme tout bon brie, il doit être au lait cru, mais là aussi, n’étant pas protégé par une A.O.P, il peut être fabriqué avec du lait pasteurisé. D’un diamètre de 18 cm pour une épaisseur de 2,5 cm et d’un poids 400 g à 500 g, c’est un brie à pâte molle et à croûte fleurie. Sa croûte est rougeâtre, sa pâte ferme et souple avec un goût situé entre le brie de Meaux et de Melun. Son temps d’affinage est de six semaines.

Brie de Nangis : Normalement fabriqué au lait cru, mais non protégé par une A.O.P, il est souvent fabriqué avec du lait stérilisé.

Son diamètre est d’environ 22 cm avec une épaisseur de 3 cm pour un poids de 1 kg.

Moulé à la pelle avec un seul apport de caillé.

Le temps d’affinage est de quatre semaines.

Sa pâte grumeleuse est couleur jaune-or et non coulante. Sa croûte est blanche avec des stries rouges et brunes.

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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 21:26

Chaume

Jusqu’au début du XXe siècle, la plupart des maisons briéronnes étaient coiffées de chaume. Le ‘jonc’ a été utilisé principalement jusque dans les années 1970 ; sa disparition du marais a entrainé l’utilisation du ‘roseau’. outils chaume

Outils utilisés aujourd'hui par mes 'chaumiers'

Aujourd’hui, le roseau utilisé en Brière provient majoritairement de Camargue, mais le Parc naturel régional de Brière tente de développer la production locale.  Un toit de chaume a une durée de vie de 30 ans. La longévité d’une toiture est liée à sa pente, à son exposition t à son environnement. 

outils tourbe

L'extration de la tourbe

 Toutes les familles du village allaient couper la tourbe dans le marais à la fin du mois d’août. Les mottes servaient au chauffage de la chaumière .En 1798, les citoyens Jacques et Marie Hougard comparaissaient devant le juge de paix du canton d’Herbignac contre le citoyen Jacques Hougard. Les premiers accusent le second de passer dans leur jardin avec sa charrette chargée de tourbe sans autorisation .L’affaire finit par se régler à l’amiable. Jacques Hougard est autorisé à traverser le fameux jardin avec son foin, mais en revanche, il lui est interdit de transporter des mottes dont le poids beaucoup plus lourd endommagerait le terrain.  Dans le temps, on avait des vergers. on faisait notre cidre et on en buvait beaucoup surtout… d’ailleurs on dit  en Bretagne ‘il vaut mieux être saoul que con, ça dur moins longtemps !!! La disparition du nombre d’exploitants  agricoles, la perte d’un savoir faire et la baisse de consommation du cidre ont fait disparaître un grand nombre de pommiers. 

Cidre

Elaboration du cidre

Guide

 

En 1979, afin de préserver la diversité des espèces présentes sur le territoire, le parc régional naturel a planté à Kerhinet 46 variétés de pommiers provenant pour la plupart de Brière…. (à suivre) 

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 21:44

Chaumiere-familiale.JPG

Chaque chaumière accueillait une famille de cinq ou six personnes.

Les jeunes couples construisaient une maison accolée à celle de leurs parents.

Elle ne comprenait  le plus souvent que deux portes et fenêtres pour mieux conserver la chaleur.

Une pièce unique servait à la fois de cuisine, de chambre et pour les activités domestiques  telles que le filage et le tissage.

A coté, des annexes permettaient de ranger les outils, conserver les récoltes ou abriter les bêtes.

La vie du village s’organisait autour des communs.

 

Le-four-a-pain.jpg

A Kerhinet, tous les habitants pouvaient utiliser les deux fours, le lavoir, les mares et le puits.  

Four-a-pain.JPG

Le four à pain

Pour prévenir que l’on utilisait le four à pain, on posait à proximité un fagot dont l’attache identifiait la famille. Après la première guerre mondiale, la multiplication des boulangeries fait disparaître l’usage des fours communautaires.  

 Le lavoir : l’affaire des femmes

Le-lavoir.jpg

  Il existait deux catégories de lessive : celle du linge de tous les jours et la grande lessive que l’on faisait deux ou trois fois par an pour le linge de maison.

 Les toiles étaient disposées dans une bue avec des cendres.

 On ‘coulait’ de l’eau bouillante à plusieurs reprises sur le linge qui restait à tremper toute la nuit.

 Le lendemain, les draps étaient rincés et battus avec un ‘batdrap’ au lavoir, puis essorés et mis à sécher sur l’herbe des champs.

Les lavoirs ont été abandonnés dans les années 1950-1960 avec la généralisation de l’eau courant à domicile, puis de la machine à laver. 

faucheuse.JPG

Ancienne faucheuse

Avant l’apparition des premières machines agricoles, les habitants dégageaient  un espace, la rue ou l’aire, pour ensemble, battre le froment ou le sarrazin au fléau.

Le battage des céréales consiste à séparer le grain de la paille.

C’est un travail pénible qui nécessite une main-d’œuvre importante. Le groupe qui se retrouvait pour cette tâche s'appelait ‘chouettée’. 

 

Guide 

On dit qu’en Bretagne il pleut deux fois par semaine : une fois quatre jours, une fois trois jours ! , mais heureusement le chaume sur les toits nous protège bien et la tourbe permettait de nous chauffer…  (à suivre) 

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