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5 février 2018 1 05 /02 /février /2018 16:47
Alexis Soyer

Alexis Soyer

Au moment où Paul Bocuse ‘Monsieur Paul’, pape de la gastronomie française nous quitte, rappelons nous également du premier Celebrity Chef  Alexis Benoit Soyer.

Qui était donc ce meldois, tombé dans l’oubli ?

Cuisinier doué, excentrique, inventeur de génie et philanthrope. Né le 4 février  1809 à Meaux, ce fils d'épicier  était destiné à la prêtrise mais fut renvoyé à 11 ans pour avoir sonné indûment le tocsin.  Il entre donc comme apprenti cuisinier au restaurant parisien Grignon où son frère était chef de cuisine. A 17 ans, il devient chef de cuisine au Boulevard des Italiens et à 21 ans le voici deuxième cuisinier du prince Polignac au Ministère des Affaires Etrangères.

Juillet 1830, à Paris c’est la révolution des Trois Glorieuses (suite aux ordonnances de Charles X), Alexis décide de quitter la France pour  Londres et rejoint… l’année suivante  son frère Philippe, chef de cuisine du duc de Cambridge.

Jusqu’en 1837, il travaille pour plusieurs aristocrates britanniques (le duc de Sutherland, le marquis de Waterford, William Lloyd of Aston Hall et le marquis d’Ailsa à Isleworth), puis il devient chef de cuisine au Reform Club de Londres (où l'on peut encore aujourd'hui déguster ses  Lamb Cutlets Réform).

Inventeur de génie, il rénove les cuisines en introduisant une machine à vapeur produisant assez d’énergie pour pomper l’eau, faire chauffer les bains-marie, une broche mue par la vapeur ainsi que des monte-plats, des ventilateurs, des frigos refroidis à l’eau courante glacée et des fourneaux à température réglable, il sera le premier à cuisiner au gaz.

La renommée du Reform Club est telle  que plus de 15000 visiteurs se pressent aux portes du club pour visiter les nouvelles cuisines.

Excentrique, revêtu de sa toque de velours rouge et de vêtements ‘à la zoug-zoug’ (vêtements coupés en biais), il organise lui même les visites des cuisines.

Par ses menus baroques avec des plats comme la soupe à la tortue, crevettes au champagne et gelée de framboises à la Fontainebleau, le mironton de homard, ses inventions, sa personnalité, il est le cuisinier le plus connu d’Angleterre.

En 1842, il se consacre aux œuvres de charité suite au décès de sa femme, l’actrice Emma Jones.

Alexis Soyer créa pour les gens du  commun ne pouvant avoir des ustensiles de cuisine raffinés ou de nombreux ingrédients élaborés, un livre de cuisine simple : A Shilling Cookery for the People (110 000 exemplaires vendus en 4 mois), dont certaines recettes, telles que l’Irish stew –ragoût irlandais- (toujours d’actualités de nos jours.!! )

Philanthrope : lors de la famine en Irlande (causée par la maladie de la pomme de terre), il est nommé en avril 1847 pour ouvrir à Dublin une cuisine vendant de la soupe et de la viande à prix réduit. A cette occasion il conçoit une soupe populaire et rédige le livre ‘la cuisine charitable de Soyer (Soyer’s Charitable Cookery), dont il reverse les profits à diverses organisations de charité.

Toujours le goût de l’invention, il lance en 1849 son ‘fourneau magique’ permettant de faire la cuisine sur la table, une cafetière magique et une machine à cuire les œufs.

En 1855, au cours de la guerre de Crimée, il rejoint les troupes Britanniques à ses frais comme conseiller en cuisine militaire. Il réorganise avec Florence Nightingale (1820-1910 – infirmière britannique, pionnière des soins infirmiers modernes et de l’utilisation des statistiques dans le domaine de la santé), l’approvisionnement des hôpitaux  militaires et invente ses propres bivouacs et recommande les gâteaux secs à base de légumes pour prévenir du scorbut.

Alexis Soyer eut une vie bien remplie qui se terminera dans le dénuement le plus complet le 5 août 1858 et sans reconnaissance du gouvernement.

A quand une rue à Meaux pour ce Célibrity Chef ?

 

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24 décembre 2017 7 24 /12 /décembre /2017 17:49
Affiche du film 'Joyeux Noël'

Affiche du film 'Joyeux Noël'

Que l’on soit chrétien, juif, musulman, athée où d’une autre croyance, Noël est toujours une fête, une fête de paix, une trêve dans la vie et les tracas quotidiens.

La guerre de 14-18, n’a pas échappé à cela.

 

La trêve* du front de 1914 est sans doute l'un des événements les plus marquants de la Grande Guerre.

Ce devait être une guerre éclair. Décembre 1914, déjà 300.000 morts en quatre mois, ce n'est que le début… Les troupes sont épuisées, mais le miracle de Noël est là : Une lueur de fraternité au cœur d’un ‘no man’s land’ d’acier et de sang.

Dans la nuit du 24 décembre, une parenthèse dans cette inhumanité de la guerre de la part d'hommes qui entendent le rester, dans l'horreur des tranchées, les armes de taisent.

Au petit matin du 25 décembre, les Français et les Britanniques qui tiennent les tranchées autour de la ville d'Ypres en Belgique, entendent des chants de Noël (Stille Nacht) venir des positions ennemies et découvrent que des arbres de Noël sont placés le long des tranchées allemandes.

Lentement, des colonnes de soldats allemands sortent de leurs tranchées, ils avancent jusqu'au milieu du ‘no man's land’, d’où ils appellent les Britanniques à venir les rejoindre.

Les deux camps se rencontrent au milieu d'un paysage dévasté par les obus, échangent des cadeaux (cigarettes, vin, bière…)

L’officier d'ordonnance, Walter Kirchhoff (chanteur d'opéra – ténor-),  chante pour les militaires un chant de Noël… Mais dès le 26 décembre, les combats reprennent : Le "Boche" redevient l'ennemi héréditaire des Français.

 

Dès 1915, la presse britannique publie des dessins de ces fraternisations puis des photos.

Ni la France ni l'Allemagne parleront de ces faits, le sujet est tabou, et pourtant coté français des soldats relatent ces faits :

Le caporal, Louis Barthas, note dans son carnet de guerre :

«La même communauté de souffrance rapproche les cœurs, fait fondre les haines, naître la sympathie entre gens indifférents et même adversaires. Ceux qui nient cela n’entendent rien à la psychologie humaine. Français et Allemands se regardèrent, virent qu’ils étaient des hommes tous pareils.» 

Coté allemand, on partage un même sentiment.

Un jeune soldat, témoigne : « Le 31 décembre nous avons convenu de tirer des salves à minuit. Nous avons chanté, ils ont applaudi (nos tranchées sont à 60-70 mètres des leurs). Nous avons joué de la guimbarde, ils ont chanté, et nous avons applaudi…..

 J’ai demandé ensuite s’ils n’avaient pas d’instruments de musique et ils sont allés chercher une cornemuse. Ils ont joué et chanté les beaux airs mélancoliques de leur pays : c’est la garde écossaise, avec les petites jupes et les jambes nues.

A minuit les salves ont éclaté des deux côtés, en l’air ! Il y a eu aussi quelques décharges de notre artillerie, je ne sais sur quoi on tirait, les projectiles ordinairement si dangereux pétillaient comme un feu d’artifice. On a brandi des torches et crié hourra ! Nous avons fait un grog, nous avons bu à la santé de l’empereur et à la nouvelle année.

Ç’a été une vraie Saint-Sylvestre, comme en temps de paix. » (In Lettres d’étudiants allemands tués à la guerre, 1914-1918).

 

* Terme utilisé pour décrire plusieurs cessez-le-feu non officiels.

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22 novembre 2017 3 22 /11 /novembre /2017 06:45
Plaque commémorative à la mairie de 'La Croix Rousse' à Lyon

Plaque commémorative à la mairie de 'La Croix Rousse' à Lyon

 

Grâce aux marchés sur les bords de la Saône, les marchands de tissu s’installent.

A la Renaissance sur décision de François 1er l’industrie de la soie apparaît à Lyon. 

Les ‘canuts’, ouvriers tisserands de la soie à Lyon vont en 1831 se révolter.

En effet avec la concurrence étrangère et la hausse des prix du pain, les canuts réclament l’intervention du préfet auprès des marchands de tissu pour des augmentations de salaires.

Aucune négociation n’est acceptée… alors le 21 novembre 1831, les canuts manifestent dans les rues de Lyon.

Les affrontements sont violents, la garde nationale tire. Les troupes ont du mal à se déplacer dans les rues étroites du centre de Lyon qui sont reliées entre-elles par des ‘traboules’( passage typiquement lyonnais à visiter impérativement lorsque l’on est à Lyon –quartier St jean), dans lequel les insurgés se déplacent avec facilité.

Le 5 décembre, l’ordre est enfin rétabli.

Cette première manifestation ouvrière en vue d’une augmentation de salaire fera 600 morts parmi les canuts.

Cet épisode de l’histoire ouvrière est connu sous le nom de « révolte des canuts’

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30 octobre 2017 1 30 /10 /octobre /2017 10:08
Je reblochone, tu reblochones...

Je reblochone, tu reblochones, il reblechone, nous reblochons…

Tiens cela me rappelle un nom de fromage !

Et oui, ce bon fromage AOP, tire son nom de ce verbe qui veut dire traire une seconde fois les vaches’.

Revenons à l’Ancien Régime où le Tiers Etat était accablé d’impôts en tout genre : la gabelle (impôt sur le sel), matière capitale pour conserver les aliments, la dîme qui se payait au clergé, la Capitation, la taille, etc, etc…

Les paysans savoyards étaient soumis également à un droit d’Ociège aux propriétaires terriens en échange du droit de faire paître leurs vaches sur leurs terres.

L’impôt d’Ociège est calculé sur la quantité de lait produite en une journée par le troupeau.

Les paysans trouvent une astuce pour diminuer cet impôt qui trouvent injuste : ile ne traient plus complétement les vaches, laissant du lait dans leur pis, présentant ainsi moins de lait au contrôleur.

Moins de lait… moins d’impôts !

Une fois le contrôleur parti, ils trayaient une seconde fois les vaches. Cette seconde traite est appelée ‘reblocher’.

D’accord, le lait fourni n’est pas très abondant, mais il est très riche en crème, parfait pour faire un fromage… Le Reblochon !

Voilà au moins un impôt qui a eu une conséquence inattendue, grâce à la perspicacité des savoyards.

 

Le Reblochon est un  fromage issu de l’agriculture des montagnes de Savoie,

Fabriqué uniquement au lait cru produit exclusivement par des vaches de races montagnardes, Abondance, Montbéliarde, Tarine. nourries en herbe l’été et en foin l’hiver.

Nous trouvons 2 types de Reblochon :

Le fermier de couleur verte, fabriqué uniquement avec la production du lait d’un seul troupeau et le Reblochon de couleur rouge fabriqué en fruitière (laiterie), avec du lait provenant de différentes exploitations.

Après 15 jours en cave, le Reblochon est emballé et poursuit son affinage jusqu’à dégustation grâce à une fine rondelle d’épicéa sur laquelle il est posé.

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24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 10:08
Un certain... 24 août 1837

Il y 180 ans, jour pour jour que la première ligne de transport voyageurs par voie ferrée était inaugurée.

Depuis la 1ère ligne en 1827, des voies ferrées existaient, mais elles étaient réservées aux transports de marchandises, mais les banquiers voient un avenir financier dans le transport de voyageurs.

Les frères Jacob et Isaac Perreire, souhaitent lancer ce type de transport. Ils se heurtent (comme de bien entendu !!) à la méfiance et la résistance des politiques. A force de discussions, ils obtiennent l’autorisation de construire une ligne de chemin de fer pour voyageurs… mais à leurs frais.

Cette ligne de 19 km relira Paris à St Germain en- laye.

Le 24 août 1837, l’inauguration de la ligne créera de fait le transport de voyageurs par voie ferrée.

La duchesse d’Orléans, épouse du roi Louis Philippe est l’une des premières voyageuses.

Elle fait ce voyage en une demi-heure… un exploit pour l’époque.

En effectuant ce voyage, la duchesse veut montrer l’exemple et inciter les hautes sphères de l’Etat à utiliser ce nouveau mode de transport, car son célèbre époux a préféré faire le déplacement dans son carrosse, ses ministres lui ayant conseillé de ne pas s’exposer aux dangers d’un tel voyage (sic) !!

Le succès du train est immédiat, et de nouvelles lignes verront bientôt le jour.

Pour la petite histoire,

Le 5 mai 1821, le gouvernement français reçoit une demande de concession pour la construction d’une ligne de chemin de fer de  21 km reliant Saint-Étienne à Andrézieux, pour permettre le transport  du charbon entre les mines de Saint-Étienne et les rives de la Loire. (Elle sera terminée en juillet 1827), et ce n’est quand juillet 1830, sur la toute nouvelle ligne en construction de Lyon à Saint-Étienne, le premier train français de voyageurs circule entre Givors et Rive-de- Gier  (les voyageurs prennent place dans les wagons servant au transport du charbon, toujours tirés par des chevaux).

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 16:22
Un certain 7 avril.. 1795

Avant la Révolution, les unités de mesure étaient différentes et variaient selon les provinces françaises.

Ainsi on trouvait par exemple, la toise, le pied, l’aune, le pouce, etc…

Pierre Prieur, député de la Côte-d’Or soucieux de prévenir les conflits et favoriser l’unité du pays, propose le 7 avril 1795 l’adoption d’un système universel décimal : le système métrique ;

D’après les mesures des scientifiques Delambre et Méchain, le mètre correspond à la dix-millionième partie du quart d’un méridien terrestre.

Deux autres unités ont également été adoptées ce 7 avril : le gramme et le litre.

 

Dans la France post-révolutionnaire, durant sept ans, deux savants ont suivi le méridien de Paris pour mesurer la distance entre Dunkerque et Barcelone.

Mandatés par l'Académie des sciences, Jean-Baptiste Joseph Delambre (1749-1822) et son collègue Pierre-François-André Méchain (1744-1804) devaient définir la longueur du mètre, fixée à la dix millionième partie du quart du méridien terrestre, selon les savants de l'Académie.

Le tout à partir de la portion de cette ligne entre Dunkerque et Barcelone ; les deux tiers supérieurs, de Dunkerque à Rodez, incombant à Delambre et le parcours Rodez-Barcelone à Méchain.

Le 14 novembre 1798, Delambre et Méchain débarquent à Paris et annoncent le résultat de leurs mesures : le mètre définitif fait 3 pieds 11,296 lignes...

L’instauration dans la vie quotidienne ne se fera pas en un jour, il faudra attendre 1840 !!!

Dès Napoléon, le système dépassera les frontières de la France pour progressivement s’instaurer officiellement dans tous les pays du globe, avec toutefois 3 exceptions : Les Etats-Unis, la Birmanie et le Libéria.

 

Pour la petite histoire : Il apparaît aujourd'hui que le mètre calculé selon la mesure de Delambre et Méchain est trop court de 0,2 millimètre environ…

Depuis 1983, le mètre étalon est défini comme la longueur du trajet parcouru par la lumière dans le vide pendant une durée de 1/299 792 458 de seconde.

 

 

 

 

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 15:44
Un certain… 9 février 1942

Il y a jusque 75 ans, le 9 février 1942, à bord du Normandie, battant pavillon américain et rebaptisé Lafayette, un ouvrier, occupé à découper au chalumeau les supports métalliques des lampadaires du Grand Salon des 1ères classes, met le feu à des gilets de sauvetage entreposés à proximité.

Craignant que l’incendie se propage à l’ensemble des installations portuaires, les pompiers et les bateaux-pompes déversent des tonnes d’eau qui ont pour effet de déséquilibrer le navire qui chavire.

L’épave est redressée quelques mois plus tard et remorquée en octobre 1943 vers un chantier de Brooklyn, mais sa reconstruction, estimée trop couteuse par la Navy américaine, est abandonnée. Condamné à la démolition, puis vendu à un ferrailleur de Nexark en octobre 1946.

Normandie… un navire de légende.

Surmontée de 3 cheminées de forme aérodynamique, dessinées par l’artiste Marin-Marie, la coque du Normandie d’une longueur de 313,75 m, soit 10 mètres de plus que la Tour Eiffel, est le fleuron de la marine française.

Construit à St Nazaire par la Compagnie générale transatlantique, est avec le Queen Mary un des paquebots les plus luxueux.

Surnommé d’abord ‘T6’, la Compagnie pense l’appeler ‘Le Paul Doumer’, le président assassiné quelques mois plus tôt. Mais ‘Doumer’ se prononce presque comme le mot anglais ‘damn’ qui signifie ‘maudit’. Finalement la Compagnie décide de lui donner le nom de ‘Normandie’.

Le 29 mai 1935 à 18h, l’imposante masse de 79.000 tonnes appareille pour son premier voyage (Le Havre – New York) et à la vitesse de plus de 29 nœuds.

Il décroche dès son voyage inaugural le Ruban Bleu dans les 2 sens, en quatre jours, deux heures et douze minutes. Un record que le Normandie et le Queen Mary, ne cesseront de se disputer jusqu’en 1938.

Le 29 août 1939 au matin, les passagers de sa 139ème traversée, qui après 4 jours de voyage, quittent le paquebot Normandie sur le quai 88 de la French Line du port de New-York, ignorent qu’ils viennent de vivre la dernière traversée du plus beau paquebot de la Générale Transatlantique.

Son retour était prévu le 30 au matin, mais la 2ème guerre mondiale étant déclarée, il est réquisitionné avec une partie de son équipage par Franklin Roosevelt, et emmené dans un chantier naval pour être réaménagé en navire de guerre…. On connaît la suite…

 

 

 

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 20:57
Le petit Trianon peinture de Pierre Joseph Wallaert

Le petit Trianon peinture de Pierre Joseph Wallaert

Nous sommes le mercredi 5 janvier, l’année vient de commencer, la cour de Louis XV est Trianon, pendant que le roi rend visite à sa fille, Madame Victoire, alitée au château.

Damiens est domestique aux service d’un certains nombre de conseillers du Parlement dont certains sont contre le roi et le cardinal de Fleury. A force d’entendre les récriminations, il pense qu’il faut punir le roi.

Le 5 janvier, il achète un chapeau, une épée et costume et ce faisant passé pour un noble, il pénètre dans le château de Versailles dans le but d'assassiner le roi.

Lorsque le roi regagne son carrosse, l'homme fend la haie des gardes et frappe le roi qui pense avoir un coup de poing, mais son coté est ensanglanté. C’est bien une tentative d’assassina… Robert François Damiens est maitrisé par le dauphin et ses compagnons.

Remis au garde, le roi crie alors : ‘Qu’on l’arrête et qu’on le tue le tue pas ! ».

Il est...  un peu torturé avant d'être transféré a la Conciergerie pour être jugé par le Parlement.

Jugé, il subira le supplice réservé au régicide sous l’ancien Régime : l’écartèlement.

En entendant la sentence il prononce: 'La journée sera rude!!!"

Damiens sera le dernier français à subir ce supplice le 28 mars 1757.

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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 20:47
Le vieux château de Meaux (détruit)

Le vieux château de Meaux (détruit)

Un certain 29 décembre… 1717

Suite à un édit du roi, les habitants de Meaux se réunissent le 29 décembre 1717 au château royal pour élire leur maire. Droit qui leur avait été retiré depuis la jacquerie.

Depuis l’exécution de Jean Soulas, maire de la ville, en 1358, on n’élit plus que des échevins à Meaux, les fonctions de maire étant remplies par le lieutenant général du baillage.

Cette première élection, après tant d’années d’interruption (359 ans) , ne se fait pas sans quelques contestations.

Le peuple paraît avoir usé avec calme de son droit, mais entre les différentes autorités rivales, de multiples protestations, contre-protestations, observations, réponses et répliques s’échangent avant et après l’élection.

Finalement, c’est Nicolas Payen, lieutenant général du baillage, qui est élu et continu ainsi pour trois ans, la charge qu’il assumait déjà.

Une sorte de fête publique spontanée marque la joie qu’éprouvent les habitants de se voir restituer ainsi un droit qu’ils revendiquaient depuis longtemps.

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 14:25
27 octobre 1845 à Meaux

Le 27 octobre 1845 Inauguration de l’Hospice Général de Meaux

L’Hôpital Général de Meaux, lointain héritier de l’Hôtel Dieu, nous rappelle que la santé fut de tout temps le souci primordial des hommes.

Héritier de plusieurs fondations ou hospices dont l’activité remonte au Moyen-Age, il semble que le premier établissement soit dû à  Jean-Rose, grand bourgeois de Meaux qui s’occupait du commerce du grain au XIVème siècle.

 La construction de l’Hospice Général débuta en 1842 et s’acheva en 1845.

Il était conçu sur le modèle des l’Hospices traditionnels comprenant des bâtiments agencés autour d’un point central, une chapelle et une cour d’honneur.

Cet établissement avait une capacité de 350 lits, mais connut très vite des agrandissements.

Un pavillon d’isolement fut prévu par exemple pour les maladies contagieuses en 1888.

Il servit pendant les deux guerres à l’accueil et aux traitements des blessés.

De nouveaux bâtiments plus modernes furent construits en 1945 et en 1956, l’hôpital atteignait 524 lits.

Au cours des années 1960, compte tenu de l’expansion démographique de la ville, un vaste programme fut engagé sur plusieurs années, aboutissant dans les années 1970 à l’actuel centre hospitalier de Meaux.

C’est en 1976, les anciens bâtiments de l’Hôpital Saint-Faron furent démolis et remplacés en 1978 par le “Bloc Médical”.

Aujourd’hui,  Meaux et sa région possèdent a une capacité d’accueil de plus de 900 lits.

 

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