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  • : Du romain au grégorien, parcourez l'histoire des calendriers. Le brie de Meaux et la Confrérie. Varreddes mon village.
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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 17:21
Un certain... 21 février 1916

Fin 1915, Joffre a commencé (avec les autres généraux) à préparer une offensive pour l’été 1916 : les franco-britanniques devront rompre le front dans la Somme.

Le général allemand Falkenhayn, n’attendra pas l’été pour attaquer. En janvier, il est tout près de Verdun et décide de porter un coup décisif à l’armée française.

A 7 h 15, ce 21 février 1916, la préparation de l’artillerie allemande va durer jusqu’à 16h. Pendant ces 9 h des millions d’obus seront tirés.

Après cette préparation, l’infanterie allemande entre en action, bousculant ce qui reste des 1ères et 2ème lignes françaises. C’est à cette occasion que pour la 1ère fois, des lance-flammes seront utilisés.

Les allemands avancent, les 23 et 24 février ils s’approchent de Verdun. Le 25 ils s’emparent du fort de Douaumont. C’est alors que Pétain prend la direction des opérations dans le secteur en proclamant : Courage, on les aura !. »

6000 camions en 24 heures vont monter au front pour y conduire des troupes fraiches, la peur au ventre. Cette route emprunté deviendra « La Voie Sacrée ».

Sur cette route, c’est le tourniquet, la noria des combattants, car il faut tenir à tout prix… et à quel prix ! Les tranchées n’existent pas, seuls les trous d’obus servent de refuge. Les arbres sont hachés, déchiquetés, les terres retournées où les hommes agonisent dans paysage sans nom !

Des combats qui vont rendre tristement célèbres des noms lieux connus jusqu’à présent par les habitants de la région : le Mort-homme ; le bois de la caillette ; des corbeaux ; des cannes ; le fort de Fleury ; de Vaux ; de Froide-terre… Et la fameuse côte 304, qui sera ce jour du 21 février sous le déluge des obus rabotée de 7 mètres.

Le 1er mai, au prix de dizaines de milliers de morts, Pétain aura réussi à contenir l’avance allemande.

Mais les allemands aimeraient en finir avec Verdun (ils savent qu’une offensive sur la Somme est imminente), alors le 22 juin, ils lancent leurs terribles bombes à gaz, le phosgène, gaz mortel en quelques secondes, mais sans cesse les renforts français arrivent au combat et parviennent à contenir l’ennemi.

Le 12 juillet au soir, Falkenhayn suspend les attaques… l’offensive sur la Somme vient de commencer.

Un certain... 21 février 1916
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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 21:15
Varreddes en lumière

Comme dans beaucoup de communes les fêtes de fin d’année sont l’occasion d’illuminer maisons, rues et monuments.

Varreddes n’a pas failli à cette belle tradition.

A cette occasion la commune a éclairé depuis l’intérieur de l’église le vitrail du maître-autel de l’église Saint Arnoul.

En arrivant de Congis ou de Trilport, la luminosité et les couleurs de ce vitrail se détachant dans le noir de la nuit , sont une merveille.

Mais au fait… que représente ce vitrail ?

L’artiste a voulu représenter Jésus, montrant son cœur divin sur la basilique de Montmartre, entouré de saints et saintes dont les membres de la famille donatrice portaient les noms.

A cette époque, il n’était pas rare que les visages des personnages représentés étaient ceux des donateurs et de leur famille.

Ce vitrail a été offert à la paroisse par la famille Duclos-Obron en 1892.

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26 décembre 2015 6 26 /12 /décembre /2015 20:56
Un certain... 29 décembre

Pendant la Jacquerie, suite à l'exécution de Jean Soulas, maire de la ville, en 1358, on élisait plus quelles échevins à Meaux.

Les fonctions de maire sont remplies par le lieutenant général du maillage.

Suite à un édit du roi, le 29 décembre 1717, les habitants de Meaux se réunissent au château royal pour élire leur maire.

Cette première élection, après tant d'années d'interruption, ne se fait pas sans quelques contestations. Le peuple paraissait avoir usé avec calme de son droit, mais entre les différentes autorités rivales, de multiples protestations, contre-protestations, observations, réponses est répliques s'échangent avant et après l'élection.

Finalement, c'est Nicolas Payen, lieutenant général du bailliage, qui est élu et continue ainsi pour trois ans, la charge qu'il assumait déjà.

Une sorte de fête publique spontanée marqua la joie qu'éprouvaient les habitants de se voir restituer ainsi un droit qu'ils revendiquaient depuis des très longtemps.

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 21:01

Ruelle Bernage

De toutes les issues du village, elle est la plus au sud. Elle commence à l’endroit où se coude la Petite-Rue, puis prend la direction de l’île aux bœufs, laquelle, par là, n’est distante de l’agglomération que de cinq cents mètres.

Ce nom ne peut être que celui d’un propriétaire. Ainsi une Françoise Bernage était religieuse au prieuré de Fontaine-les- Nonnes (paroisse de Douy-la-Ramée), sous la prieure Louise de Marle (1571-1574), c’était la fille de Louis Bernage, avocat au Parlement, qui l’avait dotée de 500 livres et de 40 livres de rente. (Notice sur le Monastère de Fontaine-les-Nonnes, par A. Bonno, édition de 1888 pp. 32-33).

Le nom de famille Bernage était donc connu dans la région au XVIe siècle ; et vraisemblablement, quelque propriétaire de logis, jardin ou coin de terre, dénommé Bernage, fut l’occasion de cette dénomination dans le vocabulaire du village.

La Ruelle bernage portait déjà son nom en 1522. La déclaration faite par Guillaume Charles, le 6 juillet de cette année, des biens de l’Hôtel-Dieu de Varreddes et renouvelée le 9 mai 1618 par Laurent Vernier sur les bases établies en 1522, mentionne : « un quartier de pres assize en prairie de Varreddes, lieu-dit la ruelle Bernage et tenante d’une part sur ladite vieille déclaration a pierre de bois et d’autre à pierre vernon ». (Arch. Comm).

Le nom persiste en 1618. L’article 4369 du terrier rédigé cette année désigne « une maison de deux travées, masure… grand jardin à arbres et herbes contenant en total six quartiers de my tenant a la ruelle Bernage d’un bout, par hault a la rue Boutonneuse…’ (fol.409, recto).

On le retrouve en 1474 (Plan de la Seigneurerie de l’Hôtel-Dieu de Meaux au village de Varreddes). Il s’étendait même à tout un canton : canton de la ruelle Bernage, dix arpents et demy neuf perches 10 a 59 compris dans les 200 arpents 47 perches composant ladite Segneurie..

Ainsi qu’en 1785, dans la légende du Plan du fief du jardin à Varreddes. Un pointillé en rouge y passe de la rue Gabot à la ruelle Bernage, de la ruelle Bernage au chemin du port Lavoir, etc, etc …

Ruelle Bernard

Les cadastres de 1823 et de 1849 ne l’ont point conservé : preuve qu’il était alors tombé en désuétude dans le langage populaire.

Le canton de terre que ce chemin dessert y est appelé « la Ruelle Bernard ».

Seuls les actes notariés emploient l’antique dénomination pour désigner dans les immeubles sis en cette partie du village.

Encore sont-ils hésitants sur la forme authentique ; de concert avec les cultivateurs qui l’utilisent, ils en font « la ruelle Bernard », qui n’a plus avec le terme d’origine qu’une vague consonance.

Chemin du port-Lavoir

Il n’est que la ruelle Bernage prolongée sous ce nouveau nom. Le terrier de 1618 l’a contrefait en l’orthographiant ‘porcq’ (articles 4034 à 4049), puis ‘lavouer’ (prononciation locale des mots terminés en ‘oir’).

Le plan de 1747 lui restitue sa forme authentique port-lavoir (sinuosité de la rivière offrant un endroit propice au lessivage du linge).

Source : bulletins paroissiaux.

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 21:41
Rue Boutonneuse - Betneuse

Rue Boutonneuse

Elle n’est autre que l’actuelle Petite-Rue. Son identification est certaine.

L’article 4347 du Terrier de 1618 (orthographe d’époque) porte comme occupée par la veuve et hoirs Mons. Dupuis : Une grande maison, logis, grange, estable, court, jardin et enclos fermé de murailles, contenant trois arpens trente trois perches eun thiers tenant dune pt à la grande rue qui conduict de l’église au moulin didict Varedds, daue lé à oudin Leriche, Gille Larcher et autres.

C’est le fief de Brianval, occupé par les Dupuis et par Nicolas Vauquelin des Yveteaux (ami des Dupuis), situé à l’angle sud du carrefour où la petite-Rue aboutit à la rue de l’Eglise. Une partie de logis garde encore l’ornementation originale que le poète y avait fait modeler en plâtre. Aux folios 407, 408 recto et verso, 409 recto, la nomenclature continue des logis formant la rangée sud de la rue Boutonneuse (côté des champs, de l’article 4357 à l’article 4369) attenant aux autres.

L’article 4369 (orthographe d’époque) désigne une maison de deux travées, Masure, court et grand jardin, à arbres et herbes, contenant en total six quartiers et demy, tenant d’une part à Jehan Collinet, d’aultre à la ruelle Bernage, d’un bout par hault à ladicte rue Boutonneuse, daue bout par bas aux terres de André Landon. L’attenance à la ruelle Bernage forme surabondance de preuve.

Sous le titre ‘près de l’église et cimetière de Varreddes’ (haut des pages) aux folios 420 (verso), 421 (recto et verso), seize articles (du 4467e au 4482e) donnent la rangée nord des logis de la rue Boutonneuse situés du coté du village.

Quel peut-être le sens de ce qualitatif aujourd’hui exclu du dictionnaire français ?

Du Gange (Glossarium) admet deux sens au nom latin Botones.

  1. Botones : en français boutons, agrafes ou petites boules servant à maintenir les vêtements et fixée sur leurs bords.
  2. Botones mottes de terre rapportées sur la bordure des champs (pour en marquer les limites). D’où le mot bout, signifiant limite, extrémité.

C’est F. Godefroy (dictionnaire de l’ancienne langue française du IXe au XVe siècle) qui fournit la plus vraisemblable signification.

Boutonier ou Boutonnier : Buisson.

Il appuie son affirmation sur les citations suivantes :

1° ‘Planté i a ronces et boutonniers’,

2° « (les femmes sont) un boutonnier poignant et périlleux » (l’Orloge de Sapience)

3° « Rubetum : lieu où sont les buissons ou boutonniers (vocabulaire latin-français, 1487).

Rue Boutonneuse, rue Buissonneuse, tel est le seul sens acceptable, celui qu’avaient en vue les Varreddois des siècles éloignés du nôtre, pour désigner une rue d’aspect champêtre et encore encombrée de bosquets sauvages.

C’est qu’en effet le mot est plusieurs fois séculaire à Varreddes. On le trouve, en 1480, dans une phrase de l’épitaphe du curé Pierre Thibault, qui lègue, entre autres, immeubles, comme garantie de ses fondations pieuses, « un jardin séant en rue boutonneuse et une piesse de vigne à la bosse » ligne 26e et 27e).

Le mot boutonneuse se trouve justement à endroit frustre de la pierre tombale et illisible. Mais on le restitue facilement et de façon certaine en se souvenant que le compte de fabrique de 1706-1708 mentionne parmi les revenus de la fondation Pierre Thibault « vingt-deux sols six deniers – de sept sols six deniers de rente foncière assignée sur maisons et jardins seize a la rue betneuse » (folio.-6 verso).

Les dernières hésitations tombent à la vue de l’espace libre, assez considérable pour l’inscription du mot boutonneuse, ainsi que du « b » initial minuscule dont un jambage gothique se reconnaît aisément.

Rue Betneuse ou Batneuse

Cent ans plus tard, lors de la rédaction du compte de fabrique de 1706-1708, le mot boutonneuse était devenu dans le langage courant Betneuse ou Batneuse, que les gens de l’époque ne comprenaent probablement plus. (Fol.2 recto, ligne 27 – fol.2 verso, ligne 36 – fol3 verso, ligne 37 – fol6 verso, ligne25).

Il y est question d’immeubles situés en ladite rue et dont les revenus étaient possédés par l’église de Varreddes.

Il est actuellement impossible de savoir quand cette désignation tomba dans la désuétude.

Elle était du reste concurrencée dès 1706 par une autre non moins originale : rue Crachemur.

Rue Crochemur

Comme nous l’avons vue au sujet de la rue Betneuse, elle est concurrencée dès 1706 par le nom de rue Crochemur.

Ce mot ne se rencontre pas dans le terrier de 1618, mais on le retrouve couramment au compte de 1706-1708 : fol.4 (recto), ligne 24e ; fol.6 (recto), ligne 15e ; fol.8 (recto), ligne 4e.

F. Godefroy (dictionnaire) explique que l’infinitif ‘crochir’ signifie devenir crochu. Crochois, chemin détourné, ajout-il, fournissant pour exemple une ligne du roman de Renart : « S’il voit ne sente ni crochois »

La Petite-Rue réalise bien cette explication puisque, vers son milieu elle tourne en angle obtus.

Il n’y a sans doute point d’autre raison qui ait occasionné ce nouveau nom.

Rue Cloche-murs

Le plan de 1747 considère la Petit-Rue comme une prolongation du Gabot : ‘Rue Cloche-Mure ou du Gabot’

Clochemure n’est qu’une déformation du mot ‘Crochemur’ et provient de la prononciation défectueuse (en L) de la consonne R.

Le dessinateur du plan, étranger au village, a porté les noms de rues et lieux-dits tels qu’il les a entendu articuler par les habitants.

Petite-Rue

Cette appellation se rencontre au compte de 1706-1708 : ‘dix-huit perches de jardin seise a la petite Rue sous Varreddes’ (fol.9 recto, ligne 30e et 31e), ainsi qu’au plan de la ferme de Brianval (1757).

On la retrouve en 1793 (22 frimaire, livre de greffe), dans un procès-verbal dressé contre les auteurs d’une rixe survenue ’dans la Petite Rue’, la veille au soir, sur les neuf heures et demy, entre jeunes allant de veil en veil (Veil ou veille ou veillée dans les étables durant les soirées d(hiver).

Depuis, elle est restée en usage et a évincé les expressions Boutonneuse, Crochemur et Cloche-Murs.

Ce n’est pas que cette voie soit moins longue que les autres : mais sa largeur est vraiment réduite et ses trottoirs d’une étroitesse notoire.

C’est la seule rue avec celle de l’Echauderie à n’avoir pas été classée par l’administration des Ponts et Chaussées, elle resta, en quelque sorte, déshéritée, jusqu’au jour où les possibilités financières municipales lui assurèrent l’empierrement cylindré et le goudronnage (1937).

Source : bulletins paroissiaux.

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 21:09
rue de Boyenval

rue de Boyenval

Rue du Moulin (2)

Les Varreddois avertis parlent encore du moulin de Varreddes comme d’un souvenir complètement périmé. Mais on ne nomme plus la Rue du Moulin.

Rue de l’Eglise

Pourtant, il y avait en cette rue mieux qu’un moulin. L’Eglise, principal édifice du village, s’y élevait sur l’emplacement affecté au culte dès les tout premiers temps de l’organisation temporelle de la paroisse. Les marguilliers de 1706 s’en sont souvenus et ont nommé dans leur compte la Rue de l’Eglise. Mais en dépit de sa valeur de monument plusieurs fois réédifié en de vastes proportions et avec un évident souci architectural, elle a moins frappé les villageois plus immédiatement intéressés par la nécessité de subir l’exercice d’un droit féodal atteignant le pain quotidien.

Depuis la suppression du Moulin de Varreddes, une nouvelle désignation s’est imposée du fait de la présence, en cette rue de l’antique et remarquable église, cœur du vieux Varreddes.

En 1937, on a officiellement gardé l’appellation Rue de l’Eglise qu’il eut été difficile de modifier, et qui existait déjà aux cadastres de 1823 et 1849.

Rue du Boyenval

Avant de quitter ce quartier (Rue du Moulin, rue de l’Eglise), il convient de situer le fief de Brianval, résidence du Varreddois d’occasion Nicolas des Yveteaux, désignés au terrier de 1618 comme propriété des Dupuis. L’appellation populaire Boyaval existait déjà dans le premier quart du XVIIe siècle (Terrier de 1618, art. 441, 442, 443, 447, 489, 490 : pièces de terre situées derrière le cloz de boyaval… au lieu des arches soubz Vareddes du costé du Boyaval).

On peut sans doute, lui attribuer une existence immémoriale. L’orthographe authentique se trouve dans l’acte de fondation de trois messes de Requiem par Adam Dupis, sieur de Roquement et de Brienval, ami et héritier de Nicolas Vauquelin -1666- cité par Piganiol de la Force. Description de la France, T. III, p. 350, et par Michelin, Essais historiques sur le département de Seine et Marne, arrondissement de Meaux, p. 1078.

Le plan de la ferme de Brianval de Varreddes, appartenante à l’Abbaye royale de Notre-Dame de Meaux, en l’année 1757, apporte la modification d’une voyelle.

L’ensemble y est morcelé en cinq lots : A, B, C, D, E. L’arrentement du lot B, consenti à Eloy Butel, le 7 août 1757, orthographie lui aussi Brianval avec deux a. Le cadastre de 1823 revient à la déformation populaire Boyenval, avec nouvelle modification.

S’il est actuellement impossible de retrouver le sens authentique d’origine du mot Brienval, du moins on identifie sans erreur possible le fief de ce nom avec la ferme située au point de jonction de la Petite Rue et de la Rue de l’Eglise (voir rue Boutonneuse). Brianval, Boyenval et Boyaval sont toujours en usage chez les vieillards, mais avec tendance à l’oubli chez les jeunes.

Quoi d’étonnant à cela ? Les motifs modelés (actuellement dans une écurie) exécutés sur les indications du poète ami d’Henri IV, restent ignorés du public. D’autre part, nul ne s’attarde à déchiffrer dans l’église de texte de l’épitaphe de Nicolas ; on ne consulte pas d’avantage le cadastre de 1823 (annulé par des plans plus récents) sur lequel la Rue de Boyenval se trouve portée comme prolongeant la Rue de l’Eglise et conduisant au Chemin du Moulin.

Les générations futures ne connaîtront sans doute plus ni Brianval ni Boyenval.

Quartier Latin

Volontiers, les habitants des rues éloignés de l’église appliquent encore cette désignation à son voisinage immédiat.

Remonterait-elle au XVIe siècle, époque de la diffusion, en certains coins de la Brie, de la religion dite réformée dont les préférences allaient aux cérémonies en langue vulgaire ? (En français et non en latin). C’est bien possible. En ce cas, elle laisserait entendre qu’une scission d’ordre confessionnel aurait alors divisé Varreddois de différents quartiers.

Le Paulmier, dans son ouvrage sur Ambroise Paré (Paris, Perrin, 1887), cite le fait du Varreddois Simon Piètre, doyen de la Faculté de Médecine de Paris (1564), devenu protestant, caché dans l’abbaye de Saint-Victor pendant la Saint-Barthélemy (1572) et sauvé ainsi du massacre (pp. 79 – 109). Il n’était peut être pas le seul habitant de Varreddes passé à la réforme.

Peut-être aussi l’expression est-elle née (par imitation d’une coutume parisienne) de ce fait qu’avant 1692 les enfants recevaient l’instruction primaire dans un local immédiatement voisin de l’église et du cimetière ( C’est en 1692 que Bossuet procura aux jeunes filles du village la maison d’école sise Rue Neuve, et ce n’est qu’en 1850 que la jeunesse masculine abandonna le Quartier Latin pour les nouveaux locaux scolaires de la rue Victor-Clairet).

Le maître d’école, en même temps clerc paroissial, familiarisé avec la lecture des textes latins qu’il était appelé à chanter au lutrin, n’enseignait-il pas aux élèves la lecture du latin ?

On ne pouvait omettre ici le rappel de cette pittoresque appellation dont personne, actuellement, ne connaît le sens et l’origine, et qui n’est pas encore tombée dans l’oubli. A défaut de meilleure explication, aucune des deux suppositions émises plus haut n’est pourvue de fondement.

Source : bulletins paroissiaux.

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 20:15
Rue du Moulin (1)
  1. Rue du Moulin

L’appellation Rue du Moulin est antérieure à l’appellation Rue de l’Eglise.

Le registre Terrier de 1618 désigne ainsi cette rue, parce qu’elle aboutissait au moulin banal qui antérieurement à 1790, était, de temps immémorial, propriété de l’Evêque de Meaux et fonctionnait au profit de ce dernier sur la rive droite de la Marne (art. 4334, 4335, 4336, 4338, 4339, 4340, 4345, 4347, 4366, 4367).

Car c’est bien de temps immémorial qu’il tournait, en vertu des droits que la féodalité conférait audit Evêque en sa qualité de seigneur temporel du village de Varreddes*, et que l’on trouve minutieusement recensés au Cartulaire de Meaux (tomme II, p. 197) sous le titre revenus de l’Evêché ; ‘personne ne peut posséder four ou moulin particulier au village de Varreddes en dehors de l’Evêque, tous les habitants y sont astreints à s’adresser au four et au moulin de l’Evêque, par droit de banalité.’

L’expression Rue du Moulin était vraisemblablement millénaire à la chute de l’ancien Régime.

Depuis le milieu du XIXe siècle, les roues du moulin de Varreddes sur la Marne sont enlevées. Seul, un pan de mur (angle de bâtisse ou support d’un tourillon d’essieu) érige sa ruine sur l’île dite du Moulin, entre Marne et Brasset, indiquant que là fut jadis un édifice, intriguant d’autant plus que le promeneur que le logis du meunier a été converti en maison de plaisance et les dépendances du moulin rasés. Les Varreddois avertis parlent encore du moulin de Varreddes comme d’un souvenir complètement périmé. Mais on ne nomme plus la Rue du Moulin. (Source : bulletins paroissiaux.).

*A propos des droits que la féodalité conférait audit Evêque en sa qualité de seigneur temporel du village, l’abbé Frédéric-Auguste Denis, enfant de Varreddes né en 1817, chanoine, directeur des religieuses de la Visitation, professeur au séminaire, historien, archéologue… de plus, administrateur de la Société d’Agriculture, Sciences et Arts de Meaux, avec la fonction de bibliothécaire archiviste, avait donné à la tribune de cette société, entre 1874 et 1880 une série de vingt-deux conférences sur l’agriculture de Seine et marne depuis les temps les plus reculés jusqu’à l’époque où il concluait.

Lors de sa conférence du 4 février 1876, voici ce qu’il disait au sujet des redevances dues à la seigneurie épiscopale à Varreddes, Villenoy, Etrépilly et Germigny, qui s’appelaient les filles de l’évêché : ‘Tous ceux qui demeurent dans le village, soit hommes de corps, soit hôtes de n’importe quel suzerain, doivent la taille à l’évêque ; de plus, ils doivent la corvée de tous les animaux qu’ils attellent à la charrue, à savoir : deux jours en mars ; deux aux jachères ; deux aux binailles ; une aux tierçailles ou troisième façon donnée à la terre et une aux couvrailles ; et tout cheval qui s’attelle à une charrue doit conduire à Meaux trois setiers de blé et tous les foins du Saussoy, et aussi des pierres au moulin. Le maire seul est quitte de toute corvée.

Tous ceux qui ont des charrues, comme ceux qui n’en ont pas, doivent une journée de travail dans le clos de l’évêque pendant le carême, et ceci doit d’entendre de toute maison. A défaut d’homme, c’est la femme qui est redevable de la journée’.

Je laisse de côté les redevances en poules, œufs, etc… qui étaient dues à certaines époques de l’année.

« Nul ne peut avoir de four ni de moulin dans le village, si ce n’est l’évêque. Tous les habitants quel que soit leur seigneur, sont tenus d’aller au four banal et au moulin banal ».

D’après le même cartulaire du chapitre, voici le règlement qui était en suivi pour le moulin banal :

« Le meunier doit prendre, de la Nativité du Seigneur à la fête de saint Jean, un boisseau ras par setier quil moud, et un boisseau comble pour trois mines.

De la fête de saint Jean à la Nativité du Seigneur, il doit prendre un boisseau par setier et deux boisseaux ras pour trois mines. Quatorze combles doivent faire un setier ».

Ainsi, la rétribution du meunier était fixée au quatorzième pendant six mois de l’année et à un peu moins pendant les six autres.

Dans son introduction au cartulaire de Notre-Dame de Paris, M. Guérard, nous apprend que les seigneurs étaient obligés de construire un moulin dans les villages de leur dépendance, et aussi d’y mettre un fournier, lequel devait chauffer le four avec le bois que lui procuraient les habitants. Ceux-ci devaient aller moudre à ce moulin et donner pour la mouture une quantité déterminée de grains.

Mais, si dans l’intervalle d’un jour et d’une nuit, ils ne trouvaient pas place au moulin, ils avaient la faculté d’aller moudre autre part.

Même règle pour le four banal et le pressoir banal.

(Source : F-A. Denis ; lectures sur l’histoire de l’agriculture en Seine-et-Marne édit. ; Presse du Village. 1982)

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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 20:16
La prise de Meaux par Jean Chartier

La prise de Meaux par Jean Chartier

20 juillet 1439.

Le connétable de Richemont assiège les Anglais qui occupent Meaux depuis 1421.

Arthus de Bretagne, comte de Richemont, connétable de France, vient avec 4 000 hommes seulement mettre le siège de Meaux.

Il est puissamment aidé par l’habille artilleur Jean Bureau.

Originaire de Champagne, receveur des finances à Paris, Jean Bureau révèle par hasard pendant les combats, ses talents pour la science de l’artillerie.

Il perfectionne les canons et leur donne une remarquable justesse de tir.

L’artillerie de Jean Bureau permet le 12 août de pratiquer une brèche suffisamment large dans les fortifications de la ville.

Le connétable de Richemont ordonne l’assaut final et la ville est libérée après 17 ans d’occupation anglaise.

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 20:18
Nom des rues en 1838

Nom des rues en 1838

Les articles immanents du travail monumental effectué par le Père Dubois, ancien curé de Varreddes.

Les textes des bulletins paroissiaux sont intégralement reproduit sans aucune modification ; seules les illustrations ont été ajoutées.

Les cartes postales proviennent de la collection privée de Monsieur Jean-Marc Moreau de Varreddes.

Les photographies des rues actuelles sont de Monsieur Dumont ou personnelle.

Le tableau ci-dessous donne la liste des noms appliqués à chacune des rues suivant l’ordre chronologique.

  1. Rue du Moulin ; rue de l’Eglise ; Rue Boyenval ; Quartier latin.
  2. Rue Boutoneuse ; rue Betneuse ou Batneuse ; rue Crochemur ; rue Cloche-Murs ; Petite-Rue.
  3. Ruelle Bernage ; ruelle Bernard ; Chemin du Port-lavoir ; puis du Père-Lavoie ; ruelle Jarry, ruelle de la Goulotte.
  4. Rue du Four
  5. Rue au Prêtre ; Chemin de la Couture-l’Evêque ; rue du Cimetière ; Chemin de Congis ;rue des Otages.
  6. Chemin des Tournelles.
  7. Rue de l’Echauderie.
  8. Rue Neuve.
  9. Ruelle d’Aulnaie.
  10. Rue du Gabot ; rue de l’Echelle ; rue Moreau-Duchesne.
  11. Rue d’Orsoy.
  12. Ruelle de la Noue-Dîmeresse.
  13. Rue du Paroy
  14. Ruelle du Côteret ; ruelle du Châtelet ; ruelle des Oysons ; ruelle Fucaille ; ruelle du Pressoir.
  15. Grande Rue ; rue de Lizy ;rue de la Ferté-Milon ;route Nationale ;Le Pavé ; rue Victor-Clairet
  16. (Divers) Le Bout d’en-Haut ; ruelle d’Etrépilly ; La Grande Place ; Place de la Mairie ;
  17. Rue de Tournoye ; rue de la Latache ou l’estache ; ruelle Jean Piettre ; Chemin de la Fontaine ; Chemin de la Bosse.
  18. Rue du Bourreau ; Chemin de la Bosse ; Chemin du Bourreau.
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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 21:38
Un certain moi de juin...

Juin 1562: Les huguenots s'emparent de la ville de Meaux et dévastent de nombreux édifices dont la cathédrale.

Renforcés par des réfugiés venant de Paris, les huguenots de la région de Meaux se réunissent dans le quartier du Marché et se donnent pour chef, Louis de Meaux, seigneur de la Ramée.

Ils s'emparent des clefs de la ville, établissent des gardes aux portes, puis se dirigent vers la cathédrale où ils s'acharnent sur le sculpté et le mobilier liturgique.

Sont partiellement ou entièrement détruit: les bas-reliefs en albâtre qui ceinturaient le coeur de la cathédrale, les bas-reliefs des tympans et les statues dans les niches encadrant les portails de l'édifice.

A la suite de ces événements le pouvoir royal décide la démolition d'une partie des fortifications du marché, en particulier la porte qui fermait l'accès au pont.

Les huguenots de Meaux sont ainsi privés des avantages liés à ces fortifications.

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Published by Pierre - dans histoire
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