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  • : Du romain au grégorien, parcourez l'histoire des calendriers. Le brie de Meaux et la Confrérie. Varreddes mon village.
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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 21:26

Chaume

Jusqu’au début du XXe siècle, la plupart des maisons briéronnes étaient coiffées de chaume. Le ‘jonc’ a été utilisé principalement jusque dans les années 1970 ; sa disparition du marais a entrainé l’utilisation du ‘roseau’. outils chaume

Outils utilisés aujourd'hui par mes 'chaumiers'

Aujourd’hui, le roseau utilisé en Brière provient majoritairement de Camargue, mais le Parc naturel régional de Brière tente de développer la production locale.  Un toit de chaume a une durée de vie de 30 ans. La longévité d’une toiture est liée à sa pente, à son exposition t à son environnement. 

outils tourbe

L'extration de la tourbe

 Toutes les familles du village allaient couper la tourbe dans le marais à la fin du mois d’août. Les mottes servaient au chauffage de la chaumière .En 1798, les citoyens Jacques et Marie Hougard comparaissaient devant le juge de paix du canton d’Herbignac contre le citoyen Jacques Hougard. Les premiers accusent le second de passer dans leur jardin avec sa charrette chargée de tourbe sans autorisation .L’affaire finit par se régler à l’amiable. Jacques Hougard est autorisé à traverser le fameux jardin avec son foin, mais en revanche, il lui est interdit de transporter des mottes dont le poids beaucoup plus lourd endommagerait le terrain.  Dans le temps, on avait des vergers. on faisait notre cidre et on en buvait beaucoup surtout… d’ailleurs on dit  en Bretagne ‘il vaut mieux être saoul que con, ça dur moins longtemps !!! La disparition du nombre d’exploitants  agricoles, la perte d’un savoir faire et la baisse de consommation du cidre ont fait disparaître un grand nombre de pommiers. 

Cidre

Elaboration du cidre

Guide

 

En 1979, afin de préserver la diversité des espèces présentes sur le territoire, le parc régional naturel a planté à Kerhinet 46 variétés de pommiers provenant pour la plupart de Brière…. (à suivre) 

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 21:44

Chaumiere-familiale.JPG

Chaque chaumière accueillait une famille de cinq ou six personnes.

Les jeunes couples construisaient une maison accolée à celle de leurs parents.

Elle ne comprenait  le plus souvent que deux portes et fenêtres pour mieux conserver la chaleur.

Une pièce unique servait à la fois de cuisine, de chambre et pour les activités domestiques  telles que le filage et le tissage.

A coté, des annexes permettaient de ranger les outils, conserver les récoltes ou abriter les bêtes.

La vie du village s’organisait autour des communs.

 

Le-four-a-pain.jpg

A Kerhinet, tous les habitants pouvaient utiliser les deux fours, le lavoir, les mares et le puits.  

Four-a-pain.JPG

Le four à pain

Pour prévenir que l’on utilisait le four à pain, on posait à proximité un fagot dont l’attache identifiait la famille. Après la première guerre mondiale, la multiplication des boulangeries fait disparaître l’usage des fours communautaires.  

 Le lavoir : l’affaire des femmes

Le-lavoir.jpg

  Il existait deux catégories de lessive : celle du linge de tous les jours et la grande lessive que l’on faisait deux ou trois fois par an pour le linge de maison.

 Les toiles étaient disposées dans une bue avec des cendres.

 On ‘coulait’ de l’eau bouillante à plusieurs reprises sur le linge qui restait à tremper toute la nuit.

 Le lendemain, les draps étaient rincés et battus avec un ‘batdrap’ au lavoir, puis essorés et mis à sécher sur l’herbe des champs.

Les lavoirs ont été abandonnés dans les années 1950-1960 avec la généralisation de l’eau courant à domicile, puis de la machine à laver. 

faucheuse.JPG

Ancienne faucheuse

Avant l’apparition des premières machines agricoles, les habitants dégageaient  un espace, la rue ou l’aire, pour ensemble, battre le froment ou le sarrazin au fléau.

Le battage des céréales consiste à séparer le grain de la paille.

C’est un travail pénible qui nécessite une main-d’œuvre importante. Le groupe qui se retrouvait pour cette tâche s'appelait ‘chouettée’. 

 

Guide 

On dit qu’en Bretagne il pleut deux fois par semaine : une fois quatre jours, une fois trois jours ! , mais heureusement le chaume sur les toits nous protège bien et la tourbe permettait de nous chauffer…  (à suivre) 

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 21:47

     Ker

Kerhinet fait partie des villages en ‘KER’, de la Brière des Terres. Cette toponymie témoigne de l’influence bretonne que l’on retrouve sur la partie ouest des marais et signifie hameau.     

Plan Kerhinet

Plan de Kerhinet

 Contrairement aux villages des iles situées au cœur du marais (comme Fredun), les chaumières des villages de l’ouest du marais sont implantées de part et d’autre du chemin et autour des communs, organisation traditionnelle du paysage de bocage.  

La Croix

La Croix marquant l'entrée du village 

A l’entrée du village, il y a la croix, car nous, les Bretons, nous sommes très croyants, enfin nous étions très croyants, car maintenant…   

pierre d'angle

Pierre d'angle

 et dans l’angle du mur de la première maison, une pierre dépasse afin que les roues des charrettes n’abiment pas la maison.   

Laboureur

Les habitants de Kerhinet vivaient pour la plupart du travail de la terre.  

Chaque famille possédait plusieurs types de terrain, dispersés en raison des partages successifs : des bois, des prairies pour la pâture, des terres labourables pour le froment, le seigle, les choux…A l’arrière des chaumières, on cultivait un potager.   

Guide La vie n’était pas toujours facile, mais tout le village s’entraidait… (à suivre)    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 22:10

 

Kerhinet

Malgré que je ne trouve aucun intérêt à diffuser sa vie privée sur la toile, je fais exception afin de remercier mon compagnon de la confrérie, qui en toute amitié, m’a prêté sa chaumière à Kerhinet en Bretagne, village de ses parents. 

briere

Carte de la Brière

Kerhinet est situé dans le parc naturel régional de la Brière. Avec ses 43.000 ha, dont 7.000 de marais et 135 km de canaux,  il est le deuxième marais de France après la Camargue. La Brière compte 3.000 chaumières. 

Kerhinet en 1974

Kerhinet en 1974

 Dans les années 1970, la plupart des maisons de Kerhinet étaient en ruine ou dans un état très avancé de délabrement. Seules deux maisons sont habitées.

A partir de  1973, le parc naturel régional de Brière, rachète les maisons, et pendant une douzaine d’années conduit la restauration des 18 chaumières de ce  village breton afin de sauvegarder ce patrimoine.

 

GuideHep là, le ‘kralawet’ qui passe, imagine un peu la vie de mon village en 1875, quand une quinzaine de familles y habitaient … Viens je vais ‘t’le’ faire visiter, nous allons parler de l’organisation  et de la vie du village au XIXe  siècle, du travail et des métiers et de  la famille de l’ami Daniel… (à suivre)

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 21:25

Bossuet

Jacques Bénigne Bossuet ' l'aigle de Meaux'

 

Dommage… Il est de tradition qu’un certain nombre de personnalité de la ville soient intronisés : le premier magistrat de la ville, l’évêque, le Procureur de la République, etc, etc … Et monsieur le curé de la cathédrale.

Cette année, le Père Philippe Legrand, aurait dû nous rejoindre. Malheureusement, une fois de plus, l’évêque se fit de nouveau remarquer en interdisant à notre curé d’être intronisé à la Confrérie du Brie de Meaux.

 

Je suis scandalisé par l’attitude de cet homme d’église, qui n’en a que le nom.

Depuis 1999, nous supportons ses caprices, ses diktats, son intransigeance et son irrespect des valeurs humaines et chrétiennes de ses ouailles.

Vous le savez bien, monsieur l’évêque, qu’il est plus facile de dire ‘non’ que de dire ‘oui’, cela est l’apanage des petits chefs.

Dire ‘non’, c’est fermer toutes possibilités à la personne sous sa coupe de pouvoir s’exprimer, et surtout pour le petit chef, de fuir ses responsabilités en cas de défaillance de son subordonné.

Monsieur l’évêque, je suis chrétien et pratiquant, mais comme beaucoup de fidèles de l’évêché qui ont fui vos paroisses depuis votre arrivée, moi aussi j’ai envie de quitter l’église que depuis 11 ans maintenant vous  détruisez.

 

Vous avez un jour déclaré que vous n’étiez pas fait pour être évêque.

Nous nous en sommes aperçus, mais vous auriez dû avoir eu le courage de dire non au Saint Père lorsque qu’il vous a proposé cette mission.

Un homme avant vous a eu ce courage, il est resté dans son monastère, et aujourd’hui, ce sont ses prières qui nous aident à vous supporter.

Vous qui sans cesse faites croisade contre le spectacle historique, car on se change dans l’église !!

Et la chorale, rayée ; l’organiste, viré, tout ça car cela me plaisait pas monsieur l’évêque lors de son arrivée !! Et je ne parlerai pas de votre attitude vis-à-vis du personnel de l’évêché.

Oui, je suis triste de penser que vous  êtes le successeur d’illustres hommes d’Eglise que Meaux a eu au cours de son histoire :

 

Guillaume Briçonnet, l’homme de réconciliation, du rassemblement doit être bien triste de voir ce qui passe à Meaux.

Que doit penser Jacques Bénigne Bossuet, l’évêque des pauvres, qui aimait le peuple, qui allait à sa rencontre (je ne vous jamais vu dans mon petit village), lui qui avec le futur St Vincent Paul visitait les malheureux de Paris.

Plus près de nous, Monseigneur Marbeau, qui au cours de la première guerre mondiale, dans les moments les plus difficiles de ses concitoyens était en permanence auprès d’eux.

Oui, je suis triste de l’image que vous véhiculez.

 

Père Philippe, sachez que même si vous avez fait le serment d’obéissance, vous avez votre vie de prêtre dans les murs de l’église et votre vie de pasteur au milieu des hommes en dehors des murs de l’église.

Alors, apprenez à dire ‘NON’, cher Philippe,  même à un supérieur, car souvenez vous qu’un jour, un homme à dit ‘NON’ à ceux qui collaboraient avec l’ennemi, et que grâce à ce ‘NON’, et à tous ceux qui ont suivi cet homme, aujourd’hui nous sommes dans un pays libre.

 

Cela c’est passé un certain 18 juin !

A quand notre 18 juin Meldois ?!!

 

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 20:53

En ce dimanche 4 juillet, le soleil était au rendez-vous pour notre 19ème chapitre solennel.

Comme à l’accoutumée, la journée commença par la Grand messe des Confréries avec offrande en la Basilique Cathédrale Saint Etienne de Meaux.

     01

  Arrivée de Ste Fare 

 C’est toujours avec une certaine émotion que nous portons Ste Fare au pied de l’autel et qu’au moment de l’offrande, chaque Confrérie fait don de ce qu’elle représente. 

    

02

   Les offrandes des Confréries

   Après cette cérémonie, le défilé dans les rues du quartier,  permit aux nombreux spectateurs d’apprécier les tenues des huit confréries qui s’étaient jointes à nous.

    

03

   Déflié des Confréries

De retour sur le parvis de la Cathédrale, le Grand Officier Ordonnateur, au nom et par mandement  du Grand  Maître de  notre Confrérie, ouvre officiellement ce 19ème Chapitre, pour célébrer un fromage presque deux fois millénaire : le Brie de Meaux, où s’y sont joints céans moult Confréries :

               Confrérie des Chevaliers de la Coquille St Jacques de la Baie de St. Brieuc,

               Confrérie de St Romain en Bordelais et Pays Libournais,

               Confrérie de la Féronne Haut de Rosny-sous-Bois,

                   Confrérie des Côteaux Briards de Coulommiers,

                   Confrérie des Gouste Cidre d’Ile de France,

                   Confrérie du Clos des Collines de Gagny,

                   Confrérie des Chevaliers du Brie de Melun,

                    Confrérie des Chevaliers du cep Henri IV.

 Après l’appel des messires de la Confrérie,  

 

04 

 l’appel des messires de la Confrérie

Cinq confrères parmi les confréries présentes  furent intronisés Chevalier de la Confrérie du Brie de Meaux.

 

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Puis quatre autres amateurs de notre fromage sont faits Chevalier. 

 Ce fut ensuite le tour de trois personnalités du département d’être intronisées Chevalier.

 

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Monsieur J.Jacques Poirel Commandant des pompiers; Madame Martine Florençon, maire d'Iverny et Madame Marie Richard, maire de la Ferté sous Jouarre.

Et pour terminer cette cérémonie, Monsieur le Préfet de Seine et Marne fut fait Grand Officier de la confrérie.

 

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  Monsieur le Préfet Jean-Michel Drevet 

Après les intronisations, c’est le moment tant attendu des bonnes gens de Meaux : La dégustation publique de brie de Meaux et de Givry (avec modération comme il se doit !!)

 La dégustation publique terminée, l’ensemble des Confréries s'est retrouvé pour le déjeuner de gala à la Chapelle Marquelet de La Noue, où, dans  une ambiance amicale chacun a pu apprécier le menu proposé.

 

11

 

Ambiance festive, dommage que…  (à suivre !)

 

 

 

 

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 20:17

Harel.jpg

Malgré beaucoup d’efforts déployés par les producteurs du camembert pour faire reconnaitre le nom, ils ne purent obtenir la reconnaissance officielle qu’ils sollicitaient.

 Les jugements de Loches (19 juillet 1924) et celui d’Orléans (20 janvier 1926), confirment que la dénomination ‘Camembert’ est un terme générique tombé dans le domaine public.

Il fallu attendre le décret du 31 août 1983, accordant l’A.O.C. pour que le Camembert , retrouve ses lettres de noblesse, sous le nom de 'Camembert de Normandie'.

 

Selon le cahier des charges annexé au décret du 18 septembre 2008, le camembert de Normandie est un fromage au lait cru, à pâte molle, légèrement salé, renfermant au minimum 45 grammes de matières grasses pour 100 grammes de fromage après complète dessiccation et dont le poids total de matière sèche est supérieur ou égal à 115 grammes par fromage.

 

Caractéristique : La forme de cylindre plat d’un diamètre de 10,5 à 11 cm et d’un poids net indiqué à l’emballage au moins minimum de 250 grammes.

La croute dite ‘fleurie, de couleur blanche à moisissures superficielles constitue un feutrage blanc pouvant laisser apparaître des taches rouges.

La pâte de couleur ivoire à jaune clair, affinée à cœur, est lisse et souple.

La saveur légèrement salée, d’abord lactée et douce puis plus franche et fruitée avec davantage d’affinage.

 

Déguster votre camembert de Normandie selon votre goût, en fonction de la date limite de consommation :

- Demi affiné, 25 jours avant la date indiquée, seul le dessous de la croûte est crémeux. Le goût est doux.

- ¾ affiné, à partir de 18 jours avant la date, le goût s’affirme, la partie crémeuse est de plus en plus importante, seul le milieu du fromage garde une texture ferme.

- Affiné, moins de 12 jours avant la date, votre camembert est totalement crémeux, le goût… parfaitement affirmé !

Mais n’oubliez jamais : seul le fromage ‘Camembert de Normandie’ est d’Appellation d’Origine Contrôlée’ (A.O.C)  aujourd’hui A.O.P ‘Appellation d’Origine Protégée’.

Les fromages portant la mention ‘Camembert fabriqué en Normandie’ ne sont JAMAIS  A.O.C.

 

½ affiné, ¾ ou affiné, dans tous les cas, sortez votre camembert à température ambiante une heure avant la dégustation pour qu’il développe tous ses arômes…

 

Pour la petite histoire, la coopérative d’Isigny et le groupe Lactalis ont renoncé en 2007 à leur A.O.C., suite au refus de l’INAO de modifier le cahier des charges pour permettre l’utilisation de lait thermisé (lait chauffé entre 57° et 68° pendant 15 secondes).

Ces groupes alimentaires continuent de réclamer ce changement au nom de la sécurité alimentaire et afin (surtout) de réduire les coûts de fabrication.

Fin 2008, l’association de défense et de gestion du camembert de Normandie a voté à plus de 55% en faveur du maintien du lait cru obligé pour la fabrication du camembert A.O.C.

Elle déboute ainsi définitivement (espérons-le) les groupes industriels de leur demande d’assouplissement du cahier des charges de l’A.O.C.

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 20:17

camembert.jpg

 

On attribut l’invention du camembert à Marie Harel, née Marie-Christine Fontaine, le 28 avril 1761, à Crouttes, (la maternité de Camembert). Elle se marie en 1785, avec Jacques Harel et s’installe à Roiville, où fermière, elle fabrique du fromage comme tous les habitants de la région à cette époque.
Ce fromage de Normandie ne s’appelle pas encore ‘Camembert’, mais était déjà fort connu et réputé. Charles Estienne, écrivain, parle du fromage de Normandie en… 1554. Thomas Corneille, le frère de Pierre, parle des ‘fromages de Camembert’ en 1708, dans son traité de géographie : « il se tient  à Vimotiers tous les lundis, un gros marché où l’on apporte les excellents fromages du païs de Camembert ».
1789, c’est la Révolution, tous les prêtres catholiques en France doivent jurer fidélité à la nouvelle République. Ceux qui refusent sont exécutés ou exilés. Quelques-uns choisissent  de se cacher à la campagne en attendant des jours meilleurs. C’est ainsi que de juillet 1796 à février 1797, le moine bénédictin Charles-Jean Bonvoust, originaire d’Alençon, est caché par la fermière augeronne. Aurait-il donné le secret du fromage de son monastère ? Cette question est restée sans réponse, d’autant plus que les archives ne mentionnent nulle part son appartenance à une communauté religieuse fromagère.
Ce prêtre fut arrêté le 19 septembre 1797 à Croisille, près de Camembert et le procès-verbal de son interrogatoire au tribunal d’Alençon ne fait pas état d’un quelconque séjour à … Camembert !
St-Christophe-copie-1.JPGUn autre prêtre réfractaire, un briard celui-là, l’abbé Jean-Antoine Gobert, curé de St Christophe à Meaux, quitte la France pour rejoindre son évêque en exil, à Fribourg en Suisse, et non comme le dit la légende, pour gagner l’Angleterre via Camembert.

             indication.JPG

  Vestige du portail der l'église St Christophe, rue du Grand Cerf à Meaux, avec sa plaque commémorative.

 

 Alors comment cette femme a-t-elle eu ce ‘secret’ ? Il se pourrait que cette jolie légende du prêtre briard est été inspirée par les descendants de Marie Harel qui souhaitaient ainsi lui rendre hommage, et par la même occasion valoriser une production dont ils étaient les seuls à détenir le ‘secret’ de fabrication. Toujours est-il que Madame Harel, a bien fabriqué un fromage à qui elle donna le nom de ‘Camembert’, nom de son village natal.
Ce fromage de Normandie, sans protection sur sa fabrication, est bientôt imité dans la France entière et même hors de nos frontières, sous le nom précisément de Camembert.
Les notables normands s’inquiètent de voir se dénaturer ce bon fromage et le 31 juillet 1909, ils constituent le Syndicat des Fabricants du Véritable Camembert de Normandie, qui précise le canon régissant la fabrication de ce précieux fromage. « Est Camembert Normand, un fromage à pâte molle, à égouttage spontané, ni cuit, ni pressé, ni malaxé, à caillé non divisé, légèrement salé, à moisissures superficielles, de forme ronde de 10 à 11 cm, renfermant au moins 40 g de matière grasse pour 100 grammes, provenant de lait pur de Normandie.
En 1890, l’ingénieur Richel, propose l’utilisation d’une petite boite en bois de peuplier, solution peu couteuse et très efficace qui permet au camembert de partir à la conquête du monde.
Alors le camembert, fils du Brie où pas ?
Peut importe les légendes, elles agrémentent la discussion lors de la dégustation de ce bon fromage qu’est le camembert le Normandie, le vrai, celui au lait cru de Normandie et non le camembert fabriqué en Normandie, qui n’a que le nom de camembert.
Vous l’aurez compris, mangeons moins, mais mangeons mieux et bon, c’est meilleur pour la santé et pour nos papilles… (a suivre)

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 16:48

Mt Americain

Le monument Américain

Le monument Américain, n’est pas à Varreddes, il est sur la route de Varreddes, mais c’est souvent comme cela qu’il est désigné.

En venant de Meaux, sur la route de Soissons, direction Varreddes, vous apercevez sur votre droite, après avoir franchi le canal de l’Ourcq et gravi la côte, ce magnifique monument.

Juste en face, se trouvaient les bois de justice, ou ‘fourches patibulaires’, auxquels se balancèrent souvent les condamnés à la pendaison (aujourd’hui, c’est un lotissement).

Ce monument, ‘véritable poème de pierre’, disait la presse de l’époque, fut inauguré le 11 novembre 1932 par Albert Lebrun, président de la République et Edouard Herriot, président du conseil.

Ce sont les Etats-Unis qui l’ont offert à la France : quatre millions d’habitants y souscrivirent, après l’appel du comité formé dans ce pays.

Il symbolise la France soutenant ses enfants meurtris, criant sa détresse, le visage tourné vers l’Ouest.

Il est l’œuvre du sculpteur américain Frederik Mac Monnies.

Avec le piédestal, il pèse plusieurs milliers de tonnes et sa hauteur dépasse ‘soixante pieds’, soit près de vingt mètres.

Il doit, selon M. Lamont, à qui l’on doit l’initiative américaine, représenter une contrepartie de la statue de la liberté de New-York.

On peut donc dire, devant ce monument, que les deux libertés s’évoquent mutuellement par-dessus l’immensité de l’Atlantique.

Au dos du socle, sur la partie nord, est gravé, en anglais, l’hommage aux soldats français qui stoppèrent l’ennemi à la bataille de la Marne.

‘Ici se font encore entendre

Dans le silence, les voix

Des héroïques fils de France,

Ils ont tout bravé, tout donné, au cours

De longues journées pleines d’embûches

Tandis que les guettait la mort…

Ils ont arrêté le flot d’un désastre imminent

Et leur suprême dévouement

A fait tressaillir le monde.

 

expo-grande-guerreA droite du monument, a été posée le 17 avril 2010, par Jean-François Copé, député-maire de Meaux et Fréderic Mitterand, ministre de la culture, la première pierre du futur musée de la Grande guerre

 

L'exposition permanente s'étendra sur près de 3000 m², dans un bâtiment de 7 000 m², conçu par l'architecte Christophe Lab et son équipe.

S'élançant en porte-à-faux, il semble jaillir de la pente qui l'accueille.

Un parvis couvert par le bâtiment permettra aux visiteurs de percevoir, par des lucarnes vitrines, les tranchées reconstituées et une carte de la Bataille de la Marne

 

La collection du Musée de la Grande Guerre se distingue par sa capacité à aborder le conflit sous tous les angles et avec près de 200 uniformes de  toutes les nationalités qui ont participé au conflit : Français, Allemands, Anglais, Américains, Russes mais aussi Serbes, Canadiens, Australiens ou Néo-zélandais, sans oublier les tenues caractéristiques des tirailleurs sénégalais et nord-africains engagés au combat. Cette collection continue de s'enrichir de nouvelles acquisitions, objets parfois insolites et souvent uniques, pour n'oublier aucun aspect de la vie des soldats et des civils.

 

Varreddes à subit les effets de la bataille de la Marne, nous en reparlerons.

Mais en attendant, allez  visiter le site admirable de Daniel, petit-fils d’un poilu.

Daniel rend un hommage émouvant à son grand-père et à tous les poilus qui ont participé à la Bataille de la Marne.

Je vous laisse découvrir cette belle leçon d’histoire: cliquez-ici  

 

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 20:06

Samedi 5 juin, sous la houlette d’Yvon Vogël, président du rugby de Meaux, fut organisé un match de gala au stade Tauziet, avec les anciens internationaux de rugby.

 Rugby 10

Le mot d'accueil du Président  Yvon Vogël

 

Parmi les anciens, Christophe Dominici (65 sélections) ; Gérard Martinez (aujourd’hui président de l’association des anciens internationaux) ; Karl Jamik, J.F Gourdon et l’enfant du pays Michel Droitecourt, l’arrière aux 17 sélections nationales.

La troisième mi-temps se joua au restaurant ‘Le Briçonnet’ où Christian Allard, maire adjoint délégué au sport, à la santé, à la prévention et à l’action humanitaire remis à Michel Droitecourt la médaille de la Ville de Meaux.

Rugby 02

 Dr Christian Allard ave Michel Droitecourt et la médaille de la Ville de Meaux

 

Rugby 04 

 2ème médaille pour Michel, celle de la FFR

Yvon Vogël avait prévu une surprise et ce fut la surprise pour ces anciens internationaux au moment où la Confrérie du Brie de Meaux entra dans la salle pour leur remettre le diplôme d’Ambassadeur de notre célèbre fromage.

 Rugby 07

Les nouveaux Ambassadeurs du Brie de Meaux

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