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  • : Du romain au grégorien, parcourez l'histoire des calendriers. Le brie de Meaux et la Confrérie. Varreddes mon village.
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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 17:46

Pointe-brie037.jpg Couper la pointe !!

 

 

   

La tradition nous interdit formellement de couper le nez (ou la pointe) du fromage de brie et ce pour deux raisons :

  • La première est la courtoisie, ne pas laisser la croûte à l’un de ses voisins.
  • La seconde est plus poétique, au XIXème siècle, le prétendant qui était présenté aux parents de sa belle, partageait le repas de ses futurs beaux-parents briards, et il devait répondre au feu des questions du chef de famille pendant tout le repas.

Au moment du fromage, ce dernier coupait le nez du brie si le prétendant n’était pas      accepté.

 

De nos jours, dans la Brie tout au moins, couper le nez du fromage peut vouloir dire que l’on n’apprécie pas les convives qui se trouvent à la même table que nous.

  

Le Brie de Meaux a une pâte si onctueuse, si douce, un goût de noisette si fin qu’on le qualifie de ‘pâtisserie’ fromagère.

Plusieurs vins savent mettre en valeur sa saveur délicate :

Les Bourgogne rouges nerveux et fruités,

Les Bordeaux de Pomerol ou Saint-Emilion sèveux et coulants.

 

Unis pour le meilleur, le Brie de Meaux et le vin de Givry le sont par le mariage des Confréries des Compagnons du Brie de Meaux et du Cep Henri IV.

Ces deux produits de la nature et du travail des hommes se complètent à ravir pour peu que le fromage soit accompagné d’une belle tranche de pain à l’ancienne.

 

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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 20:55

                    brie-meaux.jpg     brie-melun-copie-1

                         Brie de Meaux              Brie de Melun,
Deux cousins, qui comme tout les cousins cnt des points communs, et différences des:

 

Leurs ponts communs:

  •       Le lait cru: Les deux Bries sont AOC, au lait de vache.
    Le lait cru est transformé pour préserver la diversité de la flore bactérienne et ses arômes.
  •       La silhouette: Brie de Meaux et Brie de Melun se présentent sous la forme d'une galette de faible épaisseur.
  •       L'onctuosité: Fromages Gourmands, ces deux Bries deviennent crémeux en s'affinant.
  •       La croûte fleurie: Brie de Meaux et Brie de Melun appartiennent à la famille des fromages à patte molle et croûte fleurie.
    Une croûte fine, blanche, parsemée de taches ou stries rouges pour le Brie de Meaux. Recouverte d'un fin duvet blanc parsemé de stries ou de taches rouges ou brunes pour le Brie de Melun.
  •       Le savoir artisanal: Les deux fromages sont moulés manuellement, à la pelle pour le Brie de Meaux, à la louche pour le Brie de Melun.

  

Leurs Différences:

  •       La Taille: Le Brie de Meaux mesure 36 à 37 cm de diamètre pour un poids entre 2,5 et 3 kg, quand au Brie de Melun de taille plus petite de 27 à 28 cm il pèse entre 1,5 et 1,8 kg.
  •       La Flore: Le Brie de Melun présente une croûte plus marquée et plus colorée que son cousin le Brie de Meaux.
  •       La texture: Le Brie de Meaux à la  pâte luisante, plus souple que généralement celle du Brie de Melun, qui, lorsqu'il est jeune, presente de petites ouvertures de la taille d'une tête d'épingle.
  •       Le goût: Le Brie de Meaux distributeur des arômes subtils de crème, de beurre et de noisette. Le Brie de Melun se Distingué pars des saveurs lactiques plus développées.

 

Et une curiosité: Le brie noir

 

  •       Affiné de 8 à 18 mois, de couleur brune (Pâte et croûte), sec et friable, le  brie noir (hors AOC) se casse en petits morceaux à suçoter.

Son goût est très corsé, réservé aux amateurs de sensations fortes!

On le trouve aujourd'hui sur quelques étales de marchés de la région et certains (bon) Fromagers.

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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 16:37

brie-melun.jpgLe fromage des Franciliens : le Brie

 

Même s’ils sont nombreux à l’avoir oublié, le Brie est le fromage des Franciliens. Crémeux, gourmand, il est cité dans des écrits des le XIIIème siècle.

De Meaux à Melun, de Coulommiers à Nangis, de Montereau, de Provins à Macquelines, chaque marché de la plaine briarde avait son propre style de brie.

Jusqu’aux années 90, l’Île de France  produisait 53.000.000 litres de lait et comptait 160 agriculteurs producteurs de lait, 7300 vaches laitières, 1500 chèvres laitières ; 150 brebis laitières.

Aujourd’hui, deux bries bénéficient d’une appellation d’origine contrôlée (AOC) depuis 1980

  • Le Brie de Meaux originaire du nord de la Seine et Marne et
  • Le brie de Melun originaire du sud du département.

L’AOC garantit le respect des procédés de fabrication traditionnels, le lien au terroir et un haut niveau d’exigence.

 

  • La zone de production du Brie de Meaux AOC s’est progressivement étendue vers l’Est. Elle couvre aujourd’hui le département de Seine et Marne, et une partie des départements de l’Yonne, de l’Aube, de la Marne, de la Meuse et de la Haute-Marne.
  • La zone AOC du Brie de Melun plus restreinte, couvre la Seine et Marne et cinq cantons en Aube et Yonne.

 

Deux confréries très actives assurent la promotion du brie :

  • La Confrérie des Compagnons du Brie de Meaux et
  • La  Confrérie des Chevaliers du Brie de Melun.

 

Avec l’Union interprofessionnelle de défense et de contrôle du Brie de Meaux et du Brie de Melun préservent les valeurs de l’AOC et veillent à la qualité des fromages titulaires du prestigieux label.

 

  • La Confrérie du Brie de Meaux est officiellement mariée à celle du vin de Givry (Bourgogne).
  • La Confrérie du Brie de Melun est unie avec le Gaillac, un ‘rouge’ bien charpenté qui supporte le caractère du fromage.

 

Brie de Meaux, Brie de Melun, deux proches cousins…

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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 21:57

brie-meaux.jpg

Le Brie de Meaux est un fromage à pâte molle et à croûte fleurie élaboré exclusivement à partir de lait cru de vache.

Il contient 45% de matières grasses (sur la matière sèche).

Il faut 25 litres de lait pour un fromage.
De forme cylindrique de 35 à 37 cm de diamètre pour 25 à 30 millimètres d'épaisseur et d’un poids de 2,5 à 3kg.

Il doit être blanc légèrement duveteux ou avec des striures rougeâtres agréables à l'œil.

 

Le moulage

 

Le lait cru servant à le fabriquer est caillé dans de grandes bassines avec de la présure naturelle prélevée dans le quatrième estomac du veau.

On procède alors à la mise en moule en prélevant de larges tranches de caillé avec une ‘pelle à brie’.

Lorsque le caillé est bien égoutté, on place des éclisses autour du fromage. Cette opération demande, en général, une journée.

Les fromages sont placés sur des claies où ils seront salés au sel sec ; ils sont retournés régulièrement (tout les 6heures) et mis au hâloir pour un léger ressuyage avant d'être mis dans des caves d'affinage.

 

L'Appellation d'Origine Contrôlée Brie de Meaux ne peut être donnée qu'à un fromage fabriqué depuis au moins quatre semaines.

Cette période de transformation est assurée par l’affineur trait d’union entre la fabrication et la consommation.

 

L’affinage

 

Il s'agit donc d'une opération extrêmement délicate, où chaque jour le savoir faire du fromager est sollicité au plus haut point.

L'affineur reçoit les fromages environ une semaine après leur fabrication. Ils sont d'abord entreposés dans les hâloirs conditionnés pour éliminer l'excès d'humidité nuisible à la qualité du produit.

Ensuite, ils sont replacés dans des chambres d'affinage, soigneusement régulées en température et en hygrométrie.

Là, ils s’affinent lentement pendant 6 à 8 semaines, ils sont retournés jusqu'à la fin de leur affinage pour avoir une consistance régulière et obtenir un fromage de grande qualité.

 

Enfin, prêts à la consommation, les Bries de Meaux sont livrés par l'affineur aux points de vente dans des véhicules spécialement équipés ou expédiés en emballage spécifique.


Les fréquences de livraison ou d'expédition sont de l'ordre de 2 à 3 fois par semaine, pour assurer au point de vente un produit au mieux de son affinage et au consommateur un produit aux qualités gustatives optimales.

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 22:31

Le décret d'Appellation d'Origine
L'aire de production du lait, de fabrication et d'affinage est limitée à la zone historique d'origine du Brie de Meaux

region.jpg

  Le 18 août 1980, le Brie de Meaux recevait l'Appellation d'Origine Contrôlée  , Qui par décret, Définit:

  • La zone géographique de production
  • Les normes traditionnelles de fabrication,
  • D'affinage et
  • De présentation de ce fromage plus que millénaire.

 

Le 31 décembre 1986, un nouveau décret d'AOC, abrogeant Celui de 1980, Précisions sur Apporte nouvelles de la fabrication et l'affinage.

 

Le décret d'Appellation d'Origine, reprenant les éléments essentiels de la fabrication ancestrale du Brie de Meaux, fixé de Manière Précise Les règles Qui garantissent la conservation du caractère originel de ce fromage.

 

Ainsi, de Manière À se Rapprocher le plus possible de la fabrication d'autrefois, le Brie de Meaux Doit être fabriqué Dans les conditions les Suivantes:

 

  • Le Lait NE PEUT Un instant aucun Avoir Été Une chauffe A la Une température de sujets réceptifs détruire, même partiellement, la flore microbienne naturelle Présente dans le lait au départ de la ferme;
  • Le caillage Doit être obtenu par de la Présure, le moulage Doit être Effectué manuellement à l'aide d'une "pelle à Brie", le salage Doit être fait au sel sec.
  • Le salage Doit être fait au sel sec.

 

Ces Impératifs interdisent de recourir aux techniques Souvent Utilisées Telles que:

Ø  La pasteurisation,

Ø  Le moulage mécanique,

Ø  Le salage en saumure,

Techniques Qui CET fromage banaliseraient admirable.

 

  • Une marque collective

    Marque 2049 Des professionnels
    Producteurs de Lait,
    Fabricants et affineurs.

Se Sont réunis au sein de l'Union Syndicale Interprofessionnelle de Défense du Brie de Meaux.

Leur appartenance à cette Union est attestée par l'apposition sur le produit de cette marque collective.

Cette marque enregistrée Comporté:
 la mention Brie de Meaux, le logo officiel des Appellations d'Origine et Les Armes de la ville de Meaux.

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 22:28

Brielogo1.JPG
Ode au Brie

 

Roi des fromages, Fromage des Rois et

Prince des Desserts

 

12 siècles d'histoire

 

Les origines du Brie sont encore inconnues. La croyance populaire attribuait à Io, aimée de Zeus, la maternité des vaches dont le lait était utilisé pour la fabrication du Brie.

C'est sous Charlemagne, qui l'appréciait fort, que l'on commence à suivre sa prestigieuse épopée. Elle est étroitement liée à notre Histoire de France :

Blanche de Navarre, comtesse de Champagne, envoyait des fromages de Brie au roi Philippe Auguste.

Charles d'Orléans en faisait présent aux dames de la Cour pour leurs étrennes.

Sous la plume de Rabelais, Gargantua en offrait à ses parents, " pour leur faire plaisir".

Au banquet qui suivit la bataille de Rocroi, en 1643, Condé fit amener des fromages de Brie pour fêter sa victoire.

Marie Leczinska  inventa les Bouchées à la Reine farcies au Brie de Meaux.

Louis XVI, en demanda une part à l'épicier Sausse après avoir été reconnu et arrêté à Varennes.

La Révolution en fit le fromage du peuple. Un révolutionnaire gastronome de l'époque proclamait: "Le fromage de Brie, aimé par le riche et le pauvre, a prêché l'égalité avant qu'on ne la soupçonne possible".

Mais c'est en 1815 que ce fromage des Rois reçut sa consécration. C'était au congrès de Vienne où Talleyrand, Metternich et les ambassadeurs de trente nations repartageaient l'Europe après les guerres de Napoléon.

Un concours fut organisé pour désigner le meilleur fromage et, à l'unanimité, le Brie fut couronné "Roi des Fromages, Fromages des Rois et Prince des Desserts”.

Le 18 août 1980, le Brie de Meaux recevait l'Appellation d'Origine Contrôlée (A.O.C.) qui, par décret, définit la zone géographique de production et les normes traditionnelles de fabrication, d'affinage et de présentation de ce fromage plus que millénaire.

Depuis cette date, l'Union Interprofessionnelle du Brie de Meaux n'a cessé de travailler au perfectionnement des conditions de savoir-faire et des normes sanitaires, en matière de production, fabrication et affinage.

A.OC. vous avez dit A..O.C ?...  allons voir…

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 16:46

La différence entre les 2 calendriers réside dans leur méthode d’approximation de l’année tropicale et du moyen de calculer la date de pâques.

Les 2 calendriers possèdent 365 ou 366 jours, divisés en 12 mois qui n’ont aucune relation avec la révolution de la lune. En parallèle de ce système, un concept de semaine regroupe les jours en série de 7.

 

Origine :

Julien :          Introduit par Jules César en 45 av.J.C. et utilisé jusque dans les années 1500.

Grégorien : Proposé par Aloysius Lilius (physicien napolitain), adopté par le Pape Grégoire XIII (24/02/1582) en accord avec les instructions du concile de Trente (1545-1563) pour corriger les erreurs du calendrier Julien.

 

Année tropicale :

Julien : Approximativement de 365 1/4 jours. Ce qui donne une erreur de 1 jour approximativement tous les 128 ans.  L'approximation du 1/4 est régulée par la création d'une année bissextile tous les 4 ans

Grégorien : L'année tropicale est approximativement de 365 97/400 jours = 365,2425 jours. Ainsi, il faut approximativement 3300 ans pour que le calendrier Grégorien subisse un décalage de 1 jour par rapport à l'année tropicale.

L'approximation du 97/400 est régulée par la création de 97 années bissextiles tous les 400 ans.

 

Les années bissextiles :

Julien : Le calendrier Julien possède une année bissextile tous les 4 ans : Toute année divisible par 4 est bissextile (fait curieux, quoique les méthodes d'estimation des années après la naissance du Christ n'aient été introduites qu'au VIème siècle et par un heureux concours de circonstance, l'année bissextile Julienne corresponde avec la notre qui est divisible par 4.)

Grégorien : Le calendrier Grégorien possède 97 années bissextiles tous les 400 ans. Toute année divisible par 4 est bissextile.

Par contre, toute année divisible par 100 n'est pas bissextile à l'exception des années divisibles par 4.

Ainsi, 1700, 1800, 1900, 2100, et 2200 ne sont pas bissextiles, mais 1600, 2000, et 2400 sont bissextiles

 

Défaut :

Julien : Le calendrier Julien introduisit une erreur de 1 jour tous les 128 ans. Ainsi, chaque 128 ans, l'année tropicale est réduite d'une journée pour respecter le calendrier.

La solution du problème dépendait du fait que le 21 mars se devait de représenter le jour réel de l'équinoxe de printemps (parce c'est ce jour qu'eut lieu l'équinoxe de printemps de l'année AD 325, année du concile de Nice).

Grégorien : Le calendrier Grégorien fut donc calibré pour que ce jour corresponde à l'équinoxe de printemps.

Du coup, 1582 équinoxes de printemps furent déplacés par la formule : (1582-325)/128 jours = approximativement 10 jours avant. En conséquence de quoi, 10 jours furent enlevés au calendrier Julien.

Grégorien : La règle des 400 ans

Il a été suggéré (par l'astronome John Herschel (1792-1871)) que la meilleure approximation de la taille d'une année tropique devait être 365 969/4000 jours = 365.24225 jours.

Cela implique 969 années bissextiles tous les 4000 ans à mettre en rapport avec les 970 du calendrier Grégorien. Cela aboutit à retirer une année bissextile au calendrier Grégorien tous les 4000 ans et à considérer que les années divisibles par 4000 ne sont pas bissextiles. Cette règle n'a, cependant, pas été officiellement adoptée.

 

Les années bissextiles et les Grecs dans le calendrier grégorien :

Quand l'église Orthodoxe Grecque a finalement décidé de passer au calendrier Grégorien en 1920, elle a essayé de modifier les règles du calendrier Grégorien en remplaçant la règle de division par 400 par la suivante : Toute année divisible par 900 dont le reste est de 200 ou 600 est une année bissextile.

 

Le cycle solaire :

Le cycle solaire est une période de 28 ans. Le nombre solaire d’une année est calculée par la formule :

Nombre solaire = (Année + 8) Mod 28 + 1

Julien : Dans le calendrier Julien, la relation entre les jours de la semaine et les jours de l'année est répétée au sein de cycle de 28 ans. Dans le calendrier Julien, il y a une relation unitaire entre le nombre solaire et le jour où une date particulière tombe.

Grégorien : Dans le calendrier Grégorien, c'est encore vrai pour les périodes ne comprenant pas d'années divisibles par 100 mais pas par 400.

(Le cycle des années bissextiles du calendrier Grégorien est de 400 ans représentant 146 097 jours, qui est étonnement un multiple de 7.

Ainsi, l'équivalent du cycle solaire devrait être 400 ans et non 7 x 400 = 2 800 ans comme on pourrait être tenté de le croire.)

Epacte : Chaque année est associée à une Epacte

L’Epacte est la mesure de l’âge de lune à une date donnée (nombre de jours écoulés depuis une pleine lune officielle)

Julien : 8 + Epacte = âge de la lune au début de l’année

Grégorien : Epacte = âge de la lune au début de l’année (1er janvier)

 

Le calendrier Proleptique

Le calendrier Julien a été introduit en l'an 45 avant Jésus Christ, mais, lorsque les historiens datent un événement avant cette année, ils étendent le calendrier Julien en amont. Cette extension du calendrier est appelée "Calendrier Julien Proleptique".

De la même manière, il est possible d'étendre le calendrier Grégorien en amont de sa création en 1582.

Néanmoins, le "Calendrier Grégorien Proleptique" est rarement utilisé.

Si certains se réfèrent à lui, par exemple, l'année 429 avant Jésus Christ, ils utilisent probablement le "Calendrier Julien Proleptique".

Au sein du "Calendrier Julien Proleptique", l'année X avant Jésus Christ est bissextile, si X-1 est divisible par 4.

Ceci est une extension naturelle des règles sur les années bissextiles du calendrier Julien.

 

Evolution du calendrier :

Calendrier

Origine et modification

Romain

-46 av. J.C. César réforme le calendrier sur les conseils de Sosigene

Julien

-8 av. J.C. Le sénat romain passe le mois d’août de 30 à 31 jours

Grégorien

24/02/1582 Grégoire XIII entérine une correction de 10 jours

 





En conclusion :

 

Très belle histoire le calendrier, mais ….il faut bien l’admettre,

Le Calendrier est une invention néfaste, il nous oblige à voir que l’on vieillit !!!

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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 21:47

Bien habitués à notre calendrier, nous ne sommes pas choqués par ses irrégularités malgré les difficultés qu'elles apportent à la vie économique et sociale :

  • Le nombre de jours du mois variant de 28 à 31 jours, le nombre de jours de travail oscillant de 24 à 28, (une variation de 12%), la production mensuelle peut ainsi baisser alors que la production a augmentée.
  • La seconde anomalie grave est le perpétuel changement du jour de la semaine qui tombe à une date donnée.

 

Prenons par exemple la date du dimanche 03 novembre. Tous les jours de la semaine défilent, d'année en année, à ce 03 novembre d'où 7 éventualités.

Mais la présence tous les 4 ans d'une année bissextile complique le phénomène. Ce dimanche 03 novembre d'une année ordinaire ne pourra servir une année bissextile.

Le nombre de jours du mois variant alternativement    (sauf juillet et août), il faut pour retrouver le même jour à la même date, 14 calendriers différents... et avec le jeu des années bissextiles, une collection de 28 calendriers est nécessaire pour pouvoir les reprendre dans l'ordre.

Au cours de ce cycle les 7 calendriers d'années communes passent 3 fois, les 7 calendriers bissextiles passent 1 fois et une seule, par exemple le calendrier de 1964 n'est ressorti qu'en 1992 et ne ressortira qu'en ... 2020.

 

Les inconvénients de ces irrégularités sont évidents: savoir quel jour de la semaine est tombé ou tombera telle date, il faut se livrer à un calcul savant ou avoir le calendrier de l'année en poche. Autre exemple, un comité devant se réunir le 10 de chaque mois, il faut un calendrier à sa disposition pour savoir si cette date n'est pas un dimanche.

Inversement, une réunion fixée au 1er mardi du mois exige, pour que l'on sache la date, un coup d’œil au calendrier.

 

La position des fêtes dans l'année donne lieu également à de grandes difficultés, car même les fêtes fixes, comme Noël, le 15 août ou le 14 juillet, sont perfides dans notre calendrier; on ne sait pas à priori, si ces fêtes ne coïncident pas avec un dimanche, auquel cas elles n'ajoutent rien au repos hebdomadaire, ou avec un lundi, ce qui apporte 2 jours de non-production, etc..., et si ces fêtes tombent un vendredi ou un mardi fera-t-on le pont ?  Décision à prendre à chaque nouvelle année.

 

Avec les fêtes mobiles, liées à une date de Pâques qui oscille du 22 mars au 25 avril, la situation devient catastrophique; d'ailleurs si pour nous civils elle nous pose  problèmes,  le clergé  n'est  pas exempt de cette date erratique, car  localiser toutes les fêtes sont un vrai casse tête pour le calendrier ecclésiastique; si Pâques est tôt dans l'année, on emprunte des dimanches à février pour les loger en novembre et c'est là où l'on voit notre brave curé pendant la messe feuilleter fébrilement son missel afin de retrouver le bon texte pour la  bonne date.

Il y a plus d'un siècle que l'on propose de faire subir au calendrier grégorien une révision plus ou moins profonde.

 

Le calendrier de 13 mois apparaît comme un garde-temps mécanique qui néglige le passé. Le calendrier révolutionnaire nous a  montré qu’on ne sacrifie pas facilement les principes juliens ni ceux de Grégoire ; d'ailleurs nul historien  ne songe à s'en séparer.

 

Les 12 mois ont l'appui du passé, l'usage du présent et la commodité des calculs.

De plus pour le calendrier perpétuel le nombre 13 n'est pas heureux, d'une part à cause de la superstition de ce chiffre, et, d'autre part il est défavorisé par l'arithmétique; avec lui pas de division en semestres, ni en trimestres.

 

Du coté civil, beaucoup d'Etats lui on opposé un veto, et cette  réforme ne pouvant  se faire qu'avec le consensus international ....

Les Eglises et les peuples du Moyen-Orient ont exprimé ainsi leur opinion:

"La division en 12 mois est ancienne et sacrée, encore plus peut-être que toute autre relique.... Les 4 trimestres sont  des symboles comme les 4 points cardinaux ou les 4 évangiles. 12 a sa signification spirituelle, 13 n'a aucune signification pour nous, ni pour personne"... fermons le ban.

 

Mais il y a une autre raison  qu'il ne faut pas sous-estimer, c'est l'utilité d'un fil continu dans les questions  de chronologie. Ce fil continu c'est la semaine, et les jours blancs qui risqueraient d'être placés à des époques différentes en différents pays vicieraient la chronologie.

Supposons un document très important signé à la date du lundi 28 janvier 187.., une déchirure du papier a supprimé le dernier chiffre.

Dans notre calendrier, entre 1870 et 1879, seul le 28 janvier 1878 tombe un lundi. Le dégât est réparé.

En revanche, une réforme qui n'aurait aucun inconvénient et présenterait beaucoup d'avantages serait la fixation par un concile de la date de Pâques, par exemple le 1er dimanche d'avril.

C'est une question purement religieuse, qui aurait d'heureuses conséquences, pour le clergé naturellement, mais aussi pour les civils (harmonisation des trimestres scolaires, vacances à dates fixes, prévisions économiques possibles et plus fiables, etc..)

 

La réforme du calendrier sous une forme ou une autre atteindrait-elle son but?

  • Oui sur le plan perpétuel et uniforme du calendrier,
  •  mais  sur  les autres points "non".

Par exemple, les jours de travail ne seraient pas les mêmes à cause des jours fériés qui ne tombent pas un dimanche (14 juillet, 15 août, 11 Novembre etc .. et ces jours ne seraient pas les mêmes dans différents pays, les fêtes nationales différentes, certaines fêtes n'existent pas partout, en Allemagne on ne fête pas le 15 août et encore moins le 11 novembre, par contre ils chôment  le vendredi saint...

 

Finalement les plus grands facteurs d'irrégularité, d'improductivité ne sont-ils pas les grèves et les épidémies? Cela n’est pas, parfois sans avantage…

 

Tout changement rend la chronologie incertaine, et ne doit être décidé qu'en cas de grande nécessité.

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 18:49

a) du comput éléments:

 

·         Lettre dominicale

La lettre dominicale est la lettre Qui correspond au 1ER  le dimanche de janvier dans le calendrier Considéré, à lui Attribué La Lettre (Un), (B) Au 2,  etc. Jusqu'au (G) Pour le 7 et le Renomme par (Un) Le 8 janvier, ainsi de suite sur l'année entière, (pour les années bissextiles, considérer des Faut il 2 lettres dominicales valables jusqu'au 28 février, l'autre pour les mois suivants.

 

Exemple: le 1ER janvier est un jeudi, le 1ER dimanche de l'année sera le 4 janvier et la lettre dominicale (D), tous les jours marqués de la lettre (D) dans le calendrier des Seront dimanches.

Les années bissextiles entrainent Une discontinuité; après le 29 février (après le 24 selon la liturgie catholique romaine), sur Encore remplace la lettre dominicale.

Les années bissextiles dominicales 2 Ont lettres, la seconde etant Celle qui précèdent la première Dans l'alphabet (G un précédent).

 

Exemple: le 1ER Janvier de l'an 997 FUT un vendredi, le premier dimanche de cette année a Été Donc le 3 janvier, la lettre dominicale FUT donc (C). Par conséquent, Celle de cette 998 a été (B), EN 999 (A). L'an 1000, année séculaire  bissextiles, les lettres dominicales Ont été (GF), c'est-à-dire (G)  jusqu'au 29 février et (F) pour le reste de l'annee.

 

Correspondance du cycle solaire (C.S) Et des lettres dominicales (L.D)

 

C.S

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

14

L.D

GF

E

D

C

BA

G

F

E

DC

B

Un

G

FE

D

 

C.S

15

16

17

18

19

20

21

22

23

24

25

26

27

28

L.D

C

B

AG

F

E

D

CB

Un

G

F

ED

C

B

Un

 

·         Cycle solaire

Il doit son nom au fait que le dimanche (dies solis) Dans le calendrier romain Était le jour consacré au Soleil.

Le cycle solaire est le rang qu'occupe l'année Considérée Dans une periode de 28 ans au terme de la lettre dominicale Laquelle Reprend le cycle même de valeurs.

 

Dans le calendrier julien, la Période de 28 ans se Poursuit indéfiniment.

Dans la Réforme grégorienne, La Période se rompt aux années séculaires non bissextiles.

L'équivalent du cycle solaire dans le calendrier grégorien est 400 ans, la voiture 400 x 365.245 = 146.097 jours, Qui est un multiple de 7.

 

·         Nombre d'or

Il doit son nom au fait que les Grecs, après sa découverte, le jugèrent si important pour l'établissement du calendrier Qu'ils le Gravèrent En d'Lettres ou de monuments Leurs sur.

Nombre d'or d'une année: Une rang d'année Quelconque Dans la Période de 19 ans du cycle de Méton, en effet considérant que la relation entre les phases de lune et les jours de l'année se répète tous les 19 ans , Chaque année est associée à un nombre entre 1 et 19.

L'origine des périodes du Nombre d'Or que Telle est l'an 1 de l'ère chrétienne pour un 2 Nombre d'Or. Par suite, Le Nombre d'Or d'Une année de millésime (m) C'est égal au reste de la division par 19 du millésime de l'année augmentée de 1.

La Nouvelle Lune tombe approximativement à la même date pour les années Possédant le même Nombre d'Or. Connaissant le Nombre d'Or, Les 235 lunaisons, au Forme Ainsi un calendrier perpétuel des Nouvelles Lunes de comput julien.

 

·         Epacte

 

Epacte, du grec épi-aktos (nombre) ajouté.

Mesure L'âge de la lune (nombre de jours écoulés depuis la Nouvelle Lune jusqu'au 1ER janvier).

Dans le calendrier julien (Au Moyen Âge, le mot épacte Était déjà employé, mais il signifiait L'âge de la Lune au 22 mars)..

 8 + Epacte Est L'Age de la lune Au début de l'année

Dans le calendrier grégorien, L'Age de la lune = épacte

 

Série des valeurs de l'trouvées pour épacte Le cycle de Méton (calendrier julien)

 

Ou

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

14

15

16

17

18

19

Ep

8

19

*

11

22

3

14

25

6

17

28

9

20

1

12

23

4

15

26

Ou = Nombre d'or              Ep = Epacte

 

 

Si la formule donne zéro, épacte l'=* et par convention épacte = 30 (on n'aimait pas le zéro dans le temps)

Comme Le Nombre d'Or Prendre Peut 19 valeurs entre 1 et 19, y IL IL 19 valeurs de l'épacte Entre 1 et 30.

 

 

Ø  L'épacte est definie Dans le calendrier julien par:

Epacte = [11 x (Nombre d'Or -1)]30

[x]Y ( «X modulo» y) = reste de la division entière de x par y

 

Ø  L'est definie épacte Dans le calendrier de la Grégorie Façon suivante:

1.       Calculé sur la julienne de l'épacte

Épacte = (11 * (GoldenNumber -1)) mod 30

2.       Sur ambulatoire que du compte fait 3 des 4 siècles Ont Une année bissextile de moins que Dans le siècle du calendrier julien.

Épacte = Épacte - (3 * siècle) / 4

3.       Sur ambulatoire que du compte fait 19 ans N'est pas un nombre exact de synodiques mois.

Épacte = Épacte + (8 * siècle +5) / 25

4.       On rajoute 8 pour faire L'âge de la Lune au 1ER janvier.

Épacte Eapact + 8 =

5.       Le retranchement ou rajoute 30 POUR QUE L'épacte AIT Une valeur entre 1 et  30.

 

Exemple: Trouver l'âge de la Lune au début de l'année 2002, soit le 31/12 de l'année précédente (31/12/2001)

1 --       Prend le nombre d'LE ou de l'année en cours + 1: (8 +1 = 9)

2 --       le multiplie par 11: (9 * 11 = 99)

3 --       On ajoute 7 (la semaine) à la réponse: (99 +7 = 106)

4 --       sur divise le résultat par 30 (le mois): (106/30 = 3, il reste 16)

5 --       Le Reste de la division (16) Est L'épacte

 

LORSQUE 2002 débutait, L'âge de la Lune Était d'environ 16 jours.

Une lunaison dure 29,53 jours. En début d'année la lune Avait 16 jours, la 1ère Nouvelle Lune de l'année 2002, une Donc Été le: 29-16 = 13,53 jours, Soit environ le 13 janvier.

 

 

·         L'indiction

 

L'Une indiction est Période de 15 années juliennes introduite par Constantin et fils Utilisée par l'administration à des Fins de taxations. Elle N'a pas de signification astronomique.

L'FUT indiction Utilisée par les Papes  jusqu'au IXème siècle pour dater Leurs documents officiels (les dates Qui se rapportent à cette origine présage Le nom 'd'indiction romaine »).

Les papes depuis Grégoire VIII, Ont fait commencer l'indiction au jour de l'an avril 313. J.C. (Année de l'Etat de Milan).

Elle est encore en Dans usages Les Bulles de la Papauté

A noter: IL S'AGIT D'un des trois cycles Utilisés par Scaliger pour «établir» le jour julien.

 

·         Pour la petite histoire

Souvent les écrivains font allusion à la phase de la Lune Dans leurs écrits.

Si la description est datée, ON PEUT découvrir si l'auteur est fidèle aux faits.

 

Dans Victor Hugo Les Misérables:

Pleine lune à Waterloo, le 18 juin 1815.

Age de la lune = 20 + clé Epacte  3 + 18 - 29 = 12 jours.

La lune approchait de sa plénitude.

Le fait est correct.

 

Stendhal (Mémoires d'un touriste):

Clair de lune magnifique le 3 août 1837

Age de la lune: 23 + 4 + 3 - 29 = 1 jour.

La lune Était nouvelle et invisible.

Souvenir ou inexacte invente.

 

Chateaubriand, (Achèvement des Mémoires d'Outre-Tombe),

Le 16 novembre 1841, d'Est Après le copiste du manuscrit: «Il 6 heures du matin. J'aperçois la lune pâle et élargie; elle s'abaisse sur la flèche des Invalides à peine révélée par Le Premier rayon doré de l'Orient ... »

Age de la lune: 7 + 9 + 16 - 30 = 2 jours.

La date et la description incompatibles sont.

Chateaubriand DECRIT En Général De façon fidèle l'Etat du ciel Dans ses mémoires. Sur suspecter Donc Doit Le quantième.

Solution probable indiquée par MA Danjon, directeur de l'Observatoire de Paris: Chateaubriand a écrit «l CEnovembre 1841 »Et le copiste pris une  l pour un 6.

Le 1ER novembre, la Lune, âgée de 16 jours, pouvait apparaitre pale et élargie à l'horizon Ouest aux premières lueurs de l'aube (coucher fils eu lieu ce jour-là à 9h 42).

(source : Le calendrier de P. Couder .ed. PUF)

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 18:42

 

Définition du comput :

Calcul déterminant le calendrier des fêtes mobiles pour les usages ecclésiastiques en particulier pour déterminer la date de Pâques.

Ceux qui se livrent à ces calculs sont des computistes.

 

Le comput comprend :

·         La lettre dominicale (calendrier julien et grégorien)

·         Le cycle solaire

·         Le nombre d’or (calendrier julien)

·         Les Epactes (calendrier grégorien)

·         L’indiction (inutilisée)

 

En résumé, la date de Pâques se détermine :

  • Dans le calendrier julien au moyen de la lettre dominicale et du nombre d’or.
  • Dans le calendrier grégorien, au moyen de la lettre dominicale et de l’épacte.

 

Le  comput julien

 

Le comput julien ne s’occupe pas des années bissextiles (le jour bissextile redouble le 24 février et l’on n’en tient pas compte), prend 19 années communes et y répartit 235 lunaisons (115 mois de 29 j et 120 mois de 30 j).

 

Il y aura donc dans cette règle 3 éléments :

 

·         Le dimanche ; pas de difficulté, il suffit de compter jusqu’à 7.

·         Le 21 mars, qui au IVème siècle était censé être la date moyenne de l’équinoxe de printemps (on comptait sur la précision du calendrier julien pour maintenir cette correspondance ad vitam  aeternam).

·         Le 14ème jour de la lune.

 

A l’époque du concile de Nicée on connaissait le cycle de Méton (astronome athénien du Vème siècle avant l’ère chrétienne) ; Méton avait constaté en l’an 432 avant notre ère qu’il y avait exactement 235 lunaisons en 19 années solaires. De ce fait, les phases de lune doivent revenir aux mêmes dates tous les 19 ans.

Partant de ce principe il suffit de dresser une table des dates moyennes des 235 nouvelles lunes au cours d’une période de 19 ans, pour ensuite connaître à l’avance la date de toutes les nouvelles lunes pour l’éternité.

Seulement voilà, le cycle de Méton n’est pas exactement de 19 ans, le calendrier julien pas assez précis d’où ce glissement de l’équinoxe vernal et des phases de la lune (constaté durant plusieurs siècles – tout le moyen âge-).

 Il fallait faire quelque chose.., d’où le prélude de la réforme grégorienne.

 

On attribue les calculs (table pascale de 95 ans) qui aboutirent aux lunes juliennes du comput au   moine Denys le Petit.

Conforme à ce comput ou les années étaient numérotées d’après ce qu’il croyait être la date de naissance du Christ, c’est ce qui a institué l’ère chrétienne en 532 (ou dionysienne, ou vulgaire).

 

Pour info :

Le cycle de Méton donne 1 j d’écart pour 3 siècles. La lune vraie étant en avance d’un jour sur celle du calendrier, les calculs du VIème s. ne sont pas exacts, le désaccord ne cessa d’aller en augmentant ; au XVème s., il atteignait 3j.. Malgré cette erreur, ce tableau fut employé (et la date de Pâques faussée), jusqu’en 1582, où le pape Grégoire XIII fit retoucher en même temps que le calendrier solaire, le calendrier lunaire remplaçant le nombre d’or par les épactes.

 

 

Le  Comput grégorien  (épacte dans la réforme grégorienne)

 

Le but du comput ecclésiastique est de respecter le cahier de charges imposé par le concile de Nicée de 325, trouver la date de la pleine lune qui suit l’équinoxe de printemps, (20 mars)

 

Grégoire XIII a ramené la lune ecclésiastique en accord avec la lune vraie par addition de 3 unités à l’épacte. Ensuite, il à retranché 10 à l’épacte, en raison de la suppression des 10 jours d’octobre.

Pour maintenir l’accord avec la lune vraie, on applique depuis 1582 les règles suivantes :

1.       A chaque année séculaire non bissextile (réforme grégorienne), on retranche 1 jour à l’épacte (cette opération s’appelle métempose ou équation solaire)

2.       On corrige l’erreur du cycle de Méton, en ajoutant tous les 300 ans, quand arrive une année séculaire, une unité à l’épacte (proemptose ou équation lunaire)

 

La première proemptose  fut opérée en 1800, la seconde sera en 2100, … si Pâques  n’est pas fixée d’ici là.

Les sauts de l’épacte grégorienne conduisent à modifier la définition de l’épacte de manière à ce qu’elle reste valable dans tous les cas.

(Les tables du comput grégorien ont été dressées (dit-on) par le Jésuite Clavius (astronome), qui prit la plus grande part à la réforme de 1582, comme conseiller du pape.

Clavius a reconnu que l’Eglise aurait eu le droit, en 1582, d’ôter à Pâques sa mobilité et de la fixer à une date fixe. L’occasion en fut perdue et le calendrier ecclésiastique est retourné à ses complications au grand dam du clergé et des laïcs).

 

Nouvelle définition :

L’épacte grégorienne est l’âge de la lune au premier janvier diminué d’une unité.

 

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