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  • : Du romain au grégorien, parcourez l'histoire des calendriers. Le brie de Meaux et la Confrérie. Varreddes mon village.
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19 février 2022 6 19 /02 /février /2022 15:05
Capitaine Hautecloque sur Iris XVI - Maréchal Leclerc avec sa canne

Incroyable, Iris XVI, le seul animal fusillé pour rébellion durant la Seconde Guerre mondiale.

L’histoire débute en 1936, au Quartier de Cavalerie de l'École Militaire de Saint-Cyr, près de Versailles. Chaque année, au début du printemps, chaque élève-officier de l’escadron reçoit un cheval de 5 ans à peine dressé.

Les trente jeunes militaires de la promotion doivent en assurer le dressage. C'est le capitaine de l’escadron, un certain Philippe de Hautecloque, qui est en charge de la répartition.

L’élève François d’Ussel, espère bien recevoir un cheval gracieux, mais le capitaine de Hautecloque lui désigne un grand cheval du nom d'Iris XVI.

Le dressage avance bien, mais un incident survient lors d’un exercice. Les élèves et leurs chevaux doivent galoper derrière le chef de groupe, sans jamais tenter de le dépasser.

Sous les yeux du capitaine, Iris XVI et François d’Ussel rattrape le groupe et le dépasse !

Une semaine s’écoule, alors que l'escadron se prépare à partir en manœuvre, François d’Ussel se rend compte que Iris VXI a disparu, remplacé par un cheval inconnu. Le capitaine de Hautecloque vient de lui voler son cheval !

Le sort frappe

Alors que les militaires sont à cheval, direction la gare de Versailles pour l'embarquement, Iris XVI fait un écart, se couche et écrase son nouveau cavalier. À l’hôpital, on diagnostic au capitaine de Hautecloque une vilaine fracture du tibia dont l’officier en gardera toute sa vie des séquelles qui l’obligeront à s’appuyer sur une canne.

Pas rancunier, le capitaine désormais affecté à l’École de Guerre de Paris, ne rate jamais une occasion de venir à Saint-Cyr pour monter son cheval, devenu une célébrité : Iris XVI est désormais l'un des meilleurs chevaux de saut d'obstacles et de cross-country de France.

Ainsi, lorsque la guerre éclate en septembre 1939, Iris XVI n'est pas "mobilisé", il reste à Saint-Cyr. Mais la défaite française de mai-juin 1940 va précipiter son destin.

Juin 1940.

Le 14 Juin, un détachement de cavalerie allemande s'empare de l’école de Saint-Cyr. L’officier qui commande cette unité demande dès son arrivée à voir Iris XVI : le cheval français a battu lors d'une course le cheval de l'Allemand ! Il veut donc voir ce cheval.

Un soldat allemand s’empare d'un licol, entre dans le box et tente de le sortir : au moment où il franchit la porte, Iris XVI lui décoche un coup de sabot en plein visage. Le soldat allemand qui avait survécu aux combats s’écroule, tué net.

Fou de rage, l’officier ordonne de préparer un peloton pour l’exécution du cheval.

Quelques minutes plus tard, Iris XVI, le cheval du futur Maréchal Philippe "Leclerc" de Hautecloque, est abattu, officiellement pour rébellion à l'ennemi.

C'est le seul animal qui le sera de toute la Seconde Guerre mondiale.

Apprenant la disparition de son compagnon, Leclerc aurait déclaré : "Il était aussi patriote que moi".

Jamais il ne l'oubliera jusqu'à sa propre mort, possédant une peinture de Iris XVI dans son bureau.

Merci à l’ami Jean- Claude L. de m’avoir fait connaitre cette belle page d’histoire.

 

Source : Wikimilitary & France 3 Régions

 

 

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10 février 2022 4 10 /02 /février /2022 22:17
Pr Luc Montagnier

Biologiste, virologue, pilier du CNRS, membre de l’Académie des sciences et de l’Académie de médecine, professeur à l’Institut Pasteur de Paris, prix Nobel de médecine, le Professeur Luc Montagnier est mort le 8 février 2022 à l’hôpital américain de Neuilly, dans une indifférence totale.

Un destin hors norme pour cet homme de science

En juin 1981, une étrange maladie, qui paraît ne toucher que les homosexuels fait son apparition : le SIDA

Avec ses collaborateurs Jean-Claude Chermann et Françoise Barré-Sinoussi, le professeur Montagnier découvre en 1983, l’origine de cette maladie : un virus (VIH ),

En 2008, c’est la consécration pour le professeur Montagnier et ses collaborateurs : le prix Nobel de médecine leur est remis pour leurs travaux sur le VIH… il aura fallu attendre 25 ans !!

Atteint par la limite d’âge (65 ans), il quitte la direction de son département en 1997, et rejoint le Queens Collège, à New York…  Et nos politiques se plaignent que nos chercheurs quittent la France !!

C’est à lui que l’on doit la création du département d’oncologie virale à l’institut Pasteur, la découverte du rôle de l’interféron dans l’expression génétique des virus, celle du fonctionnement des mitochondries des cellules cancéreuses.

Le discrédit et la disgrâce.

Dénonçant la bulle idéologique dans laquelle l’appareil médiatico-politique s’est enfermé au sujet du Covid, le Pr Montagnier devient un hors-la-loi. Il subit le discrédit, l’insulte, le faisant passer pour ce qu’il n’est pas, (antivax , complotistes).

Luc Montagnier a fait partie des scientifiques auditionnés par les députés du Luxembourg au sujet de la vaccination anti-Covid, expliquant le rôle que cette vaccination jouait dans l’apparition de nouveaux variant.

A quand un hommage national pour cet homme, dont les travaux ont fait faire des pas de géant à la virologie et à la cancérologie.

Sa mort n’est même pas mentionnée dans les médias où si peu en fin du journal télévisé, fait révélant bien le sectarisme des médias et des responsables politiques.

Courage, fuyons !

Emmanuel Macron et son gouvernement, toujours empressés à commenter avec hypocrisie la disparition de nos « grands Français » (acteurs, ancien président et bien d’autres) restent silencieux.

Ultime insulte adressée à un homme de science qui a osé ne pas suivre la « ligne du chef » au sujet du Covid, ayant ces derniers mois, émis de forts doutes sur la non-dangerosité des vaccins ARNm.

Que l’on soit d’accord ou pas sur ses prises de positions, la moindre des politesses eût été de l’écouter … On écoute bien les ‘médecins vedettes’, qui se bousculent sur les plateaux télé et dans les médias, nous raconte tout et n’importe quoi, tout et son contraire.

Reconnaissance

La reconnaissance des hommes de valeur prend du temps. Combien de temps faudra-t-il pour se rendre compte de la valeur scientifique et humaine de ce chercheur ?

Merci Monsieur Montagnier, pour vos travaux qui ont permis de soigner, d’alléger les souffrances, de  prolonger et sauver des vies humaines.

 

 

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15 janvier 2022 6 15 /01 /janvier /2022 18:14
Le maréchal de Lattre et son fils

Surnommé « le roi Jean », le maréchal de Lattre de Tassigny s’est éteint il y a 70 ans, le 11 janvier 1952.

Entièrement dévoué au service de son pays, osant désobéir lorsque la situation l’exigeait, il a marqué l’armée française par son courage et son génie tactique.

Vendéen, il né le 2 février 1889 à Mouilleron-en-Pareds, et ironie de l’histoire… dans le même village que Clémenceau.

Si ces deux hommes ont en commun le courage, le patriotisme et le sens du devoir, le futur Maréchal de France se distingue du « Tigre » par ses origines aristocratiques et sa foi catholique.

 

1ère guerre mondiale

Jeune officier de dragons en 1914 lors de la Première Guerre mondiale, il est blessé par la lance d’un uhlan. Il se bat sur différents fronts, dont Verdun, blessé cinq fois, il termine la guerre avec huit citations, la Légion d'honneur et la Military Cross.

Entre les 2 guerres il participe à la guerre du Rif au Maroc, il est de nouveau blessé. Entre à l'École de Guerre. Il en sort premier et passe à l'état-major du général Weygand.

2ème guerre mondiale

Plus jeune général de France, au début de la Seconde Guerre mondiale, en mai-juin 1940, il commande la 14e division d'infanterie lors de la bataille de France. Il tient tête à la Wehrmacht à la bataille de Rethel, en Champagne et sur la Loire, il continue à se battre jusqu'à l'armistice du 22 juin 1940.

 

Le temps de Vichy

Sous le régime de Vichy, il reste dans l'armée d'armistice, occupant des postes de commandement à l'échelon régional, puis comme commandant en chef des troupes en Tunisie.

Commandant de la 16e division militaire à Montpellier, où il redresse le moral des hommes en vue de la revanche. Le 11 novembre 1942, lorsque la Wehrmacht envahit la « zone libre » il tente de passer dans la clandestinité.

Arrêté et condamné à dix ans de détention, pour avoir désobéi au gouvernement (Ce fut le général en activité à ordonner à ses troupes de s'opposer aux Allemands). Avec le concours de sa femme et de son jeune fils Bernard, il s'évade de la prison de Riom et rallie la France libre, fin 1943.

La France Libre

Après son ralliement à de Gaulle, il est entre 1943 et 1945 (avec le général Leclerc) l'un des grands chefs de l'Armée de Libération. S’illustrant à la tête de la 1re armée après le débarquement de Provence du 15 août 1944, il mène la campagne victorieuse, dite « Rhin et Danube », contre le Troisième Reich. Seul général français de la Seconde Guerre mondiale à avoir commandé de grandes unités américaines. Ses exploits lui valent l’honneur d’être le représentant français (imposé par de Gaulle) à la signature de la capitulation allemande à Berlin, le 8 mai 1945, aux côtés d'Eisenhower, Joukov et Montgomery.

Commandant en chef des forces françaises en Allemagne en 1945, il devient inspecteur général de l'Armée de terre et chef d’État-Major général de la Défense nationale en 1947.

Après la Libération, inspecteur général de l'armée, il organise la fusion des troupes d'Afrique du Nord et des FFI (résistants de l'intérieur), transfère l'école de Saint-Cyr à Coëtquidan, en Bretagne, dans un cadre plus propice à l'entraînement des futurs officiers.

De 1948 à 1950 auprès du maréchal Montgomery, il est le premier commandant en chef des Forces

Terrestres de l'OTAN, union défensive conclue par la France, le Royaume-Uni et le Benelux.

Face à l’aggravation de la situation indochinoise, où les troupes françaises luttent contre le Vietminh, Jean de Lattre est nommé en décembre 1950 haut-commissaire en Indochine et commandant en chef en Extrême-Orient.

 

La guerre d’Indochine

Fin 1950, Jean de Lattre de Tassigny est envoyé redresser la situation sur le front indochinois, Il arrive à Saigon le 17 décembre 1950. Il cumule les fonctions de haut-commissaire civil (gouverneur de l’Indochine) et de commandant du corps expéditionnaire français.

Dès son arrivée le « roi Jean » affirme son autorité en renvoyant en métropole un paquet d'officiers jugés incompétents, et s'entoure de colonels dévoués, ses « maréchaux ».

En quelques mois, il accomplit un retournement militaire face au Vietminh communiste tout en mettant sur pied les cadres politiques d'un nouvel État vietnamien unifié et démocratique.

 

Plusieurs victoires importantes contre le Vietminh, sont remportées début 1951, mais l'assaut général du 29 mai sur l'ensemble du delta met les Français en grande difficulté. Le 7 juin, il ordonne un repli partiel. C’est au cours de cette opération à Ninh-Binh, que son fils Bernard (23 ans), lieutenant est tué.

Il ramène en métropole les corps de son fils et de deux compagnons tombés en même temps que lui. Les trois cercueils traversent Paris sur des automitrailleuses, témoignant du sacrifice des jeunes Français à l'autre bout du monde.

Il retourne en Indochine et continue de « vietnamiser » l'armée, trouvant les mots pour encourager les hommes.

Le 11 juillet 1951, il déclare aux élèves vietnamiens d'un lycée de Saigon : « Soyez des hommes, c'est-à-dire que si vous êtes communistes, rejoignez le Vietminh

3 ; il y a là-bas des individus qui se battent bien pour une cause mauvaise. Mais si vous êtes des patriotes, combattez pour votre patrie, car cette guerre est la vôtre. (...) Vous, les privilégiés de la culture, vous devez aussi revendiquer le privilège de la première place au combat ».

 

De Lattre, le maréchal

Atteint par la maladie (un cancer de la hanche), il quitte l’Indochine fin 1951, pour se faire soigner en France. Il décède à Neuilly-sur-Seine le 11 janvier 1952, sans avoir eu le temps de mener à bien sa mission.

Ce compagnon de la Libération est élevé au rang de maréchal de France à titre posthume le jour de ses funérailles (en même temps que Leclerc). Le général de Gaulle, Dwight David Eisenhower et Bernard Montgomery ont fait le déplacement pour rendre un dernier hommage à l’un des principaux artisans de la Libération.

Celui dont la devise était « Ne pas subir » aura été, jusqu’à la fin, maître de son destin.

 

Sources : Les amis d’Hérodote, archives diverses. Crédit photo : Ouest France

 

 

 

 

 

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8 janvier 2022 6 08 /01 /janvier /2022 11:10

Chers lecteurs

Et si on osait prendre le risque de croire à la disparition de la Covid…

Que l'année 2022 soit parsemée d’éclats de joie, de pétale de bonheur et que l’étincelle de l’amitié éclaire nos jours.

Bonne année.

Pierre.

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20 décembre 2021 1 20 /12 /décembre /2021 15:41

 

Le Père Noël 

Ce n'est qu'au XIXème siècle qu'est apparu le Père Noël tel que nous le connaissons aujourd’hui. Avant son arrivée, c'est Saint Nicolas, fêté le 6 décembre, qui faisait le rôle de donateur de cadeaux ! Le saint Patron des petits enfants était chargé de récompenser les enfants sages en leur distribuant friandises et jouets, son acolyte, le Père Fouettard, avait la lourde responsabilité de punir les enfants méchants.

On peut considérer que St Nicolas est l’ancêtre du Père Noël.

Cependant, pour passer des cadeaux de la St Nicolas le 6 décembre aux cadeaux du 25 décembre apportés par le Père Noël, il fallut également passer par la fête de Santa Claus.

 

Santa Claus est la fête de St Nicolas aux États-Unis, importée par les émigrés Hollandais et la date de distribution des cadeaux fut progressivement déplacée pour en faire la fête des enfants.

Le pasteur américain, Clément Clarke Moore, adoucit St Nicolas, dans le poème « A Visit From St. Nicholas" (la visite de St Nicolas). Ce texte, présentait Santa Claus comme un personnage débonnaire, ayant perdu son caractère moralisateur, ses attributs épiscopaux et gagné un bonnet bien chaud et huit rennes volant pour tirer son char...

C’est sous l’influence des dessinateurs John Tenniel et Thomas Nast, vers 1850, que le Père Noël prit l'allure d'un vieillard dodu vêtu d'un pantalon bouffant et d'une veste bordée de fourrure blanche. 

Les illustrations en couleur hésitèrent un temps entre le rouge et le vert pour le costume de Santa Claus, mais c'est finalement le rouge qui l'emporta. 

Des firmes européennes et américaines comprirent rapidement l'intérêt publicitaire de ce personnage sympathique, qu’est le Père Noël. Il fut donc utilisé dans de nombreuses campagnes de publicité, pour Michelin et Coca-cola entre autres. Ces images furent diffusées à si grande échelle que de nombreuses personnes pensent que la couleur rouge du Père Noël a été inventée par le soda made in USA. En réalité, la couleur rouge était associée au Père Noël longtemps avant les années 30, période où apparurent les affiches de l'illustrateur Haddon Sundblom pour vanter les mérites du Coca-cola. Il est vrai t que ces illustrations contribuèrent à populariser davantage le personnage du Père Noël.

 

En Europe...

En Europe, c'est au moment de la première guerre mondiale que le Père Noël s'imposa comme personnage emblématique des fêtes de Noël. Il ne réussit pas pour autant à évincer Saint Nicolas qui continue d'être très fêté, en particulier en Belgique et dans l'est de la France.

En France, certains catholiques ont résisté à l'apparition de ce personnage, préférant s'offrir le soir de Noël des cadeaux en l'honneur de l'anniversaire de la naissance de Jésus. Aujourd’hui, les deux personnages sont fêtés en parallèle sans pour autant établit des liens de parenté entre eux.

Grâce à sa popularité, il a importé la coutume des échanges de cadeaux au moment du 25 décembre.
Le Père Noël connait un succès mondial, même dans les pays où il n'existe pas de tradition de Noël.

Le Père Noël, existe bien… on en a la preuve !!

En faisant des recherches généalogiques, un ami, m’a transmis l’acte de naissance du Père Noël, né le 23 décembre 1905 à Montmorillon dans la Vienne.

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Acte naissance du 12-12-1905 - vue 54-56 n.86

 

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21 novembre 2021 7 21 /11 /novembre /2021 17:43
'Mémoire du Patrimoine ' Sarzeau

C’est en arrivant à Sarzeau, que j’ai découvert pour la première fois qui était Xavier de Langlais lors du forum des associations et sur la signalétique ‘Mémoire du patrimoine’ dans la ville. A la lecture du texte, j’ai voulu en savoir plus et particulièrement sur son œuvre de peintre.

Dans son œuvre religieuse, ses chemins de croix tiennent une place importante, tant sur un plan personnel que sur le plan de la Bretagne du XXème siècle.

Les chemins de croix de X. de Langlais sont d’une grande sobriété, le nombre de personnages sur chaque tableau est très restreint, le Christ restant toujours le personnage central. Sa foi chrétienne, la profondeur de ses sentiments religieux transparaissent dans tous ses tableaux.

L’histoire des chemins de croix.

Grâce aux évangiles (Luc XXIII, 26 à 32), on sait que le Christ est tombé plusieurs fois sous le fardeau de sa croix, Simon de Cyrène a donc été requis pour aider Jésus à porter sa croix.

À Jérusalem les franciscains gardiens des Lieux Saints, guidaient les pèlerins empruntant le chemin suivi par le Christ, allant du tribunal de Pilate situé au bas de la ville, jusqu’au sommet du Golgotha, là où fut crucifié le Christ.

Les franciscains imaginèrent et diffusèrent au XIVème et XVème siècle la dévotion du chemin de croix. Afin de permettre à l’ensemble des fidèles et aux pauvres ne pouvant faire le voyage à Jérusalem, d’accomplir la même démarche que les pèlerins.

Ils eurent l’idée de déposer dans les édifices religieux des tableaux, des statues marquant l’itinéraire du Christ vers le calvaire en faisant prier et méditer les fidèles à chacune des stations.

Les premiers chemins de croix ne comportaient que 7 stations, leur nombre varia jusqu’au XVIIIème siècle.

Ce sont les papes Clément XII (pape 1730-1740) et Benoît XIV (pape 1740-1758) qui donnèrent au chemin de croix la chronologie actuelle de 14 stations.

Les œuvres de X. de Langlais

Entre 1932 le premier chemin de croix peint pour l’église St Pierre de Plounevez et sa dernière réalisation en 1972, Xavier de Langlais réalisa 32 œuvres : Chemin de croix peint à l’huile sur différents supports (fibrociment, céramique, mortier), ainsi que sur mosaïque et céramique. Il décora un vitrail. Il peint également une estampe et quelques fresques.

Ses œuvres sont visibles dans une vingtaine d’églises de Bretagne, surtout dans le Morbihan.

Entre 1935 et 1955, il a décoré 17 églises et 11 tableaux sont protégés par classement des monuments historiques.

Tableaux :

1936, Cinq Taolennou (tableaux de mission) à Guipavas, maison des Missionnaires montfortains au Rody

  • La Persévérance ; La Rechute ; La Conversion de l’âme ; L’Âme en état de péché mortel et les deux chemins

Fresques :

1936-37 : fresque du chœur de la chapelle de St Joseph à Lannion

  • La Vierge et l’Enfant assis sur les genoux donnant la main à St Joseph, entourés d’anges.

1937 : La Boissière, abside de la Chapelle St Christophe

  • St Christophe et la mort.

1937 : La Richardais, église St Clément

  • Vie de St Malo et Vie de St Lunaire

1956-1958 : Chapelle de l’Évêché à St Brieuc, fresque sur mortier de trois panneaux.

  • Les Saints bretons

1958 : Église Notre Dame des flots à d’Étel. Offrande des marins. Fresque peinte sur mortier.

  • Notre Dame de la Mer.

1959 : Église St Louis de Lorient, deux fresques au-dessus des autels des chapelles latérales.

  • Formes géométriques.

1968 : Dans le hall de l’usine Entremont Alliance, zone de l’hippodrome à Quimper.

  • Paysage marin.

Vitrail :

1946 : Église-neuve-de-Vergt, église paroissiale

  • Vitrail avec les 2 Saints emblématique de la Bretagne ; St Yves (Erwan) patron des Bretons et St Corentin (évêque de Quimper, considéré cimme l’un des 7 saints fondateurs de la Bretagne, avec St Turgal).

Estampes :

1948 : Saint Renan

  • Linogravures originales en deux tons.

 Sources: Site Xavier de Langlais.  Si Sarzeau m’était contée (P. Beunon).  Commune de Sarzeau

 

 

 

 

 

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7 novembre 2021 7 07 /11 /novembre /2021 23:00
Le baptême du Christ par St Jean

 

Peintre, graveur, écrivain, chrétien, Xavier de Langlais a marqué le paysage breton et de Sarzeau, sa ville natale.

Sarzeau, conserve un témoignage de sa peinture : "le baptême du Christ par Saint Jean-Baptiste".

Cette œuvre réalisée en 1936 par Xavier de LANGLAIS, était une commande de l’abbé Paul Le VEUX, afin de remplacer une toile ancienne détruite par l’humidité. L’ancien cadre a toutefois été gardé ce qui explique sa forme.

Décorant le baptistère à gauche en entrant dans l'église, espace froid et sans aération, il a subi les assauts du temps en se couvrant de moisissure.  La commune de Sarzeau a donc pris la décision de le restaurer et de confié ce travail à Catherine RUEL, restauratrice.

Après deux ans d’absence, le 19 octobre 2021, l’œuvre a retrouvé toute la fraicheur de ses couleurs et accrochée, non plus dans le baptistère mais près de l’autel, pour le plus grand bonheur des fidèles qui pourront mieux l’admirer.

 

Le tableau

"le baptême du Christ par Saint Jean-Baptiste", est une  œuvre classique de 150 x 128 cm, peinte à l'huile sur toile, pleine de symboles (coquille St-Jacques, Saint-Esprit sous forme de colombe).

Jean, cousin du Christ, a annoncé la venue du Messie, il est considéré comme le trait d'union entre l'ancien Testament en sa qualité de dernier prophète et le nouveau Testament comme premier martyr chrétien.

Au loin sur la colline on aperçoit les néophytes qui attendent le baptême que doit leur donner le "Précurseur".

Si on connaît le Sacrifice de Jésus, la fin tragique de Jean-Baptiste est souvent peu connue : il mourut décapité pour avoir reproché au tétrarque de Galilée Hérode Antipas, son mariage incestueux avec Herodiade qui était à la fois sa nièce et sa belle-sœur.

                                                                                                                                                                         

Xavier de Langlais

Né le 26 avril 1906, rue de La Madeleine dans le bourg de Sarzeau., il passe son enfance à Surzur (Cohanno).

Artiste complet, peintre, écrivain, il se veut artisan, exploitant toutes les techniques (peinture, typographie, gravure, céramique, illustrations…), signait ses œuvres en breton Langleiz.

Son œuvre de peintre a été récompensée par le Prix Blumenthal en 1939 et le Prix de New York en 1962.

Son œuvre d’illustrateur est aujourd’hui conservé au Musée de Bretagne à Rennes,

Son œuvre religieuse, (tableau et chemin de croix) peut être admirée dans les 18 églises et chapelles de la Bretagne.

Xavier de Langlais décède à Rennes le 15 juin 1975 à l’âge de 69 ans.     

 

Sources : Commune de Sarzeau – Portail de Langlais : www.delanglais.fr

Crédit photo: Commune Sarzeau

A suivre : Xavier de Langlais

 

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2 septembre 2021 4 02 /09 /septembre /2021 10:00
Photo officielle du Président Valérie Giscard d'Estaing

(Suite article du 13 mai 2021 sur la Vème République)

Troisième président de la Cinquième République française du 27 mai 1974 au 21 mai 1981, il succède à Georges Pompidou.

Communément appelé Giscard ou VGE, il est né le 26 février 1926 à Coblence (Allemagne).

Issu d’une lignée de notables, son trisaïeul Agénor Bardoux (1829-1897) fut ministre de l'Instruction publique (1877-1879), sénateur, membre de l'Institut.

Son aïeul, Jacques Bardoux (1874-1959) fut sénateur, membre de l'Institut.

Après des études au Lycée Blaise-Pascal à Clermont-Ferrand, l’école Gerson, le Lycées Janson-de-Sailly et Louis-le-Grand Paris, il intègre Polytechnique, puis l’ENA (1949-1951)

Parcours politique

Inspecteur des finances, élu député dans le Puy-de-Dôme à partir de 1956.

Secrétaire d’État aux finances (1959-1962), ministre des Finances et affaires économiques (1962-1966), sous la présidence du Général de Gaulle, il exprimera ensuite ses réserves envers le pouvoir gaulliste, notamment lors du référendum de 1969.

Sous la présidence de Georges Pompidou (1969-1974), il occupe à nouveau la fonction de ministre de l’Économie et des Finances.

Il préside alors le FNRI (Fédération nationale des républicains indépendants, deuxième composante de la majorité de droite.

VGE Président

Candidat à l’élection présidentielle de 1974, il élimine au premier tour Jacques Chaban-Delmas et l’emporte au deuxième tour face à François Mitterand, le candidat de l’Union de la gauche avec 50,81% (425 000 voix d’avance. Élection la plus serrée de la Vème République).

A 48 ans, il est le plus jeune président de la République depuis 1895 (Felix Faure)

Prônant une société libérale avancée, il fait voter l’abaissement de majorité civile et électorale (de 21 à 18 ans), la dépénalisation de l’avortement (loi Simone Veil), l’élargissement du droit de saisine du Conseil constitutionnel (permettre à une minorité politique au Parlement de demander le contrôle de constitutionnalité d'une loi) et la fin de la tutelle de la télévision publique.

Sa politique internationale est marquée par le renforcement de la constitution européenne, par l’implication militaire de la France dans la bataille de Kolwezi (Zaïre), l’opération Caban (Centre Afrique) qui renverse Bokassa.

Il développe le projet de train à grande vitesse (TGV), relance l’industrie nucléaire. Les Trente Glorieuses touchant à leur fin, il est confronté des difficultés économiques (choc pétrolier).

Suite à la démission fracassante de Jacques Chirac, il nomme Raymond Barre premier ministre, qui mène une politique de rigueur jusqu’à la fin de son septennal.

En matière d’immigration, il se montre conservateur, créant un contraste avec son image de libéral dans d’autres domaines.

Bien que sa majorité de droite ait remporté les élections législatives de 1978 et qu’il ait longtemps été donné réélu pour un second mandat, il est battu par François Mitterand à l’élection présidentielle de 1981, notamment en raison des réticences du RPR de Jacques Chirac à la soutenir.

L’après l’Élysée

Réélu à l’Assemblée nationale, président du conseil régional d’Auvergne, élu à la présidence de l’UDF (Union pour la Démocratie française), il est l’un des principaux dirigeants de l’opposition au pouvoir socialiste. Fervent partisan de la construction européenne, il est élu député européen et président de la Convention sur l’avenir de l’Europe.

Auteur de plusieurs essais et romans, il est élu à l’académie française en 2003.

En 2004, VGE se retire de la vie politique pour siéger au Conseil constitutionnel, dont il est membre de droit et à vie en tant qu’ancien président de la République.

Il devient en 2017 le président de la République française à la plus grande longévité.

VGE, décède à Authon (Loir et Cher – 41), le 02 décembre 2020 des suites de la Covid.

Décorations et distinctions.

Grand-Croix de la Légion d’honneur et de l’Ordre national du Mérite. Chanoine d’honneur de Saint-Jean-de-Latran (1978), médaille de Nansen, Prix de la fondation Onassis (Athènes, 2000), Prix du Trombinoscope de la personnalité politique 200, Médaille d’or de la Fondation Jean Monnet pour l’Europe (Lauzanne-2001), Bailli grand-croix d’honneur et de dévotion de l’ordre souverain de Malte.

Œuvres

Démocratie française (1976), Deux Français sur trois (1984, 2e éd. 1985), Le pouvoir et la vie (1988), L'Affrontement (1991), Le Passage (roman, 1994), Dans cinq ans, l'an 2000 (essai, 1995), Les Français, réflexions sur le destin d'un peuple (2000), La Princesse et le Président (2009).

Illustrations familiales

Marié le 17 décembre 1952 à Mlle Anne-Aymone Sauvage de Brantes (4 enfants : Valérie-Anne [Mme Bernard Fixot], Henri, Louis, Jacinte [Mme Jacinte Giscard d'Estaing]).

 

A suivre : Jacques Chirac. Sources : Documentations, Gouv.fr

 

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25 juillet 2021 7 25 /07 /juillet /2021 16:55

Le Phare de Port-Navalo

Phare de Port-Navalo

Superbe balade à faire : le tour de la pointe de la presqu’ile de Rhuys sur le chemin de la corniche, ancien chemin des douaniers de Port-Navalo. Depuis le dessus d’un ancien bunker, assis sur le banc, la vue des bateaux entrant ou sortant du golfe est un véritable spectacle, voir les bateaux lutter contre le courant… où se laisser glisser.

Magnifiques vues le long de ce chemin sur les Iles d’Houat, Hoëdic, Belle-Île, sans oublier la presqu’ile de Quiberon.

Une voie d’accès bien connue aujourd’hui, mais qui n’a pas toujours été sans risque.

Le phare de Port-Navalo, fait face à Locmariaquer, marque l’entrée du golfe du Morbihan, et l’alignement avec le phare de la ‘Teignouse’ trace l’axe permettant d’entrer sans encombre dans le golfe du Morbihan.

Ancien chemin des douaniers

Phare de Port-Navalo

L’emplacement de ce phare, fut au départ sujet à d’âpres discussions entre l’administration qui veut éclairer l’entrée du golfe et les marins qui souhaitent se protéger du dangereux chenal de la Teignouse entre Houat et Quiberon.

Les marins souhaitaient que le phare soit sur le haut du Petit Mont, les bureaucrates ont finalement implanté en 1840 une petite maison-phare à l’entrée du golfe sur les hauteurs d’Arzon face à la pointe de Kerpenhir à Locmariaquer. Celle-ci subit quelques travaux de modernisation en 1865.

Au XIXe siècle, le trafic augmente encore et on se rend compte que sa portée est trop faible. Une seconde tour est construite, accolée au pignon opposé de la maison de fonction, en 1895. Sa portée est beaucoup plus puissante, mais n’a pas suffi à sauver le cuirassé France en août 1922. Celui-ci effectuait des manœuvres au large de Quiberon et voulait rentrer à marée basse lors d’un coefficient de 106 et à 1h du matin, il s’éventre sur une pierre inconnue des cartes maritimes. Naufrage qui fit trois morts.  La coque fut découpée 16 ans plus tard en 1938 et l’épave enlevée en 1958 !!

Deux phares à Port-Navalo.

Le phare originel est la plus petite des deux tours visibles de part et d’autre de la maison du gardien. Datant de 1840, doté d’un feu fixe blanc placé à 10 mètres de haut, renforcé en 1864 en direction de la Teignouse. Ce phare fonctionna à l’huile végétale jusqu’en 1875, puis à l’huile minérale jusqu’à son extinction.  Mais il n’était pas assez haut pour qu’il soit efficace.

Deux paramètres conditionnent l’efficacité d’un phare : Une hauteur qui dépasse l’horizon et une lampe de puissance adéquate pour être visible de loin tout en économisant l’énergie.

De ce fait, en 1895, une nouvelle tour de 21 mètres fut construite, hauteur de la focale : 18,9 mètres. Son altitude de base est de 12,9 mètres.

Ce second phare fonctionna à la vapeur de pétrole jusqu’en 1930, date de son électrification. Automatisé en 1982, la lanterne (focale de 0,25) est actuellement équipée d’une lampe à halogène de 180 w (secourue par une lampe halogène de 90w) qui qui porte à 14,4 milles (environ 27 km) d’un feu blanc, rouge et vert à trois occultations toutes les douze secondes.

Il revient de loin.

Durant l’occupation l’armée allemande considère ce phare comme secondaire, le laisse à l’abandon et démonte l’optique en 1942 et veut le dynamiter en 1944. Grâce à l’ingénieur, monsieur Le Net, il ne fut pas détruit. Celui-ci a su convaincre l’occupant par cette phrase célèbre : « Les phares n’appartiennent à personne car ils servent à épargner les vies des marins de toutes les nations et celles de leurs passagers ».

Passage et phare de la Teignouse

Le courant vers Port-Navalo

On ne peut parler du phare de Port-Navalo, sans parler du passage de la Teignouse et de son phare.

Le passage de la Teignouse, le plus dangereux du Morbihan est le détroit qui sépare l’île de Houat et la presqu’île Quiberon, il est signalé aux marins par le phare portant le nom du rocher sur lequel il est construit.

En effet, chaque phare en mer de France possède le nom du rocher sur lequel il est construit, à l’exception du phare de Kéréon à Ouessant, qui porte le nom de la famille des donateurs qui l’ont financé.

Le phare de la Teignouse

Phare de la Teignouse (image internet)

Il porte donc le nom de la plus grosse roche d’une bande de plus d’un kilomètre que les marins appelaient autrefois « La Teigneuse ».

Situé au large de la pointe du Conguel au sud-est de Quiberon, c’est le premier phare en mer construit dans le Morbihan. Son emplacement est stratégique puisque pour franchir ce fameux passage il faut virer dans trois chenaux successifs qui, selon les marées, peuvent créer un goulet hydraulique extrêmement puissant et dangereux. A marée basse le fond est de 10 mètres et le double à marée haute. Ce passage permet l’accès à la fois à Quiberon, Houat, Belle-Île et le Golfe du Morbihan. C’est dire l’importance du phare pour tous les navires qui naviguent dans les parages !

Les travaux de construction débutent en 1843, 5ème phare construit au large des côtes françaises, la technique n’est pas encore au point et les conditions de construction sont difficiles. Durant les premières années de mise en service, les pannes dues à cause d’une mauvaise rotation des optiques, sont fréquentes.

Grâce à l’invention géniale de FRESNEL :  faire flotter l’optique sur un bain de mercure, ce qui évite les frottements et le grippage, il sera en 1886 le premier phare au monde doté de cette invention.

Fresnel, avait inventé une lentille à échelon (dite lentille de Fresnel – 76 cm de côté et 92 cm de focale), en 1822 pour remplacer les miroirs utilisés dans l’éclairage des phares de signalisation marine. Dès 1823, les phares en furent rapidement équipés, le premier fut le phare de Cordouan dans l’estuaire de la Gironde.

Fonctionnement du phare

Il fonctionne à l’huile végétale, puis minérale à partir de 1875, passera à la vapeur de pétrole en 1904, et électrifié en 1983, il est automatisé la même année. Aujourd’hui, il possède des panneaux photovoltaïques.

A la base du phare, deux gardiens y vivaient pendant plusieurs mois consécutifs, dans des conditions difficiles dues aux logements trop proches du niveau de la mer, qui les rendaient froids et humides. L’eau, la condensation ruisselant à l’intérieur des pièces, les postulants ne se précipitaient pas à venir…  et y rester !

Caractéristiques :

Hauteur totale : 20,05 mètres

Hauteur de la focale : 16,35 mètres

Altitude de base : 3,2 mètres

Portée : 14,5 milles

Feu : éclats réguliers normaux avec un rythme : L=1s / o=3s / T= 4s, feux fixe d’horizon 360°

Focale de 0,25 at lampe halogène 180W

Source : Ministère de la mer

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19 juillet 2021 1 19 /07 /juillet /2021 15:32

(7). Balade dans le Finistère – Douarnenez

Roi Grandlon

Après la Pointe du Raz, Douanenez, la cité des « Penn Sardin ».

Tête de pont d’un riche arrière-pays agricole, Douarnenez s’ancre au fond d’une des plus belles baies de Bretagne à laquelle elle a donné son nom « Douar an Enez ».

Les romains y fabriquaient déjà le ‘garum’, ce jus de poisson fermenté qui servait, dans toute l’Empire, à épicer les plats. Au fil des siècles, ce petit port de pêche se développe et devient un centre important mais les troubles de la Ligue en 1595, la Révolte du Papier Timbré en 1675 et les guerres de Napoléon brisent l’essor des « presses à sardines » et du commerce maritime. Aujourd’hui, seules quelques conserveries subsistent encore, ‘la grande pêche’ à la sardine a marqué la cité et vaut toujours aux Douanerais le surnom de ‘Penn Sardines’ (têtes de sardines).

Les conditions de vie des sardinières, les femmes qui préparent le poisson à sa mise en boite sont très pénible et … mal payé.

Douarnenez la rouge

En novembre 1924, éclate la grande grève des ‘Penn Sardin’, menée par les ouvrières des 21 usines de conserveries de la vile. Le mois de décembre voit des incidents entre grévistes et usiniers, ponctués de manifestations et même de fusillades. Le 1er janvier 1925, le maire qui soutient la grève et son neveu échappent de justesse à un attentat, mais le 6 janvier, un accord met fin à la grève… les ‘Penn Sardin’ ont gagnées.  Au cours de cette même année, Joséphine Pencalet, l’une des meneuses du mouvement, est élue conseillère municipale….  Alors que les femmes n’ont pas encore le droit de vote. Considéré comme une anomalie, elle sera vite corrigé, l’élection sera invalidée par les autorités préfectorales au mois de novembre.

Un autre personnage leader du mouvement, Charles Tillon, un des « mutins de la « Mer Noire » (1919), combattant volontaires en Espagne (1936-38), puis dirigeant de la Résistance armée, et ministre à la libération, sera élu en 1925 au Conseil Municipal de la ville.

Musée du port Rhu

Sur l’ancienne ria de Pouldavid, qui sépare Douarnenez et Téboul dans une ancienne conserverie nous découvrons le Port-Musée, véritable conservatoire de bateaux anciens mettant en scène l’histoire des gens de mer. Le « Musée à terre », nous fait voyager par-delaà les continents, découvrir l’héritage maritime de la ville, lié à la pêche et aux sardineries.

Le « Musée à flot », avec ses cinq bateaux :

  • Le Roi Gradlon, ancien baliseur, qui a passé 66 ans au service des Phares et balises du Morbihan.
  • Le Saint-Denys, ancien remorqueur du port de Faimouth, en Cornouailles anglaise, évoquant la vie des ports, les manœuvres et la motorisation à vapeur.
  • L’Anna-Rosa, caboteur norvégien centenaire, évoque le grand cabotage européen florissant au XIXe siècle.
  • Le Dieu-Protège, sablier de la mer d’Iroise ayant contribué à l’effort de reconstruction de la ville Brest, après la seconde guerre mondiale.
  • Le Nizwe, (bateau privé), caboteur à voiles utilisé depuis des millénaires pour le commerce dans l’Océan Indien.

Douarnenez : berceau du Kouign amann

Nous sommes en 1860, Yves-René Scordia, boulanger à Douarnenez, ce serait un peu ‘planté » dans les proportions pour la fabrication d’un gâteau breton. A cette époque, la farine était rare alors que le beurre abondait. Notre brave homme mélange quatre cents grammes de farine pour trois cents grammes de beurre et trois cents grammes de sucre. La pâte est ratée, mais le boulanger, ne voulant pas perde la marchandise, la fait cuire. Le résultat dépasse ses espérances il en ressort un gâteau compact est succulent, le Kouign amann est né. Les touristes s’en régalent, ils en ramènent même de retour de vacances à Paris. Aujourd’hui on le déguste dans le monde entier mais le Kouign amann reste douarneniste.  L’histoire ne dit pas si le boulanger Douarnenais a fait fortune…

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