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7 novembre 2021 7 07 /11 /novembre /2021 23:00
Le baptême du Christ par St Jean

 

Peintre, graveur, écrivain, chrétien, Xavier de Langlais a marqué le paysage breton et de Sarzeau, sa ville natale.

Sarzeau, conserve un témoignage de sa peinture : "le baptême du Christ par Saint Jean-Baptiste".

Cette œuvre réalisée en 1936 par Xavier de LANGLAIS, était une commande de l’abbé Paul Le VEUX, afin de remplacer une toile ancienne détruite par l’humidité. L’ancien cadre a toutefois été gardé ce qui explique sa forme.

Décorant le baptistère à gauche en entrant dans l'église, espace froid et sans aération, il a subi les assauts du temps en se couvrant de moisissure.  La commune de Sarzeau a donc pris la décision de le restaurer et de confié ce travail à Catherine RUEL, restauratrice.

Après deux ans d’absence, le 19 octobre 2021, l’œuvre a retrouvé toute la fraicheur de ses couleurs et accrochée, non plus dans le baptistère mais près de l’autel, pour le plus grand bonheur des fidèles qui pourront mieux l’admirer.

 

Le tableau

"le baptême du Christ par Saint Jean-Baptiste", est une  œuvre classique de 150 x 128 cm, peinte à l'huile sur toile, pleine de symboles (coquille St-Jacques, Saint-Esprit sous forme de colombe).

Jean, cousin du Christ, a annoncé la venue du Messie, il est considéré comme le trait d'union entre l'ancien Testament en sa qualité de dernier prophète et le nouveau Testament comme premier martyr chrétien.

Au loin sur la colline on aperçoit les néophytes qui attendent le baptême que doit leur donner le "Précurseur".

Si on connaît le Sacrifice de Jésus, la fin tragique de Jean-Baptiste est souvent peu connue : il mourut décapité pour avoir reproché au tétrarque de Galilée Hérode Antipas, son mariage incestueux avec Herodiade qui était à la fois sa nièce et sa belle-sœur.

                                                                                                                                                                         

Xavier de Langlais

Né le 26 avril 1906, rue de La Madeleine dans le bourg de Sarzeau., il passe son enfance à Surzur (Cohanno).

Artiste complet, peintre, écrivain, il se veut artisan, exploitant toutes les techniques (peinture, typographie, gravure, céramique, illustrations…), signait ses œuvres en breton Langleiz.

Son œuvre de peintre a été récompensée par le Prix Blumenthal en 1939 et le Prix de New York en 1962.

Son œuvre d’illustrateur est aujourd’hui conservé au Musée de Bretagne à Rennes,

Son œuvre religieuse, (tableau et chemin de croix) peut être admirée dans les 18 églises et chapelles de la Bretagne.

Xavier de Langlais décède à Rennes le 15 juin 1975 à l’âge de 69 ans.     

 

Sources : Commune de Sarzeau – Portail de Langlais : www.delanglais.fr

Crédit photo: Commune Sarzeau

A suivre : Xavier de Langlais

 

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2 septembre 2021 4 02 /09 /septembre /2021 10:00
Photo officielle du Président Valérie Giscard d'Estaing

(Suite article du 13 mai 2021 sur la Vème République)

Troisième président de la Cinquième République française du 27 mai 1974 au 21 mai 1981, il succède à Georges Pompidou.

Communément appelé Giscard ou VGE, il est né le 26 février 1926 à Coblence (Allemagne).

Issu d’une lignée de notables, son trisaïeul Agénor Bardoux (1829-1897) fut ministre de l'Instruction publique (1877-1879), sénateur, membre de l'Institut.

Son aïeul, Jacques Bardoux (1874-1959) fut sénateur, membre de l'Institut.

Après des études au Lycée Blaise-Pascal à Clermont-Ferrand, l’école Gerson, le Lycées Janson-de-Sailly et Louis-le-Grand Paris, il intègre Polytechnique, puis l’ENA (1949-1951)

Parcours politique

Inspecteur des finances, élu député dans le Puy-de-Dôme à partir de 1956.

Secrétaire d’État aux finances (1959-1962), ministre des Finances et affaires économiques (1962-1966), sous la présidence du Général de Gaulle, il exprimera ensuite ses réserves envers le pouvoir gaulliste, notamment lors du référendum de 1969.

Sous la présidence de Georges Pompidou (1969-1974), il occupe à nouveau la fonction de ministre de l’Économie et des Finances.

Il préside alors le FNRI (Fédération nationale des républicains indépendants, deuxième composante de la majorité de droite.

VGE Président

Candidat à l’élection présidentielle de 1974, il élimine au premier tour Jacques Chaban-Delmas et l’emporte au deuxième tour face à François Mitterand, le candidat de l’Union de la gauche avec 50,81% (425 000 voix d’avance. Élection la plus serrée de la Vème République).

A 48 ans, il est le plus jeune président de la République depuis 1895 (Felix Faure)

Prônant une société libérale avancée, il fait voter l’abaissement de majorité civile et électorale (de 21 à 18 ans), la dépénalisation de l’avortement (loi Simone Veil), l’élargissement du droit de saisine du Conseil constitutionnel (permettre à une minorité politique au Parlement de demander le contrôle de constitutionnalité d'une loi) et la fin de la tutelle de la télévision publique.

Sa politique internationale est marquée par le renforcement de la constitution européenne, par l’implication militaire de la France dans la bataille de Kolwezi (Zaïre), l’opération Caban (Centre Afrique) qui renverse Bokassa.

Il développe le projet de train à grande vitesse (TGV), relance l’industrie nucléaire. Les Trente Glorieuses touchant à leur fin, il est confronté des difficultés économiques (choc pétrolier).

Suite à la démission fracassante de Jacques Chirac, il nomme Raymond Barre premier ministre, qui mène une politique de rigueur jusqu’à la fin de son septennal.

En matière d’immigration, il se montre conservateur, créant un contraste avec son image de libéral dans d’autres domaines.

Bien que sa majorité de droite ait remporté les élections législatives de 1978 et qu’il ait longtemps été donné réélu pour un second mandat, il est battu par François Mitterand à l’élection présidentielle de 1981, notamment en raison des réticences du RPR de Jacques Chirac à la soutenir.

L’après l’Élysée

Réélu à l’Assemblée nationale, président du conseil régional d’Auvergne, élu à la présidence de l’UDF (Union pour la Démocratie française), il est l’un des principaux dirigeants de l’opposition au pouvoir socialiste. Fervent partisan de la construction européenne, il est élu député européen et président de la Convention sur l’avenir de l’Europe.

Auteur de plusieurs essais et romans, il est élu à l’académie française en 2003.

En 2004, VGE se retire de la vie politique pour siéger au Conseil constitutionnel, dont il est membre de droit et à vie en tant qu’ancien président de la République.

Il devient en 2017 le président de la République française à la plus grande longévité.

VGE, décède à Authon (Loir et Cher – 41), le 02 décembre 2020 des suites de la Covid.

Décorations et distinctions.

Grand-Croix de la Légion d’honneur et de l’Ordre national du Mérite. Chanoine d’honneur de Saint-Jean-de-Latran (1978), médaille de Nansen, Prix de la fondation Onassis (Athènes, 2000), Prix du Trombinoscope de la personnalité politique 200, Médaille d’or de la Fondation Jean Monnet pour l’Europe (Lauzanne-2001), Bailli grand-croix d’honneur et de dévotion de l’ordre souverain de Malte.

Œuvres

Démocratie française (1976), Deux Français sur trois (1984, 2e éd. 1985), Le pouvoir et la vie (1988), L'Affrontement (1991), Le Passage (roman, 1994), Dans cinq ans, l'an 2000 (essai, 1995), Les Français, réflexions sur le destin d'un peuple (2000), La Princesse et le Président (2009).

Illustrations familiales

Marié le 17 décembre 1952 à Mlle Anne-Aymone Sauvage de Brantes (4 enfants : Valérie-Anne [Mme Bernard Fixot], Henri, Louis, Jacinte [Mme Jacinte Giscard d'Estaing]).

 

A suivre : Jacques Chirac. Sources : Documentations, Gouv.fr

 

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25 juillet 2021 7 25 /07 /juillet /2021 16:55

Le Phare de Port-Navalo

Phare de Port-Navalo

Superbe balade à faire : le tour de la pointe de la presqu’ile de Rhuys sur le chemin de la corniche, ancien chemin des douaniers de Port-Navalo. Depuis le dessus d’un ancien bunker, assis sur le banc, la vue des bateaux entrant ou sortant du golfe est un véritable spectacle, voir les bateaux lutter contre le courant… où se laisser glisser.

Magnifiques vues le long de ce chemin sur les Iles d’Houat, Hoëdic, Belle-Île, sans oublier la presqu’ile de Quiberon.

Une voie d’accès bien connue aujourd’hui, mais qui n’a pas toujours été sans risque.

Le phare de Port-Navalo, fait face à Locmariaquer, marque l’entrée du golfe du Morbihan, et l’alignement avec le phare de la ‘Teignouse’ trace l’axe permettant d’entrer sans encombre dans le golfe du Morbihan.

Ancien chemin des douaniers

Phare de Port-Navalo

L’emplacement de ce phare, fut au départ sujet à d’âpres discussions entre l’administration qui veut éclairer l’entrée du golfe et les marins qui souhaitent se protéger du dangereux chenal de la Teignouse entre Houat et Quiberon.

Les marins souhaitaient que le phare soit sur le haut du Petit Mont, les bureaucrates ont finalement implanté en 1840 une petite maison-phare à l’entrée du golfe sur les hauteurs d’Arzon face à la pointe de Kerpenhir à Locmariaquer. Celle-ci subit quelques travaux de modernisation en 1865.

Au XIXe siècle, le trafic augmente encore et on se rend compte que sa portée est trop faible. Une seconde tour est construite, accolée au pignon opposé de la maison de fonction, en 1895. Sa portée est beaucoup plus puissante, mais n’a pas suffi à sauver le cuirassé France en août 1922. Celui-ci effectuait des manœuvres au large de Quiberon et voulait rentrer à marée basse lors d’un coefficient de 106 et à 1h du matin, il s’éventre sur une pierre inconnue des cartes maritimes. Naufrage qui fit trois morts.  La coque fut découpée 16 ans plus tard en 1938 et l’épave enlevée en 1958 !!

Deux phares à Port-Navalo.

Le phare originel est la plus petite des deux tours visibles de part et d’autre de la maison du gardien. Datant de 1840, doté d’un feu fixe blanc placé à 10 mètres de haut, renforcé en 1864 en direction de la Teignouse. Ce phare fonctionna à l’huile végétale jusqu’en 1875, puis à l’huile minérale jusqu’à son extinction.  Mais il n’était pas assez haut pour qu’il soit efficace.

Deux paramètres conditionnent l’efficacité d’un phare : Une hauteur qui dépasse l’horizon et une lampe de puissance adéquate pour être visible de loin tout en économisant l’énergie.

De ce fait, en 1895, une nouvelle tour de 21 mètres fut construite, hauteur de la focale : 18,9 mètres. Son altitude de base est de 12,9 mètres.

Ce second phare fonctionna à la vapeur de pétrole jusqu’en 1930, date de son électrification. Automatisé en 1982, la lanterne (focale de 0,25) est actuellement équipée d’une lampe à halogène de 180 w (secourue par une lampe halogène de 90w) qui qui porte à 14,4 milles (environ 27 km) d’un feu blanc, rouge et vert à trois occultations toutes les douze secondes.

Il revient de loin.

Durant l’occupation l’armée allemande considère ce phare comme secondaire, le laisse à l’abandon et démonte l’optique en 1942 et veut le dynamiter en 1944. Grâce à l’ingénieur, monsieur Le Net, il ne fut pas détruit. Celui-ci a su convaincre l’occupant par cette phrase célèbre : « Les phares n’appartiennent à personne car ils servent à épargner les vies des marins de toutes les nations et celles de leurs passagers ».

Passage et phare de la Teignouse

Le courant vers Port-Navalo

On ne peut parler du phare de Port-Navalo, sans parler du passage de la Teignouse et de son phare.

Le passage de la Teignouse, le plus dangereux du Morbihan est le détroit qui sépare l’île de Houat et la presqu’île Quiberon, il est signalé aux marins par le phare portant le nom du rocher sur lequel il est construit.

En effet, chaque phare en mer de France possède le nom du rocher sur lequel il est construit, à l’exception du phare de Kéréon à Ouessant, qui porte le nom de la famille des donateurs qui l’ont financé.

Le phare de la Teignouse

Phare de la Teignouse (image internet)

Il porte donc le nom de la plus grosse roche d’une bande de plus d’un kilomètre que les marins appelaient autrefois « La Teigneuse ».

Situé au large de la pointe du Conguel au sud-est de Quiberon, c’est le premier phare en mer construit dans le Morbihan. Son emplacement est stratégique puisque pour franchir ce fameux passage il faut virer dans trois chenaux successifs qui, selon les marées, peuvent créer un goulet hydraulique extrêmement puissant et dangereux. A marée basse le fond est de 10 mètres et le double à marée haute. Ce passage permet l’accès à la fois à Quiberon, Houat, Belle-Île et le Golfe du Morbihan. C’est dire l’importance du phare pour tous les navires qui naviguent dans les parages !

Les travaux de construction débutent en 1843, 5ème phare construit au large des côtes françaises, la technique n’est pas encore au point et les conditions de construction sont difficiles. Durant les premières années de mise en service, les pannes dues à cause d’une mauvaise rotation des optiques, sont fréquentes.

Grâce à l’invention géniale de FRESNEL :  faire flotter l’optique sur un bain de mercure, ce qui évite les frottements et le grippage, il sera en 1886 le premier phare au monde doté de cette invention.

Fresnel, avait inventé une lentille à échelon (dite lentille de Fresnel – 76 cm de côté et 92 cm de focale), en 1822 pour remplacer les miroirs utilisés dans l’éclairage des phares de signalisation marine. Dès 1823, les phares en furent rapidement équipés, le premier fut le phare de Cordouan dans l’estuaire de la Gironde.

Fonctionnement du phare

Il fonctionne à l’huile végétale, puis minérale à partir de 1875, passera à la vapeur de pétrole en 1904, et électrifié en 1983, il est automatisé la même année. Aujourd’hui, il possède des panneaux photovoltaïques.

A la base du phare, deux gardiens y vivaient pendant plusieurs mois consécutifs, dans des conditions difficiles dues aux logements trop proches du niveau de la mer, qui les rendaient froids et humides. L’eau, la condensation ruisselant à l’intérieur des pièces, les postulants ne se précipitaient pas à venir…  et y rester !

Caractéristiques :

Hauteur totale : 20,05 mètres

Hauteur de la focale : 16,35 mètres

Altitude de base : 3,2 mètres

Portée : 14,5 milles

Feu : éclats réguliers normaux avec un rythme : L=1s / o=3s / T= 4s, feux fixe d’horizon 360°

Focale de 0,25 at lampe halogène 180W

Source : Ministère de la mer

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19 juillet 2021 1 19 /07 /juillet /2021 15:32

(7). Balade dans le Finistère – Douarnenez

Roi Grandlon

Après la Pointe du Raz, Douanenez, la cité des « Penn Sardin ».

Tête de pont d’un riche arrière-pays agricole, Douarnenez s’ancre au fond d’une des plus belles baies de Bretagne à laquelle elle a donné son nom « Douar an Enez ».

Les romains y fabriquaient déjà le ‘garum’, ce jus de poisson fermenté qui servait, dans toute l’Empire, à épicer les plats. Au fil des siècles, ce petit port de pêche se développe et devient un centre important mais les troubles de la Ligue en 1595, la Révolte du Papier Timbré en 1675 et les guerres de Napoléon brisent l’essor des « presses à sardines » et du commerce maritime. Aujourd’hui, seules quelques conserveries subsistent encore, ‘la grande pêche’ à la sardine a marqué la cité et vaut toujours aux Douanerais le surnom de ‘Penn Sardines’ (têtes de sardines).

Les conditions de vie des sardinières, les femmes qui préparent le poisson à sa mise en boite sont très pénible et … mal payé.

Douarnenez la rouge

En novembre 1924, éclate la grande grève des ‘Penn Sardin’, menée par les ouvrières des 21 usines de conserveries de la vile. Le mois de décembre voit des incidents entre grévistes et usiniers, ponctués de manifestations et même de fusillades. Le 1er janvier 1925, le maire qui soutient la grève et son neveu échappent de justesse à un attentat, mais le 6 janvier, un accord met fin à la grève… les ‘Penn Sardin’ ont gagnées.  Au cours de cette même année, Joséphine Pencalet, l’une des meneuses du mouvement, est élue conseillère municipale….  Alors que les femmes n’ont pas encore le droit de vote. Considéré comme une anomalie, elle sera vite corrigé, l’élection sera invalidée par les autorités préfectorales au mois de novembre.

Un autre personnage leader du mouvement, Charles Tillon, un des « mutins de la « Mer Noire » (1919), combattant volontaires en Espagne (1936-38), puis dirigeant de la Résistance armée, et ministre à la libération, sera élu en 1925 au Conseil Municipal de la ville.

Musée du port Rhu

Sur l’ancienne ria de Pouldavid, qui sépare Douarnenez et Téboul dans une ancienne conserverie nous découvrons le Port-Musée, véritable conservatoire de bateaux anciens mettant en scène l’histoire des gens de mer. Le « Musée à terre », nous fait voyager par-delaà les continents, découvrir l’héritage maritime de la ville, lié à la pêche et aux sardineries.

Le « Musée à flot », avec ses cinq bateaux :

  • Le Roi Gradlon, ancien baliseur, qui a passé 66 ans au service des Phares et balises du Morbihan.
  • Le Saint-Denys, ancien remorqueur du port de Faimouth, en Cornouailles anglaise, évoquant la vie des ports, les manœuvres et la motorisation à vapeur.
  • L’Anna-Rosa, caboteur norvégien centenaire, évoque le grand cabotage européen florissant au XIXe siècle.
  • Le Dieu-Protège, sablier de la mer d’Iroise ayant contribué à l’effort de reconstruction de la ville Brest, après la seconde guerre mondiale.
  • Le Nizwe, (bateau privé), caboteur à voiles utilisé depuis des millénaires pour le commerce dans l’Océan Indien.

Douarnenez : berceau du Kouign amann

Nous sommes en 1860, Yves-René Scordia, boulanger à Douarnenez, ce serait un peu ‘planté » dans les proportions pour la fabrication d’un gâteau breton. A cette époque, la farine était rare alors que le beurre abondait. Notre brave homme mélange quatre cents grammes de farine pour trois cents grammes de beurre et trois cents grammes de sucre. La pâte est ratée, mais le boulanger, ne voulant pas perde la marchandise, la fait cuire. Le résultat dépasse ses espérances il en ressort un gâteau compact est succulent, le Kouign amann est né. Les touristes s’en régalent, ils en ramènent même de retour de vacances à Paris. Aujourd’hui on le déguste dans le monde entier mais le Kouign amann reste douarneniste.  L’histoire ne dit pas si le boulanger Douarnenais a fait fortune…

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13 juillet 2021 2 13 /07 /juillet /2021 05:08
La Route du Vent

Elle peut commencer au nord par la pointe du Raz, ou au sud par le phare de Penmarc’h, longeant au plus près le littoral.

Elle nous invite à contempler des panoramas de paysages marins et ruraux, c’est ‘la route du vent solaire’.

Elle porte bien son nom, comme le vent, elle change souvent d’orientation. Ainsi, elle amène le regard à découvrir le Pays Bigouden et le Pays Cap Sizun tantôt d’est en ouest, tantôt du nord au sud.

Nous l’avons commencé par le sud à Treguennec pour terminer à la pointe du Raz et la baie des trépassés, où selon la légende bretonne, les âmes du purgatoire étant errantes, celles des noyés s’y réunissent.

Protéger par ses deux pointes, la baie des trépassés n’a rien de lugubre, même si la mer d’Iroise, terriblement dangereuse, ramène régulièrement les corps des naufragés. Cette baie est superbe et ce jour, le temps était clair, nous avons pu voir le phare de Tévennec.

Alias ‘les portes de l’enfer’, ce phare est un lieu hanté et maudit ! Le premier gardien sombre dans la folie… En trente ans pas moins de vingt-trois gardiens aguerris vont habiter successivement ce phare et tous vont demander leur mutation après avoir été victimes d’apparitions lugubres et de phénomènes inquiétants… Les ouvriers lors de sa construction en 1869 entendaient sans cesse des hurlements soupirants « kerzh kuit » (« va-t’en » en breton).

Gardien de phare, un métier dantesque.

Les phares étaient classés par les gardiens en 3 catégories ;

  • Paradis, si le phare était sur le continent.
  • Purgatoire s’il était sur une ile et
  • Enfer s’il était en pleine mer.

L’enfer, ici, ce n’est pas « les autres », mais la solitude, qui pèse lorsqu’on est isolé par une tempête !

Un autre phare dans la mer d’Iroise, celui d’Ar-Men (« le rocher » ou « la pierre » en breton), le plus dangereux du monde, a fait l’objet d’une littérature abondante, dont ‘Tempête sur Armen de JJ. Antier et le récit de JP Abraham, qui fut gardien de phare à Ar-Men de 1959 à 1963.

La pointe du Raz

Pointe du Raz

Chef-d’œuvre de la nature. Entre lande et océan, on découvre la grandeur du panorama du Raz de Sein, bien connu des marins, avec ses phares de la Vieille et de Tévennec et la fascinante île de Sein.

La Croix Celtique

Cette Croix Celtique, située à la pointe du Raz, réalisée par un compagnon du devoir représente le Cap Sizun et la Bretagne. Sculptée en 2000 par Gildas Castrec.

 

A suivre : Douarnenez : Berceau du Kouign Amann

 

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7 juillet 2021 3 07 /07 /juillet /2021 09:34

Le Dolmen de Kerrugou 

Shéma de la Kerugou

L’homme façonne son environnement.

Six mille ans avant notre ère, les grands froids des dernières glaciations sont terminés. La mer remonte au niveau des basses mers actuelles et façonne dans la baie d’Audierne, le paysage littoral actuel, avec ses dunes et son cordon de galets.

C’est dans cet environnement doux et forestier que s’installent les premières communautés paysannes.  La géographie des mégalithes indique qu’elles privilégient les abords côtiers.

A proximité des villages, les meilleures terres sont déboisées par brûlis, puis ensemencées de céréales et de légumineuses.

Les paysans taillent et polissent des pierres dont ils font des haches, des herminettes ou des houes pour accomplir les travaux agraires.

L’agriculture et les conséquences socio-économique qui l’accompagnent : sédentarisation, spécialisation du travail, hausse de la démographie, forgent une société hiérarchisée, dépendante des conditions naturelles et astreinte à un travail journalier.

Enterrer ses morts

Homo Sapiens (l’homme moderne), Homo Neanderthalensis (l’homme de Neandertal) enterraient déjà leurs morts. En s’implantant durablement dans des régions, les hommes modernes peuvent alors conserver, dans des espaces dédiés, aux restes de leurs défunts.

D’abord enterrées à l’intérieur ou à proximité des maisons, les dépouilles sont progressivement séparées des espaces de vie quotidienne.

Les premières nécropoles apparaissent : Menhirs, dolmens, tumulus… Certaines populations ont recours à la crémation.

Le dolmen de Kurugou

Restauré en 1938, le dolmen de Kurugou, est une tombe à couloir en T, daté d’environ 3500 ans avant Jésus-Christ,

Lors de fouilles en 1875, la mise à jour d’un type de poterie et des céramiques ornées de nervures verticales que l’on retrouve dans l’ensemble du sud de la Bretagne, semble identifier un même groupe culturel appelé le groupe de Kerugou.

Trois types fondamentaux de dolmens

  • Les dolmens simples, la chambre ouvre directement sur l'extérieur. Généralement composés de deux à trois orthostates (pierre dressée, plantée à la verticale) et d'une dalle de chevet. La chambre ainsi définie est de forme rectangulaire (dolmen dit de « type A ») ou polygonale (dolmen dit de « type B »).

Ce type de dolmen est très répandu dans le sud-ouest (Aveyron, Lot) et le centre de la France (Puy-de-Dôme). Sa construction connaît parfois des adaptations spécifiques localisées :

  • Dolmen avec chambre compartimentée (Nécropole mégalithique de la Pointe du Souc’h)
  • Dolmen à cabinet latéral où de petites cellules sont adossées à la chambre.
  • Les dolmens à couloir, parfois appelés tombes à couloir ou dolmens à galeries. L’entrée de la chambre communique avec l’extérieur par un couloir. Ce type de dolmen connaît de nombreuses déclinaisons locales :
    • Dolmen en « V » qui se caractérise par une chambre trapézoïdale raccordée sans rupture au couloir d’accès.
    • Dolmen transept se caractérise par un couloir conduisant à une chambre terminale précédée d’un double jeu de chambres latérales dessinant une croix de Lorraine.
    • Dolmen coudé, la chambre et le couloir dessinent une équerre (fréquent dans le Morbihan).
    • Dolmen Angevin, ou dolmen à portique, construction de taille monumentale composée d’une grande chambre précédée d’une antichambre surbaissée.
    • Dolmen angoumoisin (Bougon dans les Deux-Sèvres)
  • Dolmen en allée couverte, se caractérise par une chambre très allongée, distincte ou non du couloir. Ce type de dolmen se retrouve avec des adaptations régionales en Bretagne.

Enterrer ses morts est un marqueur essentiel de l’humanité.

 

Sources : Inventaire des mégalithes de la France, Sylvie Amblard., « Histoires de mégalithes, Jean-Noël Guyodo et Audrey Blanchard enquête à Port-Blanc (Saint-Pierre-Quiberon, Morbihan).  Bretagne mégalithique, Gwenc’hlan Le Scouëzec & Jean-Robert Masson.

A suivre :Pointe du Raz : Croix Celtique 

 

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1 juillet 2021 4 01 /07 /juillet /2021 06:01

Le calvaire de Tronoën

Calvaire de Tronoën

Terre de grande ferveur religieuse la Bretagne compte de nombreux calvaires, dont 7 calvaires monumentaux.

Différents dans les détails, ils ont en commun un socle imposant, supportant un statuaire et dominé par 3 croix.

Évangile de pierre ou « Évangile des pauvres », c’est une bande dessinée en granite, créé pour l’instruction du peuple.

Témoignage des paroisses pour glorifier Dieu, les calvaires monumentaux furent construits de 145 à 1610 environ.

Le calvaire

Le calvaire est en granit, sauf pour les scènes de la Visitation, de la Nativité et des Rois-Mages, qui sont en Kersanton (une roche plus facile a sculpter et plus résistante à l’érosion).

Composé d’un socle à base rectangulaire de 4,50m sur 3,10m et d’une double frise qui se lit de bas en haut et dans le sens inverse des aiguilles d’une montre en commençant par la « façade est », au niveau de la stèle située devant le calvaire.

Les scènes du calvaire

L'ange de la tendresse

Quatre scènes sont remarquables :

La représentation de la Vierge dans sa maternité, allongé dans son lit, les seins nus, les cheveux défaits, et rare.

La présence des Mages (courante en Bretagne), permet de dater les sculptures en étudiant l’aspect vestimentaire des sculptures.

La descente de Jésus aux enfers où Adam et Ève viennent à sa rencontre en sortant de la gueule de l’engoulant (ou rageur, tète d’animal réel ou imaginaire).

L’ange de la tendresse, tout sourire, soulevant la chevelure du crucifié (très rare dans la représentation du Christ en croix).

Face EST

Le calvaire coté EST

Sur la partie supérieure on découvre les 3 croix, Véronique et le voile de la Face, la Piéta.

Sur la partie médiane on aperçoit la descente aux Limbes, l’apparition de Jésus à Marie-Madeleine et la flagellation.

Dans la partie inférieure, le lavement des pieds, Jésus au jardin des Oliviers et l’Annonciation.

Face SUD

Façade SUD

La partie supérieure représente la Résurrection et un soldat seul et le jugement dernier, La Cène (Jean, le Christ et quatre apôtres) ornent la partie inférieure.

Face OUEST

Côté OUEST

Un moine, la Vierge au pied du Calvaire, la Croix du Christ sont représentés sur la partie supérieure.

Comparution devant Pilate, Jésus entre deux soldats, le portement de la Croix sont ciselésr dans la partie médiane.

Sur la partie inférieure, la présentation au temple pour la circoncision.

Face NORD

Face NORD

Sculptée sur la partie supérieure, la Vierge soutenue par 2 Saintes Femmes et la Dérision ou le Christ outragé.

Sur la partie inférieure, la Visitation de Marie à Élisabeth, la Nativité avec la Vierge aux seins nus et la présentation aux Rois Mages.

La chapelle de Beuzec.

Chapelle de Beuzec

Située sur le côté du calvaire, la chapelle de Beuzec. Paroisse jusqu’à la révolution, Beuzec avait alors une vaste église dédiée à Saint Budoc, Maître de Saint Guénolé.

De cet édifice du XIIe siècle ne subsiste que le cœur, la nef étant tombée.

A l’est de la chapelle se dresse ‘Ar groas Veur’, stèle christianisée, rappelant l’ancien culte celtique.

Stèle 'Ar gros Veur'

A environ 200m de la chapelle en plein champ se trouve le dolmen de Kerugou.

A suivre : Le dolmen de Kerugou  

 

 

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28 juin 2021 1 28 /06 /juin /2021 14:47
Plaque commémorative sur la maison des frères Ruellan (aujourd'hui bibliothèque annexe St Malo) Crédit photo: Wikipédia)

 Ces fratries décimées

De toutes les familles décimées au cours de la Grande Guerre, c’est incontestablement la famille Ruellan de Paramé (aujourd’hui rattachée à St Malo), qui en fait la fratrie française ayant eu le plus de morts pendant le conflit. Sur dix-huit enfants, dix frères partirent au front, six y tombèrent, un sera grièvement gazé.

Le 2 août 1914, jour de l’ordre de mobilisation générale, treize des dix-huit enfants sont encore vivants : dix frères et trois sœurs. Sans hésiter Stanislas revient des États-Unis, André d'Uruguay et Bernard d'Algérie dans son uniforme des Zouaves.

Les six frères morts au front :

  • Le premier à tomber au champ d’honneur est Bernard, 27 ans, adjudant-chef au 3e régiment de zouaves de marche, fauché le 17 février 1915 en portant secours à un camarade blessé, à Roclincourt (Pas-de-Calais).
  • Trois mois plus tard, presque jour pour jour, le 15 mai 1915, André, 30 ans, sergent au 7e régiment d’infanterie coloniale est tué dans la Marne.
  • Huit mois plus tard, Henri, 24 ans, brigadier au 7e régiment d’artillerie, est enseveli vivant le 17 février 1916 dans sa casemate de la forêt de Hesse, près de Verdun (Meuse)
  • Louis, 38 ans, capitaine au 308e régiment d’infanterie, père de six enfants, succombe le 22 novembre 1916 à Ablaincourt (Somme).
  • 31 mai 1918 : Berchmans, 28 ans, lieutenant au 23e régiment de chasseurs à pied tombe à Poperinge en Belgique.
  • Jules, l’ainé dit l’abbé Julius (il est curé), capitaine au 93e régiment d’infanterie est frappé d'une balle à Sainte-Marie-à-Py (Marne), le 1er octobre 1918.

Les deux frères morts des suites de la guerre :

  • Xavier, lieutenant au 223e régiment d’artillerie est gazé le 1er mars 1918, décède le 8 janvier 1930 des suites de son intoxication.
  • Auguste, né en 1877, est réformé en 1917. Il décédé en 1938, après une paralysie de plus de vingt ans.

Les rescapés :

Les deux soldats rescapés du champ de bataille sont Stanislas et Charles.

  • Stanislas, sous-lieutenant au 129e régiment d’infanterie, détaché à la mission française près de l’armée hellénique.
  • Charles, après la guerre deviendra député d’Ille-et-Vilaine de 1919 à 1924.

Les trois sœurs :

Deux des trois sœurs, Yvonne, née en 1872 et Madeleine née en 1893, servent comme infirmières à l’hôpital installé à Notre-Dame-des-chênes, pendant la guerre.

Outre la famille Ruella avec six tués et un gazé, plusieurs autres familles nombreuses ont aussi été décimées.

Beaucoup de membres de familles nombreuses ont dû être mobilisés et il est probable que le nombre de ces grandes familles décimées soit plus important.

Plaque commémorative sur la maison des frères Jardot (Evette-Salbert 90) Crédit photo: Wikipédia
  • Les frères Jardot

Les cinq frères Jardot, (Léon-Armand-Joseph-Aristide-Paul), d’Evette-Salbert (Territoire de Belfort), sont tous morts pour la France entre 1914 et 1915. Un sixième frère a survécu après avoir été retiré du front grâce à l’intervention de l’instituteur du village qui a signalé ce drame aux autorités militaires.

  • Les cinq frères Tramaille, mobilisés sur le front, dont quatre ne reviendront pas (Jean-Philibert-Claude-Jean Marie, dit Marius-François). Louis, exempté (cardiaque), décédera en 1924.

Les frères Monnin d’Ecuelles, quatre tués sur six frères mobilisés

150 francs pour les veuves de guerre

Les veuves de guerre en 14-18 se voyaient remettre 150 francs pour la perte de leur époux s'il était tué au front, ce qui équivaut aujourd'hui à 25 718,15 euros.

Certaines n'ont pas eu cette chance, celle dont le fiancé a été tué sur le front avant qu'elle ne se marie".

D'autres n'y ont pas forcément eu droit car leurs maris gazés ne sont morts qu'après l'armistice, voire des années après.

Les familles Étrangères

Les familles Étrangères, n’ont pas été épargnées. Ainsi lors de la seconde mondiale :

  • Frères Sullivan, cinq marins américains issus d'une même fratrie, morts lors du naufrage de l'USS Juneau en novembre 1942.
  • Frères Niland, quatre frères américains, dont deux furent tués au combat et un porté un temps disparu lors de la Seconde Guerre mondiale, histoire qui inspira le film Il faut sauver le soldat Ryan.
  • Frères von Blücher, trois soldats allemands issus d'une même fratrie, morts le même jour, lors de la Bataille de Crète.

                                                                

Sources : Les frères Ruellan, martyrs de 14-18, France Ouest 9/11/011- 24/7/014 – BNF

A suivre : Le grand calvaire de Tronoën

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25 juin 2021 5 25 /06 /juin /2021 16:04

Plozévet

Continuant notre route, à la « frontière » du Pays Bigouden et du cap Sizun, nous traversons au cœur de la Baie d’Audierne, qui s’étend de la Pointe du Raz à la pointe de Penmarc’h, le village de Plozévet.

A la vue des différents monuments, une halte s’impose. Nous ne serons pas déçus.

Ensemble des monuments

Au centre du village dans un enclos joliment aménagé, l’église avec le monument aux morts et le mémorial 1939-1945, le mémorial Indochine, Algérie

Le monument aux morts :

Le monument aux morts 1914-1918 Plozévet
Le monument aux morts 1914-1918

Monument atypique et émouvant. Une longue pierre de plus de neuf mètres qui a été extraite du sol au sud du bourg, transportée jusqu'à l'enclos paroissial et inaugurée le 12 septembre 1922.

A côté se trouve la statue, représentant Sébastien LE GOUILL qui perdit trois fils et un gendre lors de ce conflit. Ce brave homme fut à l’origine de la loi dispensant un frère d’aller à la guerre si un autre y était déjà.

Plus de 200 noms gravés révèlent le sacrifice des combattants.

A côté du monument aux morts se dresse le mémorial de la guerre 1939-1945, inauguré le 11 novembre 1950. Œuvre dû au sculpteur René QUILLIVIC (il a également sculpté le monument de Fouesnant). Il représente une tête de bigoudène.

"Les Sonneurs" au Bourg

Quivllivic
Hommage aux sonneurs

En hommage aux nombreux sonneurs plozévétiens. Après de multiples pérégrinations la statue de bronze ’des sonneurs’ a enfin trouvé sa place près de l'office du tourisme.

Cette œuvre, inaugurée en 1937 par le ministre de l'éducation nationale Jean ZAY fut sculptée par René QUILLIVIC

L’église paroissiale des XVe et XVIe

L'église paroissiale est dévouée à Saint Démet. Surmontée d'un clocher gothique. La nef avec son bas-côté date de la toute fin du XVIe et est séparée du transept par un arc diaphane. Une inscription a récemment été découverte indiquant 1750 pour la construction de la charpente.

La façade ouest est du début du XVe tandis que la file de colonnes provient d'un édifice antérieur remontant probablement au XIIIe. De part et d'autre du portail sud une fontaine.

A l'intérieur de l'église cinq arcades dont quatre romane et une gothique séparent la nef de son bas-côté. A noter des fonts baptismaux très anciens avec une curieuse tête de démon.

L'église abrite des statues anciennes dont un saint Démet en évêque, une ancienne Piéta (du XVe), Saint Alar, statue (XVIe), tenant une patte de cheval qu'il a coupée pour mieux la ferrer.

Fontaine St Théleau

A quelques pas de l’église, la fontaine de Saint Théleau, réputée pour guérir des fièvres ainsi que le monument en hommage aux ‘Sonneurs’.

Fouesnant – Plozévet

Deux villages bretons dont les monuments aux morts rendent non seulement hommage à ceux qui ont donné leur vie pour notre liberté, mais par leurs sculptures ont symbolisé les souffrances d'une mère, d’un père dont la fratrie a été décimée.

Ces deux familles bretonnes, ne sont pas les seules dans ce cas, certaines familles ont perdu 5, 6 enfants dont la famille Ruellan, symbole national de la fratrie française ayant eu le plus de morts pendant le conflit de la Grande Guerre.

 

A suivre : Ces fratries décimées.

 

 

 

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20 juin 2021 7 20 /06 /juin /2021 11:00

 Fouesnant

Eglise St Pierre

Petite balade ’généalogique’ de quelques jours dans le Finistère… et découverte de la région.

C’est à Fouesnant, village qui comptait environ 3400 habitants en 1914 et perdit 180 de ses enfants pendant la Grande Guerre, que nous avons retrouvé nos trois vétérans, morts pour la France.

Histoire de ce monument

Comme presque toutes les communes de France, dès la fin de la guerre de 14-18, les municipalités ont souhaité rendre hommage à leurs morts en élevant un monument à leur mémoire.

En 1920, le comité de Fouesnant en charge du "monument" décide qu’il symbolisera les souffrances d'une mère fouesnantaise en costume de deuil dans une attitude de résignation et de prière.

Parmi les Fouesnantaises, Marie Jeanne Nézet a non seulement perdu 3 de ses enfants (Jean, Pierre et Christophe) mais un autre fils, Yves, gazé et un de ses gendres revenu invalide, ayant eu les pieds gelés au front.

Le comité choisit donc cette femme qui représentera ce symbole, œuvre de René Quillivic, statuaire originaire de Plouhinnec.

Le poème que lui a consacré Marcelle Duba en constitue la meilleure description :

                       C’est la vieille maman de la terre Bretonne,
                       Qui pleure sur ses fils tombés au champ d'honneur,
                       Visage buriné par l'âge et la douleur,
                       Que je veux saluer sous le ciel monotone.
                       Seule...Point de soldat ou d'ange qui claironne,
                       Monument sobre, unique et de telle valeur,
                       Qu'on admire en passant la femme et le sculpteur,
                       Déposant à leurs pieds une même couronne.
                       Adossée à l'église et face au cimetière,
                       Coiffe de deuil, debout, recueillie, en prière,
                       Marie Jeanne, mère immortelle de Fouesnant,
                      Du pays tout entier n'est-elle pas l'image?
                      Gravité, force et grâce, où l'esprit va glanant,
                      Des bois remplis d'oiseaux aux féeriques rivages."

 

Moment de grande intensité et d’émotion à la lecture des 180 héros pour découvrir le nom de nos aïeux gravés dans la Kersantite (roche magmatique filonienne) du monument.

LAHUEC Corentin et Yves - LANNURIEN Emile

Le tout premier monument aux morts a été érigé le 11 novembre 1919, un an après l'armistice. Il se trouve sur la commune de Peyrieu, dans l'Ain.

C’est un couple d'Américains, les Hoff, vivant alors à Peyrieu (01), qui ont eu l'idée de faire ériger un monument à la mémoire des soldats défunts de la petite commune. Sur la pierre, 38 noms sont gravés... 

Et c’est le dernier monument aux morts de la guerre 14-18 fut érigé au Père Lachaise, le 11 novembre 2018, à l'occasion des commémorations du centenaire de l'Armistice.

La Ville de Paris, ne possédait pas encore de Monument dédié aux 94 415 morts et 8 000 disparus parisiens, de la Grande Guerre de 1914-1918.

 

A suivre Plozévet

 

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