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18 juin 2021 5 18 /06 /juin /2021 15:18
Crédit Photo: Ouest France

L’Océan Austral

Au temps où les leçons de géographie, ne s’appelaient pas encore sciences de la Terre, nous avons appris que la planète bleue comportait quatre océans : l’Atlantique, le Pacifique, l’Indien et l’Antarctique.

Les eaux entourant le continent le plus au sud étaient considérées comme une extension ces océans Atlantique, Pacifique et Indien.

C’est en 1915, que les cartographes de la Société Nationale Géographique ont commencé à établir les cartes des quatre océans.  Le réchauffement climatique et la fonte des glaces, ont conduit l’organisation à créer l’océan Austral, 5ème océan de la Terre, reconnu officiellement, mardi 8 juin 2021.

Nous savons qu’à cause de la montée des températures, plus d’un tiers de la banquise de l’Antarctique peut s’effondrer (le 13 mai, le plus gros iceberg du monde c’est détaché de la barrière de Ronne, située à l’ouest du continent de l’Antarctique), Longueur 170 km, largeur 25 km, (15 fois la surface de Paris). Notons toutefois que dans ce cas n’a rien à voir avec la montée des températures).

Le réchauffement et la fonte des glaces, ne suffisent pas à créer un nouvel océan, il faut également d’autres critères : posséder un courant distinct des autres océans, ainsi qu’un écosystème marin unique.

Ce nouvel océan, L’OCEAN AUSTRAL, respecte toutes ces conditions, puisque les eaux situées au sud du courant circumpolaire antarctique sont plus froides et écologiquement distinctes. De plus l’eaux abritent de des milliers d’espèces qui ne peuvent vivres nulle part ailleurs sur terre.

 

Crédit Photo : Ouest France

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15 juin 2021 2 15 /06 /juin /2021 16:50
Credit photo: Kananas

Jeudi 5 juillet, un violent orage s’est abattu sur Meaux et sa région. La foudre est tombée directement sur le monument Américain et le du célèbre visage de la ‘Liberté éplorée’ (voir article du 22/9/2019), il ne reste plus que le menton et divers blocs de pierres ont bougés.

 

Grace au musée et aux amis du musée, cette statue avait été remise en valeur lors de l’inauguration du Musée de la Grande Guerre, le 11 /11/2011.

Inaugurée en 1932, cette œuvre sculpturale de Frederick Mac Monnies et Edmundo Quattrochi, et un lieu de souvenir des heures tragiques de la première guerre mondiale.

Plus d’un million de citoyens américain avaient participé à la souscription de ce mémorial de la première bataille de la Marne en septembre 1914.

Ce monument, hommage rendu en retour à l’envoi par la France en 1886, de la statue de la Liberté de Frédéric Bartholdi est pour les meldois un symbole.

 

Nous sommes attristés devant l’ampleur des dégâts, mais les amis du musée et son conseil d’administration, ainsi que la ville de Meaux sous la présidence de son maire Jean-François Copé, vont tout faire pour qu’une restauration ait lieu afin que les meldois puissent retrouver cette œuvre.

Nous pouvons tous aider les amis du musée par des messages de soutien et autres.

Les Amis du musée :

SAM2G

Rue Lazare Ponticelli – 77100 Meaux

Site : https://www.museedelagrandeguerre.eu

 

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30 mai 2021 7 30 /05 /mai /2021 18:38

Bonne fête à toutes les mamans.

Les premières traces écrites de la fête en l’honneur des mères, remontent à l’antiquité.

Les Grecs, Rhéa, mère des dieux, était célébrée lors de cérémonies printanières, les Romains fêtaient les matrones le 1er mars, les Cybèle (équivalent romain de Rhéa) le 25 mars. Tous fêtaient de cette façon le printemps, symbole de renouveau, de renaissance et de fertilité.

Chez les chrétiens aussi, ce symbole a longtemps perduré. Chaque année, au moment du quatrième dimanche de Carême, les croyants allaient prier dans l'église "mère", la plus importante de leur région. Il s'agissait de célébrer de manière particulière un passage d'un chant grégorien, l'introït, qui évoque le lait maternel. 

Le Moyen Âge voit disparaître en Europe cette célébration au profit du culte d’une mère, celle du Christ. Mais honorer la Vierge Marie ne peut être associé à une « fête des Mères » en raison des questions théologiques sur sa virginité. 

En Angleterre on trouve des écrits du XVe siècle, parlant du Mothering Sunday (dimanche des mères, en français).

Le Mothering Sunday aurait repris la tradition des chrétiens, qui célébraient la maternité le quatrième dimanche de Carême. 

La tradition réapparaît en Angleterre au XVIème siècle. Le « mothering Sunday », dimanche des mères, est institué pour donner le droit aux domestiques des grandes familles anglaises d’avoir un jour de repos par semaine afin de se retrouver en famille. Les fidèles avaient l'obligation de se rendre à leur église "mère", soit la plus proche cathédrale ou église importante de leur secteur d’habitation.

Chaque pays et chaque époque à sa façon de mettre à l’honneur les mères.

Les mamans sont célébrées en mars de l'autre côté de la Manche, tandis qu'outre-Atlantique, la fête a lieu le deuxième dimanche de mai (c'est aussi le cas en Belgique, Suisse ou encore Espagne).

Dans la majorité des pays, la Fête des mères a lieu le deuxième dimanche de mai. 

En revanche, au Royaume-Uni et en Irlande, elle est célébrée trois semaines avant Pâques, à la mi-mars.

Enfin, dans plusieurs pays du Moyen-Orient, la fête des mères prend place lors de l’équinoxe de mars.

Un peu partout dans le monde, la Fête des mères a lieu le 2e dimanche de mai.

Aux États-Unis

 « J'espère et je prie pour que quelqu'un, un jour, trouve une journée commémorative des mères en sa mémoire pour le service inégalable qu'elle rend à l'humanité dans tous les domaines de la vie. Elle y a droit », déclare Ann Reeves Jarvis (1832-1905) qui consacra sa vie à mobiliser les mères pour qu'elles s'occupent de leurs enfants et que leur travail soit reconnu.

Très active au sein de l'Église épiscopale méthodiste, elle dirige des clubs de travail pour la fête des mères.

Elle s’emploie à lutter contre les taux élevés de mortalité infantile et juvénile, principalement dus aux maladies qui ravageaient leur communauté à Grafton, en Virginie occidentale.

Après sa mort en 1905, sa fille Anna promet de réaliser le rêve de sa mère. La première fête des mères est célébrée en 1908 à l'église méthodiste Andrews de Grafton.

Elle choisit le deuxième dimanche de mai pour qu’il soit toujours proche de la date du 9 mai, jour du décès de sa mère. En

1910, la fête des mères devient un jour fériée en Virginie occidentale et son succès est tel que dès 1914, le président Wilson la déclare fête nationale.

En France,

Napoléon Bonaparte, aurait évoqué l’idée d’une fête des mères officielle célébrée au printemps sans attachement religieux. Il faut attendre 1897 pour que l’Alliance nationale contre la dépopulation envisage à nouveau la création d’une journée officielle pour célébrer les pères et mères de familles nombreuses. Il aurait confié l’idée à son premier chambellan, M. de Rémusat : « Une fête des mères, des enfants, de la famille, voilà ce que j’aimerais voir en France chaque printemps quand renaît la nature, car c’est à ma mère que je dois tout. »

L’idée n’aboutit pas mais ressurgit à la fin du siècle alors que le déclin de la natalité entraîne la naissance de mouvements familiaux et natalistes. 

En 1897, l’Alliance nationale contre la dépopulation, créée un an plus tôt par le médecin, démographe et statisticien Jacques Bertillon (1851-1922), lance l’idée d’une fête des enfants, afin de mettre en avant l’importance de la fécondité.

Dans cet esprit Prosper Roche, instituteur à Artas, fonde en 1904 une société de secours mutuels « l'Union Fraternelle des Pères de Famille Méritants d'Artas ». Celle-ci prévoit l’organisation d'une journée annuelle pour remettre des « récompenses de haut mérite maternel ». Cette célébration a lieu pour la première fois le 10 juin 1906 dans la cour de l’école de garçons d'Artas, par cette célébration, les Artasiens sont les fondateurs de la fête des mères en France.

En pleine guerre mondiale, le 16 juin 1918, le colonel de la Croix-Laval va instaurer la première « Journée des mères » officielle, à Lyon pour rendre hommage à toutes les femmes ayant perdu un fils dans les tranchées.

Il faudra attendre 1926 pour que le gouvernement français officialise la fête des mères. À l’époque, il s’agit toujours d’encourager la natalité, alors cette première fête des mères officielle porte le nom de Journée des mères de Familles nombreuses et tant pis pour les autres.

La fête des mères sous l’occupation

Sous le régime de Vichy, la célébration de la maternité devient une fête nationale, célébrée le dernier dimanche de mai sous la dénomination de « journée des Mères ». Le régime de Vichy s’empare du thème défendu par les mouvements natalistes de l’entre-deux-guerres  « Travail, Famille, Patrie », en officialisant la journée des mères le 25 mai 1941.

Vichy incite les enfants à la prendre en charge. Ce jour-là, une affiche propagandiste est placardée dans toutes les écoles de France. Le message suivant y est inscrit : « Ta maman a tout fait pour toi, le Maréchal te demande de l’en remercier gentiment… »

La fête des mères aujourd’hui

La France n'a pas suivi la tradition américaine, car le deuxième dimanche de mai est dédié à  Jeanne d'ArcLa Fête des mères a été officialisée par la loi du 24 mai 1950 qui indique dans l’article 1er que “La République française rend officiellement hommage chaque année aux mères françaises au cours d’une journée consacrée à la célébration de la “Fête des mères””. Il n’y a alors plus de notion de famille nombreuse , toutes les mères sont officiellement célébrées. Elle est célébrée chaque année le dernier dimanche mai ou début juin en fonction de la date de la Pentecôte. 

C’est maintenant une tradition, à mi-chemin entre la propagande et l’argument commercial, mais dont le message d’amour reste essentiel de nos jours... car après la fête des mères, il y a celle des pères, chaque troisième dimanche de juin ; celle de la fête des grands-mères, tous les premiers dimanches du mois de mars… Et la mienne le 29 juin !!

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13 mai 2021 4 13 /05 /mai /2021 22:51

Je reprends le cours des articles sur la Vème République, suite de l'article sur J. Chaban-Delmas)

Pierre Messmer

Le président de la République détermine les grandes orientations de la politique nationale et veille à leur mise en œuvre… Le Premier ministre conduit l’application de cette politique et en répond devant le président et l’Assemblée nationale. Il ne saurait exister de hiérarchie au sommet. 

Né le 20 mars 1916 à Vincennes (Val-de-Marne).

Docteur en droit, diplômé de l’École nationale des langues orientales vivantes, Pierre Messmer entre à l’École d’Administration des Colonies en 1938.

En 1940, il rejoint les forces de la France libre. Affecté à la 13e demi-brigade de la Légion étrangère. Chef de section, puis commandant de compagnie, il est engagé dans les expéditions de Dakar puis du Gabon.

Quelques semaines avant son décès, il dit avec humour :"Embarquer clandestinement à trois ou quatre hommes dans un cargo italien de 10 000 tonnes, puis réussir à le détourner vers Gibraltar pour gagner l'Angleterre marque une vie."

Il fait campagne en Érythrée, en Syrie (1941), en Libye avec Bir Hakeim et El Alamein, (deux des plus glorieux combats de la France Libre (1942-1943)) puis est affecté en Tunisie, participe à la libération de Paris, aux côtés de la 2e Division Blindée, fait la campagne de France et la conquête de l'Allemagne.

De nouveau, avec la 13e demi-brigade de Légion étrangère, il fait un rapide passage à la Direction de la mission française à Calcutta.

Parachuté au Tonkin en 1945, il est fait prisonnier par le Viêt-minh.  Après deux mois de captivité il s'évade et rejoint la mission française à Hanoï. Démobilisé, il devient secrétaire général du comité interministériel pour l'Indochine puis, en 1947 et 1948, directeur du cabinet du haut-commissaire de France en Indochine.

Commandant du cercle d'Atar en Mauritanie (1950-1951), il devient le gouverneur du pays (1952-1954), puis de la Côte d'Ivoire (1954-1956).

Nommé haut-commissaire au Cameroun (1956-1958), en Afrique équatoriale française (1958), et haut-commissaire général en Afrique occidentale française (1958-1959).

Sur cette période de sa vie, il écrira : "J’aimais ce métier à aucun autre pareil. J’y serais resté volontiers jusqu’à l’âge de la retraite, mais il m’a quitté pour cause de décolonisation."

Pendant près de dix ans (1960-1969), il est le ministre des Armées de Charles de Gaulle. Élu député UDR de Moselle en 1968, et Maire de Sarrebourg (1968-1992), il est nommé ministre des Départements et Territoires d'Outre-Mer dans le gouvernement Chaban-Delmas en 1971.

L’ancien gouverneur des colonies et grand officier de la France libre, Pierre Messmer est nommé Premier ministre en juillet 1972 par Georges Pompidou où il dirigera trois gouvernements successifs.

Au décès de Georges Pompidou, il poursuit son mandat sous la présidence par intérim d'Alain Poher. Ses fonctions prendront fin en mai 1974.

Pierre Messmer à l’Hôtel Matignon

Après Jacques Chaban-Delmas, le chef de l’État, choisit un homme dont il attend qu’il soit un chef d’état-major de l’action gouvernementale. Au fil des mois, Pierre Messmer supplée de plus en plus le président de la République en raison de sa grave maladie.

Le Premier ministre, qui aime la simplicité et les rapports directs, ramène à dix le nombre de secrétaires d’État.

Pierre Messmer incarne une certaine fermeté jacobine, notamment en décidant de la dissolution, en janvier 1974, des mouvements autonomistes basques ou bretons et en 1973 le mouvement néofasciste "Ordre nouveau" et de la trotskyste "Ligue communiste".

Malgré l’opposition de l’opinion, la vitesse est limitée à 100 km/h sur route, puis le port de la ceinture de sécurité est rendu obligatoire à l’avant.

Son gouvernement est confronté à la rapide évolution des mentalités, après mai 68.

Sur les questions de l’avortement, de la réduction de la majorité de 21 à 19 ans, de la réduction du mandat présidentiel à cinq ans (projet initié par Georges Pompidou), les ambitions du gouvernement tournent court, il réussit néanmoins, à imposer la création de la fonction de médiateur de la République.

Il poursuit la politique d’investissement et de grands équipements : inauguration du boulevard périphérique de Paris en avril 1973, lancement du programme de TGV Paris-Lyon, ouverture de l’aéroport Charles-de-Gaulle en mars 1974… Amplifie le programme de centrales nucléaires (accélération confirmée après le premier choc pétrolier, qui voit les prix de l’énergie fossile s’envoler).


Le gouvernement Messmer bénéficie encore du souffle des Trente Glorieuses :

  • Relèvement des allocations familiales de 12 %,
  • Hausse du Smic de 11,6 %,
  • Mensualisation des ouvriers et extension des mesures participatives.

Mais, déjà, avec le premier choc pétrolier, la forte inflation vient grever ces avancées sociales.

L’ère Pompidou-Messmer renforce aussi l’ancrage de la population rurale dans le gaullisme. Jacques Chirac, devenu ministre de l’Agriculture, est particulièrement populaire chez les agriculteurs. En décembre 1973, la loi Royer vise à limiter la prolifération des grandes surfaces en milieu rural.

Le décès de George Pompidou des suites d’une longue maladie, le 2 avril 1974, met un terme au mandat de Pierre Messmer à Matignon. De nombreux gaullistes tentent en vain de le convaincre de se présenter à la nouvelle élection présidentielle.

 

L'APRÈS-MATIGNON
En 1978, il est élu président du conseil régional de Lorraine et député RPR de Moselle, député européen de 1979 à 1984.

De 1986 à 1988, il occupe les fonctions de président du groupe RPR à l’Assemblée nationale.

Maire de Sarrebourg de 1971 à 1989, il renonce à se représenter aux élections pour la mairie de Sarrebourg en 1989 en déclarant :

"Si j'étais élu, j'aurais 79 ans en fin de mandat. Il faut parfois se déterminer par rapport à soi-même. C'est la sagesse qui le veut."

Pierre Messmer reçoit plusieurs distinctions :

  • Élu à l'Académie des sciences morales et politiques en 1988, (et secrétaire perpétuel de 1995 à 1998)
  • Élu à l'Académie française en 1999 ;
  • Chancelier de l'Institut de France (1999 à 2006) ;
  • Chancelier de l’Ordre de la Libération (2006 à sa mort).

Il est également président de l'Institut Charles-de-Gaulle de 1992 à 1995.

Pierre Messmer décède le 29 août 2007, à l'âge de 91 ans. Ses obsèques sont célébrées en l'église Saint-Louis des Invalides à Paris.

Le président de la République Nicolas Sarkozy salue celui qui "restera dans la mémoire nationale comme l'un des plus illustres enfants de notre République… la France vient de perdre l'un de ses plus grands serviteurs et la nation tout entière s'incline pour saluer sa mémoire".

L'ancien président Jacques Chirac évoque le "héros de la France combattante… l'homme d'État passionnément engagé pour son pays".

Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel, salue la mémoire de cet "homme droit".

 Sources : Gouv.fr    Suite : Jacques Chirac

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1 mai 2021 6 01 /05 /mai /2021 02:07
Muguet du jardin

Fleur de printemps par excellence, sa floraison intervenant en mai, le muguet est traditionnellement une fleur qui porte bonheur.

D'après le langage des fleurs, le muguet signifie "retour de bonheur"... et qui trouve un brin de muguet à 13 clochettes sera tout particulièrement favorisé par le destin !

 

Le muguet

 

Sous une averse de lumière,

Les arbres chantent au verger,

Et les graines du potager

Sortent en riant de la terre.

 

Carillonnez ! car voici Mai !

Cloches naïves du muguet !

 

Les yeux brillants, l'âme légère,

Les fillettes s'en vont au bois

Rejoindre les fées qui, déjà,

Dansent en rond sur la bruyère.

Carillonnez ! car voici Mai !

Cloches naïves du muguet !

 

Maurice Carême (1899-1978)

 

Selon la légende, en 1560, le roi Charles IX en visite dans la Drôme reçoit un brin de muguet.

Séduit, il décide alors d'en offrir chaque année au printemps à chacune des dames de la cour en guise de porte-bonheur.

Au 1er mai, il était également d'usage, dans les campagnes, d'offrir un branchage pour chasser la malédiction de l'hiver.

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11 avril 2021 7 11 /04 /avril /2021 23:25
Statue de Youri GAGARINE

60 ans aujourd’hui, le 12 avril 1961, la Russie envoyait le 1er homme autour de la terre : Youri GAGARINE.

Tout a commencé 4 ans avant le 4 octobre 1957 avec le lancement du premier satellite artificiel de la Terre. Spoutnik, signifiant en russe « compagnon de route » ou « satellite ».

Spoutnik 1, est ce 4 octobre 1957, mis sur orbite par la fusée R-7, conçue par l’ingénieur Sergueï Korolev (rescapé du goulag). Les russes ayant le sens du secret il se garde bien de mentionner le nom de cet ingénieur. Le KGB présente à la presse occidentale Leonid Sedov, physicien membre de l’Académie des sciences de Russie, comme le « père » du Spoutnik.

La seule fonctionnalité de cette sphère de 58 cm de diamètre et d’une masse de 83,6 kg a été l’émission d’un « bip-bip » sur les fréquences radio 20,005 et 40,002 MHz.

Spoutnik, satellisé tournait autour de la Terre en environ 98 minutes sur une orbite elliptique à une altitude comprise entre 230 et 950 Km.

Spoutnik, a marqué le début de l’ère spatiale et un vrai traumatisme pour les États-Unis (un « Pearl Harbort technologique », titrait le New York Times. La désintégration dans l'atmosphère de Spounik 1 eu lieu le 4 janvier 1958.

Nous sommes le mercredi 12 avril 1961, tout sourire avec sa tête à la « Tintin » et à peu près la même taille (1,59m), que le journaliste des bandes dessinées d’Hergé, ce qui tombe bien pour pouvoir tenir dans ce satellite en aluminium de 2,30m de diamètre, avec un volume habitable de 1,6 m3.

La fusée géante qui permet le lancement du satellite est inspirée des principes appliqués par les nazis aux premiers missiles balistiques : les V2.

Dans son module, mis en orbite à 327 Km d’altitude, Youri Gagarine n’a rien à faire, si non que de laisser les techniciens de la base de Baïkonour guider le vaisseau.

Ce voyage de 1h 48 minutes autour de la Terre, ne fut pas de tout repos, il frôla la mort à plusieurs reprises, son module ayant été dirigé par erreur vers une orbite trop longue, il a été retenu grâce au bon fonctionnement du rétrofreinage de secours.

Pour le retour sur le « plancher des vaches », quelque part en Sibérie, il s’éjecte quelques minutes avant l’atterrissage et c’est en parachute, à 7000 mètres d’altitude qu’il termine sa balade.

Les américains ont du mal à avaler le nouvel exploit des russes. Le président John Kennedy relève le défit le 25 mai, dans un discours retentissant en promettant qu’un Américain marcherait sur la lune avant la fin de la décennie.

Gagarine, ne verra pas les premiers pas Neil Armstrong, sur la lune le 20 juillet 1969, trouvant la mort au cours d’une mission d’entrainement le 27 mars 1968, à 34 ans.

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4 avril 2021 7 04 /04 /avril /2021 02:35

Joyeuse Pâques

Le printemps est la pus belle saison...

Celle de Pâques  la Résurrection...

Puisse Pâques vous apporter joie, sérénité et 

nous émerveiller devant le miracle de la nature.

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19 mars 2021 5 19 /03 /mars /2021 17:15
Une des inscriptions sur le monument

Les ‘Batailles de Dijon’, OCTOBRE 1870-janvier 1871

Alors que le 30 octobre 1870 marque la date d'une défaite... Un fait d'armes si marquant à Dijon, quelle se verra décerner la Légion d'honneur en mai 1899. Belle fierté pour la ville de ma jeunesse.

La défense de la Côte-d'Or s'organise 

Depuis le 9 septembre, un comité de défense a été instauré et met sur pied une armée française dite "de la Côte-d'Or", dirigée par le docteur Lavalle (un "bourgeois connu pour ses ardeurs patriotiques"), comptera près de 20 000 hommes. Le 14 octobre, le département est placé en état de guerre, l’arrivée des troupes prussiennes en Côte-d'Or semble inéluctable.

Le 28, les premiers éclaireurs prussiens sont aperçus depuis le sommet de la tour Philippe Le Bon.

Le 1er bataillon des mobilisés de Côte-d'Or se dirige vers Mirebeau-sur-Bèze et tombe nez à nez avec une compagnie badoise, forte de 200 hommes. Impossible d'avancer et... impossible de reculer. Un échange de tir a lieu avant la débandade ou 400 Côte-d'Oriens sont capturés par les Allemands, d'autres meurent dans les combats ou en tentant de fuir à la nage par la Vingeanne.

Dijon lâchée par l'armée  Dijon, et dans une grande anxiété à l'égard des prisonniers (presque tous Dijonnais). Le lendemain, revenant de Lamarche-sur-Saône avec sa troupe le colonel de gendarmerie Fauconnet, entre à Dijon sous les « acclamations de la population », donne espoir aux dijonnais. Espoir vite douché comme le raconte le Dijonnais Clément Janin dans son Journal de la guerre de 1870-1871 : « Les Dijonnais se souviendront longtemps de la nuit du 28 au 29 octobre 1870. Les bulletins contradictoires annonçant la marche des Prussiens étaient littéralement dévorés. Ce soir-là, pourtant, la ville s'était couchée dans un calme relatif ; la panique causée par la déroute de nos mobilisés avait fait place à une certaine confiance. On se disait que le colonel de gendarmerie Fauconnet, nommé général (c'était prématuré), avait reçu l'ordre de défendre Dijon ; on savait que sa petite armée avait été renforcée par 2 ou 3 000 vieux soldats. Tout à coup, les tambours retentissent dans le silence de la nuit. On apprend la désastreuse nouvelle : c'est pour la désarmer qu'on réunit la garde nationale. Si l'on rassemble les troupes, c'est pour leur faire prendre le chemin de la retraite. Dijon est évacuée sans tentative de résistance. »… Au lever du jour, le 29 octobre, « il ne reste pas un soldat, pas un mobile, pas un gendarme à Dijon ». Le conseil de guerre ayant décidé la retraite de 1 600 hommes de l'armée régulière

La résistance s'organise

M. D'Azincourt, administrateur de la Côte-d'Or, tient au balcon de la mairie un discours patriote à la foule. L’historien local, Mignard, relate : « Il fit vibrer à ses oreilles les mots magiques de dévouement à la patrie et flétrit par de vives paroles la honte qu'il y aurait à livrer sans coup férir à une horde infime d'agresseurs, une ville de renom qui ne pouvait, disait-il, sans manquer à ses glorieuses traditions, dénier l'honneur de la résistance. Son langage vif et accentué, et qui faisait appel à l'honneur de toute une ville, ne pouvait manquer son effet sur la foule. » 

Au même moment alerté par un paysan que des cavaliers ennemis approchent ; des volontaires de la Côte-d'Or partent en éclaireurs en direction de Varois. Une embuscade est préparée mais un des volontaires lâche son coup de feu avant le signal. Les Prussiens prennent la fuite…. Seul un cheval est blessé. Coup de feu qui fait monter les ardeurs au sein de la population dijonnaise et qui arrive jusqu'aux oreilles du colonel Fauconnet à Beaune. Il télégraphie à l'État-major, situé à Tours : « Bonne nouvelle, Dijon proteste contre sa municipalité et veut se défendre. Je pars avec 1 600 hommes de ligne sûrs. J'aurai en outre 4 000 gardes nationaux. Je défendrai énergiquement. »

La bataille du 30 octobre

L'historien Mignard décrit l'ambiance régnant dans Dijon ce matin du 30 octobre : « Dans cette matinée pleine d'anxiété, et pendant qu'une poignée de braves étaient aux prises avec l'ennemi à quelques kilomètres de Dijon, il régnait dans cette ville une confusion inexprimable, principalement sur la place d'Armes ».

Après 2 mois sans paraître, le quotidien local « Le Bien public », dans sa première édition écrit sur cette mémorable journée :

Dès les cinq heures du matin, les francs-tireurs et les chasseurs à pied se rendirent à Varois.. Jusqu'à 11 heures, ces braves gens tinrent tête aux Badois, malgré la supériorité de leur nombre, malgré leurs canons.

A midi précis, la colonne ennemie tira trois coups de canon. Silence profond du côté des Français postés à Saint-Apollinaire, sur la route de Gray et dans les vignes qui sont derrière le clos de Montmusard. L'ennemi tira trois autres coups de canon. Personne ne répondit encore mais cinq minutes après, la fusillade s'engagea des deux côtés et la lutte devint très animée. 

La colonne allemande reste une heure et demie, immobile sur la route, tenue en échec par le feu des nôtres. Mais à partir de ce moment-là, elle gagna du terrain et vers deux heures et demie, les uniformes sombres des badois apparaissaient au haut de Montmusard. La garde nationale accourait alors seulement. La bataille de Dijon allait commencer. Elle commença presque immédiatement." (Récit dans les colonnes du Bien public du 28 décembre 1870).

C’est une bataille désorganisée côté français. Où les tripes vont plus compter que la stratégie, inexistante. Le Bien public relate : « L'ardeur des combattants était à son comble, l'entrain était tel que deux fois le drapeau parlementaire (drapeau blanc) fut arboré sur la tour de Bar fut descendu.

Le champ de bataille s'étendait sur toute la demi-circonférence de la ville, on s'est battu sans répit.

'La nuit fut triste. Un voile de deuil s'était étendu sur la cité entière.

Quant à D'Azincourt, prompt à mobiliser les troupes un peu plus tôt, a quitté la ville en direction de Beaune.

Le journal ‘Le Bien public’ cherche une explication à ce comportement : ''On attendait mieux du sang-froid d'un homme qui à deux heures encore cherchait sur la place Saint-Nicolas à rallier les fuyards et qui se trouvait à côté du colonel Fauconnet quand il tomba, frappé par la balle qui l'acheva. M. D'Azincourt a bien pu se troubler en songeant à la responsabilité que faisait peser sur lui le résultat d'une bataille qu'il eut pu épargner à la ville de Dijon". 

"500 hommes hors de combat (blessés ou tués) de notre côté, 1 700 du côté des Badois. La bataille ne reprend pas le lendemain. Mr Dubois, maire de Dijon, adjoints et membres du conseil municipal se rendent à St-Apollinaire pour négocier avec le prince Guillaume de Hohenlohe qui dirigeait l'armée allemande. Une convention est signée : les troupes badoises entrent dans la ville dès la mi-journée du 31 octobre. L'occupation de Dijon commence, elle finira le 27 décembre 1870.

Le 28 décembre toujours, Le Bien public dresse un bilan de cette journée de lutte : "500 hommes hors de combat - blessés ou tués - de notre côté, et 1 700 du côté des Badois.

Les batailles de Dijon

La bataille du 30 octobre 1870 n'est que la première d'une pièce en trois actes. Pour les deux prochains actes, le héros s'appelle Giuseppe Garibaldi.  

Du 21 au 23 janvier 1871, les forces françaises menées par l’italien Garibaldi ont affronté et vaincu les Prussiens : c’est la bataille de Dijon, la dernière de l’histoire de la Cité des Ducs.

Durant cette ‘Bataille de Dijon’ en janvier 1871 ‘L’armée de Garibaldi va résister sur les hauteurs de Talant grâce à son artillerie et va finalement repousser l’armée prussienne après 3 jours de combats assez sanglants’ relate Julien Garry, doctorant en histoire à l’Université de Bourgogne ; spécialisé dans les guerres modernes.

Et pourtant, ce général, républicain italien est chargé par le gouvernement provisoire de mener une ''Armée des Vosges''. Mais aucun officier supérieur français ne veut servir sous les ordres de cet ''étranger''. Alors cette armée sera composée de gardes nationaux venus des Alpes-Maritimes et de Savoie (deux territoires rattachés à la France depuis seulement 10 ans après une longue période de lien avec l'Italie), de corps-francs (des civils patriotes en général) ou encore de volontaires étrangers. 4 000 au départ, ils seront entre 20 et 30 000 à la fin des hostilités. (Gaudelette dans son Histoire de la guerre de 1870-1871 en Côte-d'Or)

Garibaldi signe là, l’une des seules victoires pour l’armée française de la guerre de 1871-71 contre la Prusse.

Monument sur la place du 30 octobre

La deuxième bataille de Dijon aura finalement lieu quelques semaines plus tard le 18 décembre 1870... à Nuits-Saint-Georges tenue alors par les troupes françaises. La journée s'achève sur une défaite française et un repli à Beaune. De leur côté, les Prussiens craignent un nouvel assaut et quittent Nuits dès le lendemain matin en direction de Dijon. 

Notre cité des ducs, les Badois et Prussiens vont finalement la quitter le 27 décembre.

Les derniers bataillons quittent la ville à midi. Deux heures plus tard, la garde nationale reprend son service dans Dijon. De nombreuses troupes françaises arrivent progressivement durant les jours suivants. Garibaldi et son état-major s'installent également à Dijon avec l'ordre de fortifier la ville. Dijon devient le point de départ d'une série d'attaques pour fragiliser les Prussiens et aider l'offensive principale vers Paris.

Le 21 janvier 1871, 4 000 Prussiens menés par le général Kettler arrivent sur Dijon. Les combats vont faire rage jusqu'au 23 janvier, les faubourgs de la ville sont pilonnés par l'artillerie allemande tandis que Garibaldi charge sur le champ de bataille. La déroute ennemie est totale. 

Garibaldi rentre à la préfecture de Dijon à 5 heures sous les hourras de la foule. Cinq jours après cette victoire, l'armistice est signé par le gouvernement provisoire, mais elle ne concerne pas les zones où opère l'armée de l'Est. Une occupation commence alors dans la région. Les troupes allemandes resteront à Dijon jusqu'en octobre 1871.

Plaque de la place du 30 octobre

On ne compte pas les rues dont les noms font référence à cette période (avenue du Drapeau, la rue Général-Fauconnet, rue Jean-Baptiste Fournerat, rue Siméon...) et il y a la place du 30-Octobre et de la Légion d'honneur. Un nom complet rarement utilisé mais qui rappelle que Dijon a reçu, comme 9 autres villes de France, cette distinction pour ''avoir donné, le 30 octobre 1870, la preuve éclatante du patriotisme de ses habitants". Une place au centre de laquelle figure un monument commémoratif installé à partir de 1874. Une œuvre sur laquelle sont inscrits 121 noms. Ceux de 63 militaires, dont le général Fauconnet, et de civils tués le 30 octobre ou décédés des suites de leurs blessures. Aujourd’hui ce monument se dégrade, dommage que la ville oublie ses heures de gloire !     

Sources : Le Bien public. Histoire de la guerre 1780 en Côte d’Or

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13 mars 2021 6 13 /03 /mars /2021 22:26

Bilan Humain

L’historien François Roth estime que le conflit a causé 127 883 tués, blessés et disparus côté français et

28 596 officiers, sous-officiers, hommes de troupe décédés par maladie (typhoïde, typhus, dysenterie et surtout la variole), soit au total environ 156 479 décès.

130 000 chez les Prussiens et leurs alliés (ouvrage ‘la guerre de 1870’ Hachette littératures). Von Molke, confirme ce chiffre en reconnaissant la perte de 6 247 officiers er 123 463 hommes de troupe. Sur cette période excédent à peine six mois, il faut considérer deux périodes correspondant à trois théâtres d’opérations différents :

Les pertes sous Napoléon III.

Cette première période, de début août à fin octobre 1870 (même si elle chevauche pendant près de deux mois la suivante) correspond aux combats et batailles menés par l’armée impériale aux frontières, puis autour de Metz. Affrontements couteux pour les deux camps, mais d’avantage pour les Prussiens et leurs alliés (65 200 contre 50 600 pour les français).

Pertes sous la deuxième période.

La deuxième période est celle du Gouvernement de la Défense nationale, qui s’étend de la chute du Second Empire le 4 septembre 1870 jusqu’à l’armistice du 28 janvier 1871. Elle couvre deux opérations différentes :

  • Les combats autour de Paris et
  • Ceux menés en province.

Sur cette période de quatre mois et trois semaines, les pertes allemandes se montent à 57 000 hommes et les pertes française s’élèvent à près de 80 000 hommes. Pour les seules opérations destinées à forcer le blocus de Paris, les troupes allemandes perdent 12 109 hommes et les troupes française 28 450 hommes, soit plus du double.

Durant cette période, les pertes françaises, beaucoup plus élevées s’expliquent par la qualité des troupes, les conditions de vie en campagne, ainsi qu’aux dispositions médicales prise avant l’entrée en guerre. Les allemands ont une préparation et une organisation rigoureuses, ils sont bien armés et bien commandées.

Pour nous français, les nouvelles armées mises sur pieds n’ont plus rien à voir avec les armées impériales, qui étaient de la même valeur que celle de l’adversaire. A partir de courant septembre, après la capitulation de l’armée de Châlon, à Sedan et le blocus de l’armée du Rhin à Metz, le Gouvernement de la Défense nationale ne peut opposer à l’Allemagne que des troupes réunies à la hâte, provenant essentiellement de la garde nationale mobile puis de la garde nationale mobilisée. Nos troupes bien qu’armées et équipées à peu près correctement manquent de cohésion et sont insuffisamment encadrées. En matière de vie de campagne, les Prussiens cantonnaient, c’est-à-dire qu’ils logeaient chez l’habitant et … à ses dépens, alors que les troupes françaises bivouaquaient en rase campagne et pas forcément sous la tente. L’hiver 1870-71 ayant été particulièrement vigoureux, on imagine les conséquences sur les uns et les autres.

Quant aux conditions médicales, elles ont été plus efficaces chez les Prussiens que chez les Français. En effet, peu avant la guerre, une épidémie de variole sévissait en France, or le vaccin antivariolique (il existait depuis 1796) était relativement efficace qu’avec la pratique du rappel… mais les français ne la pratiquait pas !! (Sur 8500 hommes contaminés, les Prussiens n’en perdirent que 450 (5%), alors que les Français sur 125 000 cas, en perdent 23 500 (19%). De plus, les médecins miliaires allemands étaient autonomes, alors que médecins français dépendaient de l’Intendance, les privant de toutes initiatives. Rajoutons à cela les décès en captivité en Allemagne (17 000 selon l’historien François Roth).

En conclusion

Le coût de cette guerre fut élevé en vies humaines. L’armée française s’est battue, non sans mérite et parfois avec succès et de l’autre les Prussiens et leurs alliés n’ont gagné la guerre qu’au prix fort.

La guerre en quelques dates :

13 juillet 1870 : La dépêche d’Ems

19 juillet 1870 : La France déclare la guerre

6 août 1870 : Bataille de Frœschwiller et Reichshoffen

2 septembre 1870 : Défaite de Sedan

19 septembre 1870 – 28 janvier 1871 : Siège de Paris

19 – 20 février 1870 : Entrevue Favre - Bismarck au château de Ferrières

27 octobre 1870 : Bazaine capitule à Metz

18 janvier 1871 : Proclamation de l’Empire Allemand

18 février 1871 : Belfort se rend après 103 jours de siège

18 mars 1871 : Début de la Commune de Paris

10 mai 1871 : Traité de paix de Francfort.

(A suivre)..

Sources : les amis d’Hérodote, Wikipédia,

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7 mars 2021 7 07 /03 /mars /2021 11:34

La Commune de Paris

Bismarck,     pensait qu’un conflit armé avec la France était inévitable, comme il l’a reconnu dans son livre de souvenirs : « je ne doutais pas de la nécessité d’une guerre franco-allemande avant de pouvoir mener à bien la construction d’une Allemagne unie ». Cette certitude allait de pair avec la conviction qu’il exprimait ainsi : « Si les Français nous combattent seuls, ils sont perdus ».

Ses déclarations sur la nécessité d’une guerre franco-allemande furent résumées en une formule lapidaire mais directe : « Sans Iéna, pas de Sedan ».

Une défaite jouée d’avance ?

Pas certains. Mieux commandée, l’armé du Rhin, ne manquait pas de valeur, elle était en mesure de tenir la « la dragée haute » aux Prussiens et à leurs alliés, de les manœuvrer et même de les battre… Seulement elle était mal commandée et la campagne du mois d’août 870, fut une suite d’occasion manquées.

La Défense nationale, les armées de provinces ont tenu les Prussiens et leurs alliés en échecs à plusieurs reprises, ils auraient pu les mettre d’avantages en difficulté si leurs actions avaient été mieux coordonnées. Par ailleurs, le prolongement de la guerre commençait à peser sur les populations allemandes et ce n’est que grâce à la poigne de fer de Bismarck que le conflit a été mené à son terme.

Les conséquences de la guerre : la commune de Paris.

La déception face à la défaite et les épreuves imposées par le blocus de plus de quatre mois débouche sur une insurrection générale qui couvait dans la capitale depuis août 1870. Elle éclate le 18 mars 1871. Le gouvernement et l’assemblée se replient alors sur Versailles et à Paris, se constitue un gouvernement particulier prenant l’appellation « Commune de Paris ».

A Versailles, Thiers reconstitue l’armée française et prend ses dispositions pour reconquérir Paris. Après un siège en règle, l’armée de Versailles entre dans la capitale et en reprend le contrôle au terme d’une semaine de combat (21 au 28 mai), à laquelle on a donné le nom de « semaine sanglante ».

Bilan de la commune de Paris

Rapporté par le général Appert devant l'Assemblée nationale en 1875, Le bilan officiel, fait état de 43 522 arrestations, dont 819 femmes et 538 enfants, on en relâche près de 7 700 qui avaient été arrêtés par erreur.

Pour les prisonniers parqués au camp de Satory, le calvaire continue : aucune hygiène, peu de soins pour les blessés, les épidémies se développent. On abat 300 prisonniers pour tentative de fuite dans la nuit du 27 mai au 28 mai.

Des prisonniers fédérés furent transférés dans les pontons et ports de l'ouest de la France : Brest, Lorient, Cherbourg et Rochefort. Ces transferts eurent lieu dans des wagons à bestiaux dans des conditions sanitaires volontairement déplorables (Environ 20 000 y furent détenus pendant plusieurs mois, au moins 1 000 y moururent).

L’armée versaillaise dénombre officiellement 877 tués, 6 454 blessés et 183 disparus auxquels il faut ajouter une cinquantaine d’otages fusillés par les communards.

L’esprit de revanche

La défaite contre l’Allemagne est sans appel. La perte de l’Alsace et la Lorraine provoque un sursaut patriotique qui va permettre au pays de se redresser, de fonder une nouvelle armée. A ce refus de la défaite a été donné le nom « d’esprit de revanche » et ce mouvement de redressement qui va s’écouler de 1871 à 1914 va ressembler à une longue veillée d’armes. (à suivre)  

Sources : les amis d’Hérodote, Wikipédia,

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