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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 21:36
  • Fêtes et jours fériés en France

 

Le calendrier des jours fériés, tels que nous les connaissons aujourd’hui, s’est mis en place succesivement. En 1802, à la suite du Concordat est dréssée la liste des fêtes d’origine chrétienne, dites d’obligation : tous les dimanches, l’Ascension, l’Assomption, la Toussaint et Noël.

En 1810, st ajouté le 1er janvier, puis en 1886 les lundis de Pâques et de Pentecôte.

Pour ce qui est des fêtes laïques, ce fût plus chaotique, celles-ci relevant des préoccupations idéologiques de la République.

En 1880, le régime cherche à se doter d’une fête nationale qui commémorerait un événement de la Révolution française. Mais lequel choisir ? Les polémiques autour de la révolution ne sont pas encore éteintes, or la fête nationale à pour but de rassembler, de céer un consensus.

Dans ce cadre, deux ou trois dates seulement peuvent convenir, amis aucune n’est idéale : la victoire de Valmy est trop proche des massacres de septembre, la nuit du 4 août copte un absent de taille… Le peuple, qui n’y avait pas participé. Le 14 juillet semble être le choix le mieux adapté (un peu par défaut),  mais aussi à cause de la fête de Fédération, le 14 juillet 1790, qui avait rassemblé tous les français..

Les deux derniers jours fériés1 nationaux viennent commémorer la fin des deux guerres mondiales : le 11 novembre instauré en 1922 et le 8 mai, établi en 1951, supprimé en 1961 et rétabli en 1981.

Le 1er mai est une fête particulière, elle a une dimension politique internationale. Avec le 1er janvier elle est un des seuls jours fériés civils à être reconnu dans une grande partie du monde.

Le 1er mai provient du syndicalisme américain.  Aux Etats-Unis, les engagements de travail commençaient le 1er mai (moving day).

Pendant trois ans, de 1855 à 1888, les syndicats américains ont fait grève ce jour-là pour obtenir la journée de huit heures.

En 1947, dans un contexte de luttes sociales, il est institué jour férié en France.

En 1941 le régime de Vichy institua la fête de mères en reprenant la tradition américaine vieille d’un demi-siècle du ‘mother’s day’.

 

En France, les jours fériés sont légalement définis par le code du travail, (article L3133-1)[]

La Fête du Travail est en France le seul jour férié obligatoirement chômé (article L3133-4 du code du travail) et payé (article L3133-5 du code du travail). Les autres jours fériés ne sont pas obligatoirement chômés, sauf dispositions contraires des conventions collectives applicables dans les entreprises.

Les huit jours fériés à dates fixes peuvent être un samedi ou un dimanche, (les conventions collectives peuvent prévoir un jour chômé récupérable).

Les jours fériés fixes (1er janvier, 1er mai, 8 mai, etc.) se retrouvent distribués de la même façon sur les jours de la semaine tous les 28 ans

Au cours de ce cycle de 28 ans, chaque fête fixe tombe exactement quatre fois sur chacun des sept jours de la semaine (au cours d'un cycle de 28 ans, le 1er janvier tombe quatre fois un lundi, quatre fois un mardi, etc.)

En revanche, pour une année donnée, un nombre plus ou moins grand de fêtes fixes tombent la semaine ou le week-end ; il y a donc de "bonnes" et de "mauvaises" années. La meilleure configuration s'est présentée en 2000, avec seulement deux fêtes tombant un week-end (le 1er janvier et le 11 novembre tombaient un samedi) ; cette configuration se retrouvera en 2028.

 

De nouvelles fêtes sont apparues : St Valentin, Halloween… Ces manisfestations ne sont pas uniquemet des événements commerciaux. Elles tentent de sacraliser le couple, la famille et correspondent aux besoins de la société actuelle.

Avec Halloween, c’est la pensée des morts qui est réintroduite, amis sous la forme ambiguë d’une fête des enfants.

 

Aujourd’hui à part le 1er mai (fête du muget depuis 1907), les rituels du 8 mai, du 11 novembre attirent de moins en moins de monde. Le 14 juillet ne correspondant plus avec la fin de l’année scolaire, il n’est plus le temps fort qu’il était jadis.

 

Tous ces jours fériés tendent à devenir des moments ordinaires ; de la même façon la pratique religieuse ayant beaucoup diminié, les dimanches et certaines fêts chrétiennes ont largement perdu leur caractère sacré et, pour le plus grand nombre, constituent avant tout des jours de repos. C’est bien dommage !

 

 

Voilà 207 ans que la France vit au rytme du calendrier grégorien, mais en cette année 1789… La Révolution.

Qui dit Révolution, dit changement de calendrier !!!


1 Instituées pour des raisons conjoncturelles évidentes, ces deux fêtes civiles pourraient bien disparaître au XXIe siècle au profit par exemple d’une journée de l’Europe.

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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 17:53
  • rousillonLe commencement de l’année en France

 

Aux VIème et VIIème siècle de notre ère, plusieurs provinces de France commençaient l'année au 1er mars.

 Au temps de Charlemagne, l'année commençait à Noël ; cet usage subsistait encore dans une charte de Soissons, au XIIème siècle.

En d'autres lieux, l'année changeait au 25 mars, jour de l'Annonciation; le concile de Reims, en l'an 1235, donne cette date comme "l'usage de France".

A cette époque on s'échangeait des cadeaux  de nouvel an début avril et les plaisanteries  que nous nommons "poisson d'avril" commémorent sans doute cet usage, lorsque le début d'année fut reporté au 1er janvier, on offrit donc au début d'avril des faux cadeaux de nouvel an.      

Suprême incommodité, bien que la fête de Pâques soit mobile et oscille entre le 22 mars et 25 avril, le début d'année se plaçait à Pâques sous les Capétiens

 

Cet usage était presque général aux XIIème et XIIIème siècles et se rencontre encore au XVIème siècle dans certaines provinces.

L'année variant en longueur continuellement, de fâcheuses confusions pouvaient se produire, c'est ainsi que l'an 1347, commencé à Pâques le 1er avril, se termina aux Pâques suivantes le 20 avril.

L'année 1347 eut ainsi 2 mois d'avril presque complet!

 

  • Le 1er janvier

 

En France, le début de l’année légale était le jour de Pâques. Or, Pâques est une fête mobile oscillant entre le 22 mars et le 25 avril. Cette singulière coutume de prendre une fête mobile comme point de départ de datation amenait à avoir des années qui varaient entre 330 et 400 jours ! Certaines années avaient 2 printemps : l’un en début d’année, l’autre à la fin.

Ainsi lorsqu’un chroniqueur du temps de Jeanne d’Arc parle de 2 événements survenus, par exemple l’un en février et l’autre en mai 1428, le second au lieu d’être postérieur au 1er, lui est antérieur, puisque le 1er jour de l’année 1428 a été le 4 avril, le dernier jour de cette année 1428 étant le 26 mars, veille du jour de Pâques suivant.

Février venait alors après mai dans le même millésime (facile, non ?)

Au fil du temps, le 1er avril s’imposa comme 1er jour de l’année.

 

Et c’est seulement en décembre 1564, pendant un séjour qu’il fit au château de Roussillon, en Dauphiné, que Charles IX signa une ordonnance qui fixa au 1er janvier le début de l’année légale.

Date importante s’il en est puisque jusqu’à ce jour, l’Eglise et la société civile débutait l’année à deux dates différentes !

Le temps des cadeaux fut ainsi ramené 3 mois en arrière : il quitta avril pour janvier.

 

En résumé, en France nous avons changé huit fois de style pour fixer le début l’année :

 

  1. 1er mars : issus de la tradtion romaine ancienne
  2. 1er janvier : pour suivre la traditionRomaine depuis le règne de Numa Pompilius (715- 672 av J.C.)
  3. 25 décembre : en relation avec la de naissance du Christ, fixée en 337 par le pape Jules 1er
  4. 25 mars : date retenue pour l’Incarnation du Christ
  5. 25 mars : idem que précédemment mais avec un an de retard
  6. Pâque : utilisé par la chancellerie royale et les juridictions royales à partir du VIèmesiècle. Lors de l’abandon de cette date, on pense que naquirent les plaisanteries célébrant le 1er avril.
  7. Pâques : idem que précédemment mais avec un an de retard
  8. 1er janvier : mais avec un an de retard.

 

L'Eglise répugna longtemps à choisir pour origine de l'année le 1er janvier qui porte le nom de Janus, divinité païenne.

Pour mettre fin aux ambiguïtés, un édit de Charles IX, signé le 9 août 1564, mais ayant  pris effet 3 ans plus tard en 1567, (soit peu de temps avant la réforme grégorienne), rendit obligatoire la date du 1er janvier, comme 1er de l’an. Ainsi l’année 1564 ne dura que neuf mois…

 

Le 1er janvier en France : 1563, 64 ou 1565 ?

Paris, janvier 1563 ; reg. Au parlement de Dijon, le 30 mars suivant, à celui de Bretagne le 8 mai 1564, et au parlement de Paris le 22 décembre de la même année

 

L’édit est daté de janvier 1563. Comme janvier est antérieur à Pâques, que l’édit est daté selon l’ancien style, ce janvier 1563 correspond bien à janvier 1564 selon le nouveau style.

Curieusement, l’édit ordonne que le nouveau style soit appliqué à compter de ce mois de janvier 1563 (ancien style) et devienne donc rétroactivement janvier 1564 (nouveau style).  Difficile à réaliser, il semble bien que l’édit n’ait vraiment été appliqué qu’à compter du 1er janvier suivant, soit le 1er janvier 1565 (nouveau style).   

Vous suivez toujours ? [Bravo.…] heureusement qu’aujourd'hui le 1er janvier est  unanime chez les grandes nations… Ouf !!

 

·         Les mois

 

Jusqu'à l’Edit du Roussillon la France est fidèle au calendrier julien, l’année débutait le 1er mars.

Puis depuis la réforme… nous connaissons !!

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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 21:46

 

cahiersAcceuil du calendrier en France

Selon Francesco Maiello, un quart seulement ‘des livres de raison’ tenu vers 1582 note l'introduction
du calendrier grégorien.

Les livres de raison étaient des journaux personnels, habituellement tenus par le Chef de Famille) contenant aussi bien des informations économiques (comptabilité de ménage ou d'artisan) que des renseignements sur la vie quotidienne (événements familiaux, transcriptions d'almanachs, etc).

F. Maiello en déduit que notre système actuel d'orientation dans le temps par année, mois et quantième de mois, (par date), était loin d'être entré dans les mœurs.

La citation précise d'un jour (expl : 24 Août 1572) était rare, on utilisait plus souvent les fêtes religieuses (Saint Barthélemy pour prendre le même exemple) pour se repérer.

Dans les campagnes françaises, les paysans se repéraient dans le temps grâce aux phénomènes saisonniers mais aussi aux fêtes, et en particulier celles ces "saints" écrit F.Maiello.

Pour preuve les dictons toujours d’actualité: "A la sainte Luce, les jours croissent du saut d'une puce". Choix pas si hasardeux : avant la réforme, la sainte Luce était au 23 décembre, juste après le solstice. Mais, après la réforme, avec dix jours de moins, la sainte Luce se trouva avancée au 13 décembre, période où les jours décroissent encore.

 

En 1588, Etienne Tabourot des Accords tenta de remplacer ce dicton par "Le soleil, la veille de Noël s'esquive"…. peine perdue.

Il n'en restait pas moins vrai que le nouveau calendrier touchait aussi à ce qui n'était pas une mesure quantitative du temps. Sans parler de l'échéance du règlement des fermages et autres traites.

 

A part quelques initiés, la majorité de la population française fut prise de court par cette réforme qui s'appliqua assez brusquement. De l'ordonnance royale du 2 novembre à la suppression des dix jours de décembre, il ne se passa pas beaucoup de temps.

 

Selon J. Delatour le nouveau calendrier fut reçu de manière différente selon, d'une part, le niveau d'instruction et, d'autre part, la religion.

Dans le domaine des contrats, tout se passa relativement bien. Le parlement de Paris avait bien insisté sur le fait que les termes ne seraient pas raccourcis de dix jours. De leur côté, les tribunaux royaux veillèrent à ce que cette règle fut strictement respectée.

 

Les plus instruits, eux, accueillirent assez favorablement le nouveau calendrier en ne manquant pas, au passage, de "blâmer l'obscurantisme populaire" comme l'écrit J. Delatour.

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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 15:52

Samon 

 

  • Le calendrier gaulois

 

La Gaule selon la description faite par César

 

 La Gaule, les Gaulois et les druides selon César :

L’ensemble de la Gaule est divisé en 3 parties : L’une est habitée par les Belges, l’autre par les Aquitains, la 3ème par le peuple qui dans sa langue, se nomme Celte, et dans la nôtre, Gaulois. Tous ces peuples diffèrent entre eux par le langage, les coutumes, les lois. Les Gaulois sont séparés des Aquitains par la Garonne, les Belges par la Marne et la Seine.’

(La guerre des gaules I-1)

 

·         Le calendrier de Coligny

 

Enfoui au IIème siècle de notre ère (sa date de fabrication pourrait être plus ancienne, car les druides Celtes disposaient de ce genre de calendriers 500 ans av. J.C.), les druides se refusant pratiquement à toute écriture, le calendrier de Coligny constitue à ce jour le plus long texte rédigé en gaulois (2200 lignes)

En novembre 1897, un cultivateur (M. Roux), découvre dans un champ à Verpoix (territoire des gaulois Ambarri), sur la commune de Coligny (Ain), à proximité de la voie romaine Lugdunum-Versontio (Lyon-Besançon) à environ 30 cm de profondeur, des débris de bronze. De ces morceaux de bronze, deux objets sont reconstitués, une statue quasi complète de Mars (dieu romain de la guerre), et une table calendaire de 1,48m sur 0,90m.

Cette table est incomplète, les 150 fragments  ne constituent que les 2/3 de ce calendrier. Environ 120 de ces fragments  sont gravés, le reste constitue un cadre de 5cm. Bien que gravés en caractères romains, il apparut que la soixantaine de mots reconstitués sont en langue gauloise.

 

·         Fonctionnement du calendrier

 

Il est complexe, en effet :

a)       Cette table est incomplète

b)       La langue gauloise garde toujours une partie de son mystère (on attend toujours le ‘Champolion’ Gaulois).

c)       Cette table représente les jours et les mois de 5 années, mais on ignore le millésime.

Les historiens possèdent entre autre 2 textes romains permettant de se faire une idée, l’un de César :

‘Tous les Gaulois se prétendent issus de Dis Pater (dieu de la nuit et de la mort) : c’est, disent-ils, une tradition des druides. En raison de cette croyance, ils mesurent la durée, non pas d’après le nombre des jours, mais d’après celui des nuits ; les anniversaires des naissances, les débuts des mois et d’années, sont comptés en faisant commencer la journée avec la nuit.’ Jules César Guerre des gaules VI-18

L’autre de Pline l’Ancien :

‘…On le cueille (le gui) en grande pompe religieuse, ce doit être avant tout au sixième jour de la lune, qui marque chez eux le début des mois, des années et des siècles, qui durent 30 ans, jour choisi parce que la lune est déjà dans toute sa force sans être à mi-cours.’ Pline, Histoire Naturelle, XVI, 249-251, trad. Jacques André, 1962, Paris, Les Belles Lettres.

 

Le calendrier est de type ‘luni-solaire’ à prédominance lunaire.

Composé de 16 colonnes (séparées par une série de trous dont on pense qu’ils étaient destinés à recevoir des fiches) et de 4 lignes :

 

Il se lit de haut en bas et de gauche à droite. Etabli pour une période d’un LUSTRE (5 années), il comporte donc 62 mois. Les mois M1 et M2 occupent 2 lignes, ce sont des mois intercalaires destinés à rattraper le retard du calendrier lunaire par rapport au calendrier solaire.

Le 1er est inséré avant ‘Samon’, le second avant ‘Gaimon’, ce qui semble correspondre aux limites irlandaises pour ‘Samradh’(été) et ‘Geimredh’(hiver).

Selon Pline l’Ancien, chez les gaulois, un siècle durait 6 lustres soit 30 ans.

Chaque mois est précédé de M ou de MID (mot gaulois voulant dire mois)

 

En Gaule, l'année fixée par les Druides était lunaire et commençait à la 6ème nuit (1er quartier) de la lune du solstice d'hiver, mais même après l'adoption de l'année julienne, de longues divergences subsistent à son début.

 

Le calendrier de Coligny garde encore beaucoup de secrets, sans la découverte d’un autre document permettant de faire des recoupements, la langue gauloise ne sera jamais élucidée.


 

Si vous passez à Coligny (01), prenez le temps de vous arrêtez à la mairie ou vous pourrez admirer la copie de cette table calendaire (l’originale étant au musée de Lyon).

 

Mais la Gaule fut sous domination romaine, même Astérix dût se soumettre au calendrier romain, puis accepter  le calendrier julien (46 av. J.C.), ensuite le grégorien (1582), avec un petit passage par le calendrier Révolutionnaire (1792) avant de revenir sous Napoléon 1er, au calendrier grégorien en 1806.

 

Voyons comment en 1582 les français ont accueilli le calendrier grégorien.

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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 15:45

 

 

  • Le plus vieux calendrier lunaire connu.

 

On n’a pas attendu les romains pour avoir notre calendrier !!!  Ce qui serait à ce jour le plus vieux calendrier lunaire jamais établi a été identifié sur les murs des grottes de Lascaux, et oui, chez nous en France.

 lascaux-1001.jpg


Des peintures remontant à 15.000 ans montrent, selon le Dr Michael Rappenglueck de l’université de Munich, la Lune dans ses différentes phases.

Les groupes de points et de carrés figurant dans les représentations de taureaux, d’antilopes et de chevaux, décrivent selon lui les jours du cycle lunaire.

Un groupe de 29 points sur une des peintures symbolise les 29 jours du cycle complet.

La présence de l’astronomie dans les grottes de Lascaux serait ainsi définitivement établie !

Puis nous avons eu le calendrier de nos ancetres… les gaulois !!

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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 13:30

calordi.jpg



Les savants constatèrent très vite les failles de la réforme grégorienne (année encore trop longue, oubli de compenser les jours excédentaires accumulés entre la réforme julienne et le concile de Nicée).


Leurs réactions furent, pour eux aussi, très variées.

·        


  ·          Mesurée pour le protestant Scaliger, "inventeur" du jour julien.

·         Virulente pour un autre protestant, le mathématicien François Viète

 


François Viète n’aimait pas le calendrier grégorien, ni Christophe Clavius.

En 1600, à Paris, il publia une virulente critique du calendrier grégorien en présentant un système d’épactes différents et selon ses dires plus précis que celui de Clavius.

Sa critique fut accompagnée d’un faux Calendarium Gregorianum perpetuum reprenant les canons dans une version adaptée à son propre système d’épactes.

 Pour mieux étayer son faux, il joint à ces canons apocryphes une copie de la bulle Inter gravissimas, faisant ainsi croire que son calendrier jouissait de l’aval du pape (Clément VIII).

 

La guerre entre Clavius et Viète a duré jusqu’à la mort de ce dernier en 1603, année ou Clavius (donc 20 ans après la réforme) publie, à l’instigation de Clément VIII, un pavé d’environ 600 pages sur l’explication du calendrier romain restauré par le pontife Grégoire XIII ( Romani calendarii a Gregorio XIII pontifice maximo restituti explicatio).

Dans son Explicatio, Clavius s’emploie au chapitre 24 à réfuter la thèse de Viète.

 

Auguste Comte

 

En 1840, Auguste Comte à l'occasion d'étudier le calendrier polynésien de l'époque rapporté par des voyageurs à leur retour de Tahiti. Cette étude lui donne l’idée d'un calendrier qu’il nomme, fidèle à sa philosophie  positiviste : le ‘calendrier positiviste’.

En 1849, Auguste Comte conçoit le plan d'un ‘calendrier fixe’.

Dans certaines littératures, on peut lire qu’Auguste Comte aurait voulu dans le calendrier positiviste renommer les mois (janvier, février, etc). Quand est-il ?

En réalité Auguste comte ne renomme pas les mois, il se contente de dire que l'usage voudra peut-être, qu'à la longue, on assimile le mois au "personnage" que l'on commémore.

 

Le calendrier selon Auguste comte :

  • L’année est composée de 13 mois de 28 jours (4 semaines), plus un jour blanc (2 les années bissextiles).
  • Les jours blancs : annuels (JB) et bissextil (JI) sont dans l’année mais hors mois et semaines.
  • La semaine, commence un lundi, par conséquent le mois débute également par un lundi.

 

 

1er Tr (90j)

2ème Tr (91j)

3ème Tr (92j)

4ème Tr (91j)

 

 

Mois

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

 

 

Nb jours

28

28

28

28

28

28

28

28

28

28

28

28

JB

JI

Semaines

4

4

4

4

4

4

4

4

4

4

4

4

 

 

 

Dans ce projet chaque mois à juste 4 semaines et tous les mois sont identiques; cette fois c'est quand même un peu trop excessif...

 

Ce calendrier fut repris au début du siècle par Delaporte, et repris en Amérique sous le nom de ‘calendrier fixe’.

 

Camille Flammarion

 

Camille Flammarion, après une campagne contre le calendrier actuel et une vaste enquête, se rallia à un système de calendrier perpétuel de 12 mois, à trimestres identiques, qui fut prôné, en 1887 par Armelin et Manin.

Ce projet est actuellement  repris sous le nom de "calendrier universel" dans une forme à peine modifiée.

1)       L’année débute au 2 mars du calendrier grégorien

2)       Les trimestres commencent par un lundi

3)       Les ‘jours blancs’ sont entre décembre et janvier

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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 21:53

cahiers.jpg Selon Francesco Maiello, un quart seulement ‘des livres de raison’ tenu vers 1582 note l'introduction du calendrier grégorien.

Les livres de raison sont des journaux personnels qui peuvent contenir aussi bien des informations économiques (comptabilité de ménage ou d'artisan) que des renseignements sur la vie quotidienne (événements familiaux, transcriptions d'almanachs, etc). Ils étaient habituellement tenus par le Chef de Famille.

 

F. Maiello en déduit que notre système actuel d'orientation dans le temps par année, mois et quantième de mois, (par date), était loin d'être entré dans les mœurs à cette époque.

La citation précise d'un jour (expl : 24 Août 1572) était rare, dans les campagnes françaises, les paysans se repéraient dans le temps grâce aux phénomènes saisonniers mais aussi aux fêtes, et en particulier celles ces "saints" (Saint Barthélemy pour prendre le même exemple).

Pour preuve les dictons toujours d’actualité: "A la sainte Luce, les jours croissent du saut d'une puce". 

 

Choix pas si hasardeux : avant la réforme, la sainte Luce était au 23 décembre, juste après le solstice. Mais, après la réforme, avec dix jours de moins, la sainte Luce se trouva avancée au 13 décembre, période où les jours décroissent encore.

Etienne Tabourot des Accords tenta en 1588 de remplacer ce dicton par "Le soleil, la veille de Noël s'esquive"…. peine perdue.

Il n'en restait pas moins vrai que le nouveau calendrier touchait aussi à ce qui n'était pas une mesure quantitative du temps. Sans parler de l'échéance du règlement des fermages et autres traites.

 

A part quelques initiés, la majorité de la population française fut prise de court par cette réforme qui s'appliqua assez brusquement. De l'ordonnance royale du 2 novembre à la suppression des dix jours de décembre, il ne se passa pas beaucoup de temps.

 

Selon J. Delatour le nouveau calendrier fut reçu de manière différente selon, d'une part, le niveau d'instruction et, d'autre part, la religion.

Dans le domaine des contrats, tout se passa relativement bien. Le parlement de Paris avait bien insisté sur le fait que les termes ne seraient pas raccourcis de dix jours. De leur côté, les tribunaux royaux veillèrent à ce que cette règle fut strictement respectée.

 

Les plus instruits, eux, accueillirent assez favorablement le nouveau calendrier en ne manquant pas, au passage, comme l'écrit J. Delatour de "blâmer l'obscurantisme populaire".

 

Le meilleur témoin de cet accueil mitigé de la réforme selon les classes est peut-être Michel Eyquem de Montaigne (1533-1592), élu du parlement de Bordeaux, il était bien placé pour juger de l'impact de la réforme grégorienne sur la vie quotidienne des agriculteurs :

Tantôt  il se plaint de ce changement :

"Que l'eclipsement nouveau des dix jours du Pape, m'ont prins si bas, que je ne m'en puis bonnement accoustrer. Je suis des années, ausquelles nous comtions autrement. Un si ancien et long usage, me vendique et rappelle à soy. Je suis contraint d'estre un peu heretique par là. Incapable de nouvelleté, mesme corrective. Mon imagination en despit de mes dents se jette tousjours dix jours plus avant, ou plus arriere : Et grommelle à mes oreilles."

Et tantôt il constate qu'il n'a rien qui puisse affecter la vie des agriculteurs qui usent d'une autre mesure du temps :

"Combien de changemens doivent suyvre ceste reformation ! Ce fut proprement remuer le ciel et la terre à la fois. Ce neantmoins, il n'est rien qui bouge de sa place : Mes voisins trouvent l'heure de leurs semences, de leur recolte, l'opportunité de leurs negoces, les jours nuisibles et propices, au mesme poinct justement, où ils les avoyent assignez de tout temps."

 

Montaigne En 1571,  prendra la décision de se retirer dans la "librairie" de son château (en Dordogne) pour y lire et écrire. 

Et les détracteurs n'étaient pas loin...

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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 15:06

  france 1582
La suppression de 10 jours du calendrier prévue dans la bulle Inter gravissimas se fit en France du 10 au 19 décembre 1582, le 9 décembre 1582 fut suivi du 20 décembre.

Or, selon la bulle, cette suppression aurait dû être effectuée en octobre et non pas en décembre.

Pourquoi ce retard alors que l'Italie, l'Espagne et le Portugal avaient sans problème respecté les dates prévues dans l'Inter gravissimas ?

J. Delatour y voit deux, et peut-être trois raisons :

1ère raison, le prétexte qui arrange :

Le pape  avait accordé a Antonio Lilio le privilège d'imprimer et de vendre le nouveau calendrier. A travers Antonio, le pape voulait récompenser l'astronome Luigi Lilio, son frère, concepteur du calendrier et mort en 1576.

Grégoire XIII demande à Henri III, que la France accorde également ce privilège à Antonio Lilio. Seulement Antonio ne prit pas la peine de faire imprimer et distribuer le calendrier. Sans calendrier, les imprimeurs français ne pouvaient donc pas le traduire et l’imprimer.

Octobre, mois officiel d'application de la réforme passa ….. sans le nouveau calendrier.

L'ordonnance royale fixant les dates de la réforme en France fut rendue le 3 novembre 1582. Le lendemain, Henri III accordait à Jacques Kerver un privilège pour l'impression du calendrier (il en avait accordé un autre, en douce, le 16 septembre à Jean Gosselin lui donnant le droit d'imprimer des traductions françaises).

Mi-novembre, le nonce en France Giovanni Battista Castelli apprit que le pape avait annulé le privilège de Lilio, alors rien n'empêchait plus à qui le voulait d'imprimer enfin le calendrier tant attendu. Tout le monde s'y mit allègrement : Pillehotte à Lyon, Kerver à Paris mais également Platin à Anvers ou Basa à Rome.


2ème raison
, la raison inavouable :

Elle aurait eu pour nom Christophe de Thou, premier président au Parlement.  J. Delatour, souligne qu’il faut mettre cette raison au conditionnel celle-ci n’étant pas prouvée et ressort d'une coïncidence troublante de dates.

Christophe de Thou personnage puissant et respecté ne voyait pas d'un bon œil le Saint Siège s'immiscer dans les affaires de l'Église gallicane. Après un avertissement sans frais (2 ans de "résistance") lors de l'adoption du style du premier janvier (le 1er  janvier devenant 1er jour de l'année) en 1564, il était, selon son fils Jacques-Auguste de Thou, bien décidé à ne pas faire adopter la réforme grégorienne. Il s'opposa au roi et... en tomba malade.

A partir de là, J. Delatour constate la coïncidence des dates :

·         Le 29 octobre, Christophe de Thou est à l'article de la mort : le Conseil rend son arrêt concernant le calendrier.

·         Le 1 novembre Christophe de Thou décède et le surlendemain le roi donne son édit et ordonnance sur le calendrier.

·         Le 5 novembre, l'évêque de Paris fixe l'ordre des fêtes de fin d'année

·         Le 10 novembre, l'édit est publié.

·         Le 12 novembre, le Parlement rentré de vacances n'a plus qu'à constater les faits.

 

3ème raison, la raison embarrassante :

Elle a pour nom fêtes. Paul de Foix, chargé d'expliquer les choses au pape "...qu'il y eust en cecy quelque empeschement que je ne pouvois sçavoir", il fallait trouver d'autres dates en remplacement des dates initialement prévues.

Il fallait supprimer 10 jours et surtout que Pâques 1583 soit célébrée le même jour en France qu'à Rome. Mais le roi voulait, lui, que Noël soit aussi célébré en même temps à Rome et à Paris.

La réforme devait donc se faire avant le 25 décembre 1582.

Pas question de supprimer le 11 novembre qui était la date de fin des vacances du Parlement et celle de paiement des termes et de fin de certains contrats … et puis, c'était une date trop proche de la décision du Conseil.

Pas question non plus de toucher au jour auquel "tout prend racine" (Sainte Catherine, 25 novembre), de toucher à la Saint-André fête importante du 30, de toucher à la fête du patron des marchands de vin, porteurs de charbon, bateliers, à la Saint- Nicolas du 6 décembre, à la Conception Notre-Dame du 8 décembre…. On sauterait donc sans trop de dommages du 9 au 20 décembre et tans pis pour la coupe sombre dans la période de l'Avent (il suffisait d'avancer son début au 18 novembre 1582 pour les Parisiens), ailleurs, ce fut comme on pouvait y compris fêter les dimanches de l'Avent... pendant la semaine et tant pis  pour le pape qui avait pris la décision fin octobre début novembre de supprimer en France les jours du 11 au 20 février 1583 ( la décision française était déjà prise).

 

C’est par l’ordonnance du 2 nov. 1582 en forme de mandement adressée aux prévôts des villes, qu’Henri III entérina la réforme du calendrier.

 

Est-ce pour lui être agréable que le roi organisa à Paris une immense procession le 9 décembre 1582 ? Ou pour fêter le dernier jour du calendrier julien en France ?

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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 22:26

 fuseaux

 

Si, au temps de César, il fut assez simple d'imposer le calendrier julien, la mise en usage du calendrier grégorien exprimée dans le ‘motu proprio’ ne se fit pas sans heurt.

 

L’Europe en  1600

 

Rappel : C'est à Tusculum (maintenant Frascati) le 24 février 1582 que le pape Grégoire XIII délivre la bulle Inter gravissimas  instituant la réforme du calendrier julien : le calendrier grégorien est né, et pour rattraper le retard pris depuis le concile de Nicée sur l'année solaire, Grégoire XIII, supprime 10 jours dans le calendrier.

Le lendemain du jeudi  4 octobre 1582 sera le vendredi 15 octobre 1582 : «On choisit octobre parce que c’est le mois qui compte le moins de fêtes religieuses, les 10 jours perdus perturberas le moins l’Eglise » (bulle Inter gravissimas)

Le texte de la bulle fut adressé d'abord aux membres de l'Église catholique, il fut également adressé à tous les chefs des États chrétiens. Certes ces derniers étaient maîtres en leur Royaume mais, comme tout bon chrétien, ils se devaient de "rendre ce service" au pape.

 

A Rome, en Espagne et au Portugal, le lendemain du jeudi 4 octobre 1582 fut le vendredi 15 octobre.

Les États non chrétiens ou ne reconnaissant pas l'autorité du pape, adoptèrent le calendrier  avec retard : le Japon en 1873, la Chine en 1912, l’Etat Roumain en 1919, la Turquie en 1924.

 

Les États protestants (et ceux de l'Église d'Orient) traînèrent longtemps des pieds avant d'appliquer la réforme grégorienne. La révolte fut longue ; le Français Joseph Scaliger, par ses critiques, contribua à organiser la résistance.

 

Les protestants des Pays-Bas, d'Allemagne et de Suisse s'inclinèrent avec un siècle de retard, vers l'an 1700; encore modifièrent-ils la date de l'équinoxe.

‘Les protestants, disait Képler, aiment mieux être en désaccord avec le soleil que d’accord avec le pape’ !!

Dans certains villages Suisses, il fallut recourir à des amendes et à la force armée pour amener l'emploi du calendrier grégorien.

 

La catholique Pologne, après maintes résistances et une sédition à Riga, reçut le calendrier en 1586; la Hongrie s'aligna en 1587.

Les Etats catholiques d'Allemagne et de Suisse accueillirent la réforme en 1584.

 

La répugnance fut vive même dans les pays catholiques à sacrifier 10 jours. Rompre en apparence la continuité du temps montre bien que le calendrier touche les cœurs, et qu'il convient de traiter la question avec prudence.

  

 

Dernier jour

Julien

Premier jour

Grégorien

Italie, Espagne, Portugal

4 oct. 1582

15 oct. 1582

France (sauf Alsace et Lorraine)

9 déc. 1582

20 déc. 1582

Luxembourg

14 déc. 1582

25 déc. 1582

Belgique (alors province des Pays-Bas)

21 déc. 1582

1er janv. 1583

Valais Suisse

28 févr. 1655

11 mars 1655

Alsace

4 févr. 1682

16 févr. 1682

Zurich, Berne, Bâle, Genève

31 déc. 1700

12 janv. 1701

Angleterre

2 sept. 1752

14 sept 1752

Lorraine

16 févr. 1760

28 févr. 1760

U.R.S.S.

31 janv. 1917

14 févr. 1917

Canada

France ou

Angleterre…

… selon les

provinces

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Pour la petite histoire :

Ste Thérèse d’Avilla étant décédée dans la  nuit, on peut dire ironiquement qu’elle est morte  dans la nuit du 4 au 15 octobre 1582.

L’écrivain espagnol Cervantès et l’écrivain anglais Shakespeare, sont morts le 23 (ou 22) avril 1616, et pourtant ils ne sont pas décédés le même jour.

En effet, en 1616 l’Angleterre avait toujours en usage le calendrier julien, alors que l’Espagne  avait adopté le calendrier grégorien.

Cervantès a donc devancé de 11 jours Shakespeare au paradis des écrivains.

 

Examinons comment cela c’est passé dans certains pays européens…

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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 22:33

réforme a)- La bulle Inter gravissimas

 Nous sommes le 24 février 1582. Grégoire XIII signe à Tusculum, (aujourd'hui Frascati), la bulle Inter gravissimas instaurant dans la liturgie catholique romaine le calendrier grégorien.

 Cette bulle est en fait datée de 1851, et oui... à cette époque le changement d'année pour les bulles papales se faisait le 21 mars !!...

 Instaurer le calendrier, d'accord, mais encore fallait-il expliquer à tous, et en particulier à tous les prêtres catholiques romains du monde, comment fonctionne ce nouveau calendrier.

Les textes explicatifs sont appelés les 'canons'

 b)-Les canons

Ces textes explicatifs,  sont publiés en 1582.

Au nombre de six, probablement rédigés par Clavius, l'architecte du calendrier grégorien, après Luigi Lilio, que Clavius appelait lui-même 'primus auctor' de cette réforme.

 Le premier canon explique ce qu'est le nombre d'or et comment le déterminer pour une année quelconque.

  • Le deuxième canon explique comment déterminer l'épacte d'une année. L'épacte est le nombre de jours dont l'année commune de 365 jours dépasse l'année lunaire commune de 354 jours.

(Par définition, la lune et le soleil sont en concordance au début du cycle de Méton).

  • Le troisième canon explique ce qu'est le cycle solaire et comment le déterminer pour une année quelconque.
  • Le quatrième canon explique comment déterminer la lettre dominicale d'une année.
  • Le cinquième canon explique comment déterminer l'indiction d'une année quelconque.
  • Le sixième canon explique comment trouver la date de Pâques et les autres fêtes mobiles, à partir de l'épacte (canon 2) et la lettre dominicale (canon 4)

 Pour la petite histoire

Le calendrier de la Poste, indique  toujours tous les éléments du comput (au bas du mois de février).

Expl : Comput 2001 relevé sur le calendrier des Postes 2001.

Epacte 5. Lettre dominicale G. Cycle solaire 22. Nombre d'or 7. Indiction romaine 9

L'indiction romaine n'a aucun intérêt dans le comput ecclésiastique.

Les papes depuis Grégoire VIII, l'on fait commencer le 01/01/313.

  c)- Le motu proprio

 Grégoire avant même la fin de l'année 1582 change d'avis et retire aux retardataires le délai d'un an, de deux ou de trois qu'il leur avait accordé.

Il exigeait que le passage au nouveau calendrier se fasse dès février 1853. Pourquoi ?

 Grégoire XIII profite d'une circonstance particulière : en 1853, la première année où l'on devait utiliser le comput grégorien pour déterminer la date de Pâques, le hasard voulu que Pâques tombe le même jour avec le comput julien qu'avec le comput grégorien.

Selon le comput julien, Pâques tombait en 1853 le 31 mars, et selon le comput grégorien, Pâques tombait le 10 avril.

Or, à cause du décalage de 10 jours entre les deux calendriers (julien et grégorien), le 31 mars julien  et le 10 avril grégorien étaient en réalité le même jour.

Les autres fêtes mobiles coïncidaient aussi forcément (mercredi des Cendres 13/2 julien et 23/2 grégorien).

 Puisque tous entreront en carême en même temps, pourquoi les retardataires n'en profiteraient-ils pas pour adopter le nouveau calendrier ?

 Cette volonté est exprimée dans un 'motu proprio' signé le 7 novembre 1852.

 Et tout le monde n'a pas été d'accord avec le 'motu proprio'.....

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