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  • : Du romain au grégorien, parcourez l'histoire des calendriers. Le brie de Meaux et la Confrérie. Varreddes mon village.
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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 20:27

innocent3.jpg

Innocent III et ses légats

Fin mars-début avril 1229: le traité de Meaux met fin à la croisade des Albigeois.

En 1209, l'assassinat d'un légat du pape Innocent III par un page du comte de Toulouse Raymond VI, déclenche la croisade des Albigeois dans le Midi. Les croisés, commandés par Simont de Montfort, cherchent à éradiquer l'hérésie cathare.

Ils reprochent également au comte de Toulouse sa passivité, sinon sa sympathie pour les hérétiques.

Au début de l'année 1229, le comte Raymond VII, qui avait succédé à son père, se trouve dans une situation critique.

Les cathares étaient pratiquement éliminés et le comte de Toulouse n'avait plus d'autre choix que de négocier une paix inégale avec le roi de france, Saint Louis.

Grâce à l'entremise du comte de Champagne, des négociations sont menées à Meaux entre les émissaires du comte de Toulouse et des représentants du rois.

Elles débouchent sur un traité de paix qui scelle l'abaissement définitif du puissant comté de Toulouse, surtout par le mariage de Jeanne de Toulouse au frère de Saint-Louis, Alphonse de Poitiers.

Le traité stipulait que le Languedoc reviendrait à la couronne de France, à la mort de ces époux, ce qui fut fait en 1271.

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 22:11

images

Parmi les volontaires, il en faut également pour les charrois de vivres et de munitions.

« Aujourd’hui par devant nous maire officiers municipaux de cette commune s’est présenté André Charles Adrien boucher, adjudant des charrois des armées de la république française muni de sa commission à l’effet d’y enroler volontairement les citoyens qui voudront servir dans les charrois des armées ; lesdits citoyens recevront pour traitement quarante sols par jour une fois arrivés au dépôt de St Denis, une fois en route double étape consistant en deux livres de viande, trois livres de pain, trois bouteilles de bierre ou de cidre ou une bouteille demi de vin.

Les officiers municipaux sont inviter de dresser une liste pour y inscrire les volontaires qui se destineront a ce service.

En cas quil senpressent quelques un les officiers municipaux sont priés de les adresser au citoyen inspecteur du depot des charrois a St denis et avons signé dans la chambre de la commune le dix huit du mois de juin mil sept cent quatre vingt treize an 2 de la republique française.

Boucher adjudant Des charrois

Des armées de la republique.

Duval maire

Moreau – Chibon

 Mais tous ne sont pas volontaires, il y a même des réfractaires…

Voici l’histoire d’un citoyen Varreddois absolument réfractaire à tout enrôlement.

Ce fut l’occasion d’un drame local auquel rien ne manqua : armes à feu, fourches, menaces, pugilat, et qui occasionna, comme on disait autrefois, un beau ‘troublement’ dans le village.

Le 24 août 1796, le service des ‘chariots des armées’ a adressé à Nicolas Vincent Plateau une commission de ‘conducteur-chartier’ pour le dépôt de Longpont, aux appointements de 10 sols par jour en assignats au dépôt, et de 36 sols et demi aux armées.

Laissons au rédacteur du livre de greffe, d’exposer les faits en leur saveur locale.

LE  DRAME

« Lan mil sept cent quatre vingt treize seconde de la republique une et indivisible le deux septembre a six heures apres midy nous maires et officiers municipaux nous ont transporté chez le nomé Jean Plateau fils Jean par ordres des citoyent assemblée pour concourir au recrutement de deux cavalier dont notre commune est chargé pour avertir son fils Nicolas Vincent Palteau pour concourir avec ses concitoyens et lui ont demandé sil vouloit y venir et a repondu quil était engagée dans les charois de larmé.

de retour a lassemble, la commune a convenu quil falloit y retourné avec la force pour le metre en arrestation.

Il est entré  toutes la municipalité chez ledit plateau elle luy a demande encore une fois sil vouloit concourir au recrutement avec les autres citoyents, il a repondu qui ne pouvoit pas servir deux fois, le citoyent Jean menil a dit quil avoit le droit de luy mettre les mains sur le corps et a repondu d’un air robuste en suifuiant et entrant dans une autrelogis sur le derrier prend moy et aussytot les garçon layant entendu dire, prend moy ont entré par une croize qui netoit point achevé et lon trouvé avec un fusil le bout du canon tourné sur eux et jean Baptiste moreau l’a desarmé et aussi tot en le desarmant a crié a luy son père a accouru avec une fourche on sest jette sur luy et on la dsarmé et ensuite touts le monde sest retiré et ont dresse le present proces verbal dont nous lavont signé avec les deposant.

Moreau officier – Duval maire

Jean nicolas charles Lebel officier – Jean mesnil oficier – Chibon officier – Debœuf procureur de la commune _ Signature des deposant – Adam.

Le citoyen Isidore Denis nous a declaré ne savoir signé.

Toutes les jeunes recrues de Varreddes n’ont pas, heureusement, la pusillanimité de Nicolas Vincent Plateau.

D’autre relèvent l’honneur du village…

 

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 18:00

Volontaires.jpg

 

La loi a prévu que des fonds de secours seront affectés aux familles de volontaires, les défenseurs de la patrie.

Nous sommes dans le temps de la révolution, il est intéressant de voir le fonctionnement de ce rouage  où il faut donc des vérificateurs et des distributeurs désignés sur place.

An II, 15 messidor (3 juillet 1794) sont nommés :

Vérificateurs : Charles Moreau et Etienne Pierre Laurent Nansot ;

Distributeurs : François Manche et Jean-Dominique Leduc.

Ces quatre citoyens sont requis de vérifier et distribuer « a leurs ames et conscience ». !! Suit 15 signatures.

An III, 30 vendémiaire (21 octobre 1794) Jean Adam et Jean-Pierre Charles Plateau, notaire public, sont désignés pour toucher l’argent du trimestre de Vendémiaire, et le distribuer en la maison commune aux pères et mères des défenseurs de la République.

13 floréal, an III (2 mai 1795) ; Vérification de la liste des ayants-droits aux secours accordés aux pères et mères des défenseurs de la République pour le trimestre de Germinal. Sont nommés :

Jean-Baptiste Hébuterne aîné et Jean-Pierre  Grapin maçon, pour toucher et distribuer.

Charles Landri et Jean Doyen pour vérifier la liste. (12 signatures).

6 fructidor, an III (23 août 1795). En exécution des lois du 21 pluviôse et du 13 prairial, accordant des secours aux pères et mères indigents des défenseurs de la patrie, sont nommés :

Vérificateurs : Jean Doyen et Charles Landri ;

Distributeurs : Antoine Sandrin et Jean Nicolas Denis (11 signatures).

Mais la République n’oublie pas également les réfractaires…

Pour infos: de 1791 à 1793, les 5 discrits (Meaux, Melun, Provins, Nemours et Rosny) ont fourni 6 bataillons:

1er bataillon formé le 25 août 1791

2ème bataillon formé le 23 sept. 1791

3ème bataillon formé le 20 août 1792

4ème bataillon formé le 28 sept. 1792

6ème bataillon formé le 23 oct. 1792

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 22:02

      Palais Episcopal    

Il y 200 ans  lors de la campagne de France en 1814, combattant l’armée prussienne commandée par Blücher, l’empereur Napoléon 1er est informé de l’avancée des armées austro-russes ver Paris par Provins, Nangis et Fontainebleau.

Il abandonne la poursuite de des prussiens pour venir à la rencontre de la menace des armées austro-russes.

Arrivant le 15 février 1814 au soir à Meaux avec son état-major, il s’établit au palais épiscopal où il passe la nuit à préparer les plans de sa future attaque.

Les jours suivant, il parvient à repousser provisoirement l’ennemi, mais dès la fin février les armées coalisées reprennent l’offensive.

Paris tombe le 31 mars 1814... Napoléon abdique le 6 avril.

 

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 22:02

 

photo-cercle

Crédit photo: mairie de Varreddes

 

Le mot et la fonction ‘maire’ ont une origine lointaine et ont subi une évolution compliquée.

AU IXème siècle, Irminon, abbé de Saint Germain-des-près, emploie le mot ‘maior’ pour désigner celui qui dirige un domaine.

Au cours des siècles suivants le mot ‘maire’ désigne celui qui administre le village  pour le compte du seigneur et juge les petits délits.

C’est à la Révolution de 1789, que nous devons d’avoir dans chaque agglomération l’institution municipale, qui se traduit dans les faits par :

  • Le nom de la commune appliqué au lieu considéré,
  • l’existence d’un conseil municipal pour représenter les citoyens et par celle –ci l’élection     
  • du    maire pour présider à l’administration de la commune.

Le texte voté le 14 décembre 1789 est la première des grandes lois municipales qui jalonnent l’histoire institutionnelle de la France :

L’article 4 de la loi du 14 décembre 1789 stipule : «Le chef de tout corps municipal portera le nom de maire. »

Ce texte sera complété le 22 décembre, par la loi qui divise le territoire français en départements, districts, cantons et municipalités (44.000 correspondant aux paroisses de l’Ancien Régime).

Les maires élus en 1790 sont des hommes riches. Les humbles, écartés par le suffrage censitaire, sont de simples spectateurs des affaires municipales.

La loi du 14 décembre 1789, autorise le public  à consulter le registre municipal, il est également autorisé à assister aux séances du conseil municipal de 1792 à 1795, (il sera ensuite interdit jusqu’en 1877).

La 2ème République en 1848, adopte le principe de l’élection au suffrage universel des conseillers municipaux.

Le 5 avril 1884, sous la 3ème République est votée ‘La charte des Communes’, structurant la gestion et le fonctionnement des collectivités locales, fondement de l’actuelle administration des communes, mais il faudra attendre 1945 pour rencontrer des femmes à la tête des communes.

Ce n’est que le 2 mars 1982, sous la 5ème République, que les communes se libèreront partiellement de la tutelle de l’Etat, grâce à la ‘loi DEFERRE’ qui donnera une plus grande autonomie aux communes.

Le maire est élu pour une durée de 6 ans.

 

Liste des Maires de Varreddes

DUVAL  Jean, Nicolas

1792  à   1799

PLATEAU  Jean- Pierre

1799  à   1801

LAURENT  Jacques, François

1801  à   1802

DUVAL  Jean, Nicolas

1802  à   1824

BILLIEUX  Saint Germain

1824   à   1844

DELESSEUX  Jean, Alexandre

1844   à   1855

DENIS  Jean, Louis

1855   à   1859

BARTELEMY Laurent

1859   à   1864

AILLERET Pierre

1864   à   1865

DELESSEUX Jules

1865   à   1867

COLLINET Désiré

1867   à   1876

CLAIRET Victor

1876   à   1891

GUILLOUX Ernest

1891   à   1908

DENIS Jules, Auguste

1908   à   1911

LIEVIN François, Isidore

1911   à   1919

GUILLOUX Eugène

1919   à   1923

SALINGRE Maurice

1923   à   1938

SEVIN Jules

1938   à   1940

FAVRE Gustave

1940   à   1941

BOUCHE Léon

1941   à   1945

DENIS Guy

1945   à   1965

BLANCHARD Victor

1965   à   1971

MENIL Pierre

1971   à   1993

SARFATI Michèle

1993   à   2014

MENIL Jean-Pierre

2014   à   20..

 

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 22:30
Bossuet
Bossuet à 54 ans lorsqu’il prend le 7 et 8 février 1682 possession du siège épiscopal de Meaux.

Il est dans toute sa splendeur de son génie, dans l’éclat de sa renommée.

Le Mercure Galant de mars 1682 relate de la manière suivante l’arrivée du grand prélat dans la ville e Meaux :

‘ Si-tost qu’onsçeu que Mgr l’Evesque de Meaux approchait, la campagne fut couverte d’une infinité de gens de la ville de l’un et l’autre sexe, que l’impatience de luy rendre respects fit aller à sa rencontre.

Les officiers magnifiquement vétus, les archers couverts de casaques neuves des couleurs du Roy & tous bien montez.

Les trompettes qui précedoient, mesterent agreablement leurs fanfares au bruit des tambours & des fifres des compagnies, aux cris de joye de tout le peuple.’

source: Almanch 2000

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 22:37

cloches-meaux

 Dans le clocher de la cathédrale de Meaux (les amis de la cathédrale)

 

En 1859, le conseil de fabrique, soucieux d'avoir une sonnerie plus harmonieuse et plus forte, décide de refondre les trois premières cloches de la tour et de les remplacer par quatre nouvelles. Cette opération est effectuée par l'entreprise J. Dutot et Cie, basée à Paris.

Placé au milieu du transept, sous les voutes de feuillages et de fleurs, quatre magnifiques cloches étaient suspendues, en ce dimanche 18 décembre 1859.

A l’issue de la messe de midi, toute la population c’était donné rendez-vous dans la cathédrale pour assister à la bénédiction des cloches par Monseigneur Allou, évêque de Meaux.

Selon la tradition, la première a été appelée Marie (3 214 kg) et placée sous le vocable de la sainte Vierge ; la seconde, Etiennette (1 650 kg), a pris le nom du patron de la cathédrale (St Etienne) ; la troisième et la quatrième les noms des saints les plus illustres de la cité, Faronne (pour saint Faron) ( 900 kg) et sainte Céline (350 kg).

Le journal de Seine et Marne, dans son édition du 28 décembre, notait : « Les nouvelles cloches peuvent être considérées à la fois comme des instruments et des objets d’art. On a déjà pu saisir l’éclat et l’ampleur des sons, ce qui prouve la pureté du métal et la perfection de leur forme ».

Histoire des cloches de la cathédrale Saint Etienne.

Avant l'achèvement de la tour nord de la cathédrale, six petites cloches occupaient la flèche, située au-dessus de la première travée du chœur. Vers la fin du XVIe siècle, cinq cloches plus grosses sont installées dans la tour sous les noms de Marie, Gilberte, Étiennette, Pérette et Denise.

En 1640, la flèche est détruite, cinq de ses cloches sont transférées dans la tour, mais l'une d'elles, la cloche du chapitre, est conservée dans une tourelle, au niveau du transept.

Pendant la Révolution, 8 des 10 cloches de la tour sont enlevées et seules les deux plus grosses restent en place.

Vers 1805, une nouvelle cloche, bénie sous le nom de Marie-Rose (347 kg), vient les rejoindre.

En 1809, les deux anciennes sont refondues et donnent naissance à Étiennette et Faronne, respectivement de 2 464 et 1 926 kg, puis en 1833, Céline, (265 kg), provenant de l'ancienne église Notre-Dame du Marché, s'ajoute aux précédentes.

La première Céline est transférée en 1864 dans la nouvelle église Notre-Dame du Marché.

Aujourd’hui encore les quatre cloches de 1859 ponctuent les heures et annoncent les cérémonies religieuses.

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 22:18

Siège Bastille

 La loi a prévu que des fonds de secours seront affectés aux familles de volontaires, les défenseurs de la patrie.

Nous sommes dans le temps de la révolution, il faut donc des vérificateurs et des distributeurs désignés sur place.

An II, 15 messidor (3 juillet 1794) sont nommés :

Vérificateurs : Charles Moreau et Etienne Pierre Laurent Nansot ;

Distributeurs : François Manche et Jean-Dominique Leduc.

Ces quatre citoyens sont requis de vérifier et distribuer « a leurs ames et conscience ». !! Suit 15 signatures.

An III, 30 vendémiaire (21 octobre 1794) Jean Adam et Jean-Pierre Charles Plateau, notaire public, sont désignés pour toucher l’argent du trimestre de Vendémiaire, et le distribuer en la maison commune aux pères et mères des défenseurs de la République.

13 floréal, an III (2 mai 1795) ; Vérification de la liste des ayants-droits aux secours accordés aux pères et mères des défenseurs de la République pour le trimestre de Germinal. Sont nommés :

Jean-Baptiste Hébuterne aîné et Jean-Pierre  Grapin maçon, pour toucher et distribuer.

Charles Landri et Jean Doyen pour vérifier la liste. (12 signatures).

6 fructidor, an III (23 août 1795). En exécution des lois du 21 pluviôse et du 13 prairial, accordant des secours aux pères et mères indigents des défenseurs de la patrie, sont nommés :

Vérificateurs : Jean Doyen et Charles Landri ;

Distributeurs : Antoine Sandrin et Jean Nicolas Denis (11 signatures).

Mais la République n’oublie pas également les réfractaires…

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 15:19

Livre-Cope.jpg

 A l’aube des célébrations du centenaire de la Grande Guerre, un nouveau regard sur la Bataille de la Marne -personnellement je préfère l’appeler ‘La Bataille de l’Ourcq-.

Ce n’est pas dans mes habitudes de faire de la publicité pour tel ou tel livre, tel ou tel personnage, mais lorsque notre député-maire Jean-François Copé a présenté son livre la semaine dernière, j’ai découvert que l’homme politique, avec la collaboration de Frédéric Guelton l’un des plus grands historiens de la guerre de 14, donnait un nouvel éclairage sur cette bataille de la Marne, un épisode tellement surprenant que beaucoup ont parlé de « miracle ». Miracle dont un jour je vous parlerai sur ce blog.

Ecrit en huit chapitres avec une iconographie souvent inédite, provenant du musée de la Grande Guerre de Meaux, qui pour rappel a pris naissance d’une façon bien particulière:

Alors que la Ville organisait en 2004, une de ces innombrables manifestations sur la première guerre mondiale, Jean-François Copé rencontre un passionné  de conflits, Jean-Pierre Verney.

Jean-Pierre, pendant des décennies a pris soin de collectionner de partout dans le monde des objets qui se réfèrent à la guerre de 14, ‘la der des ders’ comme la surnommaient les poilus. Sa collection est tellement importante qu’il ne peut plus la garder – manque de place peut-être- , mais surtout le souci de transmettre et perpétuer pour les générations futures le souvenir des soldats tombés au champ d’honneur, ainsi que de tous  ceux qui ont contribué à la victoire bien qu’ils n’étaient pas au front.

Cette collection privée, l’une des plus importantes au monde, intéressait des acheteurs américains, mais J. Pierre ne pouvait se résigner à laisser partir ce trésor national. C’est ainsi qu’est, grâce à la rencontre de deux hommes, le projet de ce musée de la Grande Guerre à Meaux.

Dans ce musée, c’est l’homme qui a la première place avec la mise en valeur du vécu au quotidien de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants dont le destin a été bouleversé par ce conflit.

Ce livre, n’est pas une histoire militaire, les auteurs ont voulu expliquer les raisons de cette bataille surprise, en la replaçant dans son contexte, en décrivant l’état d’esprit et les conditions de vie des combattants et de leurs dirigeants… La politique n’est jamais loin de l’auteur. Cela dit, la présentation est faite sans occulter ses ambiguïtés et ses horreurs et sans dissimuler les fautes et les erreurs..

Dans ‘La Bataille de la Marne’, Jean-François Copé, écrit en préambule : ‘Si à la lecture de ces lignes, un Français peut se dire, quelle que soit sa naissance, « c’est mon histoire, c’est notre histoire ; cela m’oblige pour le présent et l’avenir », alors, ce livre n’est pas vain.

Après avoir lu cet ouvrage… Il n’est pas vain.

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 20:37

Soldat-de-la-republique.jpg

Soldat de la République

 Depuis le Moyen Age, différentes formes de service militaire obligatoire (ban, milice, etc..) existaient en France.

La Révolution a marqué un véritable changement dans le service militaire.

Cela a commencé le 21 janvier 1791 par le décret organisant la première levée de volontaires, et c’est la victoire de la bataille de Walmy, le 20 septembre 1792, qui marquera le mythe fondateur des volontaires.

L’exécution de Louis XVI, le 21 janvier 1793, a ameuté l’Europe contre la France. La Convention, débordée, ordonne par la loi du 24 février 1793, la levée de 300.000 volontaires et décide qu’une partie des officiers seront élus par les soldats.

Le 13 mars, la municipalité de Varreddes reçoit le décret « qui détermine le mode de recrutement pour la défense de la patrie » et décide que dès le lendemain « sera ouvert un registre pendant trois jours durant en la maison du greffier… »

Le 19mars 1793, « Maire et officiers municipaux ont faits assemblée touts les citoients garçons pour remplir le contingent pour la défense de la patrie ». Trente-deux garçons âgés de 18 à 40 ans sont notés sur le registre. Sur les 32 sept déclarent ne pas savoir signé proportion minime, tout à l’honneur des maitres d’école qui dispensaient l’instruction publique avant 1790.

Le citoyen Cornu, curé du village, en considération du caractère « citoyen garçon » doit « »être compris dans le contingent… », La décision est ratifiée par la municipalité.

Certains se dérobent, ainsi ils reçoivent (les municipaux), le 21 mars, « la déposition a eux faitte par les volontaires au sujet d’un garçon porte-banne qui depuits quatre ans sans en sortir pour aller à son pays de Savoie, qui se nome Jean Glisse, qui ne s’est point présenté à l’assemblé des garçons pour convenir du mode avec tous les autres, comme il est dit par la loy ». (p.11)

Trois semaines après, le 9 avril, les officiers municipaux reçoivent « du Receveur du District de Meaux la somme de dix sept cent treize livres dix sols et quatre cent soixante douze livres le treize avril qui fait en tout celle de deux mil cent quatre vingt cinq livres pour en faire la distribution au volontaire pour plusieur effet quil prennent chez eux et que le district leur rembourse au prix fixé… » Suit la liste des objets : un chapeau ou un bonnet =7 L ; un col, un habit, une veste, une culotte = 12 L ; une paire de bas = 4 L. 10 s ; une paire de soulier = 10 L ; une paire de gastre pour une chemise = 6 L, pour un sac de paux = 10 L ; un pantalon = 9 L.

Chaque volontaire reçoit donc une certaine somme en fonction de son ‘barda’, cela va de 52 L à 79 L.

Il y ceux qui veulent se faire exempter :

24 avril 1793… « Le procureur de la commune quil a exposé quil ne failloit aucune infirmité, que sil y avoit quelqu’un infirme après le tirage fini quil seroit obligez de fournir un homme et payer lamende qui sera fixé par la municipalité.

« Ainsi set présenté le citoient Jean-Louis Cornu, curé de laditte commune qui a déclaré quil avoit la veu très courte, quil ne pouvait pas distingué une personne a six (pas) de luy.

« Et après s’est présenté Jean Pierre Toussaint Hatrail qui a déclaré quil est sourd et a la veu extrement courte, que son père est obligé  de le raconduire de ses travaux a quatre heure après midy, quil ne voit pas clair.

« Après sest présenté Josephe (arraché) charpentier qui a déclaré quil avait une tache (sur) loeille, qui a dit ne pas voir claire.

« et sest présenté Jean Baptiste Sombret quil nest point libre de ses mains, quil est comme paralizé, et cepandant âgé de vingt huit ans.

« et aussi sest présenté François Ménil qui a déclaré quil avoit les fièvre depuis quatre ans et en très mauvaisse état.

« et touts dune taille en état de porter les armes sauf a leur infirmité.

« et après ce Recrutement finy sest trouvé Jean Nicolas Miotte n’avoit rien déclaré de son infirmité qui a été declaré par le seruchien du district à la suite du contiget, et en consécance, il doit fournyr un homme… (Livre de Greffe, pp 21-22)

Les volontaires de 1793, sont auréolés de gloire, mais à Varreddes comme ailleurs, les volontaires sont parfois des volontaires des résignés que frappe ‘la loi du sort’ :

« Lan mil sept cent quatre vingt treize seconde de la republique une et indivisible le Deux Septembre Nous maires et officiers Municipaux ont assemblée les garçon de notre commune pour satisfaires au Decret de la convention National du 22 juillet 1793 que nous avonts publiée par trois fois au son de la cloche et étant assemblée au lieu ordinaires des séances ordinaires de la municipalité. Les citoyent on prit leur mode qui est tiré au sort et sest trouvé que le sort et tombé a la personne de Jean Nicolas françois depaix et jean Nicolas Denis et on signé ».

 Les enfants partent, mais la République pense aux parents…

 

 

 

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