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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 15:19

Livre-Cope.jpg

 A l’aube des célébrations du centenaire de la Grande Guerre, un nouveau regard sur la Bataille de la Marne -personnellement je préfère l’appeler ‘La Bataille de l’Ourcq-.

Ce n’est pas dans mes habitudes de faire de la publicité pour tel ou tel livre, tel ou tel personnage, mais lorsque notre député-maire Jean-François Copé a présenté son livre la semaine dernière, j’ai découvert que l’homme politique, avec la collaboration de Frédéric Guelton l’un des plus grands historiens de la guerre de 14, donnait un nouvel éclairage sur cette bataille de la Marne, un épisode tellement surprenant que beaucoup ont parlé de « miracle ». Miracle dont un jour je vous parlerai sur ce blog.

Ecrit en huit chapitres avec une iconographie souvent inédite, provenant du musée de la Grande Guerre de Meaux, qui pour rappel a pris naissance d’une façon bien particulière:

Alors que la Ville organisait en 2004, une de ces innombrables manifestations sur la première guerre mondiale, Jean-François Copé rencontre un passionné  de conflits, Jean-Pierre Verney.

Jean-Pierre, pendant des décennies a pris soin de collectionner de partout dans le monde des objets qui se réfèrent à la guerre de 14, ‘la der des ders’ comme la surnommaient les poilus. Sa collection est tellement importante qu’il ne peut plus la garder – manque de place peut-être- , mais surtout le souci de transmettre et perpétuer pour les générations futures le souvenir des soldats tombés au champ d’honneur, ainsi que de tous  ceux qui ont contribué à la victoire bien qu’ils n’étaient pas au front.

Cette collection privée, l’une des plus importantes au monde, intéressait des acheteurs américains, mais J. Pierre ne pouvait se résigner à laisser partir ce trésor national. C’est ainsi qu’est, grâce à la rencontre de deux hommes, le projet de ce musée de la Grande Guerre à Meaux.

Dans ce musée, c’est l’homme qui a la première place avec la mise en valeur du vécu au quotidien de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants dont le destin a été bouleversé par ce conflit.

Ce livre, n’est pas une histoire militaire, les auteurs ont voulu expliquer les raisons de cette bataille surprise, en la replaçant dans son contexte, en décrivant l’état d’esprit et les conditions de vie des combattants et de leurs dirigeants… La politique n’est jamais loin de l’auteur. Cela dit, la présentation est faite sans occulter ses ambiguïtés et ses horreurs et sans dissimuler les fautes et les erreurs..

Dans ‘La Bataille de la Marne’, Jean-François Copé, écrit en préambule : ‘Si à la lecture de ces lignes, un Français peut se dire, quelle que soit sa naissance, « c’est mon histoire, c’est notre histoire ; cela m’oblige pour le présent et l’avenir », alors, ce livre n’est pas vain.

Après avoir lu cet ouvrage… Il n’est pas vain.

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 20:37

Soldat-de-la-republique.jpg

Soldat de la République

 Depuis le Moyen Age, différentes formes de service militaire obligatoire (ban, milice, etc..) existaient en France.

La Révolution a marqué un véritable changement dans le service militaire.

Cela a commencé le 21 janvier 1791 par le décret organisant la première levée de volontaires, et c’est la victoire de la bataille de Walmy, le 20 septembre 1792, qui marquera le mythe fondateur des volontaires.

L’exécution de Louis XVI, le 21 janvier 1793, a ameuté l’Europe contre la France. La Convention, débordée, ordonne par la loi du 24 février 1793, la levée de 300.000 volontaires et décide qu’une partie des officiers seront élus par les soldats.

Le 13 mars, la municipalité de Varreddes reçoit le décret « qui détermine le mode de recrutement pour la défense de la patrie » et décide que dès le lendemain « sera ouvert un registre pendant trois jours durant en la maison du greffier… »

Le 19mars 1793, « Maire et officiers municipaux ont faits assemblée touts les citoients garçons pour remplir le contingent pour la défense de la patrie ». Trente-deux garçons âgés de 18 à 40 ans sont notés sur le registre. Sur les 32 sept déclarent ne pas savoir signé proportion minime, tout à l’honneur des maitres d’école qui dispensaient l’instruction publique avant 1790.

Le citoyen Cornu, curé du village, en considération du caractère « citoyen garçon » doit « »être compris dans le contingent… », La décision est ratifiée par la municipalité.

Certains se dérobent, ainsi ils reçoivent (les municipaux), le 21 mars, « la déposition a eux faitte par les volontaires au sujet d’un garçon porte-banne qui depuits quatre ans sans en sortir pour aller à son pays de Savoie, qui se nome Jean Glisse, qui ne s’est point présenté à l’assemblé des garçons pour convenir du mode avec tous les autres, comme il est dit par la loy ». (p.11)

Trois semaines après, le 9 avril, les officiers municipaux reçoivent « du Receveur du District de Meaux la somme de dix sept cent treize livres dix sols et quatre cent soixante douze livres le treize avril qui fait en tout celle de deux mil cent quatre vingt cinq livres pour en faire la distribution au volontaire pour plusieur effet quil prennent chez eux et que le district leur rembourse au prix fixé… » Suit la liste des objets : un chapeau ou un bonnet =7 L ; un col, un habit, une veste, une culotte = 12 L ; une paire de bas = 4 L. 10 s ; une paire de soulier = 10 L ; une paire de gastre pour une chemise = 6 L, pour un sac de paux = 10 L ; un pantalon = 9 L.

Chaque volontaire reçoit donc une certaine somme en fonction de son ‘barda’, cela va de 52 L à 79 L.

Il y ceux qui veulent se faire exempter :

24 avril 1793… « Le procureur de la commune quil a exposé quil ne failloit aucune infirmité, que sil y avoit quelqu’un infirme après le tirage fini quil seroit obligez de fournir un homme et payer lamende qui sera fixé par la municipalité.

« Ainsi set présenté le citoient Jean-Louis Cornu, curé de laditte commune qui a déclaré quil avoit la veu très courte, quil ne pouvait pas distingué une personne a six (pas) de luy.

« Et après s’est présenté Jean Pierre Toussaint Hatrail qui a déclaré quil est sourd et a la veu extrement courte, que son père est obligé  de le raconduire de ses travaux a quatre heure après midy, quil ne voit pas clair.

« Après sest présenté Josephe (arraché) charpentier qui a déclaré quil avait une tache (sur) loeille, qui a dit ne pas voir claire.

« et sest présenté Jean Baptiste Sombret quil nest point libre de ses mains, quil est comme paralizé, et cepandant âgé de vingt huit ans.

« et aussi sest présenté François Ménil qui a déclaré quil avoit les fièvre depuis quatre ans et en très mauvaisse état.

« et touts dune taille en état de porter les armes sauf a leur infirmité.

« et après ce Recrutement finy sest trouvé Jean Nicolas Miotte n’avoit rien déclaré de son infirmité qui a été declaré par le seruchien du district à la suite du contiget, et en consécance, il doit fournyr un homme… (Livre de Greffe, pp 21-22)

Les volontaires de 1793, sont auréolés de gloire, mais à Varreddes comme ailleurs, les volontaires sont parfois des volontaires des résignés que frappe ‘la loi du sort’ :

« Lan mil sept cent quatre vingt treize seconde de la republique une et indivisible le Deux Septembre Nous maires et officiers Municipaux ont assemblée les garçon de notre commune pour satisfaires au Decret de la convention National du 22 juillet 1793 que nous avonts publiée par trois fois au son de la cloche et étant assemblée au lieu ordinaires des séances ordinaires de la municipalité. Les citoyent on prit leur mode qui est tiré au sort et sest trouvé que le sort et tombé a la personne de Jean Nicolas françois depaix et jean Nicolas Denis et on signé ».

 Les enfants partent, mais la République pense aux parents…

 

 

 

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 20:49

 Manneken-Pis.jpg

Samedi 7 septembre 2013, accompagnés des membres du Club 41 Meldois qui entretiennent des liens d’amitié avec le Club 41 ‘Toison d’Or ‘ de Bruxelles, nous sommes partis dans la capitale belge remettre un nouvel habit au Manneken-Pis.

Accueillis à l’hôtel de ville de Bruxelles par le représentant du bourgmestre, dans la salle de la Milice (salon d’honneur), notre Président Pierre, présente aux autorités de la ville la robe et le chapeau de la confrérie confectionnés à la taille de la statue et remet la tenue d’apparat au Président de l’Ordre des Amis du Manneken-Pis.

L-habit.jpg    Brie-Meaux--58--copie-2.jpg

Pendant que l’habilleuse revêt petit Julien  - prénom officiel de la célèbre figure bruxelloise- de sa 906èmetenue, sept nouveaux chevaliers sont intronisés au cours d’un chapitre exceptionnel.

Ceremonie.JPG   Nvx-Intonises.JPG

Cette première partie se termine par une dégustation de Brie de Meaux et de Givry, que nos amis belges ont particulièrement appréciés.

Medyboom.jpg  

Puis se forme le cortège précédé de la fanfare de Meyboom ; Bruxellois et touristes sont nombreux en ce jour de la fête de la bière.

Arrivés au coin de la rue de l’Etuve où se trouve la statue, le rideau qui cache petit Julie est ouvert et toute l’assistance découvre le Manneken-Pis vêtu de sa nouvelle tenue. Après discours, chant de l’hymne du Manneken-Pis, Julien arrose copieusement la foule dont notre Grand-Maître tout surpris de ce type de douche !

Petit-Julien.jpg

Le déjeuner, dans une bonne table bruxelloise, termine de cette joyeuse manifestation haute en couleur où l’on a apprécié la gentillesse et l’humour de la capitale de la B.D.

Notre nouveau confrère Bruxellois, fait profiter de ses connaissances de la ville par une visite sympathique, pendant que certains dégustent quelques bonnes bières belges !!

Historien infatigable, Roel , de l’Ordre des Amis du Manneken-Pis, connaît l’histoire de la statuette par cœur.

Haute de 55 cm, elle représente le plus petit bourgeois de Bruxelles dénommé « Manneken-Pis » ou « fontaine du petit Julien ».

Elle est d’abord en pierre avant d’être sculptée en bronze en 1619. Née de plusieurs légendes qui remontent jusqu’au VIIéme siècle, elle est l’objet de nombreuses manifestations marquantes de la ville. Parmi celles-ci, plusieurs concernent les rapports franco-bruxellois. Par exemple, lors du bombardement de Bruxelles par les troupes de Louis XIV en 1695 causant de nombreux dégâts dans la ville, les Bruxellois enlèvent leur protégé pour le soustraire aux boulets français. Il est remis en  place et porté en triomphe avec l’inscription en latin : « Il m’a posé sur une pierre (le peuple) et maintenant il élève ma tête au-dessus de mes ennemis ».

Si aujourd’hui le Manneken-Pis projette de l’eau, au XIXème siècle la statue projetait de l’hydromel, du vin ou de la bière à la grande joie du peuple bruxellois qui venait remplir ses bouteilles.

 De nombreuses légendes concernent cette statuette. Manneken-Pis reste le plus ancien bourgeois de la ville et le reflet du caractère frondeur des Bruxellois.

Il est 19 h, il faut déjà penser au retour, mais il y a dans l’air un gout de ‘revenézi’!!!

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25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 21:57

 liberte.jpeg

Dimanche 27 août 1944, aux environs de19 heures, les forces alliées, principalement les américains, arrivent par Villenoy. L’arrière-garde allemande avait déjà quitté la ville en direction de Trilport, si bien que Meaux est libérée sans combats notables.

A 20 heures tout est fini et les habitants peuvent fêter la libération de la ville en se rassemblant sur la place de l’Hôtel de Ville.

Le lendemain matin, dans les salons de la mairie, la municipalité issue de la Résistance avec MM.  Paul Barennes (O.C.M), nouveau maire et ses adjoints : MM. Bour (réseau Bourgogne) et Arvois (F.N. – F.T.P)  lance un appel au calme à la population … et offrent un vin d’honneur aux représentants des armées alliées.

Dès le lundi 28 août, tout rentre dans l’ordre.

Pendant la première semaine suivant la Libération, des bals fleurissent un peu partout, chaque soir, dans les rues, grâce à des orchestres montés à la hâte. Des bals sont donnés également dans les salons de l’hôtel de Ville.

Malgré ces jours d’allégresse, les soucis restent présents… La faim est toujours là à Paris et dans la banlieue (comme partout en France d’ailleurs !), un groupe de jeunes F.F.I, utilise un ancien camion de l’armée allemande pour aller chercher des pommes de terre chez un fermier de la région et ravitailler Paris.

Ils quittent Meaux…

liberation-Meaux.png

Photo des derniers moments de l’occupation de Meaux, prise par M. andré Endres, une personnalité meldoise bien connue, qui présida jusqu’à sa mort la Société d’Histoire d’Art et d’Histoire de la Brie et du Pays de Meaux.

Cette photo –et quelques autres – faillirent coûter à l’auteur les pires conséquences. M. Endres fut, arrêté par des jusqu’auboutismes zélés de l’ordre nazi et emmené avec les troupes allemandes en retraite jusqu’à Metz où il fut emprisonné quelque temps, alors que Meaux était enfin libre. (source : La Brie en guerre 1939-1945-René Roy-Presses du Village)

Quelques jours après la Libération, c’est le 30ème anniversaire de la victoire de la Marne (1914), Meaux libéré peut commémorer à nouveau cette victoire. Une foule considérable se rassemble place du Marché autour des drapeaux alliés, parmi eux des militaires soviétiques en uniforme (Ces militaires étaient des prisonniers de guerre, libérés qui avaient été rassemblés à Meaux.

 

Meaux commémorera mardi 27 août, le 69ème anniversaire de sa Libération, stèle des déportés – Place Henri IV, le cortège qui se rendra ensuite aux Monument aux Morts, sera précédé de véhicules et de reconstituants en tenues d’époque.

 

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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 21:09

Siege-Bastille.jpg

 « Il faut des dons patriotiques pour la défense de la République… » Clamaient les citoyens commissaires ! Et c’est ainsi que des dons en argent ou en nature ont été sollicités.

Il ne parait pas que la commune de Varreddes se soit enthousiasmée de cette idée. Les réquisitions sont déjà suffisamment lourdes, ce qui arrête tout élan vers les dons volontaires.

On ne trouve pratiquement rien en dehors d’un lot de 463 chemises :

Le 27 nivôse, an II (16 janvier 1794), dans la voiture qui emmène à Meaux les cuivres de l’Eglise paroissiale, Etienne François Moreau et Jean Nicolas Charles Lebel, officiers municipaux, emportent «l’offrande qui a été faite par différant citoien dont la liste est annexé au chemise, qui consiste en quatre cent soixante trois chemises et un drap de toille détoupe et une paire de soulliers neuf et cent sols dargent »

Le 30 nivôse (19 janvier) ; Jean Denis fait don à la nation de seize livres « que nous (maire et officiers municipaux) sommes obligé de porter au bureau du citoyen secrétaire du district de Meaux ».

Là se bornent les générosités Varreddoises, mais  huit mois après, le 10 vendémiaire, an III (1er octobre 1794), Langlois et Antheaume, membres de la société populaire de la commune de Meaux viennent à Varreddes «inviter les bons citoyens à faire des dons patriotiques pour la construction d’un vaisseau armé pour la défense de la république, ils montent à la tribune et invitent les citoyens à faire leurs offrandes selon leur pouvoir.

Le 19 vendémiaire (10 octobre), le conseil municipal nomme trésorier Etienne Leduc qui recevra les offrandes à la maison commune les jours de Décade. (Suit 12 signatures). Aucune liste n’est à relever pour cet objet au livre de greffe… La vie est devenue pénible, le vent n’est plus aux générosités.

Les assignats ont perdu leur valeur nominale. Le moindre paiement s’effectue moitié en assignats, moitié en nature.

Prix de quelques denrées à Varreddes vers 1795 :

Le blé : le septier de Meaux (ancienne mesure des grains : 1 septier =156 L): en argent, de 20 livres à 60 livres ; en assignats, de 40 livres à 4.000 livres.

Le vin : la demi-queue champenoise : en argent, de 30 à 50 livres ; en assignats de 75 à 2.000 livres.

En cette année 1794, les céréales ont germé, la récolte est déficitaire.

L’année 1795, est encore plus terrible, c’est l’année d’un grand hiver. La gelée a duré deux mois (mi-décembre à mi-février). Il a gelé dans les caves et dans les puits ; des arbres ont péri ; La Marne a envahi les champs.

C’est la famine, il faut rationner, et les commissaires de Meaux s’en occupent. Il n’est accordé par jour, qu’une livre et demie de pain aux ‘forts ouvriers’ ; une livre aux autres et aux femmes et un quarterons aux enfants.

On mange du pain d’avoine, de fèves, de pois, de vesces, de riz, de pommes de terre.

Le riche lui-même manque de pain, et faute de pain le pauvre cuit des herbes.

Les denrées de consommation courante sont introuvables. Le savon manque, les femmes sont obligées de le remplacer par de la pierre extraite des montagnes de Rezel, ou par de mauvais savon cédé par les Prussiens cantonnés à Montceaux.

Ce dénuement ne s’adoucit que lorsque les meldois affamés eux-aussi, viennent offrir leurs marchandises à Varreddes (savon, sucre, chandelle, sel), pour avoir pain, farine, pommes de terre, haricots, fèves, etc… nous dit Pierre Denis. Chacun souffre de la difficulté du temps, alors comment dans ces conditions, presque textuellement extraite du journal de ce témoin occulaire (Pierre Denis), l’invitation de Langlois et d’Antheaume aurait-elle eu la vertu de susciter les ‘dons patriotiques pour la défense de la République’ !!

 

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21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 16:24

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Lors d'un voyage pour l'Allemagne en juillet 1839, Victor Hugo s'arrêta à Meaux et visita la cathédrale. 

Trois choses m'ont intéressé à Meaux écrit-il: un délicieux petit portail de la Renaissance accolé à une viellle église démantelée, à droite en entrant en ville (portail de l'ancien séminaire, rue St Rémi); puis, derrière la cathédrale, un bon vieux logis de pierre de taille, a demi fortifié, flanqué de grandes tourelles engagées. Il y avait une cour. Je suis entré bravement dans la cours, quoique j'y eusse avisé une vieille femme qui tricotait. Mais la bonne dame m'a laissé faire. J'y voulais étudier un fort bel escalier extérieur, dallé de pierre et charpenté de bois, qui monte à la vieille maison, appuyé sur deux arches surbaissées et couvert d'un toit-auvent à arcades en anse de panier. (Victor Hugo, le Rhin)

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 23:26

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Dimanche 30 juin 2013, pour son 22e Chapitre Solennel, la Confrérie des Compagnons du Brie de Meaux a parcouru les rues du centre ville après la messe célébrée en la cathédrale Saint Etienne. Elle était accompagnée par les Confréries des Chevaliers du Cep Henri IV, des Chevaliers du Brie de Melun, du Clos des Collines de Gagny, de Saint Romain en Bordelais et Pays Libournais, des Coteaux Briards de Coulommiers, de la République de Montmartre, de la Palaisienne des Coteaux de l’Yvette et de la Commanderie des Goustes Cidre d’Ile de France.

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 Sous la halle du marché, les confrères ont été accueillis par les musiciens de l'école de musique d'Heligenhaus, la ville allemande jumelée avec Meaux.

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Quatorze nouveaux chevaliers et un officier ont rejoint la Confrérie, parmi eux : Nicole Klein préfète de Seine et Marne.

Comme le veut la tradition et avant de devenir membre à part entière, chaque nouvel intronisé a dégusté une lichette de Brie, accompagnée de Givry.

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Un déjeuner gastronomique dans la Chapelle Marquelet de la Noue où bien entendu, le Brie et le Givry ont joué les vedettes a clôturé cette cérémonie.

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Crédit photos: Toutenphotos et  personnel

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 22:27

  

    Cassini

  Malgré les problèmes soulevés par la terreur, les Varreddois étaient de rudes frondeurs dans les années 1790 surtout lorsqu’on s’en prenait à leurs intérêts temporels.

Provoqué par l’incapacité d’un arpenteur de Chauconin chargé d’établir le rôle de la contribution foncière, l’incident que voici fournit la preuve de leur esprit de justice en matière fiscale et de leur énergie pour faire valoir leur droit.

Mis en veine de résistance par une récente protestation (12 mars 1794) qui a obtenu son effet au sujet d’un transport de blé à Meaux, ils osent, deux mois après ce fait, d’essayer d’un procédé analogue en fait de répartition d’impôt.

(texte ci-dessous en français d’époque)

« L’an mil sept quatre vingt treize de la République française le dix neuf mai assemble general de la commune tenu a lissu des vespres apres avoir été annonc » par son procureur a effet de reclamer contre le citoyen reaume arpenteur et demeurante a la pareoisse de chauconin adjudiciaire des ouvrages a faire pour laditte commune conformement a la loy.

Concernant la declaration des biens de chaque propritaire renfermé dans le sein de notre territoire tant interne quexterne et representée aux cityoens administrateurs du district de Meaux que ledit reaume nous a presentée une matrice de rolle que nous avons trouvé informe déjà a notre connoissance ; que dailleur nous navons pas verifier sur les etats de section qui sont la base de ce travaille puisque ledit reaume ne nous en a point presenté, et que quantité de proprietaires tant interne quexterne nont pas encore fait leurs declaration que dailleurs dapres l’article il ne sagit pas dune seule matrice de rolle mais bien de deux et conforme l’une a l’autre.

En consequence nous navont pas pu recevoir une ouvrage aussi imparfait ; le dit reaume vous a presenté cette matrice par nous refusé apres avoir solicité en particulier quelque signatures, dans ce point de vue lassemblees generalle espere que vous voudrez bien considerer sa reclamation et lui rendre justice, faites a varreddes le jour et an que dessu et on signé : »

Suit la signature de 62 personnes dont Deboeuf procureur de la commune.

Nos Varreddois obtinrent gain de cause au bout de neuf mois. Ils eurent cette fois une matrice cadastrale plus exacte, parce que dressée par des gens de la paroisse.

Le 4 ventôse, an II (22 février 1794), l’assemblée municipale charge le citoyen Plateau, notaire, de dresser le Rôle de la contribution foncière et mobilière de l’année 1793, faire les mutations, refondre la matrice de 1792, moyennant la somme de 1.200 livres, à charge pour lui de verser 40 sols par homme et par jour à Jean Dominique Leduc et à Jean Nicolas Dominique Duval pour assister à l’opération qui devra être finie pour le 13 prairial suivant ; de fournir une matrice au District, et une à la commune ; de corriger toutes les erreurs ; et de soumettre le travail à la commune durant 15 jours.

Malgré cette régularisation, l’Etat avait toujours besoin d’argent, de dons en nature, alors il créa…. Les dons patriotiques… (a suivre)

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 21:01

Lefèvre d'Estaples

 Lefèvre d'Etaples (1450-env.1537)

 

En juin 1522, Lefevre d'Etaples fait imprimer à Meaux son 'commentaire des Quatres Evangiles'.

Entre 1521 et 1523, Guillaume Briçonnet, réunit à Meaux un groupe de théologiens réformateurs, érudits humanistes: Guillaume Farel, Francis Vutable, Gérard Roussel, Martial Mazurier, Michel d'Arande, Pierre Caroli, Jodocus Clichtove, Jean Lecomte de Lacroix.

La figure la plus célèbre de ce 'Cénacle de Meaux' est Lefèvre d'Etaples.Il est nommé à la maîtrise de la maladrie Saint-Lazare dans le faubourg Saint-Nicolas. Tout en s'occupant de la gestion de cet établissement, Lefèvre d'Etaples poursuit ses travaux de théologie.

Sa tâche majeure fut d'éditer ses commentaires sur les quatre Evangiles et de préparer une traduction française des Evangiles.

Ses commentaires sont imprimés en juin 1522, à Meaux, sous les presses de Simon de Colines; c'est le premier ouvrage imprimé à Meaux.

Un an plus tard, Lefèvre d'Etaples publie l'une des premières traductions des Evangiles en langue française ce qui permet à un grand nombre de lecteurs de pouvoir lire les écritures saintes.

(source BDGB)

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 20:46

Precy--8-.JPG

 

 

Avec les gens de mon village

De la rivière jusqu´au canal

La vie ressemble davantage

À mes rêves et mon idéal…..

Ce rêve, Yves Duteil maire de Précy sur Marne depuis plus de 25 ans a souhaité le réaliser lors d’ une journée de fête intitulée ‘Croque Printemps’.

Compagnon depuis plusieurs années, Yves ne nous a pas oubliés, nous associant à son rêve.


Avec les gens de mon village

J´ai appris qu´on pouvait construire

Nos rêves ensemble à notre image

Et dessiner notre avenir…

C’est avec les gens du village que le maire et son conseil municipal souhaitent mettre en valeur les richesses de ce ‘joyau vert’ de l’intercommunalité ‘Plaines et Monts de France’ qui doit naître début juin, notamment avec le lac de Précy d’une trentaine d’hectares abritant un vivier de biodiversité et d’espèces rares.


Avec les gens de mon village

J´irai au bout de ce chemin

En entraînant sur mon sillage

Les enfants qui viendront demain…

Aujourd’hui, cinq adultes heureux comme des enfants sont devenus ‘Chevaliers’ de la Confrérie du Brie de Meaux, au cours d’un chapitre exceptionnel.


J´ai toujours du cœur à l´ouvrage

Et je chanterai d´autant mieux

Avec les gens de mon village

Je travaille et je suis heureux…

Et il en a fallu du courage à Yves, toujours convalescent, à Noëlle son épouse avec le concours du conseil municipal, pour mettre en place cette fête.

Isabelle Vajra , en l’église du village, interpréta Barbara, Jacques Brel, Yves Duteil, Georges Moustaki et Claude Nougarou . Bel hommage à la ‘Grande’ Barbara qui termina sa vie dans ce havre de paix qu’est Précy.


Avec les gens de mon village

Je travaille et je suis heureux….

Etaient au programme art floral, exposition de peinture, sans oublier les remarquables panneaux de la Société d’Histoire de Claye présentant les 25 églises qui dépendaient à un moment ou un autre du doyenné de Claye.

Avec les gens de son village, nous avons passé une journée heureuse.

(sur l'air: Avec les gens de mon village)

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