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15 octobre 2020 4 15 /10 /octobre /2020 21:26
75ème année de la journée mondiale de l’alimentation.

Le 16 octobre de chaque année, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) célèbre la Journée mondiale de l'alimentation.

Depuis 1981, on commémore ainsi la fondation de la FAO le 16 octobre 1945.

Cette journée internationale permet de sensibiliser la population à la lutte mondiale contre la faim.

Elle vise aussi à soutenir et à faire connaître des projets qui investissent dans les infrastructures rurales pour améliorer le rendement agricole dans les pays où la famine sévit.

C’est l’occasion de s’intéresser à l’histoire de ces trois grands classiques de l’alimentation : le pain, le fromage et le vin.

Le pain

Les hommes préhistoriques ne connaissaient pas le pain, ils faisaient griller et broyaient des céréales (épeautre, orge, seigle…) puis en fond des bouillies. Ce n’est que vers l’âge de bronze que nos ancêtres font de cette bouillie des galettes qu’ils cuisent sous la cendre ou sur des pierres chauffées.

Ce serait les égyptiens qui ont découvert par hasard le procédé de la panification.  De la pâte à pain fabriquée à partir de d’eau, de lait et de farine, aurait été oubliée, même toute de même cuite, afin de ne pas perdre cette pâte. Un texte datant de 2000 ans avant notre ère évoque le pain, de même qu’il a été retrouvé des restes de pain en offrande aux dieux, dans des tombes égyptiennes.

Initiés par les Égyptiens, les Grecs, vers 800 avant notre ère, améliorent avec les meules, la fabrication de farine plus fine. En créant environ 70 variétés de pain et en l’utilisation de fours, ils inventent le métier de boulanger.

C’est les Romains qui vers 60 ans avant notre ère, invente les moulins à eau et créent de grandes meuneries-boulangeries. Le pain devient l’aliment de toute la population, mais avec des différences notoires selon la position sociale : Les riches mangent du pain de farine blanche, les pauvres du pain de farine de son et les esclaves du pain d’orge.

Au Moyen Âge, les pauvres doivent se contenter du « pain de famine », mélange de farine, de paille ou d’argile ou de pain fabriqué à partir de farine de glands, de racine et d’herbes séchées.

Pour ne rien arranger dans ces temps difficiles, les paysans doivent acquitter un impôt pour moudre la farine et cuire le pain au four banal : le ban. Une police du pain et du blé est créée afin de déterminer le prix du pain.

Les riches utilisaient le pain comme assiette (appelé tranchoir ou tailloir), et ensuite il était donné aux pauvres.

A la Renaissance, la découverte de la levure de bière, facilite la fermentation. Malgré ce grand progrès le pain reste très cher et donne lieu à des émeutes qui éclatent sous le nom « guerre des farines »

La prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, aurait eu pour motif d’y récupérer du blé supposé entassé entre ses murs.

En 1793, il est voté l’abolition des moulins et des fours banaux et la création du « pain de la liberté ». En 1836, avec la création de la baguette, apparait la première boulangerie industrielle.

Lors de 1ère guerre mondiale, un ‘pain de guerre’ est crée pour les poilus, un pain noir à longue conservation.

 causes du manque de céréales, pendant la seconde guerre mondiale, le pain est de mauvaise qualité, le rationnement est mis en place.

En France, autrefois aliment de base, le pain est devenu aujourd’hui un aliment de plaisir qui de décline sous différentes formes (baguette, boulot, pain de campagne, pain de mie, etc, …)

Le fromage.

Aliment de base, riche en graisse, protéines, calcium, le fromage remonte au début de l’agriculture, vers 8000 avant notre ère.

On retrouve dans l’Odyssée, le cyclope fabricant et stockant du lait de brebis et de chèvre.

La légende du Brie de Meaux, nous dit qu’une jeune Melde, aurait laissé au fond de son outre de peau de chèvre, du lait tiré depuis plusieurs jours. Découvrant l’ampleur du désastre et pour éviter les représailles de la perte de ce précieux lait, elle décide avant de vider le récipient dans la rivière qui ne s’appelait pas encore la ‘Marne’ elle commence par enlever le liquide qui surnage en surface. C’est alors qu’elle découvre au fond une pâte blanche déjà constituante … C’est le premier fromage !... « De Brie, qui deviendra 9500 ans plus tard :  ‘le roi des fromages, prince des desserts …  Le Brie de Meaux !!! »

Les premiers fromages apparaissent en Mésopotamie et en Inde. Au temps des Romains, Pline décrit la diversité des fromages qui ne se conservent pas bien et ceux qui se consomment frais.

Durant le Moyen-Âge, ce sont les bénédictins, puis les cisterciens qui assurent l’expansion du fromage.

Le plateau de fromages n’apparait qu’au XIXe siècle et au XXe siècle apparait la pasteurisation ouvrant la voie à la fabrication industrielle.

La fabrication du fromage se fait en plusieurs étapes :

Le caillage (introduction de présure dans le lait), le mouillage (mise du lait caillé dans le moule), l’égouttage (séparation du petit lait), le salage et enfin l’affinage (plus ou moins long en fonction de fromage).

Le fromage satisfait tous les goûts :

Frais ou blancs non affinés (petit suisse, faisselle, mozzarella, féta..), à pâte molle et croute fleurie (brie, camembert, neufchâtel, crottin de Chavignol…), à pâte molle lavée, et croûte lavée (livarot, chaource, époisses, munster …), à pâte persillées (bleu d’Auvergne, roquefort, fourme d’Ambert…), à pâte pressée non cuite (mimolette, cantal, tomme…), à pâte pressée cuite (comté, abondance, beaufort, gruyère…), les chèvres

En France, la fabrication du fromage est réglementée par un décret de 2007 qui définit l’appellation « fromage » : produit fermenté ou non, obtenu par coagulation du lait, de la crème ou de leur mélange ; fromage fermiers fabriqués à la ferme ou exclusivement avec son lait ; fromages au lait cru dont la température du lait n’a pas excédé 40°.

Aujourd’hui, en France, 45 fromages bénéficient de l’AOP (Appellation d’Origine Protégée), 9 de l’IGP (Indication Géographique Protégée), 3 beurres et crèmes bénéficient également d’une AOP, ainsi que 156 fromages européens.

Une lichette de Brie de Meaux : « Onctueuse, Crémeuse, Savoureuse » sur une tranche de pain, avec un verre de Givry : « Vigoureux, Joyeux, Capiteux », c’est divin… Parole du Grand Connétable des Compagnons du Brie de Meaux.

Le vin

Le texte le plus ancien connu sur le vin, provient de Mésopotamie : le conte L’épopée de Gilgamesh.

L’histoire de la vigne et du vin se confond avec l’histoire de la civilisation : Noé dans l’ancien testament, Dionysos pour les Grecs, Bacchus pour les Romains.

En 2011 en Arménie il a été découvert une unité votre production de vin datant de six Milan avant notre ère.

La vigne sauvage (sorte de liane) a été domestiqués aux alentours de 8000 ans avant notre ère dans l’arc caucasien (actuellement l’Iran, la chirurgie, la Turquie).

Grâce aux échanges commerciaux la vigne s’est développée sur tout le bassin méditerranéen avec les Grecs et les Phéniciens.

Sur les bas-reliefs égyptiens on trouve la représentation des procédés utilisés pour fabriquer le vin et dans la tombe de Toutankhamon, on a retrouvé des amphores de vin.

C’est les Romains qui ont diffusé des procédés de vinification à travers toute l’Europe.

Les Gaulois, bons cultivateurs et viticulteurs dont les vins étaient très appréciés, inventent le tonneau, plus pratique que la jarre en terre cuite pour la conservation du vin.

Au Moyen-Âge, l’expansion du christianisme a favorisé celle de la vigne dans la mesure où le culte chrétien nécessite la présence du vin. C’est ainsi que chaque monastère avait sa vigne et élaborait son vin Châteauneuf-du-Pape au XVIe siècle par les papes en Avignon, le vin de Bourgogne par les Cisterciens.

Au XVe siècle Paris comptait 4000 tavernes, où l’on buvait le vin au pichet, la bouteille n’ayant été inventée qu’au XVIIe siècle.

Durant l’hiver 1709, un froid terrible a endommagé beaucoup de vignoble (cette année-là, la mer a gelée sur les côtes).

Au XVIIe siècle, afin de produire plus de blé, de nombreuses vignes furent arrachées, mais c’est en 1864 que tous les vignobles européens ont été décimés par le phylloxéra, un minuscule puceron ravageur de la vigne. Pour remédier à cette épidémie, il fallut importer des plants américains plus résistants et les greffer sur les cépages européens. C’est seulement 30 ans plus tard que l’Europe à surmonté ce fléau, mais la surface des vignobles fut considérablement diminuée, toutes les vignes arrachées, n’étant pas replantées, ce qui engendra une grave pénurie accentuée par la première guerre mondiale durant laquelle les vignes sont restées à l’abandon faute de main-d’œuvre.

La France est connue dans le monde entier pour la qualité de ses vins de Bordeaux, Côtes-du-rhône, Alsace, Bourgogne, Languedoc-Roussillon, vallée de la Loire et de Provence.

Les vins français sont classés en quatre catégories : vin de table (vins de coupage sans indication d’origine), vins de pays (sélection des meilleurs vins de table), les Appellations d’Origine Contrôlée (AOP), faisant l’objet d’un décret publié au Journal Officiel) et les Appellations d’origine vin délimité de qualité supérieure, vendues en label de garantie.

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8 octobre 2020 4 08 /10 /octobre /2020 08:52

Le Président de la République

Clé de voûte des institutions de la VRépublique, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct, mode de désignation lui conférant une légitimité démocratique en rapport avec l’étendue de ses pouvoirs.

Ceux-ci sont soit personnels :

  • Recours au référendum législatif,
  • Droit de dissolution de l’Assemblée nationale,
  • Pouvoirs exceptionnels de l’article 16,
  • Nomination du Premier ministre,
  • Droit de saisine du Conseil constitutionnel, etc.),

Soit soumis au contreseing du Premier ministre :

  • Nomination des ministres,
  • Convocation du Parlement en session extraordinaire,
  • Signature des ordonnances, promulgation des lois, droit de grâce, etc.).

Plus généralement, c’est au Président de la République qu’il incombe de veiller au respect de la Constitution, d’assurer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et de garantir l’indépendance nationale et l’intégrité territoriale.

Il est le garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire.

La réalité des pouvoirs du Président de la République peut être modifiée dans certaines circonstances :

  • Lorsque la majorité présidentielle et la majorité législative coïncident, la fonction présidentielle prédomine ; à l’inverse,
  • La « cohabitation » confère une suprématie politique de fait au Premier ministre.

 

L’élection du Président de la République

Tout citoyen français âgé de dix-huit ans révolus peut se porter candidat à l’élection présidentielle à condition d’avoir obtenu le parrainage de cinq cents élus nationaux ou locaux.

le Conseil constitutionnel vérifie la validité des candidatures.

La campagne électorale officielle s’ouvre quinze jours avant le premier tour et se prolonge, le cas échéant, pendant les deux semaines séparant les deux tours.

L’élection a lieu au scrutin majoritaire à deux tours. Seuls les deux candidats arrivés en tête au premier tour restent en compétition pour le second.

Le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct.

Cette règle, est la conséquence de deux réformes institutionnelles essentielles :

  • La révision de la Constitution de 1962, réalisée par référendum, instaurant l’élection du Président de la République au suffrage universel direct, a conféré à la fonction une légitimité plus en rapport avec l’étendue de ses pouvoirs (avant cette réforme, le Président était élu par un collège constitué des parlementaires et d’élus locaux) ;
  • La révision de la Constitution de 2000, effectuée par la voie parlementaire et approuvée par référendum a réduit de sept à cinq ans la durée de son mandat, mettant ainsi fin à la tradition républicaine française du septennat et optant pour une solution proche de la durée moyenne des mandats présidentiels applicables dans les autres pays.

Le terme du mandat est avancé en cas de décès, de démission ou de destitution du Président de la République et dans ces cas, l’intérim est assuré par le Président du Sénat, qui dispose alors des pouvoirs du Président de la République, à l’exception du droit de dissolution de l’Assemblée nationale, du droit de recourir au référendum et du droit d’initiative en matière de révision constitutionnelle.

L’article 6, alinéa 2, de la Constitution dispose, depuis la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, que « nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ».

 

La responsabilité du Président de la République

Le Président de la République bénéficie de l’immunité traditionnelle pour les actes commis dans l’exercice de ses fonctions et une inviolabilité temporaire concernant tous ses autres actes, inviolabilité qui prend fin avec le mandat présidentiel.

Il s’agit d’un principe républicain traditionnel qui ne connaît que deux exceptions :

  • L’une tenant à la compétence de la Cour pénale internationale,
  • L’autre pour manquement par le Président de la République à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat

 

Les pouvoirs du Président de la République

  1. – Les pouvoirs propres

Il s’agit des pouvoir que le Président de la République exerce sans contreseing :

 

En matière constitutionnelle

  • La Constitution (art.5), en proclamant que « le Président de la République veille au respect de la Constitution », lui accorde en pratique un pouvoir d’interprétation de la Constitution (pouvoir dont il a usé à plusieurs reprises : usage du référendum pour la révision constitutionnelle, refus de signature des ordonnances par exemple).
  • La nomination de trois membres du Conseil constitutionnel et le droit de saisine de cette institution (articles  56 et 61 de la Constitution) dont dispose le Président de la République relèvent également de son rôle de garant des institutions.

 

En matière judiciaire

Le Président de la République est garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire (art. 64 de la Constitution) ; dans l’exercice de cette fonction, il est assisté par le Conseil supérieur de la magistrature.

 

Pouvoirs de crise : Pouvoirs exceptionnels de l’article 16 de la Constitution.

Cette disposition, qui confère au Président de la République des pouvoirs exceptionnels de salut public, trouve une justification historique dans les événements de 1940 (le Président de l’époque, Albert Lebrun, personnellement hostile à l’armistice, ayant dû s’incliner et laisser les pouvoirs au Maréchal Pétain. La situation de crise que connaissait la France au moment de l’adoption de la Constitution de 1958 (guerre d’Algérie) est un autre élément d’explication).

L’article 16 n’a été appliqué qu’une seule fois en 1961, à la suite de la tentative de putsch militaire survenue à Alger.

Pour que le Président de la République puisse recourir aux pouvoirs exceptionnels de l’article 16, deux conditions de fond doivent être réunies :

  • Une « menace grave et immédiate » doit peser sur « les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux (sont en particulier visés les guerres et tous les mouvements insurrectionnels),
  • Le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels doit être interrompu.

Les conditions de forme se limitent à une consultation du Premier ministre, des Présidents des deux assemblées et du Conseil constitutionnel (dont l’avis motivé doit être publié au Journal officiel).

 

Le droit de dissolution

Le droit de dissolution appartient souverainement au Président de la République qui est simplement tenu, avant de l’exercer, de consulter les Présidents des assemblées et le Premier ministre.

La dissolution ne peut ainsi être prononcée : Pendant l’intérim de la présidence, pendant la période au cours de laquelle le Président de la République dispose des pouvoirs exceptionnels prévus par l’article 16, pendant les douze mois suivant une précédente dissolution.

La dissolution n’a été décidée que trois fois (1962, et 1968, 1981, 1988 et 1997).

 

Prérogatives liées aux relations avec les autres institutions :

Avec le Gouvernement :

Le Président de la République nomme le Premier ministre et met fin à ses fonctions sur la présentation par celui-ci de la démission du Gouvernement ; il convoque, approuve l’ordre du jour et préside le Conseil des ministres.

Avec le Parlement :

Le Président de la République communique par messages avec le Parlement, ces messages étant lus par les Présidents de chaque assemblée et ne donnant lieu à aucun débat ; depuis la révision constitutionnelle de 2008, le Président peut également prendre la parole devant le Parlement réuni à cet effet en Congrès, sa déclaration pouvant donner lieu, hors sa présence, à un débat sans vote. Cette nouvelle procédure a été mise en œuvre pour la première fois le 22 juin 2009, puis le 16 novembre 2015 à la suite des attentats commis à Paris et à Saint-Denis et enfin, le 3 juillet 2017.

 

2. – Les pouvoirs partagés

Il s’agit des pouvoirs que le Président de la République ne peut exercer qu’avec le contreseing du Premier ministre et, le cas échéant, du ou des autres ministres concernés.

  • Pouvoir de nomination

Le Président de la République nomme les ministres sur proposition du Premier ministre (art. 8, alinéa 2).

Le Président de la République (art.13) nomme aux emplois civils et militaires de l’État (Cette compétence partagée avec le Premier ministre (art. 21) se traduit par le fait que les hauts fonctionnaires ainsi que les dirigeants des établissements et entreprises publics sont nommés en Conseil des ministres.

  • Signature des ordonnances et des décrets

Le Président de la République signe les ordonnances (Il est arrivé, au cours d’une période de cohabitation, que le Président de la République refuse de signer les ordonnances ; on peut donc en conclure que le Président de la République n’a pas, en la matière, une compétence liée).

Le Président de la République signe également les décrets délibérés en Conseil des ministres.

  • Le pouvoir de convocation du parlement en session extraordinaire

Le Président de la République peut convoquer le Parlement en session extraordinaire par décret sur un ordre du jour déterminé, à la demande du Premier ministre ou de la majorité des membres composant l’Assemblée nationale (art. 29).

  • Recours au référendum

On distingue trois types de référendum au plan national ; seule la décision de recourir au référendum législatif n’est pas soumise à contreseing, mais elle nécessite une intervention préalable du Parlement ou du Gouvernement.

  • Pouvoir en matière de diplomatie et de défense

La Constitution instaure une compétence partagée dans ces domaines :

le Président de la République est le « chef des armées » (art 15), il « négocie et ratifie les traités » (art 52) ; de son côté, le Gouvernement, qui « détermine et conduit la politique de la Nation », « dispose de la force armée » (art 20).

La pratique institutionnelle fait de ces matières un « domaine réservé » du Président de la République lorsqu’il dispose d’une majorité parlementaire et un domaine partagé en cas de cohabitation.

  • Pouvoir de promulgation des lois

Le Président de la République, par décret contresigné du Premier ministre, promulgue les lois dans les quinze jours suivant la transmission du texte définitivement voté au Gouvernement.

Pendant ce délai, il peut demander une nouvelle délibération de la loi votée (également avec contreseing du Premier ministre).

  • Droit de grâce

Il s’agit d’une prérogative traditionnelle des chefs de l’État héritée de la monarchie qui permet de dispenser un condamné d’effectuer tout ou partie de sa peine.

Depuis la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, la grâce doit être accordée individuellement, ce qui ne permet plus des grâces collectives.

La pratique institutionnelle

Le chef de l’État ne peut rester cantonné, comme il l’était sous les Républiques précédentes, dans un simple rôle de représentation ; il ne peut, selon la formule du Général de Gaulle, limiter son action à « inaugurer les chrysanthèmes ».

Au-delà de la répartition constitutionnelle des pouvoirs entre les deux têtes de l’exécutif, l’élection au suffrage universel direct est l’élément déterminant qui donne au Président de la République une prééminence sur le Premier ministre.

En pratique, l’étendue des pouvoirs du Président de la République varie selon que la majorité de l’Assemblée nationale coïncide ou non avec celle qui l’a élu.

Dans le premier cas, le chef de l’État choisit librement le Premier ministre qui lui est donc subordonné (Il a même la latitude de lui demander sa démission).

Dans les situations de « cohabitation », c’est-à-dire lorsqu’une majorité hostile à sa politique est élue à l’Assemblée nationale, il en va autrement. Le Président de la République doit choisir le Premier ministre en son sein pour que le Gouvernement dispose du soutien de l’Assemblée.

S’agissant des ministres, la pratique a montré que le Président de la République dispose tout au plus d’un droit de veto pour certaines fonctions dites de souveraineté.

Dans le domaine de la politique intérieure, l’influence du chef de l’État se trouve réduite.

Dans le domaine de la politique étrangère, la Constitution lui reconnaît des pouvoirs propres, il conserve l’essentiel de ses prérogatives, encore doit-il les exercer en concertation avec le Premier ministre.

 

Sources : Gouv.fr    Suite : Les Conjoints (e) du Président

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20 septembre 2020 7 20 /09 /septembre /2020 16:41

 

Tenue d'apparat des magistrats de la cour des comptes

La Cour des comptes

La Cour des comptes est l’organe chargé de contrôler la régularité des comptes publics et de vérifier le bon emploi des fonds publics.

Conformément à l’article 47–2 de la Constitution, la Cour :

  • Assiste le Parlement dans le contrôle de l’action du Gouvernement,
  • Assiste le Parlement et le Gouvernement dans le contrôle de l’exécution des lois de finances et de l’application des lois de financement de la sécurité sociale ainsi que dans l’évaluation des politiques publiques ».

La collaboration entre la Cour des comptes et le Parlement prend diverses formes qui se traduisent en particulier par une communication privilégiée des travaux de la Cour à l’Assemblée nationale et au Sénat et par l’assistance de la Cour à divers organes parlementaires (commissions des finances, mission d’évaluation et de contrôle, mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale).

 

Créée en 1807, la Cour des comptes a vu progressivement ses missions s’élargir avec l’extension des compétences de l’État et de la sphère publique. Elle a désormais compétence pour contrôler :

Obligatoirement :

  • L’État,
  • Les établissements publics nationaux,
  • Les entreprises publiques,
  • Les institutions de la sécurité sociale.

Dans tous ces cas, sa saisine résulte de la loi, elle est donc automatique.

 

Facultativement :

  • Les organismes de droit privé dont la majorité des voix ou du capital est détenue par des organismes soumis obligatoirement au contrôle de la Cour ou dans lesquels ces organismes ont un pouvoir prépondérant de décision ou de gestion ;
  • Les organismes de droit privé (les associations, notamment) bénéficiaires de concours financiers d’origine publique ;
  • Les organismes d’intérêt général faisant appel à la générosité publique ;
  • Les organismes bénéficiant de concours financiers de l’Union européenne ;
  • Les organismes habilités à recevoir des impositions de toute nature et des cotisations légalement obligatoires.

 

Contrôles de la Cour des Compte

I. – Le contrôle de régularité : la Cour, juge des comptes des comptables publics de l’État

Les articles L. 111-1 et L. 111-3 du code des juridictions financières précisent que « la Cour des comptes juge les comptes des comptables publics » et qu’elle vérifie sur pièces et sur place la régularité des recettes et des dépenses décrites dans les comptabilités publiques ».

Elle est donc chargée de vérifier si les recettes ont été recouvrées et si les dépenses ont été payées conformément aux règles comptables en vigueur.

La Cour ne juge pas que les comptes des comptables publics ; elle juge également les comptes de toute personne qui est intervenue irrégulièrement dans le maniement des deniers publics : le comptable de fait, déclaré comme tel préalablement par elle, se trouve alors soumis aux mêmes obligations et aux mêmes responsabilités qu’un comptable public.

II. – Le contrôle de la gestion : la Cour et le bon emploi des fonds publics

La Cour ne juge pas les ordonnateurs, mais vérifie le bon emploi des fonds publics (elle « s’assure du bon emploi des crédits, fonds et valeurs gérés par les services de l’État »).

Depuis 1950, la Cour des comptes est compétente pour contrôler les organismes de sécurité sociale. Presque tous ces organismes sont des personnes morales de droit privé, mais dont les ressources sont des cotisations à caractère obligatoire.

La Cour est compétente pour vérifier l’emploi de ces aides publiques et, depuis 1991, cette compétence est étendue aux organismes faisant appel à la générosité publique.

III. – L’assistance au Parlement et au Gouvernement

La loi constitutionnelle du 23 juillet 2008, prévoit que la Cour des comptes :

  • assiste le Parlement dans le contrôle de l’action du Gouvernement ;
  • Assiste le Parlement et le Gouvernement dans le contrôle de l’exécution des lois de finances et de l’application des lois de financement de la sécurité sociale ainsi que dans l’évaluation des politiques publiques ;
  • Contribue à l’information des citoyens par ses rapports publics.

Le Parlement est évidemment destinataire des rapports publics de la Cour :

  • Le rapport public annuel adressé au Président de la République (cette présentation est effectuée de façon solennelle par le Premier président de la Cour dans l’hémicycle de chacune des assemblées.
  • Les rapports publics thématiques ou particuliers qui résultent d’enquêtes de la Cour parfois conjointes avec les chambres régionales des comptes.

Le Parlement est aussi destinataire de documents non publics :

  • Les rapports particuliers établis sur les comptes et la gestion d’entreprises publiques, les référés de la Cour qui ne seraient pas publiés (observations adressées à des ministres sous la signature du Premier président), etc.

La mission d’assistance confiée à la Cour comporte notamment le dépôt de plusieurs rapports :

  • Un rapport préliminaire conjoint au dépôt du rapport du Gouvernement sur l’évolution de l’économie nationale et sur les orientations des finances publiques,
  •  Un rapport sur l’exécution des lois de finances dont le contenu est élargi aux comptes associés et qui doit comporter une analyse par mission et par programme de l’exécution des crédits budgétaires,
  • Un rapport conjoint au dépôt de tout projet de loi de finances sur les mouvements de crédits opérés par voie administrative et dont la ratification est demandée dans ledit projet de loi de finances (il s’agit en pratique des décrets d’avances).

Par ailleurs, la Cour doit certifier la régularité, la sincérité et la fidélité des comptes de l’État.

 

Source : Gouv.fr

Suite : Le Président de la République

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11 septembre 2020 5 11 /09 /septembre /2020 13:42
Guynemer devant son Spad XII

 

Disparition de Georges Guynemer.

 

C’est un jeune aristocrate va inaugurer l'épopée de l'aviation de chasse : Georges Guynemer.

Avant la Grande Guerre, peu d'officiers français croient en l'aviation militaire.

Le général d'artillerie Jean-Baptiste Estienne (1860-1934) a perçu son potentiel, mais pour le général Foch, « L'aviation, c'est du sport, pour l'armée, c'est zéro ».

C’est ainsi qu’avec ses 148 avions que l’armée française débute le conflit, alors que l’armée allemande en possède 200, la Russie 190 et les anglais 84.

Au début de la guerre, l’aviation française sert surtout à faire des reconnaissances aux dessus les lignes allemandes et fournir des renseignements aux états-majors.

C'est d'ailleurs grâce aux renseignements d’un avion de reconnaissance que Joffre et Gallieni vont pouvoir engager la contre-offensive de la Marne en septembre 1914.

Rapidement, les avions vont étendre leurs fonctions au bombardement et à la chasse.

L'aviateur français Roland Garros imagine pour cela un dispositif qui permet à une mitrailleuse de tirer à travers l'hélice.

Georges Guynemer

Georges est né à Paris le 24 décembre 1894 et lorsque éclate la guerre en 1914, en raison de sa constitution fragile il est refusé dans l'infanterie puis dans la cavalerie mais réussit à s'engager dans l'aviation comme mécanicien et obtient un brevet de pilote en mars 1915.

Affecté à Vauciennes, (près de Compiègne,) dans l'escadrille des Cigognes, il abat un premier appareil ennemi le 19 juillet 1915 avec un avion simplement équipé d'une mitrailleuse montée sur affût rigide. Il est promu sergent et reçoit la médaille militaire.

En décembre de la même année, après plusieurs victoires, il survit de peu à la chute de son appareil et le jour de Noël, pour son 21e anniversaire, il est fait chevalier de la Légion d'Honneur.

Gravement blessé Pendant la bataille de Verdun, en 1916, il reprend l'air avec le grade de sous-lieutenant et le surnom honorifique « d'As de l'aviation. ».

Il affronte avec succès une meute de 10 avions ennemis, Le 27 juillet.

En février 1916, Charles Guynemer fut déclaré « as » de l’aviation française (pour obtenir ce titre, un pilote devait compter à son actif au moins cinq victoires homologuées. L’homologation de victoire alors en vigueur en France était plus strict que ceux adoptés par les autres belligérants : il fallait que l’avion abattu tombât du côté allié de la ligne de front et qu’il y eût au minimum deux témoins au sol. D’où le grand nombre de victoires revendiquées par les pilotes français mais non homologuées.)

 

Devenu célèbre jusqu'en Russie, il est en 1917 décoré par le président Poincaré de la croix de Saint-Georges, au nom du tsar.

Muté avec son escadrille dans les Flandres, le 11 septembre 1917, Georges Guynemer décolle de Saint-Pol-sur-Mer vers Poelkapelle à bord de son avion « Le Vieux Charles », pour une mission au-dessus des lignes allemandes, ce sera sa dernière mission, il avait 53 victoires à son actif.

Les Allemands identifieront son avion et sa dépouille dans un champ mais ne pourront récupérer ses restes, détruits par un bombardement. Sa mort restera toutefois mystérieuse.

Avait-il été contraint de se poser en catastrophe ? Son avion avait-il été abattu ? Était-il vivant ou mort ? Au bout de deux semaines sans la moindre nouvelle, les autorités militaires se rendirent à l’évidence : Guynemer avait probablement été tué.

L’allemand Ernst Udet, l'as n° 2 de l’aviation allemande, racontera plus tard comment Guynemer l'avait épargné alors que sa mitrailleuse s'était un jour enrayée. 

Guynemer s'inspirait de l'ancienne chevalerie lors de ses combats aériens, avec ses codes et son honneur, dans un monde où la guerre est devenue massacre de masse.

A la mort de Guynemer, Udet fera partie des grands pilotes allemands qui iront fleurir sa tombe (où du moins, l'endroit présumé où il est tombé).

Dans les années 1920, les cinq as belges : Jacquet ; Willy Coppens de Houthulst ; Edmond Thieffry ; André de Meulemeester et Jan Olieslagers feront ériger une stèle commémorative à proximité du lieu de chute présumé ayant occasionné sa mort à Poelkapelle (, près d'Ypres).

À son sommet une cigogne en vol, sur le socle, le portrait de l'aviateur en médaillon et des épitaphes.

L’Armée de l'air évoque son souvenir tous les 11 septembre, par une prise d'armes sur ses bases aériennes dont deux portent son nom, à Paris (état-major) et à Dijon (aujourd’hui fermée).

Par sa mort en pleine jeunesse à 22 ans, Georges Guynemer éclipse deux autres héros de l'aviation française :

  • René Fonck (1894-1953) au palmarès le plus impressionnant de toutes les aviations interalliées de la Grande Guerre : 75 victoires homologuées et 52 probables, ce qui lui vaut le titre ‘d'As des Asde la Première Guerre mondiale (Sa technique de chasse était plus efficace et plus économe en munitions que celle de Guynemer : il visait le pilote ennemi – ce qui, en cas de tir réussi, provoquait systématiquement la perte de l’appareil. Il ne fut par ailleurs jamais touché par le feu adverse. Celui que ses contemporains qualifiaient « d’oiseau de proie » ne bénéficia pourtant pas d’une aura comparable à celle de Guynemer), et
  • Charles Nungesser (45 victoires), qui disparu corps et biens le 8 mai 1927 aux commandes de son avion « l’Oiseau Blanc », avec son équipier Coli, en traversant l’Atlantique.

À la fin de la guerre, l'armée française aligne 7 000 appareils, les Anglais 3 700, les Allemands 4500 et les Américains 2050 (fournis par les Français).

 

Sources : Herodote, Alban Dignat. Horizon 14-18

 

 

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5 septembre 2020 6 05 /09 /septembre /2020 16:40
Salle Assemblée Générale du Conseil d'Etat

 

Le Conseil d’État est la plus haute juridiction administrative en France.

Héritier d’une tradition ancienne, on peut voir dans cette institution l’une des héritières de la ‘Curia regis’ qui, constituée de grands personnages proches du Roi, assistait celui-ci dans le gouvernement du royaume au Moyen-Âge. 

C’est cependant avec la Révolution française que le Conseil d’État revêt son aspect actuel. En 1790, l’Assemblée constituante décide que l’administration ne doit plus être soumise à l’autorité judiciaire. Les affaires impliquant la puissance publique doivent, dès lors, être examinées par une juridiction particulière. 

C’est le Consulat qui, avec l’article 52 de la Constitution du 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799), institue le Conseil d’État proprement dit.

Aujourd’hui, présidé en droit par le Premier ministre mais dirigé, en pratique, par son Vice-président, le Conseil d’État, présente un double visage : 

  • Une instance administrative, conseiller du Gouvernement pour la préparation des projets de loi, décret... et
  • La juridiction suprême de l’ordre administratif qui tranche les litiges relatifs aux actes des administrations. 

Conseiller du Gouvernement, il examine les projets de loi et d'ordonnance, avant que ceux-ci ne soient soumis au Conseil des ministres, ainsi que les projets de décret en Conseil d'État. 

Le Conseil d'État émet un avis sur la régularité juridique des textes, sur leur forme et sur leur opportunité administrative. Il peut par ailleurs être consulté par le gouvernement sur toute question ou difficulté d'ordre juridique ou administratif. 

Il est également conseiller du parlement sur les propositions de loi que ce dernier souhaite lui soumettre.

Le Conseil d'État adresse chaque année au Président de la République un rapport public, qui énonce notamment les réformes d'ordre législatif, réglementaire ou administratif, qu'il propose au Gouvernement.

Le Conseil d’État rend des avis nécessaires à la conduite efficace de l’action publique

Le Conseil d'État est le juge administratif suprême : il juge les litiges entre les particuliers et les personnes publiques

Il est le juge de cassation des arrêts des cours administratives d'appel et des juridictions administratives spécialisées ainsi que dans certaines matières des jugements des tribunaux administratifs.

Il juge en premier et dernier ressort les recours dirigés notamment contre les décrets, les actes des organismes collégiaux à compétence nationale ainsi que le contentieux des élections régionales et de l'élection des représentants français au Parlement européen. 

Il est compétent en appel pour les contentieux des élections municipales et cantonales.

Par sa double fonction, juridictionnelle et consultative, le Conseil d'État assure le respect effectif de la règle de droit par l’administration française. Il est ainsi un rouage essentiel de l'État de droit dans notre pays.

Garant de la légalité de l’action publique, le Conseil d’État veille à la protection des droits et libertés des citoyens

Enfin, le Conseil d'État est l'administrateur général de la juridiction administrative :

  • Chargé d'assurer la gestion des 8 cours administratives d'appel,
  • Des 42 tribunaux administratifs et 
  • De la Cour nationale du droit d'asile.

Pour répondre au mieux aux attentes des justiciables la juridiction administrative adapte son organisation et ses modes d'action, rénove ses installations, ouvre de nouveaux tribunaux.

Le Conseil d'État comprend 231 membres en activité et 408 agents. 

Deux tiers des membres sont présents au Palais-Royal pour remplir trois missions : 

  • Conseiller le gouvernement et le parlement, 
  • Juger les actes des administrations, 
  • Gérer la juridiction administrative. 

Le troisième tiers est soit détaché dans d'autres responsabilités publiques (directions de ministère, d'établissement public...), soit en position de disponibilité pendant une durée limitée pour exercer des fonctions privées.

 

Présidé par le Vice-président, le Conseil d'État est organisé pour remplir ses trois missions :

  • Le secrétariat général assure la gestion du Conseil d'État et de l'ensemble de la juridiction administrative,
  • La section du contentieux assure la fonction de juge des actes des administrations,
  • Cinq sections consultatives ainsi que la section du rapport et des études rendent des avis au gouvernement sur des projets de texte (lois, décrets...) qui leur sont soumis et effectuent les études juridiques qui leur sont demandées

 

Source : Gouv.fr

Suite : La Cour des Comptes

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28 août 2020 5 28 /08 /août /2020 14:06
Façade rue Montpensier (©Conseil Constitutionnel)

Le Conseil constitutionnel

 

Le Président de la République doit consulter le Conseil constitutionnel lorsqu'il décide d'exercer les pouvoirs exceptionnels que lui confère l'article 16 de la Constitution (l'avis du Conseil est publié au Journal officiel).

 

Régulateur du fonctionnement des pouvoirs publics et juridiction aux compétences variées, il a la charge du contrôle de conformité de la loi à la Constitution.

Le Conseil constitutionnel a été institué par la Constitution de la Ve République, en date du 4 octobre 1958.

Composé de neuf membres nommés pour neuf ans, ils sont désignés par le Président de la République et les présidents des assemblées parlementaires (Assemblée nationale et Sénat). 

Le Conseil se renouvelle par tiers tous les trois ans. Les conseillers nommés prêtent serment devant le Président de la République.

Les anciens Présidents de la République font partie, de droit, du Conseil constitutionnel.

Le Conseil constitutionnel est une juridiction dont les audiences et séances suivent le rythme des requêtes dont il est saisi, il siège et juge qu'en formation plénière.

Le Conseil constitutionnel jouit de l'autonomie financière, c’est son président qui en fixe le budget. 

 

Compétence :

Délimitée par la Constitution, sa compétence est précisée et complétée par des lois organiques. 

Les attributions que lui confient les textes peuvent se ranger en deux catégories :

1 - Une compétence juridictionnelle s'étendant à deux catégories de contentieux 

  • Un contentieux normatif (Juge de la constitutionnalité des lois, le Conseil constitutionnel exerce soit un contrôle a priori, soit un contrôle a posteriori.
  • Un contentieux électoral et référendaire :
    •  Veille à la régularité de l'élection du Président de la République et des opérations de référendum, dont il proclame les résultats. 
    • Il est juge de la régularité de l'élection des parlementaires, et donc de leur éligibilité ;
    • Intervient également lorsqu'un parlementaire se trouve, ou est susceptible de se trouver, dans un cas d'incompatibilité.

 

2 - Une compétence consultative :

  • Le Conseil constitutionnel émet un avis lorsqu'il est consulté par le chef de l'État sur la mise en œuvre de l'article 16 de la Constitution et ultérieurement sur les décisions prises dans ce cadre. 
  • Il vérifie si les conditions de mise en œuvre sont toujours réunies soit à la demande d'un président d'assemblée ou 60 députés ou 60 sénateurs au bout de 30 jours, soit de plein droit au bout de 60 jours et à tout moment au-delà de cette durée.

Par ailleurs, le Gouvernement consulte le Conseil sur les textes relatifs à l'organisation du scrutin pour l'élection du Président de la République et le référendum. 

Le Conseil formule également des observations sur les élections parlementaires et présidentielle passées ainsi que sur les prochaines échéances électorales, afin de proposer aux pouvoirs publics toutes mesures susceptibles d'améliorer le déroulement de ces élections.

 

Décisions 

Les différents types de décisions prises par le Conseil Constitutionnel sont identifiables par des lettres placées après le numéro d'enregistrement de la saisine, qui lui-même succède à l'année d'enregistrement de la saisine. 

  • Les décisions s'imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles et ne sont susceptibles d'aucun recours. 
  • Les décisions de conformité (DC) concernant les lois organiques ou ordinaires peuvent conduire à la censure totale ou partielle de la loi, mais non à son annulation puisqu'elles sont prononcées avant la promulgation de celle-ci, acte juridique qui en assure l'application.
  • Les dispositions déclarées inconstitutionnelles d'un règlement d'une assemblée parlementaire ne peuvent être mises en application.
  • Si le Conseil constitutionnel estime qu'un engagement international comporte une clause contraire à la Constitution, l'autorisation de ratifier ou d'approuver cet engagement international ne peut intervenir qu'après révision de la Constitution.

Le Conseil constitutionnel peut désormais être saisi sur renvoi de la Cour de cassation ou du Conseil d'État.

 

 

Sources : Gouv.fr

Suite : Le Conseil d’État

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22 août 2020 6 22 /08 /août /2020 16:44

Trois photographes de la Presqu’île, Francis Courteaux, Chantal Dordan et Olivier Michelet, au jardin Lesage à Sarzeau, nous font découvrir jusqu’au 30 septembre une exposition photographique : Le travail d’Artisans Créateurs de Sarzeau.

A travers neuf tableaux, nous découvrons le savoir-faire et la passion de ces Artisans-Créateurs :

Sylvie, la fleuriste qui parle à ses fleurs:

La fleur coupée, il suffit de l'aimer et de créer un échange d'énergie entre la fleur et l'humain.

Véronique, la restauratrice de tableaux qui redonne vie: 

Faire renaître et sauvegarder avec la même passion les tableaux d'un Grand Maître ou un modeste portrait familial.

Eric, le ferronnier où l''acier entre ses mains devient chaleureux:

Avec passion il aime aussi détourner les vieux objets pour leur donner une nouvelle vie.

Alexandre, le bijoutier-joaillier, où le rêve devient réalité

L'or s'étire entre ses mains, le bijou se dessine, les pierres prennent place...

Edith, la tapissière qui voyage dans le temps:

Le métier de tapissier bouscule les différentes époques en associant des tissus contemporains aux sièges anciens.

Guénhaël, l'ébéniste: son père avant lui:

Chaud et vivant, on aime le travailler et créer avec lui. Le bois, une passion transmise de père en fils.

Julien, le paysan boulanger:

De grain au pain, blé et seigle bien cultivés et moulus à la ferme. Prendre le temps de faire du bon pain dans le respect du cycle de la nature.

Isabelle et Gurvan, fermier, de l'herbe à la tome.

Du bon lait de vache pie-noire, une pâte non pressée, une croûte citronnée, bien affinée, c'est la tome de Rhuys.

Anne, la céramiste façonne l'argile avec habileté.

L'alchimie des éléments terre et eau, conduite par des doigts délicats donne forme à la poterie. Le feu avec magie, lui procure tout son éclat.
Jardin Lesage: le mur d'exposition

 

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16 août 2020 7 16 /08 /août /2020 10:39
Salle du Congrès au Château de Versailles

Le Congrès du Parlement

 

Sous la Vème République, le Congrès est la réunion des deux chambres du Parlement (Assemblée nationale et Sénat).

Il peut être réuni dans trois cas : 

  • En vue d’une révision de la Constitution ; 
  • Pour autoriser l’adhésion d’un État à l’Union européenne ; 
  • Pour entendre une déclaration du Président de la République. 

Dans ce dernier cas, cette déclaration peut être suivie d’un débat qui ne fait l’objet d’aucun vote, hors de la présence du chef de l’État.

Lorsqu’il est conduit à se prononcer sur un projet ou une proposition de loi constitutionnelle ou sur l’adhésion d’un État à l’Union européenne, le Congrès, à la différence d’une assemblée législative, ne peut exercer le droit d’amendement.

  • Le Congrès est dirigé par un « Bureau (qui) a tous pouvoirs pour présider aux délibérations du Congrès et pour organiser et diriger tous les services » (article 3 du Règlement du Congrès).
  • Son bureau est celui de l’Assemblée nationale.
  • Le Président du Congrès est chargé de veiller à la sûreté intérieure et extérieure du Congrès.

En séance, il dirige les délibérations, fait observer le Règlement, maintient l’ordre et donne connaissance au Congrès des communications qui le concernent.

 

Fonctionnement du Congrès

  • Le Congrès est régi par un Règlement propre, inspiré de celui de l’Assemblée nationale (Ce Règlement a été modifié le 22 juin 2009 pour y inclure la possibilité pour le Président de la République de prononcer un discours devant le Congrès). 
  • Le Congrès siège au Château de Versailles, dans la salle des séances de l’Aile du Midi (La présence parlementaire dans ce lieu est ancienne puisque l’Assemblée nationale vit le jour à Versailles après que les délégués du tiers état aux états généraux, se voyant refuser l’accès à la salle des Menus Plaisirs, eurent gagné la salle du Jeu de Paume où ils prêtèrent serment, le 20 juin 1789.
  • Le Président de la République convoque le Congrès par un décret contresigné qui en fixe l’ordre du jour. 
  • Les députés et les sénateurs sont placés dans l’hémicycle non pas par groupes politiques comme à l’Assemblée nationale et au Sénat, mais en fonction de l’ordre alphabétique de leur nom.

 

Règles relatives aux travaux du Congrès

a) Les délibérations du Congrès

Lorsque le Congrès examine les propositions de résolution relatives à son propre Règlement, les débats sont organisés comme ceux d’une assemblée délibérative (amendements, rappels au Règlement, explications de vote…).

En revanche, lorsqu’il est conduit à se prononcer sur un projet constitutionnel ou sur l’adhésion d’un État à l’Union européenne, le Congrès ne peut exercer le droit d’amendement. 

 

b) La déclaration du Président de la République

L’article 23 du Règlement du Congrès décrit précisément la procédure qu’il convient alors de suivre :

  • À l’heure fixée pour sa déclaration, le Président de la République est introduit dans la salle des séances sur ordre du Président du Congrès, lequel lui donne aussitôt la parole. 
  • La déclaration du Président de la République ne peut donner lieu à aucun vote et aucun des membres du Congrès n’est autorisé à intervenir lors de la déclaration.

Sa déclaration terminée, le Président de la République est reconduit hors de la salle dans les mêmes formes, puis la séance doit être suspendue ou levée. 

La clôture est prononcée par le Président du Congrès, (le Président de l’Assemblée nationale).

 

Source : Gouv.fr

Suite : Le Conseil Constitutionnel

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9 août 2020 7 09 /08 /août /2020 17:03
Sinagots © Photo France-Ouest

Lorsque la Petite Mer est évoquée, elle ne l’est jamais son voilier à coque noire et voiles rouges, reconnaissable entre tous, le Sinagot.

Rivalisant avec les « forbans » du Bono, ce bateau emblématique était utilisé par les pêcheurs de Séné. Mesurant 6 à 7 mètres fin XIXème, ils étaient utilisés pour la drague des huîtres et crevettes dans le golfe ou la rivière de Pénerf. 

S’allongeant progressivement au début du XXème siècle, ils purent ainsi aller pêcher au large, souvent en flottille ; au chalut en baie de Quiberon.

Ces bateaux de type chaloupe, avec un gréement au tiers, coque noire et voiles ocre rouge furent utilisés jusqu’en 1964 par les pêcheurs de Séné, pour la drague des huîtres et la pêche côtière dans le golfe du Morbihan et en baie de Quiberon.

Les pêcheurs utilisaient également le Sinagot dans le golfe la seine pour le poisson et la drague à chevrettes (crevettes).

 

A l’origine, dans la première moitié du XIXème siècle, les Sinagots n’avaient qu’un seul mat et une seule voile carrée (en bannière) amurant sur le côté.

A partir de 1857 et jusqu’en 1918 la construction du Sinagot se fait essentiellement au chantier Martin à Kerdavid en Séné : un Petit Sinagot, d’une moyenne de 3 à 5 Tx pour 6 à 7 mètres de longueur, possédant deux mâts supportant deux voiles carrées. 

Bas sur l’eau, peu défendu et ne sortant que rarement du golfe du Morbihan, sauf pour la drague des huîtres à Pénerf.

Ces bateaux, formaient une flottille qui connut son apogée dans les années 1910 avec plus de cent cinquante unités. 

  

Fin du XIXe, début du XXe siècle, le Sinagot s’allonge, de 8 à 9,50 m de longueur pour 5 à 7 Tx. 

Franc-bord plus important, mieux défendu, son étambot s’incline de plus en plus et ses voiles commencent à s’apiquer (Amiral Marquer construit en 1888 et Quatre frères en 1908 devant Port Anna).

En plus des précédentes pêches, certains pratiquent le chalut à perche. 

 

De 1919 à 1943, ses bateaux furent essentiellement construits par le chantier Querrien au Bono, qui en construisit 652 unités.

Ultime évolution du sinagot : longueur de 9 à 10,80 m pour 8 à 9 Tx, avec un étambot très incliné, des voiles apiquées et apparition d’un petit foc sur bout-dehors, caractérisent cette dernière étape.

Bien défendu de l’avant, remontant mieux au vent, sa zone de pêche s’étend désormais en plus du golfe du Morbihan, à la baie de Quiberon, allant de port Haliguen au Croisic. 

Les pratiques de pêche sont : le chalut, la drague des huîtres et la seine. 

Au niveau de l’équipage, pas de changement, toujours deux personnes, le patron, un matelot ou un mousse ou sa femme. Néanmoins, pour la drague des huîtres à Pénerf, un ou deux personnes supplémentaires pouvaient être embarquées. 

Le dernier Sinagot pour la pêche, ”Les Trois Frères”, fut construit en 1943 au chantier Quérrien du Bono.

 

Après la deuxième guerre mondiale, la modernisation et la recherche de rentabilité signent de la fin des Sinagots et dans les années cinquante, presque cinquante d’entre eux, furent transformés en bateau de plaisance. 

Avec le temps fait ils disparaissent les uns après les autres et actuellement il n’existe plus que deux rescapés de toute cette flottille :

  • Le premier, “Ma Préférée“ de 1933, sa coque est conservée au musée du bateau de Douarnenez, mais il reprendra la mer en 2020 - voir texte précédent- et le second, 
  • ”Les Trois Frères”, seul Sinagot aujourd’hui à naviguer tous les ans sur le golfe du Morbihan et au-delà.

Uniquement pour la plaisance et non pour la pêche, il est lancé dans les années 1950, trois Sinagots :

  • Deux à la Trinité Sur Mer : “Dear Miss“ en 1954, actuellement sous le nom de “Gwéned“
  • Belle Hortense“ en 1958

Et un à Vannes

  • Le “Joli Vent“ en 1958.  

Ces trois bateaux naviguent toujours. Seul le “Joli Vent“ a conservé le gréement des Sinagots.

Aujourd’hui, à la belle saison on peut croiser sur le golfe quatre autres “Souvenir“ de 1883, mais dans un but pédagogique, réalisée en 1987 pour le musée de Douarnenez.

 

Le ‘Trois Frères’ :

En 1943, Patern Le Franc, pêcheur de Séné, a besoin d’un nouveau Sinagot long de 10,50 m, il passe commande au chantier Querrien au Bono.

Ayant trois fils, le pêcheur baptise ce Sinagot ‘Les Trois Frères’. 

Ce bateau va connaître différentes utilisations. Il sera d’abord utilisé pour la pêche dans le Golfe du Morbihan et en baie de Quiberon. Ensuite il est revendu à différents propriétaires successifs qui en feront un bateau de plaisance doté d’une cabine et d’un moteur.

En 1983, ce Sinagot qui porte le nom de ‘Solveig’, est retrouvé en triste état. L’association Les Amis du Sinagot le rachète en octobre de la même année et lui redonne son nom d’origine ‘Les Trois Frères’.

Dernier véritable Sinagot naviguant dans le Golfe du Morbihan, ‘Les Trois Frères’ a été classé Monument Historique en 1985. 

Ce bateau symbolise la commune de Séné et ses habitants, sa rareté et son histoire ont permis ce classement, grâce à l’association ‘Les Amis du Sinagot’.

Joli Vent - Photo © ‘Les Amis du Sinagot’

Le ‘Joli Vent’ : 

Joli Vent, baptisé lors de la Semaine du Golfe 2009 est le dernier Sinagot construit pour la plaisance.

Ce bateau navigue dans les eaux du Golfe, aux côtés du ’Trois Frères ‘.

Joli Vent est un des premiers Sinagots construits pour la plaisance, en 1958. Le bateau de 11,40 m de long pour 3,50 m de large, avec 1,50 m de tirant d’eau. 

Son histoire lui fait connaître différents propriétaires, il navigue alors sur la Seine, dans le Midi ou encore le long des côtes espagnoles. 

Revenu dans le Morbihan en 1996, à l’abandon, ce bateau est remarqué par ‘Les Amis du Sinagot’, et acheté pour l’euro symbolique en mai 2006.

Remorqué au chantier du Guip, (chantier ayant label « Entreprise du patrimoine vivant »), à l’Ile aux Moines, en mars 2007. 

La restauration du bateau n’a pas été sans mal, le Sinagot avait été gréé successivement en cotre, goélette, puis ketch, dure un an. La coque avait subi des changements, percée et boulonnée maintes et maintes fois !

 

Après ses travaux, Joli Vent est convoyé à l’AFPA de Saint-Goustan, où les derniers travaux de barrotage, de pontage et la pose du moteur, seront réalisés.

Ainsi motorisé, ‘Joli Vent ‘ permet aux membres de l’association ‘Les Amis du Sinagot’ de se rendre plus facilement dans les rassemblements maritimes de l’ouest, de Brest, aux Régates du Bois de la Chaise à Noirmoutier.

 

Source : Franc-Ouest ; Les amis du Sinagot, Vivre à Sarzeau. L’association de Sarzeau (Morbihan) Les Vieilles Voiles de Rhuys.

  

     

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4 août 2020 2 04 /08 /août /2020 11:34
Gravure dans le Tour de France de deux enfants ,G. Bruno, édition 1904

Un collègue martiniquais, me faisait remarquer qu’il avait été obligé d’apprendre en primaire, que ses ancêtres étaient les gaulois… Alors que son ile a été découverte en 1635 !!

Tout comme moi, gaulois de souche, j’ai été obligé d’apprendre que Vercingétorix a été battu à Alésia (Alise Ste Reine), cela pour faire plaisir à Napoléon III, et non à Chaux les Crotenay… Mais il ne faut à ce jour, toujours pas déplaire à certains historiens quitte à continuer de transgresser l’histoire.

Aujourd’hui, la mode c’est la repentance, on ne s’occupe pas de l’époque, des circonstances historiques, etc, etc..

Adhérents à ‘Amis d’Hérodote.net’, vous trouverez ci-dessous le début de l’article et la conclusion, :  ‘Race, colonisation, esclavage... Halte au feu ! écrit par André Larané, fondateur d’Herodte.net, directeur de la rédaction (maîtrise d'Histoire à l'université de Toulouse) en parallèle avec des études d'ingénieur à l'École centrale de Lyon (1973-1976). 

Lecture particulièrement intéressante qui remet un peu les ‘pendules à l’heure’.

Pierre

 

21 juin - 2 août 2020

Race, colonisation, esclavage... Halte au feu !

Dans les médias comme sur les réseaux virtuels, les cancres prétendent réécrire l'Histoire mais encore faudrait-il qu'ils aient pris la peine de l'étudier.

En France, le plus troublant est la paralysie de la classe politique et des pouvoirs publics face à des propos à connotation raciste et des actes violents qui sapent la cohésion nationale et défient l'État. Personne ne sait ni n'ose trouver les mots qui pourraient réunir les Français...

 

Après la destruction des statues de Victor Schoelcher le 22 mai 2020, des vandales s'en sont pris en Martinique aux statues de Joséphine de Beauharnais (!) et du navigateur Pierre Belain d'Esnambuc qui donna l'île à la France. Dans le même temps était souillées en métropole différentes statues dont celle de Colbert devant l'Assemblée nationale.

 

On attend la réponse du ministère de l'Intérieur, que l'on a connu plus réactif et même brutal quand il s'est agi de réprimer des révoltes sociales, Gilets jaunes ou syndicalistes.

Faut-il s'étonner de cette inertie gouvernementale ? Pas vraiment : contre la majorité des Français, y compris de tous ceux, ultra-marins, immigrés ou enfants d'immigrés, qui tirent fierté d'appartenir à une grande et belle nation, la classe politique s'applique depuis deux à trois décennies à réaliser l'utopie néolibérale et post-démocratique d'une société ouverte à tous les vent ; les revendications indigénistes, si absurdes soient-elles, lui facilitent la tâche en brisant les défenses immunitaires de la communauté nationale

.

Quoi qu'il en soit du futur, rappelons quelques faits d'évidence, à savoir que la France n'a aucun motif de rougir de son Histoire même si celle-ci a pu être entachée de quelques horreurs (moins que toute autre région de la planète). Flattons-nous aussi de ce que la France soit à l'origine de l'émancipation féminine. En matière de racisme, osons même soutenir qu'en aucun autre pays, y compris en Afrique, les noirs ont moins à se plaindre qu'en France... 

 

… N'excluons personne à l'image du très consensuel musée de l'Histoire de France installé par Louis-Philippe à Versailles, où sont représentés tous les grands moments de tous les régimes. Reprenons à notre compte la formule de Napoléon : « De Clovis jusqu’au Comité de salut public, je me sens solidaire de tout », et adressons celle d'Ernest Lavisse à tous nos écoliers, sans distinction d'origine ou de classe : « Enfant, tu aimeras la France parce que la nature l'a faite belle et que son histoire l'a faite grande »

 

André Larané

 

 Article complet (à lire sans modération) via le lien :

https://www.herodote.net/Race_colonisation_esclavage_Halte_au_feu_-article-2654.php

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