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  • : Du romain au grégorien, parcourez l'histoire des calendriers. Le brie de Meaux et la Confrérie. Varreddes mon village.
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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 16:49

Intronisation

Samedi 11 mai 2013, cinq compagnons accompagnés de leurs épouses ont participé au XXVIème chapitre de la Confrérie des chevaliers du Livarot.

Plus de soixante confréries étaient au rendez-vous de cette joyeuse manifestation.

Après la messe, le défilé dans les rues de Livarot et les intronisations, un repas de gala a permis à tous les participants de partager la passion de nos confréries.

livarot (6)

Accompagné d’une bolée de cidre, Alain Grand Sénéchal, Thierry Grand Officier de Bouche, ont pour leur intronisation comme Chevalier du Livarot dégusté et apprécié ce fromage typé, à l’odeur forte et à la saveur relevée.

AOP livarot

source: programme chapitre Livarot 2013

Ce fromage à croûte lavée, à pâte molle, à caillé divisé et égouttage forcé,  nécessite environ 5 litres de lait pour sa fabrication.

D’un diamètre de 12 cm pour une hauteur de 5 cm et  contenant au moins 40% de matière grasse, il est vendu très jeune aux affineurs qui, pendant environ 60 jours, vont faire en sorte de lui donner toutes ses lettres de noblesse.

Le Livarot se retrouve sur nos étales sous quatre formats : le grand Livarot, le Livarot, le ¾ Livarot et le Petit Livarot.

colonel

Sur un plateau, le Livarot apporte une note originale avec ses 5 lanières de roseau (la laiche) ou de papier qui l’entourent ; d’où son surnom de ‘colonel’. 

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 20:38

 

Présentation               SAM2G

Bien avant son ouverture, le Musée de la Grande Guerre a souhaité travailler avec l' association de reconstituants 14/18, SAM2G.

Cette année, le musée a accueilli ces associations en extérieur, le temps d’un week-end pour un moment de rencontre, de découverte et de partage des connaissances. 

Samedi 20 et dimanche 21 avril ont été l’occasion d’un rendez-vous exceptionnel au musée pour une plongée au cœur de l’Histoire. 

Plus de 80 passionnés de tous horizons (Lille, Avignon, Epernay..) en uniforme ont pu partager leurs connaissances et leur enthousiasme avec les nombreux visiteurs.

Parmi les animations proposées par les reconstituants dans le parc du musée : la mise en place d’une infirmerie d’époque et un poste chirurgical, où ces derniers donnent des explications sur la qualité des soins en temps de guerre. L’infirmière (qui n’est pas d’époque !), explique : « on ne connaissait pas l’inox et les instruments étaient en acier ou en cuivre nickelé, tous réutilisables après stérilisation »

Infirmière Infirmerie

Un poilu venu du Vaucluse, képi garance sur la tête explique : « Nous sommes venus avec une automitrailleuse Peugeot de 1914 type 153.

Plus loin, zoom sur l’alimentation du soldat autour d’une pièce centrale qu’est la roulante, venu également du Vaucluse, ou l’on apprend qu’au début du conflit, les troupes françaises ont récupéré des cuisines roulantes allemandes puis ont fabriqué les leurs.

Roulante La RoulanteFusil

Des démonstrations d’artisanat de tranchée, la découverte de la musique militaire, le maniement d’armes américaines.

Le groupe des poilus de la Marne, font une démonstration de mitrailleuse Maxim 1910. Le corps expéditionnaire s’est battu du coté de Mourmelon en 1916.

Autant d’approches pour mieux comprendre le difficile quotidien des soldats de la Grande Guerre, comme cet annamite avec son salako sur la tête, rappelant l’implication des troupes asiatiques, peu habitués au climat. Ces tirailleurs ont du quitter le terrain pour rejoindre les usines d’aviation ou leur dextérité était reconnue de tous.

annamite  Groupe Brie

Annamite (photo Y. Mathias)

Le public a pu échanger avec ces passionnés qui contribuent à rendre l’histoire vivante et accessible à tous, complétant ainsi la visite du musée.

C’est ainsi que l’on rappel que la Grande guerre s’est également déroulée au Togo, au Cameroun,  alors possessions allemandes comme d’ailleurs avec les Russes en Sibérie du coté de Vladivostok.

Logon SAM2G

Les Amis du musée de la Grande Guerre, et Jean-Christophe Ponot Président ont  offert une dégustation de Brie de Meaux, fromage servi par la confrérie du Brie de Meaux.

Musée Gde Guerre (27)

Michel Rouger, directeur du musée, J. Christophe Prdt de SAM2G, le trésorier et les Confrères

Un premier rendez-vous qui a pour objectif de se renouveler tous les ans !

 
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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 21:09

Nous avons parlé des visites à domicile. Voici deux histoires qui montrent bien l’ambiance de l’époque

Liberté

E. Delacroix 'La liberté guidant le peuple' musée du Louvre

Le meunier Thiou

An II,  6 prairial (25 mai 1794).

Hostain, délégué dans le district de Meaux pour les subsistances de Paris, requiert à Varreddes, deux commissaires pour l’accompagner dans la visite du moulin. (Loi du 25 brumaire, relative aux moutures).

Accompagné de Yves Butel et Claude Chef, officiers municipaux,  il se rend chez le sieur Thiou, meunier.

Thiou n’a pas exécuté les dispositions de la Loi, quoique averti ‘fraternellement’ depuis quelques jours de la rigueur que l’intérest de la chose publique exigoit être employée contre les infrateurs.

Hostain requiert les officiers municipaux de sceller tous bluteaux, sacs, tamis… de lui infliger les peines encourues… de rendre compte, sous 3 jours, aux agents nationaux à Meaux, des mesures prises… de garder copie du procès-verbal.

Les scellés sont posés sur les trois bluteaux qui sont transportés « dans une maison qu’ils ont en la commune proche la ci-devant église » (sans doute l’école des garçons de l’époque).

On arrête Thiou, qui ne sera pas puni selon la Loi, parce qu’il était absent lors de la visite faite par Hostain.

 

La citoyenne Sécy

15 floréal, an II (4 mai 1794)

La citoyenne Gabrielle Eléonore Sécy munie d’un laissez-passer de la commune de Meaux transporte son domicile à Varreddes, à condition de se présenter tous les jours devant la municipalité de Varreddes. (Loi des 27 et 28 germinal).

La nouvelle arrivée est infirme et ne peut se déplacer tous les jours. La municipalité fait donc la visite domiciliaire :

25 mai 1794.

Ce jourdhuy six prairial lan 2d de la Republique  française une et Indivisible nous Maire et officiers Municipaux de la commune de Varreddes nous ayant transporté chez la cityonne Secy domiciliéz en notre commune depuis le quinze floréal Reçu dans notre commune dapres larretté du conseil General de la commune de Meaux parce que la cityonne Secy etant infirme quelle ne peu pas se transporté tous les jours devant nous nayant trouvé chez elle aucune chose contraire a La Republique. Nous a déclaré ni savoir Ecrire ny recevoir aucune lettre contraire a la republique, faite et arrté Le jour et an que dessus.

Signé Duval (maire), Grapin (officier), Claude Chef (officier), Jean Mesnil (officier), Moreau (officier), Fayot greffier).

Elle comparait devant la municipalité le 30 prairial (18 juin), ainsi que le 15 messidor, an II (3 juillet). Enfin, le 9 thermidor, an III, on délivre un certificat de bonne vie et mœurs et résidence depuis le 16 floréal, an II, à la citoyenne Sécy et sa femme de chambre, domiciliée, chez le citoyen Plateau, notaire public, devant aller à Paris. (27 juillet 1793).

A cette époque de terreur, il fallait faire attention à tout, était suspendue sur toutes les têtes suspectes au Régime aboli, la menace de devoir subir l’émigration était bien de nature à faire courber l’échine

Il n’y a aucune commisération pour l’émigré. Ainsi le 8 ventôse, an II (26 février 1794), en vue de la vente à l’encan, on reconnait et on inventorie le patrimoine devenu national du citoyen Augers. Jean-Charles Bonnet et Nicolas Messant arpenteur géomètre de Lizy, délégués par le district à la reconnaissance des biens d’émigrés à vendre, visitent une pièce, sis à Varreddes, dépendant du ci-devant Augers, de Monthyon.

Mais le caractère bien trempé des Varreddois était toujours présent…

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 20:38

 Terreur 

L’année 1793 inaugure une ère de suspicion entre les Français. Conserver les portraits et effigies des Rois dans les maisons (livre de greffe, p.206… les signes de Royauté ou de féodalité dans les églises, maisons, monuments publics, sur les poids et mesures, les plaques de cheminées, (p.241)… garder les croix de St louis et autres avec leurs brevets sans les remettre aux municipalités (p.224)… refuser les assignats en paiement ou rechercher à les discréditer (p.228).. etc..etc.., nombre de menus faits de la vie quotidienne bien innocents en soi, mais travestis et facilement amplifiés par un ennemi politique, rendent leurs auteurs suspects d’aristocratie ou d’incivisme.

Les décrets des 12 août et 17 septembre 1793, ordonnent l’arrestation des personnes suspectes. Et le meilleur moyen de les connaître est donc de mettre en place l’espionnage et la délation.

Il faut donc dans chaque village un groupe d’hommes de confiance qui acceptent d’épier les faits et gestes du voisin pour le compte du Régime.

Il y aura donc, indépendamment des officiers municipaux, et le cas échéant au-dessus d’eux, le comité de surveillance.

Le  comité de surveillance de Varreddes fut mis en place le 27 octobre 1793. Onze hommes furent élus, lesquels acceptent, signent et promettent de remplir leurs fonctions à la réquisition du procureur de la commune et de la municipalité. Ces onze hommes prêtent serment en présence du conseil général de la commune.

Le comité de surveillance à également son mot à dire en matière de bienfaisance. On devine qu’il devait écarter tout besogneux suspect d’incivisme.

Le 4 frimaire 1793 (24 novembre), 24 membres, choisis parmi les officiers municipaux, conseil général de la commune, comité de surveillance (au total 53 votants) sont nommés pour désigner les personnes à secourir. 10 personnes à secourir désignées. Nous ne connaissons pas la liste des 53 votants.

Le moindre déplacement de village à village est matière à étroite surveillance, et occasionne le délivrance de laisser-passez.

Le 11 nivôse, an II (3 janvier 1794), J. Baptiste Plateau, domicilié à Longpont, présente son passeport et déclare son intention de passer cinq jours chez ses parents.

Le 20 frimaire, an II (10 décembre 1795), Nicolas Plateau déclare que Jean-Baptiste Plateau, son frère, arrivé malade « chez eux » depuis trois jours, séjournerait plusieurs jours à Varreddes.

Varreddes à également connu les visites domiciliaires faites – ainsi le dictait la loi- par l’autorité municipale chez les citoyens et citoyennes suspects de quelque attache au Régime aboli.

Le plus sérieusement du monde, on enregistre la déclaration de gens qui affirment ne recevoir aucune lettre contraire à la république.

Pour atténuer le ridicule de ces mesures vexatoires, on clame bien haut les exigences de l’intérêt de la chose publique. Page 107 du livre de greffe porte même la chère maxime des exaltés du moment : Liberté, Egalité, ou la Mort.

Robespierre étant au pouvoir, quel pouvait être le degré de sincérité de pareilles exclamations ?

En effet pour assurer leur sécurité et sauver leur tête, les petites gens, prises de frayeur, prudemment, hurlent avec les loups !

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 18:53

Coulommiers (7)

Les Confréries du Brie de Meaux et de Melun

Du 22 au 25 mars, à la foire aux fromages et aux vins de Coulommiers, la Confrérie a tenu son stand de dégustation de Brie de Meaux. Les visiteurs ont pu apprécier un Brie de Meaux fait à cœur dans la cité de son petit frère : « le Coulommiers », dont ils soutiennent l’action pour l’obtention du label A.O.P.

Malgré l’urbanisation, l’élevage laitier seine –et- marnais est toujours bien présent. Les éleveurs pour 50% se  concentrent surtout dans le nord du département, le reste est réparti entre le Centre et le Montois.

70 producteurs de lait, avec un cheptel d’environ 5.000 vaches, produisent 33 millions de litres de lait par an. Les deux tiers de cette production sont transformés en fromage par 3 laiteries fromagères industrielles et 2 fromageries fermières.

Le lait collecté dans les différentes fromageries sert à la fabrication des fromages A.O.P. : Brie de Meaux et Brie de Melun (brie au lait cru) et en différents bries (au lait cru où pasteurisé  :Coulommiers, Montereau, Nangis, Provins, etc… ainsi qu’aux produits laitiers divers : yaourts, crèmes dessert… 

La Brie laitière est toujours active, dynamique et fière de son patrimoine !

N’oublions pas également les producteurs de lait de chèvre, dont je vous parlerai bientôt.

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 21:12

Le 19 mars 1516, Entrée solennelle de Guillaume Briçonnet, évêque de Meaux.

Briçonnet

Arrivée à Meaux, la veille, il couche au prieuré des Saints-Pères dans le faubourg Cornillon, conformément à l’usage. Le lendemain matin, les chanoines du chapitre cathédral et les frères Cordeliers se présentent en procession aux portes du prieuré pour accompagner le nouvel évêque jusqu’à la cathédrale.

Toutes les personnalités de Meaux sont présentes. L’évêque, assis sur son siège, est d’abord porté jusqu’à la croix du Marché. Là, il descend et marche en signe d’autorité et de juridiction temporelle jusqu’à la halle. Porté de nouveau jusqu’au pont qu’il traverse à pied, il est ensuite conduit jusque devant l’Hôtel-Dieu où il redescend et marche jusqu’à la cathédrale.

Chose inhabituelle à cette époque, il décide de vivre dans son diocèse, et abandonne la vie de cour.

Guillaume Briçonnet est résolut de faire prévaloir ses idées morales dans son diocèse. Visitant son diocèse, il constate que la plupart des curés ne résident pas dans leur paroisse, sont à peine, ou pas formés en théologie, n’ont pas le temps d’enseigner car ils doivent travailler, compte-tenu que  les revenus de la paroisse vont aux curés. Les seuls prêcheurs instruits sont les Cordeliers, qui promettent essentiellement l’Enfer aux mauvais chrétiens[.

Guillaume Briçonnet cherche à lutter contre la dépravation des mœurs et le relâchement de la discipline ecclésiastique.

Considérant son diocèse comme une terre de mission, il le divise en 26 stations de 9 paroisses chacune. Cela ne suffira pas à raviver la foi, plus de la moitié des desservants sont incapables d‘effectuer convenablement leur tâche. Il décide donc d’expulser les 53 plus incapables, et de former des prêtres. Il constitue l’école ou le cénacle de Meaux, foyer de réflexion et de réforme de l’Église de Meaux. Pour ce prélat il s'agit de retourner aux sources du christianisme, vers l'enseignement originel du Christ, en répandant le Nouveau Testament en français : on « délatinise » les textes évangéliques. Les Cordeliers sont interdits de chaire, s’attirant leur hostilité ces derniers l’accusent de permettre à l’hérésie de se répandre et lui font un procès.  Par mesure d’apaisement, Briçonnet autorise à nouveau les Cordeliers à prêcher.

il meurt en 1534  au château d'Esmans, près de Montereau-Fault-Yonne.

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 07:49

Marechal ferrant

 Caserne Maréchal de Luxembourg 

 Aucune main d’œuvre n’est négligeable, alors on liste, on réquisitionne… Les maréchaux et ouvriers du fer.

An II, 29 ventôse (19 mars 1794), le citoyen commissaire de Meaux vient requérir à Varreddes la liste des ‘ouvriers en fer’ pour la fabrication des armes, baïonnettes et sabres.

Le 5 fructidor de la même année (22 août), c’est le citoyen Lalberteaux, commissaire nommé à l’effet de mettre en réquisition tous les charrons et maréchaux environnants Paris dans un rayon de 15 lieues, se présente à Varreddes et enjoint à Lazare Lambert de faire 4 paires de roues, à Jean Barthélemy Leduc d’effectuer 3 paires de roues  qui seront ferrées  par le maréchal.

L’armée du Nord a besoin de couvertures. Par ordre du district de Meaux le 16 frimaire (6 décembre), la réquisition de couvertures est faite chez les particuliers aisés de la commune. La récolte( si l’on peut dire ) fut de 21 couvertures, payée entre 6 et 30 livres.

Le vin se fait rare en 1794, alors en cette année de l’an II, 8 pluviôse, Pierre Sandrin, brasseur à Meaux, n’ayant plus d’orge que  pour 15 jours, vient à Varreddes réquisitionner les 200 quintaux,  recensés par le commissaire de district. L’extrait du registre des délibérations du Conseil du district de Meaux porte : An II, 4 pluviôse) que Sandrin est « forcé d’interrompre sa brasserie, que la bière devient dans ce moment un objet de première nécessité, le vin devenant rare, que la brasserie Sandrin est la plus fréquentée, qu’il est autorisé à se faire livrer la quantité d’orge ci-après : suit la liste des 10 communes réquisitionnées. Brasseurs et officiers municipaux pourront sommer les cultivateurs de satisfaire à la livraison et dénoncer les récalcitrants à l’administration.

Et pour conclure les réquisitions, voici un spécimen du style des commissaires qui avaient découvert qu’un chargement de bois et de charbon, destiné à l’approvisionnement de Paris, avait été déchargé à Varreddes.

                                                           Liberté – Egalité

                                               Décret du 19e jour du premier mois.

              Le Gouvernement Provisoire de la France est révolutionnaire jusqu’à la paix.

Linertie du gouvernement etant La cause de revers, Les Delais pour Lexecution des Lois et de Mesure de sureté publique seront fixes. La voilation (violation) sera punie comme un attenta a La Liberté.

Paris ce 21 vantose de Lan troisieme de Lere Republicaine (11 mars 1795).

Les agents nationaux de la Navigation de lintérieur a Lagent natuional de la commune  de Varredds sur Marne Dept de Sein été Marne :

Nous sommes informée, cityoens, que malgré nos precedente Recommandations, des Bois et charbons de Bois destiné à Lapprovisionnement de paris, en ont été detrouné et Distribuée dans dautres ports Principalement dans ceux voisins de cette grande commune.

Larrivage de cette Espece d’approvisionnement nous Etant spécialement confié sous La surveillance de la commission des transports, par Larretté su Conseil du salut Public du 2 fructidor, il est de notre devoir de faire cesser un abu qui detruirait toutes les mesures prises Par le Gouvernement pour que Paris ne manque Plus.

Nous te chargeons en consequence de veiller a ce quaucun Batteau ou train de Bois destiné a son approvisionnement, ne soit déchargé dans Larrondissement de la commune, et a cette Effet, dans le cas ou quelqu’un si arretteroient, tu es autorisé à te faire representer la lettre de voiture Indicative de La destination, dont les Mainiers et conducteurs De Trains doivent estre porteurs, et a Requerir auprès de la municipalité Les mesures nécessaires non seulement pour Empecher de dechargement Mais pour accélérer la Marche des trains et Bateau arretté.

Tu voudra Bien Donner connoissance de cette Lettre a la Municipalité ; et en requerir la transcription sur ces Registres. Nous le prevenons qu’en conformité de Laretté du Comité du salut Public du 2 fructidor, qui appelle toutes les autorité constituées à concourir sous Leurs Responsabilité à Lapprovisionnement de paris en Bois et charbons, nous mettons sous latienne et sous celle de la unicipalité, toutes les soustractions de Bois et charbons destiné a cette approvisinnemt, qui auroient <lieu dans votre arrondissement et que nous serions, forcée de provoquer des mesures severres aupres du comité de salut public.

Salut et fraternité.

Clioult et Bernard

En dépit de la raison d’Intérêt National, toutes ces inquisitions et réquisitions étaient faites pour décourager les meilleures bonnes volontés.

Finalement, nos Citoyens ne furent jamais aussi peu libres de leurs biens et du fruit de leur travail !

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 20:57

Sansculottes

Tout doit être réquisitionné, répertorié. Ne faut-il pas alimenter les cordiers de Meaux et même l'imprimerie nationale?

On n'oublie donc pas de requérir les chanvres, produit cultivé à Varreddes sur une vaste échelle.

Le 4 pluviôse An II (23 janvier 1794), la commune de Varreddes doit fournir du chanvre pour les quatre cordiers de Meaux, à chacun un millier pour faire des cordages. Chaque Varreddois doit fournir à proportion de ce qu’il a déclaré au recensement fait le 10 frimaire. Un délai huitaine est consenti. Huit jours plus tard le 13 pluviôse (1erfévrier), le village doit de nouveau fournir aux cordiers de Meaux 4.000 livres de chanvre : « chaque individu » de la commune devra fournir 20 livres pour cent déclarées au recensement du 10 frimaire.

26 ventôse (16 mars), Etienne Champions, cordier à Dammartin est autorisé à s’approvisionner en chanvre à Varreddes.

Le 23 prairial (11 juin), le citoyen Jean Philippe Lormier, commissaire pour la réquisition des chanvres en seine et Marne, exhibe une commission portant l’en-tête chere aux exaltés du moment : « Liberté, Egalité, ou la Mort ! » (Page 107 du Livre de Greffe). Il réquisitionne le chanvre en branches devant faire partie des 500 livres demandées au département de Seine et Marne pour le service de l’imprimerie des Lois. On fait avertir à midi au son de la caisse les citoyens et les citoyennes qui ont du chanvre en branches et n’en ont pas un besoin absolu, de le porter dans les 2 heures à la maison commune au prix légal de 13 sols 8 deniers la livre. On apporte 157 livres de chanvre.

Le 20 frimaire de l’An III (10 décembre), l’inspecteur pour l’agence générale des transports militaires, vient réquisitionner tous les chanvres de la commune- ancien et nouveau- « au tarif qui en a été fait » … Et le 24 frimaire (14 décembre), la commune fournira 3.500 livres de chanvre réparties entre environ 200 citoyens. La valeur en sera payée par le Receveur du District.

Les denrées les plus diverses et les plus inattendues ont-elles-mêmes attiré l’attention des gouvernants : bois de chauffage, rouennerie, cuirs, chaussures, sel, viande de boucherie, porcs, vin,  couvertures, orge à brasser, sabres, avoine, paille, charbon de bois, main d’œuvre des « charretiers de rivière ».

Voici quelques réquisitions :

Rouennerie

4 novembre 1793 : déclaration par Nicolas Rouyer de marchandises en la possession de Jean-Marie Favre, « marchand savoiar du département du Mont-Blanc », en présence de Jean Nicolas Charles le Bel :

-          51 mouchoirs,

-          22 paires de bras

-          11 cravates et 2 bonnets,

-          44 paires de bas, etc, etc…

Cuirs :

1793. 2 frimaire (22 novembre). Sur ordre du district, enquête chez les cordonniers de la commune aux fins  de connaitre leurs approvisionnements en cuir. Nicolas Rouyer en a pour 40 paires de souliers ; J. Claude Chef pour 30 paires et Claude Chef pour 12 paires.

Vin :

10 frimaire (30 novembre). Assemblée au sujet du recensement du vin de la commune demandé par le District.

Antoine Denisot, aubergiste à Chambry, déclare avoir acheté de Pierre Miotte le 25 novembre, deux pièces de vin, n’avoir pu les enlever de suite, être venu pour les enlever et avoir constaté que Miotte les avait vendues et laissé  enlever.

Animaux de boucherie : Au second de la République une, Indivisible et Impérissable – 6 frimaire (26 novembre). Déclaration faite par Nicolas Royer de l’achat de « deux chaiv. (chèvres), une vache et six vaux ».

Armes : 15 floréal (4 mai). Recherche des sabres existants dans la commune. On en trouve 3 en tout. Les propriétaires sont requis de les faire porter au district de Meaux.

Porc et bestiaux ruraux : 2 floréal (21 avril). Ordre de District de recenser les porcs : réquisition de 8 à fournir par Varreddes et de choisir les éleveurs qui en ont deux.

17 floréal (6 mai) ; nouvelle réquisition de porcs. La huitième partie des porcs est en réquisition dans l’étendue de la République. Neuf Varreddois sont invités à garder les leurs en vue de la livraison éventuelle.

3 mésidor (21 juin), réquisition d’un porc, chez le citoyen Pierre Leduc, « comme étant aisé », fournira celui qui lui reste des deux qu’il avait.

An III, 16 brumaire (6 novembre). Le citoyen Bonard, maire de Meaux, transmet l’ordre de recenser « tout les bestiaux rureaux dans toute l’étendue de la République ». C’est le citoyen Tissot le jeune, membre de la société populaire de Meaux, qui est autorisé à se rendre à cet effet à Varreddes.

Et ce n’est pas fini, il y a encore mieux dans le genre…..

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 23:32

Blé

Que se soit à Varreddes où à Meaux, sous la Révolution, l’année 1792 commence mal  pour le nouveau régime. Les graves problèmes de subsistances du peuple dégénèrent en troubles sporadique dans les centres urbains.  L’année 1791 na pas été si mauvaise, le chroniqueur Varreddois Pierre Denis note sur son cahier (1752-1800), à l’année 1791 : ‘Cette année il ne fit pas Beaucoup d’hivers, i a fait un beau tems pedant le careme et tres chau le Jours de pasque, il a fait une nuée de grelle qui a refrody le tems, de sorte quil a fait froid pendant trois semaine, il a gellée le six may les vignes et les haricot, les vignes etoit une party rabatu a pasque qui etoit le 25 avrile, a la fin de may et au commancemant du mois de juin il a fait très chau, il a gellée le Jour de la pentegote qui etoit le douze juin, les vignes et les haricot ont été gellée pour la deuxieme fois, il a fait tres chau a la fin de Juin et commancement de Juillet, il a plus trop tar pour les chanvre qui etoit petite, il a fait tres beau pur la moissons et tres chau, il fesoit de si grande challeur  que lon ne pouvoit durez dans les champs, il y avoit du raisin au vignes de Brullée, la recolte du vin a été petite mais tres bons, les vignes qui netoit pas gellée etoit tres belle, vandange le trois octobre, il a fait tres seique et tres chau pendant le mois de septembre et a vendanges, il a plu aprest vandanges pour faire la semaille il a gellée a la tousaint tres fort pendan quinze jours.

On a supprimée les dimes et les commis, on a plus paiez de droie de vin, on a Evû des soldats en garnison a vareddes, sure la fin de cette année, on a commencée a vandreles biens des Emigrez, les seigeieur qui nont pas sorty hors du Roiame on a pas vendu leur Biens, on a continuée la vente des Biens du clregée, le selle ne valloit que six livr. La livres, le bleds a été vendu 22 L. le septiers de meaux, le vin depuis 60 L. Jusqua 68 L. il a été défendu de se servir dargent dans le commerce sous peine de mort, Jean Baptiste Rouselle a été neyez le Jours de la saint pierre 1791, Jean louis adam a été noyer le 25 novembre Jours de sainte caterine prosche son moulin ; a été emportez par les Bouions de la Rivière, a été trouvée, 40 jours aprest prosche trilbardou.

La récolte n’est pas mauvaise, mais les marchés ne sont pas approvisionnés et le prix du pain augmente de manière vertigineuse.

A Meaux, le 22 janvier 1792, le corps municipal propose de supprimer le pain de luxe et de fantaisie et de n’autoriser les boulangers qu’à fabriquer une seule espèce de pain. Une assemblée publique est convoquée dans l’ancien local de l’Arquebuse qui adopte la proposition du corps municipal. Il est établi un prix unique pour un pain de 12 livres : 25 sous 1 denier. Malgré ces mesure les marchés restent dégarnis te des émeutes se produisent à Meaux au cours des mois de février et mars suivants. La colère sera à son comble le 20 mars, lorsque les meldois apprennent qu’un bateau chargé de cent muids de blé descend la Marne pour approvisionner l’Hôtel-Dieu de Paris. Les représentants de la ville se rendent à Paris où ils obtiennent de prélever sur cette cargaison, 40 muids de ble au profit de la population meldoise… Mais, il est trop tard, à leur retour à Meaux, le bateau a déjà atteint Trilbardou.

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 22:45

Parvis (a)

Le 1er janvier 1594 : Entrés solennelle du roi Henri IV à Meaux. Henri IV s’étant converti à la foi catholique, le gouverneur de Meaux, Monsieur de Vitry, prend l’initiative de réconcilier la ville avec son roi en organisant pour le 1erjanvier 1594 l’entrée solennelle du Vert Galant à Meaux.

Le roi arrive à cinq heures du soir par le faubourg Saint Nicolas, une garde d’honneur de 200 bourgeois l’y reçoit. Il trouve ensuite auprès des Cordeliers, le corps de justice composé de 36 personnes de robe longue. Continuant son chemin, à la porte Saint-Nicolas, Henri IV est accueilli par les 4 échevins de la ville.

De là il est conduit sous un dais jusqu’à la cathédrale où le clergé l’attend au portail.

Sur tout le parcours le monarque est acclamé par une foule nombreuse qui fête ainsi la fin des guerres de religion.

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Published by Pierre - dans Un certain..
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