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11 juillet 2020 6 11 /07 /juillet /2020 16:15

 

Devise de la République Française

La République française

La République française s'est dotée d'un président pendant la IIe République, entre 1848 et 1852, puis sous la IIIe République de 1871 à 1940, et enfin depuis 1947 pendant les IVe et Ve Républiques.

Cette fonction a été assumée par vingt-cinq personnes, l'intérim assuré à deux reprises par le président du sénat n'étant pas pris en compte. 

De 1848 à 1852 et depuis 1962, le président de la République est élu au suffrage universel direct (élection présidentielle), scrutin à 2 tours. 

Le mandat du président de la République était de

  • 4 ans de 1848 à 1852, 
  • 7 ans de 1873 à 2002,
  • 5 ans depuis le référendum du 24 septembre 2000 et entré en vigueur en 2002 (référendum sur le quinquennat présidentiel soumis aux votes des français par le président Jacques Chirac).

Tous les présidents de la République ont résidé au palais de l'Élysée, à Paris.

Le Palais de l'Elysée

Le président de la République française 

Le président de la République française exerce les plus hautes fonctions du pouvoir exécutif de la République : C’est le chef de l’État.

En France, Le président est le chef de l'État, chef des armées, co-prince d'Andorre, chanoine d'honneur de la basilique Saint-Jean-de-Latran à Rome. 

Il est le garant de la Constitution de la Ve République française et tient un rôle éminent en matière de politique étrangère.

Les autres fonctions, attributions et modes de nomination ont évolué dans le temps selon les régimes, mais également en fonction des circonstances et des hommes appelés à remplir cette charge.

Sous la Ve République, en place depuis 1958, son pouvoir est bien plus étendu que sous les IIIe et IVe Républiques, à l'instar de la IIe République. 

Officiellement, sous la Ve République, le président partage le pouvoir exécutif avec le Premier ministre (régime semi-présidentiel). En pratique, lorsque la majorité parlementaire lui est acquise, le président concentre l'intégralité du pouvoir exécutif, même si le Premier ministre reste chef du Gouvernement et responsable de sa politique devant l'Assemblée nationale.

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l'Hôtel Matignon

Le Premier ministre 

Nommé par le Président de la République, le Premier ministre est le chef du Gouvernement. 

Il réside officiellement à l'Hôtel de Matignon, plus simplement nommé "Matignon", où se situe son bureau et son cabinet.

Selon l'article 21 de la Constitution, le Premier ministre :

  • Dirige l'action du Gouvernement, organe collégial composé des ministres et secrétaires d'État nommés par le Président de la République sur proposition du Premier ministre. 

Le Premier ministre n’est pas le supérieur hiérarchique des autres ministres. Il ne peut pas leur imposer de prendre une décision qu’ils ne veulent pas assumer.

Le Premier ministre, au titre de chef du Gouvernement, dispose de "l’administration et de la force armée", selon l'article 20 de la Constitution.

Afin d'élaborer sa politique, l'équipe du Premier ministre est organisée autour de deux services essentiels :

  • Le cabinet, constitué d'un directeur de cabinet, d'un chef de cabinet, de conseillers et chargés de mission ;
  • Le Secrétariat général du Gouvernement (SGG), qui a en charge l'ordre du jour et le secrétariat du Conseil des ministres, celle de nombreuses réunions interministérielles.

Le SGG veille à la publication des textes législatifs et réglementaires. Il assure les relations entre le Gouvernement et le Parlement. 

Le cabinet et le SGG sont localisés, comme le Premier ministre, à l'Hôtel de Matignon à Paris.

 

Suite et photos: Gouv.fr

Suite : (2) Les Institutions de la Ve République.

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6 juillet 2020 1 06 /07 /juillet /2020 22:11

Le remaniement ministériel du 3 juillet 2020, m’a donné l’idée d’une nouvelle rubrique :  

La Vème République :

Thèmes :

  • Les Institutions de la Vème République.
    • La République française
    • Le Président de la République française
    • Le Premier ministre
    • Le Gouvernement sous la Ve République
    • Le Parlement (Assemblée nationale – Sénat)
    • Le Congrès du Parlement
    • Le Conseil Constitutionnel
    • Le Conseil d'Etat
    • La Cour des Comptes
  • De Gaulle à Macron l’Élysée
  • Du 1er Premier ministre à Jean Castex à l’Hôtel Matignon 

De Gaulle Charles : 

Michel Debré ; Georges Pompidou ; Maurice Couve de Murville.

 

Pompidou Georges :

Jacques Chaban-Delmas ; Pierre Messmer.

 

Giscard d’Estain Valéry : 

Jacques Chirac ; Raymond Barre

 

Mitterrand François : 

Pierre Mauroy ; Laurent Fabius ; Jacques Chirac ; Michel Roccard ; Édith Cresson ; Pierre Bérégovoy ; Alain Juppé ; Lionel Jospin.

 

Chirac Jacques : 

Jean-Pierre Raffarin ; Dominique de Villepin

 

Sarkozy Nicolas : 

François Fillon

 

Hollande François : 

Jean-Marc Ayrault ; Manuel Valls; Bernard Cazeneuve.

 

Macron : 

Édouard Philippe

 

Je vous souhaite une bonne lecture tout au long de ces différents septennats, puis quinquennats.

 

Suite : (1) Les Institutions de la Ve République.

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28 juin 2020 7 28 /06 /juin /2020 17:27
Anne Frank à l'école Montessori d'Amsterdam en 1940

Un certain 25 juin 1947

Première édition néerlandaise du journal d’Anne Frank

Après la libération du camp d’Auschwitz par les troupes russes, Otto Frank, retourne aux Pays-Bas et récupère le journal qu’avait écrit sa fille Anne, entre 12 juin 1942 et le 1er août 1944.

Il acceptera par la suite de le faire publier, et la première édition néerlandaise parait le 25 juin 1947.

 

Anne Frank ?

Anne Frank, deuxième enfant d’une famille juive, naît le 12 juin 1929 dans la ville allemande de Francfort-sur-le-Main. Sa sœur Margot est de trois ans son aînée.

L’Allemagne est en crise : il y a peu de travail, beaucoup de pauvreté. Adolf Hitler nourrissant une haine féroce envers les Juifs les tient pour responsables de tous les problèmes que rencontre le pays. La haine envers les Juifs et le climat économique peu favorable poussent Otto et Edith Frank à déménager à Amsterdam. 

Anne s’adapte rapidement à sa vie aux Pays-Bas. Elle apprend la langue, se fait des amies et fréquente une école néerlandaise près de chez elle. 

Le 1er septembre 1939, l’Allemagne nazie attaque la Pologne. Peu de temps après, le 10 mai 1940, les nazis envahissent également les Pays-Bas, l’armée néerlandaise se rendra cinq jours plus tard. Anne a alors 10 ans.

Lentement mais de façon efficace, l’envahisseur commence à rendre la vie des Juifs de plus en plus difficile, ils n’ont plus accès aux parcs publics, aux cinémas ni aux commerces. 

La répression des nazis oblige les Juifs à porter l’étoile jaune. Anne de plus en plus limitée dans ses mouvements, doit et comme tous les enfants Juifs fréquenter une école leur étant exclusivement réservée.

Son père perd son commerce suite à la loi interdisant aux Juifs d’avoir leur propre entreprise.

Des rumeurs indiquent les Juifs doivent quitter le pays et lorsque le 5 juillet 1942, Margot, sa sœur ainée reçoit une convocation pour aller travailler en Allemagne ses parents se doutant qu’il s’agit d’un prétexte, ils décident de se cacher. Dès le lendemain ils entrent dans la clandestinité espérant ainsi échapper à la persécution.

Avec l’aide de plusieurs de ses anciens collègues, Otto Frank aménage un appartement secret dans l’annexe de son entreprise au 263, Prinsengracht à Amsterdam.

Peu après, quatre autres clandestins se joindront à la famille Frank dans l’Annexe. Il n’y a que peu d’espace dans l’appartement, Anne doit faire profil bas, elle a souvent peur.

 

Anne écrit son journal

A l’occasion de son treizième anniversaire, (son dernier en liberté), Anne reçoit un journal où elle décrira toute la période passée dans l’Annexe, elle parlera aussi de ses sentiments et de ses pensées. 

L’écriture l’aide à passer les journées, elle écrira également quelques nouvelles, entamera un roman et notera des extraits de ses lectures favorites dans son Livre de belles phrases.

Un jour, Anne entend à Radio Orange (la radio clandestine des Pays-Bas) un discours du ministre de l’Éducation du gouvernement néerlandais appelant, à conserver les journaux intimes et autres documents relatant les souffrances du peuple pendant la guerre. Anne décide alors de retravailler ses différents journaux dans le but d’en faire roman titré Het Achterhuis (l’Annexe), mais elle ne pourra mener sa mission à bien.

 

Le refuge est découvert

Le 4 août 1944, le refuge est découvert. Anne Frank, sa famille et les autres clandestins, ainsi que deux de leurs protecteurs sont arrêtés par la police (aujourd’hui encore, le motif de cette descente de police reste encore inconnu, dénonciation où simple hasard ?).

Malgré l’opération policière, deux autres protecteurs parviennent à sauver les papiers (Le journal d'Anne est récupéré par Miep Gies), avant que l’Annexe ne soit vidée par les nazis.

 

La déportation à Auschwitz

Par le biais de la maison de détention d’Amsterdam (la Sicherheitsdienst), et le camp de transit de Westerbork, les nazis déportent le groupe vers le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau. 

Le voyage dure trois jours, Anne est entassée dans un wagon à bestiaux, il y a peu d’eau et de nourriture disponibles pendant le trajet et un simple petit tonneau fait office de toilettes (le train comporte près de mille autres personnes).

Arrivée à Auschwitz les médecins nazis sélectionnent les prisonniers qu’ils jugent capables d’effectuer les durs travaux forcés. Environ 350 membres du transport d’Anne sont directement assassinés (dans les chambres à gaz). 

Anne, sa sœur et leur mère seront internées dans un camp de femmes, Otto est emprisonné dans un camp d’hommes.

Début novembre 1944 Anne et sa sœur sont transportées vers le camp de Bergen-Belsen. Leurs parents restent à Auschwitz. 

Dans le camp de Bergen-Belsen les conditions sont dramatiques : il n’y a presque pas de nourriture, il y fait froid et tout comme sa sœur, Anne est atteinte du typhus. Au mois de février 1945, Margot puis Anne décèdent des suites de cette maladie.

 

Le journal d’Anne devient mondialement célèbre

Otto, le père d’Anne, seul survivant de tous les clandestins réfugiés dans l’Annexe, retourne aux Pays-Bas après la libération du camp d’Auschwitz par les troupes russes. Il apprend la mort de sa femme Edith pendant son voyage de retour. Une fois rentré aux Pays-Bas il apprendra également qu’Anne et Margot ne sont plus en vie.

Peu après son retour à Amsterdam, en juin 1945, Miep Gies lui remet le journal d'Anne, qu'elle avait soigneusement conservé. 

Otto Frank est impressionné par les manuscrits de sa fille. Il découvre qu’Anne rêvait d’être romancière ou journaliste, de son projet de faire éditer ses écrits sur la vie dans l’Annexe. Convaincu par des amis, Otto décide de publier le journal. Le 25 juin 1947, paraît Le Journal d’Anne Frank avec un tirage de 3000 exemplaires.

Le livre de 368 pages traduit en près de 70 langues, à ce jour, plus de 30 millions d’exemplaires sont vendus. 

Le journal d’Anne Frank fera l’objet d’une pièce de théâtre et un film. 

En 1960, l’Annexe deviendra : la Maison d’Anne Frank.

Jusqu’à sa mort en 1980, Otto restera très impliqué dans la Fondation Anne Frank et le musée : il espère que grâce au Journal, les lecteurs prendront conscience des dangers de la discrimination, du racisme et de l’antisémitisme.

Dans le monde, des rues et des écoles ainsi que des parcs ont été baptisés Anne Frank.

Le livre ‘ Le journal d’Anne Frank’ est inscrit au registre international de « Mémoire du monde ».

Photo : Wikipédia

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18 juin 2020 4 18 /06 /juin /2020 15:11
Le général de Gaulle au micro de la BBC, oct 41 © Fondation Ch. de Gaulle

Après le discours du Maréchal Pétain appelant à cesser le combat, le général de Gaulle, à Londres, obtient l’autorisation de Winston Churchill de s’adresser aux Français au micro de la BBC.

Le 18juin 1940, à 18 h 30, de Gaulle enregistre son appel à la résistance en exhortant les Français à le rejoindre pour continuer le combat. 

Il sera diffusé à 22 heures. Toutefois, la BBC ne conservera pas l’enregistrement.

Pour la célébration des quatre-vingts ans de ‘l’Appel du 18 juin 1940, acte fondateur de la France libre où le général de Gaulle entre dans l’Histoire et devient pour la postérité « l’Homme du 18 Juin », qui peut le mieux parler de cet événement si non son auteur.

 

Dans ‘Mémoires de Guerre’, chapitre ‘La France libre’, le général explique : 

Poursuivre la guerre ? Oui, certes ! Mais pour quel but et dans quelles limites ? ....

« Pour moi, ce qu’il s’agissait de servir et de sauver, c’était la nation et l’État.

Je pensais, en effet, que c’en serait fini l’honneur de l’honneur, de l’unité, de l’indépendance, s’il devait être entendu que, dans cette guerre mondiale, seule la France aurait capitulé et qu’elle en serait restée là….

« A quoi bon fournir d’auxiliaires les forces d’une autre puissance ? Non ! pour que l’effort en valût la peine, l fallait aboutir à remettre dans la guerre, non point seulement des Français, mais la France.

Ce que je savais des hommes et des choses ne me laissait pas d’illusions sur les obstacles à surmonter. Il y aurait la puissance de l’ennemi, que seule pourrait briser une longue usure et qui trouverait le concours de l’appareil officiel français pour s’opposer au redressement guerrier de la France…. 

Il y aurait la montagne des objections, imputations, calomnies, opposées aux combattants par les sceptiques et les peureux pour couvrir leur passivité….

 

« Quant à moi, je prétendais gravir une pareille pente, je n’étais rien, au départ ? A mes côtés, pas l’ombre d’une force, ni d’une organisation. En France, aucun répondant et aucune notoriété. A l’étranger, ni crédit ni justification. Mais ce dénuement même me traçait ma ligne de conduite. C’est en épousant, sans ménager rien, la cause du salut national que je pourrais trouver l’autorité. C’est en agissant comme un champion inflexible de la nation et de l’État qu’il me serait possible de grouper, parmi les Français, les consentements, voire les enthousiasmes et d’obtenir des étranger respect et considération. Les gens qui, tout du long du drame, s’offusquèrent de cette intransigeance ne voulurent pas voir que pour moi, tendu à refouler d’innombrables pressions contraires, le moindre fléchissement eût entrainé l’effondrement. Bref, tout limité et solitaire que je fusse, et justement parce que je l’étais, il me fallait gagner les sommets et n’en descendre jamais plus. La première chose à faire était de hisser les couleurs. La radio s’offrait pour cela. Dès l’après-midi du 17 juin, j’exposai mes intentions à M. Winston Churchill. Naufragé de la désolation sur les rivages de l’Angleterre, qu’aurais-je pu faire sans son concours ? Il me donna tout de suite et mit, pour commencer, la B.B.C. à ma disposition. Nous convînmes que je l’utiliserais lorsque le gouvernement Pétain aurait demandé l’armistice. Or, dans la soirée même, on apprit qu’il l’avait fait. Le lendemain, à 18 heures, je lus au micro le texte que l’on connaît.

Affiche de l'Appel du 18 juin

« A mesure que s’envolaient les mots irrévocables, je sentais en moi-même se terminer une vie, celle que j’avais menée dans le cadre d’une France solide et d’une indivisible armée.

A 49 ans, j’entrais dans l’aventure, comme un homme que le destin jetait hors de toutes séries...

 

« Pourtant, … j’avais le devoir de vérifier qu’aucune autorité plus qualifiée que la mienne ne voudrait s’offrir à remettre la France et l’empire dans la lutte.

« Tant que l’armistice ne serait pas en vigueur, on pouvait imaginer, quoique contre toute vraisemblance, que le gouvernement de Bordeaux choisirait finalement la guerre. N’y eût-il que la plus faible chance, il fallait la ménager. C’est pour cela que, dès mon arrivée à Londres, le 17 juin après-midi, je télégraphiai à Bordeaux pour m’offrir à poursuivre dans la capitale anglaise les négociations que j’avais commencées la veille au sujet du matériel en provenance des États-Unis, des prisonniers allemands et des transports vers l’Afrique.

Journal 'Le Petit Provençal' ©Fondation Ch. de Gaulle

« La réponse fut une dépêche me sommant de rentrer sans délai. Le 20 juin, j’écrivis à Weygand, qui avait pris dans la capitulation le titre étonnant de « ministre de la Défense nationale », pour l’adjurer de se mettre à la tête de la résistance et l’assuré, s’il le faisait, de mon obéissance entière. Mais cette lettre devait m’être, quelques semaines plus tard, retournée par son destinataire avec une mention dont le moins qu’on puisse dire qu’elle marquait sa malveillance. Le 30 juin, l’ «ambassade de France » me notifiait l’ordre de me constituer prisonnier à la prison Saint-Michel à Toulouse pour y être jugé par le Conseil de guerre. Celui-ci m’infligeait, d’abord, quatre ans de prison. Puis sur appel a minima exigé par le « ministre », me condamnait à la peine de mort » …

 

Source : Mémoire de Guerre de Charles de Gaulle, édition Plon (oct 2019) pages 58-60

 

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12 juin 2020 5 12 /06 /juin /2020 17:08

Quelle soit bubonique avec des pustules qui se nécrosent et des bubons dans le cou, des accès de fièvre, des vertiges et des délires et parfois quelques guérisons quasi-miraculeuse ou pulmonaire, occasionnée par la présence du bacille dans la salive et entrainant une mort inéluctable dans les trois jours, il fallut attendre 1894 pour qu’Alexandre Yersin isole ce bacille mortel.

Alexandre Yersin est né le 22 septembre 1863 dans la région de Lausanne. (Canton de Vaux).

 Très jeune il s'intéresse à la flore et à la faune, avant de se déterminer à étudier la médecine.

Après son baccalauréat ès lettre, il entre en 1883, à l'ancienne académie de Lausanne, puis poursuit sa formation médicale à Marbourg en Allemagne. 

En 1885, Yersin arrive en France, pour continuer ses études à l'Hôtel-Dieu de Paris où il fait une rencontre déterminante en la personne du docteur Émile Roux, qui l’engage comme préparateur a l'institut Pasteur.  Avec lui il découvre en 1886 la toxine diphtérique.

En 1888, à 25 ans, il devient médecin à Paris avec sa thèse : « Études sur le développement du tubercule expérimental », dont le bacille responsable portera le nom de type Yersin, tout en contribuant à l'isolement de la toxine diphtérique.

Un an après sa thèse, il prend la nationalité française. Disciple de Pasteur, Yersin applique une rigoureuse démarche scientifique, « la méthode pasteurienne ». 

Faisant preuve d'une indépendance d'esprit singulière pour l'époque, il suit également le cours de bactériologie de Robert Koch, ancien rival de Louis Pasteur, à l'Institut d'hygiène de Berlin.

Épris d'aventure, sur les conseils de Calmette il s'engage comme médecin de santé coloniale en Indochine (il sera admis à la retraite en 1920, en qualité de médecin colonel), et en profite pour explorer les hauts plateaux de Cochinchine et d'Annam.

En 1894, il met fin à ses explorations et se lance dans la plantation d'hévéas, c'est alors qu'une épidémie de peste ravage la Chine méridionale. 

Le chercheur est aussitôt mandaté par le gouvernement français et l'Institut Pasteur pour enquêter sur les sources du mal.

Il se rend à Hongkong où l'a précédé une équipe japonaise, mais les hôpitaux anglais, étant à cette époque germanophiles, donnent leurs préférences aux japonais (formés par les allemands).

Yersin décide alors de se faire construire une petite paillote dans laquelle il installe un laboratoire rudimentaire.

Avec quelques piastres distribuées à des matelots anglais chargés d’enterrer les cadavres, il a accès au dépôt mortuaire où il peut prélever quelques bubons… « Je fais rapidement une préparation et les mets sous microscope. Au premier coup d’œil, je reconnais une véritable purée de microbes tous semblables. Ce sont des petits bâtonnets trapus, à extrémités arrondis et assez mal colorés au bleu de Loffler (…) Il y à beaucoup de chance pour que mon microbe soit celui de la peste, mais je n’ai pas encore le droit de l’affirmer. » écrit-il.

Pourvu de moyens dérisoires, Yersin réussit à identifier et isoler en trois semaines (20 juin 1894) le responsable de ce fléau : un microbe très résistant qui porte depuis lors le nom de son découvreur : le bacille de Yersin (« Yersinia pestis »).

Ce bacille existe à l'état naturel chez certains rongeurs d'Asie et peut être transmis par l'intermédiaire de puces à des rats et, de là, à l'homme... 

Yersin, ne parviendra pas à résoudre le problème de la transmission de la maladie du rat à l’homme. Il envisage le rôle de la mouche, mais il sera l’un des premiers à reconnaitre, dès 1898, la découverte d’un autre pasteurien, Paul-Louis Simond, démontrant le rôle de la puce du rat.

Les puces étant rebutées par l'odeur des moutons et des chevaux, fait que les bergers et les palefreniers n'étaient pas contaminés par la maladie.

De son côté, Kissasato (chef de l’équipe japonaise), publie le 25 aout 1894 sa découverte d’un bacille pesteux, obtenue à partir du sang.

Les deux bacilles sont différents, celui de Yersin est Gram-négatif et immobile, celui de Kisasato est Gram-positif et mobile.

Revenu à Paris l'année suivante, Alexandre Yersin met au point avec Calmette et Roux un vaccin et un sérum contre la peste. 

De retour à Canton, il démontre l'efficacité de ces remèdes sur un séminariste promis à la mort.

Un Franco-Suisse aimé des Vietnamiens

Le médecin porte dès lors ses efforts sur le développement des Instituts Pasteur fondés à Hanoi, Saigon, Nha Trang et Dalat (sérums, vaccins, travaux d'hygiène). 

En parallèle il encourage l'introduction dans le pays de l'arbre à caoutchouc et de l'arbre à quinine (un médicament destiné à prévenir le paludisme). Il élève aussi des chevaux pour la fabrication du sérum et implante des races de vaches laitières.

Yersin promeut l'extraction industrielle de la quinine et choisit Dalat pour y établir des sanatoria. Ses initiatives lui valent de devenir le premier doyen de la faculté de médecine de Hanoï en 1902, mais il renonce aux honneurs pour défendre les intérêts du peuple annamite fort méprisé et exploité, en vivant au sein de la population dans le village de Soui Dau, près du port de Nha Trang (Annam).

En France, il est fait grand officier de la légion d’honneur en 1939.

Alexandre Yersin décède le 28 février en 1943, pendant l'occupation japonaise, d’une myocardite. 

Une foule immense rend hommage à cet homme qui respectait les personnes âgées, soignant gratuitement les plus démunis. 

Vers 1890 dans une lettre il écrit : « demander de l'argent pour soigner un malade, c'est un peu lui dire la bourse ou la vie ! ».

Adorant les enfants, il avait toujours une friandise pour eux ou les aidait volontiers à construire des cerfs-volants.

Il est inhumé sur une petite colline de laquelle il pouvait contempler la montagne où il avait réussi à faire pousser l’arbre à quinine.

C'est à peu près la seule figure de l'époque coloniale qui n'a pas cessé d'être vénérée au Viet-Nam, où toutes les villes ont un lycée à son nom. 

En 2013, pour la célébration de la naissance et du décès du savant humaniste, l’association caritative de Liseron en France créé le prix Alexandre-Yersin. Sur la base d’un concours, il récompense les étudiants vietnamiens francophone de moins de 23 ans.

En 2014, Alexandre Yersin a été nommé citoyen d’honneur du Vietnam à titre posthume.

Paradoxalement, la Suisse et la France (dont il avait adopté la nationalité) l'ont en revanche bien délaissé...

 

Fin de la série sur les Grandes épidémies.

Source: Histoire de la médecine.

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1 juin 2020 1 01 /06 /juin /2020 17:18
Docteur Edward Jenner

Edward Jenner

 

Très tôt, dès le Moyen Âge, on s'est aperçu que les personnes ayant survécu à la variole étaient définitivement immunisées contre le fléau.

Il fallut attendre les travaux d’Edward Jenner, premier médecin à avoir introduit et étudié de façon scientifique le vaccin contre la variole, pour combattre cette maladie.

Edward Jenner est considéré comme le « père de l'immunologie ». 

Né le 17 mai 1749 à Berkeley en Angleterre, à l’âge de 14 ans il part pour huit ans à Chipping Sodbury, dans le Gloucestershire comme apprenti chirurgien.

En 1770 il se rend à Londres pour étudier la chirurgie et l'anatomie et devient médecin généraliste et chirurgien en 1773.

Il est élu membre de la Royal Society en 1788 à la suite d'une étude détaillée sur la vie méconnue du coucou* dans son nid en combinant pour son étude l’observation, l’expérimentation et la dissection.

 

La vaccine

La vaccine ou variole des vaches, maladie bénigne est courante chez les valets qui traient les vaches et entrent en contact avec les pustules des pis. 

Au XVIIIe siècle, la variole ou « petite vérole » était redoutée, un tiers de ceux qui contractaient la maladie en mouraient et ceux qui survivaient étaient généralement défigurés. 

Édouard Jenner, passionné par la recherche, s'aperçu que plusieurs de ses patients étaient insensibles à l'inoculation.

Après enquête, Il a fait le rapprochement avec la vaccine des vaches en découvrant qu'il s'agissait de valets de ferme en contact avec les pustules des pis les vaches, et avaient pour effet de les immuniser contre la véritable variole, le plus souvent mortelle.

Il a l'idée d'inoculer par scarification non plus du pus de la variole mais du pus de la vaccine, beaucoup plus bénin et tout aussi efficace.

Le 14 mai 1796, Jenner teste sa théorie en inoculant à James Phipps, un jeune garçon de 8 ans, le contenu des vésicules de vaccine de la main de Sarah Nelmes, une trayeuse qui avait contracté la vaccine transmise par une vache (nommée Blossom). 

James Phipps contracte ladite maladie sous la forme d'une unique pustule et en guérit très vite.

Trois mois plus tard, indifférent au « principe de précaution », appliquant la maxime de William Harvey (célèbre dans le milieu médical : Ne croyez pas, essayezle médecin lui inocule la véritable variole. À son grand soulagement, la maladie n'a aucun effet sur l'enfant. 

C'est la preuve que la vaccine l'a immunisé contre la variole en entraînant la formation d'anticorps propres à lutter contre l'infection.

A 47 ans, il va donner à la vaccination (mot venant du latin vaccinia, de vacca, vache) une caution scientifique et la généraliser à l’ensemble de la population.

Édouard Jenner diffuse avec courage le principe de la vaccination dans le public, en encourageant la vaccination de masse. Ses opposants contestent l'innocuité de sa méthode ou même parfois dénoncent la prétention de vouloir contrarier les desseins de la providence.

Il publie à ses frais « An inquiry into the causes and effects of the variolae accina » (Enquête sur les causes et les effets de la vaccine de la variole) et jette les bases de l'immunologie appliquée à la variole. Il se satisfait d'une approche empirique et ne se soucie pas d'aller plus avant dans la compréhension du phénomène. Il appelle « virus » le facteur mystérieux de la vaccine (d'après un mot latin qui signifie poison).

Finalement, la vaccination fut acceptée et, en 1840, le gouvernement britannique interdit la variolisation et encouragea la vaccination gratuite.

Le vaccin contre la variole a ensuite été accepté dans toute l'Europe. Napoléon Ier tiendra même à ce que son fils, le roi de Rome, reçoive le traitement préventif. Louis Odier (1748-1817), médecin suisse qui a vécu à Londres, contribue à son adoption en Suisse et en France.

La pratique de la vaccination se répand très vite en Europe et en Amérique, contribuant au recul des épidémies. 

En 1821, il est nommé médecin éminent par le roi George IV, un honneur national, et a été élu maire de Berkeley et juge de paix.

Victime le 25 janvier 1823 d’une crise d’apoplexie (AVC), il décède le 26 janvier 1823 à l’âge de 73 ans.

Jenner a été enterré dans le chœur de l'église paroissiale de Berkeley.

A ce jour, les grandes campagnes de vaccination contre la variole ont pratiquement éliminé ce virus de la surface de la terre.

En 1980, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que la variole était une maladie éradiquée. 

Bien que le virus ait été déclaré éradiqué, des échantillons sont conservés dans certains laboratoires : Centers for Disease Control and Prévention (CDC) d’Atlanta (Georgie) aux États-Unis, et du State Research Center of Virology and Biotechnology (VECTOR) à l'oblast de Koltsovo à Novossibirsk, en Russie.

Les populations qui n'ont pas connu la vaccination sont appelées par les archéologues et historiens les sociétés préjennériennes.

 

Polémique 

À partir de 1769 et dans les années qui ont suivi, six personnes au moins en Angleterre et en Allemagne (Sevel, Jensen, Jesty 1774, Rendall, Plett 1791) avaient expérimenté avec succès la possibilité d'utiliser une maladie bénigne commune aux vaches et aux humains, la vaccine, comme moyen d'immunisation contre la variole chez l'homme.

Ainsi en 1769, le docteur Jobst Bose, montre qu'une protection contre la variole peut être acquise via le lait de vaches malades de la vaccine.

En 1774 Benjamin Jesty, un agriculteur (20 ans avant Jenner), réussit à induire une immunité artificielle chez sa femme et ses deux enfants avec la vaccine au cours d'une épidémie de variole.

Mais ce n’est qu’à la suite des travaux de Jenner, que le procédé de la vaccination est compris. 

Il est d'ailleurs admis que Jenner n'était pas au courant du succès de Jesty et est arrivé indépendamment aux mêmes conclusions et surtout, qu'il a systématisé le processus de façon scientifique.

 

Hommages

Aujourd'hui la maison de Jenner situé au village de Berkeley dans le Gloucestershire est un petit musée où sont exposées, entre autres, les cornes de la vache Blossom. 

Les premières vaccinations en France eurent lieu à Boulogne-sur-Mer le 18 juin 1800 sur trois petites filles de la rue des Pipots. 

En souvenir de cette première vaccination, le 11 septembre 1865, fut inaugurée la statue du docteur Edward Jenner, située au pied des fortifications de la Vieille Ville.

 

*La description par Jenner du coucou tout juste éclos poussant les œufs et les oisillons de son hôte hors du nid a été confirmée au XXe siècle lorsqu’il est devenu possible de le photographier. 

Ayant observé son comportement, il a mis en évidence une adaptation anatomique du bébé coucou qui présente une dépression dans le dos qui n'était plus présente après 12 jours de vie et dans laquelle il rassemble les œufs et les autres poussins pour les pousser hors du nid. 

On avait supposé que les oiseaux adultes étaient responsables de cette pratique mais l'adulte n’est pas présent dans le nid suffisamment longtemps. 

Ses conclusions ont été publiées dans les Philosophical Transactions de la Royal Society en 1787.

 

Sources : Partie Wikipédia, sites médicaux.

A suivre : Alexandre Yersin

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24 mai 2020 7 24 /05 /mai /2020 17:40
Alfred Nobel, inventeur du Prix Nobel, décerné chaque année le 1er décembre, jour de son décès.

Les grandes découvertes et inventions médicales              

 

Vaccins, antibiotiques, rayons X, aspirine, n’ont pas toujours existé. 

Voici quelques grandes découvertes, plus ou moins en rapport avec les grandes épidémies, mais qui ont changé notre quotidien.

Un grand pas dans l’étude de l’infiniment petit a été fait grâce à l’invention du microscope, en 1595, par Zacharias Jansenn, un fabricant de lunettes qui eu l’idée de superposé deux verres de lentilles (les lunettes de l’époque), dans des tubes coulissants, afin de grossir de très petites choses.

Quelques années plus tard, en 1665, Robert Hooke, découvre la cellule au moyen du microscope.

Même si les premiers vaccins sont apparus en Chine dès le XIe siècle, on doit le premier vaccin réellement efficace au médecin anglais Edouard Jenner (vétérinaire anglais), qui en 1796, injecta à un enfant le virus de la variole des vaches, dans l'espoir de l'immuniser contre la variole des humains. L'opération fut un succès. Vaccin vient d'ailleurs de vaccinus, qui veut dire vache.

 

Le Pr. James Blundell, en 1818, tente les premières transfusions sanguines interhumaines, mais n'ayant pas encore découvert les groupes sanguins, la moitié des patients décédaient... Il faudra patienté 82 ans, pour que l'autrichien Karl Landsteiner découvre en 1900, qu'il existe quatre groupes sanguins : A, B, AB et O.

Deux siècles après la découverte de la cellule, Louis Pasteur, découvre au microscope en 1870 les microbes.

C’est lors de la 5ème épidémie de choléra en Allemagne en 1882-1883 que le microbiologiste allemand Robert Koch, découvre le germe de la tuberculose, le Mycobacterium tuberculosis (bacille de Koch), inaugurant ainsi une nouvelle voie de recherche : la bactériologie, découverte qui intéressa d’ailleurs beaucoup Pasteur.

Dix ans après en 1894, le bacille de la peste est identifié en Extrême Orient, le docteur Alexandre Yersin. 

En 1895, Albert Calmette (vétérinaire et immunologiste) prend la responsabilité de l'Institut Pasteur de Lille, il est rejoint par Camille Guérin (médecin et biologiste) en 1897 et en 1906, ils établissent que l'immunité contre la tuberculose est liée à des bacilles tuberculeux vivant dans le sang.

En utilisant la méthode pastorienne, Calmette voulut savoir si cette immunité se développerait comme réponse à l'injection, chez les animaux, de bacilles bovins atténués. 

Cette préparation reçut le nom de ses deux découvreurs (Bacillum Calmette-Guérin), en abrégé BCG : Vaccin bilié de Calmette et GuérinLe BCG, est un micro-organisme dérivé du bacille tuberculeux bovin (Mycobacterium bovis).

C’est d'après une idée émise par le chercheur norvégien, Kristian Feyer Andvord (1855-1934), qu’ils obtiennent l'atténuation en cultivant les bacilles dans un substrat contenant de la bile.

Guérin et Calmette s'efforcent entre 1908 et 1921, de produire des souches de bacilles de moins en moins virulentes, grâce à des transferts dans des cultures successives.

Le 18 juillet 1921, est utilisé avec succès sur des nouveau-nés à l'hôpital de la Charité de Paris le premier vaccin contre la tuberculose à base de BCG.

Le gouvernement français autorisera en 1924, la vaccination des nouveau-nés par BCG.

 

Le physicien allemand Wilhelm Röntgen reçut le premier prix Nobel de physique pour sa découverte en 1895 des Rayons X. Il les nomma ainsi car ils étaient d'une nature inconnue et la lettre x désignant l'inconnue en mathématiques, était donc toute désignée !

Bien qu'il soit le précurseur de la thérapie au moyen des antibiotiques, (en particulier la pénicilline,) Ernest Duchesne, médecin français, publie une thèse en 1897, (Contribution à l’étude de la concurrence vitale chez les micro-organismes : antagonisme entre les moisissures et les microbes), ses travaux sombrent dans l'oubli…. Jusqu’en 1940.

On a tout d'abord trouvé des traces d'utilisation de décoction de feuilles ou d'écorce de saule blanc pour soulager la douleur. Après des siècles d'utilisation et de progrès en chimie que naît, en 1899, au laboratoire Bayer, l’aspirine (A pour acide et Spir pour acide spirique).

Il a fallu attendre 1905, (412 ans) avant que les zoologistes allemands Fritz Schaudinn et Erich Hoffman, identifient la bactérie responsable de la syphilis ramenée des Amériques par Christophe Colomb en Europe, comme étant le ‘tréponème pâle’. 

C'est par accident que l'Ecossais Alexander Fleming découvre la pénicilline le 3 septembre 1928. 

Alors qu'il avait mis des bactéries en culture, elles furent contaminées par de la moisissure. En observant les souches, il découvrit que la moisissure agissait en supprimant les bactéries.

Il travailla ensuite plusieurs années pour essayer de purifier cet antibiotique.

 

Cette même année 1928, le Prix Nobel de médecine est attribué à Charles Nicolle pour ses travaux sur le typhus, en découvrant le rôle du pou dans la transmission de cette maladie chez l’homme.

Dix ans après la découverte de Charles Nicolle, le bactériologiste américain Hérold Réa Cox développe en 1938 un vaccin contre le typhus.

 

1940 : Une équipe de chercheurs britannique, composée du médecin et pharmacologue australien Howard Florey, du chimiste né allemand Ernst Chain et du biologiste britannique Norman Heatley réalisèrent le rêve de Duchesne et de Fleming en purifiant la pénicilline, ont découvert comment produire suffisamment de pénicilline pour tuer les bactéries qui infectent un organisme vivant.

 

1941 : Introduction officielle de la pénicilline dans les traitements thérapeutiques ; 13 ans après sa découverte

Depuis 1945, l’usage de la pénicilline à permis d’endiguer ou tout du moins de réduire la propagation des épidémies… Mais les bactéries et virus, responsables des ces désastres continuent de sévir, peste y compris.

 

Source : Histoire de la médecine

A suivre Le docteur Jenner

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18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 16:36
Metz, De Gaulle commandant du 507e régiment de chars

La bataille de Montcornet

 

17 mai 1940 – 17 mai 2020, 80ème anniversaire de la bataille de Montcornet (Aisne - 02)

Retour sur cette opération vite stoppée, faute de moyens suffisants.

En langage militaire, on appelle cela une escarmouche, mais l’évènement a pris une grande importance car il marque l’entrée en guerre d’une figure de l’histoire de France : Charles de Gaulle.

L'offensive allemande a débuté le 10 mai contre les Pays-Bas et la Belgique, les défenses françaises ont rompu dans les Ardennes et les Panzerdivisions allemande se ruent vers l’ouest pour isoler les armées alliées engagées en Belgique et dans le Nord. 

En ce 17 mai 1940, la situation militaire française est extrêmement préoccupante.

C'est dans ce contexte le colonel de Gaulle (théoricien des chars), et ses hommes s'apprête à livrer bataille avec le 46ème bataillon de chars de combat.

Ils sont envoyés dans l’Aisne avec pour mission de gagner du temps afin de permettre aux renforts de se déployer et défendre la route de Paris.

Tout commence le 26 avril. 

Le colonel de Gaulle avait été désigné pour commander par intérim la nouvelle 4e DCR (division cuirassée) qui n'était encore qu'une unité dispersée en cours de formation, composée de moins d'une centaine de chars. 

Le 15 mai le général Doumenc confie à De Gaulle d'opérer une percée sur l'Aisne, le point stratégique étant le village de Montcornet pris par les Allemands.

La bataille

A l’aube du 17 mai, De Gaulle engage le combat en lançant sur le front gauche les chars lourds (B1 Bis), tandis que les chars légers attaquent par la droite. 

Faute de reconnaissance, quelques chars lourds s'embourbent dans les marais, tandis que les autres sont pris à partie par les canons allemands (Pak-37). 

Les Français avancent mais la faible autonomie des chars en carburant ralentit leur progression. 

En milieu d'après-midi, vers 16 heures, le commandant Bescond lance une nouvelle offensive au cours de laquelle il trouvera la mort.

La Luftwaffe met fin vers 18 h 30 à la contre-offensive française. 

Sur les 85 chars français engagés, 23 ont été mis hors d'usage, alors que les Allemands n'ont perdu aucun blindé, mais les pertes humaines sont supérieures du côté allemand. Ce qui permet à de Gaulle de dire au cabinet de Paul Reynaud « j'ai aplati l'ennemi ». 

Il écrira dans ses Mémoires : « Il y a sur le terrain plusieurs centaines de morts allemands et nombre de camions ennemis brûlés (…) Le bruit court (…) que les troupes françaises ont avancé ».

Le lendemain, le combat continue avec la même issue, les français se replient et poursuivront le combat pour une nouvelle bataille à Abbeville (Somme – 80), conduite part que De Gaulle avec le grade de général.

Une victoire morale

Le véritable succès de la bataille de Montcornet fut avant tout moral : cette bataille fut l'une des rares en 1940 où les français sont parvenus à repousser pendant quelques heures les troupes allemandes.

À l’époque, elle n'est pourtant pas relayée par les récits adverses :  le communiqué du commandement allemand (OKH) signale simplement que les stukas ont anéanti « une colonne blindée ennemie se dirigeant de Laon vers le nord. Elle a été forcée de se retirer ».

À Londres, le général de Gaulle va très vite être présenté comme le « vainqueur de Montcornet », on dira qu'il a « tenu en échec les chars de Guderian » et, après-guerre, le souvenir de cette bataille ne cessera de s'amplifier au point de devenir une « légende ».

Dans ses Mémoires de Guerre, Charles de Gaulle décrit en parlant de Montcornet : "lamentables convois de réfugiés", les "militaires désarmés" qui ont jeté leurs fusils. "Alors au spectacle de ce peuple éperdu et de cette déroute militaire, au récit de cette insolence méprisante de l’adversaire, je me sens soulevé d’une fureur sans bornes. Ah ! c’est trop bête ! La guerre commence infiniment mal. Il faut donc qu’elle continue. Il y a pour cela, de l’espace dans le monde. Si je vis, je me battrai où il faudra, tant qu’il faudra, jusqu’à ce que l’ennemi soit défait et lavée la tache nationale. Ce que j’ai pu faire par la suite, c’est ce jour-là que je l’ai résolu."

Une division avec peu d'expérience

La quatrième division cuirassée a été bâtie de bric et de broc. Les chars lourds français sont redoutables, mais leurs équipages les manient depuis peu de temps : un seul exercice de tir a été mené avant l’entrée dans la bataille. 

Les unités de chars légers sont disparates, certaines aguerries, d’autres sans expérience. 

De jeunes officiers tout juste sortis de Saint-Cyr grimpent pour la première fois dans un blindé ! 

Ces néophytes sont encore en chemin, le 17 mai, et seront engagés les jours suivants. 

Interrogé par France 3 en 1990, le général de Nadaillac qui faisait alors partie de l’état-major de De Gaulle se souvient :

"Nous étions déjà à utiliser des fonds de tiroir. Cette division n’était pas en état de faire la guerre".

 

Photo : Fondation Charles de Gaulle

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 mai 2020 7 17 /05 /mai /2020 16:19
Virus de la peste porcine

 

La recherche scientifique a permis à partir de la Renaissance de lutter contre certaines épidémies endémiques.

Rappel de nos leçons de choses au temps de l’école primaire. Cela ne s’appelait pas encore cours de biologie, des sciences de la nature… Mais il fallait tout de même apprendre ‘sur le bout des doigts, nous disait l’instituteur’ les définitions : Cellule ; Bactérie ; Microbe ; Bacille ; Virus et surtout pour éloigner ces « vilaines petites bêtes invisible », il fallait ne pas oublier de nous laver régulièrement les mains… déjà.

Pandémies et maladies « endémiques »

Une maladie est qualifiée d’endémique quand elle devient habituelle dans une région déterminée et s'installe dans la durée. 

C'est le cas de la syphilis, du moins pendant cinq siècles, ainsi que de la rougeole, du typhus, de la dysenterie et de la diphtérie au XIXe siècle. 

La rougeole, maladie endémique d'origine virale, apparue au VIIème siècle av. J.-C., a tué près de 200 millions de personnes, principalement des enfants en bas âge, jusque dans les années 1960. 

Le Sida, qui sévit depuis plus de 30 ans, est aussi devenu endémique en attendant les thérapies qui en viendront définitivement à bout.

  • La bactérie

Première forme de vie apparue sur Terre, la bactérie est apparue il y a plus de trois milliards d’années !

Une bactérie est un être vivant microscopique constitué d’une unique cellule entourée d’une paroi et dépourvue de noyau. 

Certaines, présentes dans notre corps, nous sont bénéfiques (pour la digestion par exemple), tandis que d’autres sont à l’origine de maladies graves. 

  • Un bacille

Un bacille désigne simplement la forme allongée de la bactérie « en bâtonnet » (du latinbaculus, bâton). 

Choléra, peste mais aussi tuberculose et tétanos sont des maladies provoquées par des bacilles. 

  • Le virus

Ce « poison », d’après son étymologie latine, est un agent infectieux qui nécessite un hôte, souvent une cellule*, qu’il utilise pour se répliquer. 

Environ vingt fois plus petit que la bactérie, son mécanisme a été mis en évidence en 1953 par le chercheur en biologie français André Lwoff, Prix Nobel de médecine 1965.

Grippe, rage ou encore Sida et variole sont des maladies provoquées par des virus. 

  • Les microbes

Ce terme fourre-tout regroupe virus, bactéries et tous les êtres vivants visibles qu’au microscope et provoquent des maladies (champignons, parasites, etc.). 

Le nom ‘microbe’ a été inventé par le chirurgien français Charles-Emmanuel Sédillot en 1878 et signifie « petite vie ».

  • Les antibiotiques

Un antibiotique, est une substance naturelle où de synthèse qui détruit ou bloque la croissance des bactéries.

Dans le premier cas on parle d’antibiotique ‘bactéricule’, dans le second d’antibiotique ‘bactériostatique’, et 

Les antibiotiques sont efficaces contre les bactéries mais inefficaces en cas d’infection virale, c’est-à-dire d’une maladie causée par un virus, comme la grippe par exemple. 

« Les antibiotiques, comme dit dans les publicités des années 2010 c’est pas automatique »,! par contre, si les antibiotiques avaient existés au Moyen-Âge, la peste aurait put être maitrisée.

  • La cellule

La cellule est considérée comme l'unité de base du monde vivant et chaque cellule (sauf exception) contient plusieurs milliers de types de molécules différents

Il a fallu l'invention du premier microscope par Antoni van Leeuwenhoek en 1674, pour observer les premières cellules.

La plupart des cellules ont une taille d'une dizaine de micromètres (1 micron = 0,000001 m) et on estime sue le corps humain en possède environ 10 000 000 000 000 (si elle avait la taille d’une balle de tennis, l’humain mesurerait 2km de haut !!!)

 

A suivre : Les Grandes découvertes.

(Source : Histoire de la médecine`

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10 mai 2020 7 10 /05 /mai /2020 16:12

Naissance de la médecine officielle.

 

Dès les premiers temps, les hommes ont cherché à comprendre ‘le pourquoi’ des maladies’ et comment les combattre (potions magiques, plantes…).

La médecine officielle (médecine moderne), telle que nous la connaissons et pratiquons aujourd’hui est née en Grèce Antique, il y a 2500 ans environ.

 

Les philosophes naturalistes ont été les premiers à ‘laïciser’ la médecine, en la séparant de tout pouvoir divin. Pythagore qui définit 4 éléments constitutif de notre corps : air, eau, feu et terre et Alcméon de Crotone qui fut le premier à faire des dissections sur l’animal.

Un siècle plus tard, Hippocrate établit un protocole d’examen des patients. Aujourd’hui encore, tous les médecins en Occident prêtent le serment d’Hippocrate (texte fortement inspiré du protocole d’origine), avant de commencer d’exercer.

 

C’est qu’au IIIe siècle avant J.C. que des anatomistes d’Alexandrie pratiquent la dissection chez l’homme.

Toutefois, la pensée grecque, emprunté de mysticisme et de mythologie, reste peut ouverte à ces nouvelles découvertes, mais avec l’essor de l’Empire Romain, cette médecine va ‘s’exporter’ et se généralisé.

Le Moyen Âge, puis la Renaissance voient la médecine moderne se développer par des connaissances accrues sur l’anatomie du corps humain. Néanmoins, l’explication de son fonctionnement reste sous le contrôle de l’Eglise. Toute pensée déviante est bannie.

C’est ainsi, que le théologien et médecin espagnol, Michel Servet, qui découvrit la façon dont le sang passe dans les poumons pour s’oxygéner, fut brulé vif pour hérésie le 27 octobre 1553 et tous ses écrits ont été détruits.

 

A cette époque, la chirurgie est considérée comme un travail manuel, pratiquée par des médecins parlant le latin. Ces derniers se regroupent en Collège et tentent progressivement de s’affranchir de l’Eglise.

Il faut attendre le XVIIe siècle pour assister à un tournant décisif dans l’histoire de la médecine traditionnelle et moderne.

 

Siècle de la raison, les croyances sont bafouées pour ne laisser place qu’à l’observation, l’analyse et la réflexion.

Le corps humain n’est plus considéré que comme une machine complexe dont on tente d’en comprendre le mécanisme général, mais chaque organe est vu comme une pièce du moteur.

Ceci n’empêche pas pour autant la persistance d’une vision métaphysique par certains courants (animiste) de la médecine.

 

Source : Histoire de médecins

A suivre : Les avancées de la médecine

 

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