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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 16:30
Un Certain...avril 1179

Avril 1179 : Octroi de la charte communale par Henri 1er le Libéral, comte de Champagne.

‘Le terme de commune, qui désigne aujourd’hui une circonscription civile administrée par un maire, assisté d’un conseil municipal, désignait au Moyen Age une ville qui s’était affranchie du joug féodal, qui se gouvernait elle-même au moyen d’une magistrature élective, qui avait le droit de faire des statuts en matière civile, commerciale et judiciaire, qui avait sa police et ses revenus …

A Meaux, la commune fut obtenue du comte de Champagne, en dehors de toute ingérence cléricale et royale et vraisemblablement grâce à la force des corps de métiers existant à la fin du XIIème siècle.

Il n’est question dans la chate de 1179, ni de l’évêque, ni du roi et lorsque les Meldois obtiennent la confirmation de leurs franchises c’est de leur comte Thibaut III en 1198, de leur comtesse Blanche de Navarre en 1203, de leurs comtes Thibaut IV en 1222, Thibaut V en 1258 et 1268, Henri III en 1274.

Source (G. Gassies, histoire de Meaux, t.1)

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 17:21
Un certain... 21 février 1916

Fin 1915, Joffre a commencé (avec les autres généraux) à préparer une offensive pour l’été 1916 : les franco-britanniques devront rompre le front dans la Somme.

Le général allemand Falkenhayn, n’attendra pas l’été pour attaquer. En janvier, il est tout près de Verdun et décide de porter un coup décisif à l’armée française.

A 7 h 15, ce 21 février 1916, la préparation de l’artillerie allemande va durer jusqu’à 16h. Pendant ces 9 h des millions d’obus seront tirés.

Après cette préparation, l’infanterie allemande entre en action, bousculant ce qui reste des 1ères et 2ème lignes françaises. C’est à cette occasion que pour la 1ère fois, des lance-flammes seront utilisés.

Les allemands avancent, les 23 et 24 février ils s’approchent de Verdun. Le 25 ils s’emparent du fort de Douaumont. C’est alors que Pétain prend la direction des opérations dans le secteur en proclamant : Courage, on les aura !. »

6000 camions en 24 heures vont monter au front pour y conduire des troupes fraiches, la peur au ventre. Cette route emprunté deviendra « La Voie Sacrée ».

Sur cette route, c’est le tourniquet, la noria des combattants, car il faut tenir à tout prix… et à quel prix ! Les tranchées n’existent pas, seuls les trous d’obus servent de refuge. Les arbres sont hachés, déchiquetés, les terres retournées où les hommes agonisent dans paysage sans nom !

Des combats qui vont rendre tristement célèbres des noms lieux connus jusqu’à présent par les habitants de la région : le Mort-homme ; le bois de la caillette ; des corbeaux ; des cannes ; le fort de Fleury ; de Vaux ; de Froide-terre… Et la fameuse côte 304, qui sera ce jour du 21 février sous le déluge des obus rabotée de 7 mètres.

Le 1er mai, au prix de dizaines de milliers de morts, Pétain aura réussi à contenir l’avance allemande.

Mais les allemands aimeraient en finir avec Verdun (ils savent qu’une offensive sur la Somme est imminente), alors le 22 juin, ils lancent leurs terribles bombes à gaz, le phosgène, gaz mortel en quelques secondes, mais sans cesse les renforts français arrivent au combat et parviennent à contenir l’ennemi.

Le 12 juillet au soir, Falkenhayn suspend les attaques… l’offensive sur la Somme vient de commencer.

Un certain... 21 février 1916
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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 20:15
Rue du Moulin (1)
  1. Rue du Moulin

L’appellation Rue du Moulin est antérieure à l’appellation Rue de l’Eglise.

Le registre Terrier de 1618 désigne ainsi cette rue, parce qu’elle aboutissait au moulin banal qui antérieurement à 1790, était, de temps immémorial, propriété de l’Evêque de Meaux et fonctionnait au profit de ce dernier sur la rive droite de la Marne (art. 4334, 4335, 4336, 4338, 4339, 4340, 4345, 4347, 4366, 4367).

Car c’est bien de temps immémorial qu’il tournait, en vertu des droits que la féodalité conférait audit Evêque en sa qualité de seigneur temporel du village de Varreddes*, et que l’on trouve minutieusement recensés au Cartulaire de Meaux (tomme II, p. 197) sous le titre revenus de l’Evêché ; ‘personne ne peut posséder four ou moulin particulier au village de Varreddes en dehors de l’Evêque, tous les habitants y sont astreints à s’adresser au four et au moulin de l’Evêque, par droit de banalité.’

L’expression Rue du Moulin était vraisemblablement millénaire à la chute de l’ancien Régime.

Depuis le milieu du XIXe siècle, les roues du moulin de Varreddes sur la Marne sont enlevées. Seul, un pan de mur (angle de bâtisse ou support d’un tourillon d’essieu) érige sa ruine sur l’île dite du Moulin, entre Marne et Brasset, indiquant que là fut jadis un édifice, intriguant d’autant plus que le promeneur que le logis du meunier a été converti en maison de plaisance et les dépendances du moulin rasés. Les Varreddois avertis parlent encore du moulin de Varreddes comme d’un souvenir complètement périmé. Mais on ne nomme plus la Rue du Moulin. (Source : bulletins paroissiaux.).

*A propos des droits que la féodalité conférait audit Evêque en sa qualité de seigneur temporel du village, l’abbé Frédéric-Auguste Denis, enfant de Varreddes né en 1817, chanoine, directeur des religieuses de la Visitation, professeur au séminaire, historien, archéologue… de plus, administrateur de la Société d’Agriculture, Sciences et Arts de Meaux, avec la fonction de bibliothécaire archiviste, avait donné à la tribune de cette société, entre 1874 et 1880 une série de vingt-deux conférences sur l’agriculture de Seine et marne depuis les temps les plus reculés jusqu’à l’époque où il concluait.

Lors de sa conférence du 4 février 1876, voici ce qu’il disait au sujet des redevances dues à la seigneurie épiscopale à Varreddes, Villenoy, Etrépilly et Germigny, qui s’appelaient les filles de l’évêché : ‘Tous ceux qui demeurent dans le village, soit hommes de corps, soit hôtes de n’importe quel suzerain, doivent la taille à l’évêque ; de plus, ils doivent la corvée de tous les animaux qu’ils attellent à la charrue, à savoir : deux jours en mars ; deux aux jachères ; deux aux binailles ; une aux tierçailles ou troisième façon donnée à la terre et une aux couvrailles ; et tout cheval qui s’attelle à une charrue doit conduire à Meaux trois setiers de blé et tous les foins du Saussoy, et aussi des pierres au moulin. Le maire seul est quitte de toute corvée.

Tous ceux qui ont des charrues, comme ceux qui n’en ont pas, doivent une journée de travail dans le clos de l’évêque pendant le carême, et ceci doit d’entendre de toute maison. A défaut d’homme, c’est la femme qui est redevable de la journée’.

Je laisse de côté les redevances en poules, œufs, etc… qui étaient dues à certaines époques de l’année.

« Nul ne peut avoir de four ni de moulin dans le village, si ce n’est l’évêque. Tous les habitants quel que soit leur seigneur, sont tenus d’aller au four banal et au moulin banal ».

D’après le même cartulaire du chapitre, voici le règlement qui était en suivi pour le moulin banal :

« Le meunier doit prendre, de la Nativité du Seigneur à la fête de saint Jean, un boisseau ras par setier quil moud, et un boisseau comble pour trois mines.

De la fête de saint Jean à la Nativité du Seigneur, il doit prendre un boisseau par setier et deux boisseaux ras pour trois mines. Quatorze combles doivent faire un setier ».

Ainsi, la rétribution du meunier était fixée au quatorzième pendant six mois de l’année et à un peu moins pendant les six autres.

Dans son introduction au cartulaire de Notre-Dame de Paris, M. Guérard, nous apprend que les seigneurs étaient obligés de construire un moulin dans les villages de leur dépendance, et aussi d’y mettre un fournier, lequel devait chauffer le four avec le bois que lui procuraient les habitants. Ceux-ci devaient aller moudre à ce moulin et donner pour la mouture une quantité déterminée de grains.

Mais, si dans l’intervalle d’un jour et d’une nuit, ils ne trouvaient pas place au moulin, ils avaient la faculté d’aller moudre autre part.

Même règle pour le four banal et le pressoir banal.

(Source : F-A. Denis ; lectures sur l’histoire de l’agriculture en Seine-et-Marne édit. ; Presse du Village. 1982)

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 21:38
Un certain moi de juin...

Juin 1562: Les huguenots s'emparent de la ville de Meaux et dévastent de nombreux édifices dont la cathédrale.

Renforcés par des réfugiés venant de Paris, les huguenots de la région de Meaux se réunissent dans le quartier du Marché et se donnent pour chef, Louis de Meaux, seigneur de la Ramée.

Ils s'emparent des clefs de la ville, établissent des gardes aux portes, puis se dirigent vers la cathédrale où ils s'acharnent sur le sculpté et le mobilier liturgique.

Sont partiellement ou entièrement détruit: les bas-reliefs en albâtre qui ceinturaient le coeur de la cathédrale, les bas-reliefs des tympans et les statues dans les niches encadrant les portails de l'édifice.

A la suite de ces événements le pouvoir royal décide la démolition d'une partie des fortifications du marché, en particulier la porte qui fermait l'accès au pont.

Les huguenots de Meaux sont ainsi privés des avantages liés à ces fortifications.

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 21:39

 aquaplume

 

La collaboration entre Christine DE COENE,  aquarelliste et Christian DELAHAUT, dessinateur à la plume, aujourd’hui dans sa cinquième année d’existence est née d’une rencontre fortuite ou le hasard fait parfois bien les choses.

Profitant de l’organisation d’exposition dans le cadre « d’Eclats d’Art » par la ville de Meaux, les deux artistes ont confronté à la fois leurs idées et leurs techniques dans les domaines de la peinture et du dessin.

Habitants l’un et l’autre Nanteuil et Meaux, tout était réuni chemin faisant, pour concrétiser une première exposition en 2010, à la galerie des Arts, aujourd’hui Espace Culturel Charles Beauchart ; sur ce thème : Pigeonniers et Clochers en Seine et Marne.

Les deux visions se complétaient dans une même harmonie, aquarelle légère dans des tonalités de vert, jaune et brun et les nuances de la plume en sépia à travers les détails d’architecture des paysages ainsi représentés.

Après plusieurs confrontations sur des thèmes Seine et Marnais, il ne restait plus qu’à joindre leurs deux techniques dans un même tableau. Cette expression technique en « aquaplume » devient ainsi leur support commun tous les deux ans, tout en reprenant leur liberté d’expression individuelle une sur deux.

L’œil, du visiteur n’est ainsi plus seul à regarder deux sujets, mais apprécier en un seul angle visuel un tableau reconstitué, ce vendredi 11 avril 2014

Le temps leur a donné raison en espérant que le bonheur de cette collaboration se retrouve dans leurs œuvres.

Les expositions :

2010 : Les clochers du pays de Meaux et les pigeonniers de Sein et Marne

2011 : Les lavoirs de Seine et Marne

2012 : les ponts et les passerelles de Seine et Marne

2013 : reprise des 4 thèmes en duo d’où le thème « aquaplume »

 

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 15:19

Livre-Cope.jpg

 A l’aube des célébrations du centenaire de la Grande Guerre, un nouveau regard sur la Bataille de la Marne -personnellement je préfère l’appeler ‘La Bataille de l’Ourcq-.

Ce n’est pas dans mes habitudes de faire de la publicité pour tel ou tel livre, tel ou tel personnage, mais lorsque notre député-maire Jean-François Copé a présenté son livre la semaine dernière, j’ai découvert que l’homme politique, avec la collaboration de Frédéric Guelton l’un des plus grands historiens de la guerre de 14, donnait un nouvel éclairage sur cette bataille de la Marne, un épisode tellement surprenant que beaucoup ont parlé de « miracle ». Miracle dont un jour je vous parlerai sur ce blog.

Ecrit en huit chapitres avec une iconographie souvent inédite, provenant du musée de la Grande Guerre de Meaux, qui pour rappel a pris naissance d’une façon bien particulière:

Alors que la Ville organisait en 2004, une de ces innombrables manifestations sur la première guerre mondiale, Jean-François Copé rencontre un passionné  de conflits, Jean-Pierre Verney.

Jean-Pierre, pendant des décennies a pris soin de collectionner de partout dans le monde des objets qui se réfèrent à la guerre de 14, ‘la der des ders’ comme la surnommaient les poilus. Sa collection est tellement importante qu’il ne peut plus la garder – manque de place peut-être- , mais surtout le souci de transmettre et perpétuer pour les générations futures le souvenir des soldats tombés au champ d’honneur, ainsi que de tous  ceux qui ont contribué à la victoire bien qu’ils n’étaient pas au front.

Cette collection privée, l’une des plus importantes au monde, intéressait des acheteurs américains, mais J. Pierre ne pouvait se résigner à laisser partir ce trésor national. C’est ainsi qu’est, grâce à la rencontre de deux hommes, le projet de ce musée de la Grande Guerre à Meaux.

Dans ce musée, c’est l’homme qui a la première place avec la mise en valeur du vécu au quotidien de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants dont le destin a été bouleversé par ce conflit.

Ce livre, n’est pas une histoire militaire, les auteurs ont voulu expliquer les raisons de cette bataille surprise, en la replaçant dans son contexte, en décrivant l’état d’esprit et les conditions de vie des combattants et de leurs dirigeants… La politique n’est jamais loin de l’auteur. Cela dit, la présentation est faite sans occulter ses ambiguïtés et ses horreurs et sans dissimuler les fautes et les erreurs..

Dans ‘La Bataille de la Marne’, Jean-François Copé, écrit en préambule : ‘Si à la lecture de ces lignes, un Français peut se dire, quelle que soit sa naissance, « c’est mon histoire, c’est notre histoire ; cela m’oblige pour le présent et l’avenir », alors, ce livre n’est pas vain.

Après avoir lu cet ouvrage… Il n’est pas vain.

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 20:37

Soldat-de-la-republique.jpg

Soldat de la République

 Depuis le Moyen Age, différentes formes de service militaire obligatoire (ban, milice, etc..) existaient en France.

La Révolution a marqué un véritable changement dans le service militaire.

Cela a commencé le 21 janvier 1791 par le décret organisant la première levée de volontaires, et c’est la victoire de la bataille de Walmy, le 20 septembre 1792, qui marquera le mythe fondateur des volontaires.

L’exécution de Louis XVI, le 21 janvier 1793, a ameuté l’Europe contre la France. La Convention, débordée, ordonne par la loi du 24 février 1793, la levée de 300.000 volontaires et décide qu’une partie des officiers seront élus par les soldats.

Le 13 mars, la municipalité de Varreddes reçoit le décret « qui détermine le mode de recrutement pour la défense de la patrie » et décide que dès le lendemain « sera ouvert un registre pendant trois jours durant en la maison du greffier… »

Le 19mars 1793, « Maire et officiers municipaux ont faits assemblée touts les citoients garçons pour remplir le contingent pour la défense de la patrie ». Trente-deux garçons âgés de 18 à 40 ans sont notés sur le registre. Sur les 32 sept déclarent ne pas savoir signé proportion minime, tout à l’honneur des maitres d’école qui dispensaient l’instruction publique avant 1790.

Le citoyen Cornu, curé du village, en considération du caractère « citoyen garçon » doit « »être compris dans le contingent… », La décision est ratifiée par la municipalité.

Certains se dérobent, ainsi ils reçoivent (les municipaux), le 21 mars, « la déposition a eux faitte par les volontaires au sujet d’un garçon porte-banne qui depuits quatre ans sans en sortir pour aller à son pays de Savoie, qui se nome Jean Glisse, qui ne s’est point présenté à l’assemblé des garçons pour convenir du mode avec tous les autres, comme il est dit par la loy ». (p.11)

Trois semaines après, le 9 avril, les officiers municipaux reçoivent « du Receveur du District de Meaux la somme de dix sept cent treize livres dix sols et quatre cent soixante douze livres le treize avril qui fait en tout celle de deux mil cent quatre vingt cinq livres pour en faire la distribution au volontaire pour plusieur effet quil prennent chez eux et que le district leur rembourse au prix fixé… » Suit la liste des objets : un chapeau ou un bonnet =7 L ; un col, un habit, une veste, une culotte = 12 L ; une paire de bas = 4 L. 10 s ; une paire de soulier = 10 L ; une paire de gastre pour une chemise = 6 L, pour un sac de paux = 10 L ; un pantalon = 9 L.

Chaque volontaire reçoit donc une certaine somme en fonction de son ‘barda’, cela va de 52 L à 79 L.

Il y ceux qui veulent se faire exempter :

24 avril 1793… « Le procureur de la commune quil a exposé quil ne failloit aucune infirmité, que sil y avoit quelqu’un infirme après le tirage fini quil seroit obligez de fournir un homme et payer lamende qui sera fixé par la municipalité.

« Ainsi set présenté le citoient Jean-Louis Cornu, curé de laditte commune qui a déclaré quil avoit la veu très courte, quil ne pouvait pas distingué une personne a six (pas) de luy.

« Et après s’est présenté Jean Pierre Toussaint Hatrail qui a déclaré quil est sourd et a la veu extrement courte, que son père est obligé  de le raconduire de ses travaux a quatre heure après midy, quil ne voit pas clair.

« Après sest présenté Josephe (arraché) charpentier qui a déclaré quil avait une tache (sur) loeille, qui a dit ne pas voir claire.

« et sest présenté Jean Baptiste Sombret quil nest point libre de ses mains, quil est comme paralizé, et cepandant âgé de vingt huit ans.

« et aussi sest présenté François Ménil qui a déclaré quil avoit les fièvre depuis quatre ans et en très mauvaisse état.

« et touts dune taille en état de porter les armes sauf a leur infirmité.

« et après ce Recrutement finy sest trouvé Jean Nicolas Miotte n’avoit rien déclaré de son infirmité qui a été declaré par le seruchien du district à la suite du contiget, et en consécance, il doit fournyr un homme… (Livre de Greffe, pp 21-22)

Les volontaires de 1793, sont auréolés de gloire, mais à Varreddes comme ailleurs, les volontaires sont parfois des volontaires des résignés que frappe ‘la loi du sort’ :

« Lan mil sept cent quatre vingt treize seconde de la republique une et indivisible le Deux Septembre Nous maires et officiers Municipaux ont assemblée les garçon de notre commune pour satisfaires au Decret de la convention National du 22 juillet 1793 que nous avonts publiée par trois fois au son de la cloche et étant assemblée au lieu ordinaires des séances ordinaires de la municipalité. Les citoyent on prit leur mode qui est tiré au sort et sest trouvé que le sort et tombé a la personne de Jean Nicolas françois depaix et jean Nicolas Denis et on signé ».

 Les enfants partent, mais la République pense aux parents…

 

 

 

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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 21:09

Siege-Bastille.jpg

 « Il faut des dons patriotiques pour la défense de la République… » Clamaient les citoyens commissaires ! Et c’est ainsi que des dons en argent ou en nature ont été sollicités.

Il ne parait pas que la commune de Varreddes se soit enthousiasmée de cette idée. Les réquisitions sont déjà suffisamment lourdes, ce qui arrête tout élan vers les dons volontaires.

On ne trouve pratiquement rien en dehors d’un lot de 463 chemises :

Le 27 nivôse, an II (16 janvier 1794), dans la voiture qui emmène à Meaux les cuivres de l’Eglise paroissiale, Etienne François Moreau et Jean Nicolas Charles Lebel, officiers municipaux, emportent «l’offrande qui a été faite par différant citoien dont la liste est annexé au chemise, qui consiste en quatre cent soixante trois chemises et un drap de toille détoupe et une paire de soulliers neuf et cent sols dargent »

Le 30 nivôse (19 janvier) ; Jean Denis fait don à la nation de seize livres « que nous (maire et officiers municipaux) sommes obligé de porter au bureau du citoyen secrétaire du district de Meaux ».

Là se bornent les générosités Varreddoises, mais  huit mois après, le 10 vendémiaire, an III (1er octobre 1794), Langlois et Antheaume, membres de la société populaire de la commune de Meaux viennent à Varreddes «inviter les bons citoyens à faire des dons patriotiques pour la construction d’un vaisseau armé pour la défense de la république, ils montent à la tribune et invitent les citoyens à faire leurs offrandes selon leur pouvoir.

Le 19 vendémiaire (10 octobre), le conseil municipal nomme trésorier Etienne Leduc qui recevra les offrandes à la maison commune les jours de Décade. (Suit 12 signatures). Aucune liste n’est à relever pour cet objet au livre de greffe… La vie est devenue pénible, le vent n’est plus aux générosités.

Les assignats ont perdu leur valeur nominale. Le moindre paiement s’effectue moitié en assignats, moitié en nature.

Prix de quelques denrées à Varreddes vers 1795 :

Le blé : le septier de Meaux (ancienne mesure des grains : 1 septier =156 L): en argent, de 20 livres à 60 livres ; en assignats, de 40 livres à 4.000 livres.

Le vin : la demi-queue champenoise : en argent, de 30 à 50 livres ; en assignats de 75 à 2.000 livres.

En cette année 1794, les céréales ont germé, la récolte est déficitaire.

L’année 1795, est encore plus terrible, c’est l’année d’un grand hiver. La gelée a duré deux mois (mi-décembre à mi-février). Il a gelé dans les caves et dans les puits ; des arbres ont péri ; La Marne a envahi les champs.

C’est la famine, il faut rationner, et les commissaires de Meaux s’en occupent. Il n’est accordé par jour, qu’une livre et demie de pain aux ‘forts ouvriers’ ; une livre aux autres et aux femmes et un quarterons aux enfants.

On mange du pain d’avoine, de fèves, de pois, de vesces, de riz, de pommes de terre.

Le riche lui-même manque de pain, et faute de pain le pauvre cuit des herbes.

Les denrées de consommation courante sont introuvables. Le savon manque, les femmes sont obligées de le remplacer par de la pierre extraite des montagnes de Rezel, ou par de mauvais savon cédé par les Prussiens cantonnés à Montceaux.

Ce dénuement ne s’adoucit que lorsque les meldois affamés eux-aussi, viennent offrir leurs marchandises à Varreddes (savon, sucre, chandelle, sel), pour avoir pain, farine, pommes de terre, haricots, fèves, etc… nous dit Pierre Denis. Chacun souffre de la difficulté du temps, alors comment dans ces conditions, presque textuellement extraite du journal de ce témoin occulaire (Pierre Denis), l’invitation de Langlois et d’Antheaume aurait-elle eu la vertu de susciter les ‘dons patriotiques pour la défense de la République’ !!

 

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 23:32

Blé

Que se soit à Varreddes où à Meaux, sous la Révolution, l’année 1792 commence mal  pour le nouveau régime. Les graves problèmes de subsistances du peuple dégénèrent en troubles sporadique dans les centres urbains.  L’année 1791 na pas été si mauvaise, le chroniqueur Varreddois Pierre Denis note sur son cahier (1752-1800), à l’année 1791 : ‘Cette année il ne fit pas Beaucoup d’hivers, i a fait un beau tems pedant le careme et tres chau le Jours de pasque, il a fait une nuée de grelle qui a refrody le tems, de sorte quil a fait froid pendant trois semaine, il a gellée le six may les vignes et les haricot, les vignes etoit une party rabatu a pasque qui etoit le 25 avrile, a la fin de may et au commancemant du mois de juin il a fait très chau, il a gellée le Jour de la pentegote qui etoit le douze juin, les vignes et les haricot ont été gellée pour la deuxieme fois, il a fait tres chau a la fin de Juin et commancement de Juillet, il a plus trop tar pour les chanvre qui etoit petite, il a fait tres beau pur la moissons et tres chau, il fesoit de si grande challeur  que lon ne pouvoit durez dans les champs, il y avoit du raisin au vignes de Brullée, la recolte du vin a été petite mais tres bons, les vignes qui netoit pas gellée etoit tres belle, vandange le trois octobre, il a fait tres seique et tres chau pendant le mois de septembre et a vendanges, il a plu aprest vandanges pour faire la semaille il a gellée a la tousaint tres fort pendan quinze jours.

On a supprimée les dimes et les commis, on a plus paiez de droie de vin, on a Evû des soldats en garnison a vareddes, sure la fin de cette année, on a commencée a vandreles biens des Emigrez, les seigeieur qui nont pas sorty hors du Roiame on a pas vendu leur Biens, on a continuée la vente des Biens du clregée, le selle ne valloit que six livr. La livres, le bleds a été vendu 22 L. le septiers de meaux, le vin depuis 60 L. Jusqua 68 L. il a été défendu de se servir dargent dans le commerce sous peine de mort, Jean Baptiste Rouselle a été neyez le Jours de la saint pierre 1791, Jean louis adam a été noyer le 25 novembre Jours de sainte caterine prosche son moulin ; a été emportez par les Bouions de la Rivière, a été trouvée, 40 jours aprest prosche trilbardou.

La récolte n’est pas mauvaise, mais les marchés ne sont pas approvisionnés et le prix du pain augmente de manière vertigineuse.

A Meaux, le 22 janvier 1792, le corps municipal propose de supprimer le pain de luxe et de fantaisie et de n’autoriser les boulangers qu’à fabriquer une seule espèce de pain. Une assemblée publique est convoquée dans l’ancien local de l’Arquebuse qui adopte la proposition du corps municipal. Il est établi un prix unique pour un pain de 12 livres : 25 sous 1 denier. Malgré ces mesure les marchés restent dégarnis te des émeutes se produisent à Meaux au cours des mois de février et mars suivants. La colère sera à son comble le 20 mars, lorsque les meldois apprennent qu’un bateau chargé de cent muids de blé descend la Marne pour approvisionner l’Hôtel-Dieu de Paris. Les représentants de la ville se rendent à Paris où ils obtiennent de prélever sur cette cargaison, 40 muids de ble au profit de la population meldoise… Mais, il est trop tard, à leur retour à Meaux, le bateau a déjà atteint Trilbardou.

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 21:42

Le bonhomme misère

gueux

La bonne ‘adventure’ du bonhomme Misère lequel tint la mort captive et ce qui s’en suit.

Au temps jadis vivait à Trilport un vieux et honnête jardinier, le bonhomme Misère.

Un jour d’hiver par un froid grand et vigoureux, alors qu’il regagnait sa chaumière il rencontra un chemineau  très âgé et plus miséreux que lui et qui se traînait appuyé sur un bâton de cornouiller.

Tout en se découvrant, le bonhomme Misère offrit l’hospitalité au vieillard. Il lui servit des nèfles de sa récolte, du fromage de coulommiers et des vins des coteaux de Fublaines et de Montceaux.

Or, ce vieillard n’était que le bon saint Fiacre revenu du paradis visiter son « bon vieux pays de Brie ».

 Il se fit reconnaître et demanda à son hôte s’il avait un vœu qu’il pourrait exaucer pour le remercier de sa charité, première des vertus chrétiennes, alors que l’huis des riches était resté clos devant lui.

« Veux-tu, demanda St fiacre, du blé plein ton grenier, du bois plein ton bûcher, du pain plein ta huche ? Parle car telle est ma volonté et celle de Dieu le Père ».

«Voyez dans mon petit enclos ce poirier, répondit Misère, c’est mon copain en cette vie.

Ensemble nous avons grandi, ensemble nous sommes devenus vieux ; il m’a toujours donné des fruits beaux et abondants dont je me suis régalé, mais les garnements y grimpent et maraudent mes poires et je suis trop vieux pour les en empêcher. Faites que ceux qui grimperaient dans mon arbre ne puissent descendre sans ma permission… »

« Si telle est ta volonté, dit le saint, elle sera réalisée ».

Au mois de septembre suivant, la Mort, sa faux à la main, frappa à la porte de Misère qui lui demanda de repasser car il avait son avoine à vendre et son blé à ensacher, lui demandant trois heures pour achever sa tâche en ce bas monde.

« Que non, répondit la camarade, pas même une heure ».

Se souvenant fort à propos de la promesse de saint Fiacre, Misère demanda à l’importune d’aller lui cueillir une dernière poire sur son arbre ensuite il promettait de la suivre.

La Mort grimpa sur l’arbre et ne peut en descendre.

Ce fut alors un grand émoi sur terre où plus personne ne trépassait.

Les curés ne chantaient plus de beaux De profundis, les fossoyeurs ne creusaient plus de tombes, les médecins et les apothicaires ne pouvaient guérir de la vie, les batailles et la peste ne faisaient plus de victimes…

Oui personne ne trépassait, pas même les vieillards chenus, perdus, sourds toussotant, crachotant, branlant de la tête, tombés en fâcheuse décrépitude ou en enfance.

Ils imploraient la Mort pour qu’elle les délivrât de ces maux.

Misère eut pitié de tant d’infortune et libéra la Mort non sans avoir obtenu la promesse de ne venir le chercher que lorsqu’il le demanderait, ce qui explique que le bonhomme Misère est encore de ce monde.

(D’après Abel Berthier, Almanach de Seine et Marne, 1878).

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Published by Pierre - dans histoire
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