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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 22:23

En aval du pont du Marché se dressait  un deuxième ensemble de moulins appelés les moulins de l’Echelles ou les ‘vieux moulins’.

Moulins de l'échelle (A)

                                                                                                                               Carte postale collection Capa77

Ces moulins existaient vraisemblablement  déjà au haut moyen âge, l’origine précise de ces moulins n’étant pas très claire.

 Au nombre de quatre au début du XIXème siècle, ils étaient bâtis sur pilotis au milieu de la rivière, ils communiquaient avec la rive droite de la Marne grâce à une passerelle couverte, mais une échelle permettait également de joindre la rive gauche. Cette échelle existait probablement depuis des lustres, elle disparut sans doute en 1814. La Municipalité envisagea sa reconstruction, mais les propriétaires ne voulant plus de ce passage public sur leur pont, s’y opposèrent. Décision qui provoqua un long procès connu sous le nom du « procès de l’Echelle ».

En 1843, un incendie détruisit complètement ces moulins. Les meuniers entreprirent leur reconstruction.*

Les nouveaux moulins furent construits en pierres et en briques, sur cinq à six étages qui reposaient sur des piles de maçonnerie. Ces moulins, de construction moderne étaient de véritables usines à moudre le blé.

Un siècle plus tard, les moulins de l’Echelle furent abandonnés et détruits, ils étaient dépassés par les nouvelles technologies de  la fée électricité ‼

Moulins de l'échelle (B)

                                                                                                                           Carte postale collection Capa77

Aujourd’hui, il ne reste des ‘vieux moulins’, que le nom donné à la rue partant du croisement des rues St Rémi et St Etienne, dans le prolongement de la rue des Ursulines, pour aboutir devant la place de l’Hôtel de Ville.

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 21:53

Il y a 92 ans, dans la nuit du 16 au 17 juin 1920, un incendie ravagea les moulins du pont du Marché, marquant ainsi la fin de l’époque des moulins à eau.

On peut dire sans erreur que la principale curiosité à Meaux, après la Cathédrale St-Etienne- qui va fêter son centième anniversaire comme Basilique (26 juin)- était jusqu'à cette nuit tragique le groupe de ses vieux moulins, construits sur pilotis, en travers de la Marne. 

Moulins Meaux 2

                                                                                                                                                  Collection privée A.B

Dès la plus haute antiquité, les chartres attestent, à l’endroit du pont du marché, l’existence de moulins.

Moulins Meaux 1

                                                                                                                                                Collection privée A.B

Le testament de Ste Fare nous confirme l’existence d’un ‘farinarius’ sur ce pont du marché, donné par la fondatrice de l’abbaye de Faremoutiers. Il existait donc déjà au VIIe siècle. Connu également sous le nom du ‘pont roide’, il était le seul point de franchissement de la Marne à Meaux dans le prolongement de la voie romaine reliant Troyes.

Au XIIIe siècle, avec l’aménagement du quartier du marché, ce pont dont à chaque extrémité se trouvait une porte que l’on fermait la nuit, isolant ainsi la ville et le marché, est toujours le seul point de passage qui réunit les deux quartiers fortifiés de la cité meldoise de part et d’autre de la rivière.

Pont du Marché

                                                                                                                                                Collection privée A.B

Au Moyen-âge, ce pont était plus qu’une passerelle permettant de traverser la Marne, il était le prolongement naturel de la ville à tel point que les activités commerçantes de la rue s’y poursuivaient sans discontinuité.

A partir du XIe siècle, des documents attestent l’existence de cinq moulins sur le pont du Marché. Ces documents identifient les propriétaires qui étaient essentiellement des établissements religieux.

En partant de la ville vers le Marché, les moulins du vieux pont appartenaient au chapitre des chanoines de la cathédrale, à l’abbaye de Saint-Faron, aux templiers, à l’Hôtel-Dieu. Quant au cinquième et dernier moulin, nous ne connaissons pas ses propriétaires au moyen-âge, nous savons simplement qu’au XVIIème siècle la congrégation de Saint-Maur en était la propriétaire.

Au XVIe siècle, lors des troubles religieux dont Meaux fut le théâtre, les moulins du pont brûlèrent le 2 novembre 1567.

Incendie 1

                                                                                                                                              Carte offerte par Cap77

A la fin du XVIIIème siècle on comptait en plus des cinq moulins construits sur pilotis du coté occidental, sept échoppes construites sur les arches orientales, dans lesquelles travaillaient quincailliers, cordonniers, fripiers, bonnetiers, merciers, etc... Ces commerces disparurent dans le premier quart du XIXème siècle.

Jusqu’au début du XIXème siècle, le pont du Marché se présentait aux meldois comme une rue fort étroite, le long de laquelle se trouvaient d’un coté des moulins à farine et de l’autre de nombreuses boutiques.

Avec leurs belles façades à pans de bois et leurs pilotis sur la Marne, les moulins constituaient une curiosité architecturale et touristique.

Incendie 3                                                                                                                                              Carte offerte par Cap77

Dans un passage de sa Bohème Galante, Gérard de Nerval les décrit ainsi : « Allons errer sur les bords de la Marne et le long de ces terribles moulins à eau dont le souvenir a troublé mon sommeil. Ces moulins écaillés d’ardoises, si sombres et si bruyants au clair de lune, doivent être pleins de charme aux rayons du soleil levant ».

Georges Gassies, dans son article du Publicateur de l’Arrondissement de Meaux du 19 juin 1920  notait : «  Les vieux moulins avaient échappé lors de la première guerre mondiale à cinq ans de vicissitudes inouïes, aux bombes qui ont détruit des villes entières, et en quelques heures, en pleine paix, ils ont péri, sans qu’on ne pût rien faire pour les sauver ».

S’ils furent reconstruit en 1567, plus personne ne jugea utile leur reconstruction rentable en 1920 ; l’époque des moulins à eau était définitivement révolue.

  étiage moulins Meaux

Aujourd’hui, lorsque la Marne est en étiage, depuis les rives de la rivière, on aperçoit encore les pilotis sur lesquels ils étaient bâtis.

 En aval du pont du marché se dressait jadis un deuxième ensemble de moulins appelés les moulins de l’Echelle ou les ‘vieux moulins’…. (à suivre)

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 22:23

Affiche Grd guerre

Aujourd’hui 11 novembre, le Président de la République et Jean-François Copé, député-maire de Meaux ont inauguré le musée de la Grande Guerre de Meaux.

Ce devait être le 11-11-2011 à 11 h 11…. Ce fut à 15 h 30 !!

Quelques heures auparavant, pendant que dans les villes et villages de France ont rendait hommage aux poilus, à Paris était ravivée sous l’Arc de Triomphe la flamme du soldat inconnu.

Retour sur un cours d’histoire.

musée grande guerre

Le musée de la Grande Guerre vue de la route de Varreddes

Cette guerre, la « der des ders », laissant derrière elle 8 millions de morts (1,5 million pour la France) et 6 millions de mutilés, les anciens combattants vont imposer peu à peu le 11 novembre comme jour du souvenir en hommage aux soldats tombés pour la nation.

Il faudra toutefois attendre la loi du 24 octobre 1922 qui déclarera le 11 novembre fête nationale, et ce n’est que le 11 novembre 1923 que la flamme est pour la première fois allumée.

Bien avant la fin de la guerre, Monsieur Simon, Président du ‘Souvenir français’ (guerre 1870) émet en 1916 l’idée de mettre au Panthéon  un soldat inconnu.

Les anciens combattants se mobilisent afin que ce soldat repose sous l’Arc de Triomphe et non au Panthéon.

Le 8 novembre 1920, la loi suivante est votée :

Article 1 : les honneurs du Panthéon seront rendus aux restes d’un des soldats non identifié au champ d’honneur au cours de la guerre 1914-1918. La translation des restes de ce soldat sera faite solennellement le 11 novembre 1920.

Art 2 : Le même jour, les restes du soldat inconnu seront inhumés sous l’Arc de Triomphe.

Restait alors à choisir la dépouille de ce soldat inconnu. Il fut décidé à partir des huit régions du front (Artois, Champagne, chemin des dames, Flandres, Ile de France, Lorraine, Somme, Verdun), d’exhumer dans ces secteurs et dans un endroit qui restera secret les corps de soldats non identifiés mais reconnus comme militaires ayant servi sous l’uniforme français.

Parmi les terrassiers qui fouillent la terre ce 8 novembre se trouve un jeune « deuxième classe» Auguste Thin. Sans le savoir il va entrer dans l’histoire.

En effet, Auguste Thin, n’avait pas au départ été choisi par ses supérieurs pour remplir ce rôle historique.

Il avait été prévu de désigner « un ancien poilu de deuxième classe, le plus méritant possible ». André Maginot, ministre des pensions, des primes et des allocations de guerre, grand mutilé disait : « Je demanderai à l’un de ces vaillants de sortir du rang et de désigner l’un de ces cercueils exposés ».

Le 9 novembre, les restes placés dans huit cercueils de chêne sont amenés dans la chapelle ardente dressée à la citadelle de Verdun. Les cercueils sont plusieurs fois changés de place dans cette casemate afin de préserver la provenance et l’anonymat.

Le 10 novembre, les cercueils recouverts du drapeau français sont alignés sur deux colonnes de quatre. Tout est prêt pour accueillir la délégation conduite par le ministre André Maginot… Sauf le soldat pressenti, ce  héros du Chemin des dames et de Verdun qui vient de tomber malade. Il faut trouver un autre « vaillant ».

Cet autre « vaillant » sera Auguste Thin, qui ne se doute pas que son nom va entrer dans l’histoire. Auguste Thin fils d’un soldat disparu pendant la guerre, pupille de la Nation, s’engage le 3 janvier 1918 à l’âge de 19 ans. Fin août, Auguste est gazé dans les rangs du  234ème R.I. lors de la contre-attaque de Champagne. Ce 10 décembre il est à la caserne Niel de Verdun, en attente d’être libéré. Vers midi, Le colonel le convoque et lui annonce que c’est lui qui désignera cet après-midi le Soldat Inconnu.

A 15 heures le ministre André Maginot, tend un bouquet de fleurs au soldat Thin « vous le déposerez sur l’un des huit cercueils qui sont ici. Celui que vous choisirez sera le ‘Soldat Inconnu’ que le peuple de France accompagnera demain sous l’Arc de Triomphe’.

Le soldat Thin accompagné du ministre, de Monseigneur Ginisty, évêque de Verdun, du maire de Verdun et quelques autres personnalités se met en marche.

Partant de la droite, le cortège fait un tour puis longe les quatre cercueils de droite, tourne à gauche, et s’arrête devant le 6e. Auguste Thin pose son bouquet et se fige au garde-à-vous : le Soldat Inconnu est désigné.

Le cercueil transporté sur l’affût d’un canon 75, après un arrêt devant l’hôtel de ville, le temps d’un discours rejoint la gare de Verdun et part pour Paris… Sans Auguste Thin..

Le lendemain, 11 novembre 1920, après une escale au Panthéon, le cercueil du soldat inconnu est béni par l’archevêque de Paris, Monseigneur Louis-Ernest Dubois (il avait été évêque de Verdun en 1901), est déposé sous la voûte de l’Arc-de-Triomphe.

Sept tombes anonymes au cimetière du faubourg Pavé à Verdun, auquel le destin a refusé la gloire.

Le 28 janvier 1921, le soldat Inconnu est inhumé dans sa tombe. Sur la dalle sous laquelle repose ce héros, une inscription toute simple : ‘Ici, repose un Soldat Français mort pour la patrie’.

 Lors d’un exposé quelques années après cet événement et dont le 132e bataillon cynophile de l’armée de Terre à Suippes possède l’enregistrement, Auguste Thin expliqua le pourquoi de son choix : ‘il me vint une pensée simple, appartenant au 6e corps, en additionnant les chiffres de mon régiment, le 132, c’est également le 6 que je retiens. Ma décision est prise, ce sera le 6ème cercueil que je rencontrerai’.

Le 11 novembre de chaque année revient au Président de la république le devoir d’honorer la mémoire du soldat inconnu, au maire de chaque commune celui d’honorer la mémoire des enfants du pays mort au combat.

En ce jour du 11 novembre et de l’inauguration du musée de la Grande Guerre, le Soldat Inconnu qui repose sous l’Arc-de-Triomphe est le lien de toute la nation qui a lutté pour sa liberté. Flamme

On peut alors songer au poème de la Légion Etrangère‘Qui sait si l’inconnu qui dort sous l’Arche n’est pas fils de France, non par le sang reçu mais par le sang versé’. (Pascal Bonetti, 1920, Le volontaire étranger)

 

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 20:11

Lors de son séjour à Meaux au retour de Varennes, Marie-Antoinette n’était pas en terre inconnue. Neuf ans auparavant elle avait reçu un accueil burlesque dans notre cité.

Mx 1738

Plan de Meaux en 1738. (Monvoisin,Musée se Meaux)

La scène commence le premier septembre 1782, lorsque le sieur Petit, maître de la poste aux chevaux reçoit l’ordre de tenir des chevaux prêts dans la journée du 5 septembre pour le carrosse de la reine Marie-Antoinette.

Imaginez l’émoi des maires et échevins de la ville qui se demandent s’ils doivent rendre les honneurs municipaux à sa Majesté, honneurs ne pouvant être rendus qu’en vertu d’ordres supérieurs qui n’ont point été donnés.

Nos édiles décident donc de les rendre… sans les rendre, c’est-à-dire que l’on se prépare à les rendre au cas où cela plairait à la reine.

Le passage de la reine étant prévu pour la fin de soirée, ordre est donné à tous les habitants du début de la rue St Rémi jusqu’à la fin du faubourg St Nicolas, ayant fenêtre sur rue d’illuminer les dites fenêtres de 19h jusqu’après le passage du carrosse royal.

Maire, échevins, Mademoiselle Godard (fille d’un officier municipal), chargée de dire un compliment et de remettre un bouquet à la reine se rendent à la porte Saint-Nicolas. Rien n’est oublié, les clefs de la ville, nouées d’une faveur rose sont posées sur un coussin de velours rouge brodé d’or, lui-même placé sur un plateau d’argent.

Il n’est que 14h 30 et la reine ne doit passer qu’en fin de journée !!! L’attente est longue, petit à petit les rangs s’éclaircissent, tout à coup les gardes de la reine arrivent, mais avant que chacun ait regagné sa place, le carrosse royal a franchi la porte. La reine fait arrêter le convoi. Le maire, sa harangue en main, les échevins avec les clefs, Mademoiselle Godard avec son bouquet et son compliment à lire s’avancent mais ne peuvent approcher du carrosse.

Excédée, la reine ordonne au cocher de reprendre son chemin. Les officiels, accompagnés de Mlle Godard s’élancent derrière le cortège, et tant bien que mal arrivent tout de même au relais de poste. Voyant un attelage de huit chevaux, ils se disposent à rendre hommage à l’illustre personnage  mais ce n’est pas le bon carrosse, l’officier qui l’occupe leur indique, non sans rire sous cape, celui de la souveraine. Voila notre cortège reparti vers le  bon carrosse cette fois-ci.

Dans la précipitation, nos édiles se présentent à la portière gauche, mais la reine est à droite. Ils font le tour du véhicule, pendant que la reine qui les avait vus aller sur la gauche, change de place. A droite nos meldois ne voient personne, la reine qui, penchée à l‘autre portière constate, étonnée, la disparition du comité d’accueil. Se retournant, elle aperçoit la petite troupe. Le maire saisit son discours pour le prononcer, mais la reine, ne lui laisse pas le temps de commencer, déclarant qu’elle est pressée et ne peut rien entendre.

Notre maire la supplie de porter attention à son discours. Marie-Antoinette accepte et pose la main sur les clefs de la ville qui lui étaient présentées.

Le carrosse commence à s’ébranler lorsque poussée au premier rang, Mlle Godard essaie de dire les deux couplets de son compliment… mais pas une parole ne peut sortir de sa gorge. Elle tend tout de même son bouquet à la reine, mais celle-ci, commence en avoir assez et refuse ce présent, prétextant que les fleurs et leur odeur lui portent à la tête.

Enfin le cortège part, maire, échevins, principaux officiers de la milice bourgeoise suivit de Mlle Godard avec son bouquet dans la main, regagnent la maison commune, y rapportant les clefs.

« En mémoire de la reine et comme monument des bontés et de l’accueil dont elle a bien honorer le corps de ville » nos édiles accrochent la couronne qui surmontait le bouquet au « plancher de l’hôtel commun » entre deux lustres. Quant au bouquet (un tantinet défraichi), il est remis à Mlle Godard « en signe de reconnaissance » d’en avoir été la présentatrice.

Et c’est ainsi que Marie-Antoinette reçut en l’an de grâce 1782, l’hommage burlesque de ses fidèles sujets dans sa bonne ville de Meaux.

Gageons qu’aujourd’hui, avec notre sens de l’organisation, une telle scène ne pourrait plus se reproduire lors de la réception d’un haut personnage de la République…

Source : Arch. Comm.

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 21:02

Lorsque Louis XVI, le soir du 24 juin 1791, entre par la grand-cour pavée de l’évêché de Meaux, en franchissant la double porte à grille, place de la cathédrale, a-t-il eu le temps d’admirer la splendeur du lieu ?

Cet ensemble, posterie, cathédrale, palais épiscopal avec son jardin, vieux chapitre forme la magnifique Cité épiscopale de Meaux, cœur de la vieille ville.

Sur la gauche, les bâtiments du XVIIème siècle  de l’ancienne posterie ou conciergerie abri des carrosses d’autrefois.

Le Palais Episcopal

Rampe

Rampe d'accès Palais episcopal coté sud

Face à la grille, la façade sud de l’ancien Palais épiscopal, s’ouvre sur cette cour, et curiosité architecturale, il n’y a pas d’escalier dans ce bâtiment, c’est une pente en briques qui relie les  étages. Construite sous Guillaume Briçonnet (évêque de Meaux de 1516-1528), elle permettait aux mulets chargés de blé et de la dîme de monter jusqu’au grenier.

Cité Episcopale

Façade Nord palais épiscopale vue du jardin Bossuet

La façade nord de ce palais s’ouvre sur le jardin des évêques. Au rez-de-chaussée de ce bâtiment,  deux grandes salles voutées du XIIème siècle sont dissimulées par la façade, exécutée  sous l’épiscopat de Dominique Seguier (1639-1659) et prolongée par une petite aile du XVIème  à parements de briques et arcades.

Le jardin des évêques, appelé aujourd’hui jardin Bossuet. Entre la cathédrale et vestiges des remparts gallo-romains, ce jardin composé de quatre parterres bordés de buis est entouré d’un mail de tilleuls, lui donnant la forme d’une mitre épiscopale.

Le bord du rempart est longé par une allée d’ifs formant un tunnel frais et obscur.

Jardin Bossuet

Jardin Bossuet vue de la tour de la cathédrale

Au fond du jardin, un escalier mème à un petit jardin situé au dessus des remparts. Dans ce jardin se trouve  une maisonnette, appelée aujourd’hui pavillon Bossuet,  construite par l’évêque Dominique de Ligny.

Cabinet Bossuet

Pavillon Bossuet au dessus des remparts

Elle servit de refuge à ‘ Bossuet’ qui pouvait s’isoler, méditer et écrire.

Le Vieux Chapitre

Dans la cour, au fond à droite se trouve le Vieux chapitre, symbole du pouvoir qu’exerçait l’autorité ecclésiastique sur la ville au Moyen-âge.

Vieux Chapitre

Vieux Chapitre

Flanquée de quatre tours, cette forteresse, élevée sur quatre niveaux, avait avant tout pour vocation d’accueillir l’ensemble du chapitre cathédral, réunion d’ecclésiastiques qui en plus des missions liées aux offices religieux, suivait le conseil de l’évêque de Meaux et avait un certain pouvoir de gestion dans la cité.

La grande salle de réunion est accessible par un escalier extérieur couvert datant du XVème siècle. Au rez-de-chaussée accessible par une grande porte située sous l’escalier, elle servait de grange aux dimes et redevances d’impôts en nature, relevés par le chapitre.

Passerelle

Passerelle

C’est à l’occasion de sa restauration entre 1930 et 1935, que fut réalisée une passerelle couverte en bois reliant le vieux chapitre à la cathédrale.

La cathédrale

Cath vue jardin

La Cathédrale vue depuis le dessus des remparts

La construction de la Cathédrale gothique commence en 1175, 13 ans après Notre Dame de Paris et la Basilique Saint Denis et se prolonge jusqu’au début du XVI siècle. Les retards dans sa construction sont dus à la Guerre de Cent ans et à ses conséquences.

Maitre Gauthier de Varinfroy qui travaillait sur le chantier de la cathédrale d’Évreux, se voit confier par l'Evêque Pierre de Cuisy, la réalisation du chœur de la cathédrale.

De style gothique rayonnant, il fut érigé entre 1253 et 1278.

Ce contrat, conservé dans les archives, mentionne un salaire de 10 livres par an. (1 livre = 20 sous, et 1 sou = 12 deniers)

Contrat du maître d'œuvre Gauthier de Varinfroy pour la cathédrale de Meaux (1253)

L'évêque, le doyen et le chapitre de Meaux adressent à tous ceux qui liront cette lettre une salutation dans le Seigneur. Nous annonçons que nous avons confié au maître Gautier de Varinfroy du diocèse de Meaux l'exécution de l'œuvre du chantier de notre église sous les conditions suivantes : il doit recevoir dix livres chaque année, aussi longtemps que nous-mêmes, nos successeurs et ledit chapitre le laisseront travailler sur le dit chantier. S'il devait advenir qu'il tombât longuement et continuellement malade au point de ne plus pouvoir travailler, il ne doit pas recevoir lesdites dix livres. Il doit aussi recevoir trois sous par jour de travail sur le chantier, ou lorsqu'il est envoyé pour des services rendus au chantier ; de même, il ne pourra accepter aucun travail en dehors du diocèse sans notre permission. De plus, il recevra le bois du chantier inutilisable pour ce dernier ; il n'aura pas le droit de se rendre sur le chantier d'Evreux ou sur un autre chantier en dehors de Meaux ou d'y rester plus de deux mois sans la permission du chapitre de Meaux. Il sera tenu d'habiter dans la ville de Meaux et il a juré qu'il travaillera fidèlement sur le chantier ci-dessus nommé et restera fidèle au chantier.

Établi en l'année de Notre Seigneur 1253, au mois d'octobre

(Cité par Peter Kurmann dans Les Bâtisseurs de cathédrales gothiques, exposition et catalogue sous la direction de Roland Recht, Strasbourg, 1989.)

 Gauthier, tout à l'honneur de cette tâche, associe son fils Rémy à ses activités,  afin qu’il apprenne les métiers du bâtiment. Son père l’envoie à la carrière de Meaux. Rémy participe aux travaux d'extraction avec les saisonniers, assure l'intendance et doit garantir la régularité de l'approvisionnement du chantier en pierres. L’évêque lui verse une petite rente annuelle afin qu'il subvienne à ses besoins et puisse remplir ses obligations de service.

Avec cette longue période, tous les styles gothiques, depuis les origines jusqu’au flamboyant sont représentés.

Nous aurons l’occasion de détailler cette magnifique basilique cathédrale Saint Etienne où l’Aigle de Meaux, Jacques Bénigne Bossuet repose dans le chœur de la Cathédrale.

 

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 20:53

Vendredi 24 juin1791, retour de Varennes

Les vingt-cinq gardes nationaux meldois que la municipalité avait dû faire partir le 22 juin pour se joindre à l’escorte ramenant la famille royale sont heureux à la pensée d’être chez eux ce soir. Le cortège entourant la berline progresse lentement sous un soleil de plomb.

Vers vingt heures, c’est l’arrivée à Meaux, beaucoup de badauds se pressent sur les côtés de la route toute droite qui mène au faubourg Saint Nicolas où l’accueil est ricaneur et même injurieux. C’est la bousculade, l’escorte est disloquée.

    plan-Mx-1-.jpg

 

Ce n’est qu’à la nuit tombante, par les rues étroites de la vieille ville, dans le bruit et les insultes, que la famille royale atteint la place Saint –Etienne et le parvis de la cathédrale.

La voiture entre dans la cour de l’évêché et s’arrête devant la tour carré du palais épiscopal jadis occupé par Bossuet. Partout se pressent des curieux et des gardes nationaux. Certains Meldois regardent ce spectacle insolite en se penchant aux lucarnes des toitures ; d’autres, plus hardis, grimpent aux faites des cheminées ou s’agrippent aux sculptures de la cathédrale.

La famille royale monte, à la lueur des torches, jusqu’aux appartements préparés hâtivement à son intention. Pour atteindre leurs chambres, les voyageurs harassés doivent traverser sur la droite, dans la moitié de sa longueur, la grande salle capitulaire, encombrée de militaires, de municipaux et de curieux qui avaient réussi à se glisser jusque-là.

Pendant que la famille royale se repose, on organise tant bien que mal les logements ; des bourgeois prêtent des lits et des couchages. Pour le matériel de table, une partie de la vaisselle et du linge est emprunté au maître de poste, Petit.

Mais pourquoi l’évêque de Meaux ne peut-il pas recevoir comme il se doit ces hôtes inattendus ? Car « l’évêque » actuel, Mg Thuin, est pauvre. Né à Montereau en 1731, ancien curé de Dontilly, élu évêque constitutionnel de Meaux le 28 février 1791, sacré le 27 mars 1791(il fit son entrée solennelle à Meaux le 3 avril), Mg Thuin n’occupe dans le palais épiscopal qu’une chambre modestement meublée.

L’évêque « réfractaire » est Mgr Camille-Apollinaire de Polignac, né à Paris en 1745, nommé évêque de Meaux le 28 février 1779 et aumônier de la reine en 1780. Il refusa la constitution civile du clergé, protesta contre l’élection de Mgr Thuin, subit la mise en demeure de l’administration du district de Meaux le 29 décembre 1790 et dut s’exiler au début 1791. Mgr de Polignac avait fait entreposer son mobilier au couvent des ursulines, proche de l’évêché.

On en utilise une partie pour meubler à la hâte les chambres mises à la disposition de la famille royale. Il est maintenant 20 heures, on annonce le souper commandé à Levallois, le meilleur cuisinier de la ville. Le roi souffre de la chaleur et, contrairement à son habitude, soupe légèrement. Des ordres sont donnés afin que la ville soit illuminée, non pour insulter à l’infortune, mais afin de rendre plus difficile toute insurrection populaire qui serait plus facile à la faveur de l’obscurité.

Bien qu’à cette heure les portes de la ville soient fermées, des curieux arrivent sans cesse de la campagne et campent dans les fossés au pied des vieux remparts. Le bruit sourd fait par cette foule est tel qu’il parvient jusqu’aux appartements occupés par la famille royale.

Pétion prend à part le roi et lui offre de faire évader les trois gardes du corps Valory, Malden et Moustier en les déguisant en gardes nationaux. Malgré tout, la reine désire que les gardes du corps conservent leur livrée. « Le roi doit rentrer à Paris avec sa famille est ses gens comme i en sortie » dit-elle.

Samedi 25 juin 1791

Réveil à cinq heures. Le roi trouve son linge si sale qu’il demande une chemise à un huissier. Petit déjeuner : un plat  d’œufs, crème, sucre et pain.

louis XVI

Louis XVI

Au moment où la famille royale quitte l’évêché, Mgr Thuin veut se justifier de l’avoir si mal reçue en disant qu’il occupe son siège depuis trop peu de temps pour être pourvu de toutes les choses nécessaires. Le roi lui répond : « Quand on n’est pas chez soi, on est dispensé de s’excuser. »

A six heures, c’est le départ par une chaleur de 22°. Dans la cour de l’évêché, un détachement de la garde nationale parisienne à cheval entoure la berline.

Quelques instants plus tard on ouvre les grandes portes de fer donnant sur le parvis de la cathédrale. Le cortège se heurte à une cohue énorme où il faut bien cependant se frayer un passage. On tourne à droite en descendant la rue Saint-Rémy au bas de laquelle on passe la porte Saint-Rémy franchie en sens inverse mardi dernier par les fugitifs avec espoir et non appréhension comme aujourd’hui. Le convoi progresse lentement ; vers 10 h il est simplement à Claye, vers midi à Villeparisis.

A 15 h, à Pantin, a lieu une courte halte où l’on rencontre M. de La Fayette qui attendait là avec son état-major. A l’arrivée, le cortège contourne Paris le long du mur d’enceinte, entre par la porte de la Conférence et descend les Champs-Elysées où des gardes nationaux présentent les armes crosse en l’air. « Quiconque applaudira le roi sera bâtonné, quiconque l’insultera sera pendu. » cet ordre est suivi ainsi que la consigne « pas un cri et les têtes couvertes ».

La portière de la berline s’ouvre, le roi sort tranquillement, puis se dirige vers le château. Les Parisiens ne disent rien. Mais à la vue de la reine, il y a quelques cris hostiles « A bas l’Autrichienne ! »

Par contre, le peuple s’attendrit à la vue du dauphin et de sa sœur que l’on applaudit : « Voilà l’espérance, le soutien des Français. »

Il est dix-neuf  heures, ce samedi 25 juin 1791, les portes du château des Tuileries sont fermées, des gardes sont placés jusque dans les chambres.

(Source : des tuileries à Varennes A. Cordier -le drame de l’été 1791-G. Lenotre)

 

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 22:37

Il y a tout  juste 220 ans, le vendredi 24 juin 1791, Louis XVI, passa la nuit à Meaux.

Cité Episcopale

Les pièces des archives de Meaux établissent avec toute certitude que, conformément à la tradition locale conservée dans plusieurs familles, c’est bien à Meaux et à l’évêché que  Louis XVI a passé cette nuit du 24 juin, la dernière du retour de Varennes. Les personnes qui accompagnaient Louis XVI et que la mémoire appelle « sa suite », étaient dans l’ordre du voyage :

Dans la première voiture,  la berline royale avec le Roi, la Reine Marie-Antoinette, Mme Elisabeth, sœur de Louis XVI,  Madame Royale, fille du roi (depuis  duchesse d’Angoulême),  le Dauphin (Louis XVII), deux  commissaires de l’Assemblée  Nationale,  Barnave et Pétion, envoyés au devant du roi et de sa famille royale.

Sur le siège, trois gardes du corps vêtus en courrier et qui avaient  servi de courrier dans la première partie du voyage en allant vers Varennes : Messieurs  Valory, de Moustier et Malden.  

Dans la seconde voiture : Latour-Maubourg, autre commissaire de l’Assemblée Nationale et Madame Tourzel, Gouvernante des Enfants de France. 

Dans le cabriolet, la femme de chambre de Mme Royale et celle du Dauphin, l’adjudant général de la garde nationale de Paris, Dumas, adjoint par l’Assemblée Nationale à ses commissaires pour exécuter meurs ordres, et commandant à cheval les escortes.

Voici le menu du souper et le prix  servi par Levallois à Louis XVI et à sa famille le soir de cette journée :

Les potages                                                      6 livres

Les côtelettes de veau glacé                            4 livres

Les poulets gras à la tartare                             5 livres

La matelote d’anguilles                                   4 livres

Les maquereaux à la maitre d’hôtel                3 livres

Les poulets rôtis et pigeons de volière            3  livres 2 sols

Les lapereaux                                                  3 livres

Les 2 salades                                                   2 livres

Les artichauts a la sauce                                 1 livre 10 sols

Les artichauts frits                                          3 livres

Les 2 plats de petits pois                                 3 livres

Les 2 crèmes à l’anglaise                               4 livres

Les 2 assiettées de petits gâteaux d’abricots  3 livres

Les 4 jattes de fraises                                      4 livres

Les desserts

Les 4 assiettées de sucre                                  4 livres

Les 2 assiettées de cerises                              12 sous

Les assiettées de biscuits et macarons             2 livres 8 sols

Pain pour plusieurs tables                                4 livres

Pour le déjeuner, crème et sucre                      3 livres

2 assiettées de beure                                         1 livre  4sols

1 plat d’œufs                                                     1 livre  4 sols

Pour petits pains mollets                                   1 livre

Pour linge et couvert                                         6 livres

Plus payer pour le commissionnaire qui a été, la nuit, chercher la crème pour le déjeuner de la reine : 3 livres.  Soit un total de 76 livres 10 sols.

(Archives municipales de Meaux)

 

 

 

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 21:23

Affiche

Croyants ou non-croyants, curieux ou passionnés de culture et de patrimoine ont été enchantés par le programme mis en place par le diocèse de Meaux, la paroisse de Meaux-Centre en collaboration avec le service patrimoine Art et Histoire du Pays de Meaux.

contre jourDe 18h à 24h, la Cathédrale St Etienne de Meaux brillait de tous ses feux pour cette première participation à la 4ème édition ‘Nuit des Cathédrales’. C’est l’évêque de Meaux qui accueille en personne les premiers visiteurs dès 18h.

PH. Legrand

Philippe Legrand, archiprêtre de la Cathédrale présente ensuite la soirée : concert d’orgue inaugural par Domenico Severin, organiste titulaire, conférence ‘le message de foi de la Cathédrale, visite-conférence ‘architecture de la Cathédrale.

des livres raresLe public a pu admirer dans le ‘Vieux Chapitre’ livres, ornements et objets liturgiques et assister à une projection-conférence ‘Le Vieux Chapitre et ses trésors’.

calice et ciboire en or A la chapelle St Eloi, la projection en continue du film de Juan José Alva sur la Cathédrale, permis de voir de prêt les détails de l’architecture que l’œil ne peut apercevoir.

Crypte

La crypte nous révéla ses secrets avec les restes de la première église romane.

Orgue

Les amateurs de musiques et chants ne furent pas oubliés avec intermèdes d’orgue,

Matrise

la chorale Maîtrisienne Sainte Marie de la Cathédrale de Meaux,

la chorale ‘Petit Chœur du Grand Morin et la chorale Gospel ‘La clé des chants’.

GospellTout ce programme nous emmena jusqu’à 23h 30 où un office liturgique des Vigiles termina cette soirée.

Un jeu de piste sur les scènes de la Bible et la vie des saints représenté dans la Cathédrale, fut organisé pour le jeune public entre 18h 30 et 20h et pour les 7-12 ans une activité vitrail et construction d’arcs brisés ou de croisées d’ogives avec des guides du service patrimoine-art et culture.

Pour ces Apprentis, Compagnons, Maîtres… qui selon leur philosophie : pour Dieu, pour le Grand Architecte de l’Univers ou pour le Très-Haut ont construit ces Cathédrales, ce fut une belle reconnaissance de leur art et de leur foi taillé dans la pierre, que nous offrit cette ‘Nuit des Cathédrales’.

Photos de JPC et Toutenphoto. Pour consulter l'album phote de 'Toutenphotos', cliquez 'ici'

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 19:51

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Souche 'St Arnoult'

Les 8 et 9 avril eurent lieu à Val Saint Germain les rendez-vous de printemps. De passage dans ce joli petit village de l’Essonne, j’ai découvert une fabuleuse collection de 138 ‘souches’. Non, ce ne sont pas des souches d’arbres… Les souches des supports en bois (ou autre matière) destinées à porter un cierge.

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Ces ‘souches’ sculptées dans un morceau de bois étaient offertes par les paroisses françaises lors du pèlerinage annuel à Sainte Julienne de Nicomédie, patronne de l’église.

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Un peu d’histoire : julienne de Nicomédie, était promise dès l’âge de neuf ans à Euloge, préfet de Nicomédie (Asie Mineure). A ses 18 ans, Euloge, ce gouverneur païen, la demanda en mariage. Julienne très chrétienne lui répond qu’elle n'accepterait que s’il se converti au christianisme. Cet affront, tant aux yeux de son père qu’à  Euloge, lui valu une série de supplices.  Elle fut tout d’abord plongée dans du plomb fondu, puis comme elle n’aurait rien ressenti, elle fut pendue  par les cheveux et pour finir elle meurt en martyre la tête tranchée vers 311.

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Quant à l’histoire des souches, elle est intimement liée à une légende :

Au XIIIème siècle, de retour des croisades, un chevalier breton  en possession  des reliques de sainte Julienne de Nicomédie fait une halte au Val Saint Germain.  Pendant son escale, il tombe gravement malade et fait le vœu que s’il guérit, il fera bâtir une église en ce lieu et y laissera une partie des reliques de Ste Julienne.

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A cet endroit il y a une source, notre chevalier consomme t-il de cette eau ?  Toujours est-il que, oh, miracle, notre gentilhomme est guéri. Fidèle à sa parole, il fait construire une église et y laisse le crane de la martyre.

Depuis ce jour, il est dit que l’eau de la source à des effets miraculeux pour ceux qui trempent leurs lèvres. Elle permet d’échapper à des épidémies (peste, choléra)  ou intempéries et pour les cuisinières de l’époque, elle est excellente pour la cuisson des flageolets !! Que ce soit pour faire cuire les flageolets ou pour ses vertus miraculeuses toujours est-il que chaque année, les pèlerins de la région accourent au Val Saint Germain. C’est Lourdes avant l’heure ! Jusqu’à 30.000 pèlerins au XVIIIème siècle.

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Fontaine Sainte Julienne (extérieur et intértieur)

Les pèlerins ont toujours des cierges, et un cierge allumé, çà coule et la cire brule les mains. Alors on fabrique des chandeliers, ‘les souches’,  en bois, en métal ou en marbre, sculptés, peints, dorés, tous plus jolis les uns que les autres, certains sont de  véritable chef d’œuvre. Ces souches sont offertes par les fidèles. Malheureusement toutes les souches ont été détruites à la révolution. Après la Terreur, les pèlerinages reprennent... Et les souches également. Le temps passant, la ferveur des fidèles diminuant, le dernier pèlerinage eu lieu en 1936, mais la tradition reste vive, ainsi en mars 2010, une paroissienne d’Evry apporta une ‘souche’ à l’église, la plus jeune de la collection.

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En parcourant cette petite église, on peut presque établir le calendrier périodique des épidémies : la date de 1832 est souvent inscrite, date de l’épidémie du choléra.

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Maurice, un conseiller municipal m’explique que tout le village se mobilise pour sauver ces trésors, c’est la raison pour laquelle à lieu cette manifestation organisée par la mairie et l’association ‘Art religieux et patrimoine’.

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Souhaitons que cette heureuse initiative se reproduise l’an prochain et que les fonds récoltés puissent permettre la restauration de ce patrimoine transmis par nos ainés.

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 14:36

Vendredi 11 février, la Cathédrale St Etienne de Meaux paraissait  bien petite pour accueillir tous les spectateurs, ce qui a réjoui l’évêque de Meaux, car il est rare qu’elle soit aussi pleine pour les offices.

Spiritus Dei 1Accompagnés ce soir de quatre choristes (ils sont jusqu’à 80 parfois) et d’un musicien, ces chanteurs ont comme nom de scène « Les prêtres ».

J. Michel Bardet, curé de la cathédrale de Gap, Charles Troesch, châpelain de la Basilique de Notre Dame de Laus et Joseph Dinh Nguyen Nguyen, séminariste dans le diocèse, nous ont donné une soirée inoubliable.

Le Père Philippe, chanoine de la cathédrale accueilli les personnalités  présentes, J. François Copé, maire de Meaux, Olivier Morin, conseiller général, l’évêque de Meaux et Monseigneur Di Falco, a qui il laissa la parole.

Spiritus Dei 2

Jean Michel Di Falco retraça l’aventure de ‘Spiritus Dei’, évêque de Gap et d’Embrum , il avait deux projets en tête : l’un pastoral avec la construction d’une église à Notre Dame de Laus, l’autre caritatif pour équiper une école de 1700 élèves à Madagascar.

C’est lors d’une discussion avec son ami Didier Barbelivien, que l’idée de faire chanter des prêtres pour mener à bien ces deux projets prit forme.

Après cette présentation, « Les prêtres » , portant le col romain, ont fait vibrer les voûtes de la cathédrale, pendant que les jeux de lumières sur les colonnes illuminaient la beauté de l’édifice.

Spiritus Dei 4

Emporté dans un univers envoutant  ou se mêle les choristes, les cordes et la programmation musicale d’aujourd’hui, ce fut un régal d’entendre ses trois voix oscillant entre foie et émotion.

Faisant côtoyer la musique sacrée (l’Avé Maria, Minuit chrétien… ) et la musique profane avec la reprise  de ‘Quand on n’a que l’amour’ de Jacques Brel ou l’Hallelujah de Leonard Cohen, quel plaisir d’écouter ces voix porteuses d’amour, de générosité, d’espérance et de rassemblement des croyants et non-croyants. Spiritus Dei 3

Ces fidèles d’un jour étaient venu écouter un groupe de trois chanteurs pas tout à fait comme ceux que nous entendons habituellement.

Photographies aimablement données par 'Toutenphotos'

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