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6 septembre 2022 2 06 /09 /septembre /2022 22:25
Charles BAUDIN 1784-1854

 

En 1821, le Mexique accède à l'indépendance, après 11 années de lutte. Pendant ses 20 premières années d'existence, le pays connaît une instabilité politique chronique, le gouvernement changeant sans cesse de mains.

Au cours de cette période où les revendications du peuple mexicain s'expriment souvent en marge du système politique, des français voient disparaître leurs biens. Ils font part de leurs doléances au roi des Français Louis-Philippe Ier.

Le 4 septembre 1838, à Mexico, lors d'affrontements suivant une élection contestée, une pâtisserie tenue par un Français est saccagée par la foule.

Le pâtissier écrit au souverain pour lui relater ses malheurs et demander réparation.

Le roi réagit en demandant 600 000 pesos de dédommagements pour les pertes de ses ressortissants, mais l'État mexicain refuse de lui verser toute compensation.

 

La France utilise donc l'argument de la défense de ses ressortissants, pâtissiers ou non, pour intervenir militairement (et par la même occasion, obliger le Mexique à s'ouvrir au commerce avec elle).

Le Mexique déclare la guerre mais ne fait pas le poids face aux troupes françaises.

L'escadre française est commandée par le contre-amiral Charles Baudin, vétéran de la marine du Premier Empire.

A l'automne 1838, les Français mettent sur pied le blocus du port de Veracruz et bombardent la forteresse de San Juan d’Uloa, considérée comme imprenable. Ils utilisent pour la première fois l’obus explosif (177 obus tirés) et obtiennent la reddition du fort le 27 novembre 1838.

C’est le « seul exemple » dira Wellington « d’une place régulièrement fortifiée réduite par une force purement navale ».

 

Antonio López de Santa Anna, grande figure de l'indépendance mexicaine, ancien président du Mexique, s'illustre toutefois dans la défense de la ville, au cours de laquelle il perd une jambe. Cet épisode héroïque lui permet de regagner le prestige qu'il avait perdu en 1836 au Texas, devant Fort Alamo, et de revenir au premier plan de la scène politique de son pays.

Contraint de reconnaître la victoire de la France, le Mexique accepte de payer les 600 000 pesos exigés.

 

Cette « guerre de la pâtisserie » se soldera par la destruction du port de Veracruz. À cette occasion s'illustre le prince de Joinville, François d'Orléans, fils du roi Louis-Philippe et le général Antonio López de Santa Anna.

La marine française regagne ses côtes en mars 1839.

Quelques années plus tard, entre 1861 et 1867, à l'initiative de Napoléon III, la France interviendra à nouveau au Mexique, là aussi sous le prétexte de dettes impayées. Elle tentera de transformer le pays en un empire avec sur le trône Maximilien de Habsbourg.

Source : Les amis d’Hérodote (Béatrice Roman-Amat)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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22 juin 2022 3 22 /06 /juin /2022 17:31

Sur la N166, entre Ploërmel et Vannes, se dresse telle une lanterne des morts du Moyen-Âge, l’imposant monument de la résistance du maquis de la Nouette en souvenir de la bataille du 18 juin 1944.

Tout commence dans la nuit du 21 au 22 décembre 1942, Guy LENFANT, responsable de la mission Cockle que lui a confiée le Colonel PASSY, à Londres, est parachuté, avec son radio, sur le lac aux Ducs de Ploërmel.

Dès son arrivée, il contacte un groupe de résistants Ploërmelais, puis Émile GUIMARD de Lizio et demande à ce dernier de trouver des terrains de parachutage et de dépôt d’armes.

Les landes de Pinieux sur la commune de Sérent est un endroit idéal pour ce genre d’opération. Le fermier, de la Nouette, monsieur PONDARD, accepte de mettre un vaste terrain derrière sa ferme au service de la résistance. Le terrain est homologué par le Colonel PASSY, sous le nom de code ‘Baleine’. Il est sous la responsabilité d’Émile GUIMARD.

Telle fut l’origine de ce camp retranché du maquis de la Nouette implanté sur cette terre Sérentaise. A la ferme de la Nouette a commencé l’épopée de l’important maquis de Sérent/Saint Marcel.

Le camp, qui s’étend sur plus de 800 hectares est défendu par environ 2500 hommes dont 200 parachutistes S.A.S.

 

Le premier parachutage a lieu en mai 1943, et du 7 au 18 juin 1944, armes, munitions, véhicules et 200 parachutistes S.A.S. sous les ordres du Colonel BOURGOIN et du Capitaine MARIENNE, ainsi que 25 résistants sous les ordres du Morbihannais, le colonel MORICE.

Le 18 juin1944, au matin, les Allemands venant de Malestroit par le bourg de Saint-Marcel (commune limitrophe), attaque cette position.

 

Trois bataillons des FFI du Morbihan et le 4ème bataillon de chasseurs parachutiste de la France Libre luttent pendant 24h, en ce lieu qu’ils occupaient depuis 14 jours.

La bataille « le combat de Saint-Marcel », dure 24 heures. Saint-Marcel, paie un lourd tribu au cours des combats et sera dans les jours suivants incendié.

Au cours du parachutage, les containers dans les quels étaient conditionnés les mitrailleuses Vickers destinées aux jeeps se sont écrasés au sol (les parachutes ne s’étend pas ouvert). Les quatre jeeps formant l’unité mobile auront une puissance de feu amoindri.

Les douze mitrailleuses parachutées, sont également en piteux état. Malgré tout, le parachutiste Le Gall, réussit à en remonter une avec les débris. Les onze autres sont remplacées par des fusils mitrailleurs Bren ayant une puissance de tir deux fois moins rapide (environ 500 coups/minute).

A l’issue de cette bataille, pour éviter le massacre, le décrochage est organisé et pour protéger le repli, plusieurs FFI et SAS restent en observation sur les ardoisières de Pinieux en Sérent.

Le « combat de Saint-Marcel », tue à l’ennemie 540 hommes et 42 résistants. De nouveaux combats s’engagent le 21 juin faisant de nouvelles victimes.

En souvenir de ce glorieux « fait de guerre », entré dans la légende, l’imposant monument commémoratif est dressé à la lisière des deux communes, face à la ferme de la Nouette,

C’est à la demande du Colonel Maurice qui dirigeait le réseau départemental des FFI, que le général de Gaulle pose le 27 juillet 1947 la première pierre de cette immense veilleuse.

Quatre croix de Lorraine constituent son lanterneau imaginé par les architectes vannetais Charron et Le Bellec,

La croix des parachutistes érigée sur les ardoisières et la chapelle des Hâles où reposent 4 de ces combattants témoignent aujourd’hui leur courage et leur sacrifice.

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10 février 2022 4 10 /02 /février /2022 22:17
Pr Luc Montagnier

Biologiste, virologue, pilier du CNRS, membre de l’Académie des sciences et de l’Académie de médecine, professeur à l’Institut Pasteur de Paris, prix Nobel de médecine, le Professeur Luc Montagnier est mort le 8 février 2022 à l’hôpital américain de Neuilly, dans une indifférence totale.

Un destin hors norme pour cet homme de science

En juin 1981, une étrange maladie, qui paraît ne toucher que les homosexuels fait son apparition : le SIDA

Avec ses collaborateurs Jean-Claude Chermann et Françoise Barré-Sinoussi, le professeur Montagnier découvre en 1983, l’origine de cette maladie : un virus (VIH ),

En 2008, c’est la consécration pour le professeur Montagnier et ses collaborateurs : le prix Nobel de médecine leur est remis pour leurs travaux sur le VIH… il aura fallu attendre 25 ans !!

Atteint par la limite d’âge (65 ans), il quitte la direction de son département en 1997, et rejoint le Queens Collège, à New York…  Et nos politiques se plaignent que nos chercheurs quittent la France !!

C’est à lui que l’on doit la création du département d’oncologie virale à l’institut Pasteur, la découverte du rôle de l’interféron dans l’expression génétique des virus, celle du fonctionnement des mitochondries des cellules cancéreuses.

Le discrédit et la disgrâce.

Dénonçant la bulle idéologique dans laquelle l’appareil médiatico-politique s’est enfermé au sujet du Covid, le Pr Montagnier devient un hors-la-loi. Il subit le discrédit, l’insulte, le faisant passer pour ce qu’il n’est pas, (antivax , complotistes).

Luc Montagnier a fait partie des scientifiques auditionnés par les députés du Luxembourg au sujet de la vaccination anti-Covid, expliquant le rôle que cette vaccination jouait dans l’apparition de nouveaux variant.

A quand un hommage national pour cet homme, dont les travaux ont fait faire des pas de géant à la virologie et à la cancérologie.

Sa mort n’est même pas mentionnée dans les médias où si peu en fin du journal télévisé, fait révélant bien le sectarisme des médias et des responsables politiques.

Courage, fuyons !

Emmanuel Macron et son gouvernement, toujours empressés à commenter avec hypocrisie la disparition de nos « grands Français » (acteurs, ancien président et bien d’autres) restent silencieux.

Ultime insulte adressée à un homme de science qui a osé ne pas suivre la « ligne du chef » au sujet du Covid, ayant ces derniers mois, émis de forts doutes sur la non-dangerosité des vaccins ARNm.

Que l’on soit d’accord ou pas sur ses prises de positions, la moindre des politesses eût été de l’écouter … On écoute bien les ‘médecins vedettes’, qui se bousculent sur les plateaux télé et dans les médias, nous raconte tout et n’importe quoi, tout et son contraire.

Reconnaissance

La reconnaissance des hommes de valeur prend du temps. Combien de temps faudra-t-il pour se rendre compte de la valeur scientifique et humaine de ce chercheur ?

Merci Monsieur Montagnier, pour vos travaux qui ont permis de soigner, d’alléger les souffrances, de  prolonger et sauver des vies humaines.

 

 

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8 janvier 2022 6 08 /01 /janvier /2022 11:10

Chers lecteurs

Et si on osait prendre le risque de croire à la disparition de la Covid…

Que l'année 2022 soit parsemée d’éclats de joie, de pétale de bonheur et que l’étincelle de l’amitié éclaire nos jours.

Bonne année.

Pierre.

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11 avril 2021 7 11 /04 /avril /2021 23:25
Statue de Youri GAGARINE

60 ans aujourd’hui, le 12 avril 1961, la Russie envoyait le 1er homme autour de la terre : Youri GAGARINE.

Tout a commencé 4 ans avant le 4 octobre 1957 avec le lancement du premier satellite artificiel de la Terre. Spoutnik, signifiant en russe « compagnon de route » ou « satellite ».

Spoutnik 1, est ce 4 octobre 1957, mis sur orbite par la fusée R-7, conçue par l’ingénieur Sergueï Korolev (rescapé du goulag). Les russes ayant le sens du secret il se garde bien de mentionner le nom de cet ingénieur. Le KGB présente à la presse occidentale Leonid Sedov, physicien membre de l’Académie des sciences de Russie, comme le « père » du Spoutnik.

La seule fonctionnalité de cette sphère de 58 cm de diamètre et d’une masse de 83,6 kg a été l’émission d’un « bip-bip » sur les fréquences radio 20,005 et 40,002 MHz.

Spoutnik, satellisé tournait autour de la Terre en environ 98 minutes sur une orbite elliptique à une altitude comprise entre 230 et 950 Km.

Spoutnik, a marqué le début de l’ère spatiale et un vrai traumatisme pour les États-Unis (un « Pearl Harbort technologique », titrait le New York Times. La désintégration dans l'atmosphère de Spounik 1 eu lieu le 4 janvier 1958.

Nous sommes le mercredi 12 avril 1961, tout sourire avec sa tête à la « Tintin » et à peu près la même taille (1,59m), que le journaliste des bandes dessinées d’Hergé, ce qui tombe bien pour pouvoir tenir dans ce satellite en aluminium de 2,30m de diamètre, avec un volume habitable de 1,6 m3.

La fusée géante qui permet le lancement du satellite est inspirée des principes appliqués par les nazis aux premiers missiles balistiques : les V2.

Dans son module, mis en orbite à 327 Km d’altitude, Youri Gagarine n’a rien à faire, si non que de laisser les techniciens de la base de Baïkonour guider le vaisseau.

Ce voyage de 1h 48 minutes autour de la Terre, ne fut pas de tout repos, il frôla la mort à plusieurs reprises, son module ayant été dirigé par erreur vers une orbite trop longue, il a été retenu grâce au bon fonctionnement du rétrofreinage de secours.

Pour le retour sur le « plancher des vaches », quelque part en Sibérie, il s’éjecte quelques minutes avant l’atterrissage et c’est en parachute, à 7000 mètres d’altitude qu’il termine sa balade.

Les américains ont du mal à avaler le nouvel exploit des russes. Le président John Kennedy relève le défit le 25 mai, dans un discours retentissant en promettant qu’un Américain marcherait sur la lune avant la fin de la décennie.

Gagarine, ne verra pas les premiers pas Neil Armstrong, sur la lune le 20 juillet 1969, trouvant la mort au cours d’une mission d’entrainement le 27 mars 1968, à 34 ans.

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2 février 2021 2 02 /02 /février /2021 22:26

Ce soir, le couvre-feu aura un air joyeux : on fête la Chandeleur en faisant sauter les crêpes de la main droite en tenant une pièce d’or dans la main gauche… pas de panique si l’on n’a pas de Louis d’or, une pièce de monnaie fera l’affaire et l’on connaîtra ainsi la prospérité pendant toute l’année… si la première atterrie dans la poêle.

D’où vient cette tradition et cette fête à l’origine païenne que l’église repris à son compte ?

D’origine latine, la « festa candelarum » (fête des chandelles) était célébrée par les Romains.

Dans la Rome antique, on fêtait les lupercales (ou Lupercalia), fête de purification, autour du 15 février, en l’honneur de Lupercus, dieu de la fécondité et des troupeaux. Vers la même date se déroulait les « feralia », fêtes annuelles en l’honneur des morts. Aux alentours de cette date, les romains à la lumière des torches et autour d’une galette de céréales célébraient Proserpine, déesse des moissons et de la fécondité. La fête chrétienne de la chandeleur c’est substitué à toutes fêtes païennes.

Il n’y a pas que les romains, qui fêtaient la Chandeleur, fête annonçant le printemps. Chez les Celtes, on fêtait Imbolc le 1er février, célébration de purification et de fertilité au sortir de l’hiver en l’honneur de la déesse Brigit. Les paysans portaient des flambeaux et parcouraient les champs en procession, priant la déesse de purifier la terre avant les semailles.

En Amérique du nord, une légende probablement d'origine amérindienne fait du 2 février le jour de la Marmotte (Ground Hog Day). À midi, ce jour-là, la marmotte sort de son terrier et inspecte les environs. Si elle aperçoit son ombre parce que le ciel est lumineux et clair, elle retourne vite se mettre à l'abri pour six à sept semaines, autrement dit jusqu'au printemps. Si elle ne voit pas son ombre parce que le ciel est trop couvert, c'est le signe d'une arrivée précoce du printemps.

En Europe, depuis l’Antiquité jusqu’au cœur du Moyen Âge, c’est l’ours qui fut l’objet d’un culte à la sortie de l’hiver. Ce culte à l’ours était célébré le 24 janvier, moment où l’ours sort de sa tanière pour voir si le temps est clément. Cette fête était caractérisée par des déguisements ou travestissements en ours et des simulacres de viols ou d’enlèvements de jeunes filles.

L’église catholique aurait donc instituée la fête de la Chandeleur pour éradiquer ce culte païen en instituant la fête de la présentation de Jésus au Temple le 2 février. Cela ne supprima pas pour autant le retour de la lumière lors de feux de joie et autres processions aux flambeaux. Pour en finir avec ces coutumes, le pape Gélasse 1er, aurait institué au Ve siècle la fête des chandelles (la Chandeleur) appelée du XIIe au XVIIIe siècle « Chandelours », dans les Alpes, les Pyrénées, les Ardennes et d’autres régions de France).

 

La fête chrétienne de la Chandeleur

Les parents du Christ se conformaient à la coutume hébraïque qui voulait que les premiers-nés fussent consacrés au Seigneur 40 jours après sa naissance.

La Chandeleur commémore le 2 février la Présentation de Jésus au Temple, à Jérusalem.

L'évangéliste Luc raconte qu'à cette occasion, un vieil homme, Syméon, et une prophétesse, Anne, reconnurent dans l'enfant l'Oint du Seigneur » (le Christ), la « Lumière d’Israël »

La Chandeleur est une des douze grandes fêtes liturgiques célébrées par les Églises orthodoxes, le 2 février, soit 40 jours après Noël.

La Chandeleur était en 1372, appelée « Purification de la Vierge Marie » car elle rappelait le rituel des relevailles consécutives à tout accouchement.

La fête de la Chandeleur, ou fête des chandelles, débutait à Rome, au VIIe siècle, par une procession du Forum à la basilique Sainte-Marie-Majeure. Les fidèles se mettaient en route avant l'aurore, en portant des chandelles, d'où le nom de la fête. Ils allaient de cette manière symbolique à la rencontre de Dieu.

La fête de la Chandeleur aujourd’hui.

Fini dans les églises où le temps des torches, remplacé par des chandelles bénites dont la lueur rappelle que le Christ est la lumière du monde.

Aujourd’hui on fête la lumière avec les crêpes. Leur forme ronde et leur couleur dorée rappellerait le Soleil enfin de retour après la nuit de l’hiver.

Cette tradition du jour des crêpes est attribuée au pape Gélase 1er, qui faisait distribuer des crêpes aux pèlerins arrivant à Rome, mais on peut y voir également la coutume des Vestales, qui lors des Lupercales faisaient l’offrande de gâteaux préparés avec le blé de l’ancienne récolte pour que la suivante soit bonne.

A cette occasion, toutes les bougies de la maison devaient être allumées.

A la Chandeleur :

  • A la Chandeleur, Quéré fait des crêpes jusqu’à pas d’heure
  • A la Chandeleur, Rose n’a pas l’odeur.
  • Rosée à la Chandeleur, l’hiver à sa dernière heure.
  • Si la Chandeleur pleure, l’hiver demeure.
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5 janvier 2021 2 05 /01 /janvier /2021 18:22

L'année dernière à la même époque, je vous ai souhaité une très bonne Année 2020 !

Je n'ai pas été très visionnaire, les événements m'ont contredit ...

Aussi cette année que puis-je vous souhaiter ? De toute façon, ça ne pourrait être pire !

Allez tant pis, je me lance :

Pour cette nouvelle Année, je vous souhaite des libertés retrouvées, l'éradication du méchant virus, des visages heureux, souriants débarrassés de leur cache minois.

Espérons que cette fois-ci, les dieux l’entendrons ?

Pierre

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11 septembre 2020 5 11 /09 /septembre /2020 13:42
Guynemer devant son Spad XII

 

Disparition de Georges Guynemer.

 

C’est un jeune aristocrate va inaugurer l'épopée de l'aviation de chasse : Georges Guynemer.

Avant la Grande Guerre, peu d'officiers français croient en l'aviation militaire.

Le général d'artillerie Jean-Baptiste Estienne (1860-1934) a perçu son potentiel, mais pour le général Foch, « L'aviation, c'est du sport, pour l'armée, c'est zéro ».

C’est ainsi qu’avec ses 148 avions que l’armée française débute le conflit, alors que l’armée allemande en possède 200, la Russie 190 et les anglais 84.

Au début de la guerre, l’aviation française sert surtout à faire des reconnaissances aux dessus les lignes allemandes et fournir des renseignements aux états-majors.

C'est d'ailleurs grâce aux renseignements d’un avion de reconnaissance que Joffre et Gallieni vont pouvoir engager la contre-offensive de la Marne en septembre 1914.

Rapidement, les avions vont étendre leurs fonctions au bombardement et à la chasse.

L'aviateur français Roland Garros imagine pour cela un dispositif qui permet à une mitrailleuse de tirer à travers l'hélice.

Georges Guynemer

Georges est né à Paris le 24 décembre 1894 et lorsque éclate la guerre en 1914, en raison de sa constitution fragile il est refusé dans l'infanterie puis dans la cavalerie mais réussit à s'engager dans l'aviation comme mécanicien et obtient un brevet de pilote en mars 1915.

Affecté à Vauciennes, (près de Compiègne,) dans l'escadrille des Cigognes, il abat un premier appareil ennemi le 19 juillet 1915 avec un avion simplement équipé d'une mitrailleuse montée sur affût rigide. Il est promu sergent et reçoit la médaille militaire.

En décembre de la même année, après plusieurs victoires, il survit de peu à la chute de son appareil et le jour de Noël, pour son 21e anniversaire, il est fait chevalier de la Légion d'Honneur.

Gravement blessé Pendant la bataille de Verdun, en 1916, il reprend l'air avec le grade de sous-lieutenant et le surnom honorifique « d'As de l'aviation. ».

Il affronte avec succès une meute de 10 avions ennemis, Le 27 juillet.

En février 1916, Charles Guynemer fut déclaré « as » de l’aviation française (pour obtenir ce titre, un pilote devait compter à son actif au moins cinq victoires homologuées. L’homologation de victoire alors en vigueur en France était plus strict que ceux adoptés par les autres belligérants : il fallait que l’avion abattu tombât du côté allié de la ligne de front et qu’il y eût au minimum deux témoins au sol. D’où le grand nombre de victoires revendiquées par les pilotes français mais non homologuées.)

 

Devenu célèbre jusqu'en Russie, il est en 1917 décoré par le président Poincaré de la croix de Saint-Georges, au nom du tsar.

Muté avec son escadrille dans les Flandres, le 11 septembre 1917, Georges Guynemer décolle de Saint-Pol-sur-Mer vers Poelkapelle à bord de son avion « Le Vieux Charles », pour une mission au-dessus des lignes allemandes, ce sera sa dernière mission, il avait 53 victoires à son actif.

Les Allemands identifieront son avion et sa dépouille dans un champ mais ne pourront récupérer ses restes, détruits par un bombardement. Sa mort restera toutefois mystérieuse.

Avait-il été contraint de se poser en catastrophe ? Son avion avait-il été abattu ? Était-il vivant ou mort ? Au bout de deux semaines sans la moindre nouvelle, les autorités militaires se rendirent à l’évidence : Guynemer avait probablement été tué.

L’allemand Ernst Udet, l'as n° 2 de l’aviation allemande, racontera plus tard comment Guynemer l'avait épargné alors que sa mitrailleuse s'était un jour enrayée. 

Guynemer s'inspirait de l'ancienne chevalerie lors de ses combats aériens, avec ses codes et son honneur, dans un monde où la guerre est devenue massacre de masse.

A la mort de Guynemer, Udet fera partie des grands pilotes allemands qui iront fleurir sa tombe (où du moins, l'endroit présumé où il est tombé).

Dans les années 1920, les cinq as belges : Jacquet ; Willy Coppens de Houthulst ; Edmond Thieffry ; André de Meulemeester et Jan Olieslagers feront ériger une stèle commémorative à proximité du lieu de chute présumé ayant occasionné sa mort à Poelkapelle (, près d'Ypres).

À son sommet une cigogne en vol, sur le socle, le portrait de l'aviateur en médaillon et des épitaphes.

L’Armée de l'air évoque son souvenir tous les 11 septembre, par une prise d'armes sur ses bases aériennes dont deux portent son nom, à Paris (état-major) et à Dijon (aujourd’hui fermée).

Par sa mort en pleine jeunesse à 22 ans, Georges Guynemer éclipse deux autres héros de l'aviation française :

  • René Fonck (1894-1953) au palmarès le plus impressionnant de toutes les aviations interalliées de la Grande Guerre : 75 victoires homologuées et 52 probables, ce qui lui vaut le titre ‘d'As des Asde la Première Guerre mondiale (Sa technique de chasse était plus efficace et plus économe en munitions que celle de Guynemer : il visait le pilote ennemi – ce qui, en cas de tir réussi, provoquait systématiquement la perte de l’appareil. Il ne fut par ailleurs jamais touché par le feu adverse. Celui que ses contemporains qualifiaient « d’oiseau de proie » ne bénéficia pourtant pas d’une aura comparable à celle de Guynemer), et
  • Charles Nungesser (45 victoires), qui disparu corps et biens le 8 mai 1927 aux commandes de son avion « l’Oiseau Blanc », avec son équipier Coli, en traversant l’Atlantique.

À la fin de la guerre, l'armée française aligne 7 000 appareils, les Anglais 3 700, les Allemands 4500 et les Américains 2050 (fournis par les Français).

 

Sources : Herodote, Alban Dignat. Horizon 14-18

 

 

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19 juillet 2020 7 19 /07 /juillet /2020 15:35
Les orgues de la cathédrale St Pierre et St Paul de Nantes

Orgues de Nantes

J’ai une pensée particulière pour les enfants et petits-enfants de Roger, ancien facteur (harmoniste) d’orgue aux établissements Beuchet-Debierre de Nantes, qui avait participé à la restauration des orgues de St Louis des Invalides en 1957 et de la cathédrale de Nantes suite au grand incendie de 1972.

Avec ce nouvel incendie quatre siècles d’histoire au service de la liturgie nantaise viennent de disparaitre avec la perte de la console de l’orgue de chœur et des stalles en bois attenantes.

 

Un peu d’histoire

Érigée en 1620 - 1621, le grand orgue, dominant la nef depuis sa haute tribune auquel on accède par un escalier comportant pas moins de …66 marches.

Œuvre du facteur d’orgue Jacques Girardet, l’instrument survivant des soubresauts de l’histoire de France a connu plusieurs restaurations.

L’orgue de Girardet, était doté à l’origine, de 27 jeux.  Après 5 successions de restaurations il en comportait 74, jusqu’à ce jour funeste du 18 juillet.

En 1784, le grand « facteur du Roy » François- Henri Cliquot (1732-1790) effectue une première restauration- extension portant l’instrument à 49 jeux répartis sur 5 claviers manuels et un pédalier.

François- Henri Cliquot a donné au grand orgue l’esthétique classique que l’on reconnaît aujourd’hui lors des interprétations à ses claviers dans les œuvres des « Grand–maitres » de l’École d’Orgue française. 

 

Moins de 5 ans après la réception des travaux… la Révolution française éclate.

La cathédrale devenue nationale, transformée en « Temple de la raison » les autorités pensaient tout simplement détruire l’orgue et envoyer les tuyaux à la fonte.

L’orgue est en grand danger et sera sauvé par…l’organiste de l’époque, Denis Joubert.

Celui-ci en y interprétant la Marseillaise, a convaincu le Comité révolutionnaire de tout l’intérêt qu’il y a de conserver l’instrument pour animer les nombreuses « fêtes révolutionnaires » qui se déroulaient dans la cathédrale : pari gagné !

Une dizaine d’années plus tard, c’est l’explosion de la tour des Espagnols, (poudrière du Château-des-Ducs), qui détruit tous les vitraux et les chapelles de la nef collatérale sud, sans toutefois causer de dommage à l’orgue.

150 ans plus tard, pendant la seconde guerre mondiale, un bombardement l’endommage mais l’instrument pourra être restauré.

 

Les restaurations.

Parmi les restaurations, deux méritent d’être plus particulièrement soulignées de par l’ampleur de l’impact qu’elles ont eue sur la composition et « l’esthétique musicale » de l’orgue que nous avons connu jusqu’à ce jour.

La première, celle François- Henri Cliquot, en 1784 et la seconde en 1970.

Œuvre du facteur Joseph Beuchet, cette restauration-extension s’inscrivait dans le cadre d’un projet devant porter le grand orgue à 89 jeux, comme celui de Saint-Etienne-du-Mont, à Paris.

En écho à la touche « classique » de Cliquot, cette restauration-extension, réalisée par la « Manufacture nantaise de « Grandes Orgues Beuchet-Debierre », a apporté une « modernité » tant technique (transmission électrique, combinaisons ajustables) qu’esthétique (jeux de fonds, mixtures) à l’instrument.

Le « nouvel instrument », après une première tranche de travaux le portant à 74 jeux, ne fut inauguré qu’en novembre 1971.

Malgré le projet initial du facteur Joseph Beuchet, n’ayant pas été mené à son terme (89 jeux), les 5500 tuyaux, autorisent les organistes, à interpréter outre les « classiques » des XVIIe et XVIIe siècles, toute la littérature de l’École d’Orgue française des XIXe et XXe siècles. 

Les artisans de l’ombre manifestent leur joie à la tribune des orgues des Invalides, inauguré par le maître Marcel Dupré.  De gauche à droite : Roger Elain, harmoniste, Edmond Costa, harmoniste-artisan, fils de Costa, Jean Haussais, organier, René Rouie organier, Henri Herbreteau et Jacques Picaud, harmoniste.  Le maître Marcel Dupré, au centre et le maître Bernard Gavoty, sur la droite. Photo prise à l’église des  St Louis des Invalides en 1957, à la fin des travaux. (coll. Perso Roger 1957).

L’incendie du 28 janvier 1972

A peine deux mois après la mise en service de l’orgue, un terrible incendie se déclenche dans la nuit du 28 janvier.

Le courage des compagnons de la « Manufacture Beuchet-Debierre », rappelés de nuit, Joseph Beuchet fils à leur tête, l’abbé Félix Moreau, ouvriers braveront les flammes avec les pompiers pour bâcher l’instrument afin de l’abriter de l’eau des pompiers.

L’orgue pourra ainsi continuer à chanter dans un harmonieux dialogue alternant douceur mystique des pleins jeux et puissance du « tutti ».

 

Des hommes et femmes au service de l’instrument et de la liturgie…

De 1627 à nos jours, 34 organistes se sont succédé à ses claviers pour accompagner la liturgie des offices.

Dans cette succession ‘d’ artistes-serviteurs de la louange‘, citons Denis Joubert ; le chanoine Georges Courtonne, compositeur, qui tint les claviers durant 32 ans ; l’abbé Félix Moreau, son élève, actuel titulaire honoraire, qui lui succéda en 1954, (soixante ans de service à ce jour), professeur et compositeur de pièces liturgiques, notamment pour 2 orgues ; ainsi que  les actuels co-titulaires Marie-Thérèse Jehan, 1er Prix du CNSM de Paris, Michel Bourcier, 1er Prix d’Analyse musicale du CNSM de Paris et Mickaël Durand, le benjamin, diplômé de ce même CNSM en 2012.

Si sa disparition nous émeut tant, c’est qu’il s’agit d’une véritable pièce de musée dont l’histoire tout au long de ses 4 siècles d’existence, cet orgue a partagé la vie de la cathédrale et des Nantais.

 

Nota : Par passion de l’orgue, après avoir parcouru une bonne partie du globe pour restaurer ou construire des orgues, Roger pris sa retraite à plus de 70 ans.

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13 juillet 2020 1 13 /07 /juillet /2020 12:41
Projet de loi concernant des lois civiles en un seul corps de lois, sous le titre de Code Civil des français

L’autonomie financière des femmes.

Portée par Jean Foyer, garde des Sceaux dans le gouvernement de Georges Pompidou, sous la présidence du général de Gaulle, le 13 juillet 1965, les députés français accordent aux femmes mariées l'autonomie financière que leur avait retirée par le Code Napoléonien. 

Jusque-là, en se mariant, les femmes perdaient le droit de signer un chèque, d'ouvrir un compte courant ou parapher l'acte d'achat d'une maison. Toutes ces responsabilités étaient dévolues au mari, chef de famille en titre... Et si les femmes souhaitaient exercer une profession, elles devaient obtenir l’autorisation… du mari (sic)

La nouvelle loi constitue donc un progrès immense par rapport à la grande régression du XIXe siècle. 

 

Un peu d’histoire

Le Siècle des Lumières (XVIIIe siècle - 1755-1789) offre aux femmes de la haute aristocratie et de la grande bourgeoisie l'occasion de briller comme jamais en société, mais il faut attendre la Révolution pour que s'améliore le statut des femmes. 

De l'égalité juridique au divorce par consentement mutuel, droit de porter des armes, les femmes deviennent d'authentiques citoyennes... mais ne disposent pas du droit de vote. 

En décembre 1789, les députés de l'Assemblée constituante ont catalogué les femmes parmi les citoyens « passifs », comme les hommes qui ne sont pas assujettis à l'impôt, elles sont donc exclues du droit de vote, ce qui en a fait en quelque sorte des « citoyennes sans citoyenneté ».

Certains citoyens reprochent aux députés de ne pas avoir mentionné les femmes dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen d'août 1789.

La dynamique Olympe de Gouges*, dédie à la reine Marie-Antoinette sa Déclaration des Droits de la femme et de la citoyenne, dans laquelle elle écrit : « La femme a le droit de monter à l'échafaud, elle doit avoir également le droit de monter à la tribune » (article 10). Considérée comme l’une des pionnières du féminisme, Olympe de Gouges revendique le droit de vote sans distinction de sexe.

Tout va basculer à partir de l'automne 1793, tant sous les gouvernements révolutionnaires que conservateurs ou bourgeois...

Dès l'automne 1793, les femmes se voient exclues des clubs révolutionnaires ! Avec la mise en place du règne de la Vertu par la Terreur, elles sont renvoyées dans l’espace domestique, seul domaine où on les tolère désormais.

Sous la Révolution, les femmes, Omniprésentes dans les manifestations poussent leurs hommes à agir, les Parisiennes assistent aux séances des assemblées révolutionnaires.

Dans le camp adverse, des femmes s’activent également en soutenant émigrés et prêtres réfractaires, voire en passant à l’action, comme Charlotte Corday, qui assassina Marat (13/7/1793) dans sa baignoire, d’un coup de couteau.

« J’ai vengé bien d'innocentes victimes, j'ai prévenu bien d'autres désastres », …« J’ai tué un homme pour en sauver cent mille » écrit-elle.

Malheureusement ce sont les hommes qui font les lois, les femmes doivent rester sous l’égide du chef de famille.

Malgré les protestations du marquis de Condorcet (dernier « philosophe » du Siècle des Lumières), poussé par son épouse Sophie, il publie en 1790 un traité Sur l'admission des femmes au droit de cité dans lequel il écrit avec une pointe d'ironie : 

« Il serait difficile de prouver que les femmes sont incapables d'exercer les droits de cité. Pourquoi des êtres exposés à des grossesses et à des indispositions passagères ne pourraient-ils exercer des droits dont on n'a jamais envisagé priver les gens qui ont la goutte tous les hivers et qui s'enrhument aisément ? »

 

Une seule loi pour tous.

Déjà présente dans les esprits, l’inégalité homme-femme devient officielle avec l’arrivée de Bonaparte et la rédaction du Code civil (1804). 

Dans le même temps, on multiplie les exigences pour rendre pratiquement impossible le divorce. On ferme aux femmes, autant que faire se peut l'accès à l'instruction et aux activités artistiques et littéraires.

Le 21 mars 1804 (30 ventôses de l'an XII), l'Ancien Droit est abrogé et le « Code Civil des Français » est promulgué. Tous les Français vivent désormais sous un même code de droit. 

Ainsi prend fin un régime de lois disparates élaborées durant 1300 ans, depuis les lois barbares du temps des Mérovingiens jusqu'aux lois coutumières de l'Ancien Régime, en passant par les lois seigneuriales de la féodalité au début du deuxième millénaire.

Avec le Code Civil, la loi émane désormais du législateur seul, le juge n'ayant rien à faire qu'à l'appliquer. Elle régit tous les rapports sociaux, y compris le droit de la famille, indépendamment de toute considération morale, religieuse ou politique.

Après une lente émancipation amorcée... au Moyen Âge, ce nouveau code consacre une régression du statut de la femme. En effet, sous l'Ancien Régime, en l'absence de législation spécifique, la femme bénéficiait de droits plus ou moins étendus. 

Désormais, le retour en faveur du droit romain et sans doute aussi les sentiments « machistes » du Premier Consul l'obligent à se soumettre à son père comme à son mari. La femme est considérée comme une mineure à vie, au même titre que les enfants ou les fous. Elle ne possède rien en propre et n'a pas d'autorité légale sur ses enfants.

 

Le code civil.

Le 21 mars 1804, tandis que le jeune duc d'Enghien expire dans les fossés de Vincennes, le Premier Consul Bonaparte promulgue le « Code Civil des Français ».

Le mérite de cet immense travail de compilation juridique revient pour l'essentiel à Cambacérès et aux hommes du Directoire qui ont gouverné la France avant le coup d'État de Napoléon Bonaparte.

Le « Code Civil des Français » s'inspire pour une bonne part des recueils de lois commandés 1300 ans plus tôt par l'empereur d'Orient Justinien. Il met fin aux particularismes locaux et à une certaine confusion juridique hérités de la tradition.

Napoléon Bonaparte perçoit la dimension révolutionnaire du texte, propre à bouleverser l'ordre ancien par sa cohérence, sa clarté, sa concision et sa simplicité. Devenu empereur et maître d'une bonne partie de l'Europe, il veille à faire appliquer partout son Code, rebaptisé en 1807 « Code Napoléon ».

L'empereur déchu dictera dans son exil de Sainte-Hélène : « Ma vraie gloire, ce n'est pas d'avoir gagné quarante batailles ; Waterloo effacera le souvenir de tant de victoires. Ce que rien n'effacera, ce qui vivra éternellement, c'est mon Code Civil (...) Mon seul code par sa simplicité a fait plus de bien en France que toutes les lois qui m'ont précédé ».

Conformément à ses prévisions, le Code Civil est devenu le ciment de nombre de législations en Europe et dans le monde. L'essentiel de son contenu est encore en vigueur aujourd'hui en France. La moitié de ses articles sont restés inchangés depuis 1804 ! 

La partie qui a le plus évolué est celle qui est relative au droit de la famille.

En dépit du combat des premières militantes féministes et de la visibilité de quelques femmes de lettres, la révolution industrielle et l'apogée de l'Europe vont coïncider avec une régression sans pareille du statut social et politique des femmes, du moins dans l'Occident du dernier millénaire. Les premiers signes d'émancipation vont apparaître à la « Belle Époque », au début du XXe siècle, et se concrétiser après la Première Guerre mondiale...

1970. En juin 1970, une nouvelle loi supprimera la notion de chef de famille et consacrera l'égalité des époux en matière d'éducation parentale. En 1975 enfin, sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing, sera légalisé le divorce par consentement mutuel.  

 

Sources diverses études ; Hérodote.

Photo : Hérodote

 

(* Marie Gouze, veuve Aubry, dite Olympe de Gouges née le 7 mai 1748 à Montauban, guillotinée le 3 novembre 1793 à Paris a laissé de nombreux écrits en faveur des droits civils et politiques des femmes et de l’abolition de l'esclavage des Noirs).

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