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  • : Du romain au grégorien, parcourez l'histoire des calendriers. Le brie de Meaux et la Confrérie. Varreddes mon village.
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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 20:38

 Terreur 

L’année 1793 inaugure une ère de suspicion entre les Français. Conserver les portraits et effigies des Rois dans les maisons (livre de greffe, p.206… les signes de Royauté ou de féodalité dans les églises, maisons, monuments publics, sur les poids et mesures, les plaques de cheminées, (p.241)… garder les croix de St louis et autres avec leurs brevets sans les remettre aux municipalités (p.224)… refuser les assignats en paiement ou rechercher à les discréditer (p.228).. etc..etc.., nombre de menus faits de la vie quotidienne bien innocents en soi, mais travestis et facilement amplifiés par un ennemi politique, rendent leurs auteurs suspects d’aristocratie ou d’incivisme.

Les décrets des 12 août et 17 septembre 1793, ordonnent l’arrestation des personnes suspectes. Et le meilleur moyen de les connaître est donc de mettre en place l’espionnage et la délation.

Il faut donc dans chaque village un groupe d’hommes de confiance qui acceptent d’épier les faits et gestes du voisin pour le compte du Régime.

Il y aura donc, indépendamment des officiers municipaux, et le cas échéant au-dessus d’eux, le comité de surveillance.

Le  comité de surveillance de Varreddes fut mis en place le 27 octobre 1793. Onze hommes furent élus, lesquels acceptent, signent et promettent de remplir leurs fonctions à la réquisition du procureur de la commune et de la municipalité. Ces onze hommes prêtent serment en présence du conseil général de la commune.

Le comité de surveillance à également son mot à dire en matière de bienfaisance. On devine qu’il devait écarter tout besogneux suspect d’incivisme.

Le 4 frimaire 1793 (24 novembre), 24 membres, choisis parmi les officiers municipaux, conseil général de la commune, comité de surveillance (au total 53 votants) sont nommés pour désigner les personnes à secourir. 10 personnes à secourir désignées. Nous ne connaissons pas la liste des 53 votants.

Le moindre déplacement de village à village est matière à étroite surveillance, et occasionne le délivrance de laisser-passez.

Le 11 nivôse, an II (3 janvier 1794), J. Baptiste Plateau, domicilié à Longpont, présente son passeport et déclare son intention de passer cinq jours chez ses parents.

Le 20 frimaire, an II (10 décembre 1795), Nicolas Plateau déclare que Jean-Baptiste Plateau, son frère, arrivé malade « chez eux » depuis trois jours, séjournerait plusieurs jours à Varreddes.

Varreddes à également connu les visites domiciliaires faites – ainsi le dictait la loi- par l’autorité municipale chez les citoyens et citoyennes suspects de quelque attache au Régime aboli.

Le plus sérieusement du monde, on enregistre la déclaration de gens qui affirment ne recevoir aucune lettre contraire à la république.

Pour atténuer le ridicule de ces mesures vexatoires, on clame bien haut les exigences de l’intérêt de la chose publique. Page 107 du livre de greffe porte même la chère maxime des exaltés du moment : Liberté, Egalité, ou la Mort.

Robespierre étant au pouvoir, quel pouvait être le degré de sincérité de pareilles exclamations ?

En effet pour assurer leur sécurité et sauver leur tête, les petites gens, prises de frayeur, prudemment, hurlent avec les loups !

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 07:49

Marechal ferrant

 Caserne Maréchal de Luxembourg 

 Aucune main d’œuvre n’est négligeable, alors on liste, on réquisitionne… Les maréchaux et ouvriers du fer.

An II, 29 ventôse (19 mars 1794), le citoyen commissaire de Meaux vient requérir à Varreddes la liste des ‘ouvriers en fer’ pour la fabrication des armes, baïonnettes et sabres.

Le 5 fructidor de la même année (22 août), c’est le citoyen Lalberteaux, commissaire nommé à l’effet de mettre en réquisition tous les charrons et maréchaux environnants Paris dans un rayon de 15 lieues, se présente à Varreddes et enjoint à Lazare Lambert de faire 4 paires de roues, à Jean Barthélemy Leduc d’effectuer 3 paires de roues  qui seront ferrées  par le maréchal.

L’armée du Nord a besoin de couvertures. Par ordre du district de Meaux le 16 frimaire (6 décembre), la réquisition de couvertures est faite chez les particuliers aisés de la commune. La récolte( si l’on peut dire ) fut de 21 couvertures, payée entre 6 et 30 livres.

Le vin se fait rare en 1794, alors en cette année de l’an II, 8 pluviôse, Pierre Sandrin, brasseur à Meaux, n’ayant plus d’orge que  pour 15 jours, vient à Varreddes réquisitionner les 200 quintaux,  recensés par le commissaire de district. L’extrait du registre des délibérations du Conseil du district de Meaux porte : An II, 4 pluviôse) que Sandrin est « forcé d’interrompre sa brasserie, que la bière devient dans ce moment un objet de première nécessité, le vin devenant rare, que la brasserie Sandrin est la plus fréquentée, qu’il est autorisé à se faire livrer la quantité d’orge ci-après : suit la liste des 10 communes réquisitionnées. Brasseurs et officiers municipaux pourront sommer les cultivateurs de satisfaire à la livraison et dénoncer les récalcitrants à l’administration.

Et pour conclure les réquisitions, voici un spécimen du style des commissaires qui avaient découvert qu’un chargement de bois et de charbon, destiné à l’approvisionnement de Paris, avait été déchargé à Varreddes.

                                                           Liberté – Egalité

                                               Décret du 19e jour du premier mois.

              Le Gouvernement Provisoire de la France est révolutionnaire jusqu’à la paix.

Linertie du gouvernement etant La cause de revers, Les Delais pour Lexecution des Lois et de Mesure de sureté publique seront fixes. La voilation (violation) sera punie comme un attenta a La Liberté.

Paris ce 21 vantose de Lan troisieme de Lere Republicaine (11 mars 1795).

Les agents nationaux de la Navigation de lintérieur a Lagent natuional de la commune  de Varredds sur Marne Dept de Sein été Marne :

Nous sommes informée, cityoens, que malgré nos precedente Recommandations, des Bois et charbons de Bois destiné à Lapprovisionnement de paris, en ont été detrouné et Distribuée dans dautres ports Principalement dans ceux voisins de cette grande commune.

Larrivage de cette Espece d’approvisionnement nous Etant spécialement confié sous La surveillance de la commission des transports, par Larretté su Conseil du salut Public du 2 fructidor, il est de notre devoir de faire cesser un abu qui detruirait toutes les mesures prises Par le Gouvernement pour que Paris ne manque Plus.

Nous te chargeons en consequence de veiller a ce quaucun Batteau ou train de Bois destiné a son approvisionnement, ne soit déchargé dans Larrondissement de la commune, et a cette Effet, dans le cas ou quelqu’un si arretteroient, tu es autorisé à te faire representer la lettre de voiture Indicative de La destination, dont les Mainiers et conducteurs De Trains doivent estre porteurs, et a Requerir auprès de la municipalité Les mesures nécessaires non seulement pour Empecher de dechargement Mais pour accélérer la Marche des trains et Bateau arretté.

Tu voudra Bien Donner connoissance de cette Lettre a la Municipalité ; et en requerir la transcription sur ces Registres. Nous le prevenons qu’en conformité de Laretté du Comité du salut Public du 2 fructidor, qui appelle toutes les autorité constituées à concourir sous Leurs Responsabilité à Lapprovisionnement de paris en Bois et charbons, nous mettons sous latienne et sous celle de la unicipalité, toutes les soustractions de Bois et charbons destiné a cette approvisinnemt, qui auroient <lieu dans votre arrondissement et que nous serions, forcée de provoquer des mesures severres aupres du comité de salut public.

Salut et fraternité.

Clioult et Bernard

En dépit de la raison d’Intérêt National, toutes ces inquisitions et réquisitions étaient faites pour décourager les meilleures bonnes volontés.

Finalement, nos Citoyens ne furent jamais aussi peu libres de leurs biens et du fruit de leur travail !

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 20:57

Sansculottes

Tout doit être réquisitionné, répertorié. Ne faut-il pas alimenter les cordiers de Meaux et même l'imprimerie nationale?

On n'oublie donc pas de requérir les chanvres, produit cultivé à Varreddes sur une vaste échelle.

Le 4 pluviôse An II (23 janvier 1794), la commune de Varreddes doit fournir du chanvre pour les quatre cordiers de Meaux, à chacun un millier pour faire des cordages. Chaque Varreddois doit fournir à proportion de ce qu’il a déclaré au recensement fait le 10 frimaire. Un délai huitaine est consenti. Huit jours plus tard le 13 pluviôse (1erfévrier), le village doit de nouveau fournir aux cordiers de Meaux 4.000 livres de chanvre : « chaque individu » de la commune devra fournir 20 livres pour cent déclarées au recensement du 10 frimaire.

26 ventôse (16 mars), Etienne Champions, cordier à Dammartin est autorisé à s’approvisionner en chanvre à Varreddes.

Le 23 prairial (11 juin), le citoyen Jean Philippe Lormier, commissaire pour la réquisition des chanvres en seine et Marne, exhibe une commission portant l’en-tête chere aux exaltés du moment : « Liberté, Egalité, ou la Mort ! » (Page 107 du Livre de Greffe). Il réquisitionne le chanvre en branches devant faire partie des 500 livres demandées au département de Seine et Marne pour le service de l’imprimerie des Lois. On fait avertir à midi au son de la caisse les citoyens et les citoyennes qui ont du chanvre en branches et n’en ont pas un besoin absolu, de le porter dans les 2 heures à la maison commune au prix légal de 13 sols 8 deniers la livre. On apporte 157 livres de chanvre.

Le 20 frimaire de l’An III (10 décembre), l’inspecteur pour l’agence générale des transports militaires, vient réquisitionner tous les chanvres de la commune- ancien et nouveau- « au tarif qui en a été fait » … Et le 24 frimaire (14 décembre), la commune fournira 3.500 livres de chanvre réparties entre environ 200 citoyens. La valeur en sera payée par le Receveur du District.

Les denrées les plus diverses et les plus inattendues ont-elles-mêmes attiré l’attention des gouvernants : bois de chauffage, rouennerie, cuirs, chaussures, sel, viande de boucherie, porcs, vin,  couvertures, orge à brasser, sabres, avoine, paille, charbon de bois, main d’œuvre des « charretiers de rivière ».

Voici quelques réquisitions :

Rouennerie

4 novembre 1793 : déclaration par Nicolas Rouyer de marchandises en la possession de Jean-Marie Favre, « marchand savoiar du département du Mont-Blanc », en présence de Jean Nicolas Charles le Bel :

-          51 mouchoirs,

-          22 paires de bras

-          11 cravates et 2 bonnets,

-          44 paires de bas, etc, etc…

Cuirs :

1793. 2 frimaire (22 novembre). Sur ordre du district, enquête chez les cordonniers de la commune aux fins  de connaitre leurs approvisionnements en cuir. Nicolas Rouyer en a pour 40 paires de souliers ; J. Claude Chef pour 30 paires et Claude Chef pour 12 paires.

Vin :

10 frimaire (30 novembre). Assemblée au sujet du recensement du vin de la commune demandé par le District.

Antoine Denisot, aubergiste à Chambry, déclare avoir acheté de Pierre Miotte le 25 novembre, deux pièces de vin, n’avoir pu les enlever de suite, être venu pour les enlever et avoir constaté que Miotte les avait vendues et laissé  enlever.

Animaux de boucherie : Au second de la République une, Indivisible et Impérissable – 6 frimaire (26 novembre). Déclaration faite par Nicolas Royer de l’achat de « deux chaiv. (chèvres), une vache et six vaux ».

Armes : 15 floréal (4 mai). Recherche des sabres existants dans la commune. On en trouve 3 en tout. Les propriétaires sont requis de les faire porter au district de Meaux.

Porc et bestiaux ruraux : 2 floréal (21 avril). Ordre de District de recenser les porcs : réquisition de 8 à fournir par Varreddes et de choisir les éleveurs qui en ont deux.

17 floréal (6 mai) ; nouvelle réquisition de porcs. La huitième partie des porcs est en réquisition dans l’étendue de la République. Neuf Varreddois sont invités à garder les leurs en vue de la livraison éventuelle.

3 mésidor (21 juin), réquisition d’un porc, chez le citoyen Pierre Leduc, « comme étant aisé », fournira celui qui lui reste des deux qu’il avait.

An III, 16 brumaire (6 novembre). Le citoyen Bonard, maire de Meaux, transmet l’ordre de recenser « tout les bestiaux rureaux dans toute l’étendue de la République ». C’est le citoyen Tissot le jeune, membre de la société populaire de Meaux, qui est autorisé à se rendre à cet effet à Varreddes.

Et ce n’est pas fini, il y a encore mieux dans le genre…..

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 21:45
En pays agricole, la question des charrois est au premier plan des préoccupations et des moyens d’action.
Eux aussi sont naturellement matière à réquisition. Le détail qui suit montre à quel degré d’exaspération peut être poussé une population soucieuse de l’intérêt public mais exagérément mise à contribution.
John Constable
'La Charette' (1821), peinture sur toile de John Constable (1776-1837)
 1er novembre 1793, nomination de neuf commissaires pour la réquisition des chevaux qui se transportent chez les particuliers et reçoivent les déclarations de :

-          Chevaux de trait………74

-          Chevaux de somme …..30

6 novembre 1793. Après la demande du district de Meaux (30 octobre) d’une voiture attelée pour charger au magasin des fourrages (230 à 250 bottes de foin ou de paille) et conduire à Arras, on sonne deux fois la cloche ; « très peu de citoyens » aux deux assemblées. Jean Adam demande indemnité de 4 livres, 3 livres, 2 livres selon les classes de chevaux. La demande repoussée, Jean Adam et Jean Denis sont désignés d’office.

10 novembre. Réitération de la même demande par Jean Adam et Jean-Pierre Denis. Après grande discussion et imposition du silence par le maire, mise aux voix, et rejet de la demande.

An II, 6 Nivôse (26 décembre 1793). Les citoyens Jean-Denis Leriche, Jean-Pierre Leduc, cultivateur, et Rouyé, ayant été nommés pour fournir les deux voitures réquisitionnées pour les armées du Nord, «d’après une grande discution de toute la commune a qui n’yroit pas, lesdits citoyens ont été désignés d’office pour les charrois demandés par le réquisitoire du citoyen Godefroid, représentant du peuple, afin de compléter le convoi de cinquante voitures chargées du transport des fourrages de Château-Thierry à l’armée du Nord. Chaque voiture sera attelée de trois ou quatre chevaux.

Le lendemain, 7 nivôse, nouvelle assemblée. Le District demande une troisième voiture. Jean Plateau, fils de Jean, fournira deux chevaux et la voiture. Etienne Clairet un et Jean-Pierre Clairet un.

9 nivôse (29 décembre). Visite des chevaux de Pierre Leduc, dont l’un à ‘la jambe gorgé’, l’autre est blessé ‘sur les cottes et incapable de porter la sellette’ ; le citoyen Thiou fournira un cheval de limon à la place.

An III, 3 Ventôse (21 février 1794).  Deux cultivateurs sont désignés pour « faire » la voiture requise de Varreddes, se rendre à Meaux « pour charger à l’Egalité-sur-Marne » où la destination sera indiquée.

An II, 7 Ventôse (25 février). Réquisition de 3 voitures (ordre du District du 6) qui devront se transporter le 8 à Nanteuil où on leur donnera destination. Parmi les six personnes réquisitionnées, il y a une jeune veuve.

An II, 27 Germinal (16 avril). Deux commissaires viennent faire exécuter la loi du 20 courant sur la réquisition des chevaux pour le service des armées.

Le 3 Floréal, Hédiard, commissaire de Meaux, requiert un état complet des chevaux de Varreddes (trait, monte, somme, infirmité, âge, taille).

Le 21 floréal (10 mai), il y a une assemblée pour la désignation de deux charretiers à fournir par la commune. « Après beaucoup de discussion, il ni a eu aucun mode de tirage d’accordé. » La séance est ajournée au lendemain, 5 heures du matin. Le 23 Floréal (12 mai), on convient que tous les charretiers en place depuis trois mois chez les fermiers tireront au sort entre eux, en présence de la Municipalité et du conseil général le lendemain, et le 26 Floréal an II (15 mai), réunion «dessous larbre de la liberté » pour l’estimation des dix chevaux. On désigne comme charretiers : Jean-Baptiste Reins, Jean-Baptiste Bondo, et comme suppléant, «en cas de reffus », Arnaud Leriche.

Les femmes de J-B Reins et J-B Boudon recevront la subsistance nécessaire « pour leur alliment a eu et à leurs enfants ».

Les citoyens les plus aisés fourniront chacun un drap de lit. Lesdits draps seront convertis en bâches pour les deux voitures et chaque bâche est estimée à 45 livres.

La première voiture est estimée à 500 livres et la seconde à 300 livres, par le charron.

Les réquisitions de voitures ne se passent pas toujours comme le souhaiteraient les commissaires, ainsi le 13 Messidor (3 juillet), Jean Plateau oppose le mauvais état de sa voiture. Lazare Lambert et Barthelemy Leduc, charrons, visitent la voiture, la trouvent « bonne et valable, à l’exception qu’elle n’est pas équipée, et ce n’est que de la négligence dudit Plateau qui, depuis deux jours, a eu le temps de la faire équiper » !!

Il arrive également que les commissaires réquisitionnent douze voitures au lie de huit. Les expériences leur ont appris à compter avec les indisponibilités de matériel et à se méfier de la mauvaise volonté éventuelle des administrés.

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 21:24

La réquisition des grains entraine celle des batteurs. Le District s’attend à rencontrer des récalcitrants. Aussi des menaces d’arrestation stimulent elles les bonnes volontés hésitantes ?

Blé

Le battage des oeillettes (1806) de Désiré farançois Laugée

Peinture sur toile (Musée de Bordeaux)

Le citoyen Canda, de Poincy, nommé commissaire, dispose dans ce but de la force armée.

Les batteurs en activité sont officiellement désignés dans les communes.

 

An II, 22 ventôse (12 mars 1794). Les commissaires du District demandent la liste des habitants de Varreddes capables de s’employer au battage des grains.

Les officiers municipaux répondent que « leur commune ne possédoit même pas assez de frain pour sa consommation, qu’il ne restoit presque plus à battre ». Ils désignent cependant  huit hommes du village comme batteurs en activité, lesquels sont placés sous la surveillance de la municipalité et de l’agent national.

17 thermidor (4 août), le citoyen Canda, de Poincy, commissaire, enjoint de « soyer préférablement à toutes autres ouvrages même de l’agriculture sous peine de procès-verbaux contre les récalcitrans qui seront mis en éta darrestation et punis suivant la rigueur des Loix ; »

Un mois après (11 septembre), nouvelle réquisition et nouvelles menaces :

Aujourdhuy vingt cinq fructidor Lan 2d de la republique une et indivisible le Citoyen Canda de poincy nommé  commissaire de district de meaux pour pressez le battage des grains, et metre tous les citoyens propres aux battages en requisition et de faire livrez fur et mesure au magazin des subsistance de paris san desemparer, sur la responsabilité collective et individuelle desdits officiers municipaux, sy des citoyens par malveillance se refusoit à la requisition seront conduit par la force armé a la barre de ladministration. Fait en la maison commune le jour et an signé.  Canda.

 

Et pour transporter les grains il faut des …  charrois

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 21:46

24 Prairial an II (12 juin 1795), il est adjoint à huit cultivateurs du pays de ‘faire rebattre’ leurs gerbes vieilles et nouvelles et de rendre compte du produit.

La fréquence et l’importance des réquisitions de blé ont raréfié la précieuse denrée ; aussi, l’on vole pour satisfaire aux besoins particuliers.

Carte-postale Les-glaneuses de MILLET

Carte postale - Les glaneuses de Millet

 

Les cultivateurs sont aux abois et voici qu’il faut désigner un messier de nuit pour assurer la protection des récoltes.

C’est au cours de la délibération du 20 juillet 1795 que les appréhensions les plus vives se font jour concernant l’avenir :

« Aujourdhuy Deux thermidor Lan trois de Lère Republicaine. Nous officiers Municipaux et agent national de la commune nous Etant transporté au lieu dit la grève, après y avoir été requis par le citoyen Jean Adam, cultivateur en notre commune, pour faire la visite d’un fraguent délit fait sur sa pièce ensemencé en seigle Bon a coupé, nous avont vue et Examiné, nous avont Extimé Les Epie qui avoit été détaché a peu près de quatre a six pouces de LEpie environ un quartié a moitié coupé, c’est ce qui causse une grande appréhension pour la moisson prochaine tant dans notre commune que dans les autres pour la grande dissette qui est partout, nous demandons à ladministrateur quelle authorise la municipalité a nommer des personnes quelle Jugera a propos pour veiller tant a autre la nuit pour la suretté et la tranquilité de la commmune sans cependant que personne ne soit dérangé de ses travaux.

Faite au gref de Varreddes le jour et an que dessu et ont signé

« Grapin officier – deboeuf agent – Chef officier ; Jean adam.

Une dizaine de jours après, le 13 Thermidor (31 juillet), le Conseil assemblé confirme-t-il, dans sa fonction de garde champêtre le citoyen François Garcin, « en activité de sezrvice, s’étant toujours bien comporté, reconnu de bonne vie et mœurs », moyennant le traitement de 1.000 livres, majorées de dix sols l’arpent à payer par chaque propriétaire. (Cinq signatures d’officiers, cinq de notables ;)

De l’examen du livre de greffe, il ressort que, jusque là, Garcin était payé par chaque propriétaire et que le traitement de mille livres est innovation nécessitée par le service intensif de jour et de nuit récemment inauguré.

« Ladite somme de mil livres sera réimposé au marc la livre de l’Imposition foncière de laditte anné ; »

La force armée chez l’habitant

An IV (fin Vendémiaire ou commencement de Brumaire, jour non précisé), septembre-octobre 1795.

Ordre aux cultivateurs de battre et de conduire à Meaux le contingent prévu de 7 quintaux par marché « Les cultivateurs nayant point fourny leur contingent le marché passé, la municipalité de Meaux ayant été forcé denvoyé la force armée chez chaque cultivateur en retard afin de conduire au marché samedy prochain le contigent areté… »

Le 5 Vendémiaire, une nouvelle répartition des 7 quintaux de grains à fournir par marché pendant l’année (14 quintaux par semaine). « Lavont fiat plus juste », déclarent les officiers municipaux.

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 20:29

Liberte 1

Il y a 80 ans aujourd’hui (11 sept. 1932), était inaugurée, route de Varreddes à Meaux, le monument américain, gage d’amitié des Etats-Unis envers la France.

Petit retour en arrière : La France avait offert en 1886, à l’occasion du centenaire de déclaration d’indépendance américaine, la statue de la Liberté. Plus exactement « La liberté éclairant le monde ».

Cette statue, sculptée par Bartholdi, avait été offerte en signe d’amitié Franco-américaine.

En retour, des mécènes américains ont offert  ce cadeau à la France pour rendre hommage aux soldats de la bataille de la Marne.

La restauration du monument, due à l’inauguration du musée de la grande Guerre, met en valeur tous les symboles de ce qui reste du champ de bataille de la Marne : enchevêtrement des corps, souffrance, abandon…

Il symbolise, sous les traits d’une femme nue, la France se dégageant des ennemis tout en soutenant un de ses fils qui vient de se faire tuer pour elle.

Cette femme qui pleure ses morts avec, à ses pieds, le chien qui conduit les âmes vers la mort, le coq représentant la France et le glaive brisé symbolisant la lutte héroïque.

Ciselé dans la pierre du socle, l’ordre du jour de Joffre :

Liberte 2 « Au moment où s’engage

Le salut du pays, il importe de rappeler à tous

Que le moment n’est plus de regarder

En arrière ; tous les efforts doivent

Etre employés à attaquer et refouler

L’ennemi ; une troupe qui ne peut plus

Avancer devra coûte que coûte garder

Le terrain conquis et se faire tuer

                     Sur place plutôt que de reculer. »                                    

Frederick William Mac Monnies, créateur de cette œuvre, disait : « Je voulais quelque chose de colossal pour la bataille de la Marne ».

Il a fallu seulement 18 mois pour ériger ce monument constitué de 220 morceaux pesant chacun de 1 à 6 tonnes.

C’est en février 1927, que, parmi les différents lieux choisis par les mécènes américains,  Meaux l’emporte sur le bois de Vincennes et la Porte Maillot… François de Tessan, député de Meaux, grand ami des Etats-Unis avec qui il entretenait des liens très étroits, n’est sûrement pas étranger dans ce choix.

Le 11 septembre 1932 : 30.000 personnes environ ont assisté à l’inauguration de ce cadeau fait à la France, en présence du maréchal Pétain et d’Édouard Herriot, Président du Conseil qui, au cours de cette cérémonie, eut un entretien très remarqué avec le général Weygand.

Venu seulement en visiteur, Albert Lebrun, Président de la République, ne prononça pas de discours.

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 21:44

Parmi les réquisitions, il  faut  approvisionner le marché de Meaux… Et deux fois par semaine !

La quote-part des cultivateurs de Varreddes monte au total de 36 septiers par semaine.

Marché

 Tableau de Delort, "Hallali dans un marché", a pour décor la halle antérieure à 1877

 une chasse à courre aristicratique, à la fin du XVIII, sème la panique parmi les maraîchères...

 

Chaque villageois est taxé proportionnellement à ses possibilités. Ainsi le 12 Frimaire an II (2 décembre 1793), 10 familles doivent approvisionner en blé le marché de Meaux. Les 36 septiers sont répartis de la façon suivante : 4 cultivateurs doivent 6 septiers et les 6 autres deux septiers.

Trois mois après, la part de Varreddes n’est plus que  de douze  septiers par semaine, à savoir  six septiers par marché. A cette occasion, la municipalité ose souligner l’absurdité du transport du blé à Meaux et sa distribution faite à Meaux aux consommateurs varreddois obligés d’y aller perdre leur temps. La cession directe sans déplacement inutile serait autrement pratique… Mais on est en pleine terreur. La délibération des municipaux de Varreddes, si courageuse soit-elle en son principe, sue-la peur.

Pour affirmer l’à-propos d’une mesure si pleine de bon sens, la Municipalité se fait appuyer par des notables.

L’ENA n’existe pas encore, mais l’administration en place ne manque pas d’idées pour imposer les cultivateurs : voici l’impôt foncier en nature pour le marché de Meaux. 

Le 15 Brumaire an IV (6 novembre 1795) , en présence du citoyen Souchon, de Meaux, est faite une nouvelle répartition des quantités de grains à fournir par les cultivateurs de Varreddes à chaque marché à Meaux : 6 quintaux

Le 12 Frimaire an IV (3 décembre 1795), soit un mois après, le commissaire délégué, Charles-Laurent Piroux, réquisitionne 200 quintaux de grains à fournir par les cultivateurs de Varreddes et à verser dans les trois jours au magasin de Meaux, à titre d’acompte sur l’impôt foncier en nature ; une liste de 18 cultivateurs est dressée mais cela ne dispense nullement les 20 citoyens du contingent ordinaire pour le marché du samedi suivant le 14 Frimaire (parmi les citoyens ordinaires nous trouvons le meunier, le notaire une veuve, et ça continue…)

Le 23 Nivôse an IV (13 janvier 1796), nouvelle réquisition de 14 quintaux de grains par semaine pour l’approvisionnement du marché.

C’est une pluie de réquisitions tout au cours de ces années :

11 Mesidore an III (20 juin 1795), le citoyen Vial fait réquisition à Varreddes de 30 quintaux de grains ou farine par les cultivateurs qui se trouvent avoir plus que leur consommation et à faire conduire à Meaux.

18 Fructidor an III (4 septembre 1795), réquisition de 7 quintaux de grains par marché pendant toute l’année, et le 26 Fructidor c’est 17 quintaux.

Une nouvelle interprétation du droit va rendre plus exigeants encore les commissaires du district : Les Cultivateurs ne sont que des dépositaires.

Non contents de faire sentir le poids de leur autorité les commissaires du district sauront, le cas échéant, toucher la corde sentimentale en faveur des ‘frères de la capitale’ :

6 Pluviôse an III (25 janvier 1795), réquisition de grains pour l’approvisionnement de Paris, Varreddes est taxé pour 1.235 quintaux.

Nomination de deux commissaires chargés de dresser l’état des propriétaires de grains, lesquels n’en sont que les dépositaires et n’en peuvent disposer sans encourir les peines portées par l’article 14 de la loi du 19 Brumaire précédent. Délais 3 jours !!

Le 16 Pluviôse (4 février), on n’a pu trouver que 546 quintaux. Piroux, commissaire, vient réclamer la différence jusqu’à concurrence des 1.235 quintaux, soit 689 quintaux dont les officiers municipaux sont rendus responsables.

6 Floréal an III (25 avril) : réquisition de 24 quintaux de grain à conduire le jour même par la voiture de Jean Adam.

15 Floréal an III (4 mai), le citoyen Dalençon aîné, commissaire aux battages et versements de grains (approvisionnement de Paris), fait réquisition, dans le plus bref délai, de 304 quintaux 80 livres de grains (deux tiers de l’excédent du tableau du dernier recensement).

« Ledit commissaire compte assez sur le patriotisme des membres composant la municipalité, sur leur humanité envers leurs frères de la capitale réduits à la plus grandes détresse, sur leur confiance dans les promesses de la Convention, pour croire qu’ils feront les plus grands efforts et les derniers sacrifices pour satisfaire à la présente réquisition. »

La fréquence et l’importance des réquisitions vont avoir de graves conséquences…

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 21:06

Les réquisitions ont pesé lourdement sur les Français et les Varreddois entre 1790 et 1800. La guerre contre l’étranger en faisait une nécessité.

Homme houe

L'homme à la Houe (J.F Millet (1860-1862)

Les hommes qui avaient pris le pouvoir les appliquaient sans faiblir jusqu’aux villages perdus au fond des lointains départements.

Ils ne pouvaient ignorer les ressources agricoles de la Brie, trop proche de Paris. Varreddes va donc subir dix pénibles années.

Les réquisitions s’entremêlaient et souvent même se superposaient à deux ou trois jours de distance.

En  parcourant le livre de greffe, une impression se dégage ; celle du malaise profond qui oppressait les villageois de cette rude époque.

Les réquisitions de différentes natures ne se catégorisaient pas, mais pour une meilleure compréhension du récit je les ai catégorisées, cela sera  plus simple.

 Recensement des grains :

L’homme des champs, aime par-dessus tout sa tranquillité, et voit d’un mauvais œil toute intrusion dans ses affaires personnelles, en l’occurrence les visites de commissaires en vue de recenser les grains

Les commissaires ont beau être connus de chacun et invoquer les liens qui doivent rattacher les Varreddois ‘aux frères de la commune de Paris et de la Ferté-sur-Marne’ on ne trouve pas toujours de quoi compléter le contingent.

Ainsi le 1er septembre 1793, de l’an II de la République, le maire, les officiers municipaux et conseil général sont obligés, suite à la séance du 27 août, de réquisitionner deux commissaires pour recenser les grains existants dans la dite commune.

Le 2 Frimaire 1793, un commissaire et nommé par le directoire du district de Meaux pour faire le recensement des grains, fourrages et paille de la commune. Il lui sera adjoint quatre commissaires ‘pour lui aider dans son opération, pour aller assister avec lui de maison en maison.’

Le 6 Messidor de l’an III (24 juin 1794), le conseil général, le Comité général perquisitionne chez tous les citoyens de la commune.

Quelques mois après, le 7 Germinal an II (27 mars 1795), 7 commissaires avec 7 adjoints, sont chargés d’opérer à Varreddes le recensement des grains.

Le 23 Germinal an III, un agent national de la commune, demande une indemnité en faveur de la commune, ‘attendu que la commune est très considérable’… Et le représentant du peuple déclare que le cinquième des grains existant à Varreddes doit être versé entre les mains de la municipalité pour être reversé –en moitié- à la commune de Paris.

Et le 30 Germinal an III (19 avril 1795), nouvel ordre de recensement des grains et farines, pour faire la répartition des vivres à chaque habitant de la commune pour l’espace de deux mois et en vue de pourvoir aux besoins ‘de nos frères de la commune de Paris et de la Ferté-sur-Marne dont la réquisition a été assigné par le Citoyen Cornu, commissaire à cet effet’

Un mois plus tard, le 10 Prairial an III (29 mai 1795), c’est le recensement des farines, grains battus et à battre par le citoyen Bouton, marchand à Meaux, accompagné de Duval, maire et de Grapin , officier. Quantités trouvées :

-          199 quintaux 37 livres de farine,

-          43 quintaux 30 livres de blé en grains,

-          22 quintaux 10 livres de seigle,

-          6 quintaux d’orge,

-          180 quintaux 55 livres d’avoine.

A cela s’ajoute une étroite surveillance sur la circulation du blé. Ainsi Adam fils, du moulin de Varreddes, se voit un jour confisquer treize sacs (sur cent dix), qui sont conduits à la mairie pour n’avoir pu exhiber la lettre de voiture qui, réglementairement, aurait dû accompagner le convoi par bateau. Le procès verbal peint bien les mœurs de l’époque.

L’achat de blé chez les particuliers est également étroitement surveillé.

24 septiers pris à Varreddes le 29 juillet 1793 par Manteau boulanger à Meaux, pour l’approvisionnement de Paris.

Cette réquisition donne lieu à un procès verbal mais dix jours après, le district s’en mêle et veut empêcher la livraison parce que le marché a été conclu sans son ordre formel.

On profite de la leçon, dès ce jour, les demandes d’autorisation se multiplient…

(Source: bulletin paroissiaux)

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 16:10

Avec la Révolution c’est l’élection de la première municipalité de Varreddes, c’est également  de nouvelles fêtes : la fête de la Fédération, la fête de l’arbre de la Liberté.

Plantation arbre de la Liberté Plantation d'un arbre de la liberté

L’élection de la première municipalité de Varreddes fut annoncée au prône deux dimanches consécutifs en janvier 1790.

L’élection eut lieu le premier dimanche de février, dans l’église même, à la suite des offices. Furent élus :

Maire : Duval Jean-Nicolas,( vigneron)

Officiers municipaux : Jean Ménil, Jean Piettre, Gaillet (instituteur), Etienne-François Moreau et Chibon.

Notables : Jean-Nicolas Lebel, Andry, Jean Collinet, Jean-Denis Leriche, Arnoul Leduc, Chéron, Plateau, Jean Doyen.

Procureur : Debœuf.  (Arch. de V. Registres municipaux).

 

La même année, cette municipalité présida le 14 juillet, à la fête de la Fédération, qui fut célébrée à Paris et dans toute la France avec enthousiasme.

Cette fête fut annoncée à trois reprises différentes par les  cloches de l’église. Elle commença par une messe chantée avec la plus grande solennité et à laquelle assista la plus grande partie des habitants. A l’issue de la messe, le maire reçut des citoyens, dans l’église même (il n’y avait pas encore de maison commune), le serment d’être fidèle à la nation, à la loi, au roi. Un ‘Te Deum ‘termina la cérémonie.

Dans la journée, il fut fait, par la municipalité, des distributions de vin et d’argent et la soirée fut consacrée aux divertissements. (Archives)

Le 4 Ventôse, an II, 22 février 1794, on décidera la création d’une mairie : « Il seroit faite ouverture d’une porte à l’Ecole des filles sur la rue et rebouché l’autre de lalé pour en faire la maison commune ou nous tiendrons nos séances ».

Rien de plus logique, les locaux de l’école de filles, rue Neuve, spacieux et en bon état, étaient capables d’abriter simultanément les services municipaux, hospitaliers et scolaires.

Une autre fête qui fut célébrée aussi ave joie fut la plantation de l’arbre de la Liberté sur la place publique. Il a été rédigé de cette solennité un procès-verbal qui a disparu (pp 10-11).

Le 26 Floréal, an II (15 mai 1794), on réunira « dessou larbre de la liberté » dix chevaux réquisitionnés, pour procéder à leur estimation et signalement.

De cet arbre et de son emplacement précis, un vague souvenir subsiste par tradition orale d’Antoine Brébant (Né en 1826, décédé en 1909, il était âgé de vingt-deux ans en 1848, lors de la plantation du second arbre de la liberté), planté sur le carrefour formé par la rue de l’Eglise, la rue du four et la rue Neuve, à environ cinquante mètres du grand portail de l’église.

Les délibérations de 1848 n’en parlent pas, mais en vertu de l’esprit traditionaliste de Varreddes, on considérer cet emplacement comme étant celui de la l’arbre de la Liberté planté en 1790.

C’était l’emplacement le plus adapté à ce genre de manifestation : la place de la Mairie actuelle, alors existante, n’étant pas assez centrale et la place du portique des pompiers étant encore exclusivement affectée aux sépultures. (source Abbé Dubois)

 

C’est la fête, mais cela ne dure pas. Il y a le revers de la médaille : les réquisitions en nature de tout genre…

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