Malgré la défaite de l’Allemagne, en Europe, le Japon, bien que très affaibli montre toujours des signes de résistance acharnée. Les combats sur les îles Iwo Jima (20703 japonais et 6821 américains tués) et Okinawa ont été extrêmement sanglantes.
Les Américains, craignant une invasion du territoire japonais, prépare l’opération « Downfall » (effondrement). Cette opération aurait coûté des centaines de milliers de soldats américains et des milliers de japonais civil militaire.
Avec le projet « Mahattan », recherche ultra-secret et couteux, les Américains aboutissent à la création de la bombe atomique. Il décide donc l’utilisation de cette bombe comme moyen de forcer le Japon à capituler et de démontrer un monde ainsi qu’à l’union soviétique (Staline) en particulier, leur suprématie militaire.
Le choix de bombarder, la ville d’Hiroshima ne se fait pas au hasard. Hiroshima, en 1945 est une ville militaire et industrielle (a ment) importante. Elle abrite également le quartier général de la deuxième armée du Japon. De plus, Hiroshima a été relativement épargné par les bombardements conventionnels. De ce fait, le largage sur la ville va permettre une évaluation plus précise des effets de la bombe atomique.
Surnommée « Little Boy » (l’enfant), la bombe atomique est accrochée à l’intérieur de la soute à bombes du « super forteress, B 29 », baptisé « Enola Gay », en souvenir de la mer du commandant de bord et pilote de l’appareil, le colonel, Paul Tibbbets.
Île de Tinian
Lundi 6 août 1945, sur ordre du président des États-Unis, Harry Truman, à 2h45 du matin, un équipage composé de 12 hommes dont quatre scientifiques décolle de île Tinian dans le Pacifique en direction du Japon.
Hiroshima 8h15 heure locale.
Après 3h30 de vol et 2600 km parcourus, le B. 29 survol la ville d’Hiroshima. L’avion est à 31 060 pieds (9470 m) au moment où le majeur Thomas Freebee, responsable de la visée et du langage, largue, la bombe à uranium sur les 22500 habitants d’Hiroshima.
La bombe d’une puissance de 15 Kilotonne de TNT explose à environ 580 m au-dessus de la ville faisant 140 000 morts.
A ce jour il reste encore environ 19 000 « Hibakushas » (littéralement « personnes affectées par l’explosion), qui milite pour la promotion de la paix et du désarmement.
L’équipage :
- Paul Tibbets, commandant de bord et pilote du B29 a continué sa carrière de militaire jusqu’au moment de sa retraite en 1966 puis a travaillé dans le secteur privé. Il est décédé le 1er novembre 2007
- Robert A Lewis, Capitaine, copilote.
- Thomas Freebee, Major, bombardier
- Théodore “Dutch” Van Kirk, Capitaine, navigateur.
- Jacob Beser, Second lieutenant, contre mesure électronique.
- John, lieutenant-colonel, officier de renseignement.
- Maurice R. Jeppson, lieutenant, armurier responsable système armement.
- Joe Stiborik, sergent, opérateur radar.
- George R. Caron, sergent, mitrailleur de queue et photographe.
- Robert H. Shumard, sergent, assistant ingénieur de vol.
- Private First Class Richard H. Nelson, opérateur radio.
- Staff sergent Wyatt E. Duzenbury, ingénieur de vol.
Photo :
Lorsque le vent violent de l’explosion frappe le bâtiment presque entièrement à la verticale, le centre aux murs épais a miraculeusement échappé à l’effondrement. Les habitants d’Hiroshima l’ont surnommé « Dôme de Genbaku », car le toit en forme de dôme, caractéristique du bâtiment n’a survécu qu’a l’état de squelette en forme de parapluie.
