Petit plaisir personnel, moi aussi j’ai (re) construit Notre Dame de Paris.
Puzzle métallique 382 pièces. Dimension de la cathédrale : L15,1cm ; l6,1 cm ; H 10,7 cm et 91H de montage.
Quelques éléments en attentent de fixationFaçade avec ses 2 tours
Notre Dame
La construction de Notre-Dame de Paris chef-d’œuvre d’art de l’architecture gothique a commencé en 1163 sur l’impulsion de L’évêque Maurice de Sully. Les travaux ont duré près de deux siècles avec des ajouts et modifications jusqu’au milieu du XIVe siècle.
La cathédrale est célèbre pour ces arcs-boutants, c’est vitraux, ses gargouilles et sa flèche entre (ajouter au XIXe siècle par Viollet-le-Duc)
Rosace SudRosace Sud
Quelques chiffres sur ce monument exceptionnel
Longueur totale : 128 m, largeur de la façade : 48 m ; de la nef : 12 m
Hauteur des tours : 69 m ; de la flèche : 96 m ; sous voutes : 35 m
Diamètre rosace Nord : 10 m ; sud ; 13 m
Étapes de la construction de Notre-Dame,
1163 : Pause la première pierre par l’évêque Maurice de Sully, le cœur est achevé en 1182.
1200–1225 : Construction de la neuf et des bas-côtés.
1225–1250 : Achèvement de la façade Ouest avec ses deux tours emblématiques.
XVIIe siècle : Ajout des rosaces Nord et Sud, ainsi que les arcs-boutants pour soutenir les murs.
XIVe siècle : Fin des travaux majeurs mais des modifications et ajouts se poursuivent jusqu’au XIXe siècle, notamment avec la flèche de Viollet-le-Duc (1859-1860).
Vue sur les toits
L’Incendie de la cathédrale
15/4/2019 vers 18h20 le feu ravage une grande partie de la toiture de la cathédrale, provoquant l’effondrement de la flèche de la cathédrale.
L’incendie a mobilisé plus de 400 pompiers et duré près de 15 heures avant d’être maîtrisé. Grace à intervention la structure principale de la cathédrale, les deux tours et les trois roses ont peut-être sauvé, mais les dégâts ont été considérables, notamment au niveau de la voute du Transept.
Coté SUD
La restauration après l’incendie de 2019
La générosité de 340 000 donateurs de France et du monde entier a permis de rebâtir Notre-Dame de Paris.
Plus de 2000 compagnons et artisans d’art, architectes et ingénieurs, hommes et femmes de multiples disciplines, passionnés, talentueux, on relever le défi de rebâtir Notre-Dame.
15/4/2019 a août 2021 : 1ere phase du chantier, la sécurisation de l’édifice.
2019-2024 : Travaux de déblaiement, consolidation de la structure, reconstruction de la charpente (en bois en respectant les techniques médiévales), restauration des vitraux, des sculptures et des décors intérieurs.
8 décembre 2024 et Réouverture au public en décembre, après 5 ans de travaux.
Le 15 août 1945 marque la fin définitive de la deuxième Guerre Mondiale.
Retour 3 mois en arrière.
7 mai 1945
A 2h 41 du matin, heure locale, dans une école technique de Reims (aujourd’hui lycée Roosevelt), quartier général du général Dwight D. Eisenhower l’Allemagne nazie signe sa capitulation sans condition. Les généraux Alfred Jodl pour l’Allemagne, Eisenhower pour les alliés (Anglais-Français), Sousloparov pour l’URSS signe le document de capitulation qui entre en vigueur le 8 mai à 23h 01 (heure Européenne).
8 mai 1945
Victoire en Europe, (V E Day)
Le 7 mai lors de la signature de la capitulation de l’Allemagne nazie à Reims, Staline demande, une seconde cérémonie de capitulation à Berlin, dans le quartier général soviétique à Karlshorst le 8 mai 1945, vers 22h 43 (heure de local de Berlin) pour marquer officiellement la fin des hostilités en Europe.
Ce jour marque la capitulation sans condition de l’Allemagne, nazi, mettant fin à la guerre sur le front Européen, après six années de conflit, bien que la guerre poursuivre le Pacifique jusqu’à septembre 1945,
6 et le 9 août 1945
Le largage des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki contraigne le Japon a accepter les termes fixés par les Alliés lors de la conférence de Potsdam.
15 août 1945
L’empereur Hirohito annonce à la radio la capitulation sans condition du Japon, mettant la fin de la seconde guerre mondiale.
Cet évènement, est connu sous le nom de « V–J Day ». (Victory Over Japan Day) dans les pays alliés.
2 septembre 1945
La capitulation officielle du Japon est signée le 2 septembre 1945, à bord du cuirassé américain, USS, Missouri, dans la baie de Tokyo avec comme conséquences :
Fin des combats en Asie et dans le Pacifique,
Début de l’occupation allié du Japon, qui durera jusqu’à 1952.
Le Japon renonce à ses ambitions impérialistes
Il entame une période de reconstruction.
3 novembre 1946.
L’empereur Hirohito, promulgue la nouvelle constitution du Japon, entrée en vigueur le 3 mai 1947.
Ce texte rédigé sur l’occupation américaine après la guerre mondiale a profondément transformé le Japon :
Renoncement à la guerre : L’article neuf stipule que le Japon renonce « à jamais à la guerre comme droit souverain de la nation »
Démocratisation du pays : l’introduction d’un système parlementaire, garantit des trois fondamentaux et réduction du pouvoir de l’empereur à un rôle symbolique.
La constitution a été largement inspiré par les autorités américaines, notamment le général Douglas, MacArthur
Cette constitution, toujours en vigueur, aujourd’hui, à marquer la transition du Japon, vers une démocratie Pacifique et un État droit.
Un peu d’humour
Le 3 novembre 1946, fut marqué par un deuxième événement totalement passé inaperçu… ma naissance !!! (Lol)….
Malgré la défaite de l’Allemagne, en Europe, le Japon, bien que très affaibli montre toujours des signes de résistance acharnée. Les combats sur les îles Iwo Jima (20703 japonais et 6821 américains tués) et Okinawa ont été extrêmement sanglantes.
Les Américains, craignant une invasion du territoire japonais, prépare l’opération « Downfall » (effondrement). Cette opération aurait coûté des centaines de milliers de soldats américains et des milliers de japonais civil militaire.
Avec le projet « Mahattan », recherche ultra-secret et couteux, les Américains aboutissent à la création de la bombe atomique. Il décide donc l’utilisation de cette bombe comme moyen de forcer le Japon à capituler et de démontrer un monde ainsi qu’à l’union soviétique (Staline) en particulier, leur suprématie militaire.
Le choix de bombarder, la ville d’Hiroshima ne se fait pas au hasard. Hiroshima, en 1945 est une ville militaire et industrielle (a ment) importante. Elle abrite également le quartier général de la deuxième armée du Japon. De plus, Hiroshima a été relativement épargné par les bombardements conventionnels. De ce fait, le largage sur la ville va permettre une évaluation plus précise des effets de la bombe atomique.
Surnommée « Little Boy » (l’enfant), la bombe atomique est accrochée à l’intérieur de la soute à bombes du « super forteress, B 29 », baptisé « Enola Gay », en souvenir de la mer du commandant de bord et pilote de l’appareil, le colonel, Paul Tibbbets.
Île de Tinian
Lundi 6 août 1945, sur ordre du président des États-Unis, Harry Truman, à 2h45 du matin, un équipage composé de 12 hommes dont quatre scientifiques décolle de île Tinian dans le Pacifique en direction du Japon.
Hiroshima 8h15 heure locale.
Après 3h30 de vol et 2600 km parcourus, le B. 29 survol la ville d’Hiroshima. L’avion est à 31 060 pieds (9470 m) au moment où le majeur Thomas Freebee, responsable de la visée et du langage, largue, la bombe à uranium sur les 22500 habitants d’Hiroshima.
La bombe d’une puissance de 15 Kilotonne de TNT explose à environ 580 m au-dessus de la ville faisant 140 000 morts.
A ce jour il reste encore environ 19 000 « Hibakushas » (littéralement « personnes affectées par l’explosion), qui milite pour la promotion de la paix et du désarmement.
L’équipage :
Paul Tibbets, commandant de bord et pilote du B29 a continué sa carrière de militaire jusqu’au moment de sa retraite en 1966 puis a travaillé dans le secteur privé. Il est décédé le 1er novembre 2007
Robert A Lewis, Capitaine, copilote.
Thomas Freebee, Major, bombardier
Théodore “Dutch” Van Kirk, Capitaine, navigateur.
Jacob Beser, Second lieutenant, contre mesure électronique.
John, lieutenant-colonel, officier de renseignement.
Maurice R. Jeppson, lieutenant, armurier responsable système armement.
Joe Stiborik, sergent, opérateur radar.
George R. Caron, sergent, mitrailleur de queue et photographe.
Robert H. Shumard, sergent, assistant ingénieur de vol.
Private First Class Richard H. Nelson, opérateur radio.
Staff sergent Wyatt E. Duzenbury, ingénieur de vol.
Photo :
Lorsque le vent violent de l’explosion frappe le bâtiment presque entièrement à la verticale, le centre aux murs épais a miraculeusement échappé à l’effondrement. Les habitants d’Hiroshima l’ont surnommé « Dôme de Genbaku », car le toit en forme de dôme, caractéristique du bâtiment n’a survécu qu’a l’état de squelette en forme de parapluie.
C’est toujours eux, les légionnaires qui clôturent le défilé du 14 juillet sur les Champs Élysées.
Avec leur barbe, la hache et le tablier de cuir, leurs pas est rythmé par cette musique « le Boudin », marche officielle de la Légion étrangère et le refrain :
« Tiens, voilà du boudin, voilà du boudin, voilà du boudin
Pour les Alsaciens, les Suisses et les Lorrains.
Pour les Belges, il n’y en a plus, pour les Belges, il n’y en a plus
Ce sont des tireurs au cul ».
L’origine et la signification de ce fameux chant « Tiens voilà du boudin » a été composé par le chef de musique Wilhem, du 2e régiment étranger, vers1850, peu de temps avant le départ du régiment pour le Mexique.
La fonction de cette chanson de marche est de rythmer le pas lent des légionnaires, qui défilent à 88 pas par minute contre 120 pour les autres régiments.
Et contrairement à ce que l’on peut penser, le boudin dont il question dans cette musique n’a rien à voir avec la cuisine et la charcuterie. En effet, ce chant fait référence à la toile de tente roulée en boudin et fixée au-dessus des sacs à dos des légionnaires.
Les paroles actuelles ont probablement été adoptées vers 1870. A cette époque, le Roi des Belges Léopold II, invoquant le besoin de neutralité, aurait demandé que ses sujets ne combattent pas en France, alors que de nombreux Alsaciens et Lorrains se sont engagés dans la Légion. Les Belges ont donc été privés de « boudin ».
l y a peut-être une autre explication. Le refrain ferait référence à une décision ministérielle, prise en 1871. Cette année-là, la Légion étrangère a suspendu les engagements volontaires d'étrangers. Ainsi, seuls les Alsaciens, les Lorrains et Suisses pouvaient rejoindre ce corps de l’armée de terre créé par le rois Louis-Philippe en 1831.
Les légionnaires sont reconnaissables à leur longue barbe, leur tablier en cuir et leur hache.
Les pionniers combattaient au plus près de l’ennemi et ce sont eux qui montaient à l'assaut en premier. Leur espérance de vie étant très faible ils avaient l’autorisation de ne pas se raser la barbe avant de partir au combat, et ils revenaient barbus lorsqu'ils survivaient. Leu barbe est une survivance des premiers combats.
Gantés de blanc, les pionniers de la Légion étrangère illustrent la tradition du légionnaire « soldat-bâtisseur », la hache était leur outil de travail qu’ils 'utilisaient pour briser les obstacles dressés par l'ennemi et construire des ponts, des tranchées, ou encore des habitations.
Lors des défilés, les pionniers portent également un tablier de cuir de buffle.
Autrefois, cette pièce de couleur fauve avait pour fonction de protéger les sapeurs des éclats de bois, mais aussi de limiter les risques d'éventration en cas de chute.
« Tiens, voilà du boudin, voilà du boudin, voilà du boudin
Pour les Alsaciens, les Suisses et les Lorrains.
Pour les Belges, il n’y en a plus, pour les Belges, il n’y en a plus
Il faudrait plusieurs dizaines de pages pour parler de Strasbourg. Ville magnifique avec ses quartiers médiévaux, la Petite France, le siège du Parlement Européen et du Conseil de l’Europe. J’oublierai le bâtiment de l’ENA, mais pas la cathédrale avec son horloge astronomique. Sa renommée universelle depuis des siècles ne semble guère avoir diminué, compte tenu de la foule qui défile devant elle. L’horloge est un monument de l’art et de la science d’une extrême richesse. Elle est aussi une page de l’histoire de la cathédrale et de la ville Strasbourg à travers le temps.
L’horloge des trois rois
Aucun document ne permet d’identifier ceux qui imaginèrent et construisirent entre 1352 et 1354 cette première horloge de Notre-Dame de Strasbourg. Déjà astronomique, d’une hauteur de 12 mètres pour une largeur à la base de 4 mètres, était composée d’un calendrier, d’un astrolabe indiquant l’heure et les positions du soleil et de la lune. Équipée d’un automate avec les personnages des trois rois mages, Meldior, Balthazar et Gaspard, apparaissant à chaque fois que sonnaient les heures. Ils s’inclinaient l’un après l’autre devant la représentation de la Vierge Marie tenant l’enfant Jésus dans ses bras. Un coq, au sommet de la structure, battait des ailes et chantait toutes les heures, rappelant aux fidèles le reniement de l’apôtre Pierre après l’arrestation du Christ par les soldats romains. (Ce coq est aujourd’hui exposé au musée des Arts Décoratifs de Strasbourg).
Cette première horloge cessa de fonctionner vers le milieu du XVIème siècle. La ville décide de la remplacée. Les travaux débutent en 1547, alors que la cathédrale est affectée au culte protestant. Le chantier s’arrête en 1548, lorsque la cathédrale est rendue au culte catholique. De nouveau en 1558, l’édifice redevint protestant, mais il faut attendre 1571 pour que la construction de l’horloge soit reprise par Conrad de Dasypodius.
cadran extérieur de l'horloge
L’horloge de Dasypodius
Construite entre les années 1571 et 1574, sous la direction de Conrad Dasypodius (1531-1601), astronome et mathématicien, secondé par David Wolkenstein.
Cette horloge de grande taille avait une largeur de 8,60 mètres pour une hauteur de 18 mètres. Pourvue de belles figurines mobiles, elle indiquait le déplacement des planètes, annonçait les éclipses, les fêtes mobiles grâce à des tableaux et un calendrier, sur une période de 100 ans.
L’horloge de Dasypodius fonctionna pendant plus de 200 ans, jusqu’ la veille de la Révolution française. Elle resta arrêtée 50 ans, entre 1788 et 1838.
Considérée comme un chef d’œuvre de la Renaissance en Alsace, elle est qualifiée de « merveille du monde »,
L’horloge de Schwilgué
Un jour que le suisse de la cathédrale, après avoir présenté l’horloge immobile et muette de Dasypodius, concluait à ses visiteurs que personne ne pourrait la remettre en marche. Un jeune garçon dans le groupe des touristes lui lança : « Eh bien ! moi, je la ferai marcher ! ».
Ce jeune garçon, Jean-Baptiste Schwilgué (1776-1856), va consacrer son existence a acquérir en autodidacte toutes les connaissances nécessaires à cette entreprise.
Devenu ingénieur mécanicien, il fut enfin à 61 ans, chargé de la rénovation de l’horloge qu’il mena à bien de 1838 à 1842.
L'horloge astronomique Notre-Dame de Strasbourg
Une merveille de mécanique
Bien entendu, l’horloge astronomique de la cathédrale de Strasbourg donne l’heure ! mais cette merveille de mécanique horlogère comporte également un calendrier perpétuel, puisqu’elle indique la date du jour et un grand nombre d’informations supplémentaires. Elle renseigne sur le mouvement des astres dans le ciel : position des planètes dans le système solaire, phases de la lune, éclipses solaires et lunaires…
La mesure du temps et les indications astronomiques
1- L’heure
L’indication de l’heure est donnée par un cadran sur lequel les aiguilles blanches marquent l’heure officielle, alors que les aiguilles dorées indiquent l’heure moyenne locale (qui retarde d’une trentaine de minutes), d’après laquelle sont réglés les sonneries et les automates.
Le premier coup des quarts est frappé par un angelot, le second par l’un des quatre Âges : l’enfant, l’adolescent, l’adulte et le vieillard. Ceux-ci passent devant la Mort qui sonne les heures sans jamais s’arrêter, alors que les Âges, à l’instar des hommes, respectent le repos nocturne. Après la sonnerie de l’heure, le second angelot retourne son sablier.
La sonnerie de midi
La sonnerie de midi est suivie par le défilé des apôtres devant le Christ qu’ils saluent et qui bénit la foule après le passage du dernier apôtre. Pendant le défilé, par trois fois, le coq se met à chanter.
2- Le calendrier
Les jours
Les jours et l’astre correspond sont signalés sur les roues des divinités tutélaires, installées sur des chars que traînent les animaux qu’elles ont pour attribut. Se succèdent du dimanche au samedi : Apollon, Diane, Mars, Mercure, Jupiter, Vénus et Saturne. Ce dernier, représenté en train de dévorer l’un de ses enfants, est aussi un symbole du temps qui détruit ce qu’il produit. La division du jour astronomique est rappelée par le face à face d’Apollon et de Diane qui incarnent respectivement la journée et la nuit. De sa flèche Apollon désigne sur le calendrier le jour courant.
L’année
L’année est décrite par un calendrier perpétuel, en forme d’anneau. Il indique les mois, les jours et leurs saints, les fêtes fixes et mobiles, ainsi que les lettres dominicales qui définissent les dimanches.
Le comput ecclésiastique
Le 31 décembre à minuit, le mécanisme du comput ecclésiastique se déclenche afin de mettre en place toutes les variables calendaires pour l’année à venir. C’est en se basant sur ces valeurs que le comput calcul automatiquement la date de Pâques. Il indique son millésime, sa place dans le cycle solaire (période de 28 ans au terme de laquelle les jours retombent sur les mêmes dates), son rang dans le cycle lunaire ou nombre d’or (période de 19 ans au bout de laquelle les phases de la lune se produisent aux mêmes jours), ainsi que celui dans l’indiction romaine (cycle de 15 ans utilisé dans les documents pontificaux), les lettres dominicales, les épactes (nombre de jours qui séparent la dernière nouvelle lune du 1er janvier) et la date de Pâques.
3- Les indications astronomiques
Le globe céleste
Il reproduit le mouvement de la sphère étoilée autour de la terre supposée immobile en son centre. Il comprend plus de 5000 étoiles et tourne en un jour sidéral (le jour sidéral correspondant à l’intervalle entre deux passages d’une même étoile au méridien, qui est d’environ 4 minutes plus court que le jour solaire moyen). Ce temps sidéral se lit sur un cadran annulaire fixée sur la sphère. En dessous de celle-ci, un rouage reproduit la giration pratiquement imperceptible de l’axe de la terre qui s’accomplit en 25806 ans.
Le temps apparent
Le temps apparent ou temps vrai est défini par la durée entre deux passages du soleil au méridien. Sur le cadran, deux aiguilles indiquent la marche apparente du soleil et de la lune autour de l’hémisphère nord placé au centre. Les aiguilles reproduisent également les éclipses. La longueur de l’aiguille lunaire varie automatiquement en fonction de la position de la lune (représentée par une petite boule qui, en tournant sur elle-même, décrit les phases lunaires). Sur le même cadran deux aiguilles marquent l’heure du lever et du coucher du soleil.
Un mécanisme des équations solaires et lunaires détermine l’irrégularité de la marche des deux aiguilles du système apparent conformément à la progression réelle des deux astres.
Le planétaire
Le planétaire montre la gravitation des six planètes visibles à l’œil : Mercure, Vénus, la terre accompagnée de de la lune, Mars, Jupiter, Saturne) autour du soleil central.
Les signes du zodiaque, tracés sur le pourtour, permettent de savoir dans quelles constellations se trouvent les planètes. Notons que les dimensions de celles-ci, ainsi que leurs distances et leurs mouvements sont restitués proportionnellement à la réalité avec une précision de l’ordre du cent- millionième !
Le globe lunaire
A moitié noirci et à moitié doré, montre les phases réelles de la lune en effectuant sa rotation lunaire de 29 jours, 12 heures et 44 minutes.
A l’heure de l’horloge atomique et du télescope spatial, l’horloge de Strasbourg, cette œuvre d’art propose une méditation sur le temps, tout en étant séduit par les jeux d’automates.
Un monument unique élevé par nos ancêtres à l’énigme du temps.
Un lieu à visiter sans oublier pour être dans la continuité les 13 cadrans solaires à l’extérieure de la cathédrale.
Les 3 cadrans dits de Dasypodiud (transept sud)
Sources : L’horloge astronomique de R. Lehmi, l’horloge astronomique de Strasbourg, comité scientifique de l’horloge. Le comput édition A.F.A.H.A.
A Eguisheim l’enfant du pays est Bruno d’Eguisheim, le futur pape Léon IX, mais…
Plaque à Eguisheim
L’Homme
La Lorraine revendique le lieu de naissance de Bruno d'Eguisheim-Dabo. L'Alsace cherche à faire pencher la crosse de son côté, le Vatican a accordé sa bénédiction aux deux territoires.
Statue et plaque à Dabo
Né dans un lieu inconnu des comtés de Dabo (Dagsburg) (terres maternelles où une église lui est dédiée) ou d'Eguisheim (terres paternelles où un oratoire lui est consacré), le lieu de naissance de Bruno von Eguisheim-Dagsburg, fait toujours débat.
Alsacien ou de Lorrain ?
Adressant une lettre au cardinal chargé de la Culture, le pape Jean-Paul II écrit, le 13 juin 2002 : « Voici mille ans, le 21 juin 1002, naissait en Alsace Brunon d’Egisheim-Dabo, qui deviendra Pape en 1049 sous le nom de Léon IX. À l’occasion du millénaire de sa naissance, qui est célébré en ces jours dans les trois diocèses de Strasbourg, de Metz, de Nancy et Toul, et que vous allez présider comme envoyé spécial, je m’unis par la pensée et la prière aux fidèles rassemblés autour de leurs pasteurs ».
Pour le Vatican, Léon IX est donc né en Alsace.
Sagesse pontificale, Jean-Paul II accorda la bénédiction apostolique aux trois diocèses.
Confié dès l’âge de 5 ans à l’évêque de Toul et il fut lui-même évêque de ce diocèse lorrain durant une vingtaine d’années avant d’être intronisé à Rome pour cinq ans, Léon IX est peut-être plus lorrain qu’alsacien. Alors, alors… Regardons de plus près.
La croix pontificale (férule) de Léon IX.
Elle a trois croisillons au lieu de deux, c’est bien une croix de Lorraine, non ?
Renseignements pris, la croix de Lorraine à double traverse est celle des archevêques et des patriarches de Jérusalem. La troisième traverse signale la fonction papale. Il ne faut donc pas la considérer simplement sous l'angle d'une symbolique régionale… D’autant moins que la croix de Lorraine n’a pas toujours été lorraine. Elle a été introduite par le duc d'Anjou lorsqu’il devint duc de Lorraine par son mariage avec Isabelle, en 1431. C’est pourquoi on l’appelait auparavant croix d’Anjou.
Finalement, elle est Lorraine, sans être Lorraine ?
Léon IX est peut-être Alsacien sans être Alsacien !
Daboisiens et Eguisiens sont donc divisés sur la question et les monographies en nombre viennent alimenter la controverse.
Le Pape
Surnommé le « Pape lorrain » ou « Pape alsacien » en raison de ses origines nobles alsaciennes et lorraines. Léon IX, né Bruno von Eguisheim-Dagsburg le 21 juin 1002.
Portail Chapelle Eguisheim - Statue Léon IX-
À l'âge de cinq ans, il est confié à l'évêque Bertholde de Toul pour être éduqué à l’école de la cathédrale.
Diacre en 1025. En 1026, il commande les troupes levées à Toul pour une campagne en Lombardie et est consacré le 23 mai, comte-évêque de Toul.
Pendant la vingtaine d'années que dure cet épiscopat, Bruno lutte contre le nicolaïsme et la simonie. Il s'inscrit dans le mouvement réformateur promu par Cluny et Gorze. Il impose à son entourage et lui-même un train de vie humble et pieux, se comportant en moine bénédictin et donnant ainsi exemple aux abbés de son évêché.
Élevé dans l'esprit de la réforme clunisienne, il conclut que c'est l'indignité des papes précédents qui leur a valu leur désaveu par les Romains et leur déchéance. Il considère que le souverain temporel ne devrait pas intervenir dans la vie religieuse.
Élu pape le 12 février 1049 (47 ans), il est le 152e pape de l'Église catholique.
Léon IX est célèbre pour ses efforts de réforme au sein de l'Église : le retour à des vertus « plus chrétiennes ». Les évêques ne devaient pas être des préfets de l'Empire, mais des théologiens et excommunie et dépose les évêques reconnus coupables
Dès le début de son pontificat, en avril 1049, Léon IX réunit un concile à Rome condamnant la simonie (achat ou vente de charges ecclésiastiques, sacrements) et une partie du nicolaïsme (le concubinage des prêtres).
Durant les 5 années de son pontificat, (il ne passera que 9 mois à Rome), il convoque douze conciles. Réformateur et engage la moralisation de L’Église, se positionne notamment contre le mariage des prêtres.
De juillet 1050 jusqu'au printemps 1051, de juin 1052 à mars 1053, souverain voyageur, diplomate et
Conciliateur, il parcourt l’Europe de Bénévent au sud, à Cologne au nord, de Reims à l’ouest à Bratislava à l’est, pour défendre ses réformes et, est en quête de paix entre les chrétiens.
En 1053, il est fait prisonnier (9 mois), par les normands du Duché de Bénévent. De retour à Rome
Léon IX, décède 19 avril 1054. Canonisé en 1087 par le pape Victor III. Sa fête est célébrée au jour de sa mort terrestre (dite aussi « Naissance au Ciel », le 19 avril. Son corps repose à la basilique Saint-Pierre à Rome.
Source : L’homme, Sylvain Post journaliste honoraire & auteur
Typiques des villes alsaciennes, les frontons et linteaux de porte sont orné de blasons. Il s’agit parfois de la simple marque du tailleur de pierre, des dates gravées ou encore des initiales des propriétaires. Certains écus, indiquent une corporation selon un symbole codifié. La maison du tonnelier, métier affiché par la représentation de ses outils au centre de l’emblème : deux pinces et un maillet. Sur les deux autres écussons, le billot du boucher qualifié l’armoiries de 1671. Le second, daté de 1599, évoque également un tonnelier, mais cette fois l’épée barre le signe pour préciser qu’il s’agit d’un maitre dans l’art de métier.
6. Le château
Le château
Sous l’époque romaine, la place de la ville était, très certainement occupée par une construction en bois sur un remblais de terre : une motte castrale.
A partir du 8e siècle, une première résidence carolingienne aurait été construite par un important propriétaire terrien du nom d’Egino. En l’an 1000, un petit château fort, de forme octogonale, est érigé autour d’une cour intérieure. Les fossés disparaissent au 16e. siècle.
7. l’hôte de la chapelle
Chapelle St Léon IX
La chapelle au cœur de l’enceinte fortifiée est construite sur les restes du donjon au 19e siècle.
L’esprit qui anime la ville et plus particulièrement cette chapelle, est un personnage au destin illustre, Bruno d’Eguisheim, vit le jour le 21 juin 1002 dans ce château. Il devint pape le 12 février 1049 à Rome sous le nom de Léon IX (1019-1054). Cette chapelle lui est consacrée.
8. Les vierges d’Eguisheim
Les Vierges
Au pied du clocher datant du 13e siècle, voici l’entrée de l’église détruite en 1807. Derrière ces portes, dans la pénombre se cache une statue rare mais discrète : une Vierge Ouvrante du 14e siècle, en bois polychrome.
Le tympan du porche intérieur illustre la parabole des vierges sages et des vierges folles.
Sous le regard du Christ, les vierges dissipées tiennent négligemment leurs lampes vers le bas se privant de la lumière conduisant à Dieu ; alors que les vierges sages, en ordres, éclairent assurément leur marche vers le paradis.
9. Les cours dimères
Cour Dimères
Ces cours ou fermes agricoles étaient le bien de nobles, et de puissantes abbayes richement dotées de terres et de vignobles. Ces cours dimères sont le lieu de ventes, d’achats, d’échanges, de mesures, de taxations et de gestion des productions notamment issues de la vigne mais également des céréales et des forêts. Elles se regroupent dans l’enceinte intérieure du bourg, à l’abri des pillages.
Au nombre de 20 durant le 17e siècle elles attestent l’important rayonnement d’Eguisheim,dans toute l’Alsace et au-delà de ses frontières depuis presque 1000 ans.
Appuyé à de petites collines plantées de vignes, j’ai découvert une jolie cité médiévale construite en cercles concentriques autour de son château octogonal du VIIIe siècle. Village où naquit le pape Léon... Non pas le XIVe, mais le pape St Léon IX (Bruno d’Eguisheim, né en 1002).
Berceau du vignoble Alsacien, Eguisheim, possède un ensemble unique d’architecture civile et militaire du XVe siècle.
Si les trois tours, dressées sur la colline, qui servaient de cadran solaire aux travailleurs de la plaine sont en ruines, les ruelles et les vielles maisons d’Eguisheim, semblent n’avoir pas vu passer les quatre derniers siècles.
Avec ses maisons à colombages et les inscriptions gravées sur le bois, les détails de ses façades et ses cours dimères chargées de l’histoire font de ce village un des plus beau de France (2003). Médaillé d'or de ‘l'Entente florale’, le concours européen des villes et villages fleuris en 2006.
Eguisheim succède à Saint-Cirq-Lapopie au palmarès de l'émission ‘Le Village préféré des Français’, en 2013.
Sur le sentier des vignes (parcours de 2 heures), on découvre les différents cépages alsaciens et en particulier les deux grands crus d’Eguisheim, l’Eichberg et le Prfsigberg (Riesling et Gewurztranimer).
Au retour, un passage par le parc des cigognes réalisé par l’association des amis des cigognes d’Eguisheim, nous invite à mieux connaître ce grand échassier, symbole des alsaciens.
En 9 étapes, découvrons ce village enchateur.
Plan découverte d'Eguisheim
1. Les couleurs de la ville
Les maisons du vignoble se caractérisent par son rez-de-chaussée en pierre soutenant l’ossature bois.
Des pigments et des couleurs sur les façades étant trop coûteux, le torchis ou badigeon de chaux blanches s’imposent jusqu’au 16e siècle. Le colombage est sobre, les bois sont protégés par de la suie ou un oxyde de fer rouge.
Au 17e siècle, les fenêtres s’agrandissent. Des décorations en bois ornent les façades, les couleurs pastel désignent les plus fortunés.
Aux 19 et 20e siècles le ciment couvre toute la bâtisse, assurant ainsi une protection. Mais depuis quelques décennies, la maison retrouve ses bois nus. L’avènement de la peinture et sa large palette de couleurs emporte l’Alsace vers un élan de gaieté… Sa nouvelle identité.
2. Eguisheim et sa ronde
Dessin ancien rempart
La ville est unique par sa forme circulaire. Une double fortification avait été édifiée selon en deux ellipses. Eguisheim n’avait pas véritablement de vocation militaire mais plutôt un rôle économique et financier et tout premier ordre, accueillant de nombreuses et riches cours dimières à protéger.
Entre les anciennes murailles, les dépendances agricoles s’installent et créent une seconde voie périphérique : Allmend. À la fin des grands conflits, dès le XVIe siècle la hauteur du rempart extérieur est réduite pour soutenir des logis construit en appui.
3. Les portes d’Eguisheim
Porte de la ville
La ville garde les empreintes de ses deux entrées fortifiées. L’une est dirigé vers les coteaux permettant l’accès direct aux vignobles.
La seconde ouverture est orientée vers la plaine et sur l’important flux marchand, jadis tracé par la voie romaine sur cet taxe économique entre le sud et le nord, déterminée par le Rhin. Le jeu des remparts, si particulier de cette ville nécessitait une double ouverture pour réglementer les entrées et contrôler l’octroi. C’était donc quatre portes qui orchestraient les entrées est sorties de la ville jusqu’à leur destruction au XIXe siècle.
4. Les épigraphes ou inscriptions
"Viens Esprit Saint, vines esprit consolateur"
Il est de coutumes qu’un couple grave sur les colombages ses initiales et la date de construction de son logis. La référence à Jésus-Christ est marquée par l’apposition du symbole « IHS » - Jésus Hominum Salvador (Jésus sauveur des hommes). Le plus anecdotique est le recours au divin pour solliciter la bienveillance et implorer la protection de la maison mais également pour conjurer le mauvais sort ou s’assurer contre les incendies, « Viens Esprit Saint, viens esprit consolateur ».
A suivre : Escapade en Alsace (2)- Eguisheim suite
Il y a 80 ans, le 29 avril 1945, les Françaises votent pour la première fois.
La première fois, pas tout à fait...
Dès les premiers États généraux convoqués par Philippe le Bel en 1302, les femmes nobles propriétaires de fiefs et les mères abbesses étaient convoquées pour élire leurs représentants.
Sous l’Ancien Régime (Règne de la maison de Bourbon, de l’accession au trône d’Henri IV en 1589 jusqu’à la Révolution française en 1789), les femmes légalement déclarées chefs de famille (veuves, célibataires ou en cas d’absence du mari) ont le droit de vote dans les assemblées urbaines ou les communes rurales.
De 1755 à 1769, la République de Corse accordait aussi le droit de vote aux femmes célibataires ou veuves, la majorité élective étant fixée à 25 ans.
On oubli trop souvent que c’est l’assemblée nationale, sous la Révolution, par un vote du 22 décembre 1789 qui exclut le droit de vote aux femmes (même s’il n’y avait pas de suffrage universel, pas plus que pour les hommes d’ailleurs).
Le vote des femmes
Par l’ordonnance du 21 avril 1944, prise par le Gouvernement Provisoire de la République Française (G.P.R.F.), du général de Gaulle, à Alger, pour application après la libération de la France du joug nazi : « Les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes ».
Jusqu’an 5 juillet 1962, l’Algérie était toujours ‘française’, et composée de trois départements à part entière où (en droit électoral), devaient s’appliquer les mêmes droits et obligations que dans les départements de la métropole ainsi que ceux de Guadeloupe, Martinique, Guyane et la Réunion.
Toutefois, l’ordonnance reniait le droit de vote aux femmes de ‘souche’ musulmane dans les trois départements d’Algérie française.
Ce n’est qu’en juillet 1958, quelques semaines après son retour au pouvoir, alors qu’il exerçait la Présidence du Conseil (des ministres), que le général de Gaulle, mis fin à cette injustice.
C’est le referendum du 28 septembre 1958 (approbation de la nouvelle Constitution – Vème République), que le suffrage fut véritablement universel pour tous les citoyens et citoyennes de la République française de plus de 21 ans (18 ans le 5 juillet 1974, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing).
29 avril 1945
Tandis que la guerre contre l’Allemagne touche à sa fin, les élections municipales redonnent l’occasion aux Françaises de voter et de se faire élire… Il était temps !!!
Le combat pour le suffrage des femmes.
En France, le combat pour le suffrage féminin a commencé plus tôt qu’en Grande-Bretagne, mais s’est terminé plus tard. Dès la proclamation du suffrage universel masculin par la Deuxième République en 1848, des militantes féministes dénoncent un universalisme qui ne concerne en réalité qu’une moitié de l’humanité.
Dans les années 1870-1880, au début de la IIIe République, le mouvement féministe français se structure dans de grandes associations, qui toutes placent le droit de vote des femmes au centre de leurs revendications.
Entre les deux guerres mondiales, sous la pression des mouvements suffragistes et d’intellectuelles comme Louis Weiss, la Chambre des députés vote à plusieurs reprises en faveur du vote féminin.
Mais la gauche radicale, redoute un vote « clérical » des femmes, demeurées plus pratiquantes que les hommes, et craint que le suffrage féminin ne soit le « cheval de Troie » de l’Église. C'est ainsi que le Sénat, dominé par les radicaux, va s’opposer systématiquement, jusqu’à la fin des années 1930, à l’adoption de projets de lois en faveur du vote des femmes.
C’est finalement à la faveur du second conflit mondial que les Françaises obtiendront ce droit si longtemps différé : dès 1942, le général de Gaulle imagine le futur régime qui se mettra en place après la libération du territoire, et appelle de ses vœux une Assemblée nationale élue par l’ensemble de la population française, hommes et femmes réunis.
Le 21 avril 1944, l’assemblée d’Alger adopte une ordonnance stipulant que dès le retour de la démocratie en France, les femmes seront électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes. Les Françaises deviennent enfin citoyennes, près de cent ans après les Français.
L’égalité des droits est inscrite dans le préambule de la Constitution de la IVe République (27 octobre 1946) : « La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux des hommes ».
Les Françaises deviennent enfin citoyennes, près de cent ans après les hommes !!
Des Françaises à des fonctions gouvernementales
Les Françaises n’ont pas attendu le droit de vote pour accéder à des fonctions gouvernementales.
Cécile Brunschvicg, Suzanne Lacore, Irène Joliot-Curie obtiennent un sous-secrétariat d’État dans le gouvernement de Léon Blum, en 1936, après la victoire du Front Populaire.
Au plus fort de l’Occupation, en novembre 1943, Mlle Marie-Rose Bouchemousse est nommée maire de Vigeois (Corrèze).
Droit de vote des militaires.
Par souci de neutralité politique, les militaires étaient privés du droit de vote. La « Grande Muette », ne sera plus tout à fait muette, en obtenant le droit de vote le 17 août 1945, quelques mois après les femmes.
Sources : Journaux, histoire des maires, les amis d’hérodte.
Pierre Laval; Benito Mussolini; Ramsay MacDonald; Pierre-Etienne Flandin
Stresa, l’offensive diplomatique destinée à enserrer l’Allemagne hitlérienne dans un réseau d’alliances.
Un peu d’histoire.
Le 9 octobre 1934, Louis Barthou du ministère des étrangères est assassiné à Marseille aux côtés du roi de Yougoslavie. Pierre Laval, succédant à Louis Barthou, reprend à son prédécesseur l’idée d’un système de sécurité collective destiné contenir la menace hitlérienne en Europe, même si celle-ci paraissait encore envisageable.
Dans ce but, il se rend à Rome du 4 au 7 janvier 1935, pour rencontrer Mussolini et obtenir son alliance en contrepartie d’un règlement du contentieux franco-italien sur la Tunisie.
La menace allemande se précise le 16 mars 1935, lorsqu’Hitler, en violation du traité de Versailles, rétablit le service militaire obligatoire et porter les effectifs de Wehrmacht de 100 000 à 500 000 hommes.
Laval rencontre le Duce
Les principaux dirigeants européens s’empressent de réunir une conférence internationale en Italie, au palais Borromée de l’isola Bella, en face de Stresa, sur le lac Majeur.
Pierre Laval accompagné du président du Conseil Français Pierre-Etienne Flandin rencontrent le Duce italien Benito Mussolini, ainsi que Ramsay MacDonald, premier ministre Britannique et son ministre des affaires étrangères Sir John Simon.
L’entretien porte sur la nouvelle transgression par Hitler du traité de Versailles (29 juin 1919) et prennent l’engagement de ne plus tolérer aucune nouvelle violation.
Ils réitèrent les résolutions de la conférence de Locarno, qui s’était tenue dix ans plus tôt, en1925 (sur le même lac ; mais en face côté Suisse, sur le même lac. Ils rappellent également leur attachement à l’indépendance de l’Autriche.
Laval rencontre Staline
Pierre Laval, voulant donner du crédit à son rêve pacifique de créer une ceinture sanitaire autour de l'Allemagne nazie signe à Moscou, le 12 mai 1935, un traité d'assistance mutuelle avec le gouvernement de Staline, encore très largement ostracisé par les nations occidentales.
Mais dès le mois suivant, le 18 juin 1935, le Royaume-Uni rompt le pacte de Stresa en signant avec l'Allemagne un traité naval qui autorise celle-ci à porter le tonnage de sa flotte à 35% du tonnage britannique. Il s'agit d'une nouvelle violation caractérisée du traité de Versailles et les Britanniques en sont autant responsables que les Allemands !
En octobre 1935, l’Italie attaque l’Éthiopie. Elle est sanctionnée par la Société des Nations. C’est le coup de grâce du « front de Stresa ». Contre son gré, Mussolini est poussé dans une alliance avec Hitler qu'il abhorre.
Le Führer prend prétexte du vote par le Parlement français du projet de traité franco-soviétique, en mars 1936, pour dénoncer le pacte de Locarno et remilitariser la Rhénanie le 7 mars 1936.
Quelques mois plus tard, Hitler et Mussolini mettent leurs forces militaires au service des nationalistes espagnols, en guerre contre leur gouvernement (soulèvement du 17 juillet 1936, sous le commandement du général Franco).
En un an, du printemps 1935 au printemps 1936, l'équilibre géopolitique de l'Europe a brutalement basculé dans la guerre, rendant le pire quasi-inéluctable.
La conférence de Locarno
Les accords de Locarno (5-16 octobre 1925) Accords signés à l'issue d'une conférence entre Aristide Briand, Arthur Chamberlain, Mussolini, Gustav Stresemann, Émile Vandervelde.
Les accords comportaient :
La reconnaissance mutuelle des frontières et le maintien de leur statu quo, entre la France, la Belgique et l'Allemagne sous la garantie de l'Italie et de l'Angleterre,
Le recours aux armes en cas d'invasion par l'Allemagne de la zone rhénane démilitarisée,
L’arbitrage obligatoire entre l'Allemagne, la France, la Belgique, la Pologne, la Tchécoslovaquie.
Sources : Les amis d’Hérodote ; Larousse, Historia.