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9 juillet 2026 4 09 /07 /juillet /2026 20:41

 

Vitrail représentant abbaye avant sa destruction, dans le coeur de l'église.

Au milieu du XXIIe siècle, la rivalité entre l’abbaye de Cluny et une nouvelle venue, celle de Cîteaux, a conduit à la mise à sac de l’abbaye du Miroir.

En 1131, nous voit le jour en Bresse, au Miroir, une abbaye qui va cristalliser la guerre d’influence que se livrent les deux grands ordres monastiques de ce temps : les Clunisiens et Cisterciens.

Fondé en 909, l’abbaye de Cluny exerce au XIIe siècle une grande influence en Europe. Elle compte par les abbayes qui lui sont rattachées, celle de Giny, dans le jura, qui possède des terres dans la région du Cuiseaux.

 

L’abbaye de Cîteaux, fondée en 1098 par Saint-Robert, trouve que le système Clunisien s’est relâché au fil du temps. Il veut donc revenir au plus près de la règle de Saint-Benoît, édictée au VIe siècle, qui prône le travail manuel et la pauvreté des moines.

Avec l’arrivée de Saint-Bernard, elle connaît en une quarantaine d’années un développement exceptionnel avec plus de 350 abbayes, fondées.

 

Le Miroir, est la 11ème abbaye fille direct de Cîteaux. Elle est créée de toute pièce, grâce à une donation de la famille de Coligny, très riches propriétaires terriens de l’époque dans la Bresse et les Revermont.

Un Abbé et une douzaine de moines viennent s’installer. Ils sont aidés par les moines convers (des paysans qui assurent ainsi leur subsistance, il fallait être noble pour appartenir à l’ordre de Cîteaux), qui mettent en exploitation les terres, bois et vignes que l’abbaye reçoi en donation. Petit à petit, s’étend dans les régions de Coligny, Lons-le-Saunier et Cuiseaux.

 

Conflit d’impôts

Une rivalité grandit, avec l’abbaye de Gigny, qui prélève une dîme, (l’impôt ecclésiastique) sur les terres de ces régions, et donc sur certaines appartenant dorénavant au Miroir.

En 1130, la papauté traverse une crise, avec deux papes élus qui s’affrontent : Innocent II et Anaclet.

Saint-Bernard, prend parti Innocent II, alors que Cluny reste neutre. Après deux ans de conflit Anaclet est écarté. Innocent II, pour récompenser l’ordre de Cîteaux de son soutien décide de l’exonérer des dîmes et aux impôts.

 

Croisade

Aussitôt l’abbé du miroir refuse de payer ce qui déclenche une plainte de Gigny auprès du pape. Mais l’abbaye jurassienne n’obtient pas gain de cause. Le conflit reste en sommeil durant quelques années.

En 1146 Saint-Bernard, prêche la seconde croisade à Vézelay.

De nombreux nobles, dont les Coligny, partent en Terre Sainte. L’abbaye de Gigny profite de l’éloignement du principal soutien de sa rivale pour relancer ses réclamations.

 

Pillage

Rapidement, le ton monte, plusieurs altercations ont lieu jusqu’à ce qui arrive l’impensable.

En 1150, des gens de Gigny attaquent l’abbaye du Miroir, mettent à sac les bâtiments, dispersent des troupeaux et détruisent les vignes. Aussitôt Saint Bernard prend l’affaire en main, l’abbaye de Grigny est menacée d’excommunication par le pape Eugène III, un cistercien ancien disciple de l’ordre.

En 1152, Gigny et condamnée à payer une très lourde amende de 17 000 sous pour compenser les dégâts subis par le Miroir.

Le conflit se termine réellement en 1155, après d’âpres négociation sur la somme à versée, mais les conflits de dîme ressurgissent encore dans les siècles suivants, notamment au XVe et au XVIIIe siècle.

 

Destruction finale

Quant à l’abbaye du miroir, elle perd son indépendance en 1610, et est rattachée directement à Cîteaux.

À la révolution, elle ne compte plus que trois moines. C’est à ce moment-là qu’une paroisse est créée, ce qui explique que l’église a survécu.

Le reste des bâtiments n’est pas l’objet d’autant d’égards. Il est vendu comme bien national et aussitôt détruit pour récupérer les matériaux de construction.

Source : Mathieu AUCLAIR Bulletin municipal Sagy

 

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22 février 2026 7 22 /02 /février /2026 11:38
Hanway est son parapluie

Il pleut, il pleut...

Depuis plus d’un mois, il pleut, il pleut bergère… heureusement le parapluie offre un petit coin de paradis sous cette pluie incessante.

Le parapluie existe depuis près de 4000 ans... et il vient de Mésopotamie. Plutôt que de la pluie, on s’est d’abord abrité… du soleil ! L’ancêtre du parapluie, l’ombrelle, dont on trouve des traces chez les Grecs et les Romains.

 

Au Moyen Âge, on préfère la "chape de pluie", un capuchon.

La pluie oblige les messieurs à se promener couverts d’un chapeau en cuir à large bord et d’une cape qui protège leurs vêtements, mais qui ne les empêchent pas d’être trempés. Les dames, quant à elles, restaient à la maison ou (si leurs obligations les y contraignent) s’exposent aux intempéries en adoptant les mêmes capes que les hommes.

Ainsi en était-il jusqu’à ce qu’un Français, Jean Marius, ait une idée pratique et géniale : le parapluie pliant.

 

Certes, il existait déjà des dispositifs similaires, tels que les parasols inventés en Chine au 1er siècle apr. J.-C. (un dispositif articulé qui pouvait s’ouvrir et se fermer), ou des modèles d’ombrelles apparus en Italie au XVIe siècle, dont l’étoffe était imperméabilisée par des cires ou des huiles mais ils servaient exclusivement à protéger des rayons du soleil.

 

En 1705, Jean Marius, un spécialiste des mécanismes métalliques complexes, invente la première version pliante, le "parasol-parapluye brisé à porter dans sa poche".

La pluie battante ne fait plus peur ! En tout cas aux plus favorisés, qui ont les moyens de s’acheter le nouvel objet de luxe à la mode : le parapluie pliant.

La princesse Anne de Bavière le décrit en 1712 : "On peut l’emporter partout, en cas où la pluie viendrait à vous surprendre en pleine promenade"

 

Son parapluie est formé d’un tissu de taffetas vert engommé pour le rendre imperméable et disposé sur une structure métallique ressemblant à celle des parapluies actuels, qui permet de l’ouvrir, de le fermer et de le plier. Il pèse entre 140 et 170 grammes et, une fois plié, on peut le mettre dans sa poche ou l’accrocher à sa ceinture. Pour le fermer, on appuie sur un bouton, et pour l’ouvrir il suffit de tendre le manche en acier, bois et cuivre. Il dispose également d’une corde qui évite que le vent ne le fasse tourner, et d’un fourreau pour le garder plié.

 

L'invention séduit Louis XIV

Comprenant que la publicité est indispensable à la promotion et à la vente de son parapluie, Marius se rend à Versailles, certain obtenir l’aval de Louis XIV, et que son invention ne tarderait pas à figurer parmi les objets de luxe faisant de Paris le paradis des fashion victimes de l’époque.

Le roi fut si impressionné par cet instrument qu’il promulgue en 1710 un privilège royal (l’équivalent des brevets modernes) garantissant à Marius le monopole de la production du parapluie pliant pour une durée de cinq ans. Ce privilège condamne en outre quiconque le copierait à une amende de 1 000 livres, soit environ 40 000 euros.

 

Marius fait coller des affiches dans Paris. Deux personnes souriantes abritées sous leurs parapluies y annonçent la vente de la nouvelle invention dans l’établissement que Marius posséde rue des Fossés, tout près du faubourg Saint-Honoré, qui deviendra au cours des siècles suivants le vaisseau amiral du chic français.

Le directeur du journal Le Mercure galant, Jean Donneau de Visé, publie un article dans lequel il dit avoir déjà dans sa poche un parapluie de Marius. Les savants de l’Académie royale des sciences donnent leur aval, affirmant que cet instrument est « facile à transporter dans sa poche » et « plus résistant que tous ses prédécesseurs », et le mot entre dans le dictionnaire de l’Académie française en 1718.

 

La promotion est décisive, et en quelques années l’usage du parapluie se généralise. En 1767, en visite à Paris, Benjamin Franklin s’étonne que « tant d’hommes et de femmes aient toujours sur eux un parapluie pliant et l’ouvrent en cas de pluie ».

L’usage du parapluie devient si populaire qu’en 1769, un service de « parapluies publics » est ouvert à Paris pour les louer à l’heure.

 

Quand l’opinion publique désapprouve les parapluies

Revenant de France ou le parapluie est très en vogue, Jonas Hanway, homme excentrique se rit de l’averse grâce à son parapluie qu’il porte pour se déplacer dans Londres au début des années 1750.

Son accessoire fait grandement débat et provoque des chocs dans l’opinion publique. On reproche à l’objet toutes sortes de choses : qu’il est trop efféminé pour être utilisé par un homme, qu’il est une preuve de l’affaiblissement du caractère, qu’il est trop français et que son utilisation est taboue et ridicule. 

 

Les conducteurs de fiacre et ceux qui proposent des services de chaises à porteur prennent Jonas Hanway en grippe et l’agresse à plusieurs reprises dans la rue. En effet ces moyens de transport sont très utilisés lorsqu’il pleut et le parapluie promu par Hanway leur semble de nature à leur faire perdre de l’argent (ce qui était exact). 

Hanway continuant d’utiliser fièrement son parapluie, a fini par faire des émules dans toute l’Angleterre. Trois mois après sa mort en 1786 une publicité parait dans la London Gazette, qui vante « la manufacture des nouveaux parapluies inventés par Gatward » : « faciles à ouvrir et refermer grâce à leur mécanisme à ressort ». Le progrès est en marche au grand dam des conducteurs de fiacre.

 

Il pleut, il pleut, bergère 

Cette chanson écrite en 1780 par Fabre d’Églantine, aurait été chantée au lendemain de la prise de la Bastille en juillet 1789, lors de la création de la garde nationale. La bergère serait la reine Marie-Antoinette d'Autriche et l'orage dont il est question dès la première strophe renverrait aux troubles révolutionnaires neuf ans plus tard.

 

Son auteur l'aurait fredonnée quelques années plus tard en montant à l'échafaud. La légende dit également qu’il pleurait dans la charrette n’ayant pas le temps de finir les vers qu’il était en train de composer. Sur quoi, Danton lui aurait répondu : « des vers dans quelques jours, tu en aura plein » !!

Elle s'est d'abord faite connaître sous le titre Le Retour aux champs avant de s'imposer sous son titre actuel vers 1787. Elle est donc populaire au commencement de la Révolution française (1789).

 

Louis-Philippe, le Roi-Parapluie

Le dernier roi de France, Louis-Philippe (1830-1848), était surnommé le Roi-Parapluie. Référence à cet accessoire qu’il affectionnait et avec lequel la presse le caricaturait souvent.

Dans « Les Misérables »Victor Hugo écrit que "ce parapluie a longtemps fait partie de son auréole".

Au XIXe siècle, c’est l’apanage de la bourgeoisie, et le Grand Dictionnaire des lettres Larousse indique d’ailleurs : "Quand on veut représenter le type du calme, de la médiocrité et de la bonhomie, il suffit de peindre un homme portant sous son bras un parapluie bien solide, un riflard bien conditionné."

 

Source : extrait du magazine Histoire & Civilisations n°39, mai 2018) & María Pilar Queralt del Hierro, historienne et écrivaine.

 

 

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31 décembre 2025 3 31 /12 /décembre /2025 11:58
Henri Mosson (photographie: Le Bien Publique)

Le 30 décembre, à 101 ans s’est éteint à Dijon le doyen des survivants du camp de Natzwiller- Struthof.

Respect et reconnaissance à Henri MOSSON, et à toutes ces femmes et hommes qui ont permis par leur courage et leurs sacrifices de vaincre les nazis et recouvrer notre liberté.

 

La Résistance

Engagé dans la Résistance avec des amis dès ses 17 ans, Henri Mosson est arrêté dans un maquis près de Dijon (Côte d'Or). Torturé par la gestapo rue docteur Chaussier à Dijon il est condamné à mort pour actes de résistance, le 29 juin 1943. Jeté en prison, où il fait « connaissance avec la rigueur » nazie : ses tortionnaires le pendent par les mains des journées durant. « Le matin, mes pieds touchaient à peine le sol. Le soir, ils touchaient bien. », raconte-t ’il au cours de ses conférences. Sur les murs de sa geôle il écrit « La liberté n’est chère qu’a ceux qui l’ont perdu ».

Henri échappe au peloton d’exécution. Il est envoyé à « la réserve des otages » au fort de Romainville (Seine-Saint-Denis), où les nazis puisent pour leurs exécutions en représailles d’assassinats de soldats allemands. Là aussi, il échappe à la mort.

 

La déportation

Le 26 novembre 1943 a 19 ans, Henri arrive au camp de concentration du Struthof, le seul camp de concentration sur le territoire français, situé à l’extérieur du village de Natzwiller (Alsace).

Le commandant du camp accueille les prisonniers par ces paroles : « Vous êtes des voyous. Vous êtes entrés ici par la grande porte et vous ressortirez par la cheminée. »

La durée de vie était en moyenne de 90 jours. Certains mouraient en trois jours, explique l’ancien détenu classé « Nacht und Nebel » (nuit et brouillard), comme tous les opposants politiques voués à disparaître sans laisser de traces.

 

WARUM…

Warum » le mot qui l’a sauvé. Je dois coudre sur ses vêtements mon numéro de prisonnier : « 6290 ». Je le cout de travers ce qui me vaut la plus grande claque de ma vie, lors du rassemblement. A ce moment je lance au SS « Warum » ? (Pourquoi). La connaissance de la langue m’a sauvé d’une mort certaine.

Le SS comprend que je parle allemand. Il me fait affecter à la désinfection » des vêtements avec lesquels les détenus arrivaient… « C’était un peu une planque. »

Pour les autres prisonniers, ceux qui ne parlaient pas allemand, chaque jour ils ramassent les morts qui, eux aussi, doivent être présents aux appels tenus sur la place du camp. Ils « ramènent les cadavres sur le dos », se souvient Henri Mosson, « On devient absolument insensible ».

 

La libération

Fin août 1944, à l’approche des Alliés, les nazis évacuent le Struthof. Nous sommes transférés vers d’autres camps, pour finir à celui de Munich-Allach où je porte le matricule 157414. « Un jour, on s’est réveillé et il n’y avait plus de gardiens ».

 mon retour en France, ce n’est « pas la liesse » qui m’attend. « Les gens me prenne pour une bête curieuse », je pèse 38 kg à mon retour en Bourgogne : « On n’avait à manger que du bouillon de choux-raves. A la fin, on n’avait plus que des orties en bouillon. »

 

Ma nouvelle vie

Je me reconstruis doucement, comme tous mes camarades de captivité. Féru de sport mécanique, je deviens contrôleur technique des Formule 1, rencontre les plus grands comme Alain Prost et Ayrton Senna. « J’ai fait trois fois le tour du monde », dit-il fièrement, lors d’une conférence dans une école.

Toute sa vie, Henri Mosson s’est fait passeur de mémoire, à ses quatre enfants, six petits-enfants et dix arrière-petits-enfants, mais aussi aux quelque « 200 écoles » où il est intervenu. « Même en Allemagne ». « Il faut informer les jeunes. On ne sait pas ce qui peut arriver », dit-il encore, à l’occasion des 80 ans de la Libération de Strasbourg.

Le 5 janvier 2025, l’éternel résistant qui réside à Dijon (Côte d’Or) a fêté ses 101 ans (comme ma maman).

En mars de cette année il a publié un livre autobiographique : « Ma déportation ».

Officier de la légion d’honneur, titulaire de la médaille militaire et commandeur des palmes académiques, Henri Mosson , laissera l’exemple d’un engagement au service de la liberté et du devoir de mémoire.

 

Source : Article du journal local ‘Le bien Public’, remis par ma mère, divers articles parus ce jour de sa disparition.

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6 août 2025 3 06 /08 /août /2025 21:47
Le Dôme

Malgré la défaite de l’Allemagne, en Europe, le Japon, bien que très affaibli montre toujours des signes de résistance acharnée. Les combats sur les îles Iwo Jima (20703 japonais et 6821 américains tués) et Okinawa ont été extrêmement sanglantes.

Les Américains, craignant une invasion du territoire japonais, prépare l’opération « Downfall » (effondrement). Cette opération aurait coûté des centaines de milliers de soldats américains et des milliers de japonais civil militaire.

 

Avec le projet « Mahattan », recherche ultra-secret et couteux, les Américains aboutissent à la création de la bombe atomique. Il décide donc l’utilisation de cette bombe comme moyen de forcer le Japon à capituler et de démontrer un monde ainsi qu’à l’union soviétique (Staline) en particulier, leur suprématie militaire.

 

Le choix de bombarder, la ville d’Hiroshima ne se fait pas au hasard. Hiroshima, en 1945 est une ville militaire et industrielle (a ment) importante. Elle abrite également le quartier général de la deuxième armée du Japon. De plus, Hiroshima a été relativement épargné par les bombardements conventionnels. De ce fait, le largage sur la ville va permettre une évaluation plus précise des effets de la bombe atomique.

 

Surnommée « Little Boy » (l’enfant), la bombe atomique est accrochée à l’intérieur de la soute à bombes du « super forteress, B 29 », baptisé « Enola Gay », en souvenir de la mer du commandant de bord et pilote de l’appareil, le colonel, Paul Tibbbets.

 

Île de Tinian

Lundi 6 août 1945, sur ordre du président des États-Unis, Harry Truman, à 2h45 du matin, un équipage composé de 12 hommes dont quatre scientifiques décolle de île Tinian dans le Pacifique en direction du Japon.

 

Hiroshima 8h15 heure locale.

Après 3h30 de vol et 2600 km parcourus, le B. 29 survol la ville d’Hiroshima. L’avion est à 31 060 pieds (9470 m) au moment où le majeur Thomas Freebee, responsable de la visée et du langage, largue, la bombe à uranium sur les 22500 habitants d’Hiroshima.

La bombe d’une puissance de 15 Kilotonne de TNT explose à environ 580 m au-dessus de la ville faisant 140 000 morts.

A ce jour il reste encore environ 19 000 « Hibakushas » (littéralement « personnes affectées par l’explosion), qui milite pour la promotion de la paix et du désarmement.

 

L’équipage :

  • Paul Tibbets, commandant de bord et pilote du B29 a continué sa carrière de militaire jusqu’au moment de sa retraite en 1966 puis a travaillé dans le secteur privé. Il est décédé le 1er novembre 2007
  • Robert A Lewis, Capitaine, copilote.
  • Thomas Freebee, Major, bombardier
  • Théodore “Dutch” Van Kirk, Capitaine, navigateur.
  • Jacob Beser, Second lieutenant, contre mesure électronique.
  • John, lieutenant-colonel, officier de renseignement.
  • Maurice R. Jeppson, lieutenant, armurier responsable système armement.
  • Joe Stiborik, sergent, opérateur radar.
  • George R. Caron, sergent, mitrailleur de queue et photographe.
  • Robert H. Shumard, sergent, assistant ingénieur de vol.
  • Private First Class Richard H. Nelson, opérateur radio.
  •  Staff sergent Wyatt E. Duzenbury, ingénieur de vol.

 

Photo :

Lorsque le vent violent de l’explosion frappe le bâtiment presque entièrement à la verticale, le centre aux murs épais a miraculeusement échappé à l’effondrement. Les habitants d’Hiroshima l’ont surnommé « Dôme de Genbaku », car le toit en forme de dôme, caractéristique du bâtiment n’a survécu qu’a l’état de squelette en forme de parapluie.

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14 juillet 2025 1 14 /07 /juillet /2025 19:59
Santon de légionnaire (crèche Noël)

C’est toujours eux, les légionnaires qui clôturent le défilé du 14 juillet sur les Champs Élysées.

Avec leur barbe, la hache et le tablier de cuir, leurs pas est rythmé par cette musique « le Boudin », marche officielle de la Légion étrangère et le refrain :

           « Tiens, voilà du boudin, voilà du boudin, voilà du boudin

               Pour les Alsaciens, les Suisses et les Lorrains.

              Pour les Belges, il n’y en a plus, pour les Belges, il n’y en a plus

              Ce sont des tireurs au cul ».

 

L’origine et la signification de ce fameux chant « Tiens voilà du boudin » a été composé par le chef de musique Wilhem, du 2e régiment étranger, vers1850, peu de temps avant le départ du régiment pour le Mexique.

La fonction de cette chanson de marche est de rythmer le pas lent des légionnaires, qui défilent à 88 pas par minute contre 120 pour les autres régiments.

Et contrairement à ce que l’on peut penser, le boudin dont il question dans cette musique n’a rien à voir avec la cuisine et la charcuterie. En effet, ce chant fait référence à la toile de tente roulée en boudin et fixée au-dessus des sacs à dos des légionnaires.

 

Les paroles actuelles ont probablement été adoptées vers 1870. A cette époque, le Roi des Belges Léopold II, invoquant le besoin de neutralité, aurait demandé que ses sujets ne combattent pas en France, alors que de nombreux Alsaciens et Lorrains se sont engagés dans la Légion. Les Belges ont donc été privés de « boudin ».

l y a peut-être une autre explication. Le refrain ferait référence à une décision ministérielle, prise en 1871. Cette année-là, la Légion étrangère a suspendu les engagements volontaires d'étrangers. Ainsi, seuls les Alsaciens, les Lorrains et Suisses pouvaient rejoindre ce corps de l’armée de terre créé par le rois Louis-Philippe en 1831.

 

Les légionnaires sont reconnaissables à leur longue barbe, leur tablier en cuir et leur hache.

Les pionniers combattaient au plus près de l’ennemi et ce sont eux qui montaient à l'assaut en premier. Leur espérance de vie étant très faible ils avaient l’autorisation de ne pas se raser la barbe avant de partir au combat, et ils revenaient barbus lorsqu'ils survivaient. Leu barbe est une survivance des premiers combats.

 

Gantés de blanc, les pionniers de la Légion étrangère illustrent la tradition du légionnaire « soldat-bâtisseur », la hache était leur outil de travail qu’ils 'utilisaient pour briser les obstacles dressés par l'ennemi et construire des ponts, des tranchées, ou encore des habitations.

Lors des défilés, les pionniers portent également un tablier de cuir de buffle.

Autrefois, cette pièce de couleur fauve avait pour fonction de protéger les sapeurs des éclats de bois, mais aussi de limiter les risques d'éventration en cas de chute.

 

            « Tiens, voilà du boudin, voilà du boudin, voilà du boudin

               Pour les Alsaciens, les Suisses et les Lorrains.

               Pour les Belges, il n’y en a plus, pour les Belges, il n’y en a plus

               Ce sont des tireurs au cul ».

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28 avril 2025 1 28 /04 /avril /2025 16:47

Il y a 80 ans, le 29 avril 1945, les Françaises votent pour la première fois.

La première fois, pas tout à fait...

 

Dès les premiers États généraux convoqués par Philippe le Bel en 1302, les femmes nobles propriétaires de fiefs et les mères abbesses étaient convoquées pour élire leurs représentants.

Sous l’Ancien Régime (Règne de la maison de Bourbon, de l’accession au trône d’Henri IV en 1589 jusqu’à la Révolution française en 1789), les femmes légalement déclarées chefs de famille (veuves, célibataires ou en cas d’absence du mari) ont le droit de vote dans les assemblées urbaines ou les communes rurales.

De 1755 à 1769, la République de Corse accordait aussi le droit de vote aux femmes célibataires ou veuves, la majorité élective étant fixée à 25 ans.

 

On oubli trop souvent que c’est l’assemblée nationale, sous la Révolution, par un vote du 22 décembre 1789 qui exclut le droit de vote aux femmes (même s’il n’y avait pas de suffrage universel, pas plus que pour les hommes d’ailleurs).

 

Le vote des femmes

Par l’ordonnance du 21 avril 1944, prise par le Gouvernement Provisoire de la République Française (G.P.R.F.), du général de Gaulle, à Alger, pour application après la libération de la France du joug nazi : « Les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes ».

 

Jusqu’an 5 juillet 1962, l’Algérie était toujours ‘française’, et composée de trois départements à part entière où (en droit électoral), devaient s’appliquer les mêmes droits et obligations que dans les départements de la métropole ainsi que ceux de Guadeloupe, Martinique, Guyane et la Réunion.

Toutefois, l’ordonnance reniait le droit de vote aux femmes de ‘souche’ musulmane dans les trois départements d’Algérie française.

Ce n’est qu’en juillet 1958, quelques semaines après son retour au pouvoir, alors qu’il exerçait la Présidence du Conseil (des ministres), que le général de Gaulle, mis fin à cette injustice.

 

C’est le referendum du 28 septembre 1958 (approbation de la nouvelle Constitution – Vème République), que le suffrage fut véritablement universel pour tous les citoyens et citoyennes de la République française de plus de 21 ans (18 ans le 5 juillet 1974, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing).

 

29 avril 1945

Tandis que la guerre contre l’Allemagne touche à sa fin, les élections municipales redonnent l’occasion aux Françaises de voter et de se faire élire… Il était temps !!!

 

Le combat pour le suffrage des femmes.

En France, le combat pour le suffrage féminin a commencé plus tôt qu’en Grande-Bretagne, mais s’est terminé plus tard. Dès la proclamation du suffrage universel masculin par la Deuxième République en 1848, des militantes féministes dénoncent un universalisme qui ne concerne en réalité qu’une moitié de l’humanité.

Dans les années 1870-1880, au début de la IIIe République, le mouvement féministe français se structure dans de grandes associations, qui toutes placent le droit de vote des femmes au centre de leurs revendications.

Entre les deux guerres mondiales, sous la pression des mouvements suffragistes et d’intellectuelles comme Louis Weiss, la Chambre des députés vote à plusieurs reprises en faveur du vote féminin.

 

Mais la gauche radicale, redoute un vote « clérical » des femmes, demeurées plus pratiquantes que les hommes, et craint que le suffrage féminin ne soit le « cheval de Troie » de l’Église. C'est ainsi que le Sénat, dominé par les radicaux, va s’opposer systématiquement, jusqu’à la fin des années 1930, à l’adoption de projets de lois en faveur du vote des femmes.

C’est finalement à la faveur du second conflit mondial que les Françaises obtiendront ce droit si longtemps différé : dès 1942, le général de Gaulle imagine le futur régime qui se mettra en place après la libération du territoire, et appelle de ses vœux une Assemblée nationale élue par l’ensemble de la population française, hommes et femmes réunis.

 

Le 21 avril 1944, l’assemblée d’Alger adopte une ordonnance stipulant que dès le retour de la démocratie en France, les femmes seront électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes. Les Françaises deviennent enfin citoyennes, près de cent ans après les Français. 

L’égalité des droits est inscrite dans le préambule de la Constitution de la IVe République (27 octobre 1946) : « La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux des hommes ».

Les Françaises deviennent enfin citoyennes, près de cent ans après les hommes !!

 

Des Françaises à des fonctions gouvernementales

Les Françaises n’ont pas attendu le droit de vote pour accéder à des fonctions gouvernementales.

Cécile Brunschvicg, Suzanne Lacore, Irène Joliot-Curie obtiennent un sous-secrétariat d’État dans le gouvernement de Léon Blum, en 1936, après la victoire du Front Populaire.

Au plus fort de l’Occupation, en novembre 1943, Mlle Marie-Rose Bouchemousse est nommée maire de Vigeois (Corrèze).

 

Droit de vote des militaires.

Par souci de neutralité politique, les militaires étaient privés du droit de vote. La « Grande Muette », ne sera plus tout à fait muette, en obtenant le droit de vote le 17 août 1945, quelques mois après les femmes.

 

Sources : Journaux, histoire des maires, les amis d’hérodte.

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10 avril 2025 4 10 /04 /avril /2025 21:27

 

Pierre Laval; Benito Mussolini; Ramsay MacDonald; Pierre-Etienne Flandin

Stresa, l’offensive diplomatique destinée à enserrer l’Allemagne hitlérienne dans un réseau d’alliances.

 

Un peu d’histoire.

Le 9 octobre 1934, Louis Barthou du ministère des étrangères est assassiné à Marseille aux côtés du roi de Yougoslavie. Pierre Laval, succédant à Louis Barthou, reprend à son prédécesseur l’idée d’un système de sécurité collective destiné contenir la menace hitlérienne en Europe, même si celle-ci paraissait encore envisageable.

Dans ce but, il se rend à Rome du 4 au 7 janvier 1935, pour rencontrer Mussolini et obtenir son alliance en contrepartie d’un règlement du contentieux franco-italien sur la Tunisie.

La menace allemande se précise le 16 mars 1935, lorsqu’Hitler, en violation du traité de Versailles, rétablit le service militaire obligatoire et porter les effectifs de Wehrmacht de 100 000 à 500 000 hommes.

 

Laval rencontre le Duce

Les principaux dirigeants européens s’empressent de réunir une conférence internationale en Italie, au palais Borromée de l’isola Bella, en face de Stresa, sur le lac Majeur.

Pierre Laval accompagné du président du Conseil Français Pierre-Etienne Flandin rencontrent le Duce italien Benito Mussolini, ainsi que Ramsay MacDonald, premier ministre Britannique et son ministre des affaires étrangères Sir John Simon.

L’entretien porte sur la nouvelle transgression par Hitler du traité de Versailles (29 juin 1919) et prennent l’engagement de ne plus tolérer aucune nouvelle violation.

Ils réitèrent les résolutions de la conférence de Locarno, qui s’était tenue dix ans plus tôt, en1925 (sur le même lac ; mais en face côté Suisse, sur le même lac. Ils rappellent également leur attachement à l’indépendance de l’Autriche.

 

Laval rencontre Staline

Pierre Laval, voulant donner du crédit à son rêve pacifique de créer une ceinture sanitaire autour de l'Allemagne nazie signe à Moscou, le 12 mai 1935, un traité d'assistance mutuelle avec le gouvernement de Staline, encore très largement ostracisé par les nations occidentales.

Mais dès le mois suivant, le 18 juin 1935, le Royaume-Uni rompt le pacte de Stresa en signant avec l'Allemagne un traité naval qui autorise celle-ci à porter le tonnage de sa flotte à 35% du tonnage britannique. Il s'agit d'une nouvelle violation caractérisée du traité de Versailles et les Britanniques en sont autant responsables que les Allemands !

En octobre 1935, l’Italie attaque l’Éthiopie. Elle est sanctionnée par la Société des Nations. C’est le coup de grâce du « front de Stresa ». Contre son gré, Mussolini est poussé dans une alliance avec Hitler qu'il abhorre.

Le Führer prend prétexte du vote par le Parlement français du projet de traité franco-soviétique, en mars 1936, pour dénoncer le pacte de Locarno et remilitariser la Rhénanie le 7 mars 1936.

Quelques mois plus tard, Hitler et Mussolini mettent leurs forces militaires au service des nationalistes espagnols, en guerre contre leur gouvernement (soulèvement du 17 juillet 1936, sous le commandement du général Franco).

En un an, du printemps 1935 au printemps 1936, l'équilibre géopolitique de l'Europe a brutalement basculé dans la guerre, rendant le pire quasi-inéluctable. 

 

La conférence de Locarno

Les accords de Locarno (5-16 octobre 1925) Accords signés à l'issue d'une conférence entre Aristide Briand, Arthur ChamberlainMussoliniGustav StresemannÉmile Vandervelde.

Les accords comportaient : 

  • La reconnaissance mutuelle des frontières et le maintien de leur statu quo, entre la France, la Belgique et l'Allemagne sous la garantie de l'Italie et de l'Angleterre, 
  • Le recours aux armes en cas d'invasion par l'Allemagne de la zone rhénane démilitarisée, 
  • L’arbitrage obligatoire entre l'Allemagne, la France, la Belgique, la Pologne, la Tchécoslovaquie.

 

Sources : Les amis d’Hérodote ; Larousse, Historia.

 

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7 mars 2025 5 07 /03 /mars /2025 17:24
Benoit XVI et le pape François (photo famille chrétienne)

 

Le 28 février 2013, suite à la renonciation de sa charge d’évêque de Rome, 115 cardinaux entrent le 12 mars en conclave pour élire un successeur au pape Benoit XVI (Il avait été élu le 19 avril 2005).

Le 13 mars, à 19h 05, après seulement 5 tours de scrutins, au terme du 2e jour du conclave, une fumée blanche sortant de la cheminée de la chapelle Sixtine annonce l’élection du nouveau pape.

 

L’élection du 266e pape de l’Église catholique romaine, est historique.

  • C’est premier pape non-européen depuis le Syrien Grégoire III en 731.
  • Le premier pape membre de la Compagnie de Jésus, ordre fondé par Ignace de Loyola au XVIe siècle.

Le nouveau souverain pontife, âgé de 76 ans, Jorge Mario Bergoglio, est Argentin, archevêque de Buenos Aires.

Il prend le nom inédit de François en hommage à François d’Assise, religieux italien du XIIIe siècle, fondateur de l’ordre des Franciscains qui avait consacré sa vie aux pauvres. 

A ce jour, le pape François est hospitalisé pour soigner une pneumonie. Si les dernières nouvelles semblent somme toute encourageantes. Que se passe-t-il lorsque le souverain pontife décède ?

 

  • Rites et rituels s’enclenchent et s’échelonnent sur quelques semaines.

D’abord, le camerlingue (haut fonctionnaire du Vatican, actuellement le cardinal irlandais Kevin Farrell, confirme symboliquement le décès du chef de l’Église catholique. Celui-ci se rendre dans la chapelle où le corps du pape repose et il l’appele par son nom pour tenter de le réveiller (En réalité, le décès est constaté par un médecin).

La rumeur selon laquelle le camerlingue certifie la mort d’un pape en lui donnant trois coups de marteau en argent sur le front a longtemps circulé, mais a été démentie par le Vatican.

 

  • Les cardinaux alertés 

Ensuite, les appartements du pape sont scellés et l’anneau du pêcheur, (la bague qu’il reçoit lors de son inauguration), est détruit pour symboliser la fin de son règne.

Le Collège des cardinaux est informé du décès du pape, avant même que le Vatican n’en fasse l’annonce au monde entier.

 

  • Les novemdiales

S’ensuit une période de deuil de neuf jours (les novemdiales).

Le corps du souverain pontife est béni et exposé en chapelle ardente dans la basilique Saint-Pierre.

 

  • Sede vacante

Ensuite débute la période où aucun pape n’est en fonction à la suite d’un décès ou d’une démission, comme l’a fait Benoit XVI en 2013 : la sede vacante.

Pendant cette période, c’est le camerlingue de la Sainte-Église romaine qui est chargé de l’audition temporelle du Saint-Siège.

Les funérailles du pape ont lieu quatre à six jours après son décès. Il est généralement enterré dans trois cercueils différents dans les grottes du Vatican, sous la basilique Saint-Pierre.

Le pape François a fait savoir qu’il souhaite avoir des funérailles sobres, d’être enterré dans un seul cercueil et de reposer dans la basilique Sainte-Marie-Majeure de Rome.

 

  • Le conclave

Deux à trois semaines plus tard, le Collège des cardinaux forme le conclave afin d’élire un nouveau pape.

Le processus secret d’élection d’un nouveau pape se tient à huis clos dans la chapelle Sixtine. Les deux tiers des voix sont nécessaires pour élire un nouveau pape. (Seuls les cardinaux électeurs âgés de moins de 80 ans peuvent voter).

 

  • L’élection

Chaque cardinal écrit le nom d’un candidat sur un papier qu’il place dans un calice. Il peut y avoir jusqu’à quatre tours de scrutin par jour. Après chaque tour, les bulletins sont brûlés et de la fumée noire s’échappe de la cheminée si un candidat n’obtient pas le nombre de voix nécessaire.

Lorsqu’un nouveau souverain pontife est élu, on aperçoit la fumée blanche qui s’échappe de la cheminée.

Jusqu'en 2005, la méthode traditionnelle consistait à ajouter de la paille humide pour obtenir la célèbre fumée blanche. Mais depuis l'élection de Benoît XVI, un poêle électronique a été ajouté au dispositif. Des produits chimiques fumigènes sont brûlés dans cette enceinte pour renforcer la différence de couleur et éviter les confusions.

 

Habemus papam

Le Collège des cardinaux envoie un représentant lire la déclaration Habemus papam (« Nous avons un pape ») depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre.

 

  • Urbi et orbi 

Enfin, le pape élu enfile une soutane blanche, choisit son nouveau nom et prononce sa première bénédiction urbi et orbi au balcon de la basilique Saint-Pierre de Rome. 

 

 

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28 février 2025 5 28 /02 /février /2025 22:46
Dr Robert KOCH - Louis PASTEUR

L'un est français, l'autre allemand. Le premier a découvert le vaccin contre la rage, le second a identifié la bactérie de la tuberculose.

La renommée concomitante de Pasteur et de Koch a transporté sur le terrain scientifique la rivalité franco-allemande née de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Chacune des deux puissances érigeant son savant en symbole national.

 

Robert Koch (1843-1910), qui n'est alors qu'un médecin de campagne, prouve en 1876 que les bactéries sont responsables de la transmission des maladies, Louis Pasteur (1822-1895), chimiste déjà reconnu pour ses découvertes sur les maladies du vin, s'insurge. Cet événement est le début d'une inimitié de plus de vingt ans.

Pasteur est un nationaliste, il n’admet pas la défaite contre la Prusse en 1871, en outre il est orgueilleux.

 

Louis Pasteur et Robert Koch sont deux personnages très différents. Pasteur est un chimiste célèbre pour ses travaux sur les micro-organismes (fermentation des alcools, pasteurisation), Koch est un médecin de campagne, étudiant les microbes dans son laboratoire de fortune.

C’est pourtant ce médecin inconnu qui va prouver, en premier, la théorie de Pasteur : les maladies, comme la fermentation, sont causées par les micro-organismes.

 

L’anthrax

En 1872, Koch, s’intéresse à la maladie du charbon (anthrax), qui décime les animaux et peut se transmettre aux humains. A cette époque, la majorité des scientifiques souscrivent à la théorie des miasmes et pensent que les maladies se transmettent par un « mauvais air » qui s’évaporait du sol.

Koch, observe les bacilles (microbes en forme de bâtonnets) dans du sang de moutons malades. Cultivant ces bacilles dans un milieu stérile il injecte sa culture dans un lapin, qui tombe malade et meurt, prouvant ainsi que la maladie du charbon (l’anthrax), se transmet par les microbes. 

 

Les microbes

En 1881, une première polémique éclate. Koch met en doute la théorie de Pasteur selon laquelle les agents pathogènes de l’anthrax sont transportés à la surface par des vers de terre à partir de cadavres d’animaux enterrés dans le sol. Koch, qui a raison sauve les vers de terre que Pasteur voulait éradiquer ! Pour Koch, les travaux de Pasteur n’ont « en aucun cas enrichi les connaissances sur l’anthrax ».

Pasteur, vexé d’avoir été devancé par un « simple médecin », et surtout un allemand, abandonne ses travaux sur la bière pour se consacrer à l’étude des micro-organismes dans les maladies.

 

Louis Pasteur réalise lors d’une démonstration publique, une campagne de vaccination de moutons contre la maladie du charbon. Il utilise pour cela, des cultures de microbes rendues moins virulentes en restant à l’air libre. Le système immunitaire du mouton, en présence de ces microbes peu virulents, apprend à se défendre contre eux, évitant ainsi la maladie. Pasteur donne ainsi, grâce à la notion de microbe, un sens à la vaccination, déjà utilisée à l’époque. Cette vaccination est une réussite, Pasteur est reconnu par le grand public et invité au congrès de médecine de Londres où il fera un discours évoquant à peine les travaux de Koch. Ce dernier est ulcéré que Pasteur fasse peu de cas de ses résultats. Cet évènement renforce la compétition entre les deux hommes.

 

En septembre 1882, lors d’un congrès à Genève, un violant quiproquo met le feu aux poudres. Pasteur au cours de sa présentation, en mentionnant les travaux de Koch parle de « recueil allemand ». L’Allemand maîtrise mal le français et son collègue assis à côté de lui pas mieux... il comprend à tort « orgueil allemand » et lui en fait la traduction. Indignation de Koch, qui par la suite n’aura de cesse de chercher à invalider les travaux de Pasteur sur la vaccination sous le prétexte qu’il n’est pas médecin.

À la suite de ce congrès Robert Koch, publie un véritable pamphlet accusant Pasteur de ne pas savoir travailler proprement en microbiologie...alors qu’il a inventé́ cette discipline dès 1857 !

 

Des affrontements sur un nouveau front : les maladies humaines.

Robert Koch, conseiller du gouvernement dans un laboratoire de bactériologie à Berlin, s’attaque à une des maladies les plus meurtrières de l’époque : la tuberculose. En 7 mois à peine, il découvre la bactérie à l’origine de cette épidémie : le bacille de Koch.

Le 25 mars 1882, devant la Société physiologique de Berlin, Koch prononce une conférence intitulée : « Sur la tuberculose ». Les auditeurs sont impressionnés, Koch ayant installé plusieurs microscopes, ils peuvent observer les préparations contenant le bacille tuberculeux. En l’honneur de son découvreur, celui-ci sera appelé « bacille de Koch ».

Cette découverte lui vaut alors une renommée internationale et une invitation au congrès de médecine de Genève (il sera fortement humilié par Pasteur). 

En 1883, le retour du choléra permet aux deux hommes de s’affronter à nouveau, et c’est le médecin allemand qui remporte cette bataille en comprenant que la maladie se transmet par l’eau et non pas par l’air, tel que le pensait Pasteur.

 

Le virus

Distancé par Koch, Pasteur (qui n’a toujours aucune découverte sur les maladies humaines), décide de s’intéresser à une maladie qui touche relativement peu de personnes mais qui provoque 100 % de mortalité. Cette maladie a des symptômes terrifiants : difficultés à avaler, hallucinations, convulsions, comportement agressif voire animal … La rage. Pasteur, va donc étudier un microbe particulier, un ennemi invisible : un virus, 20 fois plus petits que les bactéries et pas visibles avec les microscopes de l’époque.

Son disciple, Émile Roux, arrive à atténuer le virus de la rage et grâce à ce virus atténué, Pasteur va vacciner de nombreux chiens avec succès.

 

En 1885, son vaccin n’est pas entièrement au point mais il décide de prendre le risque de vacciner un enfant mordu par un chien enragé. L’enfant est guéri, Pasteur devient alors une star internationale et des personnes du monde entier viennent se faire vacciner.

Pasteur est au sommet de sa gloire, alors que Koch vit une descente aux enfers. L’annonce mondiale de sa découverte : la tuberculine, pour soigner la tuberculose, est un fiasco, il est vu comme un charlatan. Il fait également l’objet d’un scandale personnel en divorçant de sa femme pour une jeune actrice de 17 ans.

Grâce à la réussite de son vaccin contre la rage, et sa notoriété, Pasteur peut faire construire son Institut. Malgré l’échec de la tuberculine, le Reich planifie la création d’un institut de recherche piloté par Koch, concurrent de l’Institut Pasteur, ouvert deux plus tôt.

Entre les élèves de Pasteur et ceux de Koch la rivalité́ va se poursuivre, pendant plus de vingt ans.

 

Koch, Pasteur, deux egos.

C’est une opposition entre deux caractères. Cette lutte des egos entre deux grands savants, deux travailleurs acharnés qui ne cesseront de se nourrir l’un l’autre pour, va au bout du compte servir l’humanité.

Charbon, tuberculose, rage, diphtérie, choléra, peste... En quelques années, la lutte contre toutes les grandes pandémies de l’époque fait des progrès spectaculaires.

 

À eux deux, l’ancien chimiste et le petit médecin de campagne, ont permis à la médecine de changer d’époque. Les épidémies vont régresser brutalement, l’espérance de vie va faire un bond sans précédent.

Robert Koch obtiendra le prix Nobel de médecine en 1905, Pasteur malgré ses découvertes n’aura pas ce privilège n’étant pas médecin.

 

Koch est à la base de toute la bactériologie, Pasteur à celle de la science de la vaccination, deux géants dans le monde des microbes.

Grâce à leurs travaux (et ceux de leurs équipes), les maladies, sont définies par leurs causes et non plus par leurs symptômes… Une nouvelle ère de la médecine.

 

Sources : Écho des sciences, les amis d’Hérodote, éduc Arte…

 

 

 

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22 janvier 2025 3 22 /01 /janvier /2025 17:52

Le nom de la Première Lune du mois est une tradition venue des États-Unis.

Dans les années 1930, le Maine Farmers' Almanac’ (Almanach des fermiers du Maine) a commencé à donner des noms amérindiens aux pleines lunes. À l'époque, celle de janvier a alors hérité de l'appellation "pleine lune du loup", "à cause des meutes de loups que l’on entendait hurler à l’extérieur des villages au milieu des neiges froides et profondes de l’hiver" et depuis la tradition continue.

D’autres surnoms existent pour la pleine lune, ‘la lune de glace’, la ‘vieille lune’, mais également ‘la lune après Yule’. Yule étant une fête célébrée lors du solstice d’hiver en Europe par les peuples germaniques avant la période chrétienne.

 

Date des pleines lunes en 2025 et constellations

 

Lune du loup (13 janvier)

La première pleine lune de l’année dans la constellation des Gémeaux a hérité de l'appellation "pleine lune du loup". Nom donné à cause des meutes de loups que l’on entendait hurler à l’extérieur des villages au milieu des neiges froides et profondes de l’hiver dans le Maine.

 

Lune des neiges ou de glace (12 février)

C’est le moment où la neige tombe et recouvre la terre de son manteau blanc. La pleine lune sera dans la constellation du Lion. Également appelé lune des tempêtes de neige (plus intenses à cette période), Lune de la faim en raison des rares sources de nourriture et les conditions de chasse difficile au milieu de l’hiver.

 

Lune des tempêtes (14 mars)

Dans la constellation du Lion, elle marque la fin de l’hiver le début du printemps (équinoxe de printemps le 20 mars). Elle se nomme aussi lune des vers, en référence aux larves qui sortent de leur refuge d’hiver ou Lune des corbeaux en référence au croassement des corbeaux annonçant à la fin de l’hiver.

Lune rose (13 avril)

Appeler lune rose en raison de sa couleur qui peut devenir rougeâtre rosâtre avec la réfraction de la lumière du soleil ou à travers des particules en suspension dans l’atmosphère. Elle sera dans la constellation de la Vierge et sera également la lune Pascale. Dans le calendrier ecclésiastique, le premier dimanche après la lune Pascales est la date de Pâques (20 avril).

 

Lune des fleurs (12 mai)

La cinquième pleine lune 2025, dans la constellation de la Balance, nommée ‘lune des fleurs’ est associée à la croissance est au renouvellement de la vie lorsque la nature est plein de fleurs.

 

Lune des fraises (11 juin)

Traditionnellement appelée ‘lune des fraises’. Cette année elle sera dans la constellation du Scorpion. En juin les journées plus longues et l’arrivée du solstice d’été remplie cette période de chaleur et de passion. Savez-vous que la fraise était le symbole de Vénus la déesse de l’amour part sa forme en cœur et de sa couleur rouge.

 

Lune du cerf ou de tonnerre (10 juillet)

Plus connu sous le nom de lune du cerf elle sera Sagittaire. C’est le pique de l’été époque où les bois des cerfs mâles achèvent leur croissance et forment de magnifiques ramures. Certains l’appelle lune du tonnerre en raison des orages estivaux fréquent à cette période. D’autre la nomme la lune de foin, étant en plein été, c’est le moment des foins

 

Lune de l’esturgeon (9 août)

Dans la constellation du Capricorne, la pleine lune d’aout porte ce nom car c’est généralement à cette époque la migration des esturgeons vers les rivières pour pondre leurs œufs. Le savez-vous, l’esturgeon est surnommé fossile vivant, car ils vivent sur Terre depuis la préhistoire est n’ont pas beaucoup changé. Elle porte également le nom de ‘pleine lune rouge’ pour la teinte rougeâtre qu’elle prend souvent dans la brume estivale

 

Lune des moissons (7 septembre)

C’est la pleine lune la plus proche de l’équinoxe d’automne (21 sept), elle sera dans la constellation du Verseau. C’est le moment des récoltes à la fin de la saison estivale, les tribus amérindiennes associaient souvent cette pleine lune au maïs. La lune apparaît particulièrement brillante et se lève tôt.

 

Lune des chasseurs (7 octobre)           

Dans la constellation du Poisson, cette lune particulièrement brillante et longue dans le ciel donnant aux chasseurs la possibilité de chasser la nuit. Les autres noms de la pleine lune d’octobre sont la lune sanguinaire où est la lune de sang soit référence au sang de la chasse soit à la couleur changeante des feuilles d’automne

 

Lune du castor (5 novembre)

Certains disent que le nom de la pleine lune vient des amérindiens qui installe des pièges à Castor au cours de ce mois. Pour d’autres le nom viendrait de la période de l’année où ses rongeurs semi- aquatique commencent à se mettre à l’abri avant hiver après avoir ramassé suffisamment de nourriture et construire huttes. Elle se situera dans la constellation du Bélier.

 

 

Lune froide (4 décembre)

Décembre est généralement considéré comme l’un des mois les plus froid de l’année ce qui explique le nom de la lune froide. La plus proche du solstice d’hiver 22 décembre, marque le retour du soleil et l’allongement des jours Cette pleine lune est connue sous le nom de Lune de la longue nuit, le solstice d’hiver étant la nuit la plus longue de l’année. Elle sera dans la constellation du Taureau. Appelée aussi "lune de glace" ou "vieille lune".

 

 

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