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24 août 2025 7 24 /08 /août /2025 21:39

Petit plaisir personnel, moi aussi j’ai (re) construit Notre Dame de Paris.

Puzzle métallique 382 pièces. Dimension de la cathédrale : L15,1cm ; l6,1 cm ; H 10,7 cm et 91H de montage.

Quelques éléments en attentent de fixation
Façade avec ses 2 tours

Notre Dame

La construction de Notre-Dame de Paris chef-d’œuvre d’art de l’architecture gothique a commencé en 1163 sur l’impulsion de L’évêque Maurice de Sully. Les travaux ont duré près de deux siècles avec des ajouts et modifications jusqu’au milieu du XIVe siècle.

La cathédrale est célèbre pour ces arcs-boutants, c’est vitraux, ses gargouilles et sa flèche entre (ajouter au XIXe siècle par Viollet-le-Duc)

Rosace Sud
Rosace Sud

Quelques chiffres sur ce monument exceptionnel

Longueur totale : 128 m, largeur de la façade : 48 m ; de la nef : 12 m

Hauteur des tours : 69 m ; de la flèche : 96 m ; sous voutes : 35 m

Diamètre rosace Nord : 10 m ; sud ; 13 m

 

Étapes de la construction de Notre-Dame,

1163 : Pause la première pierre par l’évêque Maurice de Sully, le cœur est achevé en 1182.

1200–1225 : Construction de la neuf et des bas-côtés.

1225–1250 : Achèvement de la façade Ouest avec ses deux tours emblématiques.

XVIIe siècle : Ajout des rosaces Nord et Sud, ainsi que les arcs-boutants pour soutenir les murs.

XIVe siècle : Fin des travaux majeurs mais des modifications et ajouts se poursuivent jusqu’au XIXe siècle, notamment avec la flèche de Viollet-le-Duc (1859-1860).

Vue sur les toits

 

L’Incendie de la cathédrale

15/4/2019 vers 18h20 le feu ravage une grande partie de la toiture de la cathédrale, provoquant l’effondrement de la flèche de la cathédrale.

L’incendie a mobilisé plus de 400 pompiers et duré près de 15 heures avant d’être maîtrisé. Grace à intervention la structure principale de la cathédrale, les deux tours et les trois roses ont peut-être sauvé, mais les dégâts ont été considérables, notamment au niveau de la voute du Transept.

Coté SUD

 

La restauration après l’incendie de 2019

La générosité de 340 000 donateurs de France et du monde entier a permis de rebâtir Notre-Dame de Paris.

Plus de 2000 compagnons et artisans d’art, architectes et ingénieurs, hommes et femmes de multiples disciplines, passionnés, talentueux, on relever le défi de rebâtir Notre-Dame.   

15/4/2019 a août 2021 : 1ere phase du chantier, la sécurisation de l’édifice.

2019-2024 :  Travaux de déblaiement, consolidation de la structure, reconstruction de la charpente (en bois en respectant les techniques médiévales), restauration des vitraux, des sculptures et des décors intérieurs.

8 décembre 2024 et Réouverture au public en décembre, après 5 ans de travaux.

Coté EST

 

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14 juillet 2025 1 14 /07 /juillet /2025 19:59
Santon de légionnaire (crèche Noël)

C’est toujours eux, les légionnaires qui clôturent le défilé du 14 juillet sur les Champs Élysées.

Avec leur barbe, la hache et le tablier de cuir, leurs pas est rythmé par cette musique « le Boudin », marche officielle de la Légion étrangère et le refrain :

           « Tiens, voilà du boudin, voilà du boudin, voilà du boudin

               Pour les Alsaciens, les Suisses et les Lorrains.

              Pour les Belges, il n’y en a plus, pour les Belges, il n’y en a plus

              Ce sont des tireurs au cul ».

 

L’origine et la signification de ce fameux chant « Tiens voilà du boudin » a été composé par le chef de musique Wilhem, du 2e régiment étranger, vers1850, peu de temps avant le départ du régiment pour le Mexique.

La fonction de cette chanson de marche est de rythmer le pas lent des légionnaires, qui défilent à 88 pas par minute contre 120 pour les autres régiments.

Et contrairement à ce que l’on peut penser, le boudin dont il question dans cette musique n’a rien à voir avec la cuisine et la charcuterie. En effet, ce chant fait référence à la toile de tente roulée en boudin et fixée au-dessus des sacs à dos des légionnaires.

 

Les paroles actuelles ont probablement été adoptées vers 1870. A cette époque, le Roi des Belges Léopold II, invoquant le besoin de neutralité, aurait demandé que ses sujets ne combattent pas en France, alors que de nombreux Alsaciens et Lorrains se sont engagés dans la Légion. Les Belges ont donc été privés de « boudin ».

l y a peut-être une autre explication. Le refrain ferait référence à une décision ministérielle, prise en 1871. Cette année-là, la Légion étrangère a suspendu les engagements volontaires d'étrangers. Ainsi, seuls les Alsaciens, les Lorrains et Suisses pouvaient rejoindre ce corps de l’armée de terre créé par le rois Louis-Philippe en 1831.

 

Les légionnaires sont reconnaissables à leur longue barbe, leur tablier en cuir et leur hache.

Les pionniers combattaient au plus près de l’ennemi et ce sont eux qui montaient à l'assaut en premier. Leur espérance de vie étant très faible ils avaient l’autorisation de ne pas se raser la barbe avant de partir au combat, et ils revenaient barbus lorsqu'ils survivaient. Leu barbe est une survivance des premiers combats.

 

Gantés de blanc, les pionniers de la Légion étrangère illustrent la tradition du légionnaire « soldat-bâtisseur », la hache était leur outil de travail qu’ils 'utilisaient pour briser les obstacles dressés par l'ennemi et construire des ponts, des tranchées, ou encore des habitations.

Lors des défilés, les pionniers portent également un tablier de cuir de buffle.

Autrefois, cette pièce de couleur fauve avait pour fonction de protéger les sapeurs des éclats de bois, mais aussi de limiter les risques d'éventration en cas de chute.

 

            « Tiens, voilà du boudin, voilà du boudin, voilà du boudin

               Pour les Alsaciens, les Suisses et les Lorrains.

               Pour les Belges, il n’y en a plus, pour les Belges, il n’y en a plus

               Ce sont des tireurs au cul ».

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6 juin 2025 5 06 /06 /juin /2025 01:19

Strasbourg

Il faudrait plusieurs dizaines de pages pour parler de Strasbourg. Ville magnifique avec ses quartiers médiévaux, la Petite France, le siège du Parlement Européen et du Conseil de l’Europe. J’oublierai le bâtiment de l’ENA, mais pas la cathédrale avec son horloge astronomique. Sa renommée universelle depuis des siècles ne semble guère avoir diminué, compte tenu de la foule qui défile devant elle. L’horloge est un monument de l’art et de la science d’une extrême richesse. Elle est aussi une page de l’histoire de la cathédrale et de la ville Strasbourg à travers le temps.

 

L’horloge des trois rois

Aucun document ne permet d’identifier ceux qui imaginèrent et construisirent entre 1352 et 1354 cette première horloge de Notre-Dame de Strasbourg. Déjà astronomique, d’une hauteur de 12 mètres pour une largeur à la base de 4 mètres, était composée d’un calendrier, d’un astrolabe indiquant l’heure et les positions du soleil et de la lune. Équipée d’un automate avec les personnages des trois rois mages, Meldior, Balthazar et Gaspard, apparaissant à chaque fois que sonnaient les heures. Ils s’inclinaient l’un après l’autre devant la représentation de la Vierge Marie tenant l’enfant Jésus dans ses bras. Un coq, au sommet de la structure, battait des ailes et chantait toutes les heures, rappelant aux fidèles le reniement de l’apôtre Pierre après l’arrestation du Christ par les soldats romains. (Ce coq est aujourd’hui exposé au musée des Arts Décoratifs de Strasbourg).

Cette première horloge cessa de fonctionner vers le milieu du XVIème siècle. La ville décide de la remplacée. Les travaux débutent en 1547, alors que la cathédrale est affectée au culte protestant. Le chantier s’arrête en 1548, lorsque la cathédrale est rendue au culte catholique. De nouveau en 1558, l’édifice redevint protestant, mais il faut attendre 1571 pour que la construction de l’horloge soit reprise par Conrad de Dasypodius.

cadran extérieur de l'horloge

L’horloge de Dasypodius

Construite entre les années 1571 et 1574, sous la direction de Conrad Dasypodius (1531-1601), astronome et mathématicien, secondé par David Wolkenstein.

Cette horloge de grande taille avait une largeur de 8,60 mètres pour une hauteur de 18 mètres. Pourvue de belles figurines mobiles, elle indiquait le déplacement des planètes, annonçait les éclipses, les fêtes mobiles grâce à des tableaux et un calendrier, sur une période de 100 ans.

L’horloge de Dasypodius fonctionna pendant plus de 200 ans, jusqu’ la veille de la Révolution française. Elle resta arrêtée 50 ans, entre 1788 et 1838.

Considérée comme un chef d’œuvre de la Renaissance en Alsace, elle est qualifiée de « merveille du monde »,

 

L’horloge de Schwilgué

Un jour que le suisse de la cathédrale, après avoir présenté l’horloge immobile et muette de Dasypodius, concluait à ses visiteurs que personne ne pourrait la remettre en marche. Un jeune garçon dans le groupe des touristes lui lança : « Eh bien ! moi, je la ferai marcher ! ».

Ce jeune garçon, Jean-Baptiste Schwilgué (1776-1856), va consacrer son existence a acquérir en autodidacte toutes les connaissances nécessaires à cette entreprise.

Devenu ingénieur mécanicien, il fut enfin à 61 ans, chargé de la rénovation de l’horloge qu’il mena à bien de 1838 à 1842.

L'horloge astronomique Notre-Dame de Strasbourg

Une merveille de mécanique

Bien entendu, l’horloge astronomique de la cathédrale de Strasbourg donne l’heure ! mais cette merveille de mécanique horlogère comporte également un calendrier perpétuel, puisqu’elle indique la date du jour et un grand nombre d’informations supplémentaires. Elle renseigne sur le mouvement des astres dans le ciel : position des planètes dans le système solaire, phases de la lune, éclipses solaires et lunaires…

 

La mesure du temps et les indications astronomiques

1- L’heure

L’indication de l’heure est donnée par un cadran sur lequel les aiguilles blanches marquent l’heure officielle, alors que les aiguilles dorées indiquent l’heure moyenne locale (qui retarde d’une trentaine de minutes), d’après laquelle sont réglés les sonneries et les automates.

Le premier coup des quarts est frappé par un angelot, le second par l’un des quatre Âges : l’enfant, l’adolescent, l’adulte et le vieillard. Ceux-ci passent devant la Mort qui sonne les heures sans jamais s’arrêter, alors que les Âges, à l’instar des hommes, respectent le repos nocturne. Après la sonnerie de l’heure, le second angelot retourne son sablier.

La sonnerie de midi

La sonnerie de midi est suivie par le défilé des apôtres devant le Christ qu’ils saluent et qui bénit la foule après le passage du dernier apôtre. Pendant le défilé, par trois fois, le coq se met à chanter.

 

2- Le calendrier

  • Les jours

Les jours et l’astre correspond sont signalés sur les roues des divinités tutélaires, installées sur des chars que traînent les animaux qu’elles ont pour attribut. Se succèdent du dimanche au samedi : Apollon, Diane, Mars, Mercure, Jupiter, Vénus et Saturne. Ce dernier, représenté en train de dévorer l’un de ses enfants, est aussi un symbole du temps qui détruit ce qu’il produit. La division du jour astronomique est rappelée par le face à face d’Apollon et de Diane qui incarnent respectivement la journée et la nuit. De sa flèche Apollon désigne sur le calendrier le jour courant.

  • L’année

L’année est décrite par un calendrier perpétuel, en forme d’anneau. Il indique les mois, les jours et leurs saints, les fêtes fixes et mobiles, ainsi que les lettres dominicales qui définissent les dimanches.

  • Le comput ecclésiastique

Le 31 décembre à minuit, le mécanisme du comput ecclésiastique se déclenche afin de mettre en place toutes les variables calendaires pour l’année à venir. C’est en se basant sur ces valeurs que le comput calcul automatiquement la date de Pâques. Il indique son millésime, sa place dans le cycle solaire (période de 28 ans au terme de laquelle les jours retombent sur les mêmes dates), son rang dans le cycle lunaire ou nombre d’or (période de 19 ans au bout de laquelle les phases de la lune se produisent aux mêmes jours), ainsi que celui dans l’indiction romaine (cycle de 15 ans utilisé dans les documents pontificaux), les lettres dominicales, les épactes (nombre de jours qui séparent la dernière nouvelle lune du 1er janvier) et la date de Pâques.

 

3- Les indications astronomiques

  • Le globe céleste

Il reproduit le mouvement de la sphère étoilée autour de la terre supposée immobile en son centre. Il comprend plus de 5000 étoiles et tourne en un jour sidéral (le jour sidéral correspondant à l’intervalle entre deux passages d’une même étoile au méridien, qui est d’environ 4 minutes plus court que le jour solaire moyen). Ce temps sidéral se lit sur un cadran annulaire fixée sur la sphère. En dessous de celle-ci, un rouage reproduit la giration pratiquement imperceptible de l’axe de la terre qui s’accomplit en 25806 ans.

  • Le temps apparent

Le temps apparent ou temps vrai est défini par la durée entre deux passages du soleil au méridien. Sur le cadran, deux aiguilles indiquent la marche apparente du soleil et de la lune autour de l’hémisphère nord placé au centre. Les aiguilles reproduisent également les éclipses. La longueur de l’aiguille lunaire varie automatiquement en fonction de la position de la lune (représentée par une petite boule qui, en tournant sur elle-même, décrit les phases lunaires). Sur le même cadran deux aiguilles marquent l’heure du lever et du coucher du soleil.

Un mécanisme des équations solaires et lunaires détermine l’irrégularité de la marche des deux aiguilles du système apparent conformément à la progression réelle des deux astres.

  • Le planétaire

Le planétaire montre la gravitation des six planètes visibles à l’œil : Mercure, Vénus, la terre accompagnée de de la lune, Mars, Jupiter, Saturne) autour du soleil central.

Les signes du zodiaque, tracés sur le pourtour, permettent de savoir dans quelles constellations se trouvent les planètes. Notons que les dimensions de celles-ci, ainsi que leurs distances et leurs mouvements sont restitués proportionnellement à la réalité avec une précision de l’ordre du cent- millionième !

  • Le globe lunaire

A moitié noirci et à moitié doré, montre les phases réelles de la lune en effectuant sa rotation lunaire de 29 jours, 12 heures et 44 minutes.

A l’heure de l’horloge atomique et du télescope spatial, l’horloge de Strasbourg, cette œuvre d’art propose une méditation sur le temps, tout en étant séduit par les jeux d’automates.

Un monument unique élevé par nos ancêtres à l’énigme du temps.

Un lieu à visiter sans oublier pour être dans la continuité les 13 cadrans solaires à l’extérieure de la cathédrale.  

Les 3 cadrans dits de Dasypodiud (transept sud)

 

 

Sources : L’horloge astronomique de R. Lehmi, l’horloge astronomique de Strasbourg, comité scientifique de l’horloge. Le comput édition A.F.A.H.A.

A suivre : Escapade en Alsace (5) : Le Struthof

 

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28 mai 2025 3 28 /05 /mai /2025 21:41

A Eguisheim l’enfant du pays est Bruno d’Eguisheim, le futur pape Léon IX, mais…

Plaque à Eguisheim

L’Homme

La Lorraine revendique le lieu de naissance de Bruno d'Eguisheim-Dabo. L'Alsace cherche à faire pencher la crosse de son côté, le Vatican a accordé sa bénédiction aux deux territoires. 

Statue et plaque à Dabo

Né dans un lieu inconnu des comtés de Dabo (Dagsburg) (terres maternelles où une église lui est dédiée) ou d'Eguisheim (terres paternelles où un oratoire lui est consacré), le lieu de naissance de Bruno von Eguisheim-Dagsburg, fait toujours débat.

 

Alsacien ou de Lorrain ?

Adressant une lettre au cardinal chargé de la Culture, le pape Jean-Paul II écrit, le 13 juin 2002 : « Voici mille ans, le 21 juin 1002, naissait en Alsace Brunon d’Egisheim-Dabo, qui deviendra Pape en 1049 sous le nom de Léon IX. À l’occasion du millénaire de sa naissance, qui est célébré en ces jours dans les trois diocèses de Strasbourg, de Metz, de Nancy et Toul, et que vous allez présider comme envoyé spécial, je m’unis par la pensée et la prière aux fidèles rassemblés autour de leurs pasteurs ».

Pour le Vatican, Léon IX est donc né en Alsace.

Sagesse pontificale, Jean-Paul II accorda la bénédiction apostolique aux trois diocèses.

Confié dès l’âge de 5 ans à l’évêque de Toul et il fut lui-même évêque de ce diocèse lorrain durant une vingtaine d’années avant d’être intronisé à Rome pour cinq ans, Léon IX est peut-être plus lorrain qu’alsacien. Alors, alors… Regardons de plus près.

 

La croix pontificale (férule) de Léon IX.

Elle a trois croisillons au lieu de deux, c’est bien une croix de Lorraine, non ?

Renseignements pris, la croix de Lorraine à double traverse est celle des archevêques et des patriarches de Jérusalem. La troisième traverse signale la fonction papale. Il ne faut donc pas la considérer simplement sous l'angle d'une symbolique régionale… D’autant moins que la croix de Lorraine n’a pas toujours été lorraine. Elle a été introduite par le duc d'Anjou lorsqu’il devint duc de Lorraine par son mariage avec Isabelle, en 1431. C’est pourquoi on l’appelait auparavant croix d’Anjou.

Finalement, elle est Lorraine, sans être Lorraine ?

Léon IX est peut-être Alsacien sans être Alsacien !

Daboisiens et Eguisiens sont donc divisés sur la question et les monographies en nombre viennent alimenter la controverse.

 

Le Pape

Surnommé le « Pape lorrain » ou « Pape alsacien » en raison de ses origines nobles alsaciennes et lorraines. Léon IX, né Bruno von Eguisheim-Dagsburg le 21 juin 1002.

Portail Chapelle Eguisheim - Statue Léon IX-

À l'âge de cinq ans, il est confié à l'évêque Bertholde de Toul pour être éduqué à l’école de la cathédrale.

Diacre en 1025. En 1026, il commande les troupes levées à Toul pour une campagne en Lombardie et est consacré le 23 mai, comte-évêque de Toul.

Pendant la vingtaine d'années que dure cet épiscopat, Bruno lutte contre le nicolaïsme et la simonie. Il s'inscrit dans le mouvement réformateur promu par Cluny et Gorze. Il impose à son entourage et lui-même un train de vie humble et pieux, se comportant en moine bénédictin et donnant ainsi exemple aux abbés de son évêché.

Élevé dans l'esprit de la réforme clunisienne, il conclut que c'est l'indignité des papes précédents qui leur a valu leur désaveu par les Romains et leur déchéance. Il considère que le souverain temporel ne devrait pas intervenir dans la vie religieuse.

Élu pape le 12 février 1049 (47 ans), il est le 152e pape de l'Église catholique.

Léon IX est célèbre pour ses efforts de réforme au sein de l'Église : le retour à des vertus « plus chrétiennes ». Les évêques ne devaient pas être des préfets de l'Empire, mais des théologiens et excommunie et dépose les évêques reconnus coupables

Dès le début de son pontificat, en avril 1049, Léon IX réunit un concile à Rome condamnant la simonie (achat ou vente de charges ecclésiastiques, sacrements) et une partie du nicolaïsme (le concubinage des prêtres).

Durant les 5 années de son pontificat, (il ne passera que 9 mois à Rome), il convoque douze conciles. Réformateur et engage la moralisation de L’Église, se positionne notamment contre le mariage des prêtres.

De juillet 1050 jusqu'au printemps 1051, de juin 1052 à mars 1053, souverain voyageur, diplomate et

Conciliateur, il parcourt l’Europe de Bénévent au sud, à Cologne au nord, de Reims à l’ouest à Bratislava à l’est, pour défendre ses réformes et, est en quête de paix entre les chrétiens.

En 1053, il est fait prisonnier (9 mois), par les normands du Duché de Bénévent. De retour à Rome

Léon IX, décède 19 avril 1054. Canonisé en 1087 par le pape Victor III. Sa fête est célébrée au jour de sa mort terrestre (dite aussi « Naissance au Ciel », le 19 avril. Son corps repose à la basilique Saint-Pierre à Rome.

 

Source : L’homme, Sylvain Post journaliste honoraire & auteur

A suivre: Escapade en Alsace (4) : Strasbourg

             

 


 

 

 

 

 

 

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26 mai 2025 1 26 /05 /mai /2025 20:34

 

Eguisheim

5. Les signes lapidaires

Le tonnelier

Typiques des villes alsaciennes, les frontons et linteaux de porte sont orné de blasons. Il s’agit parfois de la simple marque du tailleur de pierre, des dates gravées ou encore des initiales des propriétaires. Certains écus, indiquent une corporation selon un symbole codifié. La maison du tonnelier, métier affiché par la représentation de ses outils au centre de l’emblème : deux pinces et un maillet. Sur les deux autres écussons, le billot du boucher qualifié l’armoiries de 1671. Le second, daté de 1599, évoque également un tonnelier, mais cette fois l’épée barre le signe pour préciser qu’il s’agit d’un maitre dans l’art de métier.

 

6. Le château

Le château

Sous l’époque romaine, la place de la ville était, très certainement occupée par une construction en bois sur un remblais de terre : une motte castrale.

A partir du 8e siècle, une première résidence carolingienne aurait été construite par un important propriétaire terrien du nom d’Egino. En l’an 1000, un petit château fort, de forme octogonale, est érigé autour d’une cour intérieure. Les fossés disparaissent au 16e. siècle.

 

7. l’hôte de la chapelle

Chapelle St Léon IX

La chapelle au cœur de l’enceinte fortifiée est construite sur les restes du donjon au 19e siècle.

L’esprit qui anime la ville et plus particulièrement cette chapelle, est un personnage au destin illustre, Bruno d’Eguisheim, vit le jour le 21 juin 1002 dans ce château. Il devint pape le 12 février 1049 à Rome sous le nom de Léon IX (1019-1054). Cette chapelle lui est consacrée.

 

8. Les vierges d’Eguisheim

Les Vierges

Au pied du clocher datant du 13e siècle, voici l’entrée de l’église détruite en 1807. Derrière ces portes, dans la pénombre se cache une statue rare mais discrète : une Vierge Ouvrante du 14e siècle, en bois polychrome.

Le tympan du porche intérieur illustre la parabole des vierges sages et des vierges folles.

Sous le regard du Christ, les vierges dissipées tiennent négligemment leurs lampes vers le bas se privant de la lumière conduisant à Dieu ; alors que les vierges sages, en ordres, éclairent assurément leur marche vers le paradis.

 

9. Les cours dimères

Cour Dimères

Ces cours ou fermes agricoles étaient le bien de nobles, et de puissantes abbayes richement dotées de terres et de vignobles. Ces cours dimères sont le lieu de ventes, d’achats, d’échanges, de mesures, de taxations et de gestion des productions notamment issues de la vigne mais également des céréales et des forêts. Elles se regroupent dans l’enceinte intérieure du bourg, à l’abri des pillages.

Au nombre de 20 durant le 17e siècle elles attestent l’important rayonnement d’Eguisheim,dans toute l’Alsace et au-delà de ses frontières depuis presque 1000 ans.

 

 

A suivre :  Escapade en Alsace (3) : Léon IX

 

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25 mai 2025 7 25 /05 /mai /2025 09:06

 

 

Eguisheim (suite) 

Les Trois Tours

Appuyé à de petites collines plantées de vignes, j’ai découvert une jolie cité médiévale construite en cercles concentriques autour de son château octogonal du VIIIe siècle. Village où naquit le pape Léon... Non pas le XIVe, mais le pape St Léon IX (Bruno d’Eguisheim, né en 1002).

Berceau du vignoble Alsacien, Eguisheim, possède un ensemble unique d’architecture civile et militaire du XVe siècle.

Si les trois tours, dressées sur la colline, qui servaient de cadran solaire aux travailleurs de la plaine sont en ruines, les ruelles et les vielles maisons d’Eguisheim, semblent n’avoir pas vu passer les quatre derniers siècles.

Avec ses maisons à colombages et les inscriptions gravées sur le bois, les détails de ses façades et ses cours dimères chargées de l’histoire font de ce village un des plus beau de France (2003). Médaillé d'or de ‘l'Entente florale’, le concours européen des villes et villages fleuris en 2006.

Eguisheim succède à Saint-Cirq-Lapopie au palmarès de l'émission ‘Le Village préféré des Français’, en 2013.

Sur le sentier des vignes (parcours de 2 heures), on découvre les différents cépages alsaciens et en particulier les deux grands crus d’Eguisheim, l’Eichberg et le Prfsigberg (Riesling et Gewurztranimer).

Au retour, un passage par le parc des cigognes réalisé par l’association des amis des cigognes d’Eguisheim, nous invite à mieux connaître ce grand échassier, symbole des alsaciens.

En 9 étapes, découvrons ce village enchateur.

Plan découverte d'Eguisheim

1. Les couleurs de la ville

Les maisons du vignoble se caractérisent par son rez-de-chaussée en pierre soutenant l’ossature bois.

Des pigments et des couleurs sur les façades étant trop coûteux, le torchis ou badigeon de chaux blanches s’imposent jusqu’au 16e siècle. Le colombage est sobre, les bois sont protégés par de la suie ou un oxyde de fer rouge.

Au 17e siècle, les fenêtres s’agrandissent. Des décorations en bois ornent les façades, les couleurs pastel désignent les plus fortunés.

Aux 19 et 20e siècles le ciment couvre toute la bâtisse, assurant ainsi une protection. Mais depuis quelques décennies, la maison retrouve ses bois nus. L’avènement de la peinture et sa large palette de couleurs emporte l’Alsace vers un élan de gaieté… Sa nouvelle identité.

 

2. Eguisheim et sa ronde

Dessin ancien rempart

La ville est unique par sa forme circulaire. Une double fortification avait été édifiée selon en deux ellipses. Eguisheim n’avait pas véritablement de vocation militaire mais plutôt un rôle économique et financier et tout premier ordre, accueillant de nombreuses et riches cours dimières à protéger.

Entre les anciennes murailles, les dépendances agricoles s’installent et créent une seconde voie périphérique : Allmend. À la fin des grands conflits, dès le XVIe siècle la hauteur du rempart extérieur est réduite pour soutenir des logis construit en appui.

 

3. Les portes d’Eguisheim

Porte de la ville

La ville garde les empreintes de ses deux entrées fortifiées. L’une est dirigé vers les coteaux permettant l’accès direct aux vignobles.

La seconde ouverture est orientée vers la plaine et sur l’important flux marchand, jadis tracé par la voie romaine sur cet taxe économique entre le sud et le nord, déterminée par le Rhin. Le jeu des remparts, si particulier de cette ville nécessitait une double ouverture pour réglementer les entrées et contrôler l’octroi. C’était donc quatre portes qui orchestraient les entrées est sorties de la ville jusqu’à leur destruction au XIXe siècle.

 

4. Les épigraphes ou inscriptions

"Viens Esprit Saint, vines esprit consolateur"

Il est de coutumes qu’un couple grave sur les colombages ses initiales et la date de construction de son logis. La référence à Jésus-Christ est marquée par l’apposition du symbole « IHS » - Jésus Hominum Salvador (Jésus sauveur des hommes). Le plus anecdotique est le recours au divin pour solliciter la bienveillance et implorer la protection de la maison mais également pour conjurer le mauvais sort ou s’assurer contre les incendies, « Viens Esprit Saint, viens esprit consolateur ».

 

A suivre : Escapade en Alsace (2)- Eguisheim suite

 

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24 juin 2023 6 24 /06 /juin /2023 15:55
Louis Lachenal

Dans l’article ‘Les conquérants des cimes’, je n’ai pas parlé de Louis Lachenal, préférant lui consacrer une page afin de rendre hommage à celui que l’on surnommait Biscante. D’où vient ce surnom ? Du patois annécien « biscantin », le cidre nouveau, aigrelet, dont il remplissait sa gourde, ou pour son caractère pétillant.

 

En 1950, trois guides de la compagnie des guides de Chamonix, tous trois ‘étrangers’ : Louis Lachenal, Lionnel Terry, Gaston Rebuffat sont sélectionnés pour l’expédition française à l’Annapurna.

Qui atteint le premier le sommet de la ‘déesse des vents’ ? Lachenal ou Herzog ?

« Je savais que mes pieds gelaient, que le sommet allait me les coûter. Je ne devais pas mes pieds à la jeunesse française. Je voulais donc descendre. J’ai posé la question à Maurice de savoir ce qu’il ferait dans ce cas. Il m’a dit qu’il continuerait. Mais j’estimais que s’il continuait seul il ne reviendrait pas. C’est pour lui que je n’ai pas fait demi-tour. Cette marche au sommet n’était pas une affaire de prestige national, c’était une affaire de cordée. ». Ces lignes, ont été écrites par Louis Lachenal quelques jours avant sa mort au fond d’une crevasse de la vallée Blanche dans le massif du Mont Blanc, une fois libéré de son contrat de confidentialité imposé par les organisateurs de l’expédition en Himalaya. On est loin de la version décrite dans ‘Annapurna’, premier 8000, dicté par Maurice Herzog sur son lit d’hôpital amputé des doigts.

 

Durant près de quarante ans, de 1956 à 1996, la version officielle ne souffrira aucune contestation sur le vainqueur de l’Annapurna, Maurice Herzog. (D’autant qu’il avait pris sous sa protection l’épouse et les deux enfants de Louis Lachenal) « Herzog était chef par une décision du pouvoir et non par une suprématie alpine incontestée » … « Il avait un sens très réduit de l’organisation », écrivait également Lachenal. Ces lignes n’ont été rendues publiques qu’en 1996, lors d’une nouvelle réédition des ‘Carnets du vertige’, son autobiographie parue quelques mois après sa mort.

Michel Guérin, publicitaire reconverti dans l’édition de livres de montagne, rajoute les passages gênants dans cette nouvelle édition. La première ayant subi quelques sérieux coups de ciseaux de Maurice Herzog, qui avait confié à son frère Gérard le soin de retirer tout passage nuisant à la légende.

 

Le fils de Louis Lachenal prend conscience de la manipulation et bataille pour obtenir la restauration de la mémoire de son père. » La justice et les avocats s’en mêlent, parvenant à bloquer la commercialisation du livre. Huit ans après le décès de Maurice Herzog en 2012, une nouvelle édition de ce livre fondateur, avec les textes originaux, cette fois débarrassés des interprétations de Gérard Herzog, est rééditée.

Charlie Buffet (journaliste et écrivain, spécialiste de la montagne) avait arraché à Maurice Herzog un aveu qui avait fait date à propos de son compagnon de cordée : « Peut-être ai-je été injuste » (Libération, 24 mai 2000).

« L’idée n’est pas de relancer une polémique ancienne, mais bien de rendre justice à Louis Lachenal qui était un des plus grands alpinistes de son temps, un type gai, fiable et pas du tout la tête brûlée présentée par les Herzog ».

 

Louis Lachenal

Lionnel Terray & Louis Lachenal "Les Tigres"

Alpiniste de renom, il nait le 17 juillet 1921 à Annecy. Dès son plus jeune âge, il est attiré par l’alpinisme et fait preuve de dispositions exceptionnelles.

Entrée à la compagnie des guides de Chamonix, il rencontre Lionel Terray et Quelques mois plus tard il rencontrera (par hasard dans un train à l’arrêt) Gaston Rébuffat. Avec Lionel Terray, il formera la cordée la plus unie qui puisse se concevoir. Une cordée de légende, surnommée ‘les Tigres’. Leurs plus importantes réussites : En 1945, la face Nord et la face Est du Moine. 1946 : quatrième ascension de l’éperon nord des Droites, en huit heures, alors que le meilleur temps réalisé auparavant était de 18 heures ; l’ascension de l’éperon nord de la pointe Walker des Grandes Jorasses en 2 jours avec une variante dans le haut, due à une erreur provoquée par le brouillard. 1947 : deuxième ascension de la face nord de l’Eiger, la face nord-est du Badile. Avec d’autres camarades, Louis Lachenal réussit de belles courses comme la face nord du Triolet.

 

Son exceptionnel virtuosité s’est manifestée également par des horaires incroyablement rapides lors de ses ascension, comme l’enchainement en une seule matinée de la Dent du Caïman et de la Dent du Crocodile avec André Contamine. Après l’Annapurna, le courage dont il fait preuve pour remonter la pente est au-dessus de tout éloge.

 

Jean-Claude Lachenal, son fils écrit au sujet de son père : « Mon père, ce héros, était un homme juste, droit, franc, généreux : n’a-t-il pas réduit à néant son avenir et sa carrière en demeurant avec son compagnon jusqu’au sommet de l’Annapurna, pleinement conscient des risques qu’il prenait pour lui-même vu la progression implacable des effets du gel ? Il pensait en effet que le laisser poursuivre seul l’ascension finale le condamnait à ne plus pouvoir revenir. » (Almanach des Pays de Savoie 2010 –N° 11, p. 54), et

Lionel Terray, l’ami fidèle : « Je peux contribuer, pour une modeste part à perpétuer le souvenir de celui qui fut le compagnon merveilleux des heures les plus ardentes de ma jeunesse et dont je ne crains pas de dire qu’il fut l’un des plus remarquables alpinistes de tous les temps. Comment évoquer avec des mots son regard perçant, empreint de la plus dure franchise, mais que venait à tout instant éclairer la flamme, parfois un peu malicieuse, d’une joie rayonnante ? Comment faire revivre avec de l’encre et du papier celui qui fut la vie même, tant il débordait de dynamisme, d’enthousiasme et de passion, et aussi d’une exubérance qui allait jusqu’à friser l’excentricité ?» (Revue Jeunesse et Montagne N° 28 de septembre 1956)

 

Le 25 novembre 1955, dans une descente à ski de la Vallée Blanche, au-dessus de Chamonix. Skiant en tête à grande vitesse, il disparait dans une crevasse dissimulée par un pont de neige. Son compagnon de ski, Jean-Pierre Payot l’évite de justesse. Son corps récupéré dans la nuit, tombé à 28 m de profondeur. Sa dépouille, ramenée à Chamonix, est veillée par ses compagnons de l’Annapurna, Maurice Herzog et Gaston Rebuffat.

 

Sources : La Croix, les conquérants des cimes, litérature.
 A suivre : Mensonges et vérités en haute montagne.
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15 mai 2023 1 15 /05 /mai /2023 22:29

 

Après une édition 2021 annulée pour cause de Covid, la « Petite mer » est de nouveau en fête du 15 au 21 mai.

Pour cette douzième édition, près de 1400 bateaux sont attendus dans les eaux morbihannaise. Les festivités ont commencé aujourd’hui à 14h 30 par le départ à Port-Navalo de la parade d’ouverture. Spectacle magnifique depuis Kerner. Bateaux de légende, voiliers, 2 et 3 mats, goélettes, etc…  Des embarcations souvent mythiques qui font rêver aussi bien les marins les plus aguerris que les béotiens. Larguons les voiles

 

Le FRANÇAIS

Le Français

Le Français est un des derniers grands voiliers en bois. Anglais une grande partie de son existence, le Français était … Danois. Construit en 1948 au Danemark, le ‘Kaskelot’ (Cahalot) a commencé sa carrière comme ravitailleur au Groenland. Le bateau n’a que deux mats. En 1981, son propriétaire d’alors le transforme en trois mâts pour les besoins du cinéma jusqu’au début des années 2010. En 2018 il est rattaché au port de Saint-Malo. Rebaptisé ‘le Français’ en souvenir du bateau du commandant Charcot. Le Français a déjà participé à la Semaine du Golfe, en 2019, et en 2015 et 2017, sous pavillon anglais avec ‘Kaskelot’ inscrit sur sa coque.

 

l'HYDROGRAAF

l'Hydrograaf

40 m de long, 6,70 m de large avec sa coque noire et jaune, on le reconnait de suite. Construit dans les années 1910 à Rotterdam, ce navire équipé de deux moteurs et de deux hélices a eu 1001 vies. Il commence sa vie comme par une mission de cartographie des fonds marins, y compris pendant la Grande Guerre, Les Pays-Bas étant neutres. Pendant la seconde Guerre mondiale, le navire s’enfuit en Angleterre où il est réquisitionné pour intégrer le service de déminage de la Royale navy. A la libération, l’Hydrograaf reprend son service aux Pays-Bas. La reine Wilhelmina, le prince consort et la princesse Juliana l’empruntent pour des sorties de plaisance. La famille couronnée l’utilise également comme vaisseau royal lors des visites officielles aux iles zélandaises. Selon la légende c’est à son bord que St Nicolas apporte les cadeaux de noël aux petits néerlandais. Avant noël, les enfants peuvent le visiter pour voir la salles des emballages, la chambre à coucher et le bureau de saint Nicolas !

 

Le MARITÉ

Le Marité

Avec ses 45 m de coque, c’est le plus grand voilier en bois du patrimoine maritime français. Ce magnifique trois-mâts goélette mis à l’eau le 24 juin 1923 pêcher la morue sur les bancs de Terre-Neuve. A l’origine il devait s’appeler Marie-Thérèse, prénom de la plus jeune fille de l’armateur. Un autre bateau portant déjà ce nom, le diminutif Marité sera retenu. Fait rarissime pour un bateau, ce nom suivra le navire toute sa vie, malgré les changements successifs de propriétaires.

 

Le MORGENSTER

Le Morgenster

Brick néerlandais construit en 1919, le Morgenster sillonne toujours les eaux du Nord de l’Europe comme navire-école. Conçu pour la pêche, le navire était un dériveur de hareng jusqu’en 1970. Il poursuit sa carrière, toujours dans la pêche… mais sportive jusqu’en 1979 date de sa revente. Ancrée au large des côtes, il devient un studio de radio pirate. En 1993, il est racheté et devient un navire-école. En 2006, il subit une grande rénovation de la coque. Lancé le 2 juin 2008, le navire-école accueil 36 stagiaires.  

 

Le SHTANDART    

Le Shtandart

Avide de gloire, le star Pierre 1er Le Grand, il fonde Saint-Pétersbourg, ville ouverte sur la mer Baltique. Les conflits étant nombreux, le tsar commande les premiers qui constitueront la flotte de la Baltique. La première frégate Shtandart, dont le tsar a ordonné les moindres détails est achevé en 1703. Pierre 1er Le Grand a un attachement particulier pur ce bateau, et souhaite que le navire-amiral soit à jamais conservé en souvenir du savoir-faire maritime russe. Désarmé en 1711, puis transformé en bateau musée impérial, le navire, mal conservé est détruit en 1727. Aujourd’hui, sa réplique navigue grâce à un groupe de passionnés.

 

Sans oublier le plus ancien voilier français en état de naviguer : Le Black Joke. Le centenaire : Enchantement IV et les Sinagots (§ Sinagot du 9/8/2020)

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20 novembre 2022 7 20 /11 /novembre /2022 16:49

Le Gwell*

J’ai découvert sur le marché, un produit typiquement breton, ‘Le Gwell’.

Le Gwell, mot breton signifiant ‘meilleur’, et rappelle également le mot Goell, ‘le ferment’.

Connu sous différents noms selon les terroirs de Bretagne : laez-goell, laez-hir, laez-téo (gros lait) …

Le Gwell fermier, un lait fermenté avec une acidité assez marquée et une texture veloutée et onctueuse avait quasiment disparu.

 

On pense que le gros-lait serait issue du Pays de Douarnenez, et plus généralement de tout le Finistère.

En réalité, selon certains témoignages, le gros-lait se fabriquait un peu partout en Bretagne, davantage prisé sur les côtes bretonnes que dans les terres où il était peu connu.

Le Gwell est une recette traditionnelle bretonne de gros-lait, un produit typique fabriqué à partir du lait entier de vache et uniquement de race bretonne : la ‘Bretonne pie noir.

 

Cette petite vache (1 m17 au garrot) à la robe noire et blanche, avec souvent une petite tache blanche en forme de cœur sur le haut du front », avait quasiment disparu dans les années 1976, avec l’industrialisation de la production laitière : on ne comptait plus que 500 têtes en France de pie noire.

 

 

La Bretagne comptait 700 000 vaches Pie Noir en 1900, 1 600 vaches en 2010 !!

Grâce à la volonté de quelques éleveurs pour sauvegarder la race, (il y en aurait aujourd’hui environ 2 800 à 3000 têtes sur tout le pays), les consommateurs redécouvrent cette recette ancestrale, ce lait fermenté aux multiples vertus à ne pas confondre avec le lait-Ribot.

 

Originaire de la région de Douarnenez, le Gwell a ensuite gagné tout le sud du Finistère puis la Basse Bretagne et enfin l'ensemble de la Bretagne.

La fabrication du ‘Gwell’ est préparée à partir du lait entier, pasteurisé à 85°-90°, puis refroidi à 30°. A cette température on introduit le levain (un morceau de gwell de la fabrication précédente).

Après trois à cinq heures de prise en étuve à 30° environ, il est mis au frais, prêt à être dégusté.

Cette texture onctueuse, crémeuse, et avec un goût frais acidulé, peut se déguster avec des galettes de blé noir ou en dessert, nature, avec du miel ou de la confiture...

 

*Le Gwell est une marque déposée à l’INPI par l’Union Bretonne Pie Noir.

 

Source : divers infos.

A suivre, le lait-ribot

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6 novembre 2022 7 06 /11 /novembre /2022 17:14

L’importance de l'argent liquide 

Pourquoi l'utilisation de l'argent liquide n'est pas seulement une forme de liberté, mais bien plus .... Explication:

  • J'ai un billet de 50 euros dans ma poche.

Je vais au restaurant et je paie avec ce billet. Le restaurateur l'utilise ensuite pour payer son blanchisseur. Le propriétaire de la blanchisserie l'utilise ensuite pour payer son coiffeur. Le coiffeur l'utilise à son tour pour faire ses courses. Après d'innombrables passages dans des mains différentes, le billet de 50 euros restera toujours, dans l'économie, avec sa valeur initiale. Il continuera à valoir 50 euros.

  • Je vais au restaurant et je paie le dîner avec ma carte de débit ou de crédit.

 Le restaurateur ne percevra pas 50€ mais bien une somme inférieure car mon argent aura été mutilé des frais de transactions et bancaires.

Si nous estimons cela à 1€ pour faire simple, après seulement 30 transactions, sur les 50 euros de départ, il ne reste plus que 20 euros dans l'économie, les 30 euros manquants s'étant volatilisés dans les méandres du système bancaire.

C'est ainsi qu'après 50 transactions, votre billet aura disparu de l’économie,

 

Pensez-en ce que vous voulez, mais cette vision des choses est bel et bien réelle. Ne perdez pas de vue que vous êtes responsables des actes que vous posez et surtout DES CONSEQUENCES DE CES DERNIERS.

Bonne réflexion à vous.

Réflexion personnelle « Et vous aurez été ‘fliqué’, tout au long de vos déplacements

lors de vos achats ».

Source : partage sur réseaux sociaux.

 

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