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20 septembre 2020 7 20 /09 /septembre /2020 16:41

 

Tenue d'apparat des magistrats de la cour des comptes

La Cour des comptes

La Cour des comptes est l’organe chargé de contrôler la régularité des comptes publics et de vérifier le bon emploi des fonds publics.

Conformément à l’article 47–2 de la Constitution, la Cour :

  • Assiste le Parlement dans le contrôle de l’action du Gouvernement,
  • Assiste le Parlement et le Gouvernement dans le contrôle de l’exécution des lois de finances et de l’application des lois de financement de la sécurité sociale ainsi que dans l’évaluation des politiques publiques ».

La collaboration entre la Cour des comptes et le Parlement prend diverses formes qui se traduisent en particulier par une communication privilégiée des travaux de la Cour à l’Assemblée nationale et au Sénat et par l’assistance de la Cour à divers organes parlementaires (commissions des finances, mission d’évaluation et de contrôle, mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale).

 

Créée en 1807, la Cour des comptes a vu progressivement ses missions s’élargir avec l’extension des compétences de l’État et de la sphère publique. Elle a désormais compétence pour contrôler :

Obligatoirement :

  • L’État,
  • Les établissements publics nationaux,
  • Les entreprises publiques,
  • Les institutions de la sécurité sociale.

Dans tous ces cas, sa saisine résulte de la loi, elle est donc automatique.

 

Facultativement :

  • Les organismes de droit privé dont la majorité des voix ou du capital est détenue par des organismes soumis obligatoirement au contrôle de la Cour ou dans lesquels ces organismes ont un pouvoir prépondérant de décision ou de gestion ;
  • Les organismes de droit privé (les associations, notamment) bénéficiaires de concours financiers d’origine publique ;
  • Les organismes d’intérêt général faisant appel à la générosité publique ;
  • Les organismes bénéficiant de concours financiers de l’Union européenne ;
  • Les organismes habilités à recevoir des impositions de toute nature et des cotisations légalement obligatoires.

 

Contrôles de la Cour des Compte

I. – Le contrôle de régularité : la Cour, juge des comptes des comptables publics de l’État

Les articles L. 111-1 et L. 111-3 du code des juridictions financières précisent que « la Cour des comptes juge les comptes des comptables publics » et qu’elle vérifie sur pièces et sur place la régularité des recettes et des dépenses décrites dans les comptabilités publiques ».

Elle est donc chargée de vérifier si les recettes ont été recouvrées et si les dépenses ont été payées conformément aux règles comptables en vigueur.

La Cour ne juge pas que les comptes des comptables publics ; elle juge également les comptes de toute personne qui est intervenue irrégulièrement dans le maniement des deniers publics : le comptable de fait, déclaré comme tel préalablement par elle, se trouve alors soumis aux mêmes obligations et aux mêmes responsabilités qu’un comptable public.

II. – Le contrôle de la gestion : la Cour et le bon emploi des fonds publics

La Cour ne juge pas les ordonnateurs, mais vérifie le bon emploi des fonds publics (elle « s’assure du bon emploi des crédits, fonds et valeurs gérés par les services de l’État »).

Depuis 1950, la Cour des comptes est compétente pour contrôler les organismes de sécurité sociale. Presque tous ces organismes sont des personnes morales de droit privé, mais dont les ressources sont des cotisations à caractère obligatoire.

La Cour est compétente pour vérifier l’emploi de ces aides publiques et, depuis 1991, cette compétence est étendue aux organismes faisant appel à la générosité publique.

III. – L’assistance au Parlement et au Gouvernement

La loi constitutionnelle du 23 juillet 2008, prévoit que la Cour des comptes :

  • assiste le Parlement dans le contrôle de l’action du Gouvernement ;
  • Assiste le Parlement et le Gouvernement dans le contrôle de l’exécution des lois de finances et de l’application des lois de financement de la sécurité sociale ainsi que dans l’évaluation des politiques publiques ;
  • Contribue à l’information des citoyens par ses rapports publics.

Le Parlement est évidemment destinataire des rapports publics de la Cour :

  • Le rapport public annuel adressé au Président de la République (cette présentation est effectuée de façon solennelle par le Premier président de la Cour dans l’hémicycle de chacune des assemblées.
  • Les rapports publics thématiques ou particuliers qui résultent d’enquêtes de la Cour parfois conjointes avec les chambres régionales des comptes.

Le Parlement est aussi destinataire de documents non publics :

  • Les rapports particuliers établis sur les comptes et la gestion d’entreprises publiques, les référés de la Cour qui ne seraient pas publiés (observations adressées à des ministres sous la signature du Premier président), etc.

La mission d’assistance confiée à la Cour comporte notamment le dépôt de plusieurs rapports :

  • Un rapport préliminaire conjoint au dépôt du rapport du Gouvernement sur l’évolution de l’économie nationale et sur les orientations des finances publiques,
  •  Un rapport sur l’exécution des lois de finances dont le contenu est élargi aux comptes associés et qui doit comporter une analyse par mission et par programme de l’exécution des crédits budgétaires,
  • Un rapport conjoint au dépôt de tout projet de loi de finances sur les mouvements de crédits opérés par voie administrative et dont la ratification est demandée dans ledit projet de loi de finances (il s’agit en pratique des décrets d’avances).

Par ailleurs, la Cour doit certifier la régularité, la sincérité et la fidélité des comptes de l’État.

 

Source : Gouv.fr

Suite : Le Président de la République

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5 septembre 2020 6 05 /09 /septembre /2020 16:40
Salle Assemblée Générale du Conseil d'Etat

 

Le Conseil d’État est la plus haute juridiction administrative en France.

Héritier d’une tradition ancienne, on peut voir dans cette institution l’une des héritières de la ‘Curia regis’ qui, constituée de grands personnages proches du Roi, assistait celui-ci dans le gouvernement du royaume au Moyen-Âge. 

C’est cependant avec la Révolution française que le Conseil d’État revêt son aspect actuel. En 1790, l’Assemblée constituante décide que l’administration ne doit plus être soumise à l’autorité judiciaire. Les affaires impliquant la puissance publique doivent, dès lors, être examinées par une juridiction particulière. 

C’est le Consulat qui, avec l’article 52 de la Constitution du 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799), institue le Conseil d’État proprement dit.

Aujourd’hui, présidé en droit par le Premier ministre mais dirigé, en pratique, par son Vice-président, le Conseil d’État, présente un double visage : 

  • Une instance administrative, conseiller du Gouvernement pour la préparation des projets de loi, décret... et
  • La juridiction suprême de l’ordre administratif qui tranche les litiges relatifs aux actes des administrations. 

Conseiller du Gouvernement, il examine les projets de loi et d'ordonnance, avant que ceux-ci ne soient soumis au Conseil des ministres, ainsi que les projets de décret en Conseil d'État. 

Le Conseil d'État émet un avis sur la régularité juridique des textes, sur leur forme et sur leur opportunité administrative. Il peut par ailleurs être consulté par le gouvernement sur toute question ou difficulté d'ordre juridique ou administratif. 

Il est également conseiller du parlement sur les propositions de loi que ce dernier souhaite lui soumettre.

Le Conseil d'État adresse chaque année au Président de la République un rapport public, qui énonce notamment les réformes d'ordre législatif, réglementaire ou administratif, qu'il propose au Gouvernement.

Le Conseil d’État rend des avis nécessaires à la conduite efficace de l’action publique

Le Conseil d'État est le juge administratif suprême : il juge les litiges entre les particuliers et les personnes publiques

Il est le juge de cassation des arrêts des cours administratives d'appel et des juridictions administratives spécialisées ainsi que dans certaines matières des jugements des tribunaux administratifs.

Il juge en premier et dernier ressort les recours dirigés notamment contre les décrets, les actes des organismes collégiaux à compétence nationale ainsi que le contentieux des élections régionales et de l'élection des représentants français au Parlement européen. 

Il est compétent en appel pour les contentieux des élections municipales et cantonales.

Par sa double fonction, juridictionnelle et consultative, le Conseil d'État assure le respect effectif de la règle de droit par l’administration française. Il est ainsi un rouage essentiel de l'État de droit dans notre pays.

Garant de la légalité de l’action publique, le Conseil d’État veille à la protection des droits et libertés des citoyens

Enfin, le Conseil d'État est l'administrateur général de la juridiction administrative :

  • Chargé d'assurer la gestion des 8 cours administratives d'appel,
  • Des 42 tribunaux administratifs et 
  • De la Cour nationale du droit d'asile.

Pour répondre au mieux aux attentes des justiciables la juridiction administrative adapte son organisation et ses modes d'action, rénove ses installations, ouvre de nouveaux tribunaux.

Le Conseil d'État comprend 231 membres en activité et 408 agents. 

Deux tiers des membres sont présents au Palais-Royal pour remplir trois missions : 

  • Conseiller le gouvernement et le parlement, 
  • Juger les actes des administrations, 
  • Gérer la juridiction administrative. 

Le troisième tiers est soit détaché dans d'autres responsabilités publiques (directions de ministère, d'établissement public...), soit en position de disponibilité pendant une durée limitée pour exercer des fonctions privées.

 

Présidé par le Vice-président, le Conseil d'État est organisé pour remplir ses trois missions :

  • Le secrétariat général assure la gestion du Conseil d'État et de l'ensemble de la juridiction administrative,
  • La section du contentieux assure la fonction de juge des actes des administrations,
  • Cinq sections consultatives ainsi que la section du rapport et des études rendent des avis au gouvernement sur des projets de texte (lois, décrets...) qui leur sont soumis et effectuent les études juridiques qui leur sont demandées

 

Source : Gouv.fr

Suite : La Cour des Comptes

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28 août 2020 5 28 /08 /août /2020 14:06
Façade rue Montpensier (©Conseil Constitutionnel)

Le Conseil constitutionnel

 

Le Président de la République doit consulter le Conseil constitutionnel lorsqu'il décide d'exercer les pouvoirs exceptionnels que lui confère l'article 16 de la Constitution (l'avis du Conseil est publié au Journal officiel).

 

Régulateur du fonctionnement des pouvoirs publics et juridiction aux compétences variées, il a la charge du contrôle de conformité de la loi à la Constitution.

Le Conseil constitutionnel a été institué par la Constitution de la Ve République, en date du 4 octobre 1958.

Composé de neuf membres nommés pour neuf ans, ils sont désignés par le Président de la République et les présidents des assemblées parlementaires (Assemblée nationale et Sénat). 

Le Conseil se renouvelle par tiers tous les trois ans. Les conseillers nommés prêtent serment devant le Président de la République.

Les anciens Présidents de la République font partie, de droit, du Conseil constitutionnel.

Le Conseil constitutionnel est une juridiction dont les audiences et séances suivent le rythme des requêtes dont il est saisi, il siège et juge qu'en formation plénière.

Le Conseil constitutionnel jouit de l'autonomie financière, c’est son président qui en fixe le budget. 

 

Compétence :

Délimitée par la Constitution, sa compétence est précisée et complétée par des lois organiques. 

Les attributions que lui confient les textes peuvent se ranger en deux catégories :

1 - Une compétence juridictionnelle s'étendant à deux catégories de contentieux 

  • Un contentieux normatif (Juge de la constitutionnalité des lois, le Conseil constitutionnel exerce soit un contrôle a priori, soit un contrôle a posteriori.
  • Un contentieux électoral et référendaire :
    •  Veille à la régularité de l'élection du Président de la République et des opérations de référendum, dont il proclame les résultats. 
    • Il est juge de la régularité de l'élection des parlementaires, et donc de leur éligibilité ;
    • Intervient également lorsqu'un parlementaire se trouve, ou est susceptible de se trouver, dans un cas d'incompatibilité.

 

2 - Une compétence consultative :

  • Le Conseil constitutionnel émet un avis lorsqu'il est consulté par le chef de l'État sur la mise en œuvre de l'article 16 de la Constitution et ultérieurement sur les décisions prises dans ce cadre. 
  • Il vérifie si les conditions de mise en œuvre sont toujours réunies soit à la demande d'un président d'assemblée ou 60 députés ou 60 sénateurs au bout de 30 jours, soit de plein droit au bout de 60 jours et à tout moment au-delà de cette durée.

Par ailleurs, le Gouvernement consulte le Conseil sur les textes relatifs à l'organisation du scrutin pour l'élection du Président de la République et le référendum. 

Le Conseil formule également des observations sur les élections parlementaires et présidentielle passées ainsi que sur les prochaines échéances électorales, afin de proposer aux pouvoirs publics toutes mesures susceptibles d'améliorer le déroulement de ces élections.

 

Décisions 

Les différents types de décisions prises par le Conseil Constitutionnel sont identifiables par des lettres placées après le numéro d'enregistrement de la saisine, qui lui-même succède à l'année d'enregistrement de la saisine. 

  • Les décisions s'imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles et ne sont susceptibles d'aucun recours. 
  • Les décisions de conformité (DC) concernant les lois organiques ou ordinaires peuvent conduire à la censure totale ou partielle de la loi, mais non à son annulation puisqu'elles sont prononcées avant la promulgation de celle-ci, acte juridique qui en assure l'application.
  • Les dispositions déclarées inconstitutionnelles d'un règlement d'une assemblée parlementaire ne peuvent être mises en application.
  • Si le Conseil constitutionnel estime qu'un engagement international comporte une clause contraire à la Constitution, l'autorisation de ratifier ou d'approuver cet engagement international ne peut intervenir qu'après révision de la Constitution.

Le Conseil constitutionnel peut désormais être saisi sur renvoi de la Cour de cassation ou du Conseil d'État.

 

 

Sources : Gouv.fr

Suite : Le Conseil d’État

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16 août 2020 7 16 /08 /août /2020 10:39
Salle du Congrès au Château de Versailles

Le Congrès du Parlement

 

Sous la Vème République, le Congrès est la réunion des deux chambres du Parlement (Assemblée nationale et Sénat).

Il peut être réuni dans trois cas : 

  • En vue d’une révision de la Constitution ; 
  • Pour autoriser l’adhésion d’un État à l’Union européenne ; 
  • Pour entendre une déclaration du Président de la République. 

Dans ce dernier cas, cette déclaration peut être suivie d’un débat qui ne fait l’objet d’aucun vote, hors de la présence du chef de l’État.

Lorsqu’il est conduit à se prononcer sur un projet ou une proposition de loi constitutionnelle ou sur l’adhésion d’un État à l’Union européenne, le Congrès, à la différence d’une assemblée législative, ne peut exercer le droit d’amendement.

  • Le Congrès est dirigé par un « Bureau (qui) a tous pouvoirs pour présider aux délibérations du Congrès et pour organiser et diriger tous les services » (article 3 du Règlement du Congrès).
  • Son bureau est celui de l’Assemblée nationale.
  • Le Président du Congrès est chargé de veiller à la sûreté intérieure et extérieure du Congrès.

En séance, il dirige les délibérations, fait observer le Règlement, maintient l’ordre et donne connaissance au Congrès des communications qui le concernent.

 

Fonctionnement du Congrès

  • Le Congrès est régi par un Règlement propre, inspiré de celui de l’Assemblée nationale (Ce Règlement a été modifié le 22 juin 2009 pour y inclure la possibilité pour le Président de la République de prononcer un discours devant le Congrès). 
  • Le Congrès siège au Château de Versailles, dans la salle des séances de l’Aile du Midi (La présence parlementaire dans ce lieu est ancienne puisque l’Assemblée nationale vit le jour à Versailles après que les délégués du tiers état aux états généraux, se voyant refuser l’accès à la salle des Menus Plaisirs, eurent gagné la salle du Jeu de Paume où ils prêtèrent serment, le 20 juin 1789.
  • Le Président de la République convoque le Congrès par un décret contresigné qui en fixe l’ordre du jour. 
  • Les députés et les sénateurs sont placés dans l’hémicycle non pas par groupes politiques comme à l’Assemblée nationale et au Sénat, mais en fonction de l’ordre alphabétique de leur nom.

 

Règles relatives aux travaux du Congrès

a) Les délibérations du Congrès

Lorsque le Congrès examine les propositions de résolution relatives à son propre Règlement, les débats sont organisés comme ceux d’une assemblée délibérative (amendements, rappels au Règlement, explications de vote…).

En revanche, lorsqu’il est conduit à se prononcer sur un projet constitutionnel ou sur l’adhésion d’un État à l’Union européenne, le Congrès ne peut exercer le droit d’amendement. 

 

b) La déclaration du Président de la République

L’article 23 du Règlement du Congrès décrit précisément la procédure qu’il convient alors de suivre :

  • À l’heure fixée pour sa déclaration, le Président de la République est introduit dans la salle des séances sur ordre du Président du Congrès, lequel lui donne aussitôt la parole. 
  • La déclaration du Président de la République ne peut donner lieu à aucun vote et aucun des membres du Congrès n’est autorisé à intervenir lors de la déclaration.

Sa déclaration terminée, le Président de la République est reconduit hors de la salle dans les mêmes formes, puis la séance doit être suspendue ou levée. 

La clôture est prononcée par le Président du Congrès, (le Président de l’Assemblée nationale).

 

Source : Gouv.fr

Suite : Le Conseil Constitutionnel

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25 juillet 2020 6 25 /07 /juillet /2020 14:47
Le Palais Bourbon (Assemblée Nationale)

Le Gouvernement sous la Cinquième République.

Le Gouvernement de la République française constitue la seconde tête d'un pouvoir exécutif bicéphale. 

Les membres du Gouvernement sont nommés par le président de la République et sont placés sous la conduite politique du Premier ministre qui traite les fonctions et les attributions constitutionnelles du gouvernement.

Suivant l'article 20 de la Constitution de 1958, il revient au Gouvernement de « déterminer et conduire la politique de la Nation ». 

Le Gouvernement est :

  • Responsable de la défense nationale ;
  • Assure l’exécution des lois et exerce le pouvoir réglementaire, sous réserve de la signature des ordonnances et décrets délibérés en Conseil des ministres par le chef de l’État ;
  • Assure la coordination de l’action gouvernementale en arbitrant les politiques décidées dans les différents ministères. 

Pour cela, il dispose des prérogatives essentielles mais aussi des compétences extraordinaires 

  • La force armée (et non l'armée, prérogative réservée au président de la République 
  • L’administration publique, dont il oriente l'action dans le sens de sa politique.
  • Veille au bon fonctionnement et à la continuité des services publics,
  • Dispose des prérogatives du déroulement de la procédure parlementaire,
  • Peut recevoir les avis du Conseil économique, social et environnemental pour les projets de lois de réforme économique.
  •  

Le Parlement français est la principale institution du pouvoir législatif en France. Selon la Constitution du 4 octobre 1958, elle peut en partie contrôler l’activité gouvernementale. 

Le Parlement est bicaméral, c'est-à-dire composé de deux chambres :

  • L’Assemblée nationale, dite « chambre basse », est l’institution française qui forme, avec le Sénat, le Parlementde la Cinquième République.

Son rôle est de débattre, de proposer, d’amender et de voter les lois, et de contrôler l'action du Gouvernement. À la différence du Sénat, elle a le pouvoir de forcer la démission du gouvernement par le vote d'une motion de censure. Elle siège au palais Bourbon à Paris

Depuis 1986, l’Assemblée nationale compte 577 membres, appelés députés, élus au suffrage universel direct au scrutin uninominal majoritaire à deux tours pour une durée de cinq ans.

Palais du Luxembourg (Sénat)
  • Le Sénat qui comprend 348 sénateurs constitue la « chambre haute » du Parlement français selon le système du bicamérisme et détient le pouvoir législatif avec l'Assemblée nationale

En vertu de l'article 24 de la Constitution de la Ve République, il est le représentant des collectivités territoriales. Il siège au palais du Luxembourg.

Les deux chambres siègent dans des lieux différents : 

  • Le palais du Luxembourg pour le Sénat et 
  • Le palais Bourbon pour l’Assemblée nationale. 

Elles peuvent néanmoins se réunir ensemble en Congrès ou en Haute Cour : le Parlement siège alors dans la salle du Congrès au château de Versailles.

 

Suite : Le Congrès du Parlement

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11 juillet 2020 6 11 /07 /juillet /2020 16:15

 

Devise de la République Française

La République française

La République française s'est dotée d'un président pendant la IIe République, entre 1848 et 1852, puis sous la IIIe République de 1871 à 1940, et enfin depuis 1947 pendant les IVe et Ve Républiques.

Cette fonction a été assumée par vingt-cinq personnes, l'intérim assuré à deux reprises par le président du sénat n'étant pas pris en compte. 

De 1848 à 1852 et depuis 1962, le président de la République est élu au suffrage universel direct (élection présidentielle), scrutin à 2 tours. 

Le mandat du président de la République était de

  • 4 ans de 1848 à 1852, 
  • 7 ans de 1873 à 2002,
  • 5 ans depuis le référendum du 24 septembre 2000 et entré en vigueur en 2002 (référendum sur le quinquennat présidentiel soumis aux votes des français par le président Jacques Chirac).

Tous les présidents de la République ont résidé au palais de l'Élysée, à Paris.

Le Palais de l'Elysée

Le président de la République française 

Le président de la République française exerce les plus hautes fonctions du pouvoir exécutif de la République : C’est le chef de l’État.

En France, Le président est le chef de l'État, chef des armées, co-prince d'Andorre, chanoine d'honneur de la basilique Saint-Jean-de-Latran à Rome. 

Il est le garant de la Constitution de la Ve République française et tient un rôle éminent en matière de politique étrangère.

Les autres fonctions, attributions et modes de nomination ont évolué dans le temps selon les régimes, mais également en fonction des circonstances et des hommes appelés à remplir cette charge.

Sous la Ve République, en place depuis 1958, son pouvoir est bien plus étendu que sous les IIIe et IVe Républiques, à l'instar de la IIe République. 

Officiellement, sous la Ve République, le président partage le pouvoir exécutif avec le Premier ministre (régime semi-présidentiel). En pratique, lorsque la majorité parlementaire lui est acquise, le président concentre l'intégralité du pouvoir exécutif, même si le Premier ministre reste chef du Gouvernement et responsable de sa politique devant l'Assemblée nationale.

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l'Hôtel Matignon

Le Premier ministre 

Nommé par le Président de la République, le Premier ministre est le chef du Gouvernement. 

Il réside officiellement à l'Hôtel de Matignon, plus simplement nommé "Matignon", où se situe son bureau et son cabinet.

Selon l'article 21 de la Constitution, le Premier ministre :

  • Dirige l'action du Gouvernement, organe collégial composé des ministres et secrétaires d'État nommés par le Président de la République sur proposition du Premier ministre. 

Le Premier ministre n’est pas le supérieur hiérarchique des autres ministres. Il ne peut pas leur imposer de prendre une décision qu’ils ne veulent pas assumer.

Le Premier ministre, au titre de chef du Gouvernement, dispose de "l’administration et de la force armée", selon l'article 20 de la Constitution.

Afin d'élaborer sa politique, l'équipe du Premier ministre est organisée autour de deux services essentiels :

  • Le cabinet, constitué d'un directeur de cabinet, d'un chef de cabinet, de conseillers et chargés de mission ;
  • Le Secrétariat général du Gouvernement (SGG), qui a en charge l'ordre du jour et le secrétariat du Conseil des ministres, celle de nombreuses réunions interministérielles.

Le SGG veille à la publication des textes législatifs et réglementaires. Il assure les relations entre le Gouvernement et le Parlement. 

Le cabinet et le SGG sont localisés, comme le Premier ministre, à l'Hôtel de Matignon à Paris.

 

Suite et photos: Gouv.fr

Suite : (2) Les Institutions de la Ve République.

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6 juillet 2020 1 06 /07 /juillet /2020 22:11

Le remaniement ministériel du 3 juillet 2020, m’a donné l’idée d’une nouvelle rubrique :  

La Vème République :

Thèmes :

  • Les Institutions de la Vème République.
    • La République française
    • Le Président de la République française
    • Le Premier ministre
    • Le Gouvernement sous la Ve République
    • Le Parlement (Assemblée nationale – Sénat)
    • Le Congrès du Parlement
    • Le Conseil Constitutionnel
    • Le Conseil d'Etat
    • La Cour des Comptes
  • De Gaulle à Macron l’Élysée
  • Du 1er Premier ministre à Jean Castex à l’Hôtel Matignon 

De Gaulle Charles : 

Michel Debré ; Georges Pompidou ; Maurice Couve de Murville.

 

Pompidou Georges :

Jacques Chaban-Delmas ; Pierre Messmer.

 

Giscard d’Estain Valéry : 

Jacques Chirac ; Raymond Barre

 

Mitterrand François : 

Pierre Mauroy ; Laurent Fabius ; Jacques Chirac ; Michel Roccard ; Édith Cresson ; Pierre Bérégovoy ; Alain Juppé ; Lionel Jospin.

 

Chirac Jacques : 

Jean-Pierre Raffarin ; Dominique de Villepin

 

Sarkozy Nicolas : 

François Fillon

 

Hollande François : 

Jean-Marc Ayrault ; Manuel Valls; Bernard Cazeneuve.

 

Macron : 

Édouard Philippe

 

Je vous souhaite une bonne lecture tout au long de ces différents septennats, puis quinquennats.

 

Suite : (1) Les Institutions de la Ve République.

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