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  • : Du romain au grégorien, parcourez l'histoire des calendriers. Le brie de Meaux et la Confrérie. Varreddes mon village.
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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 21:27

La Façade 

Façade de la cathédrale St Etienne de Meaux

Au milieu du XIIIe siècle, un certain Simon d’Auger possède des biens à Varreddes ; en mai 1252, Simon et son épouse Agnès en laissent une partie aux Trinitaires de Cerfoy.

Dans le même temps, d’année en année, le Chapitre de la cathédrale recueille au même lieu des lègues ou des héritages qu’il achète, et pour lesquels il obtient en mars 194, l’amortissement de Philippe-le-Bel et de la reine Jeanne, comtesse de champagne.

On voit figurer dans cet amortissement des terres aux lieux dits la vallée de Dicy, la voie blanche, le chemin de Poincy ; dans l’étude du territoire, les carrières de pierre à bâtir qui appartenaient à l’évêque étaient déjà exploitées.

En 1263, Aleaume de Cuisy permit au chapitre d’y tirer des matériaux pour la cathédrale de Meaux, dont Gautier de Varinfroy dirigeait la construction, entreprise depuis les années 1175-1180.

A cette époque, le maire-juge exerçait au nom  du seigneur, mais dans certaines conditions déterminées, la haute justice ; en septembre 1336, il instruisit une affaire capitale contre un homme de corps accusé de meurtre.

Ce meurtre avait été commis sur le sentier de Saint-Ladre (Dampleger, aujourd’hui) à Varreddes.

Le juge local n’ayant pas eu à poursuivre l’affaire jusqu’au bout, je ne peux vous dire si le coupable fut conduit au gibet qui se dressait au-delà des habitations, à 200 mètres à droite du chemin de Meaux, en un lieu que l’on appelle encore la ‘Justice’.

Ces juges subalternes tentaient sans cesse d’étendre eux-mêmes leur compétence. Il en était encore ainsi au XVIIe siècle, car l’évêque Dominique de Ligny dut (vers 1670) rappeler à l’ordre les maires établis par lui dans ses justices d’Etrepilly, de Germigny-l’Evêque, de Trilport et de… Varreddes, lesquels « entreprenaient de connaître des causes et matières excédant leurs pouvoirs 

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 16:32

Nicolas Yveteaux1

Armes de Nicolas de Vauquelin des Yveteaux

Varreddes a compté parmi ses habitants un homme célèbre en son temps : ‘Nicolas Vauquelin des Yveteaux’.

Fils ainé de Jean Vauquelin de la Fresnaye poète, né au château de la Fresnaye près Falaise en 1559.

Il prend le nom  d’un petit domaine qu’il reçut en héritage ‘Vauquelin des Yveteaux’.

Il faillit  entrer dans les ordres mais il était moins soucieux de son salut que de ses plaisirs !

Il fût d’abord lieutenant général au baillage de Caen, puis se rendit à Paris où il pouvait mener l’existence dont il avait rêvé.

Le Maréchal d’Estrées l’introduisit à la cour, où son esprit plut au roi.

Appelé au Conseil Privé d’Henri IV, Vauquelin des Yveteaux est nommé précepteur de César de Vendôme, fils de Gabrielle d’Estrées, marquise de Montceaux, pour lequel il compose en 1604 son seul poème sérieux, l’Institution du Prince, in-8°.  

Il passait à cette époque pour un homme de grande valeur et surtout de libre intelligence. Ses vers sur la naissance du Dauphin, le futur  louis XIII, dont il prend la charge de son éducation, avaient été très remarqués.

Il obtient des bénéfices de l’abbaye de St Symphorien près de Beauvais. Ses vers sur la naissance de louis XIII avaient été très remarqués.

Il est récompensé par le roi qui lui donne Varreddes, Brianval.

A la mort d’Henri IV, déplaisant à certains courtisans, il est éloigné de la cour, défait de ses bénéfices et perd sa charge de précepteur du roi. Dès lors il vit en libre penseur épicurien, dans sa maison de St Germain.

On l’appelait  ‘le petit bonhomme aux yeux de cochon’ tant il était insolent et hardi car il s’amusait à narguer la pudeur du siècle.

Epris de pastoral, vêtu tantôt en satire, tantôt en dieu paîen, il vivait  au milieu de ‘demoiselles’ et de nymphes jouant de la harpe.

 

Sa philosophie épicurienne fit de lui, le précurseur des groupes libertaires du XVIIe siècle.

En 1628, il trouve à sa porte une superbe créature qui lui explique qu’elle est la fille d’un pauvre musicien ambulant qui joue du luth dans les auberges. Elle est mariée à un nommé Dupuis, de la meilleur maison de Meaux. Le poète prend le couple chez lui, elle devient son intendante, sa nymphe. Elle le soigne tant à Paris qu’à Brianval.

En 1648, la Fronde le chasse de Paris, il se réfugie à Varreddes avec tout son équipage, loin des troubles et de la sédition.

Varreddes-Brianval fut son Montceaux. A Brianval le poète prenait plaisir à travestir la femme Dupuis en bergère, lui-même en costume de berger ou de satyre !

A 90 ans, il souffre de la prostate, ce qui nécessite de fréquents sondages, mais le chirurgien de Varreddes fut un jour maladroit… Ce qui entraîna sa mort le 9 mars 1649 dans sa quatre-vingt-dixième année.

 

Selon ses vœux, il fut inhumé dans l’église de Varreddes.

 

Autel Vierge

Autel de la Vierge dans l'église de Varreddes

  Son cœur repose au pied de l’autel de la Vierge dans un coffret de plomb en forme de cœur. Une plaque métallique de 24 x 10 cm fixée sur ce coffret, portant l’inscription suivante en lettres majuscules (orthographe de l’époque respectée, les mots en petits caractères ont disparu, on peut penser les suppléer):

Cœur de NICOLAS VAUQUELIN CHEVALIER Seigneur DES YVETEAUX QUI FUT CHOUSY PAR Henri LE GRAND POUR PRECEPTEUR DE MONSEIGNEUR LE DAUPHIN QUI A ESTE le ROY LOUIS TREIZIEME DE CE nom.

A l’occasion de travaux, ce coffret fût retrouvé vide, et un malheureux coup de pioche perça le coffret !

En 1661, soit 12 ans après sa mort, Adam Dupuis, mari de la Ciré, fit la dépense de faire graver une inscription sur sa pierre tombale à Varreddes.

   

Deux épitaphes probablement dues à l’abbé de Rancé  (orthographe de l’époque respectée):

  Passant, je n’ai jamais arreté personne durant ma vie, je n’ai garde de le faire après ma mort, mais si quelque occasion  t’amène en cette église, tu auras loisir de lire que Nicolas de Vauquelin, seigneur des Yveteaux, y a voulu être enterré, ayant choisi ce lieu pour m’éloigner du bruit et pour éviter la multitude, comme je faisais toujours dans le monde ; ayant tenu ma vie cachée et ma conscience nette sans ostentation, ma liberté entière sans dissolution. Je crois ne te devoir pas céler que j’ai été aimé de Henri le Grand, IVe de nom, comme tu verras par ces vers, car c’est chose qui doit passer en admiration, que le moindre de tous les hommes ait été estimé du plus grand prince de la terre, ayant été choisi par lui pour l’instruction de ses enfants ; et puisque tu as eu patience, je te veux apprendre en un moment tout ce que j’ai appris de certains en quatre-vingt-dix ans, et ce que peut-être tu scais bien, qui est que l’amour de Dieu et l’obeissance de ses lois et de l’Eglises, sont les seuls vrais fondemens de la felicité de ce monde et de l’autre ».

pierre-tombale- NY

Pierre tombale de Nicolas des Yveteaux

Pendant la Révolution en 1793, la pierre tombale fût démontée et conservée chez un menuisier qui s’en sert alors pour broyer son mastic.

  En 1872, on la retrouve à la sacristie et lors de la réfection de l’entrée de l’église, on le replace où elle est actuellement.

Le registre terrier de 1618, à l’article 4347 décrit ce qui était sans doute son habitation à Varreddes :

« Item audit Varreddes, une grande maison, logis, grange, étable, cour, jardin et enclos fermé de murailles, contenant 3 arpents, 33 perches, tenant à la grande rue qui conduit de l’église au moulin dudit Varreddes, d’un bout à la rue Boutonneuse (ex rue croche Mur ou Cloche Mur, actuellement Petite Rue), d’un autre bout à blaise Petit, Le Riche, Gilles Larcher et autres.

 

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 20:38

Le 6 avril 2009, Michel Houel, sénateur-maire de Crécy-la-Chapelle, avec le conseil Municipal entérine le principe d’un jumelage avec la ville de Pielenhofen en Bavière (Allemagne).

Jumelage

  Le Blason des villes

  Crecy-autorités

Les autorités: de gauche à droite (en costume) Bernd BREMICKER, président du comité de jumelage de Pielenhofen; (en Bavarois) Reinhold FERSTL, bourgmestre de Pielenhofen; (en veste) Michel HOUEL, sénateur-maire de Crécy; (en costume clair) Michel LETISSIER; maire adjoint.

 

 A l’occasion de la signature de la charte de jumelage, ce samedi 22 mai 2010, la Confrérie intronisa cinq nouveaux Chevaliers:

Michel Letissier et Bernd Bremicker, Reinhold Ferstl, Ulrike Boissat conseillère municipale de Pielenhofen et Sylvie Galindo, Bibliothécaire de Crécy.

 

Crecy-Chapitre

Ouverture du Chapitre exceptionnel

 

Crecy éloges 1    

Lecture des éloges de Sylvie (robe bleue);

Ulrike (robe rouge); Michel (pantalon clair)

   

Crecy éloges 2

  Lecture des éloges de Bernd et Reinhold

 

Crecy lichette

 Dégustation de la 'lichette' de Brie...

Crecy -givry

et du Givry... avec modération!

Crecy- diplome

Les intronisés avec leurs médailles et diplomes

 

Pielenhofen est une jolie petite ville située au cœur de la Bavière de l’est, au bord de la Naab, rivière qui se jette dans le Danube.

 Un endroit rêvé pour faire du tourisme, visiter le cloître, admirer les jolies maisons.

 

En attendant de visiter Pielenhofen aux cours de vos prochaines vacances, je vous propose de découvrir Crécy-la-Chapelle, la ‘Petite Venise Briarde’, baignant dans les différents bras du Grand Morin.

- La présence de vie humaine remonte au Néolithique (des sépultures ont été retrouvées).

- Au Moyen Âge, la ville est bâtie sur la rive droite du Grand Morin, ce qui lui permet de  développer une économie riche et prospère (laines, draps, vins, etc..).

- En 1289, Gaucher V, cède au roi Philippe le Bel les « châteaux, ville et Chastelline de Crécy-en-Brie. Le domaine fait alors partie du domaine royal jusqu’en 1762.

- Louis XV, cède le domaine au comte d’Eu.

- La révolution passe à Crécy, et c’est le déclin économique.

- Au XIXe. Siècle, la ville retrouve un essor … Et  le 1er octobre 1972, Crécy-en-brie et la Chapelle sur Crécy, fusionnent pour de venir Crécy-la-Chapelle.   

A voir à Crécy :

- L’Eglise St Georges, reconstruite au XVIIIe. S, qui a conservé son clocher du XIIe. Au dessus du portail on peut lire l’inscription ‘temple de la raison’, preuve que l’église fut au culte catholique pendant la Révolution.

- Le Beffroi abritant la plus ancienne cloche du canton datée de 1624.

- La Collégiale Notre-Dame de l’Assomption dont la construction date de 1220.

- La Mairie, dans un bâtiment de la fin du XVIIIe, qui appartenait auparavant à des religieux.

- Le quai des tanneurs datant du Moyen-âge, où le dernier séchoir à peaux à disparu en …1979 !

- La Tour aux saints, datant des remparts du XIIe et XIIIe s., parfaitement restaurée, qui abrite aujourd’hui le musée de l’archéologie.

Mais Crécy, c’est la ‘Petite Venise de la Brie’ : promenez vous sur les bords du Grand Morin à travers presque toute la ville.

Crecy - tableau

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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 16:49

 

 A l’occasion de la fête du pain qui s’est déroulée du 10 au 17 mai 2010, les Confréries du Brie de Meaux et de Melun, étaient présentes sous le chapiteau dressé sur le parvis de Notre-Dame. 

Cette année les invités d’honneur étaient les boulangers du pays Basque et du Béarn.

Fête du pain 

La première fête eut lieu en 1996. L’idée était de mettre à l’honneur 7 jours durant ce produit sain, naturel qui accompagne quotidiennement chacun de nos repas.

La fête du pain débute le lundi qui précède le 16 mai, jour de la St Honoré, patron des boulangers, pour se terminer le dimanche suivant.

 

Fête du pain 2 

De gauche à droite: Eric Lefebvre, MOF (Meilleur Ouvrier de France) fromager rue de Charenton à Paris, chevalier du Brie de Meaux.

Jacques Mabille, (CGAD) Confédération Générale de l’Alimentation en Détail ; trésorier du CERVIA .

Jean-Michel Besancenot, président de la Confrérie du Brie de Melun.

Madame Rabier gagnante  du concours des magasins crémiers.

Josy Mollet-Lidy, de Coulommiers, nouvelle conseillère régionale.

Daniel Troublé, Grand Chambellan de la Confrérie du Brie de Meaux.

Louis Saby, président de l’ambassade des confréries et membre de la Confrérie du Brie de Melun.

 

Fête du pain 1 

Au micro, Josy Mollet-Lidy, nouvelle membre du Conseil d’Administration du CERVIA, élue en même temps que Marie Richard qui prend la présidence.

 

 cervia

Le CERVIA : Centre Régional de Valorisation et d’Innovation Agriculture et Alimentaire – Paris Ile de France -

 

 

 

Objectifs globaux du CERVIA :

-          Conserver et développer un secteur agricole et agro-alimentaire de qualité.

-          Asseoir l’identité agricole et alimentaire de l’Ile de France ; créer une image d’Ile de France et rapprocher le consommateur de son terroir et de ses produits.

-          Soutenir l’innovation et la qualité.

-          Promouvoir les produits, les territoires et le savoir-faire francilien.

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 17:19

Mardi 10mai 2010, dans les salons d’honneur de l’hôtel de Ville de Meaux, eu lieu l’Assemblée Générale de la Confrérie du Brie du Brie de Meaux

Bureau 2010

  Bureau de gauche à droite : Charles, secrétaire;

Gérard, trésorier; Roger, Président;

Daniel, secrétaire adjoint ; Olivier, Vice Président.

 

Le Président, après avoir rendu hommage à notre confrère Georges - Grand Ecuyer tranchant-  disparu le 26 décembre 2009, fit le rapport moral, suivi du rapport d’activité 2009.

 

Ce fut une année particulièrement chargé, où la Confrérie ne ménagea pas ses efforts pour faire connaître et apprécier notre brie aux cours de nombreuses manifestations.

 

Certaines  animations furent communes avec la Confrérie du Brie de Melun, qui était représentée par Jean-Michel Besancenot, son Président et Louis Saby Président de l’Ambassade des Confréries.

 

2010 sera l’année des 30 ans des AOC des bries de Meaux et Melun.

 

Nous préparerons cette année en vue de 2011, l’anniversaire des 30 ans de la Confrérie.

Suite au rapport d’activité, le trésorier fit le rapport financier.

 

Cette première partie purement administrative c'est conclue par les votes d’approbations des différents rapports.

 

Deux postes étant vacants, (pour deux ans), Thierry et Williams furent  élus et c’est sous les applaudissements que nous avons accueilli nos deux nouveaux confrères.

 

Le bureau se prêta de bonne grâce aux questions diverses, l’assemblée se termina autour d’un buffet avec comme il se doit du brie de Meaux et du Givry consommé avec modération !!

 

 Assemblée 2010

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 21:18

 

Brie 

Hormis les bries au lait pasteurisé qui ont tous (ou presque) le  même goût, les bries au lait cru ont chacun leurs nuances gustatives différentes.

Cela est dû aux différents terroirs constituant la Brie,  aux procédés de fabrications différents, bref c’est comme le bon vin, il y a plusieurs Bries coté terroirs qui donnera plusieurs bries coté fromages.

 

La Brie couvre une superficie d'environ 5 000 km2, située dans la partie orientale du bassin parisien, approximativement entre les vallées de la Marne au Nord, de la Seine au Sud et la côte Est de l'Île-de-France.

D'un point de vue géographique, on distingue une Haute-Brie (autour de Meaux) et une Basse-Brie (autour de Provins).

Durant l'Antiquité, la Brie n'est encore qu'une vaste forêt nommée Brigensis saltus.

Les Meldes, basés à Meaux, semblent avoir été les premiers à pénétrer cette dense forêt par les rivières des deux Morins.

 

Le défrichement ne commence qu'à l'époque gallo-romaine.

La forêt briarde était toutefois traversée de routes dès l'époque gauloise et les Romains y construisent la Via Agrippa reliant Sens à Senlis en passant par Chateaubleau et Riobe.

 Sous les derniers carolingiens, la Brie eut des comtes particuliers, qui portèrent le plus souvent le titre de comtes de Meaux, du siège de leur seigneurie.

 

En 968, Herbert de Vermandois, comte de Meaux, devint comte de Troyes, et depuis ce moment la Brie suivit les destinées de la Champagne. Les comtes de Champagne prirent dès lors le titre de « Comtes palatins de Champagne et de Brie », qu'ils portèrent jusqu'au rattachement des deux provinces au domaine royal.

 

Jusqu'à la réorganisation territoriale de 1790 et la création des départements, la Brie fut écartelée entre :

Deux gouvernements généraux (Île de France et Champagne-et-Brie),

Trois généralités (Paris, Soissons et Châlons) et

Quatre diocèses (Meaux, Sens, Troyes et Soissons).

 

 

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 21:25

 Bien que les terres appartiennent à l’évêque, divers établissements religieux et des particuliers ont cependant possédé sur ce territoire des biens, des dîmes et des droits féodaux, mais dans la mouvance de l’évêque et sous l’autorité du comte de Champagne.

Cassini001

 Vers 1230, un état des revenus de l’évêché, fait connaître que les habitants du village étaient tous taillables de l’évêque et lui devaient chaque année huit corvées de tous les animaux s’attelant aux charrues.

Ils étaient tenus également de transporter du blé et des foins à Meaux, des pierres au moulin.

Chaque chef de ménage (la femme si elle était veuve) devait de plus une journée de travail par an, en carême, dans le clos de l’évêque.

Celui-ci, ayant le privilège de banalité, possédait seul, four et moulin dans la localité.

Le maire-juge était exempt des corvées.

Les anciens serfs ou hôtes du seigneur avaient obtenu l’affranchissement sous ces conditions, et la taille personnelle se trouvait déjà convertie en un abonnement annuel de 25 ou 30 livres pour l’ensemble de la communauté, mesures bien accueillies de part et d’autre.

 Au temps de St Louis, des serfs isolés, de nouveaux venus dans le village, obtenaient à leur tour l’affranchissement, moyennant finances ; mais le taux de cette finance n’était pas toujours facile à régler à l’amiable.

C’est ainsi qu’en 1239, à la mort de Thibaud de Varreddes, homme de corps de l’évêque, ses enfants voulurent s’affranchir et partager les biens du défunt entre-eux ; pour parvenir à fixer la somme représentant le rachat de la servitude, il leur fallu recourir au roi lui-même, qui commit le connétable Jean de Beaumont pour arbitre.

On convint en présence du monarque, que les fils de Thibaud « demeureraient libres de tout joug de servitude » en acquittant entre les mains de l’évêque la finance que Jean de Beaumont fixerait à son gré.

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 08:06

 

Les Confreries

Placée sous le Haut Patronage de Monsieur Nicolas Sarkozy, Président de la République, eu lieu du 2 au 5 mai 2010, la 8ème Conférence Mondiale Mérinos à la Bergerie Nationale de Rambouillet.

 

Lors du dîner de clôture, les Confréries du Brie de Melun et du Brie de Meaux ont procédé à 4 intronisations de personnalités.

    

Intronisés à la Confrérie du Brie de Meaux :

 

A. Sopena

Monsieur Alain SOPENA, Directeur de la Bergerie Nationale de Rambouillet

E. Coste

Monsieur Emmanuel COSTE, Président d'INTERBEV (Association nationale interprofessionnelle du bétail et des bovins)

 

Intro Meaux

Les nouveaux Chevaliers du Brie de Meaux

 

Intronisés à la Confrérie du Brie de Melun :

 

G. Keamy

Monsieur Glen KEAMY, Président du Mérinos international

 

G. Larcher

Monsieur Gérard LARCHER, Maire de Rambouillet, Président du Sénat.

 

Intro Melun

 Les nouveaux Ambassadeurs du Brie de Melun

 

Le pigeonnierLa bergerie fut créée par Louis XVI pour être une ferme modèle développant  l’innovation.

Elle a acquis sa renommée à travers le monde grâce à son troupeau exceptionnel de moutons Mérinos importé d’Espagne à la demande du roi en 1786.

Ce troupeau a eu au 19ème siècle, par l’exportation d’animaux reproducteurs, un rôle important dans l’amélioration des laines de nombreux pays d’Europe ou de l’hémisphère sud.

 

La bergerie nationale, aujourd’hui domaine d’Etat, et résidence présidentielle. Elle occupe 250 ha du domaine qui en compte 1.100. La Bergerie Nationale n’est pas qu’une grande ferme, c’est depuis 1994, un centre de ressources sur l’agriculture et le développement durable des territoires avec des missions de formation et d’accompagnement de projets.

 Le troupeau de Mérinos conservé en consanguinité contrôlée depuis son arrivée en 1786 est une curiosité scientifique. Il est le descendant direct et l’image des animaux reproducteurs envoyés à travers le monde pour créer de nouvelles races, le témoin de l’intérêt de la génétique et de la conservation de la biodiversité.

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 22:29

La magie de l’affinage

 

affinageAffiner un fromage, c’est le porter à sa maturation optimale afin qu’il donne tout son arôme.
Notre fromage vient d’être fabriqué, ce n’est qu’une galette aromatique due à la nature du lait ayant servi à son élaboration et par le terroir dont il est issu. Je ne parle là que du vrai fromage… Celui au lait cru.

 

Avant d’arriver dans notre assiette, il va passer entre les mains d’un expert, l’affineur.
Dans une cave ou un hâloir vont s’opérer naturellement les transformations de la pâte sous le double effet de la présure et des micro-organismes travaillant à la surface et à l’intérieur.

 

Cette transformation, la protéolyse, va s’étaler de quelques semaines (pâte molle) à quelques mois (pâte pressée).  

 

Cave d'affinage de Comté

 

L’affinage demande beaucoup de soins et de patience, une surveillance permanente et une connaissance parfaite des fromages.

 

C’est là que le savoir faire de  l’affineur est primordial, car chaque fromage en fonction de la famille à laquelle il appartient, répond à une logique d’affinage.

 

Les pâtes molles s’affinent de l’extérieur vers l’intérieur, il est donc inutile de ‘tâter’ avec le doigt un fromage à pâte molle pour savoir s’il est à cœur, le moelleux apparaissant d’abord à l’extérieur.

Les pâtes pressées ne s’affinent que de l’intérieur, c’est la raison de leurs croûtes sèches.

Les pâtes persillées s’affinent de l’intérieur vers l’extérieur.



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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 20:21

 

Brielogo1

 

Ce fromage si délicat, demande un travail constant, rapide et précis.

Sa saveur provient de deux éléments :

- Le « cru » de son lait (de vache), dont les qualités varient d’une saison à l’autre.

- La ponctualité et les soins qu’apporte le producteur à sa fabrication.

 Le brie de Meaux (même fabriqué à grande échelle) ; sa technique de fabrication est parfaitement artisanale.

 

Elle fait partie non seulement de son histoire, mais aussi, elle lui donne ses qualités qui permettent de la distinguer des autres fromages…. Encore faut-il savoir l’affiner !

 

Car l’affinage reste, et c’est tant mieux, une affaire de spécialiste. Il demande beaucoup de temps, de patience, une surveillance de tous les instants. Effectué dans des atmosphères fraîches et humides, l’hygrométrie et la température sont des éléments déterminants et variables en fonction des fromages.

 

Le degré d’affinage est une affaire de goût, mais pour le spécialiste, il y a toujours un moment ‘T’, où le fromage est considéré comme affiné à cœur.

C’est au  moment ‘T’, que le brie exprimera le mieux et pleinement ses arômes et la typicité de son terroir.

 

Avec un affinage à point, le brie de Meaux  sera :

        A l’œil, il aura une croûte ondoyante, duvetée, parsemée de pigments rougeâtres (fleur marbrée) ;

        A la coupe : une pâte jaune paille claire, homogène et de forme régulière ;

        Au doigt : une texture onctueuse, bien souple sans couler ;

        A l’odorat : un bouquet développé

        Au goût : une saveur épanouie, fruitée avec un arrière goût de noisette.

 

 Par manque d’affinage, la fleur sera vivace et homogène, crayeuse à la coupe et aura un goût acidulé avec une saveur faible.

       Avec un affinage dépassé, la croûte sera desséchée et sa saveur forte.

       A la coupe, la pâte sera sèche ou coulante et une odeur ammoniacale avec un goût piquant.

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