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20 novembre 2022 7 20 /11 /novembre /2022 16:49

Le Gwell*

J’ai découvert sur le marché, un produit typiquement breton, ‘Le Gwell’.

Le Gwell, mot breton signifiant ‘meilleur’, et rappelle également le mot Goell, ‘le ferment’.

Connu sous différents noms selon les terroirs de Bretagne : laez-goell, laez-hir, laez-téo (gros lait) …

Le Gwell fermier, un lait fermenté avec une acidité assez marquée et une texture veloutée et onctueuse avait quasiment disparu.

 

On pense que le gros-lait serait issue du Pays de Douarnenez, et plus généralement de tout le Finistère.

En réalité, selon certains témoignages, le gros-lait se fabriquait un peu partout en Bretagne, davantage prisé sur les côtes bretonnes que dans les terres où il était peu connu.

Le Gwell est une recette traditionnelle bretonne de gros-lait, un produit typique fabriqué à partir du lait entier de vache et uniquement de race bretonne : la ‘Bretonne pie noir.

 

Cette petite vache (1 m17 au garrot) à la robe noire et blanche, avec souvent une petite tache blanche en forme de cœur sur le haut du front », avait quasiment disparu dans les années 1976, avec l’industrialisation de la production laitière : on ne comptait plus que 500 têtes en France de pie noire.

 

 

La Bretagne comptait 700 000 vaches Pie Noir en 1900, 1 600 vaches en 2010 !!

Grâce à la volonté de quelques éleveurs pour sauvegarder la race, (il y en aurait aujourd’hui environ 2 800 à 3000 têtes sur tout le pays), les consommateurs redécouvrent cette recette ancestrale, ce lait fermenté aux multiples vertus à ne pas confondre avec le lait-Ribot.

 

Originaire de la région de Douarnenez, le Gwell a ensuite gagné tout le sud du Finistère puis la Basse Bretagne et enfin l'ensemble de la Bretagne.

La fabrication du ‘Gwell’ est préparée à partir du lait entier, pasteurisé à 85°-90°, puis refroidi à 30°. A cette température on introduit le levain (un morceau de gwell de la fabrication précédente).

Après trois à cinq heures de prise en étuve à 30° environ, il est mis au frais, prêt à être dégusté.

Cette texture onctueuse, crémeuse, et avec un goût frais acidulé, peut se déguster avec des galettes de blé noir ou en dessert, nature, avec du miel ou de la confiture...

 

*Le Gwell est une marque déposée à l’INPI par l’Union Bretonne Pie Noir.

 

Source : divers infos.

A suivre, le lait-ribot

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6 novembre 2022 7 06 /11 /novembre /2022 17:14

L’importance de l'argent liquide 

Pourquoi l'utilisation de l'argent liquide n'est pas seulement une forme de liberté, mais bien plus .... Explication:

  • J'ai un billet de 50 euros dans ma poche.

Je vais au restaurant et je paie avec ce billet. Le restaurateur l'utilise ensuite pour payer son blanchisseur. Le propriétaire de la blanchisserie l'utilise ensuite pour payer son coiffeur. Le coiffeur l'utilise à son tour pour faire ses courses. Après d'innombrables passages dans des mains différentes, le billet de 50 euros restera toujours, dans l'économie, avec sa valeur initiale. Il continuera à valoir 50 euros.

  • Je vais au restaurant et je paie le dîner avec ma carte de débit ou de crédit.

 Le restaurateur ne percevra pas 50€ mais bien une somme inférieure car mon argent aura été mutilé des frais de transactions et bancaires.

Si nous estimons cela à 1€ pour faire simple, après seulement 30 transactions, sur les 50 euros de départ, il ne reste plus que 20 euros dans l'économie, les 30 euros manquants s'étant volatilisés dans les méandres du système bancaire.

C'est ainsi qu'après 50 transactions, votre billet aura disparu de l’économie,

 

Pensez-en ce que vous voulez, mais cette vision des choses est bel et bien réelle. Ne perdez pas de vue que vous êtes responsables des actes que vous posez et surtout DES CONSEQUENCES DE CES DERNIERS.

Bonne réflexion à vous.

Réflexion personnelle « Et vous aurez été ‘fliqué’, tout au long de vos déplacements

lors de vos achats ».

Source : partage sur réseaux sociaux.

 

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7 octobre 2022 5 07 /10 /octobre /2022 23:06
Photo: Musée de Figeac

Le 27 septembre 1822, à Paris, Jean-François Champollion (32 ans) expose devant l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres ses découvertes relatives aux hiéroglyphes.

Né à Figeac (Lot), le 23 sept. 1790 ce surdoué apprend très tôt de nombreuses langues anciennes dont le copte d'Égypte, et se prend de passion pour la civilisation des pharaons.

En 1798, des soldats français découvrent à Rosette, dans le delta du Nil, une pierre noire gravée de trois textes dont l'un en grec ancien, un autre en démotique, une écriture égyptienne tardive, et le troisième en hiéroglyphes.

 

En 1798, les savants conduits en Égypte par Bonaparte découvrent à Rosette, dans le delta du Nil, une pierre en basalte noir d'un mètre de longueur, avec un texte qui rapporte une déclaration des prêtres de Memphis du temps d'un pharaon de l'époque hellénistique, Ptolémée V.

Pierre de Rosette: Le démotique est au milieu, entre les hiéroglyphes et le texte en grec

Le texte inscrit sur ‘la pierre de Rosette’ est rédigé en trois versions :

• la première en hiéroglyphes, l'écriture sacrée des premiers pharaons,

• la deuxième en démotique, une écriture égyptienne tardive datant du 1er millénaire av. J.-C.

• la troisième en grec ancien.

 

La pierre est embarquée sur un navire à destination de la France, les Anglais l'interceptent et la transportent à Londres, au British Museum.

Cette découverte excite la curiosité des savants, en particulier du jeune Champollion et du physicien Anglais Thomas Young (de quinze ans son aîné) qui veut comme lui découvrir le secret des hiéroglyphes.

 

Young déchiffre sur ‘la pierre de Rosette’ la version démotique, découvre également que les cartouches en hiéroglyphes contiennent les noms de divers pharaons.

Jean-François Champollion, ayant une bonne culture pharaonique et la maîtrise de la langue copte, (assez proche, de celle des anciens Égyptiens.), il découvre que le texte hiéroglyphique contient trois fois plus de signes que le texte grec ne compte de mots.

Il en déduit que les hiéroglyphes (on en recense environ 5 000) ne sont pas seulement des idéogrammes, contrairement aux préjugés de l’époque. Ils peuvent aussi dans un même texte servir de signe phonétique comme nos lettres de l'alphabet.

 

C'est ainsi qu'il déchiffre les noms de Cléopâtre, Ramsès et Thoutmosis le 14 septembre 1822. « Je tiens mon affaire ! » s'exclame-t-il devant son frère. L'émotion le fait alors sombrer dans un état d'inconscience et c'est seulement cinq jours plus tard qu'il est en état de révéler sa découverte. Il décrit (avec l'aide de son frère) sa découverte dans une lettre de 40 pages destinée au secrétaire perpétuel de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres.

Le 22 septembre, sous la coupole de l'Institut, (sur les bords de la Seine), devant l'Académie au grand complet, il en lit la première ébauche. Son rival Thomas Young a été invité pour l'occasion et toute l'assistance fait une ovation au jeune savant.

 

Jean-François Champollion meurt d'épuisement à 42 ans, le 4 mars 1832, au milieu des honneurs, sans avoir eu le temps d'achever sa Grammaire égyptienne et son Dictionnaire égyptien, mais après avoir enfin visité l'Égypte, le pays de ses rêves.

 

Son parcours exceptionnel a inspiré de nombreuses vocations d'égyptologues en France.

Le plus célèbre, Auguste Mariette, qui découvre à Saqqarah en 1850, la statuette du scribe accroupi, (en calcaire, en cuivre et en cristal de roche peint) aujourd'hui au Louvre, et met au jour l'allée des sphinx de Memphis.

 

Source : Les amis d’Hérodote (Fabienne Manière)

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25 septembre 2022 7 25 /09 /septembre /2022 21:03
Occupation et libération la France 1870-1873 (wikipédia)

 

Depuis la défaite de Sedan le 1er septembre 1870, une partie de la France est occupée. Avec le départ des Prussiens le 16 septembre 1873 (il y a 149 ans presque jour pour jour) marquant la fin de cette occupation, la France est libre, à l’exception de l’Alsace-Moselle, réunie au Reich.

 

L’occupation de la France est une des conditions posées par le traité de Francfort venant clore la guerre franco-allemande de 1870.

Conclu le 10 mai 1871 entre Bismarck et Jules Favre, ministre français des affaires étrangères, le traité fixe alors deux grands principes :

  • Réunion de l’Alsace Moselle au Reich, et
  • Paiement de six milliards de ‘francs-or’ à verser par la France en trois ans.

L’occupation de la France par la Prusse et ses alliés vient en garantie du paiement de cette dette de guerre.

Cette annexion objet de toutes frustrations côté français : « Pensons-y toujours, n'en parlons jamais », comme le dit Léon Gambetta dès le mois de novembre 1871. Une phrase qui deviendra un mantra pendant plus de quarante ans.

 

Thiers obtient de Bismarck un rabais d’un milliard sur la somme voulue à l’origine (six milliards), en contrepartie du défilé des troupes allemandes à Paris.

Afin de s’assurer du retrait rapide des troupes étrangères sur son sol, la IIIe république procède au règlement des cinq milliards de ‘francs-or’ plus rapidement que prévue.

 

Le paiement des indemnités de guerre est intervenu essentiellement par le concours bancaire avec un emprunt public (28 juin 1871), et un emprunt international souscrit le 15 juillet 1872 pour solde de tout compte.

 

Humiliée sur son sol en 1870, défaite à Waterloo en 1815, la France tourne définitivement la page de la grandeur en Europe héritée du Grand Siècle français de Louis XIV où elle était invincible.

 

A la fin du XIXe siècle, la France se lance donc à la conquête de l’Afrique et de l’Asie du Sud-Est, en quête de son prestige d’antan.

 

Les Alsaciens qui refuseront de devenir Allemand suivront l’épopée coloniale française en s’installant notamment en Algérie ou dans le Pacifique.

Verdun, symbole de l’humiliation française de 1873, deviendra symbole du renouveau et du courage français au cours de la Grande Guerre.

 

Si la France a payé intégralement ses dettes de guerre (1870-71), l’Allemagne ne règlera que 32% des dettes de la Grande Guerre (1914-1918), dues à la France (vingt-deux milliards de mark-or sur les soixante-huit milliards convenus), la conférence de Lausanne de 1932 ayant effacée l’essentiel des dettes de guerre de l’Allemagne.

Pour aller plus loin : François Roth, « La guerre de 1870 », Fayard réédition Hachette, 2011.

Sources : @histoiredefrance2.0

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18 septembre 2022 7 18 /09 /septembre /2022 17:43

Mais qui sont ces « crétins des Alpes » dont parle le capitaine Haddock en s’adressant au professeur Tournesol ?

Dès l’an 1000, des sources médicales et religieuses attestent de leur présence dans les Alpes

« Crétins des Alpes » n’a pas toujours été une des insultes favorites du capitaine Haddock. Au 19e siècle, l’expression désigne une réalité médicale.

 

C’est au moment où le tourisme se développe dans les Alpes, fin du 18esiècle et au début du 19e siècle, que les témoignages décrivant les « Crétins des Alpes » se multiplient : « leur corps ressemble à celui d’un nain, la physionomie est difforme et sombre, l’esprit dépourvu de toutes ses facultés. »

 

A partir des années 1820-1830, cela devient une question médicale de grande ampleur

Vers 1850, la France compte environ 20 000 crétins et 100 000 goitreux dans les régions montagneuses (Alpes et Pyrénées). La Suisse n’est pas épargnée dans la région du Valais.

 

En 1860, le crétinisme, devient une question de santé publique lorsque la Savoie devient française, et que Napoléon III importe des milliers de crétins avec ce nouveau bout de France. Il s’agit d’éradiquer le phénomène.

 

Jusqu’en 1922, les médecins ne peuvent expliquer les causes de cette infirmité. Les hypothèses foisonnent : climat, air humide, consanguinité, manque d’hygiène et même mauvaise qualité de l’eau.

Si on ne peut les guérir, les médecins pensent qu’il est possible de les éduquer et en France comme en Suisse, des instituts spécialisés regroupent les crétins dans des asiles.

Les traitements souvent inhumains à base de chocs électriques, d’eau glacée ou même de son pour éveiller leur sensibilité sont toujours des échecs puisque la cause du crétinisme est anatomique.

 

Ce sont des médecins suisses qui vont isoler la véritable cause de la crétinerie : le manque d’iode dans les terres alpines, éloignées de la mer. Cette déficience fait dysfonctionner la thyroïde et provoque la poussée d’un myxœdème derrière le crâne qui bloque le développement humain.

 

Depuis le début du XXe siècle, cette hypothèse est la bonne, et pourtant elle est remise en cause par les médecins qui ont déjà tenté de soigner le crétinisme avec de l’iode. Ces braves praticiens se sont trompés dans le dosage de l’iode, ils en mettent trop, ce qui provoquait des maux de ventre et aucun résultat.

 

En 1922, les médecins suisses introduisent une dose minimale d’iode dans le sel de table lors d’une expérience. Cette mesure est très efficace et en quelques mois, on constate un arrêt du développement du crétinisme. En quelques années, la diminution du crétinisme et la forte réduction des goitres sont sidérantes, tous les pays limitrophes adoptent cette solution sanitaire…

 

Ces êtres de petites tailles au front bas, au faciès souvent ridé, la mimique inexpressive et à l’état mental allant de l’idiotie jusqu’à l’arriération simple, suivant le cas disparaissent rapidement,

C’est un cas d’école de santé publique : il est rare de trouver une solution aussi simple à un problème si important.

 

« Crétins des Alpes » ne devient plus qu’une insulte, beaucoup utilisée dans les milieux politiques des années 1922-1930 pour désigner un adversaire.... 

No comment sur les « crétins » d’aujourd’hui !!!

 

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6 septembre 2022 2 06 /09 /septembre /2022 22:25
Charles BAUDIN 1784-1854

 

En 1821, le Mexique accède à l'indépendance, après 11 années de lutte. Pendant ses 20 premières années d'existence, le pays connaît une instabilité politique chronique, le gouvernement changeant sans cesse de mains.

Au cours de cette période où les revendications du peuple mexicain s'expriment souvent en marge du système politique, des français voient disparaître leurs biens. Ils font part de leurs doléances au roi des Français Louis-Philippe Ier.

Le 4 septembre 1838, à Mexico, lors d'affrontements suivant une élection contestée, une pâtisserie tenue par un Français est saccagée par la foule.

Le pâtissier écrit au souverain pour lui relater ses malheurs et demander réparation.

Le roi réagit en demandant 600 000 pesos de dédommagements pour les pertes de ses ressortissants, mais l'État mexicain refuse de lui verser toute compensation.

 

La France utilise donc l'argument de la défense de ses ressortissants, pâtissiers ou non, pour intervenir militairement (et par la même occasion, obliger le Mexique à s'ouvrir au commerce avec elle).

Le Mexique déclare la guerre mais ne fait pas le poids face aux troupes françaises.

L'escadre française est commandée par le contre-amiral Charles Baudin, vétéran de la marine du Premier Empire.

A l'automne 1838, les Français mettent sur pied le blocus du port de Veracruz et bombardent la forteresse de San Juan d’Uloa, considérée comme imprenable. Ils utilisent pour la première fois l’obus explosif (177 obus tirés) et obtiennent la reddition du fort le 27 novembre 1838.

C’est le « seul exemple » dira Wellington « d’une place régulièrement fortifiée réduite par une force purement navale ».

 

Antonio López de Santa Anna, grande figure de l'indépendance mexicaine, ancien président du Mexique, s'illustre toutefois dans la défense de la ville, au cours de laquelle il perd une jambe. Cet épisode héroïque lui permet de regagner le prestige qu'il avait perdu en 1836 au Texas, devant Fort Alamo, et de revenir au premier plan de la scène politique de son pays.

Contraint de reconnaître la victoire de la France, le Mexique accepte de payer les 600 000 pesos exigés.

 

Cette « guerre de la pâtisserie » se soldera par la destruction du port de Veracruz. À cette occasion s'illustre le prince de Joinville, François d'Orléans, fils du roi Louis-Philippe et le général Antonio López de Santa Anna.

La marine française regagne ses côtes en mars 1839.

Quelques années plus tard, entre 1861 et 1867, à l'initiative de Napoléon III, la France interviendra à nouveau au Mexique, là aussi sous le prétexte de dettes impayées. Elle tentera de transformer le pays en un empire avec sur le trône Maximilien de Habsbourg.

Source : Les amis d’Hérodote (Béatrice Roman-Amat)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 septembre 2022 6 03 /09 /septembre /2022 16:44

Nous vivons une très forte canicule, mais à l'évidence il n'y a rien de nouveau sous le soleil ! Quelques exemples :

 

XIIe siècle

En 1132 en Alsace les sources se tarissent, les ruisseaux s'assèchent et le Rhin se traverse à pied. La chaleur est si intense en 1152 que l’on peut faire cuire des œufs dans le sable.

 

XIIIe siècle

En France, la récolte d’avoine et de seigle sont totalement détruite par la chaleur en 1276 et 1277.

 

XIVe - XVIe - XVIe et XVIIe siècle

La Seine, la Loire, le Rhin et le Danube peuvent être traversés à pied en 1303 et 1304, ainsi qu’en 1538, 1539, 1540 et 1541 où les rivières européennes sont littéralement asséchées.

En 1556 la sécheresse est généralisée dans toute l’Europe. Trente plus tard, en 1615 et 1616 la canicule s'abat sur la France, l’Italie et les Pays-Bas.

En 1646 il y eut en Europe 56 jours consécutifs de grandes chaleurs. En 1676 des canicules à nouveau.

 

XVIIIe siècle

Les mêmes événements se produisirent. Remarquons au passage que cela est cyclique, environ tous les dix, trente ans.

En 1718 il n’y eut aucune pluie entre les mois d’avril et octobre. Canicule ayant fait 700 000 morts ! Les récoltes furent brûlées, les rivières asséchées et les théâtres à Paris sont fermés sur ordre du Préfet de police en raison des températures excessives (45 degrés).

En 1746 l’été fut particulièrement chaud et sec, les récoltes furent littéralement calcinées.

Pendant plusieurs mois il n’y eut aucune pluie. En 1748, 1754, 1760, 1767, 1778 et 1788 les chaleurs d’été sont extrêmes.

 

XIXe siècle

En 1818, le scénario de 1718 se reproduit, la chaleur atteint 35 degrés, les théâtres parisiens restent fermés pendant un mois.

Pendant les 3 Glorieuses (27, 28 et 29 juillet 1830), le thermomètre affiche des températures de 36 degrés.

Lors de l’insurrection du 6 juin 1832, le thermomètre affiche 35 degrés.

La Seine est presque à sec en 1835. En 1850, au mois de juin, au cours de la seconde épidémie de choléra de l'année, le thermomètre affiche 34 degrés.

Ces faits sont tous vérifiables dans les archives, la presse de l’époque, les écrits de paysans qui tenaient leurs journaux et non pas comme on veut nous le faire croire de je ne sais quel site complotiste,

 

En fait, il y a toujours eu, depuis l'antiquité, des alternances de périodes chaudes et de périodes froides sur le globe terrestre ...

A moins de vouloir rester sur la certitude que la canicule actuelle est un phénomène exceptionnel qui n'a encore jamais eu d'antécédents, car provoqué par l’activité humaine... Sans oublier la relation CO2/températures qu'on nous assène comme étant un dogme indiscutable (Le CO2 est loin d’être nuisible, il est même vital pour la nature).

 

Serions-nous encore victimes d'enfumage, terrain de jeux favori de nos politiques ?... Faire joujou avec les conseils de sécurité : la covide, la sécheresse, la canicule, le manque d’énergie etc, etc. Gouverner par la peur, restreindre les libertés,

"That is the question" !

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15 août 2022 1 15 /08 /août /2022 10:11

 

RIAS L'abeille Languedoc

L'armateur des remorqueurs d'intervention, d'assistance et de sauvetage affrétés par la Marine nationale a décidé de faire déconstruire l'Abeille Languedoc.

 

Lors de la mise en service, en juin 2022, de ses deux nouveaux remorqueurs, l’Abeille Normandie basée à Boulogne et l’Abeille Méditerranée, basée à Toulon, deux options restaient envisagées pour l’Abeille Languedoc et l’Abeille Flandre : soit les déconstruire, soit les vendre, avec comme condition que le projet de reprise soit « en cohérence avec les valeurs portées par les missions et les marins du remorqueur ».

 

Présidente des Abeilles International, Samira Draoua, précise :

« L’Abeille Languedoc et son sistership sont, par leur histoire et leurs actions au large, des emblèmes pour notre communauté des gens de mer. À ce titre, notre devoir est de nous assurer qu’ils ne puissent pas être récupérés à mauvais escient. ». Les Abeilles International ont ainsi tranché

 

Dessiné par l’architecte Sigmund Borgundvaag, construit en Norvège, à Ustein, l’Abeille Languedoc, long de 63,50 mètres et 14,4 de large. Il possède une traction au croc de 160 tonnes lui permettant de remorquer les navires les plus grands, dans les pires conditions météorologiques.

Pouvant atteindre une vitesse maximale de 16 nœuds, il est armé alternativement par deux équipages de 12 hommes.

Mis à l’eau en 1978, il est acheté l’année suivante par Les Abeilles pour assurer la station d’assistance de Cherbourg (Manche), au profit du préfet maritime.

A la disposition de la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord pour un appareillage en moins de 30 minutes 24 heures/24 et 365 jours par an.

Dès mars 1980, le remorqueur commence à écrire sa légende en remorquant, jusqu’au Havre, la partie arrière du pétrolier Tanio, cassé en deux au large de l’île de Batz alors qu’il transportait 27 000 tonnes de fioul.

En 1982, l’Abeille Languedoc pris en charge le ferry Prince of Brittanyde la Brittany Ferries, victime d’un incendie au large de Cherbourg. Au milieu des années 90, il participe à l’évaluation de la solidité du Pont de Normandie.

 

Après de très nombreuses opérations, notamment aux abords du raz Blanchard, l’Abeille Languedoc a été remplacée, en 2005, à la station de Cherbourg, par l’Abeille Liberté.

La Languedoc partie à Rochefort pour sécuriser le golfe de Gascogne, rejoint en 2011 Boulogne-sur-Mer.

 

Sur les trois dernières années, l’Abeille Languedoc aura secouru plus de 2 000 migrants tentant la traversée de la Manche.

Source : La Presse de la Manche

 

 

 

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8 août 2022 1 08 /08 /août /2022 16:27

Laissant la plage aux vacanciers, balade dans l’arrière-pays à la découverte de Missiriac, village de 1104 âmes devenu la capitale de l’emmental grâce à la laiterie ‘Entremont’.

Missiriac, fait partie des 276 communes de France ayant quatre fleurs.

La commune pourrait avoir comme devise ‘Résistance, mot inventé pour éviter aux hommes de vivre à genoux’, grâce à Jacques BONSERGENT, enfant du pays, premier français à être exécuté pendant l’occupation allemande.

 

Né en 1912 (14/9) au moulin de Foveno, il est le benjamin des garçons d’une fratrie de 6 garçons et 4 filles. En 1930, il est admis aux Arts et Métiers à Angers. Mobilisé en 1939, affecté à la Courneuve, dans une usine de chaudières, il retrouve ses camarades de promotions, les ‘Gad’zarts’ à Paris

 

Le Samedi 9 novembre 1940, tous les ‘Gad’zarts’, assistent au mariage d’un camarade et c’est le dimanche soir, dans la rue St Lazard à hauteur du café Mollard, que le groupe se retrouve nez à nez avec trois soldats allemands venant en sens inverse. Deux s’écartent, le troisième ne se dérange pas, bouscule un allemand. Une bagarre s’engage, mêlant des passants. Après dispersion du groupe, Jacques Bonsergent fait face aux deux allemands.  Un officier ordonne de l’emmener à l’hôtel Terminus. Frappé, roué de coups, il refuse jusqu’à son dernier souffle de donner le nom du camarade qui a bousculé l’allemand. Il est transféré à la prison du ‘cherche midi’.

Pour ne rien arrangé, le lundi 11 novembre 1940, des milliers d’étudiants et lycéens manifestent sur les Champs Élysées, contre l’occupant, Jacque devient un mort en sursis, l’occasion pour l’occupant de faire un exemple afin de frapper l’opinion des Français.

 

Dans sa celle 175 du « cherche midi », il attend son jugement, qui a lieu le 5 décembre. Refusant toujours de livrer le nom de ces camardes, il est condamné à mort. Le général Otto Von Stulpnagel, commandant de la Wehrmacht en France, refuse sa grâce.

La veille de son exécution, il passe la nuit du 22 au 23 décembre avec l’aumônier allemand Stok, en lui demandant « je voudrais dormir mais ne quitter pas ».

Le prêtre veille sur Jacques qui ne dort que trois ou quatre heures, puis pendant la messe dite dans sa cellule, il communie. En quittant la prison, il confie à l’abbé « j’aurais mieux aimé mourir sur un champ de bataille ».

Jacques Bonsergent, refusa les menottes. Grâce à l’intervention de l’abbé, c’est les mains libres qu’il monte dans la voiture le conduisant au bois de Vincennes.

Avant de de tomber sous la salve allemande, il remit à l’abbé Stok son insigne des Gad’zarts.

 

Le 23 décembre au matin, les parisiens découvrent une affiche écrite en allemand et en français :

« L’ingénieur Jacques Bonsergent, de Paris, a été condamné à mort par le tribunal militaire pour acte de violence envers un membre de l’armée allemande. Il a été fusillé ce matin dans un bois près de Vincennes ».

En hommage à cet homme qui a été le premier français à se faire exécuter pendant l’occupation allemande, la station de métro « LANCRY » est renommée le 10 novembre 1946, station « Jacques BONSERGENT ».

Honneur au courage de cet homme qui sacrifia sa vie pour sauver celle de ses camarades.

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22 juin 2022 3 22 /06 /juin /2022 17:31

Sur la N166, entre Ploërmel et Vannes, se dresse telle une lanterne des morts du Moyen-Âge, l’imposant monument de la résistance du maquis de la Nouette en souvenir de la bataille du 18 juin 1944.

Tout commence dans la nuit du 21 au 22 décembre 1942, Guy LENFANT, responsable de la mission Cockle que lui a confiée le Colonel PASSY, à Londres, est parachuté, avec son radio, sur le lac aux Ducs de Ploërmel.

Dès son arrivée, il contacte un groupe de résistants Ploërmelais, puis Émile GUIMARD de Lizio et demande à ce dernier de trouver des terrains de parachutage et de dépôt d’armes.

Les landes de Pinieux sur la commune de Sérent est un endroit idéal pour ce genre d’opération. Le fermier, de la Nouette, monsieur PONDARD, accepte de mettre un vaste terrain derrière sa ferme au service de la résistance. Le terrain est homologué par le Colonel PASSY, sous le nom de code ‘Baleine’. Il est sous la responsabilité d’Émile GUIMARD.

Telle fut l’origine de ce camp retranché du maquis de la Nouette implanté sur cette terre Sérentaise. A la ferme de la Nouette a commencé l’épopée de l’important maquis de Sérent/Saint Marcel.

Le camp, qui s’étend sur plus de 800 hectares est défendu par environ 2500 hommes dont 200 parachutistes S.A.S.

 

Le premier parachutage a lieu en mai 1943, et du 7 au 18 juin 1944, armes, munitions, véhicules et 200 parachutistes S.A.S. sous les ordres du Colonel BOURGOIN et du Capitaine MARIENNE, ainsi que 25 résistants sous les ordres du Morbihannais, le colonel MORICE.

Le 18 juin1944, au matin, les Allemands venant de Malestroit par le bourg de Saint-Marcel (commune limitrophe), attaque cette position.

 

Trois bataillons des FFI du Morbihan et le 4ème bataillon de chasseurs parachutiste de la France Libre luttent pendant 24h, en ce lieu qu’ils occupaient depuis 14 jours.

La bataille « le combat de Saint-Marcel », dure 24 heures. Saint-Marcel, paie un lourd tribu au cours des combats et sera dans les jours suivants incendié.

Au cours du parachutage, les containers dans les quels étaient conditionnés les mitrailleuses Vickers destinées aux jeeps se sont écrasés au sol (les parachutes ne s’étend pas ouvert). Les quatre jeeps formant l’unité mobile auront une puissance de feu amoindri.

Les douze mitrailleuses parachutées, sont également en piteux état. Malgré tout, le parachutiste Le Gall, réussit à en remonter une avec les débris. Les onze autres sont remplacées par des fusils mitrailleurs Bren ayant une puissance de tir deux fois moins rapide (environ 500 coups/minute).

A l’issue de cette bataille, pour éviter le massacre, le décrochage est organisé et pour protéger le repli, plusieurs FFI et SAS restent en observation sur les ardoisières de Pinieux en Sérent.

Le « combat de Saint-Marcel », tue à l’ennemie 540 hommes et 42 résistants. De nouveaux combats s’engagent le 21 juin faisant de nouvelles victimes.

En souvenir de ce glorieux « fait de guerre », entré dans la légende, l’imposant monument commémoratif est dressé à la lisière des deux communes, face à la ferme de la Nouette,

C’est à la demande du Colonel Maurice qui dirigeait le réseau départemental des FFI, que le général de Gaulle pose le 27 juillet 1947 la première pierre de cette immense veilleuse.

Quatre croix de Lorraine constituent son lanterneau imaginé par les architectes vannetais Charron et Le Bellec,

La croix des parachutistes érigée sur les ardoisières et la chapelle des Hâles où reposent 4 de ces combattants témoignent aujourd’hui leur courage et leur sacrifice.

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