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Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 21:47

Medaille Confrérie

D’un diamètre de 80 millimètres, elle est portée  par un ruban bleu pour les Chevaliers, un cordon tressé bleu-argent pour les Officiers.

Elle se présente sous la forme d’une couronne, couleur champagne clair pour l’extérieur et un peu plus foncée pour le cercle intérieur. Dans le cercle extérieur, partie supérieure est inscrit : Confrérie du Brie de Meaux, partie inférieure : Roi des Fromages * Fromage des Rois, en souvenir de sa consécration au Congrès de Vienne.

Nous sommes en 1815, les armées de Napoléon 1er viennent d’être vaincues à Waterloo. L’Europe se donne à Vienne en Autriche pour régler le sort de la France vaincue. Le comte de Vielcastel, secrétaire du Congrès pour la France nous rapporte l’épisode où le Brie fut couronné roi des fromages, fromage des rois.

Le Congrès tirait en longueur et l’on s’ennuyait ferme pendant les séances. Le Duc de Talleyrand, le célèbre Diable boîteux , ambassadeur du roi Louis XVIII avait, au cours d’une conversation à bâton rompus avec le Chancelier d’Autriche, le Prince de Metternich, soutenu les mérites de la gastronomie française, à défaut d’en pouvoir prouver d’autres, devant les vainqueurs de notre pauvre pays. Il avait prétendu qu’aucun fromage au monde ne valait le brie de Meaux.

Poussé par les diplomates étrangers qui assistaient à la scène, le Prince de Metternich, touché dans son amour-propre national proposa que chaque délégation fasse pour le prochain banquet, venir son fromage préféré.

Au jour dit, tous les diplomates réunis autour de la grande table dressée à cet effet étaient anxieux de voir arriver le moment des desserts. Plus de soixante variétés de fromages étaient réunies. Et la dégustation eût lieu avec beaucoup d’attention et de sérieux.

La discussion succéda à la dégustation, et le jury par la voix même de Metternich, que l’on peut accuser de partialité favorable pour le petit vaincu, proclama que le brie de Meaux était véritablement   ‘Prince des fromages, et premier des desserts’

Depuis on a transformé par chauvinisme cette déclaration en ‘roi des fromages, fromage des rois… 

Pour la petite histoire, un historien a prétendu que cet épisode gastronomique avait contribué largement à ramener à notre pays l’estime de l’Europe entière, refroidie après la chute de l’Empire…

Il convient tout de même de ne pas oublier que ces bries historiques provenaient de la ferme de Villeroy, qui appartenait à l’époque à une vieille famille de Coulommiers, les Ogiers de Baulny.

Un autre chroniqueur a noté dans son compte rendu de cet événement, que l’un des congressistes aurait dit, parlant de Talleyrand : « C’est bien là le seul prince qu’il ne trahira pas ! »

Dans le cercle central, les armoiries de la ville de Meaux :

Blason-Meaux

C’est au Moyen Âge, vraisemblablement, que sont apparus les premiers signes de ce qui deviendra les armoiries de Meaux. Il n’existe pas de document connu de cette époque intéressant l’origine des armoiries.

Un sceau cependant, appendu à un acte de 1487, porte un bel écu, parti de fleurs de lys, propres à la Champagne. L’écu et la fleur de lys du contre-sceau, sont accostés de deux M, première indication connue du M de Meaux.

En 1698 le maire de Meaux fit valoir que l’on pouvait observer sur les édifices et les vitraux, vieux de deux ou trois cents années, les détails des armoiries, gravés ou sculptés au XIVe et XVe siècles, et il certifia, le 24 octobre 1698 que, de temps immémorial, cette ville a  eu pour armoiries, un écu portant parties de gueule et de sinople, à M d’or brochant sur le tout, au chef d’azur semé de fleurs de lys d’or…

Pour la petite histoire, les serpents que l’on trouve parfois dans l’écu de Meaux sont dus à l’erreur ou à la fantaisie d’un copiste qui confondit les fioritures de la lettre gothique avec des serpents. Il ne peut s’agir que d’un 'M' gothique.

Par Pierre - Publié dans : Le Brie de Meaux - Communauté : histoire de
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Lundi 13 février 2012 1 13 /02 /Fév /2012 23:33

JuraPasteur disait : il y a plus de philosophie dans une bouteille de vin que dans tous les livres’, il aurait pu  ajouter ‘surtout dans les vins du Jura’.

De plaines en plateaux, de lacs en reculées, le Jura est une palette de paysages et de couleurs.

Impossible de faire une seule page sur le Jura avec ses 5 cépages, ses 6 AOC en vin, ses nombreux  Fromages dont 4 en AOC.

Grusse

Retournant régulièrement sur la terre d’une branche de mes ancêtres, après avoir traversé ma Bourgogne natale je retrouve aux portes de la Suisse le vignoble  Jurassien, et quel vignoble !

Situé entièrement dans le département du Jura, Pline le jeune, dès l’an 80 de notre ère, décrit dans son livre d’histoire naturelle : « … Ce raisin fournit un vin à saveur de poix, raisin célèbre du Viennois (Autriche), dont s’est enrichie la Séquanie… »

Vignoble de 2.000 ha désigné «Revermont » ou « Bon Pays » est une bande de terres de 80 km traversant le Jura du Nord au Sud, de Salins-les-Bains à Saint –Amour en passant Arbois ville de Pasteur, Poligny capitale du Comté, Château-Chalon avec son vin jaune,  Voiteur, L’Etoile, Lons-le-Saunier, Beaufort, Saint-Amour, etc…

carte vins-jura

Carte du vignoble Jurassin (source 'Le vin)

Ce n’est pas anodin, si le Jura produit des vins de qualités, histoire et terroir étant intimement liés, sans compter que les Franc-Comtois ont un caractère bien trempé.

En 1774, une liste de 14 ‘bons plans pour le vin’ est publiée, garantissant ainsi la notoriété des vins jurassiens et les débuts d’une réglementation qualitative.

Mais qui dit bon vin, dit également fraude. Cela devait surement énerver Alexis Arpin (1867-1946), secrétaire de la société de viticulture d’Arbois. Il entre en 1902 au syndicat national de la défense de la viticulture ce qui permet en 1906 aux vignerons d’Arbois d ‘obtenir un certificat d’origine garantissant la provenance des vins et ainsi de protéger la marque ‘vin d’Arbois’. On peut dire que ce certificat est l’ancêtre de l’AOC.

Le 23 février 1906, une loi met fin à la libre circulation des alcools et menace le droit des bouilleurs de crus, déclenchant de la part des vignerons d’Arbois une grève de l’impôt. La grève ne suffisant pas, une prise d’otages des agents du fisc a lieu et … l’administration recule.

Toujours à Arbois, en 1906 la première coopérative de vinification de France voit le jour sur le modèle des fruitières à Comté.

Avec un arboisien d’adoption, Joseph Girard (1878-1955) à l’origine de la création de l’INAO, Alexis Arpin poursuit son action aux cotés de ses confrères pour obtenir l’AOC.

Suite au décret-loi du 30 juillet 1935, instituant les AOC (Appellation d’Origine Contrôlée), c’est Joseph Girard qui fut désigné pour présenter le dossier du vignoble d’Arbois au comité national des appellations d’origine.

En 1936 et 1937, le Jura obtient 4 AOC : Arbois (première AOC française), Château-Chalon, L’Etoile et Côtes du Jura.       Vigne

Fin du XIXe siècle, le vignoble jurassien est de 20.000 ha de quoi réjouir les vignerons, mais le phylloxéra va arriver en 1879 à Beaufort, à  Arbois en 1886. Il se propagera par vague jusqu’en 1895, semant la désolation.

Alexis Millardet (1838-1902), en collaboration avec Louis Pasteur, travaille sur les maladies de la vigne. Créateur de la ‘bouillie bordelaise’ permettant de lutter contre le mildiou, il préconise également l’hybridation des cépages en greffant des plans français sur des souches américaines, plus résistantes au phylloxéra.

Si on parle du Jura et de ses vins on ne peut oublier Pasteur (1822-1895), le plus célèbre des jurassiens né à Dole. Il mène des travaux de recherche dans les laboratoires de la maison familiale. Il publie en 1886 ses « Etudes sur le vin, ses maladies, causes qui les  provoquent, procédés nouveaux pour le conserver et le vieillir ». Pasteur à mis son savoir et la science au service des vignerons qui le considéraient comme le « médecin de leurs vins ».

Un autre vigneron de Salins-les-Bains, Charles Rouget (1828-1899), figure parmi les plus grands ampélographes, rédigeant en 1897 un recueil où il présente la quarantaine de cépages jurassiens utilisés à cette époque et révèle que les cépages identiques peuvent avoir des noms différents selon le site de culture.

A suivre… Le Jura 1ère AOC de France

(source: Vin du Jura)

Par Pierre - Publié dans : Régions - Communauté : histoire de
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Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 21:27

Affiche

Si le froid et la route  verglacée ont retardé notre arrivée au salon gastronomique de Provins, les Provinois n’ont pas boudé leur plaisir à cette 7ème   édition organisée par UCP de Provins.

C’est dans le magnifique Centre Culturel de Saint Ayoul, ancienne caserne militaire rénovée il y a une quinzaine d’année, qu’environ 3.000 personnes ont parcouru les allées où 45 exposants présentaient leurs produits.

La Confrérie du Brie de Meaux, participe à ce salon de terroir où les produits locaux (brie, bière, confiseries à la rose… de Provins) mais également les produits régionaux comme le piment d’Espelette, les produits Corse, du Limousin, etc… sont mis en valeur.

Les enfants n’ont pas été oubliés. Ateliers culinaires et concours pour les 7-10 ans et 11-17 ans. Sous la direction de Corinne animatrice de « Les Tabliers Gourmands »  le concours « Les P’tites Toques » 2012  remporta un vif succès. Après une sélection faite par le jury le 22 janvier, les 10 finalistes se sont affrontés en direct sur le thème final du concours : ‘Gâteaux de folies’.

1er 7 ans

Le premier prix des 7-10 ans fut accordé à Joé avec sa pâtisserie géométrique, (gâteau de 3 étages, plus macarons). Génoise nature mousse au marron, surmonté d’un glaçage au chocolat.

  1er 11 ans

Dans la catégorie 11-17 ans, Hugo avec son ‘visage des iles’, une Dacquoise avec mousse aux fruits de la passion, coulis à la mangue et bananes caramélisées fut l’unanimité du jury qui lui accorda le 1er prix.

 Rhubarbe

Mon premier coup de cœur du salon, la découverte d’un producteur de Rhubarbe de l’Aube qui élabore un pétillant ‘sec’ et ‘demi-sec’ de rhubarbe sous l’appellation ‘Mousse de rhubarbe’ et une boisson fermentée de rhubarbe. La dégustation mérite le détour, nous en reparlerons bientôt.

Alsace

Deuxième coup de cœur, la rencontre d’Anne et Roger, des passionnés de leur métier, de leur région, intarissables sur les vins d’Alsace et le Bollenberg qui fera l’objet d’une série d’articles sur le blog.

Par Pierre - Publié dans : Le Brie de Meaux - Communauté : histoire de
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Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 22:04

Mairie G

L'entrée de l'école aujourd'hui

L’enseignement primaire était alors un service public dévolu à la charge de l’Eglise et effectivement assuré par Elle.

C’est grâce aux recherches du Père Henri Dubois, curé de Varreddes dès 1920 à 1963, que nous connaissons ce qu’était l’enseignement primaire avant 1790. Laissons parler le Père Dubois :

Une tradition Varreddoise existe qui veut que l’école du village ait « été fondée par les Evêques de Meaux, lesquels l’entretenaient ». Elle est consignée dans la monographie de Camille Grésy, instituteur : « On n’a pas de date précise sur la fondation de l’école des garçons. Il parait qu’au moyen âge elle était tenue par un ecclésiastique… » ; « La maison avait été donnée à la fabrique par l’Evêque de Meaux, seigneur de Varreddes. ». Cela n’est pas surprenant, puisque Varreddes était alors la plus populeuse des quatre paroisses dites Filles de l’Evêché». Mais la charte de fondation est depuis longtemps perdue.

L'école mixte

L’école mixte, en principe, ne devait pas exister. « Nous ordonnons aux paroisses ou cela se pourra il y ait deux Ecoles séparées, l’une pour les garçons, l’autre pour les filles, quelques jeunes qu’elles soient point enseignées aux Ecoles des hommes, ni les garçons en celles des femmes, pour obvier aux désordres qui en pourroient arriver. »

Le pasteur « prendra garde soigneusement que les petites filles ne soient instruites en la même Ecole que les garçons, mais qu’en tant que faire se pourra, il y ait quelue honneste femme ou fille prenne soin de leur instruction. »

A défaut de local spécial pour les filles et en dépit des prohibitions épiscopales, l’école, à Varreddes, a-t-elle reçu garçons et filles dans la même classe jusqu’en 1682 ? Ce n’est pas impossible. Les femmes d’instituteur devaient peut-être aider leur mari en enseignant aux fillettes les matières de leur compétence.

Il serait d’ailleurs bien étrange que les Seigneurs-Evêques de Meaux n’aient rien tenté pour l’éducation des jeunes Varreddoises avant Bossuet, étant donné le grand nombre d’enfants que comptait Varreddes (400 feux).

Le local de l’école

Au cœur du vieux Varreddes, l’école formait le complément des locaux indispensables à la vie paroissiale : de l’Eglise où le maître était fréquemment appelé pour ses fonctions de clerc, du cimetière qui lui était contigu, du presbytère d’où le curé exerçait sur l’enseignement un contrôle à lui dévolu par la législation d’alors, du vicariat, du notariat, ensemble que les anciens appelaient aussi justement que plaisamment le quartier latin.

Le maître d’école.

A l’époque, La fonction était prestigieuse et Varreddes n’a jamais manqué de maître d’école. La charge était en grande estime à cause des difficultés d’admission et de la collaboration prêtée an clergé paroissial, que des honneurs reçus au chœur par le titulaire.

Défense était faite « à tout clerc paroissial, et à tout maître et maîtresse d’école de s’ingérer de vouloir enseigner la jeunesse de l’un ou l »autre sexe sans s’être premièrement présentez à l’Evêque diocésain ou a ses grands vicaires pour être examinez sue leur Foy, religion, vie, mœurs, sciences et connoissance en la doctrine chrestienne. »(Statuts de Dominique Séguier, 1654), ordonnances du Cardinal de Bissy, 1724, Duplessis II p. 620).

Le curé inspectait l’école. « Il (le pasteur) ira visiter les écoles pour voir si le Maistre se rend assidu à enseigner les enfants. S’il leur apprend la Doctrine Chrestienne, et si les écoliers profitent ; pourquoi il les interrogera et les animera à bien apprendre par des petits presents d’Images ou Agnus, qu’il fera des petits presents d’Images ou Agnus, qu’il fera à ceux qui répondent le mieux. » (Dominique Séguier, 1654, Duplessis II p.580)

L’enseignement du catéchisme était au premier plan.

« Qu’ils (curés et vicaires) le fassent apprendre par le Maître d’Ecole aux enfants.» (Jean de Belleau, 1628 ; Duplessis II, p 570.)

Au chœur, les maîtres prenaient place au lutrin. « Pour ce qui est des places du chœur, le Maître d’Ecole et les deux chanteurs seront au Lutrin avec les enfants portans la surplis. » (d° Diplessis II, p 619.)

Comme on peut le constater, il n’est point surprenant que les paroissiens témoignaient déférence au maître d’école, qui était en quelque sorte l’alter égo du pasteur.

A Varreddes, les habitants lui disaient : « Monsieur le Maître. » (Tradition citée)

L’école des filles

Dominique de Ligny, Evêque de Meaux de 1659 à 1681, avait l’intention d’établir deux filles de la Charité en la paroisse de Varreddes qu'il aurait le soin d’instruire, tant à lire et écrire, en l’école chrétienne et au travail dans une école particulière, les jeunes filles de ladite paroisse et celles de Germigny. Testament daté du 2 janvier 1680. L’évêque décède le 27 avril 1681. Bossuet installé à Meaux depuis une dizaine de mois, désireux d’utiliser le legs de son prédécesseur, met à exécution le projet d’école de fille pour Varreddes le 27 novembre 1682, et en règle les détails devant Jean Leger, notaire à Meaux.

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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 22:16

Moulin Varreddes

                                                                                                        Photo: carte postale collection privée P. Moreau

Au XVIIIe siècle, les fermes de l’évêque et du chapitre qui constituaient cent ans auparavant une culture de 150 arpents, avaient pris de l’importance.

La première s’étendait sur près de 200 arpents(1), la seconde sur 165 m environ.

Les documents du temps montrent les laboureurs souvent victimes des intempéries et des dégâts du gibier.

Ainsi le 4 juillet 1739, un orage de grêle ravagea la contrée, ruinant les fermiers de Germigny et de Varreddes, auxquels il fallut accorder des modérations de loyers équivalentes à la moitié de ce qu’ils devaient.

Dès avant 1789, quelques-uns des privilèges du temps passé tombaient en désuétude. Les anciennes corvées s’étaient transformées ; le droit de posséder un colombier, jadis réservé au seigneur, n’avait plus guère d’importance qu’en raison du tort causé aux récoltes par les pigeons.

En 1766, on n'admettait pas précisément que chacun construisit un pigeonnier à son gré, mais on était arrivé aux concessions : un jugement du bailli de l’évêché ne défend d’établir de colombier à Varreddes qu’aux habitants n’ayant pas 50 arpents de terre à exploiter.

Le juge se réfère à l’art.70 de la coutume de Paris pour enjoindre à ceux qui ne peuvent justifier d’un droit ancien, ou qui ne possèdent pas 50 arpents sur le territoire, de détruire leurs pigeons et de fermer leurs colombiers avant le 15 février 1767.

A ce moment le délabrement de nombre de vieux manoirs contrastaient avec l’aisance des demeures de paysans. Les nouvelles maisons seigneuriales, moitié fermes, moitié châteaux, n’avaient plus d’autres tours que celle du pigeonnier ; presque partout, le colombier à pied cessait d’être considéré comme un signe de féodalité.

 

(1)L'arpent est une mesure de longueur.

Étymologiquement, c'est la distance de portée d'une flèche. En France, un arpent valait 10 perches d'arpent soit 220 pieds du Roi, égale 71,46 m ; « l'arpent des arpenteurs ».

Localement, on pouvait aussi utiliser un arpent de 10 perches ordinaires soit 200 pieds du Roi, égale 64,97 mètres.

Par adjonction du mot « carré », l'arpent pouvait aussi signifier une unité de mesure de superficie. En France, l'arpent (carré), autrement dit l'acre, mesurait toujours 100 perches carrées, quelle que soit la longueur de la perche utilisée.

Les arpenteurs utilisèrent généralement la perche de 22 pieds du Roi, dite « des eaux et des forêts » ; d'où l'acre français valant  5 107,2 mètres carrés.

Localement, on pouvait aussi utiliser la « perche ordinaire » de 20 pieds du Roi, avec un acre (ou arpent carré) de 40 000 pieds du Roi carrés égale  4 220,8 m carrés.

 

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