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1 mai 2026 5 01 /05 /mai /2026 17:30

 

1er mai, fais ce qu’il te plaît. Chaque pays a sa façon de célébrer l’arrivée du printemps.

 

En France c’est Charles IX en 1561 qui décide cette tradition du « brin de muguet », suite à un voyage en 1560 dans le Dauphiné.

Lors d’un voyage avec sa mère Catherine de Médicis, le jeune roi âgé de 10 ans se voit offrir par le chevalier Louis de Girard de Maisonforte un brin de muguet cueilli dans son jardin à Saint-Paul-Trois-Châteaux.

Charmé par cette attention, Charles IX de reprendre cette pratique d’offrir chaque printemps, à partir de 1561, un brin de muguet à chacune des dames de la cour en disant « Qu’il en soit ainsi chaque année ».

 

Cette tradition s’est installée rapidement et il est devenu d’usage d’offrir chaque année à ses proches cette plante avec ses clochettes immaculées symbolisant l'arrivée des beaux jours.

C’est ainsi que chaque 1er mai, on offre un brin de muguet, symbole de la pureté absolue, de la joie, de la vie, de la fragilité, de l'honnêteté et la discrétion mais surtout, du bonheur.

Cette tradition bien française s’est exportée dans d’autres pays, comme la Suisse, au Portugal ou en Italie, mais d’autres pays ont des coutumes plus originales.

 

Dans les pays nordiques on célèbre « Walpurgis » dans la nuit du 30 avril au 1er mai, lors du passage de l’hiver au printemps. Elle est appelée également « nuit des sorcières », par assimilation aux innombrables histoires colportées sur le sabbat des sorcières.

Après la christianisation des peuples nordiques, les célébrations païennes du printemps se mêlèrent à la légende de sainte Walburge (ou Valpurge, Vauburg, en allemand Walpurga).

 

En Allemagne, cette religieuse anglaise du VIIIe siècle partie évangéliser la Germanie et devenue abbesse du monastère d'Heidenheim, en Franconie (Land de Bavière). Durant sa mission, elle aurait obtenu de nombreuses guérisons miraculeuses. Après sa mort, elle fut canonisée un 1er mai. Cette date coïncidant avec les vieilles fêtes païennes de printemps, sa commémoration aurait permis de reproduire ces rites à l'insu des autorités ecclésiales, selon un procédé syncrétiste classique.

 

Les gens se déguisent également, se jouent des farces et organisent tapages et vacarmes afin d'effrayer le diable. Ils suspendent aussi souvent des rameaux bénis aux maisons et aux bâtiments de ferme pour éloigner les mauvais esprits. Ils laissent également des tartines de pain beurré recouvert de miel, appelées « ankenschnitt », en offrande à de mystérieux chiens fantômes ou chiens-loups, gardiens et messagers des forces surnaturelles.

 

En Suède, des feux de joie sont allumés aux quatre coins du pays pour célébrer l’arrivée du printemps, et historiquement éloigner les mauvais esprits. A cette occasion, familles, amis et amoureux se rassemblent autour d’un feu pour se raconter des histoires de sorcières et chanter des chansons populaires en l'honneur de la nouvelle saison. De nombreux spectacles sont également organisés le soir de « Valborg », nom de la fête en suédois.

 

En Finlande, on célèbre « Vappu ». Cette fête étudiante, adoptée par toute la population, est l'occasion de se retrouver dans un parc pour partager un pique-nique autour d'un verre de sima, une boisson fermentée à base de miel avec très peu d'alcool. Comme en France, la journée du 1er mai est fériée.

 

En Grèce, la fête du 1er mai appelée la « Protamagia », jour que la Grèce célèbre le printemps. La coutume célèbre la victoire finale contre l'hiver, la victoire de la vie contre la mort.

La coutume du 1er mai est de décorer les portes des maisons avec des couronnes de fleurs afin d'accueillir le pouvoir de la nature dans la maison. La couronne est fabriquée à partir de diverses fleurs, sélectionnées à la main et brodées ensemble. 

C'est une fête nationale qui signifie que tout est fermé, à l'exception des cafés et lieux de restauration.

 

Dans certaines parties de l'Asie Mineure, les gens mettent sur chaque couronne, en plus des fleurs, de l'ail pour éloigner l'œil maléfique, une épine pour protéger la maison des ennemis. Les couronnes ornent les portes des maisons jusqu'au jour de la Saint-Jean le 24 juin au cours duquel toutes les couronnes du quartier sont rassemblées et brûlées dans un grand feu.

Le 1er mai, n’est pas que la journée du printemps, c’est également la fête du travail.

 

Outre la célébration du printemps, le 1er mai est l'occasion pour les travailleurs de faire valoir leurs revendications. Née d'un mouvement social à Chicago pour limiter la journée de travail à 8 heures, la fête du travail est désormais internationale.

On la célèbre de l'Afrique à l'Amérique en passant par l'Asie, en battant le pavé.

 

Les États-Unis comme le Canada n'ont en revanche pas souhaité s'aligner sur les syndicats européens considérés trop marxistes à la fin du XIXe siècle. Le "Labor Day" se fête le premier lundi de septembre outre-Atlantique.

 

En Afrique Cahier de doléances et team building

Après le défilé du 1er mai, la tradition au Sénégal est de remettre au chef de l'État un cahier de doléances. Cette longue liste de revendications portée par les principaux syndicats "contribuerait à l'amélioration significative des conditions de vie et de travail" si elle était appliquée. Les revendications étant rarement prises en compte, la liste est sensiblement la même chaque année.

 

En Côte d’Ivoire les employeurs ivoiriens profitent de la fête du travail pour faire des "team building" avec leurs salariés. Le but : souder les équipes autour d'activités telles que la cuisine, le sport ou la musique. Ainsi en 2018, l’homme d’affaires Adama Bictogo avait fait parler de lui en organisant une journée foot-barbecue aux côtés de tous ses collaborateurs à l’Heden Golf Hotel, un endroit très chic d'Abidjan.

 

Pendant que certains battent le pavé, d’autres vont faire rougir les tomates. Cette journée du 1er mai est également la journée du jardinage nu.

Cette événement insolite a appelé « Worle Naked Gardening Day » été créé en 2005 par l’américain Mark Story rédacteur de la revue « Nud & Nautral Magazine », et son ami, permaculteur Jacob Gabriel.

Leur idée ? Favoriser la communion entre l’homme et la nature et surtout s’accepter.

Cette journée se veut donc « drôle, légère et apolitique ».

Bref, en mai fait ce qu’il te plait.

 

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1 avril 2026 3 01 /04 /avril /2026 17:20

Un amendement passé inaperçu lors du vote des recettes budgétaires : Taxer les généalogistes.

Selon une source bien informée, seul les généalogistes ‘amateurs’ (environ 10 millions) seront concernés par cette disposition.

 

Pour mieux faire « passer la pilule », une partie de cette taxe sera reversée aux Archives Départementales, afin d’aider ses dernières à numériser plus vite et raccourcir le temps d’attente des mises en lignes des documents. La note précise également que toutes les ‘AD’ devront avoir numérisé avant fin 2026, les actes d’état civil, tables de succession, recensement et fiches militaire jusqu’en 1924. Souhaitons que cela se réalise !

 

Lors de la première lecture de cette proposition, les députés sont « vent-debout » contre cette taxe (les élections approchent), de plus le gouvernement s’est engagé à ne créer aucun nouvel impôt, aucune nouvelle taxe, la France étant déjà le pays d’Europe le plus taxé.

 

Un député de la majorité tente de parler d’un impôt exceptionnel afin de rétablir l’équilibre des finances publiques.

L’hémicycle s’enflamme, il n’est pas question de parler d’impôts ou de taxes exceptionnelles. Tous les députés se souviennent de la CRDS, créée en 1996 pour une durée 13 ans. Vingt-neuf après elle existe toujours !  

 

Un député de droite propose timidement de mettre en place une ‘redevance’, puisqu’une partie des sommes récoltées ira aux AD.

Là également c’est un ‘tollé’ général. Les ‘vieux briscards’ du Palais Bourbon n’ont pas oublié le ‘coup de la vignette auto’ qui devait aider les anciens et… qui n’en ont pas vu la couleur, si non celle de la vignette apposée sur le pare-brise des automobiles.

 

Un centriste propose une ‘CSG départementale’ en fonction de l’activité des recherches généalogiques faites dans le département en question.

Toute la classe politique s’insurge contre ce projet, décrétant qu’une fois de plus, cet argent servira tout simplement à combler le « tonneau des Danaïdes » sans que les généalogistes amateurs puissent profiter de cet avantage compte tenu que la politique de numérisation, de mise en ligne est laissée à la libre appréciation des services d'archives et de leur tutelle (conseil départemental, conseil municipal...).

 

Ne pouvant trouver un terrain d’entente, les élus décident de faire appel directement « aux têtes d’œuf » de Bercy.

Le ‘Mozart’ de la finance refuse que ses services prennent en charge cette étude sous le prétexte que cela revient à trouver la quadrature du cercle !

Devant le refus de Bercy les députés décident de faire appel à l’IA (Intelligence artificielle), en excluant les mots : impôts, taxes, redevance, CGA (Contribution Généalogique Amateur).

 

Dans les minutes qui suivent, l’IA trouve la solution, ‘l’EPG’ (Écot Participatif pour la Généalogique).

Bingo ! L’écot ne peut être assimilée aux impôts, taxes, redevances ou prélèvements obligatoires…  Puisque qu’un écot est la quote-part pour une dépense commune, en l’occurrence l’amélioration des services en ligne. l’IA est formidable !

Chaque rapporteur de groupe est appelé à s’exprimer avant le vote.

 

La droite, la gauche, le centre, tous sont unanime pour la mise en place de cette ‘EPG’, excepté un rapporteur indépendant qui s’exprime dans ces termes. Je cite :

Madame la Présidente, Mesdames, Messieurs, chers confrères.

Avant de voter ‘l’EPG’, il serait bon de réfléchir sérieusement sur les capacités de l’IA. Ne serait-il pas utile pour une fois dans cet hémicycle de faire appel à l’IN, (l’Intelligence Naturelle), dont nous a doté le créateur, transmise de génération en génération depuis la nuit des temps. L’IA ne fait que trouver une expression.

Quel est pour nos concitoyens la différence entre impôts, taxes, redevances et contributions, si non que ce soit toujours une ponction fiscale. Ils n’ont pas besoin de « l’IA » pour comprendre cela, leur « IN » est suffisamment développé pour interpréter qu’une fois de plus ils vont être imposé,

Je propose donc de ne pas voter ce texte tel que le préconise l’IA.

Prouvons que notre « IN » est plus experte que « l’IA ».

Je vous propose chers confrères de revoir la question en créant une commission qui se réunira le 1er avril.

 

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22 février 2026 7 22 /02 /février /2026 11:38
Hanway est son parapluie

Il pleut, il pleut...

Depuis plus d’un mois, il pleut, il pleut bergère… heureusement le parapluie offre un petit coin de paradis sous cette pluie incessante.

Le parapluie existe depuis près de 4000 ans... et il vient de Mésopotamie. Plutôt que de la pluie, on s’est d’abord abrité… du soleil ! L’ancêtre du parapluie, l’ombrelle, dont on trouve des traces chez les Grecs et les Romains.

 

Au Moyen Âge, on préfère la "chape de pluie", un capuchon.

La pluie oblige les messieurs à se promener couverts d’un chapeau en cuir à large bord et d’une cape qui protège leurs vêtements, mais qui ne les empêchent pas d’être trempés. Les dames, quant à elles, restaient à la maison ou (si leurs obligations les y contraignent) s’exposent aux intempéries en adoptant les mêmes capes que les hommes.

Ainsi en était-il jusqu’à ce qu’un Français, Jean Marius, ait une idée pratique et géniale : le parapluie pliant.

 

Certes, il existait déjà des dispositifs similaires, tels que les parasols inventés en Chine au 1er siècle apr. J.-C. (un dispositif articulé qui pouvait s’ouvrir et se fermer), ou des modèles d’ombrelles apparus en Italie au XVIe siècle, dont l’étoffe était imperméabilisée par des cires ou des huiles mais ils servaient exclusivement à protéger des rayons du soleil.

 

En 1705, Jean Marius, un spécialiste des mécanismes métalliques complexes, invente la première version pliante, le "parasol-parapluye brisé à porter dans sa poche".

La pluie battante ne fait plus peur ! En tout cas aux plus favorisés, qui ont les moyens de s’acheter le nouvel objet de luxe à la mode : le parapluie pliant.

La princesse Anne de Bavière le décrit en 1712 : "On peut l’emporter partout, en cas où la pluie viendrait à vous surprendre en pleine promenade"

 

Son parapluie est formé d’un tissu de taffetas vert engommé pour le rendre imperméable et disposé sur une structure métallique ressemblant à celle des parapluies actuels, qui permet de l’ouvrir, de le fermer et de le plier. Il pèse entre 140 et 170 grammes et, une fois plié, on peut le mettre dans sa poche ou l’accrocher à sa ceinture. Pour le fermer, on appuie sur un bouton, et pour l’ouvrir il suffit de tendre le manche en acier, bois et cuivre. Il dispose également d’une corde qui évite que le vent ne le fasse tourner, et d’un fourreau pour le garder plié.

 

L'invention séduit Louis XIV

Comprenant que la publicité est indispensable à la promotion et à la vente de son parapluie, Marius se rend à Versailles, certain obtenir l’aval de Louis XIV, et que son invention ne tarderait pas à figurer parmi les objets de luxe faisant de Paris le paradis des fashion victimes de l’époque.

Le roi fut si impressionné par cet instrument qu’il promulgue en 1710 un privilège royal (l’équivalent des brevets modernes) garantissant à Marius le monopole de la production du parapluie pliant pour une durée de cinq ans. Ce privilège condamne en outre quiconque le copierait à une amende de 1 000 livres, soit environ 40 000 euros.

 

Marius fait coller des affiches dans Paris. Deux personnes souriantes abritées sous leurs parapluies y annonçent la vente de la nouvelle invention dans l’établissement que Marius posséde rue des Fossés, tout près du faubourg Saint-Honoré, qui deviendra au cours des siècles suivants le vaisseau amiral du chic français.

Le directeur du journal Le Mercure galant, Jean Donneau de Visé, publie un article dans lequel il dit avoir déjà dans sa poche un parapluie de Marius. Les savants de l’Académie royale des sciences donnent leur aval, affirmant que cet instrument est « facile à transporter dans sa poche » et « plus résistant que tous ses prédécesseurs », et le mot entre dans le dictionnaire de l’Académie française en 1718.

 

La promotion est décisive, et en quelques années l’usage du parapluie se généralise. En 1767, en visite à Paris, Benjamin Franklin s’étonne que « tant d’hommes et de femmes aient toujours sur eux un parapluie pliant et l’ouvrent en cas de pluie ».

L’usage du parapluie devient si populaire qu’en 1769, un service de « parapluies publics » est ouvert à Paris pour les louer à l’heure.

 

Quand l’opinion publique désapprouve les parapluies

Revenant de France ou le parapluie est très en vogue, Jonas Hanway, homme excentrique se rit de l’averse grâce à son parapluie qu’il porte pour se déplacer dans Londres au début des années 1750.

Son accessoire fait grandement débat et provoque des chocs dans l’opinion publique. On reproche à l’objet toutes sortes de choses : qu’il est trop efféminé pour être utilisé par un homme, qu’il est une preuve de l’affaiblissement du caractère, qu’il est trop français et que son utilisation est taboue et ridicule. 

 

Les conducteurs de fiacre et ceux qui proposent des services de chaises à porteur prennent Jonas Hanway en grippe et l’agresse à plusieurs reprises dans la rue. En effet ces moyens de transport sont très utilisés lorsqu’il pleut et le parapluie promu par Hanway leur semble de nature à leur faire perdre de l’argent (ce qui était exact). 

Hanway continuant d’utiliser fièrement son parapluie, a fini par faire des émules dans toute l’Angleterre. Trois mois après sa mort en 1786 une publicité parait dans la London Gazette, qui vante « la manufacture des nouveaux parapluies inventés par Gatward » : « faciles à ouvrir et refermer grâce à leur mécanisme à ressort ». Le progrès est en marche au grand dam des conducteurs de fiacre.

 

Il pleut, il pleut, bergère 

Cette chanson écrite en 1780 par Fabre d’Églantine, aurait été chantée au lendemain de la prise de la Bastille en juillet 1789, lors de la création de la garde nationale. La bergère serait la reine Marie-Antoinette d'Autriche et l'orage dont il est question dès la première strophe renverrait aux troubles révolutionnaires neuf ans plus tard.

 

Son auteur l'aurait fredonnée quelques années plus tard en montant à l'échafaud. La légende dit également qu’il pleurait dans la charrette n’ayant pas le temps de finir les vers qu’il était en train de composer. Sur quoi, Danton lui aurait répondu : « des vers dans quelques jours, tu en aura plein » !!

Elle s'est d'abord faite connaître sous le titre Le Retour aux champs avant de s'imposer sous son titre actuel vers 1787. Elle est donc populaire au commencement de la Révolution française (1789).

 

Louis-Philippe, le Roi-Parapluie

Le dernier roi de France, Louis-Philippe (1830-1848), était surnommé le Roi-Parapluie. Référence à cet accessoire qu’il affectionnait et avec lequel la presse le caricaturait souvent.

Dans « Les Misérables »Victor Hugo écrit que "ce parapluie a longtemps fait partie de son auréole".

Au XIXe siècle, c’est l’apanage de la bourgeoisie, et le Grand Dictionnaire des lettres Larousse indique d’ailleurs : "Quand on veut représenter le type du calme, de la médiocrité et de la bonhomie, il suffit de peindre un homme portant sous son bras un parapluie bien solide, un riflard bien conditionné."

 

Source : extrait du magazine Histoire & Civilisations n°39, mai 2018) & María Pilar Queralt del Hierro, historienne et écrivaine.

 

 

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7 janvier 2026 3 07 /01 /janvier /2026 22:41

Il y a 220 ans le 1er janvier 1806 le calendrier grégorien est remis en vigueur

Fin du calendrier républicain

Le calendrier républicain né à coup de décrets et de modifications, se termina de la même façon, à coup de …. Critiques.

Il n’avait jamais été adopté en France universellement : il en résultait une double manière de diviser l’année. Aussi avait-on commencé par abolir les décades, et par leur substituer la semaine, petite période indépendante des mois et des années.

 

Lanjuinais, député, déclare le 30 thermidor an III  (17 août 1795) : ‘C'est d'abord un problème de savoir quel jour commence l'année dans le nouveau calendrier. [...] les nouveaux noms des mois sont vérité dans le nord, et perpétuel mensonge au midi. [...] Le décadi ne s'accorde point avec la nature. Il n'y a ni hommes, ni animaux qui supportent neuf jours de travail consécutifs. [...] Pourquoi la plus solennelle des fêtes religieuses est-elle dans le calendrier de Romme et de Fabre d'Églantine le jour du chien ? [...] Je vote donc pour que le calendrier des assassins de la France ne soit pas constitutionnellement le calendrier du peuple français.’

 

Bonaparte souhaite que la religion soit la religion d’État, il faut donc que le calendrier républicain disparaisse. Pour cela il commence par un arrêté des consuls du 7 thermidor an VIII, (26 juin 1800) ou seuls les fonctionnaires sont soumis au décadi. Puis le 18 germinal an X (8 avril 1802), le repos des fonctionnaires est fixé au dimanche, la semaine devient de ce fait à nouveau légale.

 

Laplace présente le rapport de la commission "pour l'examen du projet de sénatus-consulte portant rétablissement du calendrier grégorien". Et, par sa voix, le calendrier républicain ne mourut pas "dans la honte" :

"Il ne s'agit point d'examiner quel est, de tous les calendriers possibles, le plus naturel et le plus simple. Nous dirons seulement que ce n'est, ni celui qu'on veut abandonner, ni celui qu'on vous propose de reprendre..." Bref, ni oui, ni non !!

 

Le 28 floréal an XII (18 mai 1804) le Sénat proclame Napoléon Empereur des français et Pie VII consacre l'événement le 13 frimaire an XIII (4 décembre 1804).

 

Rétablissement du calendrier grégorien

Le 22 fructidor an XIII (9 septembre 1805), un peu avant l'arrivée de Pie VII, Napoléon 1er, aboli le décret de la Convention du 14 vendémiaire an 2 (5 octobre 1793), qui mit en usage le calendrier républicain.

 

Le Sénat décrète que "à dater du 11 nivôse prochain (1er janvier 1806), le calendrier grégorien sera remis en usage dans tout l'Empire français".

Ce décret est sans doute l’un des textes de loi les plus courts de notre histoire :

Sénatus-Consulte sur le rétablissement du calendrier grégorien.

(22 Fructidor an XIII = 9 septembre 1805).

Art 1er.: A compter du 11 nivôse an XIV, le 1er janvier 1806, le calendrier grégorien sera mis en usage dans tout l’empire français.

Le calendrier républicain aura 13 ans. L’an I n’ayant pas été utilisé, puisque la fondation du calendrier remonte au 14 Vendémiaire an II (5 octobre 1793), il n’eut que 12 années d’application (aucun acte authentique ne peut porter une date de l’an I). On trouve parfois la mention de l’an I dans les documents où le mois grégorien est encore en usage ; expl : ‘9 nov. 1792, an Premier de la République’

L’an XIV commencé le 23 sept. 1805 ne compta que 3 mois et 8 jours d’existence légale

 

Remise en vigueur du calendrier Républicain

Le calendrier républicain fut remis en vigueur pendant la Commune du 6 au 23 mai 1871... et retourna dans l'Histoire de France.

"Remis en vigueur" est d'ailleurs peut-être excessif. En fait, on peut noter des dates formulées dans le calendrier républicain sur une affiche du début de la "semaine sanglante" du 23 mai 1871 (notée 3 prairial an 79) et trois autres dans le Journal Officiel (édition parisienne) concernant trois arrêtés du 6 mai 1781 :

  • Un arrêté concernant la délégation à la guerre. (15 floréal)
  • Un arrêté concernant la destruction d'une chapelle "expiatoire" de Louis XVI. (16 floréal)
  • Un arrêté concernant l'organisation des chemins de fer. (16 floréal)

 

Ces quelques événements marquent plus une volonté de "marquer le coup" que de remettre réelement en vigueur le calendrier républicain.

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31 décembre 2025 3 31 /12 /décembre /2025 11:58
Henri Mosson (photographie: Le Bien Publique)

Le 30 décembre, à 101 ans s’est éteint à Dijon le doyen des survivants du camp de Natzwiller- Struthof.

Respect et reconnaissance à Henri MOSSON, et à toutes ces femmes et hommes qui ont permis par leur courage et leurs sacrifices de vaincre les nazis et recouvrer notre liberté.

 

La Résistance

Engagé dans la Résistance avec des amis dès ses 17 ans, Henri Mosson est arrêté dans un maquis près de Dijon (Côte d'Or). Torturé par la gestapo rue docteur Chaussier à Dijon il est condamné à mort pour actes de résistance, le 29 juin 1943. Jeté en prison, où il fait « connaissance avec la rigueur » nazie : ses tortionnaires le pendent par les mains des journées durant. « Le matin, mes pieds touchaient à peine le sol. Le soir, ils touchaient bien. », raconte-t ’il au cours de ses conférences. Sur les murs de sa geôle il écrit « La liberté n’est chère qu’a ceux qui l’ont perdu ».

Henri échappe au peloton d’exécution. Il est envoyé à « la réserve des otages » au fort de Romainville (Seine-Saint-Denis), où les nazis puisent pour leurs exécutions en représailles d’assassinats de soldats allemands. Là aussi, il échappe à la mort.

 

La déportation

Le 26 novembre 1943 a 19 ans, Henri arrive au camp de concentration du Struthof, le seul camp de concentration sur le territoire français, situé à l’extérieur du village de Natzwiller (Alsace).

Le commandant du camp accueille les prisonniers par ces paroles : « Vous êtes des voyous. Vous êtes entrés ici par la grande porte et vous ressortirez par la cheminée. »

La durée de vie était en moyenne de 90 jours. Certains mouraient en trois jours, explique l’ancien détenu classé « Nacht und Nebel » (nuit et brouillard), comme tous les opposants politiques voués à disparaître sans laisser de traces.

 

WARUM…

Warum » le mot qui l’a sauvé. Je dois coudre sur ses vêtements mon numéro de prisonnier : « 6290 ». Je le cout de travers ce qui me vaut la plus grande claque de ma vie, lors du rassemblement. A ce moment je lance au SS « Warum » ? (Pourquoi). La connaissance de la langue m’a sauvé d’une mort certaine.

Le SS comprend que je parle allemand. Il me fait affecter à la désinfection » des vêtements avec lesquels les détenus arrivaient… « C’était un peu une planque. »

Pour les autres prisonniers, ceux qui ne parlaient pas allemand, chaque jour ils ramassent les morts qui, eux aussi, doivent être présents aux appels tenus sur la place du camp. Ils « ramènent les cadavres sur le dos », se souvient Henri Mosson, « On devient absolument insensible ».

 

La libération

Fin août 1944, à l’approche des Alliés, les nazis évacuent le Struthof. Nous sommes transférés vers d’autres camps, pour finir à celui de Munich-Allach où je porte le matricule 157414. « Un jour, on s’est réveillé et il n’y avait plus de gardiens ».

 mon retour en France, ce n’est « pas la liesse » qui m’attend. « Les gens me prenne pour une bête curieuse », je pèse 38 kg à mon retour en Bourgogne : « On n’avait à manger que du bouillon de choux-raves. A la fin, on n’avait plus que des orties en bouillon. »

 

Ma nouvelle vie

Je me reconstruis doucement, comme tous mes camarades de captivité. Féru de sport mécanique, je deviens contrôleur technique des Formule 1, rencontre les plus grands comme Alain Prost et Ayrton Senna. « J’ai fait trois fois le tour du monde », dit-il fièrement, lors d’une conférence dans une école.

Toute sa vie, Henri Mosson s’est fait passeur de mémoire, à ses quatre enfants, six petits-enfants et dix arrière-petits-enfants, mais aussi aux quelque « 200 écoles » où il est intervenu. « Même en Allemagne ». « Il faut informer les jeunes. On ne sait pas ce qui peut arriver », dit-il encore, à l’occasion des 80 ans de la Libération de Strasbourg.

Le 5 janvier 2025, l’éternel résistant qui réside à Dijon (Côte d’Or) a fêté ses 101 ans (comme ma maman).

En mars de cette année il a publié un livre autobiographique : « Ma déportation ».

Officier de la légion d’honneur, titulaire de la médaille militaire et commandeur des palmes académiques, Henri Mosson , laissera l’exemple d’un engagement au service de la liberté et du devoir de mémoire.

 

Source : Article du journal local ‘Le bien Public’, remis par ma mère, divers articles parus ce jour de sa disparition.

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8 décembre 2025 1 08 /12 /décembre /2025 21:30
Document pour l'oral du CAP en HGEMC

Séparation des Églises et de l\'État

Il y 120 ans, le 9 décembre 1905, Aristide Briand (député socialiste) fait voter la loi concernant la séparation des Églises et de l'État.

 

L’Église catholique.

La loi clôture 25 ans de violentes tensions entre le pouvoir républicain et l'Église catholique, l'un et l'autre se disputant le magistère moral sur la société.

La séparation s'applique aux quatre confessions alors représentées en France : le catholicisme, la confession d'Augsbourg (les protestants luthériens), les réformés (les protestants calvinistes) et les israélites. Le parlement avait également décidé d’appliquer la loi à l’islam, mais le gouvernement pour éviter (déjà) les complications avec l’Algérie suspend son application ! Cette suspension perdura jusqu'à l'indépendance de l'Algérie.

 

Alsace-Lorraine et Concordat

Au moment de la loi de séparation, L'Alsace-Moselle, faisait partie de l'Empire allemand. Après son retour à la France, en 1918, elle obtient de rester sous le régime du Concordat de 1801-1802.

De ce fait, les ministres des cultes (curés, pasteurs et rabbins) des trois départements (Bas Rhin ; Haut Rhin et Moselle) jouissent encore à ce jour d'un traitement et d'un statut de fonctionnaire. Les évêques sont eux-mêmes nommés par le ministre de l'Intérieur qui est aussi en France le ministre des cultes...

 

Par ailleurs, les Alsaciens-Mosellans ont conservé de l'héritage bismarckien deux jours chômés exceptionnels : le Vendredi Saint, qui précède Pâques, et la Saint Étienne qui suit le jour de Noël, en hommage au premier martyr de la chrétienté. Ils bénéficient aussi d'un meilleur remboursement des soins que les « Français de l'intérieur » (Et sans déficit !!) et de quelques autres spécificités relatives au droit de la chasse et au droit foncier.

 

La loi de séparation des Églises et de l'État (texte officiel)

Les enjeux de la laïcité en France.

Au tournant du XXe siècle, les partisans de la laïcité, (séparation des affaires religieuses et politiques), se partagent en deux camps :

– Les premiers, héritiers de la tradition jacobine, souvent adeptes de la franc-maçonnerie, rêvent d'éradiquer la religion chrétienne ou de la confiner dans le domaine strictement privé,

– Les seconds (Jean Jaurès, Aristide Briand…) veulent d'une part affirmer la neutralité de l'État à l'égard de toutes les croyances, d'autre part garantir la liberté de conscience de chacun en conformité avec la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.

 

Avec l'accession à la présidence du Conseil d'Émile Combes le 7 juin 1902, sous la présidence d'Émile Loubet, les anticléricaux l'emportent.

Le ‘Petit père Combe’ rallume la guerre religieuse en fermant avec une brutalité sans nuances les écoles religieuses et interdit d'enseignement les prêtres des congrégations le 7 juillet 1904. Mais le scandale « l’affaire des fiches* » lui vaut d'être remplacé le 24 janvier 1905 à la présidence du Conseil par Maurice Rouvier

 

Bon orateur et représentant éminent du groupe dit « opportuniste » (républicains modérés opposés aux « radicaux »), Rouvier cultive de bonnes relations avec les milieux d'affaires comme avec la gauche républicaine. C'est donc à lui que va incomber le vote et la mise en œuvre de la loi de séparation des Églises et de l'État. Il va être soutenu par le rapporteur Aristide Briand, lequel va apaiser les esprits et obtenir le vote de la loi en déployant une éloquence charmeuse.

 

Une loi de conciliation

La loi de séparation met fin unilatéralement au Concordat napoléonien de 1801 qui régissait les rapports entre le gouvernement français et l'Église catholique.

Elle proclame la liberté de conscience et garantit le libre exercice des cultes :

• Article Ier : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes... ».

• Article 2 : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte... »

Par cette loi, l'État manifeste sa volonté de neutralité religieuse mais ne s'exonère pas de ses responsabilités. Il garantit à chacun les moyens d'exercer librement sa religion dans le respect de celles d'autrui.

 

C'est dans cet esprit que sont instituées des aumôneries dans les milieux fermés (casernes, lycées, prisons, hôpitaux) ... et, plus tard, des émissions religieuses sur les chaînes publiques de télévision.

L'État n'entend en aucune façon limiter la liberté de conscience ni cantonner la religion à la sphère privée. Il n'est pas question par exemple d'interdire le port d'insignes religieux. À un député qui réclame l'interdiction du port de la soutane, Briand répond avec ironie : « Tout le monde a le droit de porter une soutane, même les curés » !

 

Sur le plan financier, la loi a deux conséquences majeures :

– Les ministres des cultes (évêques, prêtres, pasteurs, rabbins...) ne sont plus rémunérés par l'État et celui-ci se désintéresse totalement de leur nomination,

– Les biens détenus avant 1905 par les Églises deviennent la propriété de l'État mais celui-ci se réserve le droit de les confier gratuitement aux représentants des Églises en vue de l'exercice du culte.

Les partisans d'une laïcité intransigeante perçoivent la loi comme une avancée vers la destruction du fait religieux !

 

René Viviani le 8 novembre 1906 sale la loi lors d’une mémorable envolée à la Chambre des députés : « Ensemble, d'un geste magnifique, nous avons éteint dans le ciel des étoiles qu'on ne rallumera plus ». C’est ce même René Viviani devenu plus tard président du Conseil, qui engagera la France dans la Grande Guerre.

L'opération de « laïcité » va s'avérer plutôt profitable pour les Églises :

  • D’une part, les ministres du culte et en particulier les évêques vont gagner en indépendance, n'étant plus tenus de rendre des comptes à l'administration.
  • D'autre part, les Églises ne vont plus avoir à leur charge l'entretien très coûteux des édifices religieux (cathédrales, églises, temples...) préexistant à la loi de 1905. Elles ne devront plus assurer que l'entretien courant de ces édifices... Quant à ceux qu'elles seront amenées à construire après la loi de 1905, ils seront leur propriété pleine et entière.

 

Menace sur la paix religieuse

L'inventaire des biens ecclésiastiques, nécessaire pour l'exécution de la loi, est d'abord mené avec mesquinerie. Une circulaire du 2 janvier 1906 oblige en particulier les prêtres à ouvrir les tabernacles pour faire l'inventaire des vases sacrés. Beaucoup de catholiques y voient une forme de profanation et craignent que la mesure n'encourage les vols et les spoliations. En de nombreux endroits, surtout en Bretagne, les inventaires effectués sans ménagement réveillent les rancœurs et entraînent une nouvelle fois le pays au bord de la guerre civile.

 

Le pape Pie X ne fait rien pour arranger les choses. Ulcéré par le caractère unilatéral de la loi de séparation (le Saint-Siège n'a pas été consulté), il interdit aux catholiques de former les « associations cultuelles » prévues par le texte pour l'utilisation gratuite des édifices religieux devenus propriété de l'État. C'est ainsi que, faute de trouver preneur, de nombreux bâtiments sont récupérés par l'État pour y installer ses propres administrations !

 

Vers l'apaisement

Élu président de la République le 17 janvier 1906, Armand Fallières, forme un nouveau gouvernement le 13 mars 1906 avec le transparent Ferdinand Sarrien à la présidence du Conseil, l'énergique Georges Clemenceau à l'Intérieur et le diplomate Aristide Briand à l'Instruction publique et aux Cultes.

 

Le 18 octobre 1906, Georges Clemenceau accède à son tour à la présidence du Conseil. Il apaise les tensions et ramène la concorde. Par la loi du 2 janvier 1907 concernant l'exercice public du culte, il règle la question des édifices appartenant aux évêchés et aux « fabriques » (associations catholiques qui géraient les biens paroissiaux). Plus de 30 000 édifices sont finalement mis gratuitement à la disposition des Églises.

Le 28 mars 1907, une nouvelle loi autorise les croyants à se réunir sans déclaration préalable. Les sonneries de cloches sont autorisées. D'une manière générale, la jurisprudence administrative légitime les manifestations publiques qui satisfont à des traditions locales et à des habitudes (enterrements religieux...).

 

Après la Première Guerre mondiale, le gouvernement veut prolonger dans la paix l'union de tous les Français. Il décide tout à la fois de transférer au Panthéon le cœur de Gambetta, illustre fondateur de la République, et d'honorer le souvenir de Jeanne d'Arc en proclamant fête nationale le deuxième dimanche de mai.

Les relations diplomatiques sont rétablies entre Paris et le Vatican. Le pape Benoît XV promet de consulter Paris avant la nomination des évêques.

L'État français, de son côté, concède aux associations diocésaines placées sous l'autorité des évêques le statut « d'associations cultuelles ». Il reconnaît ainsi les évêques comme des interlocuteurs légitimes.

 

Le succès électoral du Cartel des gauches, (coalition de socialistes et de radicaux), aux élections législatives du 11 mai 1924, risque de rallumer la guerre religieuse. Les évêques avec le concours du général de Castelnau, héros de la Grande Guerre, mobilisent les catholiques. Le gouvernement renonce à remettre en cause les arrangements antérieurs. La paix religieuse est consolidée. L'anticléricalisme militant va finir par décliner

 

L'esprit de la loi bafoué un siècle plus tard En ce début du XXIe siècle, si les Églises chrétiennes et le Consistoire juif ne contestent plus la loi de 1905, il n'en va pas de même des représentants de l'islam, (religion qui n'était pas encore présente en France métropolitaine lors du vote de la loi).  Aujourd'hui en très forte progression du fait de l'immigration extra-européenne, la classe dirigeante française, par frilosité politique, rechigne à lui appliquer la loi de séparation et les textes qui l'accompagnent. Ainsi n'exige-t-on pas des imams et cadis qu'ils marient les couples musulmans seulement après qu'ils soient passés devant le maire. On reconnaît même aux Marocains établis en France le droit de répudier leur épouse selon le droit de leur pays d'origine. À ces infractions relatives au mariage s'ajoutent quelques arrangements troubles concernant le financement des lieux de culte.

 

Plus gravement, il est dit à l'article 2 de la loi que la République française s'interdit de salarier et financer aucun culte sur le territoire qui relève de son ressort. Cette obligation doit s'appliquer a fortiori aux États étrangers. Au lieu de cela, on observe que, très officiellement, les gouvernements du Maroc, de l'Algérie et de la Turquie salarient des représentants du culte (imams) en France, sans compter l'Arabie saoudite et le Quatar qui financent l'islam français par le biais d'organisations non gouvernementales. Ces infractions délibérées à l'esprit de la loi de 1905 sont la pire chose que puissent admettre des partisans de la laïcité car elles portent atteinte à la souveraineté nationale et à la cohésion populaire.

 

*L'affaire des fiches, parfois appelée l'affaire des casseroles fut un scandale politique sous la Troisième République qui éclata en 1904. Il concerne une opération de fichage politique et religieux mise en place dans l'Armée française à l'initiative du général Louis André, ministre de la Guerre, dans un contexte de liquidation de l'affaire Dreyfus et d'accusations d'anti-républicanisme portées par la gauche à l'encontre du corps des officiers.

 

Sources : Les amis d’Hérodote

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11 novembre 2025 2 11 /11 /novembre /2025 16:12

 

Joie des distributeurs, désespoir des médecins, taxes pour les finances publiques, personne ne peut échapper aux volutes de la fumée du cigare, de la cigarette ou de la pipe.

 

La belle de Cuba

Le tabac entre dans notre histoire le 28 octobre 1492.

Rodrigo de Jerez, membre de l’équipage de Christophe Colomb lors de son premier voyage à travers l’océan l’Atlantique, croise dans l'île de Cuba un homme de la peuplade des Taïnos occupé à transformer quelques feuilles en fumée. L’explorateur rapporta quelques feuilles à Christophe Colomb, qui fut séduit et apprécia cette « herbe aux feuilles charnues, douces et veloutées au toucher ».

Les aventuriers adoptèrent vite la pratique du tabacos, mot dérivé de la langue caraïbe arawak.

 

La belle Angoumoise

Le 10 novembre 1555, l’amiral Nicolas Durant de Villegagnon, avec 600 colons, relâche dans la baie de Guanabara, au Brésil, dans le but de créer une colonie en Amérique du sud. Cela s’avèrera un fiasco et Villegagnon rentre en France en 1559. L’un de ses membres, le moine et géographe André Thévet, rapporte dans ses bagages une herbe inconnue aux vertus euphorisantes, qu’il nomme « herbe angoumoisine » en l’honneur de sa ville natale, Angoulême, mais c’est sous nom indien qu’elle va acquérir à la notoriété : le « tabac ».

 

En 1560, l’aventureux moine à l’amertume de voir sa découverte usurpée par Jean Nicot, alors ambassadeur de France au Portugal. En ambassade à Lisbonne, ce dernier fait parvenir à la reine-mère Catherine de Médicis des graines et la poudre de tabac en lui suggérant son usage pour soulager ses migraines et celle de son fils François… Et ça marche.

L’herbe se voit attribuer des vertus médicinales, elle est baptisée « Nicotiana tabacum », en l’honneur de son promoteur. André Thévet, rapporteur de cette plante est injustement oublié !

 

La Nicotiana tabacum 

La souveraine tombée sous le charme de la poudre à priser ou chiquer, va faire à la cour la promotion, de cette plante dont les savants ne tarissent pas d'éloge sur la Nicotiana tabacum.

Le tabac devient rapidement populaire dans les milieux aristocratiques français

Tout le monde n'est pas convaincu des bienfaits de cette miraculeuse plante. Le pape Urbain VIII qui craint pour la bonne tenue des offices (on fume dans les églises).  

Le sultan ottoman Mourad IV et l'empereur de Chine Chongzhen, sont plus radical : les fumeurs sont purement et simplement décapités, le tsar Michel préfère leur couper les lèvres !

 

Première campagne anti-tabac

En 1604, Jacques Ier d'Angleterre, que le tabac fait tousser en lice dans le combat anti-tabac avec un pamphlet « Haine du tabac » (Misocapnos en grec) et une taxation de 4000% des droits d’importations.

La France n’est pas en reste, Richelieu y voit une façon simple de remplir facilement les caisses du royaume et Colbert met en place un monopole d'État sur le produit.

Rien à faire, la population continue à faire des volutes de fumée malgré les mises en garde du corps médical, quoi de plus chic que de faire voleter ses dentelles pour offrir une prise, tirée d'une tabaquière !

 

Louis XIV déteste, le tabac, il interdit qu'on fume devant lui, à une exception : « Jean Bart, il n'est permis qu'à vous de fumer chez moi » (cité dans Le Plutarque français, 1845), pendant que Louvois fait distribuer des kits complets du parfait fumeur à ses soldats.

En 1719 La France interdit toute culture à l’exception de la Franche-Comté, l'Alsace et la Flandre qui peuvent ainsi faire concurrence à la Compagnie des Indes Orientales.

Napoléon n'a pas succombé au tabac, mais en bon stratège a su s'en servir. En 1811, il rétablit le monopole, supprimé par l'Assemblée nationale en 1791, puis en 1815, à la fin de la guerre d'Espagne, il ordonne la fabrication de cigares en France. La bourgeoisie de Louis-Philippe ne peut plus s'en passer, les moins aisés lui préfèrent la cigarette, d'abord roulée à la main dans du papier avant que la production devienne mécanique en 1830.

Le mot « tabagisme » fait son apparition en 1885 montrant la prise de conscience des méfaits du tabac.

 

Pendant la Grande Guerre, l’approvisionnement des soldats en tabac est un des grands sujets d’inquiétude : « si vous me demandez ce dont nous avons besoin pour gagner cette guerre, je réponds, du tabac autant que des balles » rappelle John Pershing. Chaque poilu doit pouvoir trouver quelque réconfort en remplissant de « foin » ou de « gros cul » sa chère « quenaupe » (pipe) ou sa « grisette » (cigarette). Mais gare au combattant qui oublie qu’il devient une belle cible dans la nuit car si trois cigarettes sont allumées par la même allumette, le troisième homme sera tué par les tirailleurs d'en face qui auront eu le temps d'ajuster. (Dicton)… Peu importe, les soldats ne peuvent pas se passer de leurs Gitanes Caporal les petites sœurs des fameuses Gauloises, elles aussi créées en 1910 et qui feront, jusqu'en 1970, partie des rations de combat.

 

Indispensable symbole de jeunesse et de modernité, les grandes marques américaines, Camel avec son dromadaire (1913), Malboro et son cow-boy (1954), Lucky Strike sont les grands gagnants des années Folles.

En France les campagnes de publicité du SEIT (Service d'Exploitation Industrielle des Tabacs, devenu SEITA en 1935 avec l’absorption du monopole des allumettes) font exploser les ventes. Qui peut résister aux belles fumeuses d'Alfons Mucha (Job), aux casques ailés de Maurice Giot (Gauloises), aux andalouses de Max Ponty (Gitanes).

Pendant la deuxième guerre mondiale, il faut se contenter de ce que les cartes de rationnement veulent bien distribuer. Carte qui est refusée aux femmes. Elles attendront 1945, l’année qu'elles obtiennent le droit de vote et de nouveau celui de fumer !

 

La mort à petit feu

Les Américains tirent le signal d'alarme sur les conséquences sanitaires de la consommation de tabac, provoquant une rapide réaction des grandes industries du tabac, connues sous le surnom de « Big Tobacco ». Ces industries créent en 1953 le TIRC (Comité de Recherche de l'Industrie du Tabac) destiné à faire des études sur la dangerosité de leurs produits... et à rassurer leurs fidèles consommateurs, quitte à ne pas tout dire.

En France, faut-il faire la promotion du tabac pour remplir les caisses de la SEITA, ou multiplier les accusations pour préserver la santé publique, alors que l'Organisation Mondiale de la Santé commence à parler de « désastre sanitaire ».

 

En 1973 la première campagne nationale anti-tabac avec la loi Veil impose des restrictions dans la liberté de fumer et d'en faire la publicité est un succès, puisque en 10 ans 3 millions de personnes arrêtent de fumer.

En 1991, la loi Évin engage cette fois l'État dans une claire « dévalorisation du tabac » en interdisant la publicité et l'usage dans les lieux collectifs.

En 2002, face aux poches de résistance et aux détournements plus ou moins habiles de la loi, le président Jacques Chirac, (lui-même gros fumeur), entame une « guerre contre le tabac » avec une hausse brutale des prix (+ 35% en 2 ans) et l'interdiction de fumer dans tous les lieux publics (2006) avant l'arrivée d'images chocs sur les paquets (2010) puis du paquet neutre (2015).

Le tabac, une force économique les taxes et la TVA sur le tabac et ses dérivés ne cessent de rapporter toujours plus d'argent dans les caisses de l'État, pactole estimé à 15 millions d'euros en 2018.

« Ça, monsieur, lorsque vous pétunez, / La vapeur du tabac vous sort-elle du nez / Sans qu’un voisin ne crie au feu de cheminée ? » (Cyrano).

Sources : F. Manière – I. Grégor (Les amis d’Hérodote)

 

 

 

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21 octobre 2025 2 21 /10 /octobre /2025 21:02
Visuel des 33 premières femmes élues deputées (Assemblée Nationale)

Il y a 80 ans, jour pour jour, le 21 octobre 1945, à l'occasion de l'élection des membres de l'Assemblée nationale constituante, les femmes votent et sont éligibles pour la première fois dans un scrutin national.

 

33 femmes sont élues : 17 communistes, 6 socialistes, 9 représentantes du Mouvement républicain populaire (MRP) et une du Parti républicain de la liberté (PRL). Parmi elles figurent Madeleine Braun, qui deviendra en 1946 la première femme vice-présidente de l'Assemblée, et Marie-Madeleine Dienesch, qui sera la première femme nommée présidente de commission en 1967.

 

Notons toutefois que ces 33 femmes ne sont pas les premières françaises à avoir siégé dans une assemblée nationale : à l'Assemblée consultative provisoire d'Alger, véritable « Parlement de la Résistance », Marthe Simard, déléguée désignée par les Français établis au Canada, était devenue le 20 octobre 1943 la première femme parlementaire de France.

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17 octobre 2025 5 17 /10 /octobre /2025 08:35
Extrait de l'une des 1ères version imprimées du calendrier grégorien. Imprimé à Rome en 1582

En 45 av. J.C, Jules César supprime le calendrier lunaire (Le calendrier romain ayant pour origine la date de la fondation de Rome (en753 av -J-C sous Romulus), par le calendrier « solaire ».

L’année julienne comptant 365,25 jours alors que l’année tropique est un peu plus courte de 11 minutes et 12 secondes par an, le cumul de cette avance conduit au XVIe siècle, à un décalage de 10 jours entre l’année solaire et l’année calendaire de sorte que le 1er janvier « julien » coïncide avec le véritable 11 janvier « solaire ».

 

Ce décalage pose problème pour les Pères de l’Église qui doivent établir chaque année le comput servant à déterminer la date de Pâques.

En conséquence, en 1563, le concile de Trente confie au Saint-Siège le soin de réformer le calendrier avec comme objectif de raccourcir les années calendaires pour les mettre en accord avec les années solaires, et de supprimer l’avance prise par le calendrier sur les saisons depuis la réforme de Jules César.

 

La réforme du calendrier « julien » (suppression de 3 années bissextiles sur 100 afin de mettre le calendrier en concordance avec l’année solaire), se fit à Tusculum (maintenant Frascati) le 24 février 1582 lorsque le pape Grégoire XIII délivre la bulle Inter gravissimas instaurant dans la liturgie catholique romaine le calendrier grégorien.

 

Le calendrier grégorien est né, rattrapant le retard pris depuis le concile de Nicée sur l'année solaire.

Grégoire XIII, supprime 10 jours dans le calendrier. Le lendemain du jeudi 4 octobre 1582 sera le vendredi 15 octobre. « On choisit octobre parce que c’est le mois qui compte le moins de fêtes religieuses, les 10 jours perdus perturberas le moins l’Église » (bulle Inter gravissimas)

Cette bulle est datée de 1851 car à cette époque le changement d’année pour les bulles papales se faisait le 21

mars !!..

Le texte de la bulle fut adressé d'abord aux membres de l'Église catholique, il fut également adressé à tous les chefs des États chrétiens. Certes ces derniers étaient maîtres en leur Royaume mais, comme tout bon chrétien, ils se devaient de "rendre ce service" au pape.

 

Si, au temps de César, il fut assez simple d'imposer le calendrier julien, la mise en usage du calendrier grégorien ne se fit pas sans heurt.

 

A Rome, en Espagne et au Portugal, le lendemain du jeudi 4 octobre 1582 fut le vendredi 15 octobre.

 

En Espagne, Ste Thérèse d’Avila rend son âme à Dieu au cours de cette logue nuit. Elle meurt le 4 octobre et fut inhumé le lendemain… 15 octobre 1582.

 

Les États non chrétiens ou ne reconnaissant pas l'autorité du pape, les États protestants et ceux de l'Église d'Orient traînèrent longtemps des pieds avant d'appliquer la réforme grégorienne.

Dans les pays protestants, la révolte fut longue ; le Français Joseph Scaliger, par ses critiques, contribua à organiser la résistance.

“Les protestants, disait Képler, aiment mieux être en désaccord avec le soleil que d'accord avec le pape".

Les protestants des Pays-Bas, d'Allemagne et de Suisse s'inclinèrent avec un siècle de retard, vers l'an 1700 ; encore modifièrent-ils la date de l'équinoxe.

L’Angleterre s’alignât sur la réforme qu'en 1752. Il lui fallut donc sacrifier 11 jours, l'an 1600 bissextil dans les 2 calendriers, n'avait pas changé l'écart, mais l'an 1700 l'augmenta d'un jour.

 

Lorsque l'Angleterre le 2 septembre 1752 eut pour le lendemain le 14 septembre, des cortèges de protestataires parcoururent les rues en criant : "Rendez-nous nos 11 jours." ; il faut dire que le début de la même année 1752 avait été avancé de 3 mois, pour être amené au 1er janvier ; c'était beaucoup à la fois pour des cœurs fidèles à la tradition.

 

Les banquiers de Londres refusèrent de payer leurs impôts à la date traditionnelle du 25 mars 1753 mais 11 jours plus tard, le 5 avril 1753.

Depuis, cette date est toujours la date limite de paiement des impôts en Grande-Bretagne.

L’écrivain anglais Shakespeare et l’écrivain espagnol Cervantès, sont mort le 23 (ou le 22 ?) avril 1616, et pourtant ils ne sont paqs décédés le même jour….

En effet, en 1616 l’Angleterre avait toujours en usage le calendrier julien, alors que l’Espagne avait adopté le calendrier Grégorien (4/10/1582 15/10/1582).

Cervantès a donc devancé de 11 jours Shakespeare au paradis des écrivains !

 

En Suisse :Y a pas le feu au lac !! Il aura fallu plus de 230 ans pour que la Suisse avec l’ensemble de ses cantons adopte la réforme grégorienne.

La longue histoire de la réforme grégorienne en Suisse se terminera en 1812 lorsque deux petits villages des Grisons, Schiers et Grüsch (District de Prättigau), furent contraints et forcés, (il fallut recourir à des amendes et à la force armée pour amener l'emploi du calendrier grégorien), adoptèrent ce nouveau calendrier qui avait déjà près de 250 ans d'existence. Record battu en Europe pour ces deux irréductibles villages.

 

En France, le changement fut adopté en 1582. Le lendemain du dimanche 12 décembre devint le lundi 20.

Certains citoyens, refusent de payer leur loyer ou leurs dettes pour « jours disparus », arguant qu’ils n’avaient pas vécus ces journées !! 

Le dernier pays à avoir adopté le calendrier grégorien est l’Arabie Saoudite en 2016.

 

Au sujet du concile de Nicée

 

En l’an 325, 250 évêques sont convoqués par l’empereur Constantin à un concile à Nicée, (aujourd’hui Iznil en Turquie). Cette période marquée par la fin de la tétrarchie et la volonté de Constantin, de stabiliser son autorité, le concile vise à résoudre plusieurs conflits, qui divise alors les communautés chrétiennes : les dissidences religieuses, comme le donatisme en Afrique, le schisme mélitien en Égypte et les dissensions liturgiques au sujet de la célébration de Pâques mais surtout les débats christologiques qui opposent à Alexandrie le prêtre Arius et son évêque Alexandre sur la divinité du Fils. Les évêques n’ont pas eu le temps pour résoudre le problème de la date Pâques.

 

Source : Les calendriers de P. Guichon (Voir mes 32 articles sur le calendrier).

 

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24 août 2025 7 24 /08 /août /2025 21:39

Petit plaisir personnel, moi aussi j’ai (re) construit Notre Dame de Paris.

Puzzle métallique 382 pièces. Dimension de la cathédrale : L15,1cm ; l6,1 cm ; H 10,7 cm et 91H de montage.

Quelques éléments en attentent de fixation
Façade avec ses 2 tours

Notre Dame

La construction de Notre-Dame de Paris chef-d’œuvre d’art de l’architecture gothique a commencé en 1163 sur l’impulsion de L’évêque Maurice de Sully. Les travaux ont duré près de deux siècles avec des ajouts et modifications jusqu’au milieu du XIVe siècle.

La cathédrale est célèbre pour ces arcs-boutants, c’est vitraux, ses gargouilles et sa flèche entre (ajouter au XIXe siècle par Viollet-le-Duc)

Rosace Sud
Rosace Sud

Quelques chiffres sur ce monument exceptionnel

Longueur totale : 128 m, largeur de la façade : 48 m ; de la nef : 12 m

Hauteur des tours : 69 m ; de la flèche : 96 m ; sous voutes : 35 m

Diamètre rosace Nord : 10 m ; sud ; 13 m

 

Étapes de la construction de Notre-Dame,

1163 : Pause la première pierre par l’évêque Maurice de Sully, le cœur est achevé en 1182.

1200–1225 : Construction de la neuf et des bas-côtés.

1225–1250 : Achèvement de la façade Ouest avec ses deux tours emblématiques.

XVIIe siècle : Ajout des rosaces Nord et Sud, ainsi que les arcs-boutants pour soutenir les murs.

XIVe siècle : Fin des travaux majeurs mais des modifications et ajouts se poursuivent jusqu’au XIXe siècle, notamment avec la flèche de Viollet-le-Duc (1859-1860).

Vue sur les toits

 

L’Incendie de la cathédrale

15/4/2019 vers 18h20 le feu ravage une grande partie de la toiture de la cathédrale, provoquant l’effondrement de la flèche de la cathédrale.

L’incendie a mobilisé plus de 400 pompiers et duré près de 15 heures avant d’être maîtrisé. Grace à intervention la structure principale de la cathédrale, les deux tours et les trois roses ont peut-être sauvé, mais les dégâts ont été considérables, notamment au niveau de la voute du Transept.

Coté SUD

 

La restauration après l’incendie de 2019

La générosité de 340 000 donateurs de France et du monde entier a permis de rebâtir Notre-Dame de Paris.

Plus de 2000 compagnons et artisans d’art, architectes et ingénieurs, hommes et femmes de multiples disciplines, passionnés, talentueux, on relever le défi de rebâtir Notre-Dame.   

15/4/2019 a août 2021 : 1ere phase du chantier, la sécurisation de l’édifice.

2019-2024 :  Travaux de déblaiement, consolidation de la structure, reconstruction de la charpente (en bois en respectant les techniques médiévales), restauration des vitraux, des sculptures et des décors intérieurs.

8 décembre 2024 et Réouverture au public en décembre, après 5 ans de travaux.

Coté EST

 

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