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18 mars 2022 5 18 /03 /mars /2022 09:38

19 mars 1962, fin d’une guerre « sans nom » : la « guerre d’Algérie »

L'Algérie (Photo Larousse)

Occupée par la France en 1830, l'Algérie devient en 1954 le théâtre de la plus douloureuse guerre de décolonisation que connue la France. Résultat des maladresses gouvernementales, égoïsme obtus des colons européens, brutalités sans scrupules des indépendantistes musulmans.

Guerre d’indépendance

Le 21 juillet 1954, se termine la Conférence de Genève mettant fin à la guerre d’Indochine, (19 décembre 1946 -1er août 1954)

La défaite française en Indochine, encourage les indépendantistes algériens. Le 1er novembre 1954, près de Sétif, un bus est pris en embuscade, parmi les morts un jeune couple d’instituteurs venu de métropole, c’est les premières victimes du conflit. La « Toussaint rouge » passe presque inaperçue dans l'opinion française

Peu après Ahmed Ben Bella, un indépendantiste, créé au Caire le Front de Libération Nationale (FLN).

Pierre Mendès France, président Conseil, nomme le 25 janvier 1955, l'ethnologue Jacques Soustelle gouverneur général de l'Algérie Soustelle se rallie à la thèse radicale de l'intégration et prône l'octroi de la nationalité française pleine et entière à tous les habitants.

Les « fellagha » (coupeurs de route) du FLN multiplient les meurtres (notables musulmans favorables à la présence française), Le FLN ne pouvant obtenir la population musulmane en leur faveur, s'en prend aux Européens.

Les massacres de Philippeville, (20 août 1955,) vont faire prendre un tournant à cette guerre. Le 23 août, le gouvernement, maintient sous les drapeaux le premier contingent de 1954, rappel le demi-contingent libéré en avril.

Guy Mollet (socialiste), accédant à la présidence du Conseil en février 1956, annonce des réformes de structure et rappelle Jacques Soustelle. Conspué par la population lors de sa visite à Alger, le 6 février 1956, (la « journée des tomates »), Guy Mollet revient à une politique de répression.

La rébellion.

En avril et mai, les classes 1951 à 1954 sont partiellement rappelées. En juillet 400 000 hommes dont une moitié de musulmans algériens (harkis, tirailleurs...), sont engagé dans le conflit. Cette répression brutale fait basculer dans le camp de la rébellion de plus en plus de musulmans.

Le FLN, à peine cinq cents hommes à la « Toussaint rouge », sont maintenant plus de quinze mille. Il s'en prend aux villes, où vivent la plupart des « pieds-noirs », ce qui ouvre le cycle des représailles aveugles.

Le 10 août 1956, une bombe est déposée dans la Casbah d'Alger par un groupe de pieds-noir (70 morts).

Le 30 septembre, deux bombes déposées par des jeunes femmes musulmanes explosent à Alger (l’une au Milk Bar, place Bugeaud, l'autre à la Cafétéria, rue Michelet).

Le gouvernement désespéré de ces attentats aveugles donne au général Jacques Massu (7 janvier 1957), les pleins pouvoirs de police sur le « Grand Alger » (800 000 habitants dont la moitié de musulmans).

Les parachutistes de Massu, malgré les arrestations, les exécutions sommaires et les tortures, pensent avoir gagné en neuf mois la « bataille d’Alger » ... Mais pas la guerre d’Algérie !

 

Lassitude de l'opinion publique métropolitaine.

Le général Maurice Challe succède (12 décembre 1958), au général Raoul Salan à la tête des forces stationnées en Algérie. Il arrive à anéantir presque complètement les indépendantistes à Alger et dans le djebel (la montagne).

Les chefs du FLN réfugiés à l'étranger n'en poursuivent pas moins leurs actions. L’opinion publique métropolitaine se lasse de la guerre. Le gouvernement, convaincu de l'incapacité de garder au sein de la République l'Algérie, décide de négocier avec les indépendantistes « modérés ».

Le 13 mai 1958, amène au pouvoir le général de Gaulle. Les « pieds-noirs » d’Alger sont inquies. Suite à leur révolte le général leur promet d'une manière évanescente de leur donner satisfaction.

La paix des Braves.

Ne trouvant aucun interlocuteur modéré au sein du FLN, de Gaulle propose la « paix des Braves » le 23 octobre 1958 avant de consentir à l'autodétermination le 16 septembre 1959 sans avoir obtenu une quelconque concession. 

Ce double jeu suscite d'ultimes sursauts de violence dans les deux camps, chez les indépendantistes comme chez les partisans de « l’Algérie française ».

Le 8 janvier 1961 se tient le référendum sur l'autodétermination où 75% des Français approuvent la politique du général de Gaulle. 

 

Le putsch d’Alger

Dans la nuit du 21 au 22 avril 1961, quatre généraux français, André Zeller, Edmond Jouhaud, Raoul Salan et Maurice Challe, tentent de soulever les militaires stationnés en Algérie et les Pieds-noirs, pour maintenir l'Algérie à l'intérieur de la République française. Le putsch, va échouer en quatre jours.

Les accords d’Evain

Après deux années de contacts et de négociations secrètes et 11 jours de pourparlers au bord du lac Léman, les accords d’Évian sont signés par Louis Joxe, ministre français chargé des affaires algériennes et Krim Belkacem, colonel de l’Armée de libération nationale, au nom du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) le 18 mars 1962.

C’est la fin d’une guerre « sans nom » : la « guerre d’Algérie »

Régler le conflit

Le document comporte 93 pages. Il décrète un cessez-le-feu qui rentre officiellement en vigueur le lendemain 19 mars. Le texte prévoit l’organisation rapide d’un référendum afin que les populations "choisissent leurs destins".

Le 8 avril, les Français approuvent à une très large majorité (90,81%) les accords d’Évian.

En Algérie, le référendum d’autodétermination se déroule le 1er juillet 1962 (les Français d'Algérie étant exclus du scrutin). Le "oui" l’emporte à 99,72% des suffrages exprimés. Le 5 juillet, l’Algérie est indépendante.

Préparer l’avenir (texte des accords)

  • "Les relations entre les deux pays seront fondées, dans le respect mutuel de leur indépendance, sur la réciprocité des avantages et l'intérêt des deux parties”, précisent les signataires. 
  • "L'Algérie garantit les intérêts de la France et les droits acquis des personnes physiques et morales dans les conditions fixées par les présentes déclarations. En contrepartie, la France accordera à l'Algérie son assistance technique et culturelle et apportera à son développement économique et social une aide financière privilégiée".
  • La France s’engage ainsi à évacuer progressivement ses troupes et à maintenir son aide économique pendant trois ans, en échange de la préservation de certains de ses intérêts comme la poursuite de l’extraction du pétrole et du gaz par des sociétés françaises.
  • Les Européens restés en Algérie doivent décider soit de rester français soit de demander la nationalité algérienne dans un délai de trois ans
  • Aucun Algérien "ne peut être contraint à quitter le territoire ni empêché d'en sortir" et que la sécurité des personnes et des biens des Français d'Algérie sont garanties.

Le texte inclut des considérations militaires comme la libre disposition de la base navale de Mers-el-Kébir, plusieurs aérodromes algériens, la poursuite des expériences nucléaires, et le maintien de plusieurs dizaines de milliers de soldats français sur le sol algérien.

Réconcilier les mémoires

Le 19 mars n’est pas synonyme de paix pour tous.

Soulagement pour des millions de Français de voir cette guerre cesser, aboutissement de la lutte pour l’indépendance pour les Algériens, ces accords sont également synonymes d’exode et de douleur pour les Français et les Européens d’Algérie (La valise où le cercueil). 

Colère et désillusion pour les partisans de l’Algérie française et les antigaullistes,

Exaspération de l’OAS (Organisation de l’armée secrète) qui veut garder "l’Algérie française" en multipliant des actions violentes après le 18 mars, sur les territoires algérien et français (Attentat du Petit-Clamart le 22 août 1962).

La guerre se poursuit "pendant des mois", affrontements et exactions (fusillade de la rue d'Isly à Alger le 26 mars 1962, enlèvements et assassinats de harkis (civils algériens utilisés comme supplétifs de l'armée française) à partir de l'été 1962 et d'Européens à Oran le 5 juillet de la même année.

La date du 19 mars 1962 est pour les 1,5 million de jeunes hommes qui sont allés en Algérie, la fin des épreuves, le retour en métropole dans les familles et son travail.

Les +

La guerre sans nom

Pendant 45 ans, l’État français s’obstine à ne désigner ce conflit que par les termes « d’opérations de maintien de l’ordre ». Il faudra attendre le 18 septembre 1999 pour que l’expression « guerre d’Algérie » soit officiellement adopté par la France.

Le sort des putschistes

Le général de Gaulle qualifie les putschistes d’« Un quarteron de généraux à la retraite »

D’autres généraux ont participé à ce putsch (Paul Gardy, Jacques Faure…), le général Massu, reste à l’écart, après s’être vu proposer le rôle de chef.

Le Haut Tribunal militaire condamne Challe et Zeller à 15 ans de réclusion.

Les généraux l Salan et  Jouhaud s'enfuient et poursuivent leur action au sein de l'OAS.

Arrêté le 24 mars 1962, Jouhaud est condamné à la peine de mort. Sa peine de mort est commuée en peine de détention à perpétuée le 28 novembre 1962, après avoir passé plus de sept mois dans une cellule de condamné à mort.

Salan, (le militaire le plus décoré de France et un état de service de 1914 à 1960), est arrêté le 20 avril 1962, jugé le 15 juin, est condamné à la perpétué.

Sanctions militaires

220 officiers sont relevés de leur commandement, 114 sont traduits en justice. Le groupement des commandos de l'air ainsi que trois régiments ayant pris part au putsch sont dissous par ordre du chef de l'État.

L'état-major d'autres régiments est dissous et reconstitué. Environ un millier d’officier hostiles à la politique du gouvernement ou par solidarité avec les putschistes démissionnent (30% des officiers d’active de l’armée française).

Amnistie

Maurice Challe et André Zeller sont amnistiés et réintégrés dans leurs dignités militaires sept ans sept ans après leur condamnation.

Amnistié en juillet 1968, Edmond Jouhaud, réintègre l’armée et devient le président d’honneur du « Front national des rapatriés ».

Il en est de même pour Raoul Salan, gracié en juillet 1968.

Les généraux putschistes encore vivants son réintégrés dans l’armée (corps de réserve) en novembre1982, par une loi d’amnistie.

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 mars 2022 1 14 /03 /mars /2022 01:10

 

11 mars 1932 – 11 mars 2022, 90 ans d’allocations familiales.

 

Au XVIIIe siècle, la France est le pays d’Europe le plus peuplé. Au XIXe siècle dès 1870, l’insuffisance de natalité en France, commence à se faire sentir, alors qu’outre-Rhin, suite à la proclamation de l’Empire, c’est une recrudescence de natalité.

 

En 1900, la France compte 40 millions de Français, alors que l’Allemagne en compte 56 millions. Les « années fondatrices » (Grüderjahre), ont porté leurs fruits.

Devant cet état de fait, de nombreux notables Français militent en faveur de mesures fiscales pour inciter les femmes françaises à faire des enfants.

 

Le 14 juillet 1913, une première loi familiale pour les familles nombreuses nécessiteuses de plus de trois enfants de moins de treize ans, une allocation est adoptée.

Un an plus tard, en 1914, ces allocations sont également attribuées aux officiers et sous-officiers. Les fonctionnaires ne les percevront qu’en 1917.

Il faut attendre 1932 (11 mars), avec la loi Landry (nom de son rapporteur) pour que tous les salariés de l’industrie et du commerce ayant au moins deux enfants reçoivent ce complément de salaire.

Ce supplément de salaire, était déjà versé par certains employeurs. La loi Landry la généralise donc à l’ensemble des salariés.

 

L’adhésion obligatoire des employeurs à une caisse de compensation alimente le financement de ce revenu complémentaire.

Les allocations familiales telles que nous les connaissons aujourd’hui sont nées.

En février 1939 est créé le Haut comité de la population, qui pose la base du « code de la famille », un « décret relatif à la famille et à la natalité française » est promulgué le 29 juillet 1939, à la veille de la deuxième guerre mondiale.

Systématisant des mesures déjà en place, le comité les étend à un plus grand nombre de bénéficiaires, en prévoyant de nombreuses mesures spécifiques pour les agriculteurs, accentue la progressivité du barème à compter du troisième enfant.

 

Le Haut comité de la population est dissout par le régime de Vichy (Pétain), qui met en place en juin 1940, le commissariat d’État de la Famille.

 

A la libération, le général De Gaulle, crée le ministère de la Santé publique et de la Population, fonde dès avril 1945 un Haut comité de la population et de la famille.

Avec l’appui de tous les partis politique, il crée l’Institut national des études démographiques.

L’ordonnance d’octobre 1945 intègre les allocations familiales parmi les compétences de la Sécurité sociale. Fini de l’autonomie des caisses, sous contrôle patronal.

La politique familiale et ses différentes allocations sont dorénavant du ressort de la Sécurité sociale.

A partir de 1974, le seuil de 2,1 enfants par femme, seuil requis pour que la population se stabilise génération après génération, s’effondre dans tous les pays occidentaux (même au Japon).

 

En 1981, avec l’arrivée au pouvoir de la gauche, une extension des allocations familiales est attribuée à un nombre plus important de bénéficiaires.

À l’origine, les allocations familiales avaient pour seul objectif de compenser le manque à gagner des couples qui fondaient une famille, par rapport aux célibataires de mêmes revenus.

Le gouvernement Jospin, en 1997, marque une rupture de principe avec ce fonctionnement originel en soumettant les allocations familiales sous condition de ressources.

Désormais, elles deviennent un élément de la politique sociale parmi d’autres.

 

La politique familiale de la France ne se résume pas simplement aux allocations familiales. Elle comporte d’autres éléments (crèches, scolarisation précoce, etc), qui permetent aux femmes (en particulier) d’aménager vie familiale et vie professionnelle beaucoup mieux qu'en Allemagne par exemple.

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19 février 2022 6 19 /02 /février /2022 15:05
Capitaine Hautecloque sur Iris XVI - Maréchal Leclerc avec sa canne

Incroyable, Iris XVI, le seul animal fusillé pour rébellion durant la Seconde Guerre mondiale.

L’histoire débute en 1936, au Quartier de Cavalerie de l'École Militaire de Saint-Cyr, près de Versailles. Chaque année, au début du printemps, chaque élève-officier de l’escadron reçoit un cheval de 5 ans à peine dressé.

Les trente jeunes militaires de la promotion doivent en assurer le dressage. C'est le capitaine de l’escadron, un certain Philippe de Hautecloque, qui est en charge de la répartition.

L’élève François d’Ussel, espère bien recevoir un cheval gracieux, mais le capitaine de Hautecloque lui désigne un grand cheval du nom d'Iris XVI.

Le dressage avance bien, mais un incident survient lors d’un exercice. Les élèves et leurs chevaux doivent galoper derrière le chef de groupe, sans jamais tenter de le dépasser.

Sous les yeux du capitaine, Iris XVI et François d’Ussel rattrape le groupe et le dépasse !

Une semaine s’écoule, alors que l'escadron se prépare à partir en manœuvre, François d’Ussel se rend compte que Iris VXI a disparu, remplacé par un cheval inconnu. Le capitaine de Hautecloque vient de lui voler son cheval !

Le sort frappe

Alors que les militaires sont à cheval, direction la gare de Versailles pour l'embarquement, Iris XVI fait un écart, se couche et écrase son nouveau cavalier. À l’hôpital, on diagnostic au capitaine de Hautecloque une vilaine fracture du tibia dont l’officier en gardera toute sa vie des séquelles qui l’obligeront à s’appuyer sur une canne.

Pas rancunier, le capitaine désormais affecté à l’École de Guerre de Paris, ne rate jamais une occasion de venir à Saint-Cyr pour monter son cheval, devenu une célébrité : Iris XVI est désormais l'un des meilleurs chevaux de saut d'obstacles et de cross-country de France.

Ainsi, lorsque la guerre éclate en septembre 1939, Iris XVI n'est pas "mobilisé", il reste à Saint-Cyr. Mais la défaite française de mai-juin 1940 va précipiter son destin.

Juin 1940.

Le 14 Juin, un détachement de cavalerie allemande s'empare de l’école de Saint-Cyr. L’officier qui commande cette unité demande dès son arrivée à voir Iris XVI : le cheval français a battu lors d'une course le cheval de l'Allemand ! Il veut donc voir ce cheval.

Un soldat allemand s’empare d'un licol, entre dans le box et tente de le sortir : au moment où il franchit la porte, Iris XVI lui décoche un coup de sabot en plein visage. Le soldat allemand qui avait survécu aux combats s’écroule, tué net.

Fou de rage, l’officier ordonne de préparer un peloton pour l’exécution du cheval.

Quelques minutes plus tard, Iris XVI, le cheval du futur Maréchal Philippe "Leclerc" de Hautecloque, est abattu, officiellement pour rébellion à l'ennemi.

C'est le seul animal qui le sera de toute la Seconde Guerre mondiale.

Apprenant la disparition de son compagnon, Leclerc aurait déclaré : "Il était aussi patriote que moi".

Jamais il ne l'oubliera jusqu'à sa propre mort, possédant une peinture de Iris XVI dans son bureau.

Merci à l’ami Jean- Claude L. de m’avoir fait connaitre cette belle page d’histoire.

 

Source : Wikimilitary & France 3 Régions

 

 

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10 février 2022 4 10 /02 /février /2022 22:17
Pr Luc Montagnier

Biologiste, virologue, pilier du CNRS, membre de l’Académie des sciences et de l’Académie de médecine, professeur à l’Institut Pasteur de Paris, prix Nobel de médecine, le Professeur Luc Montagnier est mort le 8 février 2022 à l’hôpital américain de Neuilly, dans une indifférence totale.

Un destin hors norme pour cet homme de science

En juin 1981, une étrange maladie, qui paraît ne toucher que les homosexuels fait son apparition : le SIDA

Avec ses collaborateurs Jean-Claude Chermann et Françoise Barré-Sinoussi, le professeur Montagnier découvre en 1983, l’origine de cette maladie : un virus (VIH ),

En 2008, c’est la consécration pour le professeur Montagnier et ses collaborateurs : le prix Nobel de médecine leur est remis pour leurs travaux sur le VIH… il aura fallu attendre 25 ans !!

Atteint par la limite d’âge (65 ans), il quitte la direction de son département en 1997, et rejoint le Queens Collège, à New York…  Et nos politiques se plaignent que nos chercheurs quittent la France !!

C’est à lui que l’on doit la création du département d’oncologie virale à l’institut Pasteur, la découverte du rôle de l’interféron dans l’expression génétique des virus, celle du fonctionnement des mitochondries des cellules cancéreuses.

Le discrédit et la disgrâce.

Dénonçant la bulle idéologique dans laquelle l’appareil médiatico-politique s’est enfermé au sujet du Covid, le Pr Montagnier devient un hors-la-loi. Il subit le discrédit, l’insulte, le faisant passer pour ce qu’il n’est pas, (antivax , complotistes).

Luc Montagnier a fait partie des scientifiques auditionnés par les députés du Luxembourg au sujet de la vaccination anti-Covid, expliquant le rôle que cette vaccination jouait dans l’apparition de nouveaux variant.

A quand un hommage national pour cet homme, dont les travaux ont fait faire des pas de géant à la virologie et à la cancérologie.

Sa mort n’est même pas mentionnée dans les médias où si peu en fin du journal télévisé, fait révélant bien le sectarisme des médias et des responsables politiques.

Courage, fuyons !

Emmanuel Macron et son gouvernement, toujours empressés à commenter avec hypocrisie la disparition de nos « grands Français » (acteurs, ancien président et bien d’autres) restent silencieux.

Ultime insulte adressée à un homme de science qui a osé ne pas suivre la « ligne du chef » au sujet du Covid, ayant ces derniers mois, émis de forts doutes sur la non-dangerosité des vaccins ARNm.

Que l’on soit d’accord ou pas sur ses prises de positions, la moindre des politesses eût été de l’écouter … On écoute bien les ‘médecins vedettes’, qui se bousculent sur les plateaux télé et dans les médias, nous raconte tout et n’importe quoi, tout et son contraire.

Reconnaissance

La reconnaissance des hommes de valeur prend du temps. Combien de temps faudra-t-il pour se rendre compte de la valeur scientifique et humaine de ce chercheur ?

Merci Monsieur Montagnier, pour vos travaux qui ont permis de soigner, d’alléger les souffrances, de  prolonger et sauver des vies humaines.

 

 

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15 janvier 2022 6 15 /01 /janvier /2022 18:14
Le maréchal de Lattre et son fils

Surnommé « le roi Jean », le maréchal de Lattre de Tassigny s’est éteint il y a 70 ans, le 11 janvier 1952.

Entièrement dévoué au service de son pays, osant désobéir lorsque la situation l’exigeait, il a marqué l’armée française par son courage et son génie tactique.

Vendéen, il né le 2 février 1889 à Mouilleron-en-Pareds, et ironie de l’histoire… dans le même village que Clémenceau.

Si ces deux hommes ont en commun le courage, le patriotisme et le sens du devoir, le futur Maréchal de France se distingue du « Tigre » par ses origines aristocratiques et sa foi catholique.

 

1ère guerre mondiale

Jeune officier de dragons en 1914 lors de la Première Guerre mondiale, il est blessé par la lance d’un uhlan. Il se bat sur différents fronts, dont Verdun, blessé cinq fois, il termine la guerre avec huit citations, la Légion d'honneur et la Military Cross.

Entre les 2 guerres il participe à la guerre du Rif au Maroc, il est de nouveau blessé. Entre à l'École de Guerre. Il en sort premier et passe à l'état-major du général Weygand.

2ème guerre mondiale

Plus jeune général de France, au début de la Seconde Guerre mondiale, en mai-juin 1940, il commande la 14e division d'infanterie lors de la bataille de France. Il tient tête à la Wehrmacht à la bataille de Rethel, en Champagne et sur la Loire, il continue à se battre jusqu'à l'armistice du 22 juin 1940.

 

Le temps de Vichy

Sous le régime de Vichy, il reste dans l'armée d'armistice, occupant des postes de commandement à l'échelon régional, puis comme commandant en chef des troupes en Tunisie.

Commandant de la 16e division militaire à Montpellier, où il redresse le moral des hommes en vue de la revanche. Le 11 novembre 1942, lorsque la Wehrmacht envahit la « zone libre » il tente de passer dans la clandestinité.

Arrêté et condamné à dix ans de détention, pour avoir désobéi au gouvernement (Ce fut le général en activité à ordonner à ses troupes de s'opposer aux Allemands). Avec le concours de sa femme et de son jeune fils Bernard, il s'évade de la prison de Riom et rallie la France libre, fin 1943.

La France Libre

Après son ralliement à de Gaulle, il est entre 1943 et 1945 (avec le général Leclerc) l'un des grands chefs de l'Armée de Libération. S’illustrant à la tête de la 1re armée après le débarquement de Provence du 15 août 1944, il mène la campagne victorieuse, dite « Rhin et Danube », contre le Troisième Reich. Seul général français de la Seconde Guerre mondiale à avoir commandé de grandes unités américaines. Ses exploits lui valent l’honneur d’être le représentant français (imposé par de Gaulle) à la signature de la capitulation allemande à Berlin, le 8 mai 1945, aux côtés d'Eisenhower, Joukov et Montgomery.

Commandant en chef des forces françaises en Allemagne en 1945, il devient inspecteur général de l'Armée de terre et chef d’État-Major général de la Défense nationale en 1947.

Après la Libération, inspecteur général de l'armée, il organise la fusion des troupes d'Afrique du Nord et des FFI (résistants de l'intérieur), transfère l'école de Saint-Cyr à Coëtquidan, en Bretagne, dans un cadre plus propice à l'entraînement des futurs officiers.

De 1948 à 1950 auprès du maréchal Montgomery, il est le premier commandant en chef des Forces

Terrestres de l'OTAN, union défensive conclue par la France, le Royaume-Uni et le Benelux.

Face à l’aggravation de la situation indochinoise, où les troupes françaises luttent contre le Vietminh, Jean de Lattre est nommé en décembre 1950 haut-commissaire en Indochine et commandant en chef en Extrême-Orient.

 

La guerre d’Indochine

Fin 1950, Jean de Lattre de Tassigny est envoyé redresser la situation sur le front indochinois, Il arrive à Saigon le 17 décembre 1950. Il cumule les fonctions de haut-commissaire civil (gouverneur de l’Indochine) et de commandant du corps expéditionnaire français.

Dès son arrivée le « roi Jean » affirme son autorité en renvoyant en métropole un paquet d'officiers jugés incompétents, et s'entoure de colonels dévoués, ses « maréchaux ».

En quelques mois, il accomplit un retournement militaire face au Vietminh communiste tout en mettant sur pied les cadres politiques d'un nouvel État vietnamien unifié et démocratique.

 

Plusieurs victoires importantes contre le Vietminh, sont remportées début 1951, mais l'assaut général du 29 mai sur l'ensemble du delta met les Français en grande difficulté. Le 7 juin, il ordonne un repli partiel. C’est au cours de cette opération à Ninh-Binh, que son fils Bernard (23 ans), lieutenant est tué.

Il ramène en métropole les corps de son fils et de deux compagnons tombés en même temps que lui. Les trois cercueils traversent Paris sur des automitrailleuses, témoignant du sacrifice des jeunes Français à l'autre bout du monde.

Il retourne en Indochine et continue de « vietnamiser » l'armée, trouvant les mots pour encourager les hommes.

Le 11 juillet 1951, il déclare aux élèves vietnamiens d'un lycée de Saigon : « Soyez des hommes, c'est-à-dire que si vous êtes communistes, rejoignez le Vietminh

3 ; il y a là-bas des individus qui se battent bien pour une cause mauvaise. Mais si vous êtes des patriotes, combattez pour votre patrie, car cette guerre est la vôtre. (...) Vous, les privilégiés de la culture, vous devez aussi revendiquer le privilège de la première place au combat ».

 

De Lattre, le maréchal

Atteint par la maladie (un cancer de la hanche), il quitte l’Indochine fin 1951, pour se faire soigner en France. Il décède à Neuilly-sur-Seine le 11 janvier 1952, sans avoir eu le temps de mener à bien sa mission.

Ce compagnon de la Libération est élevé au rang de maréchal de France à titre posthume le jour de ses funérailles (en même temps que Leclerc). Le général de Gaulle, Dwight David Eisenhower et Bernard Montgomery ont fait le déplacement pour rendre un dernier hommage à l’un des principaux artisans de la Libération.

Celui dont la devise était « Ne pas subir » aura été, jusqu’à la fin, maître de son destin.

 

Sources : Les amis d’Hérodote, archives diverses. Crédit photo : Ouest France

 

 

 

 

 

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8 janvier 2022 6 08 /01 /janvier /2022 11:10

Chers lecteurs

Et si on osait prendre le risque de croire à la disparition de la Covid…

Que l'année 2022 soit parsemée d’éclats de joie, de pétale de bonheur et que l’étincelle de l’amitié éclaire nos jours.

Bonne année.

Pierre.

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20 décembre 2021 1 20 /12 /décembre /2021 15:41

 

Le Père Noël 

Ce n'est qu'au XIXème siècle qu'est apparu le Père Noël tel que nous le connaissons aujourd’hui. Avant son arrivée, c'est Saint Nicolas, fêté le 6 décembre, qui faisait le rôle de donateur de cadeaux ! Le saint Patron des petits enfants était chargé de récompenser les enfants sages en leur distribuant friandises et jouets, son acolyte, le Père Fouettard, avait la lourde responsabilité de punir les enfants méchants.

On peut considérer que St Nicolas est l’ancêtre du Père Noël.

Cependant, pour passer des cadeaux de la St Nicolas le 6 décembre aux cadeaux du 25 décembre apportés par le Père Noël, il fallut également passer par la fête de Santa Claus.

 

Santa Claus est la fête de St Nicolas aux États-Unis, importée par les émigrés Hollandais et la date de distribution des cadeaux fut progressivement déplacée pour en faire la fête des enfants.

Le pasteur américain, Clément Clarke Moore, adoucit St Nicolas, dans le poème « A Visit From St. Nicholas" (la visite de St Nicolas). Ce texte, présentait Santa Claus comme un personnage débonnaire, ayant perdu son caractère moralisateur, ses attributs épiscopaux et gagné un bonnet bien chaud et huit rennes volant pour tirer son char...

C’est sous l’influence des dessinateurs John Tenniel et Thomas Nast, vers 1850, que le Père Noël prit l'allure d'un vieillard dodu vêtu d'un pantalon bouffant et d'une veste bordée de fourrure blanche. 

Les illustrations en couleur hésitèrent un temps entre le rouge et le vert pour le costume de Santa Claus, mais c'est finalement le rouge qui l'emporta. 

Des firmes européennes et américaines comprirent rapidement l'intérêt publicitaire de ce personnage sympathique, qu’est le Père Noël. Il fut donc utilisé dans de nombreuses campagnes de publicité, pour Michelin et Coca-cola entre autres. Ces images furent diffusées à si grande échelle que de nombreuses personnes pensent que la couleur rouge du Père Noël a été inventée par le soda made in USA. En réalité, la couleur rouge était associée au Père Noël longtemps avant les années 30, période où apparurent les affiches de l'illustrateur Haddon Sundblom pour vanter les mérites du Coca-cola. Il est vrai t que ces illustrations contribuèrent à populariser davantage le personnage du Père Noël.

 

En Europe...

En Europe, c'est au moment de la première guerre mondiale que le Père Noël s'imposa comme personnage emblématique des fêtes de Noël. Il ne réussit pas pour autant à évincer Saint Nicolas qui continue d'être très fêté, en particulier en Belgique et dans l'est de la France.

En France, certains catholiques ont résisté à l'apparition de ce personnage, préférant s'offrir le soir de Noël des cadeaux en l'honneur de l'anniversaire de la naissance de Jésus. Aujourd’hui, les deux personnages sont fêtés en parallèle sans pour autant établit des liens de parenté entre eux.

Grâce à sa popularité, il a importé la coutume des échanges de cadeaux au moment du 25 décembre.
Le Père Noël connait un succès mondial, même dans les pays où il n'existe pas de tradition de Noël.

Le Père Noël, existe bien… on en a la preuve !!

En faisant des recherches généalogiques, un ami, m’a transmis l’acte de naissance du Père Noël, né le 23 décembre 1905 à Montmorillon dans la Vienne.

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Acte naissance du 12-12-1905 - vue 54-56 n.86

 

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21 novembre 2021 7 21 /11 /novembre /2021 17:43
'Mémoire du Patrimoine ' Sarzeau

C’est en arrivant à Sarzeau, que j’ai découvert pour la première fois qui était Xavier de Langlais lors du forum des associations et sur la signalétique ‘Mémoire du patrimoine’ dans la ville. A la lecture du texte, j’ai voulu en savoir plus et particulièrement sur son œuvre de peintre.

Dans son œuvre religieuse, ses chemins de croix tiennent une place importante, tant sur un plan personnel que sur le plan de la Bretagne du XXème siècle.

Les chemins de croix de X. de Langlais sont d’une grande sobriété, le nombre de personnages sur chaque tableau est très restreint, le Christ restant toujours le personnage central. Sa foi chrétienne, la profondeur de ses sentiments religieux transparaissent dans tous ses tableaux.

L’histoire des chemins de croix.

Grâce aux évangiles (Luc XXIII, 26 à 32), on sait que le Christ est tombé plusieurs fois sous le fardeau de sa croix, Simon de Cyrène a donc été requis pour aider Jésus à porter sa croix.

À Jérusalem les franciscains gardiens des Lieux Saints, guidaient les pèlerins empruntant le chemin suivi par le Christ, allant du tribunal de Pilate situé au bas de la ville, jusqu’au sommet du Golgotha, là où fut crucifié le Christ.

Les franciscains imaginèrent et diffusèrent au XIVème et XVème siècle la dévotion du chemin de croix. Afin de permettre à l’ensemble des fidèles et aux pauvres ne pouvant faire le voyage à Jérusalem, d’accomplir la même démarche que les pèlerins.

Ils eurent l’idée de déposer dans les édifices religieux des tableaux, des statues marquant l’itinéraire du Christ vers le calvaire en faisant prier et méditer les fidèles à chacune des stations.

Les premiers chemins de croix ne comportaient que 7 stations, leur nombre varia jusqu’au XVIIIème siècle.

Ce sont les papes Clément XII (pape 1730-1740) et Benoît XIV (pape 1740-1758) qui donnèrent au chemin de croix la chronologie actuelle de 14 stations.

Les œuvres de X. de Langlais

Entre 1932 le premier chemin de croix peint pour l’église St Pierre de Plounevez et sa dernière réalisation en 1972, Xavier de Langlais réalisa 32 œuvres : Chemin de croix peint à l’huile sur différents supports (fibrociment, céramique, mortier), ainsi que sur mosaïque et céramique. Il décora un vitrail. Il peint également une estampe et quelques fresques.

Ses œuvres sont visibles dans une vingtaine d’églises de Bretagne, surtout dans le Morbihan.

Entre 1935 et 1955, il a décoré 17 églises et 11 tableaux sont protégés par classement des monuments historiques.

Tableaux :

1936, Cinq Taolennou (tableaux de mission) à Guipavas, maison des Missionnaires montfortains au Rody

  • La Persévérance ; La Rechute ; La Conversion de l’âme ; L’Âme en état de péché mortel et les deux chemins

Fresques :

1936-37 : fresque du chœur de la chapelle de St Joseph à Lannion

  • La Vierge et l’Enfant assis sur les genoux donnant la main à St Joseph, entourés d’anges.

1937 : La Boissière, abside de la Chapelle St Christophe

  • St Christophe et la mort.

1937 : La Richardais, église St Clément

  • Vie de St Malo et Vie de St Lunaire

1956-1958 : Chapelle de l’Évêché à St Brieuc, fresque sur mortier de trois panneaux.

  • Les Saints bretons

1958 : Église Notre Dame des flots à d’Étel. Offrande des marins. Fresque peinte sur mortier.

  • Notre Dame de la Mer.

1959 : Église St Louis de Lorient, deux fresques au-dessus des autels des chapelles latérales.

  • Formes géométriques.

1968 : Dans le hall de l’usine Entremont Alliance, zone de l’hippodrome à Quimper.

  • Paysage marin.

Vitrail :

1946 : Église-neuve-de-Vergt, église paroissiale

  • Vitrail avec les 2 Saints emblématique de la Bretagne ; St Yves (Erwan) patron des Bretons et St Corentin (évêque de Quimper, considéré cimme l’un des 7 saints fondateurs de la Bretagne, avec St Turgal).

Estampes :

1948 : Saint Renan

  • Linogravures originales en deux tons.

 Sources: Site Xavier de Langlais.  Si Sarzeau m’était contée (P. Beunon).  Commune de Sarzeau

 

 

 

 

 

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7 novembre 2021 7 07 /11 /novembre /2021 23:00
Le baptême du Christ par St Jean

 

Peintre, graveur, écrivain, chrétien, Xavier de Langlais a marqué le paysage breton et de Sarzeau, sa ville natale.

Sarzeau, conserve un témoignage de sa peinture : "le baptême du Christ par Saint Jean-Baptiste".

Cette œuvre réalisée en 1936 par Xavier de LANGLAIS, était une commande de l’abbé Paul Le VEUX, afin de remplacer une toile ancienne détruite par l’humidité. L’ancien cadre a toutefois été gardé ce qui explique sa forme.

Décorant le baptistère à gauche en entrant dans l'église, espace froid et sans aération, il a subi les assauts du temps en se couvrant de moisissure.  La commune de Sarzeau a donc pris la décision de le restaurer et de confié ce travail à Catherine RUEL, restauratrice.

Après deux ans d’absence, le 19 octobre 2021, l’œuvre a retrouvé toute la fraicheur de ses couleurs et accrochée, non plus dans le baptistère mais près de l’autel, pour le plus grand bonheur des fidèles qui pourront mieux l’admirer.

 

Le tableau

"le baptême du Christ par Saint Jean-Baptiste", est une  œuvre classique de 150 x 128 cm, peinte à l'huile sur toile, pleine de symboles (coquille St-Jacques, Saint-Esprit sous forme de colombe).

Jean, cousin du Christ, a annoncé la venue du Messie, il est considéré comme le trait d'union entre l'ancien Testament en sa qualité de dernier prophète et le nouveau Testament comme premier martyr chrétien.

Au loin sur la colline on aperçoit les néophytes qui attendent le baptême que doit leur donner le "Précurseur".

Si on connaît le Sacrifice de Jésus, la fin tragique de Jean-Baptiste est souvent peu connue : il mourut décapité pour avoir reproché au tétrarque de Galilée Hérode Antipas, son mariage incestueux avec Herodiade qui était à la fois sa nièce et sa belle-sœur.

                                                                                                                                                                         

Xavier de Langlais

Né le 26 avril 1906, rue de La Madeleine dans le bourg de Sarzeau., il passe son enfance à Surzur (Cohanno).

Artiste complet, peintre, écrivain, il se veut artisan, exploitant toutes les techniques (peinture, typographie, gravure, céramique, illustrations…), signait ses œuvres en breton Langleiz.

Son œuvre de peintre a été récompensée par le Prix Blumenthal en 1939 et le Prix de New York en 1962.

Son œuvre d’illustrateur est aujourd’hui conservé au Musée de Bretagne à Rennes,

Son œuvre religieuse, (tableau et chemin de croix) peut être admirée dans les 18 églises et chapelles de la Bretagne.

Xavier de Langlais décède à Rennes le 15 juin 1975 à l’âge de 69 ans.     

 

Sources : Commune de Sarzeau – Portail de Langlais : www.delanglais.fr

Crédit photo: Commune Sarzeau

A suivre : Xavier de Langlais

 

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2 septembre 2021 4 02 /09 /septembre /2021 10:00
Photo officielle du Président Valérie Giscard d'Estaing

(Suite article du 13 mai 2021 sur la Vème République)

Troisième président de la Cinquième République française du 27 mai 1974 au 21 mai 1981, il succède à Georges Pompidou.

Communément appelé Giscard ou VGE, il est né le 26 février 1926 à Coblence (Allemagne).

Issu d’une lignée de notables, son trisaïeul Agénor Bardoux (1829-1897) fut ministre de l'Instruction publique (1877-1879), sénateur, membre de l'Institut.

Son aïeul, Jacques Bardoux (1874-1959) fut sénateur, membre de l'Institut.

Après des études au Lycée Blaise-Pascal à Clermont-Ferrand, l’école Gerson, le Lycées Janson-de-Sailly et Louis-le-Grand Paris, il intègre Polytechnique, puis l’ENA (1949-1951)

Parcours politique

Inspecteur des finances, élu député dans le Puy-de-Dôme à partir de 1956.

Secrétaire d’État aux finances (1959-1962), ministre des Finances et affaires économiques (1962-1966), sous la présidence du Général de Gaulle, il exprimera ensuite ses réserves envers le pouvoir gaulliste, notamment lors du référendum de 1969.

Sous la présidence de Georges Pompidou (1969-1974), il occupe à nouveau la fonction de ministre de l’Économie et des Finances.

Il préside alors le FNRI (Fédération nationale des républicains indépendants, deuxième composante de la majorité de droite.

VGE Président

Candidat à l’élection présidentielle de 1974, il élimine au premier tour Jacques Chaban-Delmas et l’emporte au deuxième tour face à François Mitterand, le candidat de l’Union de la gauche avec 50,81% (425 000 voix d’avance. Élection la plus serrée de la Vème République).

A 48 ans, il est le plus jeune président de la République depuis 1895 (Felix Faure)

Prônant une société libérale avancée, il fait voter l’abaissement de majorité civile et électorale (de 21 à 18 ans), la dépénalisation de l’avortement (loi Simone Veil), l’élargissement du droit de saisine du Conseil constitutionnel (permettre à une minorité politique au Parlement de demander le contrôle de constitutionnalité d'une loi) et la fin de la tutelle de la télévision publique.

Sa politique internationale est marquée par le renforcement de la constitution européenne, par l’implication militaire de la France dans la bataille de Kolwezi (Zaïre), l’opération Caban (Centre Afrique) qui renverse Bokassa.

Il développe le projet de train à grande vitesse (TGV), relance l’industrie nucléaire. Les Trente Glorieuses touchant à leur fin, il est confronté des difficultés économiques (choc pétrolier).

Suite à la démission fracassante de Jacques Chirac, il nomme Raymond Barre premier ministre, qui mène une politique de rigueur jusqu’à la fin de son septennal.

En matière d’immigration, il se montre conservateur, créant un contraste avec son image de libéral dans d’autres domaines.

Bien que sa majorité de droite ait remporté les élections législatives de 1978 et qu’il ait longtemps été donné réélu pour un second mandat, il est battu par François Mitterand à l’élection présidentielle de 1981, notamment en raison des réticences du RPR de Jacques Chirac à la soutenir.

L’après l’Élysée

Réélu à l’Assemblée nationale, président du conseil régional d’Auvergne, élu à la présidence de l’UDF (Union pour la Démocratie française), il est l’un des principaux dirigeants de l’opposition au pouvoir socialiste. Fervent partisan de la construction européenne, il est élu député européen et président de la Convention sur l’avenir de l’Europe.

Auteur de plusieurs essais et romans, il est élu à l’académie française en 2003.

En 2004, VGE se retire de la vie politique pour siéger au Conseil constitutionnel, dont il est membre de droit et à vie en tant qu’ancien président de la République.

Il devient en 2017 le président de la République française à la plus grande longévité.

VGE, décède à Authon (Loir et Cher – 41), le 02 décembre 2020 des suites de la Covid.

Décorations et distinctions.

Grand-Croix de la Légion d’honneur et de l’Ordre national du Mérite. Chanoine d’honneur de Saint-Jean-de-Latran (1978), médaille de Nansen, Prix de la fondation Onassis (Athènes, 2000), Prix du Trombinoscope de la personnalité politique 200, Médaille d’or de la Fondation Jean Monnet pour l’Europe (Lauzanne-2001), Bailli grand-croix d’honneur et de dévotion de l’ordre souverain de Malte.

Œuvres

Démocratie française (1976), Deux Français sur trois (1984, 2e éd. 1985), Le pouvoir et la vie (1988), L'Affrontement (1991), Le Passage (roman, 1994), Dans cinq ans, l'an 2000 (essai, 1995), Les Français, réflexions sur le destin d'un peuple (2000), La Princesse et le Président (2009).

Illustrations familiales

Marié le 17 décembre 1952 à Mlle Anne-Aymone Sauvage de Brantes (4 enfants : Valérie-Anne [Mme Bernard Fixot], Henri, Louis, Jacinte [Mme Jacinte Giscard d'Estaing]).

 

A suivre : Jacques Chirac. Sources : Documentations, Gouv.fr

 

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