La Toussaint n’a pas d’origine biblique, ni dans l’Ancien et le Nouveau Testament on ne trouve trace de cette fête.
On en trouve une première « codification » en 610 par le pape Boniface IV, qui déplace la fête au 13 mai (célébration annuelle dédiée à Marie, mère de J.C. et aux martyrs chrétiens assassinés sous l’empire romain)
Ce jour-là, « il fait transporter dans l’ancien temple païen du Panthéon toutes les reliques des martyrs des catacombes romaines », explique le quotidien ‘La Croix’.
C’est la fin du culte des divinités romaines au profit des Saints Catholiques.
Il faudra attendre le XXe siècle pour que le pape Pie X intègre la fête des saints dans la liste des huit fêtes les plus importantes du calendrier catholique, mais la fête officielle des défunts catholiques est le 2 novembre, le lendemain de la Toussaint.
Nos ancêtres avaient une vision de la mort marquée par la peur : les morts expulsés de la cité, les cimetières étaient hors des villes.
Le christianisme inaugure une vision différente, en faisant vénérer les reliques des saints dans les basiliques. On se fait enterrer autour des églises, afin de participer à la vertu et à la force des saints. On édifie les cimetières à l'intérieur des villes.
Retour à la Rome antique au XVIIIe siècle : Sous l'influence de médecins hygiénistes (mauvaises odeurs que dégagent les corps), les cimetières sont réédifiés hors des villes.
L’Église ayant placée symboliquement l'ensemble des défunts sous la protection des saints en fixe la Toussaint au 1er novembre et fait du 2 novembre, la Fête des morts.
Nous avons donc pris l’habitude d’honorer nos morts le 1er novembre en allumant une bougie sur les tombes pour veiller les défunts.
Au milieu du XIXème siècle le chrysanthème signe de l'immortalité remplace la bougie et devient le symbole du souvenir qui nous lie aux défunts (manière de montrer que nous ne les oublions pas).
De plus cette plante fleurit longtemps, résiste au froid et n'a pas besoin de trop de soins.
Le chrysanthème a gagné en « popularité » après la première guerre mondiale.
Clemenceau selon certains historiens ou Raymond Poincaré, alors président de la République, selon d’autres, exigea le 11 novembre 1919, que tous les monuments aux morts de France soient fleuris.
Le chrysanthème devient ainsi en France et en Belgique, la fleur des morts et des veuves « de guerre », alors qu’en Asie, il est un symbole de félicité.
Pourtant l’histoire de cette fleur avait commencé sous de meilleurs auspices.
Chrysanthème, vient de deux mots grecs : «chrusos» (or) et «anthemis» (fleur), mais sa naissance, elle, nous vient d’Asie.
La fleur d’or était déjà cultivée en Chine il y a 3000 ans, nommés « Ju Hua ».
Les Chinois la vénéraient et la travaillaient à la manière des bonzaïs. Le chrysanthème était cultivé pour l’ornement, l’alimentation et la pharmacopée (celles de couleur jaune et blanche sont notamment utilisés en infusions, pour leurs vertus calmantes et anti-vieillissantes).
Si vous souhaitez être heureux pour une vie, cultivez des chrysanthèmes dit un proverbe chinois.
Introduit au Japon à partir du VIIIème siècle, la légende Japonaise lui prête une naissance divine : « Un jour que Dieu Izanagi se purifiait dans l’eau d’un fleuve, ses vêtements jetés à terre se changèrent en douze dieux et ses bijoux en trois fleurs : un Iris, un Lotus et un Chrysanthème » (Dominique Pen Du dans Le petit livre des fleurs, paru aux éditions du Chêne).
Son succès fût tel qu’il devint le symbole de l’empereur et l’emblème du pays (l’ordre du chrysanthème est la plus haute distinction Japonaise, décernée aux personnalités d’honneur, on retrouve d’ailleurs le symbole de la fleur sur les passeports japonais).
Sa symbolique d’amour et de bonheur en fait une plante privilégiée pour les mariages (On jette ses pétales sur les mariés) : le blanc traduisant un amour pur, symbolisant la fidélité, le rouge incarnant l’amour et le jaune tout comme le rose, symbolisant un amour plus fragile.
En Orient et en Extrême-Orient le chrysanthème jaune est un symbole de longévité et d'immortalité.
Aux États-Unis, la fleur est considérée comme positive (sauf à La Nouvelle-Orléans).
En Australie, les chrysanthèmes sont offerts aux mamans pour la fête des mères.















