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21 mai 2018 1 21 /05 /mai /2018 06:11
Un Brie de Melun dans sa boite

Un Brie de Melun dans sa boite

Triste nouvelle…

Au cours de l’AG de la Confrérie du Brie de Melun, mon ami Jean-Michel, ancien Président de la Confrérie du Brie de Melun annonce que ‘La Ferme des 30 Arpents’ (Etablissements de Rothschild a arrêté la fabrication du brie fermier de Melun.

Malgré les gros efforts de promotion de nos confrères de la Confrérie des Chevaliers du Brie de Melun, ce fromage AOP connaît pour la première fois depuis de nombreuses années, une baisse de fabrication de 20 tonnes en 2017.

Au cours de cette année, 247 tonnes de brie de Melun ont été fabriquées, contre 267 tonnes en 2016.

C’est un coup dur pour ce beau et bon fromage, l’un des 2 seuls Bries AOP de la Seine et Marne et une mauvaise nouvelle pour la gastronomie française.

Si le Brie de Meaux fut déclaré ‘Roi des fromages, prince des desserts’ au cours du Congrès de Vienne en 1815, il n’en est pas moins vrai que le Brie de Melun est baptisé « le dessert des fromages ». 

La fontaine ne l’a t’il pas mis à l’honneur dans la fable ‘Le corbeau et le renard’, suite à son passage au château de Vaux-le-Comte’ ?

Un peu d’histoire sur ce brie qui se confond avec celui de Meaux.

C’est principalement entre la Seine et la Marne que sont nés nos célèbres fromages, fruits d’une petite région de 5000 km2. 

L’origine du brie est mal connue. Il se pourrait que le brie de Melun soit l’ancêtre de tous les bries.

St Aspais évangélisa Melun vers 550 où l’activité laitière et fromagère était bien vivante, la population tirant ses ressources du fleuve, de la forêt et de l’élevage.

Au début de Vèmesiècle, à l’occasion de son élection par les Meldes, Pharamond se fait apporter des cargaisons de fromages de Brie pour fêter sa victoire.

C’est toutefois celui de Meaux qui entrera le premier dans l’Histoire, grâce à Charlemagne qui en déguste vers 774 : « Je viens de découvrir l ‘un des mets les plus délicieux ». 

Dès 999, Robert II le Pieux (fils d’Hugues Capet) , roi de France qui régna 30 ans à Melun en consomme régulièrement. 

C’est lui qui à la fin du Xème siècle popularise ce fromage dont la ville de Melun a récemment fêté le millénaire.

En 1643, Condé qui prit la ville de Montereau et qui possédait le château de Vallery, fit amener des fromages de brie pour fêter sa victoire de Rocroi.

Ses Caractéristiques

Le Brie de Melun est un fromage au lait cru de vache. 

Sa croûte fine est recouverte d’un feutrage blanc (la fleur) parsemé de stries ou de taches rouges ou brunes, résultant d’un affinage bien conduit. 

14 litres de lait sont nécessaires pour faire un « M’lun ».

Il contient 45 % de matières grasses. De forme cylindrique de 27 cm de diamètre et de 3 cm d’épaisseur, pour un poids de 1,5 kilos environ.  Il est présenté nu sur paillon.

Le Brie de Melun, en 1980, rentre dans la célèbre famille des fromages d’appellation d’origine contrôlée (AOC), puis  devient (AOP)  Appellation d’Origine Protégée Européenne.

Sa fabrication & sa Dégustation

Le Brie de Melun est un fromage à égouttage lent, fabriqué par caillage avec de la présure et subissant une coagulation de 18 heures au moins. Le salage  est exclusivement fait au sel sec. 

Le moulage se fait manuellement à la louche. L’affinage dure quatre semaines au minimum.

Choisir son Brie de Melun

  • A l’oeil: la croûte fleurie blanche doit être parsemée de stries ou de taches rouges ou brunes ; sa pâte jaune d’or bien homogène.
  • Au toucher : sa pâte souple, élastique, doit être sans mollesse.
  • Au nez : forte odeur de terroir.
  • Au goût : Il dégage une saveur très fruitée avec du bouquet.

Déguster son Brie de Melun

Le Brie de Melun se savoure habituellement en fin de repas, il est également très apprécié au cours d’un repas composé exclusivement de fromage. 

Choisissez-le avec une pâte jaune paille, onctueuse et souple mais qui ne coule pas. Son odeur est toujours très prononcée. 

Préférez un fromage un peu moins épais, qui s’affine mieux et a donc –contrairement à ce que l’on peut croire – davantage de goût. Sachez enfin qu’un bon brie fermier s’égoutte longuement sur un tapis de jonc et laisse sur sa croûte de fines stries. C’est la marque de la qualité !

Ce brie, comme tous les bries, aime les vins rouges nerveux, à commencer par le Bourgogne, mais aussi les le Bordeaux. Mais encore, il aime les vins blancs vifs et généreux, il se marie parfaitement à un Vouvray, ou un Champagne !

Délicieux nature, tout juste accompagné de pain frais, il peut se décliner dans toutes sortes de préparations, de la sauce jusqu’au sorbet ! 

C’est  lui  ‘Le M’lun’ l’ingrédient principal de la recette originelle des bouchées à la reine (avec des moules, des crevettes, des champignons et du vin blanc), inventé par Marie Leczinska, lors de sa visite  à Montereau en 1725, en vue de sa rencontre avec son futur royal époux à Moret.

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11 mai 2018 5 11 /05 /mai /2018 05:07
St Mamers-Pancrace-Servais... mais St Urbain les tiens dans la main

St Mamers-Pancrace-Servais... mais St Urbain les tiens dans la main

Tous les jardiniers (ou presque tous !!), le disent : ’Avant St Servais point d’été, après St Servais, plus de gelée’.

Derrière ce dicton, se cache ‘ces gasteux de bourgeons’ : la période des St de Glaces les 11, 12 et 13 mai qui correspondait aux fêtes de St Mamers, St Pancrace et St Servais.

Cette courte période de gel qui survient au beau milieu du printemps touche implacablement la végétation… alors une seule solution pour les amateurs du jardinage… attendre pour repiquer que ces « Saint gesleurs, geleurs et gasteurs de bourgeons », comme l’écrivait Rabelais, soient passés.

Ce phénomène aurait une explication scientifique : la terre traverse annuellement une zone de poussière qui affaiblit les rayons du soleil sur notre planète et de ce fait amène ce froid impromptu.

Le temps des St de Glaces est également celui de la lune rousse, qui suit la lune pascale.

Pleine, elle est vue par les jardiniers « néfaste » : ‘En lune rousse, rien ne pousse’

En réalité, c’est pas sa couleur qui pose problème, c’est la clarté de la nuit : un ciel sans nuage où la lune est particulièrement visible, engendre plus souvent le gel car l’air se refroidit à la surface du sol.

Les croyances ont la peau dure, et ce n’est pas d’aujourd’hui : les romains tentaient de se prémunir de ces 3 jours néfastes en effectuant des rites protecteurs pour les blés et les vignobles à venir.

Au Moyen Âge, la croyance s’est christianisée et imposée dans les mentalités jusqu’à nos jours.

En 1960, l’église a apporté un changement du calendrier des saints : St Mamers est devenu St Estelle, la St Pancrace devient St Achille et la Ste Rolande… Mais le résultat météo, lui n’a pas changé !!!

Mamers, Pancrace, Servais sont les 3 saints de Glaces, mais…  St Urbain les tient dans sa main.

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16 avril 2018 1 16 /04 /avril /2018 00:10
La viticulture en Seine et Marne

L’arrêt royal de 1577  démarqua la carte viticole de la Seine et Marne.

Dans le but de protéger la qualité des vins de Paris, cet arrêt royal appelé règle des vingt lieues (environ 80 km) délimita une zone interdite à l’approvisionnement des cabaretiers et des marchands de vin parisien.

La culture se développa donc dans le nord du département : partie de la vallée de la Marne, au delà de La ferté sous Jouarre, les autres secteurs produisant du vin uniquement pour la consommation locale.

C’est ainsi que s’est développée une production de vin dans les vallées du Grand-Morin et du Petit-Morin, accessibles au trafic fluvial.

Jusqu’au 19e siècle, ces coteaux ont fourni des vins blanc de Brie (d’assez mauvaise qualité), des vins rouges et rosés consommés localement.

Les cépages provenaient d’Argenteuil, de Nogent-sur-Marne ou de Champagne. Le ‘Gouais’ était très répandu dans le nord du département.

A la fin du 19e siècle, la destruction du vignoble par le phylloxéra, le mildiou, des hivers très durs et la concurrence des vins du Midi, dans la Marne pour la fabrication du champagne.

Quand la vigne disparue, les vergers particulièrement de pommiers, se multiplièrent sur les coteaux des vallées de la Seine-et-Marne : Grand et Petit Morin, Marne, Yerres, Aubetin, Voulzie, Seine, Loing).

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6 avril 2018 5 06 /04 /avril /2018 04:53
Nouveau Président, nouvelle étiquette..

Après une cessation d’activité durant 4 années, la Confrérie des Coteaux Briards a élu au mois de mai un nouveau bureau.

Philippe JAULNEAU accompagné de son bureau et des confrères a mis les bouchées doubles pour redynamiser cette confrérie qui était en sommeil.

Toute la confrérie a pu effectuer la 1ère vendange le 16 septembre 2017 pour un millésime qui sera mis en bouteille cette année, et le 21 janvier 2018 ce fut la fête de la Saint-Vincent, avec messe des confréries, puis repas de gala à la Sucrerie où 17 Confréries étaient présentes dont la Confrérie du Brie de Meaux.

C’est un nouveau départ pour les Coteaux Briards avec la volonté de mieux faire connaître non seulement ses vins futurs, mais également « l’Art de Vivre à Française » et notamment l’accord vin-met-fromage.

La Confrérie a intégré COCORICO (Comité de Coordination d’Ile-de-France des Confréries) ainsi que adhérente au Conseil Français des Confréries.

La vigne demande de l‘investissement, mais cela est réalisé dans un état d ‘esprit convivial et fraternel.

Comme on le voit, à nouveau président, nouvel élan et même nouvelle étiquette pour les bouteilles.

Cette étiquette donne un sacré « coup de jeune » : une peinture sanguine dessinée par Jocelyne Michenaud une artiste talentueuse.

La Confrérie des Coteaux Briards a été créée en 1990 par Jean Chéron, un amoureux du vin qui voulait faire revivre les vignes qui avaient disparues lors des ravages dûs au phylloxéra début du XXe siècles.

Son objectif était de réaliser du vin blanc avec ses 300 pieds de vignes sur une parcelle appelée « Clos de Montapeine », située à la sortie de Coulommiers, en direction de Mauperthuis.

Jean Chéron, n’aura pas eu le temps de voir son œuvre continuer, il est décédé en janvier de cette année.

N’oublions pas qu’au XVIIe siècle, l’Ile de France était le plus gros producteur de vin … de France !.. Nous en reparlerons prochainement.

Ce n’était pas un vin de très bonne qualité, il se disait qu’il fallait être trois pour le boire : le buveur, celui qui le tenait et celui qui  versait le vin dans le gosier !!.  

 

Le Pdt Cheron

Le Pdt Cheron

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13 mars 2018 2 13 /03 /mars /2018 18:51
Histoire de @..

@ Contrairement à une croyance très répandue, n’est pas un symbole tout droit sorti des pays anglo-saxons.

 @ est une abréviation latine… et oui, elle fut employée dès le XVIIème siècle, et peut être avant, dans le latin dit ‘de chancellerie’, et cela dans toute l’Europe.

Cette abréviation correspond à la préposition latine ‘ad’, avec l’idée de direction, ‘vers’, à l’origine d’ailleurs de ‘à’ en français et de ‘at’ en anglais, exactement comme ‘&’ remplace ‘et’.

Par contre son appellation graphique et, elle… très française !

Ce sont les imprimeurs qui ont tout simplement désigné ce caractère par ses éléments descriptifs ‘a-rond bas (de casse), ‘bas de casse’ signifiant lettre minuscule où elle était rangée.

Ce terme est devenu une désignation typographique internationale, car ne l’oublions pas le français fut la langue de référence en Europe pendant au moins deux siècles, et les typographes étaient, par définition, des gens cultivés… culture  aujourd’hui  maltraitée’ par des ceux qui préfèrent l’orthographe inclusive.

Une fois sorti des chancelleries médiévales, l’@ resurgit en plein gothique au XIIe siècle. On le retrouve  dans les comptes des marchands florentins symbolisant une unité de poids ou de mesure, l’amphore, sous la forme d’un ‘a’ stylisé à la mode florentine.

Pendant les siècles suivants, il fut employé ça et là dans les écritures commerciales ou religieuses. Mais c’est aux Etats-Unis que son usage s’est vraiment répandu au XIXe siècle pour noter le prix unitaire des marchandises : « Deux chaises à 20 dollars pièces » se notait « 2 chairs @ $20 » et se lisait ‘two chairs at twenty dollars’. L’usage en resté pour les américains qui lisent toujours ‘at’.

C’est pour cet usage comptable que ce symbole a fait son apparition sur les claviers des machines à écrire dès 1885 et lors de l’apparition des claviers informatique quatre-vingt cinq ans plus tard, le signe avait quasiment perdu son sens.

En 1971, Ray Tomlison, l’inventeur du courrier électronique cherchait un séparateur dans une adresse mail de courriel qui soit absent de tous les alphabets traditionnels et eut le premier l’idée d’utiliser ce signe ne figurant dans aucun nom propre.

Plus généralement ‘@’ est utilisé pour relier un utilisateur « à » un domaine, d’où son nom anglais at mark (par exemple sur FTP).

Il semble logique de le lire : à ou chez, de même que les anglophones disent : at.

C’est pour cela que Ray Tomlinson l’a choisi pour indiquer la localisation des serveurs (ou boîtes aux lettres) de courrier électronique.

Les concepteurs d’Internet ont donc gardé ce signe qui continue à être utilisé dans les pays anglo-saxons pour indiquer une adresse destinataire.

Il connut alors la fortune que l’on sait en devenait le symbole d’Internet : arobase.

Source : La chronique du trèfle, bulletin de liaison des anciens de Grundig France.

 

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5 février 2018 1 05 /02 /février /2018 16:47
Alexis Soyer

Alexis Soyer

Au moment où Paul Bocuse ‘Monsieur Paul’, pape de la gastronomie française nous quitte, rappelons nous également du premier Celebrity Chef  Alexis Benoit Soyer.

Qui était donc ce meldois, tombé dans l’oubli ?

Cuisinier doué, excentrique, inventeur de génie et philanthrope. Né le 4 février  1809 à Meaux, ce fils d'épicier  était destiné à la prêtrise mais fut renvoyé à 11 ans pour avoir sonné indûment le tocsin.  Il entre donc comme apprenti cuisinier au restaurant parisien Grignon où son frère était chef de cuisine. A 17 ans, il devient chef de cuisine au Boulevard des Italiens et à 21 ans le voici deuxième cuisinier du prince Polignac au Ministère des Affaires Etrangères.

Juillet 1830, à Paris c’est la révolution des Trois Glorieuses (suite aux ordonnances de Charles X), Alexis décide de quitter la France pour  Londres et rejoint… l’année suivante  son frère Philippe, chef de cuisine du duc de Cambridge.

Jusqu’en 1837, il travaille pour plusieurs aristocrates britanniques (le duc de Sutherland, le marquis de Waterford, William Lloyd of Aston Hall et le marquis d’Ailsa à Isleworth), puis il devient chef de cuisine au Reform Club de Londres (où l'on peut encore aujourd'hui déguster ses  Lamb Cutlets Réform).

Inventeur de génie, il rénove les cuisines en introduisant une machine à vapeur produisant assez d’énergie pour pomper l’eau, faire chauffer les bains-marie, une broche mue par la vapeur ainsi que des monte-plats, des ventilateurs, des frigos refroidis à l’eau courante glacée et des fourneaux à température réglable, il sera le premier à cuisiner au gaz.

La renommée du Reform Club est telle  que plus de 15000 visiteurs se pressent aux portes du club pour visiter les nouvelles cuisines.

Excentrique, revêtu de sa toque de velours rouge et de vêtements ‘à la zoug-zoug’ (vêtements coupés en biais), il organise lui même les visites des cuisines.

Par ses menus baroques avec des plats comme la soupe à la tortue, crevettes au champagne et gelée de framboises à la Fontainebleau, le mironton de homard, ses inventions, sa personnalité, il est le cuisinier le plus connu d’Angleterre.

En 1842, il se consacre aux œuvres de charité suite au décès de sa femme, l’actrice Emma Jones.

Alexis Soyer créa pour les gens du  commun ne pouvant avoir des ustensiles de cuisine raffinés ou de nombreux ingrédients élaborés, un livre de cuisine simple : A Shilling Cookery for the People (110 000 exemplaires vendus en 4 mois), dont certaines recettes, telles que l’Irish stew –ragoût irlandais- (toujours d’actualités de nos jours.!! )

Philanthrope : lors de la famine en Irlande (causée par la maladie de la pomme de terre), il est nommé en avril 1847 pour ouvrir à Dublin une cuisine vendant de la soupe et de la viande à prix réduit. A cette occasion il conçoit une soupe populaire et rédige le livre ‘la cuisine charitable de Soyer (Soyer’s Charitable Cookery), dont il reverse les profits à diverses organisations de charité.

Toujours le goût de l’invention, il lance en 1849 son ‘fourneau magique’ permettant de faire la cuisine sur la table, une cafetière magique et une machine à cuire les œufs.

En 1855, au cours de la guerre de Crimée, il rejoint les troupes Britanniques à ses frais comme conseiller en cuisine militaire. Il réorganise avec Florence Nightingale (1820-1910 – infirmière britannique, pionnière des soins infirmiers modernes et de l’utilisation des statistiques dans le domaine de la santé), l’approvisionnement des hôpitaux  militaires et invente ses propres bivouacs et recommande les gâteaux secs à base de légumes pour prévenir du scorbut.

Alexis Soyer eut une vie bien remplie qui se terminera dans le dénuement le plus complet le 5 août 1858 et sans reconnaissance du gouvernement.

A quand une rue à Meaux pour ce Célibrity Chef ?

 

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24 décembre 2017 7 24 /12 /décembre /2017 17:49
Affiche du film 'Joyeux Noël'

Affiche du film 'Joyeux Noël'

Que l’on soit chrétien, juif, musulman, athée où d’une autre croyance, Noël est toujours une fête, une fête de paix, une trêve dans la vie et les tracas quotidiens.

La guerre de 14-18, n’a pas échappé à cela.

 

La trêve* du front de 1914 est sans doute l'un des événements les plus marquants de la Grande Guerre.

Ce devait être une guerre éclair. Décembre 1914, déjà 300.000 morts en quatre mois, ce n'est que le début… Les troupes sont épuisées, mais le miracle de Noël est là : Une lueur de fraternité au cœur d’un ‘no man’s land’ d’acier et de sang.

Dans la nuit du 24 décembre, une parenthèse dans cette inhumanité de la guerre de la part d'hommes qui entendent le rester, dans l'horreur des tranchées, les armes de taisent.

Au petit matin du 25 décembre, les Français et les Britanniques qui tiennent les tranchées autour de la ville d'Ypres en Belgique, entendent des chants de Noël (Stille Nacht) venir des positions ennemies et découvrent que des arbres de Noël sont placés le long des tranchées allemandes.

Lentement, des colonnes de soldats allemands sortent de leurs tranchées, ils avancent jusqu'au milieu du ‘no man's land’, d’où ils appellent les Britanniques à venir les rejoindre.

Les deux camps se rencontrent au milieu d'un paysage dévasté par les obus, échangent des cadeaux (cigarettes, vin, bière…)

L’officier d'ordonnance, Walter Kirchhoff (chanteur d'opéra – ténor-),  chante pour les militaires un chant de Noël… Mais dès le 26 décembre, les combats reprennent : Le "Boche" redevient l'ennemi héréditaire des Français.

 

Dès 1915, la presse britannique publie des dessins de ces fraternisations puis des photos.

Ni la France ni l'Allemagne parleront de ces faits, le sujet est tabou, et pourtant coté français des soldats relatent ces faits :

Le caporal, Louis Barthas, note dans son carnet de guerre :

«La même communauté de souffrance rapproche les cœurs, fait fondre les haines, naître la sympathie entre gens indifférents et même adversaires. Ceux qui nient cela n’entendent rien à la psychologie humaine. Français et Allemands se regardèrent, virent qu’ils étaient des hommes tous pareils.» 

Coté allemand, on partage un même sentiment.

Un jeune soldat, témoigne : « Le 31 décembre nous avons convenu de tirer des salves à minuit. Nous avons chanté, ils ont applaudi (nos tranchées sont à 60-70 mètres des leurs). Nous avons joué de la guimbarde, ils ont chanté, et nous avons applaudi…..

 J’ai demandé ensuite s’ils n’avaient pas d’instruments de musique et ils sont allés chercher une cornemuse. Ils ont joué et chanté les beaux airs mélancoliques de leur pays : c’est la garde écossaise, avec les petites jupes et les jambes nues.

A minuit les salves ont éclaté des deux côtés, en l’air ! Il y a eu aussi quelques décharges de notre artillerie, je ne sais sur quoi on tirait, les projectiles ordinairement si dangereux pétillaient comme un feu d’artifice. On a brandi des torches et crié hourra ! Nous avons fait un grog, nous avons bu à la santé de l’empereur et à la nouvelle année.

Ç’a été une vraie Saint-Sylvestre, comme en temps de paix. » (In Lettres d’étudiants allemands tués à la guerre, 1914-1918).

 

* Terme utilisé pour décrire plusieurs cessez-le-feu non officiels.

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22 novembre 2017 3 22 /11 /novembre /2017 06:45
Plaque commémorative à la mairie de 'La Croix Rousse' à Lyon

Plaque commémorative à la mairie de 'La Croix Rousse' à Lyon

 

Grâce aux marchés sur les bords de la Saône, les marchands de tissu s’installent.

A la Renaissance sur décision de François 1er l’industrie de la soie apparaît à Lyon. 

Les ‘canuts’, ouvriers tisserands de la soie à Lyon vont en 1831 se révolter.

En effet avec la concurrence étrangère et la hausse des prix du pain, les canuts réclament l’intervention du préfet auprès des marchands de tissu pour des augmentations de salaires.

Aucune négociation n’est acceptée… alors le 21 novembre 1831, les canuts manifestent dans les rues de Lyon.

Les affrontements sont violents, la garde nationale tire. Les troupes ont du mal à se déplacer dans les rues étroites du centre de Lyon qui sont reliées entre-elles par des ‘traboules’( passage typiquement lyonnais à visiter impérativement lorsque l’on est à Lyon –quartier St jean), dans lequel les insurgés se déplacent avec facilité.

Le 5 décembre, l’ordre est enfin rétabli.

Cette première manifestation ouvrière en vue d’une augmentation de salaire fera 600 morts parmi les canuts.

Cet épisode de l’histoire ouvrière est connu sous le nom de « révolte des canuts’

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30 octobre 2017 1 30 /10 /octobre /2017 10:08
Je reblochone, tu reblochones...

Je reblochone, tu reblochones, il reblechone, nous reblochons…

Tiens cela me rappelle un nom de fromage !

Et oui, ce bon fromage AOP, tire son nom de ce verbe qui veut dire traire une seconde fois les vaches’.

Revenons à l’Ancien Régime où le Tiers Etat était accablé d’impôts en tout genre : la gabelle (impôt sur le sel), matière capitale pour conserver les aliments, la dîme qui se payait au clergé, la Capitation, la taille, etc, etc…

Les paysans savoyards étaient soumis également à un droit d’Ociège aux propriétaires terriens en échange du droit de faire paître leurs vaches sur leurs terres.

L’impôt d’Ociège est calculé sur la quantité de lait produite en une journée par le troupeau.

Les paysans trouvent une astuce pour diminuer cet impôt qui trouvent injuste : ile ne traient plus complétement les vaches, laissant du lait dans leur pis, présentant ainsi moins de lait au contrôleur.

Moins de lait… moins d’impôts !

Une fois le contrôleur parti, ils trayaient une seconde fois les vaches. Cette seconde traite est appelée ‘reblocher’.

D’accord, le lait fourni n’est pas très abondant, mais il est très riche en crème, parfait pour faire un fromage… Le Reblochon !

Voilà au moins un impôt qui a eu une conséquence inattendue, grâce à la perspicacité des savoyards.

 

Le Reblochon est un  fromage issu de l’agriculture des montagnes de Savoie,

Fabriqué uniquement au lait cru produit exclusivement par des vaches de races montagnardes, Abondance, Montbéliarde, Tarine. nourries en herbe l’été et en foin l’hiver.

Nous trouvons 2 types de Reblochon :

Le fermier de couleur verte, fabriqué uniquement avec la production du lait d’un seul troupeau et le Reblochon de couleur rouge fabriqué en fruitière (laiterie), avec du lait provenant de différentes exploitations.

Après 15 jours en cave, le Reblochon est emballé et poursuit son affinage jusqu’à dégustation grâce à une fine rondelle d’épicéa sur laquelle il est posé.

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24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 10:08
Un certain... 24 août 1837

Il y 180 ans, jour pour jour que la première ligne de transport voyageurs par voie ferrée était inaugurée.

Depuis la 1ère ligne en 1827, des voies ferrées existaient, mais elles étaient réservées aux transports de marchandises, mais les banquiers voient un avenir financier dans le transport de voyageurs.

Les frères Jacob et Isaac Perreire, souhaitent lancer ce type de transport. Ils se heurtent (comme de bien entendu !!) à la méfiance et la résistance des politiques. A force de discussions, ils obtiennent l’autorisation de construire une ligne de chemin de fer pour voyageurs… mais à leurs frais.

Cette ligne de 19 km relira Paris à St Germain en- laye.

Le 24 août 1837, l’inauguration de la ligne créera de fait le transport de voyageurs par voie ferrée.

La duchesse d’Orléans, épouse du roi Louis Philippe est l’une des premières voyageuses.

Elle fait ce voyage en une demi-heure… un exploit pour l’époque.

En effectuant ce voyage, la duchesse veut montrer l’exemple et inciter les hautes sphères de l’Etat à utiliser ce nouveau mode de transport, car son célèbre époux a préféré faire le déplacement dans son carrosse, ses ministres lui ayant conseillé de ne pas s’exposer aux dangers d’un tel voyage (sic) !!

Le succès du train est immédiat, et de nouvelles lignes verront bientôt le jour.

Pour la petite histoire,

Le 5 mai 1821, le gouvernement français reçoit une demande de concession pour la construction d’une ligne de chemin de fer de  21 km reliant Saint-Étienne à Andrézieux, pour permettre le transport  du charbon entre les mines de Saint-Étienne et les rives de la Loire. (Elle sera terminée en juillet 1827), et ce n’est quand juillet 1830, sur la toute nouvelle ligne en construction de Lyon à Saint-Étienne, le premier train français de voyageurs circule entre Givors et Rive-de- Gier  (les voyageurs prennent place dans les wagons servant au transport du charbon, toujours tirés par des chevaux).

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