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20 avril 2019 6 20 /04 /avril /2019 17:43

Lundi 15 avril 2019, vers 18h La cathédrale Notre-Dame de Paris subit l'épreuve du feu.

Cet événement restera gravé dans nos mémoires.

Ce n'est pas pour rien que le point zéro des routes de France se situe devant son portail, mariages, actions de grâce, hommages, sacres ou encore funérailles…

La cathédrale Notre-Dame de Paris a survécu à huit siècles d’histoires, un grand nombre de guerres,  de révolutions, mais elle est toujours restée debout.

Quelque soit nos convictions laïques ou religieuses, Notre Dame est le symbole de la France et de la chrétienté.

Avec sa flèche, restaurée par Viollet-le-Duc au XIXème siècle, le cœur de la France bat à l’unisson decet emblématique monument visité chaque année par 14 millions de touristes.

Huit siècles d’histoire :

Sa construction :

Sa construction, de 1163 à 1245 (et au-delà), intervient à un moment charnière de l’histoire de Paris et du royaume de France...

Avec la fin de l'anarchie féodale, et l’avènement du souverain Philippe Auguste qui n’a de cesse de renforcer et développer sa capitale, il n’en faut pas plus pour qu’il lance la plus incroyable des constructions : la plus grande cathédrale dans le style gothique.

Pour lancer un tel chantier il faut un visionnaire : Maurice de Sully accède, en 1160, à la tête de l’un des plus puissants diocèses de France. Il y demeurera jusqu'à sa mort, en 1196.

Lorsqu’il prend en charge le diocèse de Paris, il existe déjà une cathédrale romane sur l’île de la Cité : Sainte-Marie, qu’il fait démolir, car l’évêque de Paris se doit d’afficher son pouvoir, face aux puissantes abbayes parisiennes de Saint-Victor, Sainte-Geneviève et surtout Saint-Germain-des-Prés.

1162, sans doute le démarrage du chantier d pour les fondations et c’est le 24 mars 1163 que Maurice de Sully pose la première pierre de Notre-Dame de Paris, avec selon les historiens le pape Alexandre III  de à Paris.

Le plan initial est réalisé par Ricardus, maître maçon et le chantier qui va durer 80 ans est financé par l'évêque, les chanoines, le roi lui-même et les fidèles. 

1177, Le chœur est achevé ,

1182, le maître-autel est consacré  par le légat du pape, sous le règne de Philippe Auguste .

1245, le gros œuvre de la cathédrale est achevé.

Des quatre successeurs de Sully, nous ne connaissons que Jean de Chelles, dont le nom est gravé dans le soubassement du transept sud : « Maître Jean de Chelles a commencé ce travail le 2 des ides du mois de février 1258 ».

Les grandes heures de Notre-Dame de Paris

De saint Louis à de Gaulle, la cathédrale Notre-Dame de Paris a servi de théâtre à tous les grands moments de l'Histoire nationale. 

19 août 1239, Saint Louis (Louis IX) accueille à Notre-Dame la couronne d'épines qu'aurait porté le Christ lors de sa Passion.Précieuse relique pour les  chrétiens.

10 avril 1302, Philippe Le Bel, en conflit avec le pape Boniface VIII réunit sous les voûtes de Notre -Dame de Parisles trois ordres : C’est les premiers états généraux de l'Histoire de France. 

Il demande à chaque ordre de reconnaître sa suprématie sur le pape en ce qui concerne le temporel de l'Église de France (la gestion de ses biens matériels), et en profite pour demander à chacun un effort financier afin de soutenir la guerre à venir contre les Flamands...

1789 : La cathédrale connaît sous la Révolution française une période mouvementée. Une partie de son trésor disparaît, le mobilier et les tableaux sont détruits ou dispersés.

Les plus grands dommages ont lieu sur la galerie supérieure : Les 28 statues des rois de Judée de la façade occidentale sont détruites par les révolutionnaires qui y voient une représentation des rois de France (dans un premier temps on enlève leur couronne).

Le procureur Chaumette écrit en 1793 : « Sans doute qu’on n’oubliera pas de décapiter, tout au moins, tous ces rois de pierre qui surchargent le portail de l’église métropolitaine ». 

Ainsi dépouillée, la cathédrale devient selon la volonté des révolutionnaires le temple de la Raison. Puis, quand ce culte disparaît, elle sert d’entrepôt des vins de la République !

Après avoir pâti de la Révolution, Notre-Dame est délaissée, elle ne sera rendue au culte catholique romain que le 18 avril 1802.

2 décembre 1804 (11 Frimaire An XIII selon le calendrier républicain), Napoléon Bonaparte est sacré empereur des Français dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, en présence du pape Pie VII.

Beaucoup de Français se plient à ce surprenant archaïsme, voyant là  le moyen d'empêcher le retour de l'ancienne dynastie des Capétiens.

1832 : Notre-Dame retrouve une seconde vie en 1832, grâce au roman de Victor Hugo : Notre-Dame de Paris.

… « Tous les yeux s’étaient levés vers le haut de l’église. Ce qu’ils voyaient était extraordinaire. Sur le sommet de la galerie la plus élevée, plus haut que la rosace centrale, il y avait une grande flamme qui montait entre les deux clochers avec des tourbillons d’étincelles, une grande flamme désordonnée et furieuse dont le vent emportait par moments un lambeau dans la fumée ». (Victor Hugo)

1871 : Le 18 mars 1871, une émeute éclate à Paris,  c’est le début de ‘la commune de Paris’. Maîtres malgré eux de la capitale, les révolutionnaires et militants socialistes et ouvriers vont offrir à la bourgeoisie républicaine l’occasion de se débarrasser une fois pour toutes de la «question sociale ».

‘La commune de Paris’ décide de faire enlever les 28 statues : on leur met la corde au cou et elles sont précipitées sur le parvis où elles se fracassent »

Les pierres sont récupérées pour les chantiers, mais un enseignant arrive à récupérer les têtes  et les enterre dans son jardin où elles seront découvertes en 1977, lors de travaux dans la cour de cet hôtel particulier !

1886 :La conversion de Paul Claudel (1886-1955)

"En un instant mon cœur fut touché et je crus !"(Paul Claudel)

Paul Claudel se converti à 18 ans, aux vêpres de Noel, le 25 décembre1886, alors qu’il se tenait près de la statue de la Vierge du second pilier à l’entrée du cœur à coté de la sacristie. 

… “Je suis né le 6 août 1868… Ma famille était indifférente et, après notre arrivée à Paris, devint… étrangère aux choses de la Foi…

Tel était le malheureux enfant qui, le 25 décembre 1886, se rendit à Notre-Dame de Paris pour y suivre les offices de Noël… Les enfants de la maîtrise… étaient en train de chanter ce que je sus plus tard être le Magnificat. J'étais… debout dans la foule, près du second pilier… Et c'est alors que se produisit l'événement qui domine toute ma vie.”

1944 :Paris libérée des troupes d'occupation allemande le 25 août 1944, dès le lendemain, le 26 août,  le général de Gaulle, chef de la France Libre, descend en triomphe les Champs-Élysées, suivi du général Leclerc et de ses fidèles de la première heure. 

Acclamé par les Parisiens, il arrive à la Concorde est gagne la cathédrale Notre-Dame de Parisun Te Deum pour fêter la victoire. 

De Gaulle refuse la présence du cardinal-archevêque Emmanuel Suhard, jugé trop proche de Pétain et du gouvernement de Vichy...  Au moment où il entre dans l'édifice, des coups de feu retentissent autour de la cathédrale, imperturbable, De Gaulle  n'y prête pas attention et avance dans la nef. 

Les orgues reprennent à pleins tubes la Marseillaise

La cérémonie ne dure qu'une quinzaine de minutes et les invités chantent un Magnificat.

1944-2019

A chaque moment important au  niveau national ou international où il fallut que les hommes soient réunis pour un hommage, Notre Dame était là…

Aujourd’hui, Notre Dame est blessée mais elle est debout.

Miracle ? Sûrement pas.

Le travail des pompiers, les sauveteurs des arts, et de tous les participants l’ont provisoirement sauvée.

Mais que dire de la croix centrale qui est resté intacte, de la Vierge auprès duquel Paul Claudel c’est converti,  non touché par le feu et le coq du dessus de la flèche retrouvé au milieu des cendres… 

Peut-être un signe en ce moment de Pâques où l’humanité à bien besoin de retrouver certaines valeurs perdues !

 

© Photos: Vierge (Jacques Lesage)

 

 

 

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12 avril 2019 5 12 /04 /avril /2019 17:55

Pour la première fois au monde, ce 12 avril 1961, un homme quitte le plancher des vaches pour naviguer dans l’espace.

Le cosmonaute soviétique Youri Gagarine (27 ans) accomplit le tour de la Terre en 108 minutes.

Quatre ans après le lancement d'un premier satellite, les Soviétiques présentent cet exploit comme la preuve de la supériorité de leur système politique.

Es-ce bien un exploit totalement soviétique ?

Petit tour en arrière.

Nous sommes en 1945, c’est la défaite allemande. Les Russes raflent une partie des savants allemands qui travaillaient sur les fusées V2de Hitler et sont entrés bon gré mal gré au service des vainqueurs (Certains savants allemands avaient réussi à se rendre aux alliés, puis rejoindre les Etats-Unis et ont participé au programme des fusées Apollo)

Les plans des missiles allemands sont retraités un ingénieur russe de génie, rescapé du Goulaggrâce à une intervention en 1940 de l’avionneur Andreï Tupolev. 

Cet ingénieur, Sergueï Korolev, va concevoir avec son équipe le lanceur qui va mettre en orbite Spoutnikainsi que les fusées Vostokdes programmes habités.

En pleine guerre froide, le 4 octobre 1957, l'URSS met en orbite le premier satellite artificiel de l'histoire : Spoutnik 1(mot russe signifiant «compagnon de voyage»).

L'engin, d'un diamètre de 60 cm et d'un poids de 83,6 kilos, est mis en orbite par une fusée à une altitude de 900 km. 

Il accomplit une révolution de la Terre en 96 minutes. Son «bip-bip»reste gravé dans la mémoire de tous.

Le 3 novembre suivant, les Soviétiques lance dans l'espace Spoutnik 2avec Laïka,une chienne qui meurt au cours du voyage, mais le fait ne sera révélé que 40 ans plus tard !.

Avec le  lancement de ces 2 satellites les États-Unis prennent conscience qu'ils ne sont plus à l'abri d'une attaque par des missiles nucléaires.

C'est ainsi que Spoutnik  déclenche la course à l'espace.

Donc nous sommes le 12 avril, Youri Gagarine, sur la base spatiale de Baïkonour, dans les steppes du Kazakhstan est installé dans un  module en aluminium : une sphère de 2,3 mètres de diamètre, avec un volume habitable de 1,6 m3 !!

Son module est mis en orbite à 327 km d'altitude par la fusée Vostok 1 (Vostoksignifie Orient en russe), inspiré des principes appliqués par les savants nazis, quinze ans plus tôt, aux premiers missiles balistiques, les V2.

Pendant son vol, Iouri Gagarine (on écrit aussi Youri Gagarine) n'a rien à faire dans son habitacle si non de laisser les techniciens de la base de Baïkonour guider son vaisseau.

Il n'en frôle pas moins la mort à plusieurs reprises (son module dirigé par erreur vers une orbite trop longue, il a été retenu grâce au bon fonctionnement du rétrofreinage de secours).

Pour le retour sur terre, quelque part en Sibérie, Gagarine s'éjecte quelques minutes avant l'atterrissage et c'est en parachute, à 7 000 mètres d'altitude, qu'il termine son périple.

La propagande bien servie par Iouri Gagarine, séduit tout un chacun par son sourire et sa bouille à la « tintin » (il se rapproche du héros de bande dessinée par sa petite taille : 1,59 mètre).

Cet exploit titille les américains, et le président John Kennedy relève le défi et, le 25 mai 1961, dans un discours retentissant, promet qu'un Américainmarcherait sur la lune avant la fin de la décennie. C'est le début de la course à l'espace (course pacifique).

Trois semaines après le vol de Gagarine, le 5 mai 1961, Alan Shepard sera le premier Américain à s'élever dans l'espace. Il ne fera qu'un vol suborbital (il ne tourne pas autour de la Terre comme le Soviétique). 

Le 20 février 1962, John Glenn est mis en orbite pendant cinq heures à bord de Friendship-7.

Les Soviétiques reprennent l'initiative en envoyant Valentina Terechkova, la première femme dans l'espace le 16 juin 1963.

Le 18 mars 1965, Alexei Leonov effectue la première sortie dans l'espace à bord de la capsule Voshkhod-2.

Les Américains gagnent enfin la course avec le programme Apollo qui permettra de se poser un homme sur la lune, le 21 juillet 1969. (Nous en reparlerons le 21 juillet….)

Youri Gagarine ne pourra pas assister ‘au petit pas pour l’ homme, mais un bon de géant pour l’humanité’de Neil Armstrong, il trouve la mort dans un accident d'avion, au cours d'une mission d'entraînement, le 27 mars 1968, à 34 ans.

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10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 17:10

Vue sur le chevet de l'église 

Mardi matin, avec le groupe ‘La Maison Forte*’, nous avons visité l’Eglise Abbatiale de St Gildas de Rhuys.

Au regard sur le chevet de l’église, caractérisé par l’imposante toiture en «’éteignoir’, on comprend de suite que les moines ont cherché une solution équilibrée entre les nécessités liturgiques et l’esthétique de l’architecture.

Quinze siècles d’histoire que nous allons découvrir grâce à l’érudition de notre guide.

pierre de Loire représentant le combat qui a opposé le duc Geoffroy II à un chevalier français.

Selon la tradition, le monastère de Rhuys est fondé à la demande du comte de Vannes au milieu du VIème siècle.

En 536 sur les fondements d’un ancien castrum aménagé à l’initiative de Jules César, St Gildas construit  un oratoire. 

Les Vikings envahissant la Bretagne en 919, les moines quittent St Gildas avec les reliques et objets du culte.

Il faudra attendre 89 ans pour que le moine Felix, sur demande du Duc de Bretagne entreprenne en 1008 la construction de l’abbaye qui sera consacrée par Judicaël, évêque de Vannes en 1032.

Au XIIème siècle, l’autorité civile rogne peu à peu les privilèges du monastère.

Il faut donc aux moines un abbé qui puisse lui tenir tête. Dans ce but en 1125, l’éminent théologien Abélard est élu abbé de St Gildas, qui  loin de réussir dans cette entreprise, quittera Rhuys en 1132, après 7 ans d’abbatiat.

Par le traité d’union de la Bretagne et de la France en 1532, l’abbaye devient Abbaye Royale.

Au XVIIèmesiècle, les ‘Mauristes’ (congrégation de St Maur), prennent en charge la rénovation du monastère où en cours de restauration, le clocher est détruit par la foudre.

A la Révolution en 1789, l’abbatiale devient « bien nationale ». Elle retrouvera sa fonction originale 13 ans plus tard, après le Concordat en 1802. La vielle église ayant été démolie, l’abbatiale devient église paroissiale.

Prosper Mérimée visite la Bretagne en 1834, il fait classer l’église abbatiale et en 1840 elle sera classée monument historique par le Roi Louis Philippe.

Au cours de la visite nous contemplons les trésors de l’art romain.

Le chœur avec ses voûtes en cul-de-four ou en berceau, ses piliers cruciformes surmontés de chapiteaux ouvrés.

Le déambulatoire véritable nécropole accueille sur ses murs les pierres tombales d’abbés, d’enfants de Bretagne et celle d’un Chevalier.

Dans le bras nord du transept, deux enfeus, dans sa partie sud, un retable classé.

Beaucoup d’autres éléments ont retenu notre attention, en particulier les restes d’une fresque du XIIème siècle, le tombeau de St Goustan, patron de la paroisse, une vierge à l’enfant portant les stigmates d’une tentative de destruction sous la Terreur.

Cerise sur le gâteau, nous avons accès au trésor, un des plus ancien et des plus important de Bretagne.

Ce trésor se compose de nombreuses pièces d’art sacré s’échelonnant du XIVe au XIXème siècle. Ces œuvres comportent sept reliquaires dont quatre dits morphologiques contenant entre autres, des reliques de St Gildas.

Vitrine du trésor de l'abbaye 

Nous apprenons que ce trésor a pu nous parvenir grâce au Vicaire Jean Le Duin, (prêtre réfractaire) qui cacha ce trésor inestimable au péril de sa vie pendant la Révolution et le restitua en novembre 1802, lors de sa nomination comme Recteur de la nouvelle paroisse.

Parchemin 

Pendant plus de dix siècles, l’abbatiale n’a pas eu d’orgue, mais grâce à l’association des Amis de l’Abbatiale, un orgue à deux claviers et un pédalier de 24 jeux réels de facture hollandaise datant du XIXème siècle a été installé dans le transept Nord en 2010.

Orgue de l'abbatiale  (crédit photo 'les amis de l'abbatiale de St Gildas')

…« Symbole impressionnant de la foi profonde qui anima ses bâtisseurs, l’ancienne abbatiale de Saint Gildas est un monument chargé d’histoire dans un pays chargé d’histoire : Rhuys… » (Roger Champeau , 1984)

Comme il a raison !

 

*L'Association ‘La Maison Forte et le Patrimoine de Rhuys’ a pour objet la recherche, la protection et la mise en valeur du patrimoine historique et archéologique ainsi que celles des personnes célèbres en raison de leur lien avec la Presqu'ile de Rhuys. (Loi 1901- reconnue d'intérêt général).

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6 avril 2019 6 06 /04 /avril /2019 11:16

Dans la nuit du 30 au 31 mars, nous sommes passé de l’heure d’hiver à l’heure d’été. (article du 30 mars)

La France au cours de son histoire à régulièrement changé d’heure.

 

Dans l'Antiquité, lorsque la Gaule est devenue une province romaine et vivant sous l'influence de Rome, les heures, (quand elles sont employées), étaient des heures temporaires.

(L’heure temporaireest une heure ancienne égale au douzième de l'intervalle de temps compris entre le lever et le coucher du Soleil, quelle que soit la saison.)

 

Dans la période médiévale, l'Église met en place des heures temporaires simplifiées et grossières : les heures canoniales.

(Dans le catholicisme,les heures canoniales sont des offices liturgiques qui sont consacrés à la prière).

 

Au XVIIe siècle avec l'apparition de l'horloge mécanique, les heures temporaires sont progressivement remplacées par les heures équinoxiales ou égales, données par le cadran solaire classique qui sert de référence pour l'horloge. 

 (L’heureéquinoxialeou heure légale est une heure ancienne correspondant à la vingt-quatrième partie du jour solaire apparent (dans la définition moderne, c’est le temps qui s’écoule entre deux passages consécutifs du Soleil au méridien supérieur d'un lieu; c'est l'heure donnée par les cadrans solaires classiques).

Le temps ainsi compté, implicitement, devient le temps civil  (Le temps universel(UT)est le temps civil du méridien de Greenwich qui est le méridien central du fuseau horaire 0 autrement dit le méridien origine).

 

Au début du XVIIIème  siècle, le temps du cadran solaire et celui de l'horloge vont se différencier : le cadran solaire donnant le temps vrai (Le temps solaire ou temps vraiest une mesure du temps basée sur le soleil vrai, tel que donné par un cadran solaire. 

En particulier, le midi solaire correspond à l'instant de la journée où le Soleil passe dans le demi-plan méridien), l'horloge le temps moyen (Le temps solaire moyen est basé sur le soleil moyen, défini comme un objet qui, tout au long de l'année, se déplacerait sur l'équateur à une vitesse constante, telle que la durée du jour solaire moyen soit de 24 heures exactement).

 

1891 : L’heure légale en France

La loi du 14 mars 1891, en vigueur jusqu’en 1978, fixe l'heure légale en France métropolitaine et en Algérie à l'heure du temps moyen de Paris.        

Au XIXe siècle (1891), avec l'essor du chemin de feret l'impossibilité de régler les horaires des trains sur des heures locales variant d'un point géographique à un autre, le besoin d'unifier l'heure sur tout le territoire devient nécessaire.

Pour la régularité des trains, les chemins de fer prennent l'heure d'origine des réseaux français, c'est-à-dire celle de Paris. 

Pour favoriser les voyageurs non ponctuels, on décide que l'heure du chemin de fer serait en retard de cinq minutes sur l'heure de Paris. (À Rennes, par exemple, jusqu’en 1880, l'horloge de l'hôtel de ville indique l'heure locale et celle de Paris à l'aide de deux aiguilles des minutes : l'une dorée - heure locale, c'est-à-dire l'heure solaire vraie, l'autre noire 

 

1911 : L’heure de Greenwich

Le 9 mars 1911, la Franceadopte l'heure du méridien de Greenwich (GMT), ainsi que le découpage de la journée en 24 heures au lieu de deux fois 12 heures (usage recommandé en octobre 1884 à la Conférence internationale de Washington).

 

1916 : L'heure de la guerre 

Pendant la Première Guerre mondiale, les territoires français occupés sont à l’heure allemande et ceux en zone libre  sont à l’heure française. 

 

1916: Heures d'hiver et d'été

Le 9 juin 1916 dans son unique article la loi légalise l’heure d’été. Le lendemain,10juin1916, son décret d'application dispose que « dans la nuit du 14 au 15 juin, à vingt-trois heures, l'heure légale sera avancée de soixante minutes ».

 

1923 : Aménagement du changement d’heure

La loi du 24mai 1923 aménage le changement d'heure saisonnier. Désormais la France métropolitaine vit à l'heure moyenne de Greenwich avancée d'une heure l'été, en coordination avec les nations alliées voisines. 

Nous sommes à l’heure d’été (GMT+1), entre mars et octobre  et le reste de l'année la France est à l’heure d’hiver (GMT).

 

1940 : Retour à l'heure allemande

L’Allemagne nazie occupe la France en mai 1940 (nous sommes  à l’heure d’été (GMT+1).

A Berlin, il est une heure plus tard et les Allemands ne comptent pas bouleverser leurs habitudes: On avance donc les aiguilles d’une heure (de GMT+1 à GMT+2), pour passer à l’heure d’été allemande (outre-Rhin, on change aussi d'heure deux fois par an).

La France se retrouve donc «à l'heure allemande», expression qui rentrera dans le langage courant

Au fur et à mesure que l'armée d'occupation avance, les horloges, elles, sont avancées d'une heure. 

 

1944 : L'heure de l'Europe continentale

Lorsque les troupes alliées occidentales débarquent en juin 1944, leurs montres réglées sur la double heure d'été britannique (GMT+2) tout comme les forces d'occupation qui sont à l'heure d'été d'Europe centrale.

Le 2 octobre 1944 la zone occupée passe à l'heure d'hiver (GMT+1), suivie le 8 octobre par la partie du territoire libérée que dirige le Gouvernement provisoire de la République française. 

Le 2avril 1945, l'ensemble des alliés occidentaux repassent à l'heure d'été (GMT+2).

Après la Libération, le Gouvernement provisoire décrète le 14 août 1945 le retour à l'heure d'hiver (GMT+1) à partir du 16 septembre, et l'abandon du changement d'heure saisonnier pour 1946. 

Il prévoit également le rétablissement de l'heure GMT pour le 18 novembre mais, le 5novembre1945, il revient sur cette dernière décision. Pourquoi, mystère !!

 

1976 : L'heure du choc pétrolier

À la suite du premier choc pétrolier, le gouvernement compte réduire la facture énergétique en rétablissant l'heure d’été et l’heure d’hiver.

Le décret du 19 septembre 1975 rétablit le changement saisonnier de l'heure. 

Son application est fixée pour la période du 28 mars au 28 septembre 1976.

La mesure est présentée comme provisoire… Mais elle est toujours en vigueur au XXIe siècle.

 

Résumons

  • De 1940 à 1945, la France vivait entièrement à l'heure allemande; 
  • De 1945 à 1976, elle était à l'heure allemande l'hiver, mais pas l'été. 
  • Depuis 1976, nous sommes à nouveau entièrement à l'heure allemande, été comme hiver.

 

1996 : Harmonisation européenne

En 1996, la période de l'heure d'été est harmonisée dans toute l'Union européennepar la directive 2000/84/EC, qui reporte la fin de la période de l'heure d'été au dernier dimanche d'octobre.

 

XXIe siècle : Remise en cause

En aout 2018, la Commission européenne lance une consultation publique pour recueillir l'avis des citoyens de l'Union européenne sur le maintien de l'alternance entre l'heure d'été et l'heure d'hiver (dite « normale »).

Les États membres qui souhaitent revenir de façon permanente à l'heure d'hiver auront la possibilité de procéder à un dernier changement d'heure saisonnier le dimanche 27 octobre 2019. 

En France, du 4 février au 3 mars 2019, les Français pouvaient voter sur le site de l'Assemblée nationale en faveur :

  • Du maintien ou de l'abrogation de l'heure d'été et
  • Exprimer leurs préférences pour : 
    • L'heure méridienne (UTC±00:00),
    • L'heure d'hiver actuelle (UTC+01:00) ou 
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1 avril 2019 1 01 /04 /avril /2019 07:05

La France compte plus de dix mille points de vente de kébab et la profession recrute chaque année plus mille professionnels.

Rejoignez le seul lycée Kébab qui vous propose une formation vous garantissant un emploi en fin d’études.

Fort d’une équipe pédagogique compétente et disponible elle accompagne les élèves dans une volonté de les rendre autonomes et cultivés.

Les élèves apprennent l’excellence dans l’art du kébab avec cours théorique et stage en entreprise.

Au programme :

  • Histoire du kébab du Moyen Âge (1431) à nos jours
  • Préparation des kébab dont le fameux ‘Döner Kébab’
  • Les kébabs au mouton, veau, poulet, dinde, porc, etc..
  • La posture verticale
  • Les sauces d’accompagnements : samouraï, cocktail, tahina, mayonnaise, barbecue, andalouse etc..
  • Fabrication du pain levé et dürüm pour les kébab ‘pitta kebab et durum kebab.
  • Fabrication des Adana kebab, Alanya kebab, Iskender kebab, Chiche-kebab, Urfa kebab, etc..

Durée des études : 3 mois

Modalité d’inscription :

  • Les candidatures sont retenues sur étude de leur dossier et la motivation des futurs élèves
  • Le dossier doit être accompagné d’une lettre de motivation

Condition

  • Savoir lire, écrire le français avec ou sans faute
  • Avoir des notions de mathématiques (addition et soustraction), la connaissance des 4 opérateurs et un plus 
  • Etre bilingue : français en priorité mais connaître l’arabe, le turc et où une langue orientale sont un plus.

Le lycée kébab étant de taille humaine avec une seule salle d’étude de 20 élèves, les dossiers pour l’année scolaire 2019-2020 seront étudiés par ordre d’arriver le jour de l’inscription :

 

 Lundi 1eravril 2019

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30 mars 2019 6 30 /03 /mars /2019 18:04

Dans la nuit de samedi 30 au dimanche 31 mars, nous passons à l’heure d’été.

A 2h du matin il sera 3 heures : 1 h de soleil en plus pour une heure de sommeil en moins.

Si le calendrier proposé par Bruxelles est respecté, ce changement d'heure sera le dernier passage obligatoire à l'heure d'été.

 

L’idée de changer d’heure 2 fois par an n’est pas nouvelle, elle date de 1874. Elle est de Benjamin Franklin (1706-1790) un exemple de réussite par le travail et la discipline.

Il fût imprimeur-journaliste, physicien, ingénieur (inventeur du paratonnerre) et diplomate.

Il participe à la rédaction de la déclaration d'indépendance des États-Unis, dont il est un des signataires, ce qui fait de lui l'un des Pères fondateurs des États-Unis. Délégué de la Convention de Philadelphie, il participe à l'élaboration de la Constitution des États-Unis.

Pendant la révolution américaine, la jeune République des États-Unis l’envoie en mission à Paris.

Sa mission : obtenir l’appui de Louis XVI. Il négocie en tant que diplomate non seulement le traité d'alliance avec les Français (le roi qui reconnaît la République des Etats-Unis),mais aussi le traité de Paris.

Le 4 décembre 1776, des vents contraires l’empêche d’accoster à Nantes, il débarque donc à Auray (Morbihan) dans le port de St Goustan, et gagne Nantes puis Paris par la route. 

 

Revenons à son idée de changement d’heure qui est exposée sous forme de lettre envoyée au journal de Paris qui la publie le 26 avril 1784.

Cette "lettre" est, à l'origine, la partie d'un discours dont le sujet traite des économies d'énergies naturelles (An Economical Project).

 

Il réécrit donc une partie de se discours par amitié pour Antoine Alexis-François Cadet de Vaux, éditeur du Journal de Paris qui souhaite que le sujet soit abordable par ses lecteurs.

Il la commence en décrivant la démonstration à laquelle il avait assisté lors de la présentation d'une nouvelle lampe à huile et relate la discussion qui s'en était suivie à propos du rapport huile consommée/lumière produite.

Le sujet en tête, il entre chez lui et s'endort… lorsqu’un bruit le réveille vers 6 heures du matin. Il est étonné de voir une grande clarté dans sa chambre. Il pense d'abord aux lampes à huile éclairant sa chambre mais constate, en fait, que ce sont les rayons du Soleil levant qui pénètrent dans la pièce. 

La lecture d'un almanach lui confirme que le Soleil se lèvera de plus en plus tôt jusqu'à fin juin.

Benjamin Franklin écrira :

"Cet événement me fit penser à des choses plus importantes et plus sérieuses. Si je n'avais pas été éveillé si tôt le matin, j'aurais dormi six heures de plus à la lumière du Soleil, et, par contre, aurait passé six heures la nuit suivante à la lumière des chandelles."

Et il poursuit :

En partant du principe qu'il y a 100 000 familles à Paris et que ces familles consomment la nuit 1/2 livre de bougies et chandelles par jour... En estimant de 6 à 8 heures la durée moyenne entre l'heure de lever du soleil et la nôtre... il y a donc 7 heures par nuit pendant lesquelles nous brûlons des bougies, et on en arrive au décompte suivant :

En six mois entre le 20 mars et le 20 septembre, il y a 183 nuits. 7 heures par nuit d'utilisation de bougie. La multiplication donne 1 281 heures. 

Ces 1 281 heures multipliées par 100 000 donnent 128 100 000.

Chaque bougie exige 1/2 livre de suif et de cire, soit un total de 64.050.000 livres. 

À un prix de trente sols par livre de suif et de cire on en arrive à 96.075.000 tournois de livre."1

Il conclut par :

"...une immense somme que la ville de Paris pourrait sauver chaque année !"

les gens sont obstinément attachés à leurs vieilles traditions et il sera difficile de les amener à se lever avant midi". 

Bref, c’est un raisonnement d’ingénieur : totalement mathématique, doublé d’un raisonnement de politicien : totalement absurde, car Benjamin Franklin avait pour projet non pas de décaler les heures des montres et horloges, mais de réveiller les gens plus tôt !

 

Et il propose différentes solutions :

1) Taxer d'un louis par fenêtre les habitants qui laissent leurs volets fermés.

 

2) Bougies rationnées à une livre par famille par semaine.

3) Policiers chargés d'arrêter la circulation après le coucher du Soleil exceptée celle des médecins, des chirurgiens et des sages-femmes.

4) Chaque matin dès que le Soleil se lèvera, cloches d'église et, au besoin, canon informeront l'ensemble des habitants de l'arrivée de la lumière.

Remplaçons le bruit de canon par celui d'un réveille-matin avancé de 60 minutes et l'heure d'été est née. 

 

L'idée, fut reprise en 1907 par l’anglais,William Willett(1857-1915). 

Son idée : avancer et retarder les montres. 

Dans une brochure intitulée Waste of Daylight("Gaspillage de la lumière du jour"), il explique le processus. 

Le décalage devait se faire durant 4 dimanches, à 2 heures du matin, en avril (avancer les montres) et en septembre (reculer les montres) à raison de 20 minutes chaque dimanche. 

Willett explique le choix de 2 heures du matin par le fait que c'est l'heure qui dérange le moins la circulation des trains.

L’idée de William Willettétait double :

- Passer ses loisirs à la lumière du jour (un homme gagnerait une année de "jour" à 28 ans, 2 à 50 ans et 3 à 72 ans) !!

- Et, surtout (encore une fois), économiser l'énergie destinée à produire l'éclairage artificiel. 

 

Le but de Franklin et de Willet sont commun : Passer plus de temps, pendant qu'on est éveillés, à la lumière du Soleil, non pas pour faire de la bronzette mais pour  économiser des chandelles pour l’un et du charbon producteur d'électricité pour l’autre, … plus tard, du pétrole.

 

Explication :

Entre le dernier dimanche de mars et le dernier d’octobre, nous allons perdre de l'ensoleillement durant les premières heures du matin et les gagner le soir. 

Précisons que la durée d'ensoleillement sera toujours identique pour un même jour, heure d'été ou d’hiver, mais il y a de fortes chances que cette période corresponde à celle durant laquelle nous sommes éveillés. 

Quand à nos soirées elles ont aussi des chances de se passer plus à la clarté du Soleil que sous la lumière artificielle. Nous irons donc nous coucher plus tard.

Aujourd’hui, plus question d’économie des bouts de chandelle,  notre électricité étant à 80 % nucléaire.

Alors que veut-on nous faire économiser ? 

Peut-être de l'essence, du super ou du gas-oil en roulant moins longtemps à la lumière des phares qui, paraît-il, augmente la consommation des voitures ? 

Si nous nous rendons sur le site du ministère de l'économie, des finances et de l'industrie, on lit toujours la même chose :

"L'heure d'été a été instituée en France en 1975 suite au choc pétrolier de 1974 avec l’objectif d'effectuer des économies d'énergie en réduisant les besoins d'éclairage notamment en soirée. On estime aujourd'hui à 250 000 tonnes d'équivalent pétrole (tep) les économies d'énergie annuelles résultant de la mise en œuvre du régime de l'heure d'été dans notre pays." Vrai ? Faux ? 

Allons donc lire maintenant le rapport d'une Délégation du Sénat pour l'Union européenne  faite en 1997 où la conclusion en est :

"Il ressort de l'ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l'heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations. En conséquence, la logique conduit à souhaiter l'abandon de ce dispositif artificiel et de revenir à un déroulement plus naturel du temps..."

 

Heure d'été - heure d'hiver : la meilleure formulation ?

Nous disons "heure d'été", mais pourquoi baptiser "heure d'hiver" qui n'est qu'un retour à la normale. En fait, on entre dans l'heure d'été et on sort de l'heure d'été.

Notons d'ailleurs que notre "normale" est en fait "anormale" puisque l'heure légale d'hiver est déjà, en France, avancée d'une heure par rapport à l'heure UTC du méridien sur lequel nous sommes. 

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué… 

 

Les formulations heure normale - heure avancéesont plus simples et parlantes que la définition du 

 

temps légal dans le décret du 9 août 1978 qui stipule que : "le temps légal est obtenu en ajoutant ou en retranchant un nombre entier d'heures au temps universel coordonné".

Allez, à l’heure avancée, on avance d’une heure et en octobreil y a ‘re’comme reculer : on recule d’une heure et on retrouve l’heure normale !

En France on pense que le système heure d'été - heure d'hiver a vu le jour en 1976 sous la présidence de V. Giscard d'Estaing.  En fait il est beaucoup plus ancien et remonte à 1916.

Son initiateur fut un député  des Basses-Alpe, André Honnorat.(1868 - 1950) qui proposa le vote d'une loi consistant à avancer d'une heure l'heure légale de manière à diminuer d'autant les consommations publiques d'énergie. Non sans mal, la loi est finalement votée le 19 mars 1917 par 291 voix contre 177.

 

Les débuts d’application du système.

L'un des éléments déclencheurs de l'application de l'heure d'été a été l'entrée dans les deux guerres mondiales et que ce système a souvent été abandonné entre elles (pas en France).

Aux USA, le système d'heure d'été fut appliqué en 1918 et 1919 et abandonné avant de reprendre du 09 février 1942 au 30septembre1945. 

De 1946 à 1966 les États et villes furent libre d'appliquer ou pas le système d'heure d'été. 

En 1966 le système fut appliqué uniformément aux USA du dernier dimanche d'avril (sauf en 1974, 06/01 et 1975, 23/02) au dernier dimanche d'octobre. 

En 1986, le début d'application de l'heure d'été a été déplacé au premier dimanche d'avril.

La Suisse qui n'a pas connu les deux périodes de guerre :

  • En 1941 et 1942, elle applique l'heure d'été du 5 mai 1941 au 6 octobre 1941 et du 4 mai 1942 au 5 octobre 1942
  • De 1981 à 1995, l'heure d'été commençait le dernier dimanche de mars à UTC + 1 et se terminait le dernier dimanche de septembre.
  • Depuis 1996, elle s'est alignée tout simplement sur la réglementation en vigueur au sein de l'Union Européenne.

Heure avancée pour tout le monde ?

Partant du principe que le système heure d'été - heure d'hiver a pour but de nous faire "vivre au Soleil" pendant une certaine période de l'année, peut-on adopter l'heure avancée partout dans le monde ?

Un petit peu d'astronomie élémentaire et une observation ce que se passe dans l'hémisphère Nord, va nous donner une petite explication..

Sur l'équateur, les jours ont la même durée toute l'année : 12 heures, les heures de lever et de coucher du Soleil ne varient pratiquement pas de toute l'année.

Plus la latitude va augmenter, plus la différence de durée entre le jour le plus long (solstice d'été) et le jour le plus court (solstice d'hiver) va augmenter. Elle sera d'environ trois heures sur le Tropique du Cancer. 

Sur le cercle polaire arctique, on en arrivera au point où le Soleil ne se couchera plus au solstice d'été et la durée du jour sera très courte au solstice d'hiver (moins de deux heures).

Bien entendu, les variations de durée du jour ne suffisent pas à répondre à notre question. 

Le problème se posant surtout le soir où durant la période d'éveil, nous passons plus du temps sous la lumière artificielle en hiver.

Regardons ce que donnerait un décalage d'une heure.

Sur le tropique du Cancer, le Soleil se couche aux environs de 19 H 40 heure locale en été et 18 H 00 en hiver. Instaurer une "heure avancée" devient possible. 

En partant du Tropique du Cancer vers l'Équateur, c'est de moins en moins possible au risque de voir le Soleil se coucher plus tôt en été qu'en hiver.

On devrait donc voir le système d'heure avancée dominer entre le Tropique du Cancer et le Cercle Polaire Arctique.

Bien entendu, ces constatations sont aussi valables dans l'hémisphère Sud à condition d'inverser l'été et l'hiver et d'appliquer l'horaire d'été, grosso modo, entre octobre et mars.

 

Dans le prochain article, nous parlerons des heures en France.

 

1La livre tournoisest une ancienne monnaie de compte française valant 240 deniers ou 20 sous, frappée originellement à Tours et qui fut utilisée en France sous l'Ancien régime. Elle remplace progressivement la livre parisis à partir du XIIIème  siècle mais ne devient l'unique monnaie de compte qu'en 1667

Elle disparaît au moment de la création du franc français en 1795.

Crédit photo: lalsace .fr

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26 mars 2019 2 26 /03 /mars /2019 07:01

Signature du traité de Rome

 

En 1949 dix pays européens créent le Conseil de l’Europe avec de grandes d’ambitions mais des pouvoirs dérisoires et l'Allemagne n'en faisait pas partie.

Le 25 mars 1957, à Rome, les représentants de six pays jettent les bases de l'Union européenne actuelle. Ce succès résulte de la volonté de paix affichée par les dirigeants de l'après-guerre., mais la  ratification du traité ne va pas sans difficultés. 

 

En France le député socialiste Pierre Mendès France  craint que l'industrie nationale ne supporte pas l'ouverture des frontières et la concurrence allemande et contre la signature de ce traité. 

Plus visionnaire, le général Charles de Gaulle, sollicité par ses proches d'y mettre son veto, refuse. Il écrit en marge du dossier : « Nous sommes forts mais ils ne le savent pas » (sous-entendu : n'ayons pas peur de nous ouvrir à l'Europe).

 

L'Allemagne, la France, l'Italie, les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg signent donc le traité Euratom et le traité sur la création d'une Communauté Économique Européenne (CEE). 

Le seul chef de gouvernement à faire le déplacement à Rome est le chancelier Konrad Adenauer,marquant ainsi l'importance qu'il attache à l'événement.

Moment important pour les ministres européens… la signature de ce traité mais…. à l'instant solennel de la signature, les ministres européens ne se doutaient pas que ce traité se résumait pour l'essentiel à une liasse de feuilles blanches.

 

En effet, la veille, les rédacteurs, épuisés, avaient laissé les feuillets épars sur le sol de leur bureau, se disant qu’ils les assembleront le lendemain matin.  

Mais les femmes de ménage découvrent le désordre, zélées, elles jettent les feuilles volantes à la poubelle.

Le matin les fonctionnaires découvrent du désastre, ils courent à la décharge mais ne retrouvent rien. Comme il est trop tard pour tout réécrire et qu'un report de la signature déshonorerait l'hôte italien, on décide de ne réécrire que les premières et les dernières feuilles du traité, celles qui doivent être paraphées ou signées, en intercalant entre elles une liasse de feuilles blanches.

 

Pendant toute la cérémonie, les officiels n'auront de cesse d'empêcher journalistes et ministres de feuilleter l'épais registre au risque de découvrir la supercherie.

Cette anecdote est confirmée par les sources officielles européennes et a été rapportée dans un documentaire de la chaîne Arte : Dans les coulisses du traité de Rome.

 

Le traité de Rome sur la CEE entre en vigueur le 1er janvier 1958. Il instaure un Parlement dont le siège est d'abord à Bruxelles et une Cour de Justice à Luxembourg.

Le pouvoir exécutif est confié au Conseil des ministres des pays membres, mais la mise au point des décisions est déléguée à une Commission Européenne permanente, (à Bruxelles), et dont l'influence ne va cesser de croître jusqu'à nos jours...

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14 mars 2019 4 14 /03 /mars /2019 08:16

 

2 Septembre 1969, nous sommes en pleine guerre froide entre les USA et l’URSS.

Le Pentagone, finance un projet  destiné à mettre en relation des ordinateurs via le réseau téléphonique, sous le nom d'ARPAnet (Advanced research Projects Agency network), c’est les prémices du réseau Internet.

Un premier ‘nœud’ est installé ce 2 septembre à l'UCLA (University of California Los Angeles), à Stanford (Californie) sur un mini-ordinateur Honeywell Model 516, ( mini, mais de la taille d'un réfrigérateur tout de même !!), connecté à un unique terminal. 

Un mois plus tard, un deuxième ‘nœud’ est installé au Stanford Research Institute (SRI) et connecté au premier par une ligne spécialisée de 50 Ko/s. 

Plusieurs transferts de données sont réalisés entre l'université de Los Angeles et le SRI durant le mois d'octobre 1969.  

La première trace documentée de cette connexion est datée du 29 octobre 1969. 

On est encore loin de l'internet actuel…. Il faudra encore attendre une dizaine d'années 

En 1980, Tim Berners-Lee, informaticien britannique de 22 ans tout juste sorti d'Oxford est pour six mois  en stage, au CERN (Centre Européen pour la Recherche Nucléaire) à Genève.

Pour faciliter la lecture de la base de données du centre, il conçoit une connexion directe entre mot-clé et le dossier référent. 

Ainsi naît le lien hypertexte...

Après un détour dans une entreprise britannique, neuf ans plus tard, il revient au CERN.

Il s'aperçoit que les chercheurs qui travaillent avec le centre genevois  sont confrontés à maintes difficultés lorsqu’ils doivent échanger des dossiers et des notes.

Il reprend son idée de lien hypertexte pour l'appliquer à la mise en relation non plus seulement des dossiers du CERN mais de toutes les bases de données scientifiques du monde.

Le 13 mars 1989, il soumet son projet à son supérieur, lequel le juge "vague but exciting"

Grâce à l'appui efficace de son collègue Robert Cailliau (Belge) , Tim Berners-Lee, a finalement l'adhésion du CERN. et…

Le 12 novembre 1990, les deux amis déposent le nom de la nouvelle interface : World Wide Web (« Toile d'Araignée Mondiale »). 

C'est le début d'une révolution planétaire.

Source : Hérodote 

 

Quelques dates sur l’évolution d’internet

 

1958 : Les laboratoires Bell créent le 1erModem (transmission de données binaires sur une simple ligne téléphonique).

1962 : Début de la recherche par le Département de la Défense américaine (DARPA).

1967 : Première conférence sur ARPANET.

1969 : Création du Network Working Group et connexion des premiers ordinateurs entre quatre universités américaines.

1971 : 23 ordinateurs sont reliés sur ARPARNET. Envoi du premier courriel par Ray Tomlinson.

1972 : Naissance de l’organisme chargé de la gestion d’Internet (International Network Working Group).

1973 : Définition du protocole TCP (Transmission Control Protocol)/IP (Internet Protocol)

1983 : Adoption du protocole TCP/IP et du mot ‘Internet’.

1984 : 1.000 ordinateurs connectés -10.000 en 1987 – 100.000 en 1984 et 1 million en 1992 !!

1990 : Disparition d’ARPARNET.

1993 : Apparition du navigateur web NCA Mosaic.

2000 : Explosion de la bulle Internet, 368 400 00 d’ordinateurs connectés.

2014 : Le milliard de site web est franchi.

 

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9 mars 2019 6 09 /03 /mars /2019 10:55

 

Meaux le 9 mars 1789

 

Comme en mars 2019, en 1789 eut lieu des réunions afin de rédiger des cahiers de doléances…

En 1789, Louis XVI décide de convoquer les Etats-Généraux du royaume afin de trouver un remède aux problèmes financiers de l’Etat et d’engager des réformes qui paraissent indispensables.

Dans tous les baillages du pays, dans les villes comme dans les villages, les trois ordres : noblesse, clergé et tiers-état se réunissent et rédigent des cahiers de doléances en vu de l’assemblée des Etats Généraux.

A Meaux, les procès verbaux de la réunion de l’ordre de la noblesse qui se tient à l’évêché le 9 mars, ont été conservés.

Après de nombreuses journées de débats, un texte est adopté le 18 mars par l’ordre de la noblesse. Il reçoit l’approbation totale du clergé, mais fait l’objet de deux réserves exprimées par le tiers-état.

Le 21 mars enfin, les trois ordres font connaître leurs députés respectifs qui devront siéger aux Etats-Généraux du mois de juin.

Les députés du tiers-état sont Messieurs Houdet, maire de Meaux, Désécoutes et Ménager. 

La noblesse est représentée par d’Aguessau et le comte de Clermont.

Enfin, le curé d’Isle-lès-Villenoy, Barbou, et l’abbé Ruellème, de l’abbaye de Saint-Faron, représente le clergé.

 

L’histoire est un éternel recommencement !!

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1 mars 2019 5 01 /03 /mars /2019 18:11

Concorde à Roissy

Concorde prend son envol

Ce dimanche 2 mars 1969 au matin, l'aéroport de Toulouse-Blagnac baigne dans la brume.

En début d'après-midi le ciel se dégage, signal de feu vert pour le premier essai en vol de l'appareil franco-britannique : Concorde "prototype 001".

Aux commandes, le pilote d’essai André Turcat, le co-pilote Jacques Guignard, Michel Rétif le mécanicien navigant et l'ingénieur Henri Perrier, sont concentrés sur les instruments et le vol.

Ce premier vol qui a duré 27 minutes ne vise pas à établir un record de vitesse mais à "montrer que l'avion vole" et à "revenir au sol", explique André Turcat. : Une simple boucle au-dessus de la Garonne à allure réduite et train d'atterrissage sorti.

Blouson de cuir noir, cravate et chemise blanche sur combinaison de vol gris-bleue, André Turcat livre ses premières impressions, une demi-heure après l'atterrissage. "Nous voyons que la machine est fameuse".

Il faudra encore près de sept ans et 5.500 heures de vol d'essai pour que Concorde soit autorisé à entamer sa vie commerciale, sous les couleurs d'Air France et British Airways.

Dans son livre "Concorde", André Turcat écrira au sujet de ce vol d’essai : À bord, trois des quatre systèmes d'air conditionné sont en panne. La chaleur des calculateurs embarqués fait rapidement grimper la température. "Sous nos casques, nous suons bientôt à grosses gouttes".

Mach 1 sera passé en octobre 1969 et Mach 2, un an plus tard.

 

Naissance de Concorde

L’aventure du transport aéronautique supersonique commence à la fin des années 50, les britanniques sur le De Havilland Comet et les français sur le projet Super Caravelle.

Le 29 novembre 1962 les deux programmes fusionnent et en décembre 1967, Concorde sort du hangar de Toulouse.

Pendant ces 5 années l’avion subira toutes sortes de tests au sol et en vol.

IL reçoit son certificat de navigabilité, le 10 octobre 1975.

Toulouse pour la France et Filton pour l'Angleterre seront les deux centres de production des appareils. 

Paris-Dakar est la première sortie hors de France de Concorde (un vol de 2H30).

 

Son nom

Bien que Concord (sans ‘E’) à l’anglaise et Concorde (avec un ‘E’) à la Française désigne à l’identique ‘entente’ dans les deux langues, le nom a été longuement discuté.

Le britannique Tony Benn, secrétaire d’Etat aux technologies tranche en 1967 : le ‘E’ final sera ajouté à ‘Concord’ pour signifier ‘Excellence’, ‘England’, Europe’ ‘Entende cordiale’ !

 

Premier vol commercial

21 janvier 1976 : c’est le premier vol commercial de Concorde /Air France. 

Cent passagers  embarquent, à l’aéroport Roissy – Charles-de-Gaulle, pour Rio de Janeiro(Brésil) via Dakar (Sénégal), pour un vol de 9 740km  qui va durer 7h26min. Le prix du voyage aller et retour est (à l’époque) de 6 425 francs.

Voler à plus de deux fois la vitesse du son pendant plus de 3 heures aucun avion, civil ou militaire, autre que Concorde, n'est capable de réaliser cet exploit. 

Pour mémoire, Lindbergh en 1927, avec son Spirit Of Saint Louis, a traversé l'Atlantique Nord dans le sens New York - Paris en 33 heures et 30 minutes, Concorde le jour de Noël 1989 a parcouru la même distance en 2 heures 59 minutes 40 secondes !! 

On prend l'avion mais on vole sur Concorde, c'est bien là toute la différence de ce bel ‘oiseau blanc’.

A la même seconde, un Concorde de la British Airways s’envolede Londres-Heathrow, pour Bahreïn (un vol de 4h10 et un trajet de 5 655 km).

 

Echec commercial

 Au moment du premier vol Paris-Dakar, 74 commandes ou options on été prises par 16 compagnies aériennes dont 8 Nord Américaines, mais la crise du pétrole en 1973 et les pressions écologistes entraînent en quelques mois l'annulation générale des commandes. Il est donc décidé de construire que 20 appareils (Air France  et British Airways seules exploiteront Concorde).

Initialement prévue pour 1976, l’ouverture de la ligne Paris-New York, n’aura lieu, suite à l’interdiction de survol des Etats-Unispar les avions supersoniques civils, l’opposition des riverains et des associations écologiques, qu’en 1977 et il faudra un procès donnant gain de cause à Concorde, pour que celui-ci puisse se poser sur l’aéroport John-F.-Kennedy, ce 22 novembre 1977… En à peine plus de 3h30, le vieux continent et les Etats-Unis sont reliés. 

André Turcat fait partie du voyage ainsi que Maurice Bellontequi avec son compagnon, Dieudonné Costes, effectua cette même traversée, 47 ans plus tôt en… 37 heures !!

 

Faisons ce  vol Paris-New-York

Avec son aile Delta (en forme de triangle isocèle), son nez basculant permettant d’adapter la visibilité et la pénétration dans l’air suivant les différentes phases du vol, on admire sa ligne.

Commençons par faire le plein : 92 à 95 tonnes de carburant pour en consommer 80 tonnes environ. Au roulage on consomme 1 tonne de kérosène.
Avec près de 70 tonnes de poussée au décollage, soit 160 000 CV et malgré ses 185 tonnes l’avion atteint près de 400 km/h en 30 secondes (et pourrait battre pendant le roulage n'importe quelle Formule 1).

Le décollage s'effectue avec la post combustion sur les quatre moteurs Rolls-Royce/Snecma Olympus 593 développant 17 260 Kg de poussée.

De suite après le décollage, la Post Combustion est coupée pour prendre une vitesse antibruit de 280 nœuds (environ 500 km/h). Le commandant de bord augmente progressivement sa vitesse en prenant de l'altitude pour passer le mur du son (Mach 1) au dessus de la Manche (vers Brest). 

Il lui faut alors 1/2 heure pour passer de Mach 1 à Mach 2.

A Mach 2 et à 18 000 mètres d’altitude on va parcourir 100 km toutes les 3 minutes soit 555 mètres par seconde et consommer 1 tonne de kérosène.


A cette vitesse, malgré le froid qui règne à l'extérieur, environ -57°C, le fuselage de l'avion va atteindre une température de +127°C, ce qui va provoquer un allongement de Concorde d'environ 23 cm.
 

On est parti depuis 3H 30, on arrive à New-York… en mettant les reverses, car c’est le seul avion civil qui ne dispose pas d'aérofreins.

La masse à l'atterrissage des 110 tonnes environ, touche la piste à près de 300 km/h pour s’arrêter sur 2400 mètres.

Après un vol comme celui-ci, il n’y a pas à regretter le prix Aller/retour du billet (Dans les années 1990 environ 30 000 Francs (4500 €) et en 2001 pour le même trajet (8000 à 9300 €). 

Avec le ‘grand oiseau blanc’, les mots ont changé : On prend l’avion mais on vole sur Concorde, c’est toute la différence.

 

L’accident de Gonesse

Il est presque 17h00 ce 25 juillet 2000 lorsque le vol 4590 d’Air France, décolle de la piste 26 de Roissy Charles de Gaulle à destination de New York. 

Une lamelle en titane de 43 centimètres sur la piste de décollage sera à l’origine de l’accident. 

Cette bande d’usure en titane provenant d’un DC 10 de la Continental Airlines, parti queque minutes plus tôt.

Elle fait éclater un pneu dont les débris viennent percuter les réservoirs et provoquent une réaction en chaîne, aboutissant au drame.

Un feu important se déclare sous la voilure gauche, des problèmes moteurs apparaissent peu après sur le moteur 2 et momentanément sur le moteur 1. L'avion ne peut ni prendre d'altitude ni accélérer. L'équipage constate que le train ne rentre pas. À la vitesse de 200 nœuds et à l'altitude radio sonde de 200 pieds, Concorde vole pendant environ une minute. Le moteur 1 s'arrête. L'avion s'écrase sur un hôtel au lieu-dit La Patte d'Oie de Gonesse (95).

Le bilan est lourd : 113 victimes (membres d’équipage, passagers et clients de l’hôtel).

Les vols commerciaux de Concorde, Air France et British Airways sont suspendus. Ils ne reprendront qu’un an plus tard, le 7 novembre 2001.

 

Fin de concorde

L’accident de Gonesse, plusieurs incidents techniques ayant émaillés certains vols suivant et la non rentabilité de ses rotations ont raison du supersonique. 

La retraite est annoncée, par la compagnie, le 10 avril 2003.

 

Premier vol commercial d’un Concorde Air France

Le 31 mai 2003, le vol AF001 reliant New York à Parisse pose une ultime fois sur le tarmac de Roissy.

Une foule immense est venue lui rendre hommage autour des pistes de l’aéroport. 

Le dernier vol du Concorde de la British Airways eu lieu le 24 octobre de la même année.

La fin de vie de cet avion mythique s’effectue dans plusieurs musées de villes d’Europe ou des Etats-Unis.

Le 27 juin 2003, Concorde se pose une dernière fois à Toulouse pour être exposé au musée aéronautique Aéroscopia.

L’homme qui a ouvert l’ère Concorde, André Turcat , fait parti de ce dernier voyage en disant: "Concorde, c’est trente ans de rêve qu’on a communiqué à tout le pays".

André Turcat est mort le 4 janvier 2016 à 94 ans.

Caractéristiques techniques

Longueur : 62,10 m        Envergure : 25,56 m 

Hauteur : 11,40 m           Largeur fuselage : 2,87 m

Longueur entre trains : 18,19 m 

Largeur entre trains : 7,72 m 

Passagers : 100

Personnel navigant technique : 2 pilotes + 1 ingénieur mécanicien 

Personnel navigant commercial : 6

Masse à vide : 77.500 kg 

Masse maximum hors carburant : 92.080 kg    Charge nominale : 11.340 kg 

Charge maximale : 12.700 kg     Capacité maximum de kérosène : 119.280 litres (95 tonnes)

Motorisation : 4 turboréacteurs Rolls-Royce Snecma Olympus 593-610

Poussée : 4 * 17.260 kgp soit 69.040 Kgp au total

Rayon d'action maximal avec phase supersonique : 6.580 km 

Rayon d'action maximal sans phase supersonique à Mach 0,95 et 9.100 m : 5.110 km

Altitude de croisière : entre 16.000 et 18.000 m

Vitesse de croisière : mach 2,02, soit environ 2.179 km/h à 18.000 m

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