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  • : Du romain au grégorien, parcourez l'histoire des calendriers. Le brie de Meaux et la Confrérie. Varreddes mon village.
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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 21:27

Napoleon 1

Lorsqu’il quitte la Grande Armée après le passage de la Bérézina lors de la campagne de Russie de 1812, Napoléon rentre précipitamment à Paris, d’une seule traite et, lors de ce voyage non-dépourvu d’accidents, il passe par Meaux.

Il n’a pas dû voir grand-chose de notre ville….

Napoleon 2

Pour le bicentenaire de son passage, il est revenu dans la cité meldoise, mais cette fois, pas de coup d’état en vu, c’est pour une bonne cause.

Un groupe de hollandais, sous la direction d’un historien passionné de l’époque napoléonienne, a décidé de refaire en attelage à chevaux ce long trajet, afin de recueillir des fonds pour l’aménagement en Biélorussie d’un établissement destiné à recevoir des enfants victimes de la catastrophe de Tchernobyl (L’équipage a recueilli 100 000 € au cours de son parcours, remis dans la cour de l’évêché à la fondation Gichon).

Napoleon 3

Ne pouvant entrer dans Paris en cet équipage, Meaux a été le terminus de ce périple.

La Société Historique de Meaux et de sa Région (SHMR), l’association « les grognards de la Marne », le club hippique, la municipalité ainsi que la direction des affaires culturelles et la confrérie du Brie de Meaux ont tout mis en œuvre pour accueillir ces courageux voyageurs accompagnés de touristes hollandais.

Napoleon 4

honneurs militaires place Doumer

Parti du Club hippique en attelage accompagnés de deux voitures du club, ils ont été accueillis place Henri IV par un groupe de 22 gardes nationaux et soldats impériaux en tenue avec 3 cavaliers. Puis remontant le boulevard Jean Rose jusqu’au monument aux morts place Paul Doumer, les honneurs militaires d’époque leurs ont été rendus.

Napoleon 5

Entrée dans la cour de l'évêché

Continuant par la rue Bossuet et place Charles de Gaulle jusqu’à la cour de l’évêché, ils ont été reçus par la municipalité dans l’aile de Brézé du palais épiscopal.

Napoleon 6 Entrée de Napoléon dans la cour de l'évêché

Un livre et un film devrait retracer ce voyage selon les écrits (150 pages) du général Caulaincourt, confident et compagnon de voyage de l’Empereur durant les 14 jours.

Selon la tradition la confrérie du brie de Meaux leur a offert une lichette de brie accompagné de vin de Givry.

Napoleon 7

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 19:57

Souvenir de Mx

                                                                                                                                              (Collection Privée J.M Moreau)

Qu’on me parle de Meaux en termes élogieux

Qu’on dise : de tel homme, elle fut la Patrie !

J’y consens… Mais je tiens pour ce qu’elle à de mieux

L’onctueux fromage de Brie !

Fertile Brie ! à tes parages

Dans maint et maint versiculet

J’ai rendu de fréquents hommages,

Mais je n’ai pas fait un couplet

A la gloire de tes fromages.

Des gastronomes amateurs

On tancé cette indifférence.

Mû de remords inspirateurs,

Je sors de mon ingrat silence ;

Je chante : attention lecteurs !

Voilà mon hymne qui commence.

 

Sois fière de ton Bossuet,

Cité Meldoise, ô ma patrie !

Son nom sur toi jette un reflet

Qui s’entend sur toute la Brie,

Cependant, ô honte ! ô folie !

J’en demande pardon à Dieu,

Tes fromages en plus d’un lieu

Sont plus goûtés que son génie.

On aime les petits caquets,

Les aveux, le franc babillage

Qu’on se permet dans les baquets

Entre poire et fromage.

La poire ajoute rarement

A l’attrait de la causerie :

Le fromage en fait l’agrément,

Surtout lorsqu’il est de la Brie.

Il semble transmettre au propos

Sa fluidité succulente ;

Et le sel qui la rend piquante

Semble aussi saler les bons mots.

Le saint rat qui se fit ermite

Au fond d’un fromage hollandais,

S’il se fût connu mieux en mets,

Dans la Brie eût choisi son gîte.

La proie enlevée au corbeau

Par une adroite flatterie

Ne parut un friand morceau

Que parce qu’elle était de Brie.

Noble aliment, trésor de Meaux !

O toi, dont la pâte de neige,

Par Debac recueillie en pots,

Circule de Rome en Norvège !

Toi qu’à Vérone le plus grand,

Le premier des aréopages,

Sur tes rivaux délibérant,

A proclamé roi des fromages !

Au nom du congrès souverain

Qui t’adjuge cette couronne

Tu règnes avec le bon vin

Qu’Epernay ton voisin nous donne,

Sur les gosiers du genre humain.

Par la soif que ton sel excite

Tu fais mieux sentir sa saveur ;

En retour, au goût du buveur,

Il fait mieux sentir ton mérite.

Ainsi tous deux vous vous aidez

A tenir, couple monarchique,

Le sceptre que vous possédez

Dans l’empire gastronomique.

O Brie où je fus allaité !

Canton dans des bouches malignes

D’épigrammes ont maltraité

En te jugeant d’après tes vignes,

Mais par ton fromage illustré

Comme Golconde par ses mines,

Comme Meudon par son curé,

Et l’Alsace par ses usines !

Personne ne s’étonnera

Que ce fromage prédomine

Sur tous ceux qu’on fait et fera,

Quand on saura son origine.

C’est du lait de la vache Io,

Conduite dans nos pâturages,

Que vinrent nos premiers fromages,

Dès qu’elle eut fait son premier veau,

Jupiter fût pour quelque chose

Dans la substance de ce lait :

Il y fit entrer une dose

Des mets céleste qu’il mangeait.

De la vache qu’il rendit mère

Sortit une postérité

Qui de ce philtre originaire

A conservé la qualité.

De là, ces disques de laitage

Que de Brie on fait voyager

Sur les tables de tout étage,

Font dire à qui sait les juger :

« C’est de l’ambroisie en fromage ! »

                            Verfèle (de Meaux).

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 22:11

Facsimilé

    Couverture du livre 'Suprématie du Fromage de Brie'

 

A Monsieur J…t.

Calmez-vous, mon cher Amphitryon, vous ne me gourmanderez plus mon silence sur le fromage que l’on fait dans vos terres et aux environs.

Je pourrai maintenant le voir paraître sur table en sécurité de conscience.

Puisse mon absolution être le prix de la dédicace de mon hymne !

Quoique ce soit l’obtenir à bon marché, j’y compte.

Votre ami et convive,

Verfèle.

Quinze ans après le Congrès de Vienne où le brie de Meaux fut couronné ‘Roi des fromages, Prince des desserts’, le poète  Verfèle, anagramme de Denis Lefevre, chanta le brie sur un ton nettement plus gastronomique.

Denis Joseph Claude Lefevre est né à Meaux, place du Marché le 7 janvier 1764 et a été baptisé le lendemain à l’église Saint-Saintin (aujourd’hui disparue).

Fils d’un maître charpentier de Crécy, Noël-Joseph Lefevre et de Marie-Louise Cécile Grandjean, veuve d’un premier mariage.

Son parrain était son oncle Jean-Denis Lefevre maître serrurier à Crécy et sa marraine était Marie-Claude-Françoise Bouché épouse de Simon Antoine Begat maître boulanger dans la paroisse Saint-Nicolas de Meaux.

Denis Lefevre fréquenta l’école des frères de la rue Cornillon dont il ne semble pas avoir conservé un souvenir très agréable. Il devait s’en venger en vers :

« Ecole où la voix revêche

d’un ignorant grossier

vint souvent le rudoyer »

Il poursuivit ses études au séminaire collège de Meaux mais à 17 ans ne se sentant pas la vocation religieuse, il s’en alla faire le maître d’école à Aubervilliers-les-Vertus.

Notaire à Meaux, il se mit à versifier et en 1787 l’almanach historique du diocèse de Meaux contient ses vers à la mémoire de ses anciens maîtres et professeurs meldois.

Lefevre écrira beaucoup d’ouvrages sur les sujets les plus divers, mais également des poèmes «confidentiels » tirés à 100 ou 200 exemplaires qu’il destinait à son cercle d’amis. C’est pourquoi ils sont aujourd’hui pratiquement introuvables.

En 1830 il chantera le brie sur un ton à la fois humoristique et gastronomique. En voici un court extrait tiré de son ouvrage « Suprématie du fromage de Brie ».

« Tu règnes avec le bon vin

Qu’Epernay, ton voisin nous donne

Sur les gosiers du genre humain

Par la soif que ton sel excite

Tu fais mieux sentir sa saveur

Il fait mieux sentir ton mérite… »

Source : Le brie de Pierre Androuet, Yves Chabot, édition Presses du Village. (à suivre)

 

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 21:36

Goût, saveur et tradition étaient bien représentés du 30 mars au 2 avril à la 45ème foire de Coulommiers.

Coulommiers St Siméeon

 3ème prix 'Coulommiers 50%'

Malgré l’industrialisation croissante, la Seine et Marne est toujours présente dans l’élevage laitier, avec 50% de l’élevage de bovins dans le nord du département et 50% du centre et du montois.

Environ 5.000 vaches laitières réparties entre 70 exploitants produisent tout de même 33 millions de litres de lait, dont les 2/3 seront transformés en Brie de Meaux et Brie de Melun AOP, et en différents bries (Coulommiers, Provins, Montereau, Nangis).

Le concours ‘Jean-Baptiste Vincent’, meilleur coulommiers 45% et 50% a comme chaque année, remporté un vif succès.

Fromage 45% :

Médaille d’or : fabricant Préforêt ; affineur Rouzaire

Médaille d’argent : fabricant Fromagerie de la Brie ; affineur Loiseau

Médaille de Bronze : fabricant Fromagerie de la Brie ; affineur Le Dolloir

Fromage à 50% :

Médaille d’or : fabricant Préforêt ; affineur Rouzaire

Médaille d’argent : fabricant Préforêt ; affineur Préforêt

Médaille de Bronze : fabricant Fromagerie de la Brie ; affineur Fromagerie de la Brie 

boite Coulommiers

'Coulommiers en boite'

Un fromage aurait pu avoir une médaille d’or, c’est un coulommiers sans odeur… mon coup cœur de cette manifestation.

Oh, ce coulommiers ne sort pas des trois laiteries fromagères ou des deux fromageries fermières, il est le travail de Maïda Chandèze-Avakian, une jeune femme qui a croqué un portrait de cette petite capitale briarde qu’est Coulommiers.

Suite aux recherches effectuées entre mars et juin 2011 pour les ‘Souffleurs Commandos poétiques en résidence dans la ville de Coulommiers’, Maïda eu l’idée de raconter dix histoires Columériennes en quatre-vingts images légendées mise dans une  boite de …. Coulommiers, créant ainsi le premier coulommiers sans odeur ‼

De ses lieux et de ses habitants, les bribes d’histoires qui accompagnent les quatre-vingts photographies ont été glanées auprès des Columériens, des marchands de fromages, érudits Briards ou colporteurs de bruits de comptoirs.

Pêcheurs du dimanche, instituteurs curieux, agriculteurs, tous passionnés ont contribué à l’édition de ce petit chef-d’œuvre inédit.

Chaque photographie est un véritable tableau de maître, les légendes pleines d’humour, comme celle des cris oubliés des poissonniers du Morin: 

« Carpes vives, bonnes femmes ! » « Eh ! ma mie, palpe mon anguille qui frétille ! » « Achetez-moi mes moules blanches comme le lys » « Touchez mes tanches miraculeuses ! »

où sérieuses comme  la devise de la ville  tirée de l’Evangile de  Saint-Mathieu : « Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme des serpents, mais simples comme des colombes. »,

Moqueuse parfois : Tout briard, tout gueulard ‼ « Le Columérien à un caractère bien spécifique : pour être Columérien… Il faut être là depuis au moins 30 ans ‼ ;

Pleine de sagesse : « Fromage, poire et pain repas de vilain. Poire et pain avec brie repas de seigneurie ».

Edité par la ville de Coulommiers en mille exemplaires, ce coulommiers sans odeur mérite d’être dans toutes les bibliothèques d’amateurs de fromages et d’histoires locales.  

 

Pour en savoir plus, le blog de Maïda: http://chaidavak.wordpress.com/2012/03/11/coulommiers-en-boite/

 

 

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 22:47

 Les clayettes de seigle servent souvent à l’égouttage et au transport des bries.

st Cyr

 métier à clayettes (musée St Cyr sur Morin)

Celle de canche transmettent de l’un à l’autre la fleur : ‘le pénicillium candidum’, ce blanc velouté qui apparaît deux à trois jours après le dressage. Le pénicillium candidum brûle l’acide lactique du caillé, en absorbe le liquide inutile et prépare la voie des microbes ‘tyrothrix de Duclaux’, micrococcus meldinsis’, qui provoquent la maturation du fromage.

Les clayettes de jonc, transmettaient le ferment rouge, le ‘bacillus firmitatis’, donnant au brie ce parfum si apprécié des amateurs. Dès la  fin de la deuxième guerre mondiale, ce ferment fut fabriqué industriellement et vendu directement aux fermiers qui fabriquaient le brie de Meaux.

Le seigle servant à la fabrication des clayettes provenait en grande partie de la vallée de la Marne ; de quatre fermes spécialisées dans la culture et la préparation de cette céréale : Germigny-l’Evêque , Poincy, Isles-les-Villenoy et Jablines. La canche venait des marais de Saint-Gond.

Les clayettes étaient fabriquées dans divers endroits de France, mais plus particulièrement dans les villages aux alentours de Melun et de Meaux. Mais le centre de fabrication était à Nanteuil-les-Meaux.

Le ‘faiseur d’ Bottiaux’ avec sa lame de faux mettait le seigle sec en botte, (les ‘bottiaux’).

En 1943, un comité répartissait les pailles de seigles, mais de grandes quantités  échappaient à son contrôle. En maints endroits, les clayettes de canche étaient vendues directement aux fermiers par des ouvriers qui oubliaient de noter leur production !! Ainsi en 1938, officiellement il a été utilisé en France 650 T de paille de seigle, parmi lesquels 400 en Seine-et-Marne ; il a été tressé respectivement 6.500.000 et 4.300.000 clayettes de seigle. La production de canche est trois fois moindre.

Dans le pays meldois, les fabricants de clayettes étaient nommés ‘les clayetteux’, mais sur les registres d’Etat-Civil ou sur les papiers administratifs, on les désigne sous le nom de ‘clayettiers’… c’est plus académique !!

Au début du siècle dernier (1906), il y avait à Nanteuil quatorze patrons clayetteux, aujourd’hui il n’en reste plus.

En 1948, la doyenne des patronnes clayetteuses de Brie employait vingt-trois ouvriers et ouvrières dont huit à l’atelier : un ‘couleux’ de seigle, une ‘couleuse’ de canche, un ‘rogneux’, trois clayetteuses de seigle et deux clayetteuses de canche.

Les ‘clayetteux’ n’avaient pas de St patron à fêter, ainsi inventèrent-ils une sainte fantaisiste : Ste Clayette, qu’ils célébraient une fois l’an en décorant les maisons, les ateliers où l’on travaillait la paille de clayettes fleuries et enrubannées…. Ainsi est née Sainte clayette !!!

Paillon

 Le bulletin d’information de la Confrérie des Compagnons du Brie de Meaux, s’appelle ‘Le Paillon’, bel hommage rendu à ces hommes et femmes qui ont participé à la gloire du Brie de Meaux, avec le soutien de… Ste Clayette !!!

 

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 21:53

Souvenir

                                                                                                                                                                 Carte postale: collection privée J.M Moreau

Brie… histoire et légendes :   Le Tabellion et le Brie

 Quinze ans après le Congrès de Vienne où le brie de Meaux fut couronné ‘Roi des fromages, Prince des desserts’, le poète  Verfele, anagramme de Denis Lefevre, chanta le brie sur un ton nettement plus gastronomique.

Denis Joseph Claude Lefevre est né à Meaux, place du Marché le 7 janvier 1764 et a été baptisé le lendemain à l’église Saint-Saintin (aujourd’hui disparue).

Fils d’un maître charpentier de Crécy, Noël-Joseph Lefevre et de Marie-Louise Cécile Grandjean, veuve d’un premier mariage.

Son parrain était son oncle Jean-Denis Lefevre maître serrurier à Crécy et sa marraine était Marie-Claude-Françoise Bouché épouse de Simon Antoine Begat maître boulanger dans la paroisse Saint-Nicolas de Meaux.

Denis Lefevre fréquenta l’école des frères de la rue Cornillon dont il ne semble pas avoir conservé un souvenir très agréable. Il devait s’en venger en vers :

« Ecole où la voix revêche

d’un ignorant grossier

     vint souvent le rudoyer »

 Il poursuivit ses études au séminaire collège de Meaux mais à 17 ans ne se sentant pas la vocation religieuse, il s’en alla faire le maître d’école à Aubervilliers-les-Vertus.

Notaire à Meaux, il se mit à versifier et en 1787 l’almanach historique du diocèse de Meaux contient ses vers à la mémoire de ses anciens maîtres et professeurs meldois.

Lefevre écrira beaucoup d’ouvrages sur les sujets les plus divers, mais également des poèmes «confidentiels » tirés à 100 ou 200 exemplaires qu’il destinait à son cercle d’amis. C’est pourquoi ils sont aujourd’hui pratiquement introuvables.

En 1830 il chantera le brie sur un ton à la fois humoristique et gastronomique. En voici un court extrait tiré de son ouvrage « Suprématie du fromage de Brie ».

« Tu règnes avec le bon vin

 Qu’Epernay, ton voisin nous donne

 Sur les gosiers du genre humain

Par la soif que ton sel excite

 Tu fais mieux sentir sa saveur

 Il fait mieux sentir ton mérite… »

Source : Le brie de Pierre Androuet, Yves Chabot, édition Presses du Village.

 

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 21:47

Medaille Confrérie

D’un diamètre de 80 millimètres, elle est portée  par un ruban bleu pour les Chevaliers, un cordon tressé bleu-argent pour les Officiers.

Elle se présente sous la forme d’une couronne, couleur champagne clair pour l’extérieur et un peu plus foncée pour le cercle intérieur. Dans le cercle extérieur, partie supérieure est inscrit : Confrérie du Brie de Meaux, partie inférieure : Roi des Fromages * Fromage des Rois, en souvenir de sa consécration au Congrès de Vienne.

Nous sommes en 1815, les armées de Napoléon 1er viennent d’être vaincues à Waterloo. L’Europe se donne à Vienne en Autriche pour régler le sort de la France vaincue. Le comte de Vielcastel, secrétaire du Congrès pour la France nous rapporte l’épisode où le Brie fut couronné roi des fromages, fromage des rois.

Le Congrès tirait en longueur et l’on s’ennuyait ferme pendant les séances. Le Duc de Talleyrand, le célèbre Diable boîteux , ambassadeur du roi Louis XVIII avait, au cours d’une conversation à bâton rompus avec le Chancelier d’Autriche, le Prince de Metternich, soutenu les mérites de la gastronomie française, à défaut d’en pouvoir prouver d’autres, devant les vainqueurs de notre pauvre pays. Il avait prétendu qu’aucun fromage au monde ne valait le brie de Meaux.

Poussé par les diplomates étrangers qui assistaient à la scène, le Prince de Metternich, touché dans son amour-propre national proposa que chaque délégation fasse pour le prochain banquet, venir son fromage préféré.

Au jour dit, tous les diplomates réunis autour de la grande table dressée à cet effet étaient anxieux de voir arriver le moment des desserts. Plus de soixante variétés de fromages étaient réunies. Et la dégustation eût lieu avec beaucoup d’attention et de sérieux.

La discussion succéda à la dégustation, et le jury par la voix même de Metternich, que l’on peut accuser de partialité favorable pour le petit vaincu, proclama que le brie de Meaux était véritablement   ‘Prince des fromages, et premier des desserts’

Depuis on a transformé par chauvinisme cette déclaration en ‘roi des fromages, fromage des rois… 

Pour la petite histoire, un historien a prétendu que cet épisode gastronomique avait contribué largement à ramener à notre pays l’estime de l’Europe entière, refroidie après la chute de l’Empire…

Il convient tout de même de ne pas oublier que ces bries historiques provenaient de la ferme de Villeroy, qui appartenait à l’époque à une vieille famille de Coulommiers, les Ogiers de Baulny.

Un autre chroniqueur a noté dans son compte rendu de cet événement, que l’un des congressistes aurait dit, parlant de Talleyrand : « C’est bien là le seul prince qu’il ne trahira pas ! »

Dans le cercle central, les armoiries de la ville de Meaux :

Blason-Meaux

C’est au Moyen Âge, vraisemblablement, que sont apparus les premiers signes de ce qui deviendra les armoiries de Meaux. Il n’existe pas de document connu de cette époque intéressant l’origine des armoiries.

Un sceau cependant, appendu à un acte de 1487, porte un bel écu, parti de fleurs de lys, propres à la Champagne. L’écu et la fleur de lys du contre-sceau, sont accostés de deux M, première indication connue du M de Meaux.

En 1698 le maire de Meaux fit valoir que l’on pouvait observer sur les édifices et les vitraux, vieux de deux ou trois cents années, les détails des armoiries, gravés ou sculptés au XIVe et XVe siècles, et il certifia, le 24 octobre 1698 que, de temps immémorial, cette ville a  eu pour armoiries, un écu portant parties de gueule et de sinople, à M d’or brochant sur le tout, au chef d’azur semé de fleurs de lys d’or…

Pour la petite histoire, les serpents que l’on trouve parfois dans l’écu de Meaux sont dus à l’erreur ou à la fantaisie d’un copiste qui confondit les fioritures de la lettre gothique avec des serpents. Il ne peut s’agir que d’un 'M' gothique.

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 21:27

Affiche

Si le froid et la route  verglacée ont retardé notre arrivée au salon gastronomique de Provins, les Provinois n’ont pas boudé leur plaisir à cette 7ème   édition organisée par UCP de Provins.

C’est dans le magnifique Centre Culturel de Saint Ayoul, ancienne caserne militaire rénovée il y a une quinzaine d’année, qu’environ 3.000 personnes ont parcouru les allées où 45 exposants présentaient leurs produits.

La Confrérie du Brie de Meaux, participe à ce salon de terroir où les produits locaux (brie, bière, confiseries à la rose… de Provins) mais également les produits régionaux comme le piment d’Espelette, les produits Corse, du Limousin, etc… sont mis en valeur.

Les enfants n’ont pas été oubliés. Ateliers culinaires et concours pour les 7-10 ans et 11-17 ans. Sous la direction de Corinne animatrice de « Les Tabliers Gourmands »  le concours « Les P’tites Toques » 2012  remporta un vif succès. Après une sélection faite par le jury le 22 janvier, les 10 finalistes se sont affrontés en direct sur le thème final du concours : ‘Gâteaux de folies’.

1er 7 ans

Le premier prix des 7-10 ans fut accordé à Joé avec sa pâtisserie géométrique, (gâteau de 3 étages, plus macarons). Génoise nature mousse au marron, surmonté d’un glaçage au chocolat.

  1er 11 ans

Dans la catégorie 11-17 ans, Hugo avec son ‘visage des iles’, une Dacquoise avec mousse aux fruits de la passion, coulis à la mangue et bananes caramélisées fut l’unanimité du jury qui lui accorda le 1er prix.

 Rhubarbe

Mon premier coup de cœur du salon, la découverte d’un producteur de Rhubarbe de l’Aube qui élabore un pétillant ‘sec’ et ‘demi-sec’ de rhubarbe sous l’appellation ‘Mousse de rhubarbe’ et une boisson fermentée de rhubarbe. La dégustation mérite le détour, nous en reparlerons bientôt.

Alsace

Deuxième coup de cœur, la rencontre d’Anne et Roger, des passionnés de leur métier, de leur région, intarissables sur les vins d’Alsace et le Bollenberg qui fera l’objet d’une série d’articles sur le blog.

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 21:37

Le brie fait son entrée

Croquant Brie

 

Et si on dégustait le brie en entrée…

Voici la recette du ‘Croquant de Brie au Miel et Romarin’ communiquée par notre confrère Philippe chef du ‘LAUREAT’ à Meaux.

1)- Prenez une ½ brick

Placez-y une part de Brie de Meaux (portion individuelle)

Déposez quelques gouttes de miel (liquide c’est mieux)

Parsemez de quelques brins de romarin

Refermez la feuille de brick le plus hermétiquement possible

La badigeonner de beurre fondu à l’aide d’un pinceau

Passez au four chaud jusqu’à coloration.

2)- Pendant ce temps, préparez la sauce au Brie :

Faîtes chauffer dans une petite casserole, un peu de vin blanc sec ou de champagne.

Incorporez quelques morceaux de Brie de Meaux et faire fondre

Rajoutez un peu de crème fraîche en fin de cuisson.

3)- Dressez l’assiette

Garnissez l’assiette d’un mesclun de salade arrosé d’une vinigrette à la moutarde de Meaux

Déposez votre croquant sur la sauce de Brie

4)- C’est prêt ! Dégustez ! C’est simple et étonnant

 



 

 

 

 

 

 

 

 

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 17:11

Bon noël à vous lecteurs du blog.

Noël, temps  de paix, temps des rêves, des légendes, voici deux belles légendes sur « le Brie de St Faron ».

Le brie Saint Faron est une marque commerciale qui fabrique du brie de Meaux et du brie de Melun. 

 

La légende du Brie de Meaux Saint-Faron

St Faron 2002 Bl

 Selon la légende, l’ermite Saint-Fiacre, Saint patron de la Brie fabriquait des fromages pour les pauvres, dans l’ancienne abbaye octroyée par Saint-Faron, l’évêque de Meaux.

Un jour Saint-Faron commanda un fromage de Brie ‘Roi des fromages, fromage des Rois’, seulement réservé aux notables de la ville. Au même instant une malédiction frappa les vaches du pays Meldois rapidement privées de la moindre goutte de lait.

Saint Faron rompit le sort en partageant le dernier fromage «’des nobles’, avec les miséreux de la fromagerie : en effet, à mesure que son sur son ordre, Saint-Fiacre eut entamé la chair moelleuse, le fromage s’était mis à abonder, comme par enchantement.

Saint-Fiacre et l’évêque comprirent alors que le fromage de Brie devait exister pour tous sans distinction, car il était le seul mets délicat que l’homme sensible voit avec plaisir sur la table du riche, car il sait qu’à la même heure, le pauvre en compose aussi son repas.

Ainsi était né le Brie de Meaux Saint-Faron, symbole d’égalité avant même que l’homme soupçonnât qu’elle fut possible.

 

La légende de la fromagerie de Meaux Saint-Faron

etiquette melun

 Il était une fois, au VIIème siècle en terre de Brie, un jeune irlandais, nommé Saint-Fiacre, qui s’en vint vivre en ermite à Meaux, sur les terres de l’évêque Saint-Faron.

Devant la charité de Saint-Fiacre, qui fabriquait des fromages pour les miséreux, l’évêque décida de lui accorder toute parcelle qu’il pourrait défricher en une unique journée.

Alors un premier miracle se produit, car à mesure que la bêche du jeune homme avançait, la  forêt reculait. Accusé de sorcellerie, et attristé, Saint-Fiacre s’assit sur une pierre qui prit son empreinte.

Face à ce deuxième miracle, Saint-Faron le proclama ‘Saint Patron de Brie’ et fit de l’ermitage, une abbaye.

Le Saint homme continua d’offrir son délicieux fromage, redonnant force et joie de vivre à toute personne qui le goûtait. Magie, Grâce divine ? Selon les anciens, Saint-Fiacre accordait une attention secrète et rigoureuse à la fabrication de ses fromages.

Et la renommée de l’abbaye devint telle, qu’on ne tarda pas à la rebaptiser « fromagerie de Meaux Saint-Faron ».

Cette légende se raconte dans les chaumières et chacun sait que tant qu’elle vivra, dans chaque fromage de la fromagerie de Meaux Saint-Faron, l’esprit de Saint-Fiacre demeurera.

Qui sont St Faron et St Fiacre ?

St Faron ou Burgondofare, c’est-à-dire ‘le Bourguignon ».

Elevé à la cour du roi d’Austrasie, il mena une vie exemplaire avec sa femme, mais sa sœur sainte Fare (patronne de le Brie), persuada Blidechilde son épouse de prendre le voile des religieuses afin que lui-même soit accepté dans le clergé.

Vers 670, St Faron devint évêque de Meaux, il enrichit son église par des donations de biens, érigea des paroisses et favorisa les monastères.

Ses reliques furent déposées à la Ferté-sous-Jouarre.

 

St Fiacre, né au VIIe siècle, fils d’une noble famille (roi d’Écosse ou d’Irlande ?), il émigre en Gaulle et s’arrête à Meaux où il est accueilli par l’évêque St Faron, frère de sainte Fare, qui lui donne l’autorisation de s’établir comme ermite en forêt de Breuil.

Son ermitage donne naissance à la commune de St fiacre (77470).

Selon la tradition, l’évêque lui octroya la surface de terre qu’il pourrait retourner en une journée. St Fiacre se mit au travail et la bêche avançât seule.

St Fiacre partage son temps entre la prière, le travail de la terre, il cultive des légumes pour distribuer aux pauvres, des plantes médicinales pour soigner les malades et des fleurs « ces sourires de la terre » pour orner l’oratoire qu’il construit en l’honneur de la vierge Marie, et les soins aux pauvres. Il meurt vers 670.

On attribut beaucoup de guérisons à St Fiacre, en particulier contre les hémorroïdes, « le mal de St Fiacre ».

La tradition veut qu’il suffisait de s’asseoir sur la pierre où st Fiacre se reposait pour être guéri !

St Fiacre est le patron des jardiniers et des cochers, car un hôtel particulier à Paris portait son nom et dans  cette rue se garaient les voitures parisiennes qui prirent le nom de « fiacre », aujourd’hui les fiacres n’existant plus, il est devenu le patron des chauffeurs de taxi.

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Published by Pierre - dans Le Brie de Meaux
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